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Derrière ton image!

Série : Dawson's Creek
Création : 19.10.2005 à 18h21
Auteur : misswitter 
Statut : Terminée

« Episode complet écrit par Potter et moi même. Vous avez déjà vu pour certains le début voici la suite et fin. » misswitter 

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Derrière ton image!


Pour ceux qui se demandait ce qu'il advenait de cette histoire et bien la voici. En esperant que vous ayez autant de plaisir à la lire que nous à l'écrire.

misswitter  (19.10.2005 à 18:23)
Tout commence dans une petite ville côtière du Massachusetts répondant au nom de Capeside. A Capeside, on vit au bord de l’eau, la vie semble simple et tranquille.

Jen : Dawson, arrête de toujours nous prendre en photo.
Joey : oui, c’est lassant à la fin.
Dawson : quoi ? Vous m’empêchez de développer mon génie créatif ?
Jack : sans vouloir te contrarier, depuis que je te connais, je ne t’ai jamais vu sans un appareil photo à la main.
Jen : oui, c’est vrai et on te connaît depuis un bout de temps maintenant.
Joey : presque depuis le berceau.
Jen : vous vous souvenez, quand on était au jardin d’enfant ?

Jen, Joey, Jack et Dawson sont quatre amis d’enfance. Ils se connaissent depuis des années et aujourd’hui, à l’aube de l’entrée à l’université, ils passent un dernier été à Capeside. A la rentrée, Dawson part à New York étudier la photographie tandis que Jen, Joey et Jack partent à Boston.

Andie : vous étiez où ? J’ai traversé toute la plage pour vous trouver, ça fait une heure que je vous cherche !
Jack : visiblement, tu n’as pas cherché au bon endroit parce que ça fait au moins deux heures qu’on est ici.
Andie : très drôle Jack.
Dawson : tiens Andie, je t’ai posé ta serviette ici.
Andie : merci monsieur Leery.

Andie est également une amie d’enfance, mais pas seulement, elle est la sœur de Jack et la petite amie de Dawson.

Jen : et si on allait se baigner ?
Joey : j’arrive. Jack, Andie, Dawson ?
Jack: et bien comme ces deux-là ont l’air occupé, je vous suis.

En effet, Andie et Dawson s’embrassent et n’ont même pas entendu leurs amis leur parler.

Jen : ça fait combien de temps qu’ils sont ensemble maintenant ?
Joey : un peu plus d’un an.
Jack : et ils sont toujours aussi amoureux, aucune baisse de régime.
Joey : enfin espérons que ta sœur ne va pas faire comme toi et se découvrir gay !
Jack : très drôle, tu vas me le payer Joséphine !

Jack saute sur Joey et s’amuse à la couler et à l’arroser. Jen, écroulée de rire, ne parvient pas à défendre sa meilleure amie.
Petite explication : à l’âge de 15 ans, Jen et Jack se sont trouvés soudainement attirés l’un par l’autre. Ils sont sortis ensemble pendant un an et demi puis Jack, à la suite d’une crise existentielle s’est aperçu qu’il était attiré par les hommes. La séparation fut douloureuse mais après un passage à vide, Jen et Jack sont redevenus amis.
Nos trois compères sortent de l’eau et décident qu’il est temps de rentrer. Dawson et Andie les laissent, ils veulent d’abord aller en ville.

Dawson : rentrez bien. Nous on va chez le photographe. J’ai des pellicules à déposer.
Joey : on se retrouve chez toi ce soir ?
Dawson : oui, j’ai loué un film.
Jen : lequel ?
Dawson : photo obsession.

Ils partent tous d’un rire franc sauf Dawson qui ne comprend pas le comique de la situation.

Jack : en gros ce soir, on va te voir à l’écran !
Dawson : très amusant Jack McPhee. Bon, à ce soir. Tu viens Andie ?


Pendant ce temps, chez le photographe.
Gérant : Witter, ça fait une semaine que tu bosses ici et je voulais te dire que tu te débrouilles bien.
Pacey : mais je ne fais que tenir la caisse !
Gérant : c’est bien quand même. Tu es en stage combien de temps déjà ?
Pacey : trois semaines. Après je pars à l’université.
Gérant : y a un truc que je comprends pas. T’es nouveau dans le coin. Et dans un mois tu pars à l’université, pourquoi ne pas avoir chercher du boulot près de ton université ?
Pacey : vous le savez, mon père est le nouveau shérif et il veut m’avoir à l’oeil jusqu’à la rentrée.
Gérant : c’est vrai qu’il a pas l’air commode ton paternel.
Pacey : y a mieux c’est sur.
Gérant : dis-moi Witter, ça te plairait que je te montre comment on développe les photos ?
Pacey : oui, j’aimerai bien.
Gérant : ok, alors demain on s’y met, c’est toujours calme le matin.

A ce moment, deux jeunes gens entrent dans le magasin.

Dawson : bonjour, j’ai plusieurs pellicules à faire développer.
Gérant : combien ?
Dawson : cinq.
Gérant : le jeune homme qui est là va vous préparer le bon de commande.
Pacey : bonjour monsieur, mademoiselle.
Andie : bonjour.
Pacey : vous avez cinq pellicules ?
Dawson : oui, trois en noir et blanc et deux en couleurs.
Pacey : ok, les couleurs, mat ou brillant ?
Dawson : mat.
Pacey : avec ou sans marge ?
Dawson : sans marge.
Pacey : à quel nom ?
Dawson : Leery. Dawson Leery.
Pacey : très bien Monsieur Leery, vos photos seront prêtes dans 48 heures. Revenez avec ce ticket.
Dawson : merci, au revoir.
Andie : au revoir.

Dawson et Andie sortent.
Andie : très mignon le photographe.
Dawson : un peu vieux non ?
Andie : je parle de celui derrière le comptoir !
Dawson : félicitations, on regarde les autres garçons, je ne serais pas si fier à ta place. Dire ça à ton petit ami.
Andie : j’adore quand tu joues le type jaloux.
Dawson se penche vers Andie et l'embrasse dans le cou ce qui a pour effet immédiat de la faire rougir de plaisir. Ils continuent ainsi leur chemin, main dans la main.

De leur côté, Jen, Jack et Joey sont chez la grand-mère de Jen, qui habite juste à côté des Leery. Ils sont dans la chambre de Jen et écoutent de la musique.
Jack : dites, Photo Obsession, il l’a vu combien de fois ?
Joey : j’en sais rien, 10-15 fois.
Jack : et il nous a forcé à le voir combien de fois ?
Jen : 10 ou 15 fois aussi !
Joey : finalement, il est temps qu’il parte à New York, au moins on ne sera plus obligé de regarder ce film.
Grams : excusez-moi de vous déranger, Joséphine, téléphone pour toi.
Joey : merci Madame Ryan.
Joey se dirige dans le couloir et prend le téléphone.
Joey : allô ?
Bessie : c’est moi, tu peux aller faire quelques courses s’il te plait. Des nouveaux clients sont arrivés et on a plus de lait ni de café.
Joey : ok, j’y vais.

Joey retourne dans la chambre de Jen.
Joey : bon, le devoir m’appelle.
Jen : déjà ? on se retrouve chez Dawson ?
Joey : à toute à l’heure.
Jack : bye Joey.

Joey se dépêche pour aller au supermarché et rentrer le plus vite possible. Elle sort du magasin et au moment où elle tourne au coin de la rue, elle percute de plein fouet Pacey qui tenait une tasse de café remplie.
Joey : oh mais c’est pas vrai, vous pouvez pas faire attention. En plus c’est chaud.
Pacey : je suis désolé, je ne vous avez pas vu.
Joey : en tout cas moi je vous ai senti. Regardez-moi je suis trempée. En plus vous auriez pu me brûler avec votre café.
Pacey : désolé mademoiselle. Euh, je travaille là…
Joey : laissez tomber, je suis pressée. Et faites attention un peu, regardez où vous mettez les pieds ! c’est pas vrai de voir ça.
Joey est furieuse. Elle le fusille du regard et continue son chemin en marchant le plus vite possible. Pacey reste planté sur place.
Pacey : non mais quelle peste. Comme si j’avais fait exprès de lui renverser mon café dessus !


Joey rentre enfin au B&B.
Bessie : tu en as mis du temps, Joey, tu as du café plein ton haut !
Joey : pas possible, j’avais pas remarqué. Un imbécile m’a renversé son café dessus dans la rue.
Bessie : il ne t’a pas brûlé au moins ?
Joey : non, ça va. Tiens, tes courses, je vais me changer, j’ai rendez-vous ce soir.
Bessie : tu manges à la maison ?
Joey : non, on mange chez Dawson.
Joey part dans sa chambre et se change.
Joey : évidemment, il n’y a rien de propre dans cette maison !
Après inventaire du contenu de son armoire, elle opte pour un débardeur, attrape son sac et repart aussi vite qu’elle est arrivée.
Bessie : bonne soirée quand même.

Sur le chemin, Joey croise Jack.
Joey : t’es tout seul ?
Jack : Andie est allée directement chez Dawson, elle a dit qu’elle prendrait sa douche chez lui.
Joey : je vois.
Jack : tu t’es changée ?
Joey : oui, collision frontale avec une tasse de café.
Jack : en effet, remarque, t’aurais pu lancer une nouvelle mode, le t-shirt taché.
Joey : et Jen, où est-elle ?
Jack : chez elle je suppose. Elle voulait aussi se changer à cause du sel sur la peau, elle a horreur de ça. Et puis elle voulait passer un peu de temps avec sa grand-mère, elle disait avoir besoin de lui parler.
Joey : on achète quelque chose pour ce soir ?
Jack : vu la chaleur, on a qu’à prendre un pot de glace.
Joey : avec plaisir.

Ils arrivent chez Dawson et entrent directement par la fenêtre de sa chambre.
Joey : vous avez pas bientôt fini tous les deux.
Jack : c’est vrai, on dirait que vous avez un aimant à la place de la bouche.
En effet, Dawson et Andie sont allongés et s’embrassent passionnément. Andie se relève précipitamment et rajuste sa jupe.
Andie : Joey, Jack, vous êtes déjà là ?
Joey :euh Andie, ta bretelle.
Andie : hein, ah oui, où est Jen ?
Jack : pas encore arrivée.
Dawson : je vais…chercher les pizzas dans le four.
Jack : tu te rends compte de ce qu’on aurait pu voir si on était arrivé cinq minutes plus tard ?
Joey : rougis pas comme ça Andie, c’est plutôt drôle.
Andie : je vais voir si Dawson a besoin d’aide.
Jen : j’ai raté quelque chose ?
Jack : non mais on a failli avoir droit à un spectacle quelque peu…
Joey : écoeurant !
Jen : voyons Joey, tu te doutes bien qu’ils ne font pas que se regarder dans le blanc des yeux.
Dawson : voilà, bon, on commence ?

Ils s’installent tous sur le lit de Dawson et regardent le film que ce dernier à louer. A la fin du film, Joey et Jen se sont endormies et Jack n’est pas loin non plus de rejoindre les bras de Morphée.
Dawson : dites que le film ne vous a pas plus.
Jen : hein, quoi ? Arrête Dawson, ce film est…
Jack : …soûlant quand on l’a vu quinze fois avec toi.
Andie : on fait quoi demain ?
Joey : je dois aider Bessie à nettoyer le B&B.
Jen : je vais à Boston avec grand-mère faire le tour des agences immobilières.
Jack : j’y vais aussi.
Dawson : bon, on se voit après demain alors.
Tous : bonne nuit tout le monde.

Le lendemain matin, chez le photographe.
Gérant : Witter, pile à l’heure, c’est très bien.
Pacey : alors, par quoi on attaque ?
Gérant : et bien déjà, on va ranger les développements faits dans les casiers, ensuite, on va prendre ceux à faire et les descendre dans la chambre noire, on boira un café et on commencera les développements. Les clients qui viennent chercher leurs photos doivent attendre midi donc, on devrait être tranquille.

Pacey s’affère à la tache, il aime bien ce travail, son gérant est quelqu’un de très sympa qui le met à l’aise et ne le rabaisse pas. Pacey est un garçon peu sûr de lui, beaucoup de choses l’ont blessé dans sa vie à commencer par le manque de communication au sein de sa famille. Du coup Pacey a tendance à cacher ce qu’il ressent mais le jour où il craque, il fait du dégât !
Gérant : aller Witter, je vais te montrer la meilleure facette de ce boulot !
Pacey : je vous suis.
Les deux hommes pénètrent dans la chambre noire.
Gérant : tout d’abord, une pellicule à la fois, on fait sécher les photos d’une même pellicule sur le même fil afin de ne pas mélanger, imagine la tête d’une cliente si elle voit sur les photos une femme qu’elle ne connaît, elle va croire que son mari la trompe, bonjour le scandale ! ici, on travaille à l’ancienne, vite mais bien, pas comme ces nouveaux développeurs qui poussent comme des champignons, et ne me parle pas de numérique surtout !
Pacey : mais pourtant vous en vendez ?
Gérant : pas le choix, sinon je mets la clé sous la porte ! Alors, commençons par celles-ci. Client ?
Pacey : Dawson Leery.
Gérant: un fanatique, heureusement que je l’ai comme client, c’est lui qui fait presque tout mon chiffre! Il n’arrête pas une minute. Que veut-il ?
Pacey : ces trois-là en noir et blanc et les deux autres en couleur, mat sans marge.
Gérant : commençons par le noir et blanc. Tu vas voir, ce gamin a du talent. Dommage qu’il prenne toujours les mêmes modèles, bien qu’ils soient très beaux, surtout les 3 gamines !
Au moment où ils commencent à développer les photos, la sonnette de la boutique retentit.
Gérant : vas-y, je ne peux pas laisser les photos, elles vont être foutues. N’allume pas la lumière avant d’avoir fermer la porte.
Pacey sort et prend grand soin de fermer la porte de la chambre noire. Le temps que ses yeux s’habituent à la clarté, il a du mal à voir tout de suite la cliente qui attend derrière le comptoir.
Pacey : bonjour, je peux vous aider ?
Jeune fille : oui, je souhaite des plaquettes commerciales pour un Bed and Breakfast, quelque chose de vendeur, voici une ébauche, pas de couleur flashante, plutôt pale, un bleu et un beige, je voudrais voir un exemplaire de chaque avant que vous les fassiez tous, vous pouvez nous les faire pour quand ?
Pacey : vous aurez les plaquettes dans deux jours, vous pouvez passer quand vous voulez à partir de 12h.
Jeune fille : très bien, vous avez besoin d’un acompte ?
Pacey : non, juste le nom de la société, le votre, votre signature.
Jeune fille : Bed and Breakfast Potter, mettez au nom de Bessie Potter.
Pacey : signez là.
Jeune fille : merci, au revoir.
Pacey : au revoir mademoiselle.

Bien évidemment, ni Pacey ni Joey ne se sont reconnus. Pourtant, ils se sont rencontrés la vieille autour d’une tasse de café si l’on peut dire. Mais chacun étant pris par ses occupations, ils n’ont pas vraiment fait attention l’un à l’autre. Pacey redescend dans la chambre noire pour assister son patron, ce dernier est en train d’accrocher les photos pour qu’elles sèchent.
Gérant : qu’est-ce que c’était ?
Pacey : deux plaquettes commerciales pour après demain.
Gérant : on a un modèle ?
Pacey : une ébauche et le choix des couleurs.
Gérant : très bien, tu t’y colles alors, on va voir si tu sais te servir d’un ordinateur.
Pacey s’approche des photos et regarde le travail de ce garçon qui a tant de talent selon son patron. Il remarque quatre jeunes, un garçon brun, deux filles blondes et une autre brune. Il regarde de plus près et reconnaît en Joey la cliente qu’il vient de recevoir.
Pacey : elle c’est Potter, Bessie Potter.
Gérant : tu la connais ?
Pacey : c’est elle qui veut les brochures.
Gérant : je ne la voie pas souvent, quand le jeune Leery vient, il est toujours avec elle, la blondinette.
Pacey : l’autre fille aussi est blonde !
Gérant : oui mais celle-là l’est plus. Ça doit être sa petite amie.
Pacey : ou sa sœur ?
Gérant : peut-être. Tu lui demanderas !
Pacey : non, ça ira, je pourrais vivre sans cette information.

La matinée s’écoule rapidement, toutes les pellicules de Dawson sont développées et Pacey remarque qu’en effet, sur chaque pellicule on retrouve les mêmes personnes au milieu d’autres sujets. Pacey remarque alors une photo de cette fille, Potter, seule. Elle ne regarde pas l’objectif mais au loin, elle a l’air triste. Pacey regarde la photo de plus près et se surprend à penser que cette fille est jolie. Pourtant ça ne l’a pas frappé quand il l’a reçu, ce qu’il a surtout remarqué c’est cet air hautain qu’elle avait. Mais là, sur la photo, elle a l’air vulnérable, le regard perdu, elle a les traits fins, les yeux clairs et expressifs et un très joli nez. Il remarque aussi ses cheveux, lisses avec quelques mèches dans le vent, vraiment il la trouve jolie.
Gérant : et Witter, arrête de baver, c’est l’heure de déjeuner.
Pacey : hein ? oui, j’arrive.


En milieu d’après-midi, quand le gérant demande à Pacey d’aller préparer les pochettes de photo pour le lendemain, il descend rapidement, impatient à l’idée de retrouver les photos de Dawson et surtout celle de Joey. Il les prend une par une et imagine la vie des personnes qu’il voit. Qui sont ces jeunes ? Ils ont l’air d’avoir le même âge que lui, si ça se trouve, il les retrouvera à l’université bien qu’il n’y en ai pas qu’une seule dans tous les Etats-Unis ! En les rangeant, il ne peut s’empêcher de ressortir celle de Joey.
Pacey : elle est vraiment belle. Je me demande pourquoi elle est si triste. Chagrin d’amour peut-être.
Pacey se plait à imaginer la revoir, devenir son ami, son confident et plus si elle veut bien. Seulement, derrière sa beauté, il sait que cette fille l’a pris de haut, lui le pauvre petit vendeur de pellicule photo et il se sent une fois de plus rabaissé.
Pacey : rêve pas mon vieux, elle est sans doute trop bien pour toi.
Sans trop savoir pourquoi, Pacey remonte avec la photo et profite que son patron tourne le dos pour s’installer à l’ordinateur.
Pacey : je vais préparer les plaquettes.
Gérant : vas-y, mais mets-toi dans le bureau, tu seras au calme, le défilé va bientôt commencer, on a une trentaine de pellicules en attente de propriétaire.
Pacey, moqueur : appelez-moi si vous êtes dépassé !
Gérant : dis donc, t’as pas des plaquettes à faire ? allez, dégage.

Pacey s’enferme dans le bureau et sort de sous son t-shirt la photo de Joey, il ignore pourquoi elle le fascine à ce point mais il n’a pu s’empêcher de prendre la photo, il la scanne, l’imprime et ressort.
Gérant : déjà fini ?
Pacey : non, j’ai oublié un truc en bas.
Il descend dans la chambre noire, glisse la photo dans le paquet et remonte les cinq pellicules développées de Dawson. Il retourne dans le bureau et passe l’après-midi à faire divers essais pour les plaquettes du Bed and Breakfast. Mais il n’a pu s’empêcher de regarder de temps en temps la photo de Joey qu’il a glissé dans sa poche. Après sa journée de travail, il décide d’aller se défouler un peu avant de rentrer chez lui, il passe discrètement prendre son ballon de basket et va au stade de Capeside. Il commence à faire quelques paniers quand il voit un jeune homme s’approcher de lui.
Jeune : salut, tu te débrouilles bien. On fait un match ?
Pacey :si tu veux.

Les deux garçons jouent l’un contre l’autre pendant environ une heure. Quand ils s’arrêtent enfin, Pacey est hors d’haleine alors que l’autre semble à peine essoufflé.
Pacey : comment tu fais pour ne pas avoir l’air crevé ?
Jeune : j’ai l’habitude, je fais du football avec le lycée, du coup, je fais beaucoup de sport. Au fait, je m’appelle Jack McPhee.
Pacey : Pacey Witter.
Jack: t’es nouveau?
Pacey : ça fait deux semaines que je suis là, je fais un stage chez le photographe dans la rue principale et après je pars à l’université.
Jack : un stage ? mais c’est les vacances!
Pacey : je sais mais dans mon ancien lycée, on avait un stage d’été à faire d’un mois.
Jack : tu viens d’où ?
Pacey : d’un trou paumé en Caroline du Nord.
Jack : et comment ça se fait que t’as atterri ici ?
Pacey : mon père est le shérif de la ville.
Jack : tu veux qu’on aille boire un verre ?
Pacey : si tu veux.
Ainsi ils passent le début de soirée ensemble, Jack lui fait voir un peu la ville et ils discutent pas mal de leur vie. Pacey est content d’avoir trouvé quelqu’un avec qui discuter et qui ait son âge.
Pacey : au fait, tu viens tous les soirs jouer au basket ?
Jack : non, ce soir c’était exceptionnel parce que je suis aller à Boston ce matin mais si tu veux, on pourra se revoir quelques fois le soir pour jouer. Vu que tu bosses, tu dois pas avoir beaucoup de temps de libre.
Pacey : si tu veux, passes à la boutique pour me dire quand tu veux jouer.
Jack : ok, à plus tard alors.
Pacey : salut et merci.
Jack : de rien, tu sais, ici, si tu te trouves pas des amis, tu déprimes vite !

Pacey rentre chez lui, il est déjà 19h30 et son père l’attend.
John : en retard, t’as traîné où encore ?
Pacey : je suis allé faire quelques paniers.
John : je t’ai déjà dit que je voulais que tu rentres directement après ton travail. Je te signale que dans un mois tu vas être tout seul dans une ville que tu connais pas et t’as intérêt de t’y tenir à carreaux Pacey sinon, tu rappliqueras ici et je te ferais regretter d’avoir désobéi.
Pacey : c’est bon papa, je t’ai dit cent fois que j’avais arrêté.
John : oui ben t’as encore quatre mois pour le prouver, tiens, à remplir pour demain matin.
Pacey : quand est-ce que tu me feras enfin confiance ?
John : le dîner est servi, le rôti de ta mère n’attendra pas alors dépêche-toi.
Après le repas, Pacey monte dans sa chambre et passe la soirée à écouter de la musique, son casque sur les oreilles pour ne pas entendre les bruits de la maison. Au moment où il se déshabille pour se coucher, il sent dans la poche de son jean la photo de Joey, il la regarde et ne peut s’empêcher de sourire à l’idée qu’il va certainement la revoir demain. Il essayera de la faire sourire si elle ne se montre pas trop austère. Il range la photo dans son tiroir et s’endort en imaginant comment briser la glace avec elle.

Le lendemain matin, Jen doit aller chercher au laboratoire d’analyses les résultats de sa prise de sang. Elle y va de bonne heure car elle a rendez-vous chez son médecin dans la matinée. Elle passe d’abord à la boulangerie où elle s’achète un pain au chocolat. Elle s’installe à la terrasse d’un café en attendant l’ouverture du laboratoire. Le serveur lui apporte un café noir avec un nuage de lait. Jen ferme les yeux et offre son visage aux premiers rayons chauds du soleil.
Joey : alors Jen, déjà en train de flâner ?
Jen : salut Joey, j’attends que ça ouvre.
Joey : pourquoi tu vas là-bas ?
Jen : pour rien, bilan annuel pour voir si tout va bien avant le grand saut pour l’université.
Joey : et oui, dans un mois nous serons des bostoniens.
Jen : plus ça approche et moins j’ai envie de partir, mais heureusement, on sera tous là-bas.
Joey : oui sauf Dawson.
Jen : tu crois que notre co-habitation se passera bien ?
Joey : y a pas de raison, on se voit pratiquement tous les jours et ça se passe bien.
Jen : oh, pour toi et moi, je ne me fais pas de soucis mais avec Jack ?
Joey : t’as peur qu’il ramène tous les gays de Boston à l’appartement ?
Jen : à ce propos, tiens, les photos de celui qu’on a retenu. Les parents de Jack et ma grand-mère se portent caution.
Joey : à ce propos, j’ai eu ma bourse donc je pourrais participer à la caution, il ne me restera plus qu’à trouver un petit boulot à côté pour pouvoir anticiper en cas de…
Jen : Joey, il n’y aura aucun soucis, ne t’inquiète pas. Et puis ma grand-mère va habiter avec nous non ?
Joey : oui et à ce propos, il y a trois chambres, tu préfères partager la tienne avec qui ta grand-mère, Jack ou moi ?
Jen : mais voyons Joey, Jack dormira sur le balcon d’un mètre sur deux !
Elles rigolent toutes les deux et profitent du moment présent. Puis le laboratoire ouvre.
Jen : j’y vais, on se voit plus tard ?
Joey : d’accord, je vais faire des courses pour le B&B mais après je n’ai rien de prévu.
Jen : à plus tard.
Joey : salut.

Jen entre dans le laboratoire.
Jen : bonjour.
Secrétaire : bonjour, que puis-je pour vous ?
Jen : je viens chercher des résultats au nom de Lindley, Jennifer.
Secrétaire : asseyez-vous, je vais les chercher.
Jen s’installe dans la salle d’attente et feuillette distraitement un magazine de mode. A ce moment, elle voit entrer un fort beau garçon qui s’assied en face d’elle.
Pacey : excusez-moi, vous attendez depuis longtemps ?
Jen : non, je viens juste d’arriver.
Pacey : il n’y a personne ?
Jen : la secrétaire est partie chercher un papier sinon, non. Vous êtes pressé ?
Pacey : oui, je dois être à mon travail dans 10 minutes.
Jen : et c’est loin ?
Pacey : non, à côté mais si elle prend tout son temps…
Secrétaire : mademoiselle Jennifer Lindley.
Jen : oui.
Secrétaire : tenez, 35 $.
Jen : et bien, ça commence bien ! merci, au revoir. (à Pacey) Au revoir.
Secrétaire : monsieur ?
Pacey, à Jen : au revoir. ( à la secrétaire) bonjour, j’ai ça à faire analyser.
Secrétaire : nom, prénom.
Pacey : Witter, W.I.T.T.E.R, Pacey.
Secrétaire: c’est pour?
Pacey : recherche de traces de drogue.
Secrétaire : très bien, les résultats seront disponibles ce soir.

Pacey sort et se retrouve nez à nez avec Jen.
Jen : bonjour.
Pacey : bonjour.
Jen : je me permets de t’aborder parce que toi, tu connais mon nom mais moi je ne connais pas le tien et je ne trouve pas ça juste. Imagine qu’on se revoit et toi tu diras « Bonjour Jen » mais moi je ne pourrais pas répondre.
Pacey : je m’appelle Pacey.
Jen : je ne t’ai jamais vu au lycée de Capeside, tu viens d’où ?
Pacey : rien ne t’échappe à toi. De Caroline du nord. C’est bizarre mais tu me dis quelque chose, j’ai l’impression de t’avoir déjà vu mais j’arrive pas à me rappeler où.
Jen : peut-être étions-nous amants dans une vie antérieure.
Pacey, troublé par tant d’aplomb : qui sait ! bon, je me sauve, au revoir femme d’une autre vie.
Jen n’a pas le temps de répliquer que Pacey s’éloigne en courant. Jen reste sur place, le regarde tourner dans la rue principale et se décide enfin à avancer quand il se trouve hors de vue.
Jen : zut, il est quand même drôlement mignon et je ne sais que son nom.

potter  (19.10.2005 à 21:47)
Pacey arrive en courant au travail. Bien que son patron ai déjà vu qu’il était appliqué dans son travail il ne voudrait pas arriver en retard.
Gérant : Bonjour Pacey alors tu arrives en courant peur du retard ?
Pacey : Je devais faire une course pour mon père et une jeune fille m’a interpellé.
Gérant : Je ne te demande aucun compte rassure toi tant que tu es à l’heure moi ça m’est égal.
Pacey : Ne vous en faites pas ce stage me plait beaucoup alors je ne risque pas d’arriver en retard.
Gérant : Il reste des pellicules à développer tu veux les faire ?
Pacey : Oui bien sur avec plaisir.
Gérant : Allons y je te laisse faire mais je regarde comment tu te débrouilles comme ça si ça va bien tu pourras le faire seul la prochaine fois.
Ils descendent dans la chambre noire. Pacey a parfaitement assimilé la technique et se débrouille comme un professionnel.
Gérant : Parfait. Tu es sur que tu ne l’a pas déjà fait par le passé ?
Pacey lui sourit.
Gérant : Bon je monte tu finis ce qu’il y a faire et si jamais tu as besoin d’un coup de main appelle moi.
Pacey : Pas de problème.
Ainsi il passe une grande partie de la matinée à développer les photographies.
Il est néanmoins une nouvelle fois troublée parce que ce fameux Dawson Lerry a consacré un film entier à la jeune fille qui trouble temps Pacey.
Pacey(pour lui même) : Potter, Bessie Potter. Si seulement je pouvais te revoir, te reparler.
Il finit ses développements en essayant de chasser de sa tête l’image de celle qu’il croit être Bessie Potter.
Lorsqu’il remonte ses yeux s’habitue mal à la lumière mais il a à peine le temps d’apercevoir cette silhouette familière sortir.
Pacey : C’était Bessie Potter ?
Gérant(surpris) : Pardon ?
Pacey : La jeune fille qui vient de sortir c’était pour les brochures que j’ai faite hier ?
Gérant : Ah oui , elle les as adoré elle a préféré celle dans les tons bleus, elle était très satisfaite elle m’a même dit que la personne qui les avait faite devait être très douée. Elle nous en a commandé 150 c’est génial.
Pacey était déçu et un peu énervé contre son patron parce qu’après tout c’était lui qui avait créé ces brochures et c’était même pas lui qu’on félicitait. Mais il était surtout déçu parce qu’il aurait tellement aimé voir « Bessie ».
Gérant : Ca ne va pas ?
Pacey ne répondit pas il avait le regard dans le vide semblait déconnecté de la réalité.
Gérant : Witter ça va ?
Pacey : Excusez moi je réfléchissais.
Gérant : C’est rien bon il est presque midi et le mercredi après midi tu travailles pas donc tu peux y aller tu as bien bosser ce matin.
Pacey : … elle vient les chercher quand les brochures ?
Gérant : Tu es obsédé par ces brochures ou serait ce par la jeune fille ?
Pacey se retourna brusquement vers son patron.
Pacey(accusateur) : Pourquoi vous dites ça ?
Gérant (souriant): C’est rien laisse tomber allez file avant que je te redonne des pellicules à développer.
Pacey : (distrait)Oui oui j’y vais.
Il prit son sac et sortit l’esprit toujours ailleurs. Il rentra chez lui sans s’arrêter, s’enferma dans sa chambre et se jeta sur son lit, il sortit de son sac un double des photos de « Bessie ».
Pacey savait qu’il n’avait pas le droit de le faire et que son patron lui en voudrait énormément s’il l’apprenait mais il n’avait pu s’en empêcher.
Il avait ainsi la possibilité de voir celle qui hantait ses pensées sous différents angles.
Le jeune homme dispersa les photos sur son lit après avoir pris la précaution de fermer la porte pour ne pas être déranger. Dawson avait suivi apparemment son modèle toute la journée parce qu’elle portait les même vêtements tout au long de la série de photos. Au début elle s’amusait avec l’objectif tirait la langue , souriait puis elle semblait rêveuse elle avait le regard perdu, et les dernières lui donnait des expressions plus dures, elle paraissait agacée, fâchée.
Pacey reconnu ce regard.
Pacey : Je suis sur de déjà l’avoir croisé un regard aussi pénétrant !Ca ne s’oublie pas. Mais quand ?
Il se laissa tomber en arrière sur son lit ferma les yeux essayant de resituer la scène. « en plus c’est chaud »…café…
Pacey : Mais oui le café l’autre jour c’était elle.
Il s’en voulait, comment pourrait-il un jour espérer lui parler après une première rencontre aussi peu agréable.
Pacey : J’avais déjà peu de chance de mieux la connaître mais là c’est vraiment fichu pour moi.
Il prit la photo où elle était rêveuse et la regarda longuement.
Pacey : Mais elle non plus ne m’a pas reconnu.(après un instant) elle n’a pas du faire attention. Si je la recroise elle s’en apercevra.
Il se releva brusquement et rangea toutes photos dans la pochette.
Pacey : Redescend sur terre tu planes Witter.
Il se décida à sortir pour se changer les idées et ne plus penser à elle, son ballon de basket dans la main il se dirigea vers le terrain de basket .
Fille : Pacey ? PACEY ?
Il se retourne et reconnaît la jeune fille croisée ce matin au laboratoire.
Pacey : euh…Jen c’est ça ?
Jen : Oui ravie de voir que tu te souviens de moi.
Pacey : Comment oublier une jeune fille aussi charmante.
Jen lui sourit « et en plus il fait des compliments »pensa t-elle.
Jen : Merci je pourrais te retourner le compliment.
A son tour il lui adressa un magnifique sourire.
Jen : Ce matin tu t’es enfuis comme un voleur je ne connais que ton prénom alors tu vas me trouver très envahissante mais tu accepterais de venir boire un café avec moi ?Si tu n’as rien prévu bien sur.
Pacey : A vrai dire je voulais me défouler un peu mais je ne peux refuser une telle invitation.
Jen : Super.
Pacey : Mais à une seule condition.
Jen : Tout ce que tu veux.
Pacey : C’est moi qui t’invites, j’y tiens ! Pour me faire pardonner de m’être enfui comme un voleur ce matin.
Jen : Comme tu veux, on va vers la marina je connais un café sympa.
Pacey : Je te suis.
Ils se dirigèrent donc vers le Lerry Fresh and Fish. Là ils prirent place au soleil chacun avec un thé glacé.
Jen : Alors dis moi Pacey ça fait longtemps que tu es ici ?
Pacey : Non pas du tout je suis arrivé il y a un peu plus de deux semaines j’ai mis quelques jours à dégoter un stage chez le photographe.
Jen : Je vois mais excuse moi il y a un truc qui m’échappe pourquoi es-tu venu t’installer à Capeside ?Je veux dire il y a tellement d’endroits plus attractifs ? Un jeune qui habite seul a sûrement envie d’habiter dans un endroit où il y a plus d’activité. Tu viens d’où ?
Pacey rigolait maintenant.
Jen : Quoi qu’est ce qu’il y a ?Ah ça y est je sais je parle trop ! Je sais mais tu vois dès que je vois une nouvelle tête je peux pas rater ça…non c’est pas ce que je voulais dire. Rah mince voilà en fait j’ai envie de te connaître parce que je voudrais qu’on soit amis comme il y a peu de gens ici tu vois j’aime bien…
Pacey(la coupant) : C’est bon j’ai compris pour satisfaire ta curiosité je vais te répondre donc je suis venu m’installer à Capeside parce que mon père est le nouveau shérif et que je dois donc le suivre. Et non je ne vis pas encore seul je rentre à l’université à la rentrée. Et enfin je viens d’une petite ville en Caroline du nord donc je suis pas trop dépaysé.
Jen(rouge) : Merci d’avoir répondu et désolée de tant de curiosité mais c’est mon défaut.
Pacey(souriant) : Tu sais ce n’est pas toujours un défaut d’être curieuse, la preuve pour un nouveau c’est sympa de rencontrer quelqu’un de curieux ça le met à l’aise.
Jen : Tu verras la ville bien que peu vivante abrite des gens très sympas mais il faut savoir les trouver et puis on s’y habitue vite en fin de compte à tant de calme.
Pacey : Avec toi je suis sur que ça doit être très facile.
Et ils discutèrent ainsi un long moment.
Jen : tu n’es pas obligé de répondre mais pourquoi étais tu au laboratoire ce matin ?
Pacey se raidi instantanément , il perdit son sourire et sembla soudain triste.
Pacey : Euh..(il regarde sa montre) Je suis désolé je dois y aller mes parents vont m’attendre. (il dépose de l’argent sur la table) . J’ai été ravi de parler avec toi et enchanté de mieux te connaître(il se force à sourire) J’espère qu’on se reverra bientôt. Au revoir.
Et il se lève et s’en va rapidement .
Jen(abasourdie) : Au revoir Pacey. (après un moment) Mais qu’est ce que j’ai dit ?Ca fait deux fois qu’il s’en va de façon précipitée. Et j’ai toujours pas son numéro de téléphone ou son adresse.(elle se baisse pour ramasser son sac) Il a oublié son ballon. En tout cas il est charmant.
Pacey rentre en courant chez lui. Il paraît un peu énervé mais aussi triste. Quelque chose le tracasse.
Pacey : Ah mince j’ai oublié mon ballon !

De son coté Jen est sur un petit nuage elle est vraiment tombé sous le charme de ce nouveau venu ! Elle rencontre Jack qui revient de son entraînement il est trempé de transpiration.
Jack(essoufflé) : Jen !
Il l’enserre dans ses bras.
Jen (dégoûtée): Bah Jack recule toi tu es tout dégoulinant de …
Jack : …de transpiration ! Oui j’ai fait du sport moi. Et toi tu fais quoi avec ce ballon de basket à la main ?
Jen : (surprise et mal à l’aise) : Oh c’est rien je l’ai trouvé.
Jack : Donne le moi (il lui prend des mains)
Jen : (lui reprenant) : Donne moi ça … (mal à l’aise) je veux dire je vais le ramener au shérif son propriétaire viendra peut être le chercher.
Jack(surpris) : Je te savais pas aussi citoyenne.
Jen : Dis tout de suite que tu me trouvais mal honnête.
Jack (lui passant un bras par dessus l’épaule) : Mais non loin de moi cette idée.
Jen (le repoussant ): Jack tu colles c’est répugnant.
Jack : Jen savais tu que la transpiration des hommes produit un effet sur les femmes.
Jen : Laisse moi rire ça les repousse c’est ça ?
Jack : Jen!Jen !Jen !quand avoueras tu que tu es terriblement attirée par moi.
Jen : Le jour où tu m’avoueras que tu es hétéro.
Ils se sourirent et prirent le chemin du retour. C’est alors qu’ils aperçoivent Andie et Dawson.
Jen : Tiens Jack regardes là notre petit couple
En même temps
Andie : Tiens Dawson regardes là notre petit couple.
Dawson : Oui si Jack n’avait pas découvert qu’il était gay ils auraient déjà des enfants
Andie sourie à sa remarque imaginant Jen et Jack poussant un landau.
Jack : Qui a des enfants ?
Jen : Andie tu es enceinte ?
Andie : Mais non !Alors vous allez où comme ça ?
Jack : On rentrait..
Jen :…parce que comme tu vois Jack est un peu plein de sueur…
Jack :…parce que je viens de l’entraînement…
Jen :…et que Monsieur a fait du sport…
Jack :…moi je n’ai pas traîné dans Capeside à la recherche d’un inconnu
Andie et Dawson riaient à présent.
Jen et jack : Quoi ?
Dawson et Andie se mirent à rire de plus belle
Andie : Vous êtes vraiment trop marrant vous vous disputez comme un vieux couple !
Jen : pff n’importe quoi, et vous vous allez où ?
Andie (ironique) : Devines !
Jack : Je mise 100 dollars sur le photographe !
Dawson : Pourquoi forcement le photographe ? Je ne peux pas me balader avec mon adorable petite amie sans raison ou but particulier ?
Jen et jack : Non !
Et ils rient à leur tour.
Andie(souriant) : Bon allez on y va avant que ça ferme.
Jack : Oui à plus tard.
Et nos deux duo reprennent ainsi leur chemin respectif.
Dawson et Andie entrent dans la boutique qu’ils fréquentent le plus à capeside.
Dawson : Monsieur Thomson bonjour !
Gérant : Ah bonjour Monsieur Lerry ! Mademoiselle.
Andie : Bonsoir !
Gérant : Je vais vous chercher vos pochettes. Vous en aviez combien ?
Dawson : Cinq !Trois en noir et blanc et deux en couleurs !
Le gérant revient avec les cinq pochettes à la main.
Gérant : Alors on va vérifier que ce soit bien les votre(il ouvre chacune des pochettes et montre la première photo).
Dawson : C’est parfait comme toujours !
Gérant : Et vous toujours autant de talent même si je ne les ai pas toutes développer j’ai pu en voir certaines et elles sont sublimes.
Dawson (regardant Andie) : C’est grâce à mes modèles.
Andie : Ca ne fait pas tout.
Gérant : Exact. Bon sinon vous souhaitez régler aujourd’hui ou je les mets sur votre note de fin de mois.
Dawson : Je vous règle à la fin du mois à moins que vous souhaitiez être payé aujourd’hui ?
Gérant : Non ne vous en faites pas je l’inscrit sur la note comme d’habitude.
Dawson : Très bien ! (ils se dirigent vers la porte)
Andie et Dawson : Bonne soirée.
Gérant : A vous aussi les amoureux !
Lorsqu’ils furent sortis.
Gérant : Je devrais dire au petit stagiaire de s’en faire des amis ils sont vraiment très gentils, je lui dirais demain !

Andie : Tu as vu il n’est plus là ?
Dawson : De qui tu parles ?
Andie : Du jeune homme qui travaillait là le jour où tu as déposé tes pellicules.
Dawson(vexé) : Ravi de voir que ça te tient tant à cœur.
Andie(souriant) : Quand on dit que la jalousie est la plus belle preuve d’amour après le don de soi je commence à croire que c’est vrai ! Tu es trop mignon quand tu es jaloux tu sais ?
Dawson se retournant vers elle : Il t’intéresse tant que ça ?
Andie : Non pas du tout il n’y a que toi qui compte pour moi!Pourquoi aller voir ailleurs alors que je suis heureuse avec toi ?
Dawson : On sait jamais avec les filles !
Andie : Mais on pourrait s’en faire un ami après tout Jen et Joey sont seules !
Dawson (peu convaincu) : Mouais ! (réfléchissant) et puis je sais pas s’il est photogénique.
Andie : Il est très beau garçon il sera superbe sur tes photos.
Dawson fit mine de se vexer.
Andie(riant) : je plaisante mon amour !
Dawson : Ouais c’est ça !

Le lendemain.
Jen se rend au poste de police dans l’espoir d’en savoir un peu plus sur Pacey.
Jen : Bonjour je souhaiterai parler au shérif.
Agent : Pour quel motif ?
Jen : Il faut un motif pour parler au shérif de la ville ?
Agent : C’est pas un bar ici on parle pas avec qui on veut, le shérif a d’autre chose à faire que d’écouter une petite minette lui raconter ses problèmes d’adolescente perturbée.
Jen (réfléchissant) : J’aimerai lui parler d’un trafic de drogue.
Agent : Très bien vous allez à la dernière porte à gauche.
Jen (faussement aimable) : Merci (lorsqu’elle est assez loin ) Quelle aimabilité cet agent.
Elle frappe à la porte. Une grosse voix lui ordonne d’entrer.
Jen : Bonjour monsieur le shérif je me permets de vous déranger pour vous parler de votre fils.
Shérif (méprisant): Qu’est ce qu’il a fait encore ?
Jen : Oh rien du tout hier on a bu un café ensemble et il a oublié son ballon(elle montre le ballon)
Shérif : Ca ne m’étonne pas de lui. Vous avez qu’à lui rendre il travaille ce matin chez le photographe.
Jen : Ah d’accord je vous remercie. (elle va pour partir) Au revoir Shérif… ?
Shérif : C’est Witter, shérif Witter. Au revoir Mademoiselle.
Elle sort du bureau elle est contente car au moins elle connaît son nom et pourra ainsi trouver son numéro de téléphone dans l’annuaire.
L’agent qui était à l’acceuil vient voir le shérif.
Agent : Alors qu’est ce qu’elle voulait la gamine ?
Shérif : Rien c’était à propos de mon fils.
Agent : Je le savais qu’elle mentait.
Shérif : Pourquoi ?
Agent : Elle m’a dit qu’elle venait vous parler d’un trafic de drogue.
Shérif : D’UN TRAFIC DE DROGUE ?
Agent : Euh oui !
Shérif (énervé): Ah il va m’entendre ce vaurien.
L’agent voyant le shérif énervé préfère se retirer.

Après son travail Pacey se rend au terrain de basket dans l’espoir d’y retrouver Jack l’ami qu’il s’y est fait deux jours plus tôt.
Et par chance ce dernier s’y trouve.
Pacey (s’approchant) : Jack c’est ça ?
Jack : Oui c’est ça et toi c’est Pacey ?
Pacey : Exact ! J’espérais te trouver là !
Jack(surpris ) : Ah bon pourquoi ?
Pacey enlève sa chemise découvrant ainsi un magnifique torse ni trop musclé mais tout de même très bien formé. Ce qui ne laisse pas Jack de marbre. Alors que Jack est un peu perturbé Pacey s’empare du ballon.
Pacey : Pour prendre ma revanche.
Et ils rient tous les deux. Après 1 h 30 de défoulement ils sont aussi fatigué l’un que l’autre. Ils s’effondrent tous les deux sur l’herbe à l’ombre d’un grand chêne.
Jack : Pfou on peut dire que la première fois que je t’ai vu joué n’était pas significative tu te débrouilles super bien.
Pacey : Merci mais j’ai encore du chemin à parcourir avant d’en arriver à ton niveau.
Jack : C’est flatteur mais pas vraiment réaliste parce que tu m’as battu.
Pacey : De la chance.
Jack : On peut pas mettre ça sur le coup de la chance. Tu as vraiment un hargne impressionnante.
Pacey : Le sport est une façon de prouver certaines choses à certaines personnes.
Après un instant.
Jack : Oui j’en sais quelque chose.
Pacey sentant qu’on risquait de lui poser des questions.
Pacey : Bon je vais rentrer. Au plaisir de rejouer ensemble. Au revoir Jack.
Il se lève aussi rapidement qu’il s’est levé de sa chaise pour quitter Jen la veille. Sans laisser le temps à Jack de se relever pour le saluer.
Jack : Au revoir Pacey. (le regardant s’éloigner) Mmm il a des belles petites fesses et ses yeux qu’est ce qu’ils sont beaux.

Ni Jen ni Jack ne parlaient de ce nouvel ami rencontré chacun était un peu tombé sous son charme. Il avait des yeux d’un bleu si intenses, un sourire charmeur, un corps parfait et était très gentil. Ils souhaitaient chacun le connaître plus avant de le partager avec les autres, ou peut être ne voulaient-ils pas le partager. Surtout Jen et Jack bien que très proches là ils gardaient cela pour eux. Mais ils avaient tous les deux très envie d’en parler parce que Capeside était une petit ville très calme et la moindre nouveauté pouvait les distraire pendant des journées entières.

Pacey rentra chez lui mais cette fois ci il ne put monter dans sa chambre directement sans croiser personne son père l’attendait devant la maison.
John : Te voilà enfin ! Ou étais tu ?
Pacey (agressif): Je faisais du basket. Tu veux peut être faire un test pour en être sur ?
John : Tout à fait tu trouveras le pot devant ta chambre tu l’amèneras demain au laboratoire .
Pacey : Tu as eu les résultats d’hier ?
John : Oui ta mère te les as pris.
Pacey(sarcastique) : Ah oui et alors ?
John : Cette fois ci tu n’avais rien.
Pacey : Oh comme c’est dommage, j’espère que tu n’es pas déçu je sais que tu rêverais de trouver une trace de drogue dans mes urines mais j’ai arrêté alors continue à chercher.
Alors que Pacey passait à coté de lui en direction de la porte d’entrée.
John : J’en suis pas si sur.
Pacey : Ah bon ?
John : Une jeune fille s’est présenté ce matin au poste et elle a parlé de trafic de drogue avec l’agent qui se trouvait à l’accueil et quand elle est entrée dans mon bureau elle me parlait de toi.
Pacey (surpris et en colère): Elle t’a dit que je faisais du trafic de drogue ?
John : Pas exactement mais je suis shérif je sais décrypter ce que les témoins me disent.
Pacey(criant) : Tu racontes n’importe quoi ! Tu cherches n’importe quelles excuses pour me traiter de drogué.
John : Parce que tu l’es.
Pacey : Ah oui et ton test tu en fais quoi ?Tu remets en cause la science maintenant ?
Et il rentre en claquant toutes les portes qu’il touche.
Dans sa chambre.
Pacey(pour lui même) : je savais qu’elle était bizarre cette Jen. Elle est beaucoup trop curieuse ! Mais je me demande comment elle a pu savoir pour la drogue. Si je la vois ! Ah non je ne veux plus la voir.
La nuit se passe à Capeside tout est calme. Le jour se lève sur la petite ville et Pacey est déjà à la marina il observe l’océan. Il a toujours trouvé un certain réconfort en observant l’océan. Les remous des vagues est un bruit qui l’apaise. Il sort de sa poche une photo , la photo de Joey rêveuse. Dans ses yeux il a l’impression de lire des milliers de chose, il y voit une grande peine mais aussi un certain amour.
En se levant et se dirigeant vers le magasin il espère que Dawson aurait encore déposé un film.
La veille son patron lui a confié les clés de la boutique pour qu’il ouvre le magasin pour la première fois tout seul, il lui fait confiance et trouve qu’il fait un excellent travail.
Alors qu’il est en train de ranger les pochettes développées, il entend le bruit de la porte d’entrée. Il regarde alors la personne qui entre et là il est troublé car c’est elle c’est « Bessie » Potter qui entre dans le magasin. Il avait oublié qu’elle devait venir chercher les brochures mais c’est vrai que le gérant ne lui avait pas dit quand.
Pacey : Bonjour mademoiselle Potter.
Potter : Bonjour.
Pacey : Je vais vous chercher les brochures.
Potter : Très bien je vous attend.
Elle en profite pour regarder les articles proposés dans la boutique. Pacey qui se tenait derrière la porte l’observe un instant elle est si jolie. Il peut noter qu’elle se replace les cheveux derrière les oreilles d'un geste qui semble machinal.
Pacey : Voilà. Il y en a comme vous le souhaitiez 150.
Potter : Parfait. (elle sort une pellicule de sa poche) Et ce serait pour développer ceci aussi.
Pacey : D’accord Mat ou brillant ?
Potter : Brillant.
Pacey : Avec ou sans marge ?
Potter : Sans.
Pacey : Couleur ?
Potter : euh… oui.
Pacey : Elles seront prêtes demain dans l’après midi.
Ils se fixent un instant, Pacey lui sourit et là…
Potter : Mais je vous connais !
Pacey : Oui c’est moi qui ai pris la commande pour les brochures.
Potter : Non non d’ailleurs attendez ça va me revenir.
Pacey baissa la tête lui laissant le temps de trouver en espérant qu’elle ne trouve pas.
Potter : Ca y est avec le café c’était vous.
Pacey(triste) : Oui !
Potter : Vous êtes plus doué dans la photographie que lorsque vous tenez un café je suppose.
Pacey : Sûrement.
Potter : Bon nous nous reverrons peut être demain.
Et elle se dirige vers la porte
Potter : Au revoir.
Pacey : Au revoir.
Quelle déception ! Elle l’a reconnu et désormais elle l’imaginera toujours comme celui qui lui a renversé son café dessus. Tout commençait pourtant merveilleusement bien la joie de la découvrir dans le magasin, le plaisir de croiser et de pénétrer son regard.
Au moins il pouvait se consoler en se disant qu’il la reverrait peut être demain. Et le film à développer là il découvrirait un peu plus son univers.

Dawson qui se dirigeait lui aussi vers le magasin croisa Joey les bras plein de ses brochures.
Dawson : Joey !
Joey : Ah Dawson comment vas tu ?
Dawson : Bien et toi ?
Joey :Comme tu le vois toujours en train de courir partout pour le B&B !
Dawson lui prend une brochure.
Dawson : Elles sont magnifiques c’est toi qui les as faites ?
Joey : Non je les ai faites faire par le photographe.
Dawson : C’est superbe ! Je peux t’en prendre une pour la montrer à mes parents ?
Joey : Je t’en prie ! Bon j’y vais parce que Bessie doit m’attendre.
Dawson : Ok moi je file chez le photographe aussi ! Je vais déposer des films !
Joey : Sacré Dawson tu ne t’arrêteras donc jamais.
Dawson : Une passion est une passion !
Joey : En tout cas bonne chance.
Dawson eu du mal à comprendre ce qu’elle avait dit et quand il le comprit elle était trop loin pour lui demander plus d’explication. Il se promit de lui demander la signification de ce « bonne chance ».
Lorsque Dawson pénétra dans la boutique Pacey était encore appuyé sur le comptoir, il repensait à ce qui venait de se passer , sa rencontre avec Joey, ce qu’elle lui avait dit. Dawson le tira de sa rêverie.
Dawson : Bonjour !
Pacey(se redressant) : Bonjour Monsieur Lerry.
Dawson (surpris) : On se connaît ?
Pacey (souriant) : Non mais monsieur Thomson m’a parlé de vous , de votre talent.
Dawson : Il exagère ! C’est un bon commerçant.
Pacey : Il n’a pas tort.
Dawson : Vous aussi vous êtes très bon commerçant !
Pacey : Non je ne suis pas professionnel je fais un stage.
Dawson : Ah bon ça doit être génial !
Pacey : C’est assez intéressant.
Dawson : Moi c’est ma passion la photographie, d’ailleurs voici encore deux films à développer en couleur sans marge et mat .
Pacey : Très bien ils seront près demain après midi.
Dawson : Parfait à demain alors.

Pacey( pour lui même) : Encore une occasion d’observer Joey mais à quoi bon maintenant qu’elle m’a reconnu plus aucune chance pour moi de la connaître un peu mieux. Je développerai les films à midi.
Il passa ainsi une fin de matinée calme à accueillir et servir les clients.
A midi il prit les films à développer ferma la boutique et descendit à la chambre noire.
Il commença par les pellicules de Dawson.
La première était consacré cette fois ci à une jeune fille blonde.
Pacey : Ah oui je me souviens elle était avec lui un jour ça doit être sa petite amie.
Il la voyait sur un ponton dans ce qui semblait être une crique , le soleil se couchait ! La photo était vraiment magnifique la jeune fille semblait indifférente à la présence de l’objectif elle souriait, on pouvait lire du bonheur dans ses yeux.
Une autre photo la mettait en scène sur une balançoire elle riait au éclat.
Il découvrit ainsi les abords de la maison de Dawson , sa petite amie.
Mais la dernière photo était une photo différente c’était l’image d’une maison, mais Pacey avait du mal à voir les détails car la photo était prise de loin , il voyait seulement qu’une jeune fille blonde était accrocher à un pilier de la maison et faisait signe au photographe. Il ne s’agissait pas de sa petite amie mais d’un silhouette que Pacey avait déjà vu.
Mais c’était la fin de la pellicule donc il n’en saurait pas plus, peut être sur la seconde.
Il s’empressa de les développer mais ne se précipita pas il voulait faire du bon travail. Lorsqu’il accrocha les photos sur le fil et qu’il put les observer il constata que Dawson s’était placé sur ce ponton et qu’il prenait en photo une barque qui arrivait au loin avec à son bord une jeune femme…brune apparemment, mais on la voyait mal car elle était loin. Il suivit la progression de la barque et comprit que la personne qui ramait n’était autre que « Bessie » Potter. Elle habitait donc tout près de chez Dawson, de l’autre coté de la rive. Les prochains clichés était consacré à Joey et Andie qui discutaient. Elles étaient assise dans une sorte de véranda. Sûrement celle d’Andie ou peut être de Dawson. Les suivants se tournent à nouveau vers la maison d’où il avait aperçu une silhouette blonde. Elle y était encore mais on ne voyait pas son visage elle se cachait avec ses mains. La dernière photo que Pacey avait développer de cette pellicule était une photo des trois jeunes filles de dos se tenant par les épaules se dirigeant vers le ponton.
A ce moment il entendit du bruit dans les escaliers.
Pacey : Monsieur Thomson c’est vous ?
Après un instant.
Homme : Witter tu es là dedans ?
Pacey : Oui je finis de développer les quelques films qu’il reste et je vous rejoint.
Gérant : Tu es sur que tu veux pas que je t’aide ?
Pacey : Non non j’ai presque fini.
Gérant : Je t’attend en haut.
Il l’entendit remonter les escaliers.
Au bout d’une demie heure il avait fini de développer les 3 films qu’il restait. Notamment celui de Joey il ne les avait pas encore regardé mais il n’avait pas le temps. Il avait simplement vu qu’elle tenait parfois un petit garçon dans ses bras.
Pacey : Je les regarderais demain après midi avant qu’elle vienne les chercher.
Il remonta et retrouva son patron.
Gérant : Alors ça a été ce matin ?
Pacey : Tout à fait il y a eu quelques dépôts de films que j’ai développer à midi. Et Bessie Potter est venu chercher les brochures.
Gérant : Je vois que tu apprends très vite je vais pouvoir te faire plus souvent confiance tu t’es débrouillé comme un chef.
Pacey : Merci.
Gérant : C’est moi qui doit te remercier ça fait du bien de profiter de la matinée.
Pacey : Demain vous pourrez profiter de l’après midi si vous voulez.
Gérant : Pourquoi pas on verra demain il est presque deux heures tu as fini depuis presque une heure.
Pacey : Vous n’avez plus besoin de moi ?
Monsieur Thomson lui jeta un regard qui en disait long sur la réponse. Pacey lui sourit et sortit.

En sortant il décida d’aller vers un tour au bord de l’eau . Il n’avait pas spécialement envie de voir Jen ou Jack aujourd’hui.
Il se balada un long moment sur le sable les pieds dans l’eau. Il repensait à son passé à ces évènements si douloureux qui lui revenaient en mémoire lorsqu’il se sentait si seul.
Pacey : (à haute voix) : L’eau est excellente demain matin je viendrais nager.
Fille : Ah bon ? Serais je invité ?
Pacey : La plage est à tout le monde mais je serais ravi de pouvoir partager la mer avec toi.
Jen : Ca va bien ?
Pacey : Comme tu le vois je vais bien. Et toi ?
Jen : Moi aussi j’ai de la chance de t’avoir trouvé. Tu aimes la mer ?
Pacey : Oui j’aime regarder le soleil se coucher sur la mer. C’est un magnifique spectacle et le bruit des vagues m’apaise. Et j’adore naviguer.
Jen : J’ai une amie aussi qui aime la mer moi aussi je l’aime bien mais la navigation ne m’intéresse pas trop.
Pacey pensa immédiatement à « Bessie » et si cette amie dont parlait Jen était « Bessie » ? Après tout elle habitait la même ville elles se connaissaient peut être. Jen nota l’air rêveur de Pacey.
Jen : Tu as l’air d’être un rêveur en arrivant tu rêvais aussi. On peut savoir pourquoi tu es si mystérieux ?
Pacey (surpris): Moi mystérieux ?
Jen : Oui l’autre jour au laboratoire tu files comme un voleur, puis tu pars précipitamment sans donner d’explication alors que nous étions en train de boire un verre et là je constate que tu es pensif.
Pacey était soudain mal à l’aise toutes ses questions l’embarrassait il ne savait pas comment s’en sortir, il ne voulait pas s’expliquer, se confier. Il avait l’habitude de tout garder sur lui.
Jen nota qu’il était mal à l’aise et pour éviter qu’il s’en aille comme les fois précédentes elle décida de changer de sujet.

Jen (en s’asseyant) : Sinon tu vas à quelle université l’année prochaine ?
Pacey (s’asseyant à son tour): Je vais à l’université à Boston.
Jen (surprise mais ravie) : c’est pas vrai moi aussi !
Pacey : nous aurons donc l’occasion de nous revoir.
Jen (avec un sourire) : Oui j’espère que ça t’ennuie pas trop.
Pacey : Pourquoi le serais je ?
Jen : Je sais pas.
Elle le regarda droit dans les yeux pour essayer de lire en lui mais il détourna les yeux.
Pacey : Et toi tu aimes quoi dans la vie ? Tu n’aimes pas naviguer mais tu dois bien aimer quelque chose.
Jen : J’adore faire la fête c’est rare dans la ville mais on essaye de faire le tour des fêtes qui se déroulent à proximité pour s’occuper. Sinon j’aime regarder les garçons…faire du sport.
Pacey se mit à rire quand il vit que Jen avait failli s’arrêter après regarder les garçons.
Jen : Non mais c’est pas ce que tu crois…(elle réfléchit) quoi que si j’aime regarder les garçons mais je suppose que toi tu aimes regarder les filles.
Pacey( rêveur) : Oui bien sur .
Il pensait au fait qu’il adorait regarder « Bessie » sur les photos, il ne se lassait pas de la regarder .
Jen : Revenons au sport. Tu en fais toi ? Je suppose que oui vu le corps que tu as.
En effet pacey avait sa chemise ouverte qui dévoilait son torse. Jen l’avait remarqué dès le début et avait du mal à ne pas regarder.
Pacey (souriant): merci ! Je fais un peu de basket quand j’ai le temps.
Jen : oh j’ai un « ami » qui fait du basket aussi.
Jen avait fortement accentué le ami.
Pacey : C’est celle qui aime naviguer ?
Jen : non non j’ai dit un ami pas une amie.
Pacey : Ah excuse moi j’ai mal entendu.
Pacey avait délibérément dit amie car il souhaitait voir si Jen parlait de « Bessie » peut être que grâce à ça il pourrait en savoir plus sur elle.
Jen : Non Joey c’est celle qui aime naviguer alors que l’autre c’est Jack.
Il était déçue car manifestement il ne s’agissait pas de Bessie mais d’une autre fille.
Pacey : Ah oui mais Joey c’est pas un nom de garçon ?
Jen : C’est un diminutif. Mais toi tu ne te sens pas trop seul ici ?
Pacey : Ca ne fait pas très longtemps et j’aime être seul, et puis je t’ai rencontré toi donc je suis moins seul.
Jen était flattée par sa remarque mais elle n’arrivait pas à voir si elle l’intéressait ou s’il disait ça comme à une simple amie.
Jen : Oui mais les amis que tu avais dans ton ancienne ville ne te manquent pas ?
Pacey comme la dernière fois se raidit son visage se figea et il regarda la mer.
Pacey (reprenant contenance ) : Je suis navré mais encore une fois je dois te quitter mon père est assez strict et il veut que je rentre à l’heure.
Jen (surprise) : D’accord !
Pacey (se levant) : Si tu veux passes me voir au magasin. Au revoir.
Jen : Oui au revoir ! (alors qu’il était loin) Vraiment bizarre tout allait bien et voilà qu’il s’enfuit à nouveau mais je vais réussir à le cerner… il est tellement beau !
Elle se laissa tomber en arrière.

Le lendemain Pacey arriva tôt au travail vers 13h alors que le gérant était dans le bureau à faire des comptes.
Pacey : Bonjour.
Gérant : Ah tu m’as surpris. Bonjour. (il regarde sa monte) Mais tu es là trop tôt.
Pacey : Oh je m’ennuyais chez moi et j’avais envie de développer des photos je trouve ça vraiment très intéressant et ça me plait.
Gérant : Euh je sais pas quoi dire les jeunes souhaitent toujours travailler moins et voilà que je tombe sur le spécimen rare qui souhaite travailler plus. J’en suis ravi.
Pacey (souriant): je descends.
Gérant(alors que Pacey descendait) : Vraiment étrange ce petit.
Pacey avait une idée en tête en fait en venant plus tôt il voulait voir le film que Joey avait déposer la veille. En espérant que Monsieur Thomson ne les ai pas encore développer.
Gérant : Witter ?
Pacey : Oui ?
Gérant : Tu verras j’ai développer les films de Dawson Lerry et un autre tu les mettras dans des pochettes.
Pacey : Pas de problème.
Il se tourna et vit en effet que les photos ressemblaient à celles que faisait Dawson. Il connaissait à présent son style.
Il avait amené trois films un entier était consacré à des photos de paysages. Il y avait cette maison qui était probablement la sienne et également la maison voisine. Cette fois aucune jeune fille aux abords de la maison. Il y avait à nouveau ce ponton. La crique avec un coucher de soleil, la mer avec un coucher de soleil mais cette fois ci plus voilé car des nuages se dessinait à l’horizon.
Et puis il y avait une autre maison…non deux autres maisons qu’il n’avait jamais vu. Si il reconnut la seconde maison qui était le Bed and Breakfast pour lequel il avait fait les brochures. Il n’y avait aucun personnage sur ce film. Il ne pouvait donc pas repérer à qui elle appartenait.
Le deuxième film était lui consacré à une petite fille qui jouait avec un garçon. Alors lequel était de la famille de Dawson ?Une petite sœur ?Un petit frère ?
Les photos se rapprochèrent. Le petit garçon était métisse il en déduit que ce n’était pas son petit frère. A moins que ce ne soit un petit garçon adopté. Il décida de ne pas trop compliquer les choses et désigna la petite fille comme la sœur de Dawson.
Ils avaient l’air de très bien s’entendre. Il passa rapidement les photos pour regarder le dernier film.
Il espérait enfin voir Joey sur ces clichés qui paraissaient plutôt destinés à ses amis.
La première photo mettait en scène un jeune homme qui jouait au basket.
Pacey le reconnut tout de suite. C’était Jack. Il sourit en reconnaissant son nouvel ami.
Lorsqu’il continua à regarder les photos il vit que « Bessie » était assise sur le bord du terrain en train de regarder Jack jouer au basket . Elle portait un short et un petit haut bleu ciel. Elle avait les cheveux détachés. Pacey la trouvait très jolie. Elle souriait. Sur les images qui suivirent, il vit «Bessie» et Jack côte à côte. Sur un cliché Pacey vit Jack qui embrassait «Bessie» sur la joue et cette dernière souriait d’un magnifique sourire.
Pacey sentit un frisson lui parcourir le dos et si en fait Jack sortait avec celle qui le faisait rêver. Ca semblait possible il était beau, aimable, il la faisait sourire.
Il décida de regarder les photos déposés par Bessie pour se changer les idées.
Pacey : Ce petit je l’ai déjà vu quelque part non ? (il réfléchit) Dawson…Voilà c’est le petit garçon qui jouait avec la petite sœur de Dawson mais alors lui c’est qui par rapport à « Bessie » ?
Il continua à observer les images et vit un homme noir jouant avec l’enfant. Mais qui est ce ?
Et qui prenait les photos ? « Bessie » ?Son père ?Sa mère ?
Sur les photos suivantes il vit « Bessie » elle était assise devant une maison elle observait le papa et son petit garçon mais la personne qui prenait les photos s’était focalisé sur « Bessie ». La dernière photo était une photo du petit garçon ,du papa, de « Bessie » et une autre jeune femme.
Mais ça ne pouvait pas être sa mère elle était beaucoup trop jeune. Où était sa mère ?Où était son père ?
Et cette jeune femme était sa sœur ? Où une personne qui l’accueille ?Après tout c’est un Bed And Breakfast.

misswitter  (20.10.2005 à 08:46)
Pacey ne sait pas quoi penser des photos qu’il avait vu de la fameuse Bessie Potter. Il les range dans les pochettes et remonte. Il est perdu dans ses pensées et à du mal à se concentrer sur la brochure qu’il lit en attendant les clients. Alors qu’il tourne et retourne pour la centième fois la brochure ventant les mérites d’un nouveau shampoing, le carillon de la porte d’entrée l’avertit de l’arrivée d’un client. Il lève la tête pour l’accueillir et découvre devant lui Andie et Jack.
Pacey : salut Jack, mademoiselle.
Jack: salut Pacey, je savais pas que tu travaillais ici.
Pacey : t’as la mémoire courte, je te l’ai dit à notre premier match.
Jack : ah oui c’est vrai, excuse-moi.
Pacey : c’est pas grave, je peux t’aider ?
Jack : et bien en fait, c’est pour ma sœur, Andie, je te présente Pacey.
Andie : on se connaît un peu déjà.
Pacey : oui, c’est toi qui accompagne souvent Dawson Leery.
Andie, rougissante : oui, je suis sa petite amie. (se reprenant) d’ailleurs, il m’a demandé de passer prendre ses photos, voilà le ticket.
Pacey : merci, tiens, les voilà. C’est bien ça ?
Pacey ouvre chaque pochette et sort les photos pour les montrer à Andie.
Andie : oui, c’est bien ça, je vous dois combien ?
Pacey : 25 $.
Andie : il va falloir qu’il arrête, on va se ruiner si ça continue.
Pacey, plaisantant : surtout pas, mon patron mettrait la clé sous la porte !
Cette remarque les fait rire tous les trois. Andie observe Pacey et se dit qu’il est vraiment beau garçon. « doucement jeune fille, tu es prise je te signale » .
Jack : on y va Andie ?
Andie : oui, au revoir Pacey, merci.
Pacey : au revoir, à bientôt.
Jack : à l’occasion sur le terrain de basket.
Andie et Jack sortent de la boutique et Andie se retourne pour regarder une dernière fois Pacey, ce dernier, qui les suit du regard, lui sourit. Andie fait volte-face, le feu aux joues.
Jack : Andie, ferme la bouche, tu baves.
Andie : quoi ? n’importe quoi Jack.
Jack : on dirait qu’il ne te laisse pas indifférent le petit photographe.
Andie : il est mignon c’est vrai mais…
Jack :…mais tu as un petit ami qui est aussi mon meilleur ami alors tu restes en place, tu te refroidis les idées et tu marches.
Andie : attends Jack, je n’ai rien fait de mal, j’aime Dawson mais ça n’empêche que je peux regarder les autres garçons, j’ai des yeux, c’est fait pour voir.
Jack : en effet, c’est vrai qu’il est très mignon ce Pacey et tu le verrais torse nu !
Andie : Jack, tu es impossible.


Jen flâne au hasard des rues de Capeside, elle est perdue dans ses pensées et ne regarde pas vraiment où elle va. C’est alors qu’elle passe à côté de Joey sans même la voir.
Joey : Jen, Jen, la terre appelle Jen !
Jen : hein ? Joey, je ne t’avais pas vu.
Joey : je vois ça.
Jen : excuse-moi, qu’est-ce que tu fais là ?
Joey : je vais chercher Alexander à la garderie, Bessie a un rendez-vous cet après-midi chez le médecin donc c’est moi qui m’occupe du monstre.
Jen : tu veux que je vienne avec toi ?
Joey : si tu veux.
Jen : alors, quoi de neuf ?
Joey : rien, une vie à Capeside, c’est tout. Et toi ?
Jen : si tu savais, j’ai rencontré le garçon le plus beau de la terre.
Joey : encore un ?
Jen : tu insinues quoi ?
Joey : je plaisante. Vas-y raconte, qui est ce plus beau garçon de la terre ?
Jen : et bien, j’ai déjà eu deux tête-à-tête avec lui mais je n’arrive pas à le cerner. Dès qu’on aborde un sujet un peu personnel, il fuit, tu peux pas t’imaginer à quel point ça peut m’énerver mais il est…rrrrh. La dernière fois, on s’est rencontré sur la plage et il était torse nu, j’ai cru mourir tellement il est beau.
Joey, ironique: tu es sûre que ce n’est pas Apollon que tu as rencontré ?
Jen : non, il ne s’appelle pas Apollon. Mais c’est vrai qu’il est beau comme un dieu.
A force de discuter, elles étaient arrivées à la garderie. Joey récupère son neveu et ils repartent tous les 3. Jen, à force de parler de Pacey, se dirige inconsciemment vers la boutique où travaille Pacey. Joey, trop absorbée à s’occuper d’Alexander ne le remarque pas. Jen s’arrête un instant devant la boutique et fait semblant de refaire son lacet. Joey, elle, rhabille Alexander qui s’amuse à se débrailler. Alors qu’elle le gronde pour qu’il arrête, elle ne remarque pas qu’elle est observée.

Pacey est en train de parler avec un client quand il remarque une chevelure brune devant la vitrine. Comme frappé par un éclair, il ne bouge plus, ne répond plus à son client. Il n’a d’yeux que pour la belle Bessie Potter qui semble quelque peu en colère il faut l’admettre. Il baisse les yeux et remarque le petit garçon qu’il a déjà vu sur les photos. Bessie est en train de le rhabiller et elle semble le réprimander. Il se dit alors que c’est peut-être son fils, il est un peu déçu, elle est jeune pour avoir un enfant. Pacey se fait alors apostropher par son client et re-concentre son attention sur lui. Il se retourne pour prendre les photos que son client lui réclame et ne remarque pas Jen qui accompagne Joey. Il vient de rater une occasion de faire le lien entre elles !

Après sa journée de travail, Pacey s’en va. Il a toujours Bessie en tête avec ce petit garçon qui l’accompagnait. Décidément, c’est pas de chance, une fille lui plait et il faut qu’elle aie un enfant, jolie comme elle est, le père ne doit pas être loin, après tout, c’est sûrement l’homme qu’il y avait sur les photos avec elle. Mais l’autre femme sur les photos, qui est-ce ? C’est peut-être elle finalement la mère de l’enfant. Pacey rentre chez lui et fait exceptionnel, il n’y a personne. Il ne lui en faut pas plus pour sourire de cette belle accalmie dans sa vie, pas de père, pas de test, pas de sermon inutile. Il voit sur le buffet de salon une enveloppe avec le cachet du centre d’analyse de Capeside, il l’ouvre : NEGATIF. Son père va être déçu, mais il ne va pas recommencer juste pour lui faire plaisir et lui donner l’occasion de lui faire des reproches et de le traiter de bon à rien. Pacey monte dans sa chambre et range un peu. Il passe la tête sous son lit et sort un paquet de photo éparpillé sur le sol. Sur les premières on voit la jolie Bessie Potter, il s’agit des photos qu’il a refait au magasin. Il sourit en la contemplant, tant pis si elle est déjà prise, elle est si belle, il a bien le droit de rêver un peu. Il regarde les photos une par une et les photos de Bessie font place à d’autres lieux, paysages et visages. A la dernière photo, Pacey se fige, il observe l’image de deux garçons qui sourient à l’objectif, l’un des deux garçons, c’est lui. L’autre, il n’ose pas y penser. Une larme coule sur sa joue puis avant que la douleur devienne trop insupportable, Pacey sort de la chambre et décide d’aller nager en mer. Il prend son vélo et fonce à la plage de Capeside, il roule vite, le vent lui fouette le visage, il oublie ses pensées négatives. Vu l’heure assez tardive, la plage est déserte. Il étend sa serviette et fonce dans l’eau. Elle est un peu fraîche mais très agréable. Il s’allonge dans l’eau afin de faire la planche et observe le ciel qui s’obscurcit peu à peu. Il sort de l’eau, prend sa serviette pour se sécher et commence à marcher le long de la plage. Alors qu’il se balade, il voit une tâche au loin qui semble foncer sur lui. Plus elle se rapproche et plus il parvient à distinguer la forme. Il s’agit d’un chien, un chiot plutôt, il est si petit. Pacey reconnaît alors un labrador noir qui fonce vers lui. Arrivé à sa hauteur, le chien s’arrête, le renifle et remue la queue en lui sautant dessus. Pacey le caresse.
Pacey : et alors le chien, tu n’as pas de maître ? tu es perdu ?
Pacey regarde autour de lui et voit deux personnes qui courent dans sa direction.
Garçon : excusez-moi, j’ai tourné la tête cinq minutes et il a détalé à toute vitesse.
Pacey reconnaît cette voix, il relève la tête et se retrouve nez à nez avec Dawson et Andie.
Pacey : c’est pas grave, il est mignon.
Dawson : mais je te reconnais, tu es le photographe ?
Pacey : pas vraiment, seulement son stagiaire.
Dawson : moi c’est Dawson et voici ma petite amie Andie.
Andie : ça va Pacey ?
Dawson : tu le connais ?
Pacey : oui, elle est venue avec Jack chercher tes photos.
Dawson : tu connais Jack aussi ?
Andie : oui, ils jouent au basket ensemble de temps en temps.
Dawson : alors, ça te plait ton boulot ? moi à ta place, je tuerais pour pouvoir développer mes propres films mais avec la naissance de ma petite sœur, je n’ai pas pu installer une chambre noire.
Pacey : c’est sympa. Si tu veux, demain mon patron n’est pas là, tu n’auras qu’à passer et je te montrerai.
Dawson : tu ne risques pas d’avoir d’ennuis ?
Pacey : non, t’inquiète pas.
Dawson : c’est sympa, c’est vrai tu ne me connais pas et tu me proposes de t’aider.
Pacey : et bien, j’aime beaucoup ton style, j’adore tes photos donc je joins l’utile à l’agréable et puis tu n’as pas l’air d’un psychopathe.
Andie : si on allait manger quelque part ?
Dawson : pourquoi pas. Pizza ? Tu veux venir ?
Pacey : si ça vous dérange pas.
Andie : bien sûr que non, on y va ?


Ils arrivent tous les trois à la pizzeria, Pacey n’est pas trop à l’aise, il n’ose pas parler à Dawson et Andie. Sentant le malaise s’installer, Andie décide de briser la glace.
Andie : alors Pacey, d’où viens-tu ?
Pacey : de Caroline du Nord.
Dawson : ça ne doit pas trop te changer d’ici !
Pacey : non en effet, c’est assez ressemblant.
Andie : et pourquoi tu es venu ici ?
Pacey : et bien mon père est le shérif de Capeside, je n’ai fait que suivre la mouvance.
Dawson : si on allait au ciné après manger ?
Andie : pourquoi pas. Pacey, tu veux venir ?
Pacey : euh, c’est gentil mais je dois rentrer. Merci beaucoup, passes demain Dawson, j’ouvre à neuf heures.

Pacey part à toute vitesse. Cette soirée, il l’a apprécié, vraiment mais une fois de plus la barrière qu’il a dressé entre lui et toute forme d’amitié s’est dressée et il n’a pu que reculer.
Pacey, à voix haute : j’en ai marre, je ne sais plus quoi faire.
Pacey repart sur la plage et se met à courir jusqu’à épuisement. Il se laisse tomber sur le sable frais à cette heure tardive. Il regarde les étoiles et ferme les yeux. Aussitôt l’image de Joey lui apparaît nette et claire, l’image est celle de la première photo qu’il a vu de Joey. A la pensée de cette jeune fille qui l’attire tant, il se sent mieux et sourit. Il se décide à rentrer chez lui. Une fois de plus, personne ne l’attend si ce n’est le fameux pot devant la porte de sa chambre et un papier . plié dessus. « Négatif, si à la fin du mois ça l’est toujours, ce sera fini. » Pacey est étonné, son père serait-il décidé à lui faire un peu confiance ? Pacey prend le pot, rentre dans sa chambre et s’allonge sur son lit. Il réfléchit puis sort les photos de Joey de son tiroir de table de chevet. Il les étale devant lui et les regarde en souriant. Même sans la connaître, cette Bessie Potter arrive à lui remettre du baume au cœur mais quelle peste au naturel !
Pacey : est-ce que je pourrais sympathiser avec elle si je la revoyais ?

Andie et Dawson sortent du cinéma.
Dawson : quelle niaiserie ce film !
Andie : non, moi j’ai bien aimé.
Dawson : Andie, dès que tu vois Joshua Jackson dans un film tu adores !
Andie : c’est faux ! Je n’ai pas aimé…bon d’accord, j’aime tout ses films.
Dawson : Andie McPhee, au lieu de rêver de Joshua Jackson, si vous rêviez de votre petit ami ?
Andie, changeant de sujet : tu ne trouves pas Pacey bizarre ?
Dawson : non, il est sans doute timide, c’est tout.
Andie : je ne crois pas, Jack dit qu’il fuit les questions personnelles. Ca m’étonne, si j’étais nouvelle, je ne fuirais pas les contacts.
Dawson : je vois que tu as étudié la question à fond. Et si tu t’occupais de moi au lieu de ce Pacey, je vais finir par croire que tu es amoureuse de lui.
Andie : tu dis n’importe quoi et si on rentre tout de suite chez toi, je suis prête à te le prouver.
Danson : et bien mademoiselle McPhee, je n’en attendais pas autant de votre part. On y va ?
Dawson et Andie partent en direction de la maison de Dawson. Andie semble en pleine réflexion.
Andie : Dawson ? Tu crois qu’on pourrait faire de Pacey un ami ? Ca lui ferait peut-être du bien.
Dawson : Andie, tu es impossible.

potter  (20.10.2005 à 14:29)
Le lendemain Pacey décide de se rendre plus tôt au travail afin de préparer la chambre noire. En effet aujourd’hui il pourra peut être consolider le début d’amitié qu’il a entamer avec Dawson.
Une demie heure plus tard il entend la clochette qui signale qu’un client est entré dans le magasin. Il monte en courant les marches et sourit en voyant que ce client n’est autre que Dawson.
Dawson : j’espère que je n’arrive pas trop tôt.
Pacey : Oh non j’étais dans la chambre noire en bas(il montre les escaliers qui descendent) Je crois que le magasin tu le connais assez je te fais pas le tour du propriétaire.
Dawson : Oui en effet je le connais depuis maintenant 10 ans je crois.
Pacey : Mais tu n’as jamais visité le lieu où monsieur Thomson développe les photos ?
Dawson : je n’ai jamais osé lui demander.
Pacey : On y va ?
Dawson : Je te suis.
Ils descendent et pénètrent dans la fameuse pièce.
Dawson: Waw !
Pacey : C’est ce que j’ai pensé au début .
Dawson : En fait je pensais que monsieur Thomson avait investi dans une machine pour développer les photos.
Pacey : Ne lui en parle jamais il a horreur de ces machines.
Dawson : Oui mais parfois il doit avoir beaucoup de pellicules à développer ça doit prendre énormément de temps.
Pacey : Oh tu sais si tu travaille de façon organisé ça va c’est assez rapide.
Dawson : (riant) on dirait que tu es vite devenu un professionnel.
Pacey : Le patron explique très bien les étapes à suivre et on prend vite l’habitude.(il relève ses manches ) Bon allons y alors tu vois tu t’assures toujours que la pièce soit bien fermée ensuite…
Pacey explique ainsi toutes les étapes à suivre, Dawson est épaté car ce jeune maîtrise à la perfection chaque geste. Lorsque Dawson semble avoir comprit tous les mouvements à faire Pacey lui propose de développer un film tout seul.
Dawson : Oh oui j’ai amené un film à moi comme ça si je fais des erreurs ça sera pas trop grave.
Pacey : Parfait (il lui montre le matériel) vas y je te regarde.
Pacey regarde le jeune novice imiter méticuleusement chaque opération qu’il lui a montré précédemment.
Pacey : D’où te vient cette passion ?
Dawson : En fait étant jeune j’adorais prendre l’appareil photo de mon père . Je lui gaspillais ainsi chaque fin de film. Je me souviens un jour j’ai pris 10 photos d’une mouche qui était morte dans l’évier de la cuisine. Il m’a alors interdit de toucher à son appareil photo (il sourit en pensant à ce souvenir) . Et puis le jour de mon 7ième anniversaire il m’a offert le plus beau cadeau que j’ai jamais reçu : Un appareil photo. Depuis ce jour je ne le quitte plus.
Pacey : C’est génial d’avoir une passion . Moi c’est la voile mais j’en fais pas assez à mon goût, il faut dire que ce n’est pas aussi simple que prendre des photos.
Dawson : C’est marrant j’ai une amie qui adore naviguer aussi.
Pacey pense immédiatement à « Bessie » il est sur que Dawson parle d’elle car Jen lui en avait parlé un jour. Mais il ne sait pas comment faire pour inciter Dawson à lui en dire davantage sur la jeune fille qui hante ses pensées. Il n’a pas le temps d’y penser plus longtemps que Dawson recommence à parler.
Dawson : Je pense que tu as dû remarquer que j’adorais prendre mes amis en photos.
Pacey : (gêné) Euh oui…
Dawson : Ne sois pas gêné c’est normal tu ne peux pas ne pas regarder les photos que tu développes ! Moi ça ne me dérange pas. Mais ça doit être bizarre de voir des photos sans jamais en savoir plus sur les personnes qui y figurent.
Pacey : C’est vrai que parfois c’est frustrant on aimerait en savoir un peu plus sur certains mais ça permet aussi d’imaginer un tas de choses sur eux et parfois l’histoire qu’on s’imagine peut être plus intéressante que la réalité.
Dawson : Pour que tu sois moins perdu en regardant mes photos je vais t’en dire plus sur mes modèles…Enfin si tu veux ?
Pacey(intérieurement) : je ne souhaite que ça ! (à voix haute) Oui avec plaisir.
Dawson prend alors une photo de trois jeunes filles assises sur un ponton.
Pacey : Ce ponton je le vois souvent.
Dawson : Oui c’est possible c’est le ponton en face de chez moi.
Pacey : Ah d’accord et cette jeune fille blonde c’est la même qui t’accompagnait hier.
Dawson : Andie…Elle s’appelle Andie c’est ma petite amie.
Pacey : hum hum et la seconde jeune fille blonde je l’ai déjà vu aussi…
Pacey reconnut alors Jen. Ca ne l’avait pas interpellé au début car il avait surtout remarqué « bessie » elle regardait le photographe d’un œil amusé. Tandis que jen avait la tête légèrement baissée.
Dawson : oui ça c’est Jen Lindley. Elle habite dans la maison à coté de la mienne elle vit chez sa grand mère. Elle est génial vraiment c’est une fille incroyable, elle est très marrante mais alors qu’est ce qu’elle est bavarde.
Pacey(sourit) : oui je sais.
Dawson : Ah bon ?
Pacey : oui nous avons déjà eu l’occasion de nous parler plusieurs fois.
Dawson : Elle ne m’a pas parlé de toi. Elle l’a sûrement fait exprès ça ne m’étonne pas d’elle.
Pacey : pourquoi ?
Dawson : Et bien en fait à Capeside il n’y a pas beaucoup de nouveau donc dès qu’il y en a un Jen adore lier connaissance et comme elle n’a toujours pas trouvé l’amour…
Pacey : une croqueuse d’homme ?
Dawson : Non mais sa dernière relation ne s’est pas fini idéalement même s’ils sont toujours amis.
Pacey : Et la dernière jeune fille ?
Il en saurait bientôt plus sur la mystérieuse Bessie Potter.
Dawson : La belle brune c’est Joey Potter.
Elle s’appelait donc Joey mais pourquoi lui avait-elle dit Bessie.
Pacey : Joey ?
Dawson : En fait c’est Joséphine mais tout le monde l’appelle Joey.
Pacey : Elle est passé un jour au magasin et elle m’a dit Bessie Potter.
Dawson (comprenant) : Ah oui mais en fait Bessie c’est sa sœur. Elle habite chez sa sœur, elle a une famille plutôt compliquée il faut dire.
Pacey : Tu as l’air d’avoir un lien particulier avec elle.
En effet quand Dawson parlait d’elle il semblait particulièrement proche de Joey mais en même temps cela ne traduisait pas de l’amour.
Dawson : Joey c’est comme ma sœur. Depuis qu’on est petit on a toujours joué ensemble. On se connaissait par cœur. Il suffisait que je la regarde dans les yeux pour savoir à quoi elle pensait ou si quelque chose la tracassait. Elle a été mon premier modèle pour mes photos.
Pacey : Pourquoi tu parles au passé ?Ce n’est plus le cas ?
Dawson : Si bien sur je la prends encore beaucoup en photo.
Pacey : Non mais je veux dire tu dis que tu la connaissais par cœur.
Dawson : En fait depuis que je sors avec Andie beaucoup de choses on changé c’est dur d’être aussi complice quand la relation se transforme en triangle.
Pacey : Je vois ! Mais dis moi tu dois être un homme heureux trois filles pour toi tout seul.
Dawson (riant) : Hélas non je ne suis pas le seul homme que ces jeunes filles vénèrent.
Il accroche les photos mettant en scène ses trois amies.
Dawson : Tiens regarde voici Jack c’est le frère d’Andie et surtout le meilleur ami de Jen.
Pacey : mais lui aussi je le connais .
Dawson : Tu connais Jen et Jack et comment se fait-il qu’on ne se soit jamais rencontré par le passé ?
Pacey : J’en sais rien. Donc Jen et Jack sont meilleurs amis et aucun des deux ne m’a jamais parlé de l’autre ! Bizarre.
Dawson : C’est vrai c’est bizarre surtout que si tu les voyais ensemble tu jurerais qu’ils sont en couple.
Pacey : mais si je suis bien toi tu es toujours avec Andie et Jen et Jack sont toujours fourrés ensemble ?
Dawson : c’est à peu près ça.
Pacey : mais alors Joey doit se sentir bien seule.
Dawson : Oh mais elle travaille beaucoup chez elle et elle adore étudier et surtout sa passion c’est le dessin donc elle y consacre beaucoup de temps. Et puis on fait beaucoup de choses tous ensemble.
Pacey : Très bien.
Dawson : j’y pense demain soir j’organise une soirée vidéo à la maison tu voudrais te joindre à nous ?
Pacey : Euh je sais pas…
Dawson : Viens ça sera sympa en plus tu connais tout le monde.
Pacey : je connais très peu Joey.
Dawson : T’en fais pas elle est adorable et comme ça tu pourras lui tenir compagnie toi qui semble si inquiet de la savoir seule.
Pacey : Bon je vois que tout me pousse à accepter donc c’est d’accord.
Dawson : Super je viendrais te chercher au travail demain. (regardant les photos)Je continue à te faire découvrir mon petit monde. Alors là tu vois c’est ma sœur avec le neveu de Joey. Ma sœur elle s’appelle Lily et son complice s’appelle Alexander. Et puis là ce sont mes parents…
Dawson continue ainsi les présentations de sa petite vie exhibant encore des photos de ses amis.
Ils passent ainsi toute la matinée à discuter en fait c’est surtout Dawson qui parle, Pacey évite soigneusement les questions.
Après avoir affirmé tous les deux avoir passé une excellente matinée ils se quittent se donnant rendez vous le lendemain.
En rentrant chez lui ce soir là Pacey est heureux d’avoir appris à connaître Dawson il trouve que c’est un garçon vraiment très gentil et est content qu’il l’ai invité le lendemain chez lui mais en même temps il est angoissé car il va devoir affronté Joey et il ne sait pas du tout comment celle ci va réagir. Mais le plus embêtant sera de demander l’autorisation à son père de sortir. Il décide de la faire immédiatement en rentrant.
Pacey : papa je peux te demander quelque chose.
John: Hum hum…
Pacey: je voudrais savoir si demain soir je pourrais aller regarder une vidéo chez un ami?
John : un ami ?
Pacey(exaspéré) : Un client régulier chez le photographe. Nous avons sympathisé et il m’a proposé de venir chez lui.
John : tout dépendra de tes résultats , tu as déposé ton pot ce matin ?
Pacey : oui !
John : Très bien je t’attendrais demain soir et tu rempliras un pot en rentrant.
Pacey :(en s’éloignant) Si tu veux.
Pacey est content car il a l’impression que son père commence à lui faire plus confiance. Il l’a autorisé à sortir le lendemain même si bien sur il y aura encore un test c’est déjà un grand pas en avant.
La nuit fut courte pour Pacey, il pensait beaucoup à la soirée de demain. Il aurait peut être l’occasion de faire plus connaissance avec Joey. A condition qu’elle soit plus agréable que les premières fois. Il ne se sentirait pas trop mal à l’aise d’après lui car il connaissait 3 personnes surs les 5 qui y serait.
La matinée de travail passa rapidement. Il rentra ensuite chez lui vers 15h se reposa dans sa chambre et vers 18h après s’être douché il sortit de la maison direction le centre ville où Dawson viendrait le chercher.
Mais en sortant de chez lui il angoissa.
Pacey(intérieurement) : je ne peux pas devenir amis avec eux… C’est trop tôt... Ils vont me poser des questions…mais il faut bien que je me lance un jour…pourquoi est ce si dur ?
Ses joues s’emplissent de larmes il murmure : Matt …
Il s’assied sur une pierre un peu à l’écart de la route et finit par se relever en séchant ses larmes.
Pacey : Cette soirée n’engage rien. Profites en sans réfléchir.
Il arrive au point de rendez vous avec 10 minutes d’avance.
Quelques minutes plus tard il voit arriver un gros 4x4 avec à son bord le jeune homme blond qu’il attendait. Il prend place à coté du chauffeur.
Dawson : salut !
Pacey : Bonsoir.
Dawson : tu vas voir ça va être vraiment bien.
Pacey : (regardant dehors)Oui j’en doute pas.
Chez les Lerry .
Joey : Andie peux tu nous dire où est notre cher ami qui nous a convié chez lui pour une soirée vidéo et qui ne daigne même pas être là quand ses invités arrivent.
Andie : il m’a demandé de vous accueillir et m’a dit de vous faire patienter car il a une surprise.
Jen (curieuse) : Ah bon et c’est quoi ?
Andie : je sais pas !
Jack : allez andie je suis sûr que tu le sais.
Andie : non je vous jure pourtant j’ai tout tenté.
Joey : Andie on ne doute pas de tes moyens de pression sur Dawson mais je t’en prie épargne nous les détails.
Jen : (riant) joey voyons que vas tu chercher.
Ils furent interrompus par l’arrivée de Dawson.
Joey : enfin… mais où étais tu ?
Jen : Où est la surprise ?
Dawson : on se calme les filles…(reculant un peu) entres vas y…
Pacey passe alors la porte et quelle n’est pas la surprise de chacun lorsqu’ils reconnaissent pour certains le photographe pour d’autre le séduisant petit nouveau.
Jen et jack : pacey ?
Puis ces deux derniers se regardent surpris alors que Joey le regarde bizarrement.
Joey : Toi ici ?
Dawson : et alors c’est comme ça que vous accueillez notre invité.

Pacey se sentait un peu mal à l’aise car à part andie qui lui avait sourit les autres convives paraissaient pour certains déçus ou pour d’autres choqués.
Son malaise du se lire sur son visage car Andie se leva et vint vers lui.
Andie : (joyeuse) : Bonsoir Pacey moi c’est Andie on s’est croisé quelque fois mais pas souvent alors derrière moi il y a …
Pacey : (souriant) : Jen et Jack et (se tournant vers Joey et avec un air triste) Joey.
Andie(prise à court) :euh…oui c’est ça et bien sur Dawson mais que tu connais déjà sûrement.
Jen(murmurant à Jack) : Je peux te parler ?
Sans attendre sa réponse elle se lève et tire Jack avec elle.
Jen : ( à l’attention de Pacey)Tu nous excuses une petite minute il faut…
Jack : … qu’on parle !
Ils sortent de la pièce tout en adressant à Pacey un sourire faussement sincère.
Jen : (énervée) Tu peux m’expliquer ?
Jack : (calme) T’expliquer quoi ?
Jen : Tu te moques de moi ?
Jack : Je voudrais bien mais je ne sais même pas pourquoi je me moquerais de toi.
Jen: (criant) Pacey!
Jack: (surpris) Pacey?
Jen: Oui pacey !
Jack : Et bien qu’est ce qu’il a ?
Jen : Il n’a rien mais pourquoi tu ne m’en as pas parlé ?
Jack : J’en sais rien…(réalisant la situation) Ah je vois tu m’accuses moi alors que tu te trouves exactement dans la même situation.
Jen : pas du tout.
Jack : Ah bon ? et alors pourquoi toi tu ne m’en as pas parlé ?
Jen : j’en sais rien !Peut être parce que…
Jack :… tu voulais pour une fois…
Jen : …ne pas tout te dire et garder une part de secret…
Jack : …vivre cette nouvelle relation à fond…
Jen : …profiter seule de ce jeune homme…
Jack : …charmant…
Jen : …gentil…
Jack : …doux…
Jen : …beau…
Jack : …musclé…
Jen :…mystérieux…
Jack :…mais…
Jen : …mais malgré tout je mourrais d’envie de t’en parler…
Jack :…de te raconter tout…
Ils se sourirent comprenant que malgré le fait qu’ils ne s’en soient pas parlé ils ressentaient la même chose, vivaient la même expérience . un expérience nouvelle très sympa mais pour le moment pour chacun encore platonique…
Jen et jack : je suis désolé !
Ils se prirent dans les bras.
Jen : (souriant) Bon c’est bien beau tout ça mais Pacey m’attend.
Jack : (souriant)tu veux dire qu’il m’attend !
Et ils revinrent dans la chambre plus complices que jamais.
Pacey quand à lui avait pris place à coté de Dawson sur un chaise, Andie lui racontait à quel point Jen et Jack étaient complices.
Andie : Ces deux là tu verras ils ne se quittent jamais, toujours fourrés ensemble. Ils se voient toute la journée dorment souvent chez l’un ou l’autre et si par malheur ils passent une nuit séparés il se téléphonent pendant des heures. Jack peut te dire ce que Jen pense à chaque instant, et si Jack va mal Jen saura immédiatement pourquoi. Ils se comprennent d’un simple regard. Rien ne pourra jamais les séparer.
Sur ces mots Jen et Jack entrent dans la pièce en riant.
Andie : Tu vois ?
Jen et Jack : De quoi ?
Dawson (riant) : Rien ! Bon ça y est on peut commencer le film ?
Pacey : c’est quoi le film ?
Jen : (ironique) Photo obsession !
Pacey : Ah je l’ai jamais vu.
Jack(sur le ton de la confidence) : T’inquiètes dans quelques semaines tu le connaîtras par cœur !
Dawson : Jack !
Jack : pardon excuses ! Allons y pour la 258ième projection de photo obsession!
Dawson ne faisait plus attention à leur remarques quant au choix du film , c’est vrai qu’ils le regardaient souvent mais Dawson l’aimait tellement qu’il ne se lassait pas de le regarder !
Joey n’avait pas prononcé un mot depuis l’arrivée de Pacey , avant son arrivée tout semblait bien se passer et dès son arrivée elle s’était refermée ! Attitude qui ne passa pas inaperçue aux yeux de Jen.
Après la soirée ils discutèrent tous ensemble et à la grande joie de Pacey on ne lui posa pas trop de question. Il se mêlait bien aux discutions et riait beaucoup avec les autres. Il regardait souvent Joey à la dérobée. Cette dernière semblait parfois ailleurs, son regard était parfois voilé.
Alors que la soirée ne semblait pas toucher à sa fin Joey décida de rentrer chez elle prétextant du sommeil à rattraper ! Elle leur souhaita une bonne nuit et en s’en allant jeta un regard à Pacey. Son regard n’était pas un regard très amical , lui en voulait elle pour le coup du café ?Ou tout simplement ne l’aimait-elle pas ?
Néanmoins la soirée continua, un peu plus tard ils descendirent dans la cuisine et mangèrent deux grands pots de glace.
Dawson : mais dis nous Pacey tu en sais beaucoup sur nous mais nous on en sait peu sur toi.
Jack : oui c’est vrai ça. Alors parle nous de toi.
Pacey se sentit soudain pris au piège. Le sourire qu’il arborait depuis le début de la soirée s’efface instantanément.
Pacey : Euh…(il regarde sa montre)Il est tard mon père doit m’attendre.
Jen : Oh !
Pacey : (se levant) En tout cas j’ai passé une excellente soirée !
Dawson : Nous aussi.
Andie : On serait ravi que tu reviennes.
Pacey : Ce serait avec plaisir. Bon j’y vais merci encore et bonne nuit !
Jen (troublée) : Il est bizarre quand même.
Jack : Oui c’est vrai.
Andie : Pourquoi ?
Jen : Ben tu n’as pas remarqué ?
Dawson : De quoi ?
Jack : Dès qu’on lui pose une question sur lui, sur sa vie privée il se ferme comme une huître.
Andie : Il doit avoir un passé difficile et ne se sent pas près à en parler.
Dawson : oui elle a raison laissons lui le temps d’apprendre à nous connaître et ne lui en demandons pas trop ! Quand il sera près il nous en parlera j’en suis sur !
Jen : mouais si tu le dis !
Jack : Bon Jen on va rentrer aussi non ?
Jen : Oui allons y je suis crevée.
Jack : Andie je dors chez Jen ! ( se tournant vers Jen) à moins que…
Jen : Non ça ne me déranges pas !

Sur le chemin du retour Pacey n’a pas vraiment envie de rentrer chez lui, il a besoin de réfléchir ! Il se balade alors et se retrouve devant un Bed And breakfast il ne fait pas attention au nom qui est écrit sur la plaque et décide de contourner la maison pour passer devant et faire un petit tour le long de la crique. En passant devant la maison il voit une ombre qui lui est familière sur un ponton. Il décide de s’approcher et en silence s’assied à coté de la jeune fille. En effet en marchant sur le ponton il note qu’elle ne relève pas la tête, n’est pas inquiète d’entendre quelqu’un arriver. Elle semble perdue dans ses pensées, la tête penchée qui observe l’eau.
Joey a entendu la personne arriver sur le ponton elle pensait d’abord que c’était Bessie puis elle se rendit compte que le pas était hésitant et finalement quand le jeune homme s’assit à coté d’elle elle n’en fut pas surprise. Comme si elle l’avait senti arriver, comme si elle l’attendait.
Ils profitèrent silencieusement de la présence de l’autre.
Joey se disait qu’elle ne l’aimait pas depuis l’épisode du café mais pourtant quelque chose en lui l’attirait , bien sur il était très beau garçon mais il y avait quelque chose de plus , quelque chose à l’intérieur, quelque chose qui lui ressemblait.
Pacey quant à lui avait eu le coup de foudre dès le premier jour et avec le temps en la voyant à travers les photos il avait appris à aimer la personnalité ! Comment peut on aimer une personnalité sans connaître réellement la personne ? il avait appris à aimer cette joie dans ses yeux , mais aussi cette part de fragilité qu’il voyait parfois. Et puis grâce aux récits de Dawson il la connaissait un peu mieux. En tout cas il rêvait de mieux la connaître.
Pacey sentit que Joey ne voulait pas parler et à vrai dire lui non plus ne le voulait pas trop. Au bout d’un long moment il se leva. En partant il se retourna.
Pacey : (timidement) : Bonne nuit Joey.
Joey (se tourna vers lui ) : Merci à toi aussi.
Et à son tour elle lui sourit.
Son sourire était plein de reconnaissance mais aussi de tristesse et Pacey le remarqua. Néanmoins il décida quand même de rentrer.
Joey resta encore quelques instants assise à réfléchir. C’est vrai qu’elle avait apprécié sentir une présence à ses côtés mais elle avait apprécié aussi le fait qu’il n’ai rien dit. Elle n’avait besoin que d’une présence. Cette présence elle ne l’avait pas souvent. Jen et Jack étant toujours ensemble et elle voyait moins Dawson depuis que celui ci sortait avec Andie . Elle se retrouvait parfois le soir assise sur ce ponton à penser à sa vie au fait que sa mère lui manque tant, au fait que c’est tellement dur de perdre un être qu’on aime, qu’il est difficile d’oublier , que sa sœur souffre de cette absence.
Pacey quand à lui était heureux d’avoir eu un sourire sincère de la part de Joey. Il avait vraiment apprécié ce moment de silence entre eux. Ca lui avait fait du bien. C’était une sorte de recueillement. Il avait pensé à Matt, ça le faisait toujours énormément souffrir mais d’habitude il était seul, non pas que ça le gène d’être seul mais il n’y avait pas une présence pour le soutenir. Son père le rabaissait toujours et lui rappelait toujours cette terrible histoire. Il y pensait déjà assez tout seul il n’avait pas besoin de lui pour remuer un peu plus le couteau dans la plaie.
De plus le sourire de Joey lui laissait croire qu’elle aussi connaissait quelque chose de semblable. Mais comment pouvait-il en être si sur ? Il arriva chez lui et comme promis son père l’attendait sur les marches.
John : Ah te voilà. (il se lève et regarde les yeux de son fils) Bon il semble que tout aille bien rempli quand même le bocal.
Pacey ne proteste pas il a l’habitude maintenant.
Alors qu’il passe à coté de lui sans rien dire son père l’interpelle.
John : Tu as passé une bonne soirée ?
Pacey(étonné de tant d’attention) : Oui c’était chouette on a regardé photo obsession et ensuite on a discuté en mangeant de la glace et me voilà.(désignant sa chambre) : J’y vais je travaille demain. Bonne nuit papa.
John : Bonne nuit fiston.
Pacey était vraiment surpris de la soirée mais agréablement surpris. Premièrement les amis de Dawson étaient vraiment très gentils, ensuite Joey avait accepté sa présence dans un moment qui semblait important pour elle et le comble il avait eu droit à un de ses sourires. Et pour couronner le tout son père n’avait pas eu une attitude méprisante à son égard, bien sur il vérifiait toujours si Pacey ne s’était pas drogué mais peut être qu’au final il s’inquiétait pour lui et ce que Pacey retenait surtout c’est qu’il avait voulu savoir comment s’était passé sa soirée, il avait posé la question sincèrement et ça le touchait beaucoup. Peut être qu’après tout il pourrait espérer avoir une vie plus joyeuse que ces derniers mois. Il en rêvait secrètement mais en même temps il y avait toujours ce douloureux souvenir qui le ramenait à la réalité.
Il s’endormit avec la photo de lui et ce jeune homme reposant sur son cœur.

Le lendemain il passa par la marina avant d’aller travailler il vit une affiche sur un petit voilier où il était écrit à louer. C’est à ce moment qu’il se dit qu’il pourrait le louer. Il avait tellement envie de naviguer, de se retrouver seul avec l’océan. Il se décida à prendre le numéro de téléphone et il appellerait plus tard dans la journée pour voir s’il pouvait prendre le bateau dimanche.
En milieu d’après midi alors qu’il était en train de ranger les pochettes dans les tiroirs il entendit la porte s’ouvrir.
Pacey : je suis à vous dans une seconde.
Il se leva et resta interdit, c’était Joey qui se trouvait là devant lui.
Joey(avec un sourire timide) : Bonjour.
Pacey(souriant) : Bonjour.
Ils se scrutèrent attendant que l’autre réagisse. Joey se décida à briser le silence.
Joey (hésitante): euh…voilà le coupon pour mon film.
Pacey : Ah oui !(il prend la pochette dans le tiroir et montre la première photo, une photo de Bodie et Alexander)
Joey : Oui c’est ça ! C’est 8$ ?
Pacey hocha la tête. Il réfléchissait en même temps qu’elle sortait son billet. Oserait-il lui demander ? Elle le régla et se dirigea déjà vers la porte mais au dernier moment elle se retourna.
Joey : Je voulais te remercier pour hier soir.
Pacey la regarda bizarrement et elle comprit qu’il ne saisissait pas bien la situation.
Joey : Merci de t’être assis et de ne pas m’avoir posé de question , ça m’a fait du bien.
Pacey(sincère) : A moi aussi, bien plus que tu ne peux l’imaginer.
Ils se sourirent , leurs sourires étaient pleins de gratitude.
Pacey : Dimanche j’ai prévu de louer un voilier pour faire un tour en mer je me demandais si tu voulais venir comme je sais que tu aimes naviguer ?
Joey : euh…(elle réfléchit , l’offre était tentante, Bessie n’avait pas besoin d’elle dimanche et elle n’avait rien prévu) je sais pas !Pourquoi pas ! oui ça me tenterait bien !
Pacey afficha un sourire triomphant.
Pacey : Très bien. Je passerai samedi te dire à quelle heure on partira.
Joey : oh mais tu n’as pas besoin de te déplacer appelles moi ça sera plus simple. Je vais te donner mon numéro.
Elle s’approche de lui et prend le bout de papier qu’il lui tend.
Joey : tu aurais un stylo ?
Pacey : Oui bien sur voilà(il lui donne son stylo)
Joey : Samedi je devrais être chez moi ou sinon tu laisses le message à ma sœur.
Pacey : parfait à dimanche alors.
Joey : oui à dimanche.
Elle sortit du magasin la tête dans les nuages. Pourquoi avait-elle accepté ? Elle ne le connaissait pas et pourtant elle avait confiance en lui ? Elle n’avait pas beaucoup réfléchi en acceptant mais tout semblait propice à accepter. Comment savait-il qu’elle aime naviguer ?
Elle se dit que si jamais elle changeait d’avis elle pourrait lui dire samedi qu’elle ne voulait plus. Mais pour le moment elle n’avait aucune envie de refuser son offre.
Pacey quand à lui était content d’avoir osé lui demandé, en effet il avait beaucoup hésité mais finalement s’était jeté à l’eau et tant mieux. A vrai dire dès qu’il avait pensé louer le bateau il avait pensé à elle. Bien sur il la trouvait toujours très belle mais il avait vraiment envie de la connaître. Qui sait peut être serait-il prêt à se confier à elle. Il s’était senti tellement bien en sa présence qu’il se disait qu’il ne lui en faudrait pas beaucoup plus pour qu’il se dévoile un peu plus.

Le reste de la semaine passa rapidement . Samedi matin il était encore au magasin , en effet Monsieur Thomson lu avait demandé si ça ne le dérangeait pas de travailler seul ce matin là car il désirait partir pour le week end avec son épouse. Pacey n’y voyait pas d’inconvénient , il ne s’agissait que d’une demie journée puisque le samedi après midi la boutique était fermée.
Voix : Bonjour Pacey !
Il était en train de remettre des pellicules sur les étagères. Mais il reconnut directement la voix féminine qui s’adressait à lui.
Pacey : Jen ! Comment vas tu ?(il se tourna) Oups je veux dire Jen et Jack comment aller vous ?
Jack : Très bien.
Pacey : Alors que me vaut l’honneur de votre visite ?
Jen : Ben en fait ce midi on a décidé de faire un pique-nique au parc avec Andie et Dawson alors on se demandait si tu voulais te joindre à nous.
Pacey : (réfléchissant) Je crois que ça pourrait se faire.
Jack : Super alors on viendra te chercher à midi.
Pacey : Pas de problème. Au fait ça fait plaisir de vous voir tout les deux ensemble.
Jen : (attrapant le bras de jack) : Merci c’est vrai que ça commençait à être dur de passer autant de temps sans mon petit Jack chéri.
Jack (faussement mielleux) Oh ma petite Jen chérie( prenant un air supérieur) allez viens poupée on s’en va on laisse ce jeune homme travailler.
Ils sortirent en riant sous le regard amusé de Pacey. « ah oui le bateau » il composa le numéro de téléphone qu’il avait griffonné.
Pacey : Bonjour ce serait pour savoir si le bateau est libre demain…. Parfait j’aimerai le prendre…Vers quelle heure ?Je sais pas 9h ou 10h ça irait ?…9h à la marina j’y serai…au nom de Pacey Witter avec deux T…merci beaucoup à demain….au revoir….
Midi pile Jen et Jack se collaient à la vitre comme deux enfants qui regardent les vitrines illuminées pour Noël.
Il les rejoignit et ensemble ils retrouvèrent Dawson et Andie en train d’étendre une grande couverture sur l’herbe à l’ombre d’un grand chêne. Pacey s’éclipsa quelques minutes et il revint avec un paquet qui provenait apparemment d’une pâtisserie. Jen et Andie se jetèrent sur lui.
Jen : (gourmande) Hum les pâtisserie j’adore ça …
Andie : (intéressée) C’est quoi ?
Pacey (triomphant) : Il faudra attendre la fin du repas pour le savoir mais je pense que vous allez tous aimer.
Jack (le prenant par les épaules) : Viens voir deux secondes (murmurant) dis moi ce que c’est !je le dirais à personne.
Pacey éclata de rire et pour seul réponse il rejoignit les autres laissant un Jack déçu derrière lui.
Dawson : tu as raison de ne pas céder.
Andie : Dawson on te voit venir !
Dawson : Tu me vois venir ?
Jen : oui tu essayes de l’amadouer pour qu’il se confie à toi mais ça ne marchera pas.
C’est ainsi que sur le ton de la plaisanterie ils déjeunèrent sur l’herbe. Pacey se sentait complètement intégré au groupe. Il fut encore plus apprécié quand il se décida à leur révéler la nature du dessert. Il s’agissait d’une foret noire. Jen lui sauta au cou pour le remercier elle adorait les forets noires et en rêvait depuis des semaines, Jack se fit une joie de lui rappeler que si elle en mangeait trop elle deviendrait aussi grosse qu’un ballon de baudruche. Jen bouda quelques secondes jusqu’à ce que son meilleur ami s’excuse en lui disant qu’elle était superbe pour se faire excuser il lui déposa un gros bisou sur la joue.
Après le déjeuner ils s’allongèrent bien décidé à faire une sieste. Andie se lova dans les bras de Dawson. Pacey se coucha et croisa les bras derrière sa nuque. Jen ne manqua pas cette occasion et lui demanda si ça ne le dérangeait pas si elle appuyait sa tête sur son ventre. Pacey accepta et alors qu’elle se coucha elle regarda Jack et lui tira la langue les yeux plein de malice l’air de dire « un point pour moi ». Jack qui n’avait pas dit son dernier mot.
Jack : ça te dirait d’aller nager après ?
Pacey : Ouais ça serait chouette je passerai à la maison prendre mon maillot et on ira profiter de la mer.
A son tour Jack tira la langue à Jen avec le même regard malicieux qu’elle avait il y a quelques instants.
Mais ce qu’ils ne savaient pas c’est que durant la sieste pacey pensait à la journée qu’il allait passer demain avec Joey. Se sentirait-il aussi bien à ses cotés que quand il l’avait retrouvé sur le ponton ?ou alors y aurait-il une gêne ?
En passant chez lui il en profita pour appeler Joey et lui fixa rendez vous à 8h45 à la marina. Elle n’avait pas beaucoup parlé mais ne semblait pas en colère ou ennuyé.

La soirée passa rapidement Pacey était crevé en effet il avait été nagé avec Jack puis ils avaient
disputé un petit match en rentrant n’ayant pu résister à l’appel du terrain de basket !
Avant d’éteindre la lumière il avait à nouveau regarder les photos de Joey et également celle de lui et du jeune homme. Un voile de tristesse avait alors empli ses yeux mais il chassa ce sentiment de ses pensées se promettant de profiter un maximum de la journée de demain. Il l’avait tant espérée. Il s’endormit serein

misswitter  (21.10.2005 à 19:11)
Pacey est réveillé depuis 7h ce matin. Il est allongé sur son lit, les yeux rivés au plafond, se demandant ce que va lui réserver la journée. Toute une journée avec Joey ! Il a l’impression de rêver. Cette fille qui, il y a quelques temps, refusait de lui adresser la parole, s’était montrée plus que froide chez Dawson et l’avait pratiquement insulté à cause de l’incident avec la tasse à café. A l’évocation de ses souvenirs, un léger sourire se dessine sur ses lèvres, cette Joey est vraiment une fille étonnante. Mais que cache-t-elle ? Pacey se souvient alors que Dawson lui a expliqué qu’elle vivait avec sa sœur et son beau-frère. Pourquoi ? Ses parents vivent peut-être à l’étranger ou dans un autre état. Il tourne alors la tête vers sa table de chevet et regarde l’heure : 7h30. Il est temps d’y aller. Il jette un dernier regard à la photo de Matt et lui qu’il ne cache plus.
Pacey : c’est décidé, je ne cacherais plus cette photo. Il faut que j’avance. Souhaite moi bonne chance Matt, je vais en avoir besoin.
Pacey se lève et réalise alors que c’est la première fois depuis « l’accident » qu’il parle à Matt de manière naturelle sans aucune gêne ou aucune envie de pleurer. Il sourit.
Il descend alors à la cuisine et décide de préparer un pique-nique pour ce midi. Il a tout prévu, eau, soda, sandwichs, chips et chamallows en dessert. Il se prépare une assiette de pane cakes en guise de petit déjeuner, le tout copieusement arrosé de sirop d’érable. Alors qu’il enfourne une énorme bouchée, son père entre dans la cuisine.
John : tu es bien matinal !
Pacey : oui, je serai absent toute la journée. Ne m’attendez pas pour dîner.
John : et on peut savoir ce que tu vas faire ?
Pacey se raidit, son père a un ton glaçant, comme avant.
Pacey, déconcerté : euh…j’ai loué un voilier et je sors en mer toute la journée.
John : fais attention à toi alors.
Pacey se détend, il se lève, débarrasse, fait la vaisselle et attrape son panier repas. Son père se penche pour ramasser le sac à dos de Pacey et lui tend.
John : Pacey, je te fiche la paix, c’est fini, les tests, tout. Tu es clean depuis 4 mois. (puis sur un ton plus menaçant) mais je te préviens que…
Pacey : ne t’inquiète pas papa.
John : bon, passe une bonne journée.
Pacey : merci.

De son côté Joey se prépare aussi. Depuis qu’elle est debout elle est nerveuse.
Joey : mais qu’est-ce qui m’a pris d’accepter !
Bessie : tu parles toute seule maintenant ?
Joey : et tu écoutes aux portes toi maintenant ?
Bessie : je vois, tu t’es levée du mauvais pied. Et qu’est-ce qu’il peut bien se passer pour que ma sœur se lève à 7h30 un dimanche matin ?
Joey : je vais faire de la voile aujourd’hui.
Bessie : toute seule ?
Joey : non.
Bessie : avec qui alors ?
Joey : avec quelqu’un que tu ne connais pas.
Bessie : en tout cas, ce garçon doit drôlement te plaire.
Joey : pourquoi tu dis ça ? et qui te dit que c’est un garçon ?
Bessie : et bien c’est rare que tu mettes une robe pour aller faire de la voile.
Joey baisse alors la tête et constate en effet qu’elle a revêtu une petite robe vert pâle. Rouge de confusion, elle fuit le regard insistant de sa sœur.
Joey : en effet, ce n’est pas la tenue idéale. Bessie, ça t’ennuierait de sortir, je voudrais m’habiller tranquillement et seule si possible.
Bessie sort de la chambre en souriant. Sa sœur amoureuse ! Il était temps.
Joey s’observe dans le miroir. Elle opte finalement pour un jean et un t-shirt blanc. Elle met un sac dans son pull puis le retire, après tout, il doit faire beau aujourd’hui. Elle file à la cuisine et prend un paquet de chamallows dans le placard.

A 8h45, Joey entend un coup de klaxon dehors. Aussitôt elle attrape son sac et sort, adressant un vague « bonne journée » à sa sœur. Bessie, qui n’a pas perdu de temps, se poste derrière la fenêtre du salon et observe sa sœur monter dans la voiture. Le chauffeur tourne alors son visage vers Bessie en amorçant une marche arrière et elle ne peut que constater qu’il est charmant. Sa sœur a visiblement bon goût.


Jen et Andie sont à vélo. Elles ont décidé de se passer de leurs hommes aujourd’hui. Une journée entre filles leur fera le plus grand bien.
Jen : on va chercher Joey ?
Andie : d’accord.
Arrivées devant chez les Potter, elles frappent à la porte.
Bessie : bonjour les filles.
Jen : bonjour Bessie. Est-ce que Joey est là?
Bessie : non, elle est partie très tôt ce matin, elle ne rentre pas de la journée.
Andie : tant pis. Merci, bonne journée.
Les deux amies font demi-tour et remontent sur leurs vélos.
Jen : on dirait que notre comparse prend du bon temps sans nous, aurait-elle d’autres amis ? Andie : ou elle est peut-être avec un garçon ?
Jen : peut-être, alors on va où ?
Andie : on a qu’à longer la crique.
Jen : et c’est parti !

Jack et Dawson se retrouvent seuls pour la journée.
Dawson : elles sont bizarres ces filles quand même.
Jack : pourquoi ?
Dawson : et bien hier j’ai proposé à Andie d’aller à Providence aujourd’hui et elle m’a répondu non alors qu’elle adore faire du shopping. Elle voit quelqu’un d’autre, c’est sûr.
Jack : Andie ? voir quelqu’un d’autre ? tu délires Dawson, Andie est folle de toi. Dès qu’on prononce ton prénom, elle devient rouge comme une tomate.
Dawson sourit, rassuré de savoir qu’Andie l’aime aussi fort. Mais il se rembrunit aussitôt.
Dawson : mais alors pourquoi elle ne m’a pas dit ce qu’elle faisait aujourd’hui.
Jack : parce qu’elle-même ne le sait pas, elle doit passe la journée avec Jen et Joey. C’est Jen qui a ordonné de laisser tomber « ces hommes qui ne servent à rien et dont on s’encombre trop pour oublier l’essentiel, l’amitié entre filles ! » Il faut « resserrer les liens qui les unissent car elles se sont éloignées depuis qu’elles ont l’âge de fréquenter des garçons et il est grand temps d’y remédier » et blablabla.
Dawson : je vois, tu as eu droit à un laïus féministe façon Jennifer Lindley. Et bien puisque nous sommes abandonnés, que dirais-tu de « resserrer les liens qui unissent les hommes car nous nous sommes éloignés depuis que nous sommes en âge de fréquenter des filles » ?
Jack, rigolant : pas de problème, on va chercher Pacey ?
Dawson :d’accord.
Ils arrivent devant chez Pacey et frappent à la porte. Aucune réponse.
Jack : et bien il semble que Pacey ne soit pas là.
Dawson : quelle perspicacité ! on fait quoi alors ?
Jack : tu n’avais pas prévu d’aller à Providence ?
Dawson : si, ça te dis ?
Jack : un peu que ça me dit !

Un silence de plomb pèse dans la voiture. Joey est visiblement mal à l’aise. Pacey, lui, est déçu, il pensait que Joey serait heureuse de passer la journée avec lui mais visiblement, elle y va à reculons.
Pacey : si tu as changé d’avis, je peux toujours faire demi-tour.
Joey, sortant de sa rêverie : hein ? non tout va bien, je réfléchissais c’est tout.
Le silence retombe, Pacey met alors la radio pour faire diversion. Il tombe sur le bulletin météorologique.
Speaker : « un temps magnifique sur toute la côte est et l’arrivée d’une perturbation en fin de journée qui devrait entraîner des orages et une tempête pour les villes les plus près des côtes avec des vents forts et la mer sera agitée à partir de 17h alors pour tous les matelots, faites attention ! »
Joey : ça craint rien ?
Pacey : non, il a dit 17h, on fera demi-tour vers 15h. De toute façon, il ne faut pas qu’on s’éloigne de trop parce que je ne connais pas vraiment la région, j’ai étudié une carte avant de venir et j’ai vu qu’il y avait une crique pas loin, on pourrait peut-être y aller.
Joey : oui, je la connais, j’y suis allée il y a quelques années avec Dawson et nos parents.
Alors qu’un sourire commence à se dessiner sur le visage de Joey à l’occasion de ce souvenir si agréable pour elle, un voile de tristesse passe sur son visage, ce que Pacey ne manque pas de remarquer. Mais selon lui, il est encore trop tôt pour questionner Joey. Ses réactions peuvent être imprévisibles et elle change très vite d’humeur.

Arrivés à la marina, Pacey et Joey descendent de voiture et s’avancent vers un homme qui semble visiblement attendre quelqu’un.
Pacey : Monsieur Jordan ? Pacey Witter.
Jordan : bonjour, ponctuels, j’adore ça. Je vous accompagne. Le voilier n’est pas grand, il n’a qu’une cabine mais je suppose que ça ne vous dérangera pas les amoureux.
Joey : nous ne sommes….
Jordan : voilà, c’est celui-ci.
Pacey : il est magnifique.
Jordan : et il ne m’a pratiquement rien coûté, juste quelques dollars et beaucoup de temps.
Pacey : vous voulez dire que vous l’avez retapé vous-même ?
Jordan : et oui, on fait avec ce qu’on a.
Joey : il est vraiment beau.
Jordan : et bien je vais vous laisser, bonne journée et faites attention à vous et à mon bateau aussi.
Pacey : tenez, le montant de la location.
Jordan : merci jeune homme. A ce soir les amoureux.
Joey : mais nous ne sommes….
Pacey : je doute que ça l’intéresse.
En effet, Monsieur Jordan est déjà reparti.
Pacey et Joey montent à bord du bateau et se préparent au départ. Pacey constate que Joey est très douée, il n’a pas le temps de lui demander quoique ce soit que le bateau est déjà prêt à naviguer.
Pacey : tu es très douée.
Joey, rougissante : merci.

Jen et Andie se baladent toujours à vélo. Jen fonce à toute allure afin de se défouler au maximum. Andie peine derrière à la suivre. Jen finit pas s’arrêter, à bout de souffle. Andie la rejoint.
Andie : ça va mieux ?
Jen : désolée, j’avais besoin de me défouler.
Andie : ça ne va pas ?
Jen, vague : si si.
Andie : Jen, je te connais, je vois quand quelque chose ne va pas. Alors dis-moi ce que c’est.
Jen : bon, si tu insistes. Ça recommence.
Andie : quoi ? qu’est-ce qui recommence ?
Jen : rrrrrhhhh, je croyais pourtant que c’était fini et puis il faut être lucide, ça n’a pas marché il y a 3 ans, pourquoi ça marcherait maintenant ? surtout vu la situation et ce qu’il est devenu.
Andie : mais Jen de quoi tu parles ? Je ne comprends rien.
Jen : et bien en fait…
Au moment où Jen commence sa phrase, une voiture klaxonne et s’arrête à leur hauteur.
Dawson : salut les filles.
Andie : coucou les garçons. Qu’est-ce que vous faites là ?
Jack : et bien nous partons à Providence. Vous voulez venir ?
Andie se tourne, pleine d’espoir, vers Jen qui regarde le bout de ses chaussures.
Andie : Jen ?
Jen : et bien vu que Joey n’est pas là, on a qu’à remettre notre journée entre filles à la semaine prochaine. Mais il faut que je me change et qu’on ramène les vélos.
Dawson : mets-les dans le coffre, Andie laissera le sien chez toi si ça ne te dérange pas.
Jen : et bien je ne peux pas refuser vu que tout semble prévu.
Jack sort alors de la voiture et lui prend son vélo des mains pour le mettre dans le coffre. Jen rougit imperceptiblement. Il prend celui de sa sœur et ils montent tous les 3 dans la voiture. Dawson fait demi-tour et repart en direction de sa maison et de celle de Jen, juste à côté.

Joey et Pacey sont en mer depuis 2 heures maintenant et ils se parlent très peu. Mais dès que l’un d’eux tourne le dos, l’autre le scrute à la dérobée. Pacey ne sait pas quoi penser, ne sait pas ce qu’il doit faire.
Pacey : tu as faim ?
Joey : un peu, je n’ai pas beaucoup déjeuné ce matin.
Pacey : j’ai tout ce qu’il faut. Tiens la barre, je reviens.
Pacey descend en cabine et trouve un plateau dans un placard. Malgré ce qu’a pu dire le propriétaire, le bateau est très bien équipé. Il sort alors de son sac un thermos de café chaud, un paquet de gâteau et des chamallows. Il remonte et observe un instant Joey qui regarde droit devant elle, concentrée sur ce qu’elle fait.
Pacey, à voix basse : décidément, elle est vraiment belle.
Quand Joey le remarque enfin, un sourire éclaire son visage et Pacey reste scotché. Ce sourire est si enfantin, si beau qu’il lui redonne du baume au cœur.
Pacey : on peut savoir ce qui te fait sourire comme ça.
Joey : regarde.
Joey sort alors de son sac un paquet de chamallows.
Joey : on dirait qu’on a le même pêché mignon.
Pacey rigole : en effet, j’adore les chamallows, je pourrais les manger par paquet entier.
Joey : et moi j’en engloutis des tonnes.
Ils rigolent tous les deux, l’atmosphère se détend et les barrières semblent enfin baissées.

Jen, Andie, Dawson et Jack roulent vers Providence. Jack a cédé sa place à l’avant à sa sœur et se retrouve donc derrière avec Jen. Cette dernière tourne obstinément son visage vers la fenêtre et feint d’admirer le paysage. Andie, elle, réfléchit. Elle a bien essayé d’en savoir plus pendant qu’elle se changeait chez Jen mais elle n’a rien voulu lui dire. Quelle tête de mule quand elle s’y met. Jack, lui, est plongé dans un magasine de base-ball et ne semble absolument pas perturbé par le silence, si peu coutumier, de Jen. Une fois sur le bac qui les conduit à Providence, Andie et Dawson s’isolent, Jen part à l’arrière du bateau et Jack dort dans la voiture.
Andie : Dawson, excuse-moi mais Jen n’a pas l’air d’aller très bien, je vais la rejoindre.
Dawson : qu’est-ce qu’elle a ?
Andie : je ne sais pas, vous êtes arrivés en voiture quand elle allait m’en parler et depuis elle n’a plus rien voulu me dire.
Dawson : et bien vu que tu m’abandonnes, je vais aller chercher des cafés.
Andie : Dawson, tu es exaspérant quand tu t’y mets.
Dawson lui sourit, l’embrasse sur le front et s’éloigne. Andie se met alors à la recherche de Jen qu’elle retrouve à l’arrière du bateau, en pleine contemplation océanique.
Andie : je sais que tu m’as dit que tout allait bien dans ta chambre mais reprenons cette conversation amorcée à la plage. Et ne te défiles pas Jen.
Jen : c’est rien Andie, tout va bien je t’assure. J’ai eu un petit moment d’égarement on va dire.
Andie : Jen, tu sais que si ça ne va pas, tu peux tout me dire. Les amies c’est fait pour ça.
Jen : ne t’inquiète pas, si j’ai un besoin quelconque de m’exprimer je te fais signe.
Andie : on devrait retourner à la voiture, on va bientôt arriver.
Elles partent toutes les deux en direction de la voiture. En chemin, elles croisent Dawson avec ses quatre cafés à la main. Elles le débarrassent et se dirigent vers la voiture. C’est alors qu’ils voient Jack, assis nonchalamment sur le capot de la voiture, en pleine discussion avec un autre garçon. Ils ont l’air de bien s’entendre.
Jack : tu sais, c’est pas évident au début mais après on s’y fait.
Tom : oui mais ma famille ne me parle plus depuis que je leur ai dit. J’aurais du me taire.
Jack : non, tu as bien fait. On est ce qu’on est, c’est pas parce que on a pas les mêmes préférences sexuelles que la normale qu’on doit vivre comme des parias, si tu n’avais rien dit, tu le vivrais encore plus mal.
Tom : merci Jack, tu m’as redonné un peu plus confiance en moi.
Andie : oui, il est extraordinaire pour ça.
Jack : Tom, je te présente ma sœur, Andie, son petit ami Dawson et ma meilleure amie Jen.
Dawson : salut Tom.
Tom : bonjour. Je vais vous laisser, je ne voudrai pas vous déranger.
Andie : tu ne nous déranges pas. Vous parliez de quoi ?
Jack : de…de sexualité.
A ces mots, Jen manque de s’étrangler avec son café.
Dawson : ça va Jen ?
Jen : oui, j’ai avalé de travers c’est tout.
Dawson : c’est l’heure de remonter en voiture, on arrive.
Tom s’éloigne après avoir échangé son numéro de téléphone avec Jack. Les quatre amis retournent dans la voiture.
Andie : il a l’air charmant ce jeune homme.
Jack : on a parlé de ses problèmes, je l’ai vu qui pleurait alors je suis allé le voir et il s’avère qu’il est gay et que sa famille le rejette depuis qu’il le leur a dit.
Jen, dans sa barbe : oh, le preux chevalier.
Jack : quoi ?
Jen : rien, je disais oh le beau voilier.
Dawson : aller, en route.


Joey s’est endormie sur le pont du bateau. Pacey est à la barre et il ne peut s’empêcher de la regarder dormir. Quand il aperçoit qu’elle tremble dans son sommeil, il descend chercher un pull et le lui met dessus. Au moment où il retourne à la barre, Joey s’agite dans son sommeil, elle gémit. Pacey se rapproche d’elle et l’entend murmurer Maman. Ne sachant quoi faire, il la secoue gentiment pour la réveiller mais rien n’y fait. Il s’accroupit pour être à sa hauteur et l’observe. Elle semble se calmer. Mais au moment où il se redresse, elle crie NON avec un tel déchirement qu’il en est tout retourné. Il se tourne pour la réveiller mais se prend le pied dans le sac de Joey et en voulant se rattraper, il l’entraîne dans sa chute. Ils se retrouvent ainsi par terre, Joey couchée sur Pacey et à présent tout à fait réveillée.
Joey, furieuse : mais qu’est-ce que tu fais ?
Pacey, confus : je suis désolé, tu faisais un cauchemar et j’ai voulu te réveiller mais je me suis pris les pieds dans ton sac.
Joey : bah bien sur, et t’as rien trouvé de plus crédible comme excuse. Tu n’es qu’un sale matteur !
Pacey : quoi ? mais je t’ai dit la vérité Joey.
Joey : ne t’approche plus de moi, c’est clair.
Pacey, vexé : si tu ne veux pas que je te touche, t’as qu’à te relever, c’est pas moi qui suis avachi sur toi.
Joey : alors ça c’est la meilleure.
Elle se relève illico et le fusille du regard.
Joey : je savais que j’aurai dû te dire non. Cette sortie est une catastrophe. Je veux rentrer.
Pacey : je pourrais te dire la même chose, seulement on est coincé en mer alors tu vas arrêter de râler et tu vas prendre ton mal en patience.
Joey, excédée, s’enferme dans la cabine. Pacey voit la crique dont il avait parlé et décide d’y aller quand même, il a besoin de descendre de ce bateau. Il jette l’encre près du rivage et rejoint la crique à la nage. Quand Joey s’aperçoit qu’elle est seule sur le bateau, elle monte sur le pont et voit Pacey assis sur la plage. Elle sort alors le pique-nique qu’il a prévu, met tout dans le canot pneumatique et va le rejoindre. Arrivée à côté de lui, elle s’assied, silencieuse.
Au bout de cinq minutes, elle se décide enfin à parler.
Joey : je suis désolée.
Pacey : pas grave.
Joey : je n’aurais pas dû te parler comme ça et t’accuser injustement. Tu n’as rien fait de mal.
Pacey : je t’ai dit que c’était pas grave. On aurait pas dû faire cette sortie, c’était une mauvaise idée. On ne se connaît pas après tout. On mange et on rentre.
Joey ne sait pas quoi répondre, il a l’air si triste tout à coup. Elle sort alors le pique-nique et ils mangent tous les deux en silence, regardant la mer qui s’étend devant eux à perte de vue.


Jen, Jack, Dawson et Andie sont maintenant à Providence. Ils se promènent dans le centre-ville et font les boutiques.
Jack : crise aiguë de shopping en vue on dirait.
Dawson : ta sœur cherche une nouvelle robe et des nouvelles chaussures.
Jack : et bien, on a pas fini.
Jen : tu n’es pas obligé de rester, tu n’as qu’à aller te promener.
Jack : tu as un problème Jen ?
Jen : moi ? absolument pas.
Jack : je vais faire un tour du côté des hommes.
Jack s’éloigne, laissant Jen et Dawson seuls devant la cabine d’essayage où est enfermée Andie.
Dawson : ça ne va pas Jen ?
Jen : et pourquoi ça n’irait pas ?
Dawson : tu as vu comment tu as agressé ce pauvre Jack ?
Jen : oh ça va, je ne lui ai pas non plus demandé de rester à Capeside.
Andie : alors qu’est-ce que vous en pensez ?
Dawson : tu es ravissante.
Andie : Jen, tu peux venir deux minutes ? J’arrive pas à défaire la fermeture éclair. Dawson, tu devrais aller retrouver Jack et regarde si tu ne voies rien pour toi au passage.
Dawson : pourquoi ?
Andie : s’il te plait Dawson.
Dawson : je vois, c’est un truc de filles ?
Andie : exactement, à toute à l’heure.

Jen et Andie entrent dans la cabine.
Jen : bon, qu’est-ce qu’il y a ?
Andie : je te l’ai dit, c’est pour ma fermeture éclair.
Jen : Andie, il n’y a pas de fermeture éclair sur cette robe.
Andie : ah oui, suis-je bête.
Jen : je peux y aller ?
Andie : Jen, tu es en train de retomber amoureuse de Jack ?
Jen : moi amoureuse de ton frère? Non pas du tout, enfin, peut-être, je sais pas. En fait, je crois que je me sens seule et du coup je me raccroche à la seule relation qui m’a rendue heureuse.
Andie : mais Jen, il est gay !
Jen : je sais Andie, ça va passer, c’est juste que j’ai besoin de tendresse, d’un garçon pour qui je serais aussi importante que tu peux l’être aux yeux de Dawson.
Andie : pourquoi tu n’essayes pas de sortir avec Pacey ?
Jen : je ne crois pas que je l’intéresse.
Andie : alors il faut te trouver le garçon idéal.
Jen sourit, touchée par l’intérêt qu’Andie lui manifeste. Heureusement, elle a des amis fabuleux.


Joey : j’ai fait un cauchemar au sujet de ma mère. C’est pour ça que tu m’as sans doute entendu crier.
Joey lui a dit ça sans lever une seule fois les yeux de son sandwich. Pacey, assis à côté d’elle sur la plage, ne répond pas.
Joey : j’ai perdu ma mère quand j’avais 13 ans, elle est morte d’un cancer.
Pacey : je suis désolé, je ne savais pas.
Joey : je n’aime pas en parler. Si tu étais à Capeside depuis plus longtemps, tu saurais que ma famille est souvent au cœur des ragots de cette ville.
Pacey : pourquoi ?
Joey : oh, trois fois rien. Quand ma mère était malade, mon père l’a trompé avec une serveuse, aujourd’hui il est en prison pour trafic de drogue et je vis avec ma sœur qui a eu un enfant avec un homme noir et sans être mariée.
Pacey : ça n’a pas dû être facile.
Joey : non en effet. Mais on apprend à vivre avec.
Le silence retombe tandis qu’ils finissent leur repas en silence.
Pacey : tu veux te baigner ?
Joey : si tu veux.
Ils enlèvent alors leurs vêtements.
Pacey : on a eu la même idée, on a mis nos maillots de bain.
Joey : c’est plus prudent.
Pacey court dans l’eau et plonge tête la première. L’eau est fraîche et lui fait du bien. Il réfléchit alors à ce que Joey lui a raconté. La pauvre, il comprend mieux d’où lui vient cette tristesse dans le regard. Il se tourne pour voir si elle arrive et il la voit avancer lentement vers l’eau. Vêtue d’un maillot deux pièces, il ne peut que constater combien elle est belle, fine et élancée. Troublé par la vue de Joey, il plonge une fois de plus sous l’eau. Quand il remonte à la surface, elle est juste devant lui. Si près qu’il peut sentir son souffle contre son visage. Où est-ce le vent ?
Joey : c’est toi l’homme poisson ?
Pacey : pourquoi ?
Joey : tu n’arrêtes pas de plonger sous l’eau.
Pacey : j’adore la mer.
Joey : je vois ça.
Joey plonge alors la tête sous l’eau, comme Pacey précédemment, elle le contourne et lui attrape les chevilles afin de le faire basculer. Déstabilisé, Pacey tombe en avant et s’enfonce dans l’eau. Quand il remonte, Joey le regarde et éclate de rire.
Pacey : ah oui, tu le prends comme ça ? et bien tu vas me le payer !
Il l’attrape alors par la taille, passe une jambe entre celles de Joey et la renverse dans l’eau en la coulant. Le premier round est lancé, un match s’engage entre Pacey et Joey pour savoir lequel coulera le plus l’autre.


Dawson : tu sais ce qu’à Jen ?
Jack : pourquoi ? elle a quelque chose ?
Dawson : Andie trouve qu’elle ne va pas bien.
Jack : je n’ai rien remarqué de particulier. J’irai lui parler.
Dawson : non, Andie s’en charge. Et connaissant ta sœur, elle arrivera à savoir ce qu’il y a et à régler le problème.
Jack : oui, on peut lui faire confiance pour ça. Au fait Dawson, vous allez faire comment à la rentrée ?
Dawson : à quel propos ?
Jack : et bien vous allez être séparés pour la première fois depuis plus d’un an !
Dawson : tu sais, Boston et New York c’est vite fait en avion. Et puis si New York ne me plait pas, je viendrai vous rejoindre.
Jack : ce n’est pas pour paraître désagréable mais tu sais Dawson, les relations longues distances n’ont jamais donné grand chose.
Dawson : j’ai confiance Jack, ce sera peut-être dur mais tout ce passera bien.

Jen et Andie sont toujours dans leur cabine d’essayage.
Jen : Andie, je peux peut-être sortir maintenant ?
Andie : j’ai un truc à t’avouer. Je n’en ai parlé à personne jusqu’à présent mais je ne peux plus garder ça pour moi.
Jen : oh mon dieu, tu es enceinte ?
Andie : quoi ? non mais ça va pas la tête ! non, en fait, j’ai peur.
Jen : peur de quoi ?
Andie : ben tu sais, Dawson à New York, moi à Harvard.
Jen : tout se passera bien Andie, Dawson t’aime, c’est évident. Je ne dis pas que ce sera facile tous les jours mais vous êtes le seul couple à pouvoir envisager une relation longue distance sans mettre en péril votre histoire. Et puis ce n’est pas si loin que ça !
Andie : oui mais si il en trouve une autre. Je n’aurai pas beaucoup de temps de libre.
Jen : c’est pour ça qu’il existe Internet ou le téléphone. Ne t’inquiète pas Andie, je suis sûre que vous y arriverez. Et puis nous serons là nous.
Andie : oui, je commence à regretter de ne pas avoir choisi de vivre avec vous.
Jen : oui mais Harvard est à l’autre bout de la ville, ça n’aurait pas été pratique pour toi. Alors que nous, nous sommes juste à côté de Boston Bay College.
Andie : oui et puis je ne vais pas vivre avec mon frère toute ma vie quand même !
Jen : bon on y va avant qu’on nous demande ce qu’on fait à deux dans une cabine.


Pacey et Joey sont enfin remonter sur le bateau. Exténués après ce combat titanesque, largement gagné par Pacey.
Joey : j’en peux plus, je suis épuisée.
Pacey : et moi donc. Tu devrais aller mettre des vêtements secs, tu vas tomber malade sinon.
Joey disparaît quelques minutes puis revient, habillée chaudement. Pacey a profité de son absence pour se changer sur le pont du bateau.
Joey : il est quelle heure ?
Pacey : 14h00. Pourquoi ?
Joey : comme ça, je vais m’allonger un peu, je suis fatiguée.
Pacey : vas-y, reposes toi bien.
Joey : et toi ?
Pacey : moi quoi ?
Joey : et bien, tu n’es pas fatigué ?
Pacey : si un peu.
Joey : si tu veux te reposer, il y a un canapé dans la cabine.
Pacey pèse le pour et le contre. Mais il se sent si las qu’il se laisse tenter par une petite sieste.
Pacey :ok, on se réveille à 15h pour partir.
Joey : d’accord.
Ils descendent tous les deux dans la cabine et se couchent. Joey est dans le lit double et Pacey sur la banquette, tellement défoncée qu’il n’arrive pas à trouver une position confortable.
Joey : finalement, si tu veux dormir, je crois qu’on va devoir partager ce lit.
Pacey : non ça ira, merci.
Joey : Pacey, tu n’arrêtes pas de te tortiller et du coup tu m’empêches de dormir. Donc, si pour pouvoir me reposer la seule condition est que je partage ce lit, soit, mais dépêche-toi, je tombe de sommeil.
Pacey sourit, Joey l’amuse, cette fille est vraiment géniale. Il se lève et la rejoint dans le lit, à une distance suffisante pour qu’aucun risque de frôlement soit possible.
Pacey : tu invites souvent des jeunes hommes que tu connais à peine dans ton lit ?
Joey pique alors un fard, gênée par cette remarque même si elle note une pointe d’humour dans le ton de Pacey.
Joey : la moitié de Capeside environ ! non, bien sûr que non. Il m’est arrivée de dormir avec Jack et Dawson, c’est tout, et ce n’était qu’en toute amitié.
Pacey : oh mais tu n’as pas à te justifier.
Joey : je ne me justifie pas.
Joey s’emballe, ce qui amuse Pacey car cette fille démarre au quart de tour.
Pacey : ça fait longtemps que vous vous connaissez avec le reste de la bande ?
Joey : depuis le jardin d’enfant.
Pacey : ça doit être génial d’avoir toujours connu les mêmes amis.
Joey : tu n’as pas d’ami d’enfance toi ?
Le visage de Pacey se durcit, Joey le remarque instantanément.
Pacey : non.
Le silence tombe dans la cabine, Joey, sentant que Pacey cache quelque chose mais qu’il ne souhaite pas en parler, se tait. Pacey se demande s’il devrait se confier à Joey, après tout, elle l’a fait. Au moment où il se tourne vers elle pour lui parler de Matt, il constate qu’elle dort.
Pacey, chuchotant : même en dormant tu es très belle.
Il se tourne alors de l’autre côté et sombre dans un sommeil quelque peu agité.


A Providence, nos quatre amis sont assis à la terrasse d’un café en train de déguster une énorme glace.
Andie : un pur délice !
Jen : exquis.
Jack : tu es sur qu’elles parlent de crème glacée ?
Dawson : on pourrait se poser la question.
Jack : faites attention les filles, vous allez grossir.
Andie : tant pis, c’est tellement bon que ça vaut bien 2 ou 3 kilos en plus.
Jen : te plains pas, toi tu as Dawson pour éliminer !
Dawson, Jack et Andie regardent Jen d’un air interdit. Elle relève les yeux de sa glace et comprend alors ce qu’elle vient de dire.
Jen : c’est moi qui aies dit ça ?
Elle pique alors un fard et replonge la tête dans sa glace. Jack la fixe, se demandant ce que signifiait cette phrase. Mais il n’a pas le temps de réfléchir d’avantage, Tom, le garçon rencontrer sur le bac, s’avance vers lui.
Tom : salut Jack.
Jack : qu’est-ce que tu fais là, Tom ?
Tom : je me promène, et vous vous faites quoi ?
Andie : on mange une glace avant de rentrer.
Tom : vous repartez à quelle heure ?
Dawson : le bac est à 15h30.
Tom : dommage, j’aurais du venir ici plus tôt. Jack, on s’appelle ?
Jack : pas de soucis. Salut Tom.
Andie : il est vraiment charmant.
Jack : il est pas mal, c’est vrai.
Jen : et bien qu’est-ce que tu attends ? Cours-lui après, embrasse-le, mariez-vous et faites plein de bébés.
Andie : Jen !
Jack : Jen, je peux te parler ?
Il l’attrape par le bras et l’emmène dans le square, en face du café où ils étaient juste avant.


Joey se réveille avec un creux à l’estomac. Elle se lève, Pacey dort encore paisiblement. Elle attrape le sac de Pacey et commence à chercher de quoi manger à l’intérieur. Elle trouve un sandwich au beurre de cacahuète qu’elle coupe en deux. En le reposant, la curiosité l’emporte et elle commence à fouiller les affaires de Pacey. C’est alors qu’elle tombe sur une photo de Pacey et un autre garçon, ils se tiennent par les épaules et sourient à l’objectif. Au moment où elle va pour ranger la photo, elle entend du bruit derrière elle. C’est Pacey, il s’est redressé dans le lit et l’observe. Il a l’air très mécontent.
Pacey : je peux savoir ce que tu fais ?
Joey, immobile, son sandwich dans la bouche et la photo entre les mains, ne sait pas quoi répondre.


Jen : Jack, je n’ai pas fini ma glace.
Jack : ça veut dire quoi ça ?
Jen : qu’elle va fondre.
Jack : je m’en fiche de ta glace Jen, c’est quoi le problème avec Tom ?
Jen : il n’y a aucun problème Jack, je t’assure.
Jack : ah oui, et cette remarque que tu as sorti ?
Jen : écoute Jack, on ne connaît pas ce type et toi tu en es déjà à échanger ton numéro de téléphone. Qui te dit qu’il n’est pas un dangereux psychopathe.
Jack : tu racontes n’importe quoi Jen, il cherche quelqu’un pour l’aider et l’écouter. Tu ne sais pas ce que ça fait toi d’avouer à ton entourage que tu n’es pas comme eux.
Jen : non mais rappelles-toi que tu étais avec moi quand tu es devenu gay. Que crois-tu que j’ai ressenti ?
Jack : Jen, c’était il y a 3 ans, on a en parlé je ne sais combien de fois et on est passé à autre chose depuis non ?
Jen se tait, fixant le bout de ses chaussures.
Jack : Jen ?
Elle relève alors vers lui son visage baigné de larmes.
Jack, affolé : Jen, quoi ? qu’est-ce qu’il y a ? pourquoi tu pleures ?
Jen : pourquoi Jack ? on était heureux, on s’entendait bien, je t’aimais plus que tout.
Jack : Jen, je n’y suis pour rien, ça ne se commande pas. Et puis pourquoi tu réagis comme ça encore aujourd’hui. D’habitude tu me taquines sur ma sexualité, tu n’en pleures pas.
Jen : je me sens seule Jack. Personne ne me prend dans ses bras, personne ne me dit qu’il m’aime, personne ne s’inquiète pour moi, personne ne me désire, personne ne m’attend.
Jack : tu trouveras quelqu’un Jen, j’en suis sûr.
Jen : le problème c’est que plus je pense à cette solitude, plus je me rappelle combien c’était génial entre nous.
Jack : c’est vrai que c’était bien Jen mais avec le temps, ta mémoire a fait le tri et n’a gardé que les bons souvenirs. C’est pour ça que tu regrettes notre histoire. Mais si tu y réfléchis, tout n’a pas toujours été idyllique.
Jen : oui ben c’est pas ma faute à moi !
Jack : il n’y a pas de coupable Jen. Alors arrête de pleurer et je vais t’aider à trouver le nouvel homme de ta vie.
Jen : attendons d’être à Boston alors. De quoi j’aurais l’air, il ne nous reste que 3 semaines à Capeside. Et puis je ne vais pas m’enticher d’un gringalet d’ici alors que je peux avoir tous les beaux célibataires de Boston !
Jack : tu m’en laisseras quelques uns quand même ?
Jen : oui, les gays et les travestis.
Jack sourit et prend Jen dans ses bras. Cette dernière s’y abandonne, apaisée d’avoir pu dire ce qui la tracassait.


Pacey : alors ? pourquoi tu fouilles dans mon sac ?
Joey : je…heu…je suis désolée. J’avais faim alors j’ai pris un sandwich et puis …
Pacey : et puis tu t’es dit que tu allais fouiller pour savoir ce qu’il y avait à glaner dans mes affaires.
Pacey se lève et lui prend la photo des mains. Il sort sans un mot et Joey se sent mal d’avoir été surprise mais encore plus mal en repensant à la dureté du regard de Pacey. Tout semblait pourtant s’arranger. Elle entend alors Pacey qui lève l’encre et le bateau commence à partir. Elle remonte sur le pont, le temps s’est couvert et elle repense un instant à l’annonce du speaker à la radio. 17h, pourvu qu’ils soient rentrés avant 17h.
Joey : Pacey, je suis désolée, je n’aurais pas dû fouiller dans ton sac.
Pacey se tait, il fixe l’horizon. Joey s’assied à côté de lui, en silence. Au bout d’un temps qui lui paraît infini, Pacey lui adresse enfin la parole.
Pacey : le garçon sur la photo avec moi s’appelle Matt. C’était mon meilleur ami, on se connaissait depuis qu’on était gosse, un peu comme toi, Dawson, Jen, Andie et Jack. Sauf que nous n’avons pas eu la chance de grandir ici, aussi entourés. On était livrés à nous-même et un jour, pour s’amuser on a touché à la drogue. Au début, c’était du cannabis et puis on est passé à la vitesse supérieure, ecstasy, héroïne, cocaïne. On était totalement accros. Personne n’a rien vu, on passait toujours notre temps ensemble et personne n’a remarqué ce qu’il se passait. Il y a 6 mois Matt a été à une soirée sans moi, j’étais coincé à la maison. Et puis pendant la soirée, il est allé trop loin à cause d’une fille qui n’a pas voulu de lui. Il est rentré chez lui et il mort d’une overdose. Deux mois après, j’étais une vraie loque, mon meilleur ami n’était plus là pour m’écouter, me remonter le moral. J’ai pris une dose un peu plus forte que prévue pour le rejoindre mais mon père m’a surpris et depuis, j’ai atterri à Capeside, je fais des analyses d’urine tous les jours, ça fait 4 mois que je suis clean et j’arrive enfin à reparler de Matt sans vouloir pleurer ou tout casser.
Pendant tout le monologue de Pacey, Joey n’a pas bronché. Il lui a tout raconté en détail, des détails sordides sur pourquoi ils en sont arrivés là, ce qui leur est arrivé, pourquoi ils n’ont pas réussi à arrêter à temps. Joey, débordée par l’émotion, laisse une larme couler sur son visage. Elle ne sait pas quoi dire et préfère donc se taire. Pacey a tellement parler qu’elle n’a pas remarqué qu’ils sont en vue du port de Capeside. Elle se lève alors, toujours sans un mot, et descend en cabine pour ranger ses affaires. Pacey, lui, pense que Joey ne parle pas car elle est écœurée par ce qu’il lui a raconté. Il se dit alors qu’il l’a perdu définitivement. Il arrime le bateau au quai, prend ses affaires et attend que Joey sorte. Sans un mot, elle descend sur le quai. Pacey ferme la cabine, la regarde et part. Joey, toujours aussi inerte, le regarde s’éloigner en direction de la marina. Elle se met alors à courir, traverse tout Capeside et arrivée devant chez elle après cette course effrénée, elle s’enferme dans sa chambre.


Jen, Dawson, Andie et Jack sont aussi rentrés à Capeside. Chacun est retourné à ses occupations en proposant d’aller manger une pizza en ville. Jack tient à passer le reste de l’après-midi avec Jen, ce qu’elle accepte avec plaisir. Ils regardent un film dans sa chambre et discutent de tout et de rien, comme d’habitude. Jen décide alors d’appeler Joey pour savoir si elle veut se joindre à eux ce soir.
Jen : allô Bessie, c’est Jen, Joey est là s’il te plait ?
Bessie : oui je te la passe.
Joey : allô ?
Jen : coucou, c’est Jen.
Joey : salut Jen, ça va ?
Jen : bien et toi, ta journée ?
Joey : ça a été.
Jen : et on peut savoir où tu étais.
Joey : je suis sortie en mer.
Jen : avec le déluge qu’il y a dehors ?
Joey : il a fait très beau avant ce déluge.
Jen : et tu étais seule ?
Joey : non mais ça ne te regarde pas.
Jen : allez Joey, tu peux bien me le dire, à cause de toi, notre journée entre filles est tombée à l’eau et j’ai dû me coltiner Dawson et Jack toute la journée.
Joey : quelle journée entre filles ?
Jen : peu importe, avec qui tu étais ?
Joey : Pacey.
Jen : c’est pas vrai ? et c’était comment ?
Joey : Jen ! je n’ai pas envie d’en parler maintenant.
Jen : comme tu veux. On va à la pizzeria ce soir, tu viens ?
Joey : non merci, je suis fatiguée.
Jen : oh mais tu n’as pas le choix jeune fille. Rendez-vous à 20h et emmène Pacey.
Jen raccroche avant que Joey puisse contester.

Joey se dirige vers chez Pacey. Elle ne lui a pas reparlé depuis qu’ils sont rentrés de leur escapade en mer. Elle n’a pas arrêté de penser à ce que Pacey lui a raconté sur son ami. Elle qui a toujours éprouvé le plus grand mépris pour tout ce qui touche au milieu de la drogue, elle ne peut s’empêcher de ressentir de la compassion pour Pacey. Il semble avoir tellement souffert. Elle se trouve à présent devant le perron de la maison Witter, elle hésite à frapper. C’est alors qu’elle entend un bruit étouffé, comme une plainte, un sanglot. Elle contourne la maison et voit de la lumière dans un abris au fond du jardin.
Joey : y a quelqu’un ?
N’obtenant pas de réponse, elle pousse doucement la porte et voit Pacey, assis par terre, pleurant, tout un tas de photos répandu autour de lui. Joey s’approche et le prend dans ses bras, il s’y laisse aller, pleurant sans retenue. Joey regarde alors autour d’elle mais son regard est attiré par les photos. C’est alors qu’elle constate avec stupeur que ce sont des photos d’elle. Des photos qu’elle a vu chez Dawson. Interdite, elle se raidit et Pacey l’ayant ressenti, se détache d’elle.
Pacey : ce n’est pas ce que tu crois Joey.
Joey : et qu’est-ce que je crois à ton avis ?
Pacey : si j’ai ces photos, c’est parce que la première fois que j’ai développé un film de Dawson, j’ai été bouleversé par cette photo.
Il lui tend une photo où elle se voit scrutant l’horizon.
Pacey : tu avais l’air si triste. Je ressentais ta peine et maintenant que tu t’es confiée à moi, je comprends d’où te vient cette souffrance. Je crois qu’on a partagé une douleur semblable. Tu m’as fasciné alors c’est vrai, j’ai fait des doubles des photos de toi que faisaient Dawson et je les ai gardé.
Joey : pourquoi ?
Pacey : parce que je voulais savoir ce que tu cachais et puis au fur et à mesure, je suis tombé amoureux de ton image. C’est pour ça que je t’ai proposé cette sortie en mer. Mais vu la tournure qu’elle a pris, ce n’était pas une bonne idée, tu avais raison.
Joey : mais tu ne me connais pas, comment peux-tu être tombé amoureux de moi ?
Pacey : je me suis senti proche de toi et la fois où je t’ai retrouvé sur le ponton devant chez toi, j’ai senti quelque chose entre nous.
Joey se tait, elle ramasse toutes les photos étalées par terre et les tend à Pacey. Il la regarde étonné mais ne dit rien et saisit le paquet qu’elle lui tend.
Joey, s’asseyant à côté de lui : moi aussi j’ai ressenti quelque chose ce soir là. Je savais que tu cachais quelque chose et quand tu t’es confié à moi aujourd’hui, j’ai été choquée je te l’avoue. J’ai une aversion totale pour ceux qui touchent à la drogue ou ceux qui en vendent. C’est dû à mon père comme tu le sais. Mais ton histoire m’a bouleversée et je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Tu m’as touchée Pacey. Quand j’ai décidé de venir te voir, j’ai mis une heure pour m’habiller. Ne ris pas. Ne ris pas parce que j’ai 18 ans aujourd’hui et pour la première fois de ma vie, j’ai voulu me faire belle pour un garçon à qui je n’aurais pas porter le moindre intérêt si j’avais su son histoire avant de passer la journée avec lui.
Pacey observe alors Joey. Elle a attaché ses cheveux en queue de cheval, a mis une jupe longue grise, un pull léger et une veste en jean par dessus. Elle est vraiment jolie tout en restant naturelle. Aucun maquillage, aucune fioriture.
Joey : Pacey, je ne sais pas ce qu’il va arriver entre nous et je ne veux pas y penser, ce qui doit arriver arrivera mais ce dont je suis sûre c’est qu’aujourd’hui, tu es l’ami qui me manquait et…
Pacey : et ?
Joey : et je ne sais pas.
Joey se relève et lui tend la main.
Joey : les autres vont manger une pizza en ville, tu viens.
Pacey la regarde et lui sourit. Elle lui tend la main et il l’attrape pour l’aider à se relever. Ils sont tous proches l’un de l’autre. Joey sent l’odeur de Pacey tout autour d’elle, elle est troublée et ferme les yeux. Pacey la regarde, il pose alors ses mains sur sa taille et s’approche d’elle. Joey rouvre les yeux et voit Pacey cherchant à l’embrasser. Elle pose alors ses mains sur son torse et le repousse doucement.
Joey : Pacey, non.
Pacey : pourquoi ?
Joey : parce que je ne suis jamais sortie avec un garçon. J’ai beau dire l’inverse aux autres, aucun garçon ne m’a jamais invité à sortir et aucun garçon ne m’a embrassé. Alors j’ai peur, tu comprends ?
Pacey : ne t’inquiète pas Joey. On prendra le temps qu’il te faudra.
Joey : tu dois me prendre pour une idiote, tu es sans doute sorti avec un tas de filles.
Pacey, souriant : pas un tas mais deux ou trois.
Joey lui rend son sourire.
Joey : on devrait sortir de cet abris non ?
Pacey, charmeur : la promiscuité te gêne ?
Joey : non, c’est plutôt les araignées.
Pacey se met à rire et Joey aussi. Ils sortent alors dans l’air frais de cette soirée qui commence. Ils marchent côte à côte et Joey glisse sa main dans celle de Pacey. Celui-ci, surpris mais heureux, serre la main de Joey qui lui sourit timidement.
Pacey : au fait, tu fais quoi l’année prochaine ?
Joey : je vais étudier à Worthington. Je vais vivre avec Jen, sa grand-mère et Jack.
Pacey : Worthington, c’est pas à Boston ça ?
Joey : si.
Pacey : ça tombe bien, moi aussi je vais à l’université à Boston. Boston Bay College.
Joey: tu seras avec Jack et Jen alors.
Pacey : peut-être mais tu ne seras pas loin alors.
Joey, avec un sourire charmeur : non, pas loin du tout.
C’est alors qu’elle se met sur la pointe des pieds et lui donne un baiser sur la joue. Pacey sourit de bonheur, enfin il voit une lueur de joie dans sa vie et cette lueur s’appelle Joey Potter. Ce que nos deux tourtereaux ne voient pas, c’est Jen, Jack, Dawson et Andie, le nez collé à la vitrine de la pizzeria qui les regardent et ont un sourire jusqu’aux oreilles. Joey et Pacey les remarquent enfin et entrent dans la pizzeria en riant. Ils s’installent avec leurs amis et sont assaillis de questions auxquels ils ne répondent pas, bien trop occupés à se sourire et à se contempler mutuellement. Et de tout le repas, la main de Joey n’a pas lâché une seule fois celle de Pacey.



FIN.



Misswitter et Potter.

potter  (23.10.2005 à 14:03)
et bien je suis la première à mettre un commentaire et je dis bravo!!!


c'était trop bien cette histoire!!lol. Mais la suite était longue a venir dommage.lol.en tout cas, l'histoire est cool!!

félicitation à toute les deux et j'espere qu'il y'en aura d'autres histoires de vous deux!!

titite  (23.10.2005 à 14:40)
Très belle histoire vraiment!!!

Je viens de la finir à l'instant et je m'empresse d'écrire pour dire que j'ai adoré et que j'espère qu'il y en aura d'autre à venir.

spikygirl  (23.10.2005 à 14:48)
C'est vraiment une très belle histoire!! Un peu triste, c'ets vrai mais j'adore les histoires tristes!!lol

lilounette  (23.10.2005 à 15:50)
j'ai adorée et a chaque fois j'attendais avec impatience la suite, Bravo !!

bizzz

millouse  (23.10.2005 à 16:47)

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