Pacey venait de quitter cette maison où un large pan de sa vie essayait de se rapeller à lui. Son esprit bouillonait, il aurait tant aimé se souvenir de ces gens pour qui il avait l'air beaucoup. Et surtout, il y avait Joey, à sa simple évocation, il sentait quelquechose de diffus en lui, une sorte de bien être, un sentiment qui lui semblait si habituel et pourtant qu'il ne se rappellait pas avoir éprouver avant. Enfin, avant cela voulez dire ces deux dernières années. En arrivant chez lui, il s'allongea sur le lit, essayant en vain de faire travailler sa mémoire. Il se demanda si il pourrait un jour se rapeller sa vie et espéra que oui, en tout cas, il irait voir demain son médecin qui le suivait, il lui avait certifié que sa mémoire pouvait revenir d'un coup, un choc, un endroit pouvait lui raviver des souvenirs. Il s'endormit cependant deux mots revenait à son esprit "True Love"
spikygirl (06.12.2005 à 21:03)
- Et qu’est-ce-qui vous vient ?
Pacey le regarda. Le docteur Pepper l’observait par dessus ses lunettes. Pacey l’aimait bien, il avait des yeux rieurs même quand il ne riait pas. C’était sûrement ses petites pattes d’oies au coin des paupières qui lui inspiraient confiance. Il devait avoir dans les soixante-cinq ans… Tout de suite, Pacey s’était senti suffisamment à l’aise pour se livrer, pour parler de lui, une fois par semaine pendant quarante-cinq minutes, dans ce petit cabinet qui ne payait pas de mine.
Pacey : - Mais ? Vous vous rendez compte de ce que je viens de vous raconter docteur ? C’est comme si le passé en personne était venu frapper à ma porte !
Sans ciller, le docteur cligna des yeux.
Docteur Pepper : - Mm, mm…
Pacey savait que quand le docteur émettait un son tel que « Mm, mm », c’était pour l’inviter à continuer.
Pacey : - Et bien… Vous avez vu Titanic ?
Docteur Pepper :- …Parlez moi de ce film si vous voulez.
Pacey : - Une des premières scènes, quand Rose, âgée, retrouve des objets qui lui appartiennent et qui dormaient au fond de l’océan depuis 84 ans… Je me dis que l’espace d’un instant, Rose s’est rappelée, à la vue de ces objets, ce qu’elle était à 17 ans. D’ailleurs c’est bien simple, tout le reste du film est basé là-dessus. Bon, c’est pas que je veux en faire un film de mon histoire hein… Quoique, c’est quand même incroyable quand j’y pense… Ces regards… Ce regard…
Docteur Pepper : - « Ce » ?
Pacey : - Oui, « ce »… Les yeux mystérieux de mes cauchemars, je crois que je les ai vus en vrai, docteur… Hier soir.
Le docteur ne moufta pas.
Pacey poursuivit.
Pacey : - Apparemment, elle s’appelle Joey… Et, apparemment encore, on a été très amoureux… Je l’ai senti.
Docteur Pepper : - Comment ça ?
Pacey : - A son contact. Sa tristesse. C’était le genre de tristesse que l’on dégage quand on a perdu un être cher.
Docteur Pepper : - Mais qu’en savez-vous ? Vous n’avez perdu personne vous ? Enfin, du moins n’en avez-vous aucun souvenir.
Pacey savait que le docteur avait tourné sa phrase de manière à le pousser dans ses retranchements. Il savait que ce n’était pas de la provocation. Quoique dise le docteur, c’était pour l’aider, pour l’obliger à sortir les mots qui résistaient. Et là ça devait résister durement, parce que Pacey sentait violemment sa colère monter en lui comme une météorite.
Pacey, serrant les dents : - Je n’ai peut-être pas de mémoire au-delà de ces deux dernières années, mais j’ai développé des facultés sensorielles qui me donnent des informations sur les gens et sur ce qu’ils peuvent ressentir… Je ne sais même pas ce que c’est que de perdre quelqu’un, même le traumatisme que j’ai subi, ça ne me fait rien. Je ne ressens rien quand j’y pense. Même pas de chagrin, puisque je ne m’en souviens absolument pas. Donc non, la douleur, je ne la connaît pas, mais celle des autres, je suis capable de la reconnaître à un battement de cil, docteur.
Le docteur ne dit rien.
Pacey était agacé par son regard. Il voulait s’en aller.
Pacey : - J’ai envie de m’en aller.
Docteur Pepper : - Mm, mm ?
Pacey soupira et baissa les yeux. Puis il les planta à nouveau dans ceux du docteur.
Pacey : - En fait, je vous ai menti…
Le docteur cligna lentement des yeux d’un air entendu. Comme s’il le savait déjà.
Pacey : - En fait…, je souffre, parce que…
Il ne put achever sa phrase. Il fondit en larmes.
Ninolito (06.12.2005 à 22:07)
Pacey : Je ne sais pas quoi faire…
Touché par son patient, le médecin ne pu s’empêcher de se rapprocher. Chose qu’il évitait de faire le plus possible, ce n’était jamais bon d’établir de relation trop personnelle avec les clients.
Docteur Pepper : A quel sujet ?
Pacey : Avec ces nouveaux amis de je ne sais pas où, avec cette fille qui doit attendre de moi plus que je ne suis prêt à lui donner !
Docteur Pepper : Que pensez-vous qu’elle attend de vous ?
Pacey : On n’en a pas vraiment discuté, mais hier, j’ai eu l’impression que si elle avait pu, elle m’aurait enfermé à vie afin de ne plus jamais me perdre dit-il mal à l’aise.
Le docteur compris que c’était cet engouement d’amour autour de lui qui l’effrayer le plus. Il venait de passer deux années tout seul, à ce s’occuper que de lui, à vivre au grès de ses envies. Et aujourd’hui, il devait apprendre à vivre avec les désirs et les besoins d’autres personnes.
Pacey : Ils me font peur…avoua t-il.
Docteur Pepper : Mm, mm… reprit-il.
Pacey : J’ai ma vie ici, bien sûr, je me suis très souvent demandé qui j’étais avant mais maintenant, je me suis habitué. Et si…je n’aimais pas celui que j’étais ?
Docteur Pepper : Qu’est-ce qui pourrait vous faire croire que vous ne vous aimeriez pas ?
Pacey : Vous ne pouvez pas nier que ça peut arriver. Si Ted Bundy était devenu amnésique, il n’aurait sûrement pas aimé se rappeler celui qu’il était.
Les lèvres du médecin s’ourlèrent légèrement.
Docteur Pepper : C’est un cas extrême dit-il en prenant des notes.
Pacey : C’était une image. Non mais, comment voulez vous que je me sente à l’aise avec des gens dont je ne me rappelle même pas le nom ?
Docteur Pepper : Au-delà de ça, vous sentez-vous en confiance avec eux ?
Pacey : Oui, je crois oui.
Docteur Pepper : Pacey, je crois que vous devriez leur laisser au moins une chance de vous faire découvrir qui vous êtes. Et si jamais vous ne vous plaisez pas, vous aurez toujours l’occasion de faire machine arrière.
Pacey tourna la tête vers son psychologue et haussa un sourcil. Comment pourrait-il revenir en arrière ? Une fois qu’on sait des choses ont les sait, on ne peut pas les oublier…, enfin pas une seconde fois... du moins pas consciemment… sans accident on garde ses souvenirs, on ne peux pas décider de les reléguer dans une petite case de son cerveau. Embrouillé, il se rallongea et se plongea dans ses pensées. En réalité, seule Joey lui faisait vraiment peur et à l’idée de se retrouver à nouveau en face d’elle, son estomac se nouer.
Marjo (06.12.2005 à 23:30)
Pacey, après un long silence : - True Love.
Docteur Pepper : - ...Oui?... Et bien quoi?...
Pacey : - Ces deux mots me sont venus spontanément à l'esprit avant que je ne m'endorme hier soir.
Docteur Pepper: - Et ils se réfèrent à quoi?
Pacey: - Aucune idée.
Docteur Pepper : - Essayez.
Pacey plissa des yeux comme pour mieux se concentrer.
Pacey: - Impossible. Quand je me répète ces deux mots, j'ai froid. J'ai peur. Et j'ai mal... C'est pour ça que je ne voulais pas en parler. C'est trop douloureux.
Docteur Pepper : - Mal? Donc la douleur vous revient?
Pacey trouvait que l'atmosphère était de plus en plus suffoquante. Il respirait de plus en plus difficilement.
Pacey, douloureusement, dans un souffle: - Oui.... C'est comme si je faisais souffrir atrocement quelqu'un...
Silence.
Docteur Pepper : - Bien. On va s'arrêter là aujourd'hui.
Ninolito (07.12.2005 à 10:04)
Seul chez lui, allongé sur son canapé, Pacey fixait l’étagère en face de lui. Plus précisément, son regard était fixé sur un gros livre sur les bateaux. Il ferma les yeux et expira un grand coup. Il se leva.
A présent devant l’étagère, d’une main tremblante, il décala le gros livre. La petite boîte était toujours là. D’une main tremblante, il la saisit.
Pacey : - Il est temps maintenant, murmura-t-il.
Il l’ouvrit. La feuille double pliée en quantre dans une feuille intercalaire en plastique était toujours là.
Il la saisit entre deux doigts, reposa la boîte et retourna s’installer dans le canapé.
Il fit tourner la feuille sous plastique entre ses deux mains pendant quelques instants avant de se décider à sortir la copie de sa pochette.
« A ». Pacey observait ce A rouge entouré d’un cercle.
Pacey : - J’étais bon élève, dit-il avec un petit sourire triste.
« Histoire. Interrogation écrite » .
Pacey : - En tout cas j’étais doué en Histoire. Pas la mienne, celle des autres, comme toujours…
Il retourna la feuille. En bas de la copie, un petit mot avait été écrit au crayon à papier.
« Félicitations mon amour. Je t’ai aidé, mais ce « A » tu le ne dois qu’à toi-même. Je suis tellement fière de toi… Je ne peux pas fêter ça avec toi aujourd’hui, à cause de cet exposé, tu le sais… Mais nous fêterons tous tes autres « A » comme il se doit… « A » comme Amour !
A ce soir, je t’attends à la sortie du Yacht Club.
Ton moussaillon préféré, qui t’Aime. Pour toujours.
PS : Te souviens-tu de cette question que je t’ai posée un jour : « Tu as déjà eu des journées que tu voulais recommencer ? » Moi finalement non... On n’en serait pas là aujourd’hui sinon.... J’ai toujours voulu te reparler de ça, mais c’est peut-être mieux de l’écrire. Comme on dit : les paroles s’envolent mais les écrits restent. »
Combien de fois Pacey avait-il lu et relu ce petit mot ? Combien de fois avait-il observé intensément cette fine écriture espérant que quelque chose allait lui revenir ?
Il se souvint alors de ce qu’un des pêcheur lui avait dit deux jours après qu’il ait été retrouvé.
Pris d’une forte fièvre, il avait déliré pendant deux jours et deux nuits.
- « Vous ne cessiez de demander pardon dans votre sommeil. » A qui ?
- « Tenez. On a retrouvé ça dans la poche intérieure de votre veste. Heureusement qu’elle était sous plastique cette feuille, sinon ç’aurait été de la bouillie. Ca devait être important.
- Pourquoi ?
- Elle était dans votre poche gauche. »
Pacey : - Contre mon cœur…, souffla-t-il. Joey… murmura-t-il sans vraiment le réaliser.
Pacey regarda la feuille à nouveau. Il la mit dans sa poche, rangea la boîte à sa place. Ses mains ne tremblaient plus.
Il prit sa veste, ses clés et referma la porte derrière lui.
Il fallait qu’elle lui raconte. Tout.
Il n’avait plus peur maintenant.
Ninolito (07.12.2005 à 11:12)
Sans faire de bruit, Dawson alla ouvrir la porte. Il consulta sa montre, neuf heures trente…il était un peu tôt pour une visite… bougonna t-il.
Dawson : Pacey ! dit-il étonné en s’écartant pour le laisser passer.
Pacey : Je te réveil ? demanda t-il surpris par ses cheveux ébouriffé et son air hagard.
Dawson : On s’est tous couché très tard…
Il tût la raison de cette insomnie. Pacey n’avait pas besoin de savoir qu’ils avaient consolés Joey pendant une bonne partie de cette nuit. Dès qu’il était parti la veille, elle avait oscillé entre larme de joie à l’idée de l’avoir retrouvé, crise de colère contre temps qu’ils avaient perdu et effondrement à l’idée qu’il ne se souvenait pas d’elle. Ils avaient eut beaucoup de mal à la calmer et à la convaincre d’aller se coucher. Sans compter, qu’après l’avoir mise au lit, lui, Jen et Jack n’avaient pu s’empêcher de parler de leur meilleur ami retrouvé jusqu’au petit matin.
Dawson : Tu veux manger, boire quelque chose ?
Pacey : C’est gentil mais en faite…j’aurais aimé lui parler. Elle dort encore ? demanda t-il timidement.
Il n’eut pas besoin de préciser de qui il parler, Dawson voyait dans son regard que c’était important.
Dawson : Oui, mais elle me tuera si elle sait que tu ais passé et que je ne l’ai pas réveiller lui dit-il en souriant. Tu n’as qu’as monté la réveiller.
Pacey : Non, je ne voudrais pas…
Dawson lui posa une main sur l’épaule.
Dawson : Crois-moi, elle ne t’en voudra pas.
Pacey hésita avant d’hocher la tête. Après tout, il avait vraiment besoin de la voir. Dawson lui indiqua la chambre et, à pas feutrés, il s’y rendit. Son cœur battait la chamade et il dû prendre une profonde inspiration avant de trouver le courage d’ouvrir cette porte. La lumière baigné la pièce à travers les rideaux claires, ainsi, il la découvrit allongé face à lui, la couverture remonté jusqu’à sa taille. Allongé sur le ventre, elle avait ses cheveux répandus le long de son visage, retombant en cascade sur son dos. Il eut l’impression de voir un ange pour la première fois de sa vie. Son cœur battait à un rythme irrégulier lorsqu’il se décida à refermer derrière lui et à s’avancer. Précautionneusement, il s’assit sur le bord du lit et la dévisagea, cherchant à se rappeler s’il l’avait déjà vu ainsi, paisiblement endormi. Il fit appel à ses moindres souvenirs sans résultats, il était furieux contre lui-même, pourquoi ne parvenait-il pas à se rappeler d’elle ! Soudain, il remarqua qu’en guise de chemise de nuit, elle portait un t-shirt d’homme. Amusé, il en sourit avant de se demander stupidement s’il se pouvait qu’il fût à lui. La jeune fille ouvrit les yeux devant lui, encore endormie, elle murmura son prénom.
Pacey : Je t’avais dis que je reviendrais lui dit-il tendrement.
Joey se releva d’un coup et se serra dans ses bras. Il était là devant elle. Pacey enlaça se corps chaud et encore ensommeillé contre lui. Son parfum, fragment de jasmin et de rose, lui chatouilla les narines. L’odeur lui parut familière et content, il en sourit. Peut être avait-il juste besoin de temps.
Pacey : Tu devrais peut être dormir encore un peu lui dit-il amusé en l’entendant bailler contre son épaule.
Joey : Tu restes près de moi ? lui demanda t-elle en plongeant un regard plein d’espoir dans le sien.
Surpris de se sentir si attendrie par de simples yeux verts, il hocha la tête. De toute façon, il n’était pas question de partir sans réponse. Elle l’attira avec elle, le faisant s’allonger à ses côtés. D’abord mal à l’aise, il finit par passer un bras autour d’elle afin de la sentir contre lui et de la rassurer. Toujours attiré par sa douce odeur fruitée, il posa sa tête dans le creux de son cou. Baignant dans un océan de bien être, Joey ne tarda pas à se rendormir.
Marjo (07.12.2005 à 15:11)
- « Pourquoi as-tu hésité à sauter Pace… Pourquoi ? Si tu n’avais pas hésité… »
Pacey se réveilla en sursaut. Joey parlait dans son sommeil.
Joey : - Si tu n’avais pas hésité… gémit-elle à nouveau.
Elle avait calé son visage dans le cou de Pacey.
D’un geste mal assuré, hésitant, il l’enlaça maladroitement. Avec toute la tendresse qu’il pouvait lui transmettre.
Les yeux à présent grand ouverts, il ne bougeait plus.
Une larme roula sur sa joue pour s’évanouir sur le front de Joey.
Joey frémit un instant, renifla légèrement… et se réveilla.
Ninolito (07.12.2005 à 18:39)
Lorsque joey s’aperçu qu’il la regardait elle lui sourit tendrement.
Joey : tu faisait si souvent ça
Pacey : je faisait quoi?
Joey : tu me regardait dormir pendant des heures entière
Pacey : c’est vrai… ah (il fut pris de violents maux de tête, il se prit la tête entre les deux mains)
En faites, c’est un flash-back, c’est alors qu’on voit toute la bande d’amis, lors de la fameuse nuit au bed and breakfast, et ensuite il s‘aperçoit qu’il se voit lui-même devant un feu de bois et qu’il regardait joey qui dormait sur le canapé en face de lui. Soudain il ouvrit les yeux et le mal de tête avait disparu, mais joey le regardait inquiète.
Joey : sa va allé pacey ?
Pacey : joey, je crois que j’ai eu un flash du passé, j’ai vu tout le monde, Dawson, Jen, jack et une fille blonde qui n’était pas Audrey mais nous étions tous très près du feu et avions des couvertures sur le dos. Et ensuite je t’ai vu toi, tu dormais sur un canapé et moi je te regardait dormir. Est-ce que dans le passé nous sommes parti dans une auberge tous ensemble ou un truc comme ça ?
Joey : (qui était très émue) oh Pacey tu t’ai rappelé de cette fameuse nuit, en faites nous étions pas dans une auberge mais dans le bed and breakfast de ma sœur, et c'est toi qui nous a aidé a le construire.
Pacey : vraiment (Pacey était très heureux que ce qui l’avait vu était réel) mais alors qui était cette fameuse jolie blonde.
Joey : cette fameuse blonde comme tu dit n’est pas seulement ton ex petite amie mais c’est aussi la sœur de jack, qui s’appelle Andie.
Pacey : rien que ça
Joey : par contre, je ne savait pas que tu m’avait espionné toute une nuit pour me regardé dormir
Pacey : (un peu gêné) serait été bête de ne pas le faire (une phrase lui vient dans sa tête et il la répéta) joey je t’ai déjà dit ça « l’amour est le plus dur de tout les bois, il met longtemps très longtemps a s’embrasé »
Joey : non cette phrase vient de madame Ryan, la grand mère de Jen. Oh Pacey je suis tellement contente que tu te souvienne de certains détails de notre vie.
Pacey : eh bien si tu me parlait un peu plus de ce jour, et surtout si tu me parlait de cette fameuse Andie (dit il en rigolant car joey lui avait mis un petit coup de coude)
Joey : a croire que tu es redevenu toi-même, c’est tout toi ça de dire des choses comme ça (dit elle avec un grand sourire)
Et ils continuèrent a discuter pendant toute la matinée, entres fous rires et larmes, leur relation redevenait de plus en plus magique…
bibou (07.12.2005 à 20:09)
Dawson : On peut savoir ce que tu fais ?
Jen sursauta en portant une main à son cœur.
Jen : On ne t’as jamais dis que c’était dangereux de faire peur aux gens vociféra t-elle à voix basse.
Dawson : Et toi, que ce n’était pas beau d’écouter aux portes ? la taquina t-il.
Jen : Ils sont enfermés dedans depuis des heures, je veux juste m’assurer que tout se passe bien ! s’indigna t-elle.
Dawson : Je n’aurais jamais dû te dire qu’il était là soupira t-il en souriant malgré lui.
Jen avait toujours aimait se mêler de la vie des autres. Loin de la curiosité maladive qui caractérisé la plupart des gens, elle aimait simplement voir les gens qu’elle aime heureux. Et cela, même si ça lui valait quelques écarts de discrétions.
Jen : Qu’est-ce que tu crois qu’ils se disent ? demanda t-elle toujours à voix basse.
Dawson : Je n’en sais rien avoua t-il. Tout ce que j’espère, c’est que tout se passe bien.
Jen : Tu crois que ça pourrait ne pas être le cas ? s’exclama t-elle surprise.
Dawson : Pacey n’est plus le même garçon lui fit-il remarqué, et il ne se rappelle pas d’elle.
Jen : Peut être, mais le Pacey qu’on connaît tous est juste quelques part enfouis en lui, il peut resurgir à n’importe quel moment…
Jack : Qu’est-ce que vous faites dans ce couloir ? demanda t-il en sortant de sous la douche, une serviette noué autour de la taille.
Avant qu’il n’ait pu l’en empêcher, Jen avait déjà révélait la présence de Pacey dans la pièce voisine. Dawson soupira en levant les yeux aux ciels. Sur la pointe des pieds, Jack s’approcha de la porte et tendit l’oreille.
Jack : Ca a l’air plutôt calme…
Jen : C’est ce qui l’inquiète.
Dawson : Fichez-leur la paix.
Jen : Dawson, ils leur aient peut être arrivé quelque chose, on devrait s’assurer qu’ils vont bien !
Jack : Donc tu suggère quoi ? Qu’on tape à la porte ou qu’on l’entrouve pour jeter un coup d’œil discret ? lui demanda t-il amusé.
Jen méditait la question devant l’air effaré de Dawson lorsque Audrey les rejoignit, les cheveux en bataille et l’air endormie.
Audrey : Je ne savais pas qu’il y avait une réunion dit-elle en baillant.
Jen : Fais moins de bruit, Pacey et avec Joey chuchota t-elle.
Totalement réveillé, Audrey la rejoignit et plaqua son oreille contre la porte. Désespéré, Dawson leva les bras aux ciels. N’y avait-il que lui qui trouvait la situation déplaçait ?? Jen et Audrey venaient de décider de frapper afin de demander à Joey si elle comptait se lever, comptant feindre d’ignorer la présence de Pacey dans la pièce, lorsque la porte s’ouvrit à la volé, les laissant pétrifié, chacun cherchant une position des plus innocentes. Pacey, dans l’encadrement, les regardait, surpris, avant de se retourner sur Joey sur ses talons et de lui sourire.
Pacey : Et ça, j’en aurais pensé quoi ? lui demanda t-il amusé.
Joey : Tu te serais délecté de pouvoir les humiliés un peu plus.
Pacey : Je crois qu’effectivement, ça m’aurais plus dit-il en reposant sur chacun un regard amusé. Dommage que je sois en retard.
Il se retourna vers Joey et lui déposa un baiser sur la joue avec un regard tendre.
Pacey : On se voit tout à l’heure.
Joey hocha la tête avec un sourire heureux qui transparaissait dans son regard et dans chacun de ses gestes. Pacey se fraya un chemin et en haut des escaliers, il se tourna à nouveau.
Pacey : Joey, je te laisse leur livrer les détails croustillants. De mon côté, il faut que j’aille reprendre des forces !
Tout sourire, il s’éclipsa, laissant ses amis, ébahis, tournés vers Joey un regard pour le moins circonspect et des plus curieux. Joey, tout sourire, regarda Pacey partir, se disant que finalement, l’homme qu’elle aimait n’était pas caché bien loin en lui. Après son petit laïus, comment pourrait-elle les convaincre qu’ils n’avaient fait que discuter pendant toute la matinée et que pourtant, c’était la plus belle matinée de sa vie ?
Marjo (11.12.2005 à 16:33)
Pacey était dans sa voiture. Assis, il contemplait son reflet dans le rétroviseur. Du moins, c'est ce qu'aurait pu croîre un passant. Mais en fait, Pacey était perdu dans ses pensées. Plongé dans un tourbillon d'émotions.
Colère, tristesse, joie, allègresse, mélancolie, tout passait en lui.
Colère contre lui-même d'abord, de ne plus se rappeler de ce qu'il était avant. Mais avant quoi ? Il ne s'en souvenaît même pas. Joey lui avait dit à demi-mots dans son cachemard mais il ne savait toujours pas.
Tristesse, pour ces années perdues, pour Joey...
Elle avait du drôlement souffrir de son absence parce que rien qu'en la regardant Pacey la voyait épanouïe, maintenant.
Joie, de retrouver se qu'il pensait être lui. C'était son but, et il l'atteignait, enfin.
Allègresse, qu'inconsciemment il ressentait lorsqu'il pensait à cette jolie brune qui chamboulait son esprit et son coeur. Il était heureux de la découvrir, ou plutôt de la redécouvrir.
Mélancolie, car il se retrouver seul dans sa voiture, à ressasser. Joey lui manquait mais il n'en était pas sûr. Il ne savait pas ce qu'était ce sentiment qui jusqu'alors depuis deux longues années, lui été inconnu.
Soudain, quelqu'un klaxonna, Pacey fut tiré de sa rêverie et reprit la route, loin de son passé, loin de lui, loin de joey... A cette pensée, il eut un regard un peu triste.
joey13 (14.12.2005 à 18:48)