Situation : Dawson, Jen et Joey vivent à Capside depuis toujours. Ils sont tous les trois les meilleurs amis du monde et ne se quittent que très rarement.
Un jour, une femme vient dans leur lycée, afin de demander à Joey, une élève très sérieuse, de donner des cours à son fils Pacey.
Ce que la jeune fille ne sait pas lorsqu’elle accepte c’est qu’elle va devoir affronter un garçon cruel, cloîtré dans un monde de ténèbres.
Joey se tenait devant la porte du principal, le poing en l’air, prés à frapper, elle se remémorait tous ce qu’elle avait fait durant la semaine. Elle ne trouvait rien. Rien qui puisse justifier cet appel si soudain du proviseur.
Inspirant profondément, elle frappa à la porte.
Voix : Entrez !
L’atmosphère qui régnait à l’intérieur faisait ressortir la tension des deux personnes assises l’une en face de l’autre. Et lorsqu’elle pénétra entièrement dans la pièce, le proviseur et la femme qui se trouvait face à lui se levèrent pour l’accueillir.
L’allure de la femme imposait le respect, elle avait une silhouette, fine et élégante. Elle se tenait droite, et sa beauté était à couper le souffle, maquillée d’une façon très simple mais nette, elle souriait et Joey sentit comme une chaleur l’envahir.
Le proviseur : Mme Witter, je vous présente Joséphine Potter, une de mes plus brillantes élèves.
Joey eut un faible mouvement de tête en signe de salut et la jeune femme sourit comme pour la rassurer.
Le proviseur : Bien, si nous entrions dans le vif du sujet. Mlle Potter, Mme Witter, ici présente, désire engager une personne de l’école capable de donner des cours de rattrapage à son fils. Il a raté une bonne partie de l’année et doit reprendre les cours s’il veut réintégrer un jour une école. Je vous ai désigné car je pense que vous êtes la personne la plus qualifiée pour ce genre de travail. Vous pouvez imposer vos horaires mais il faut obligatoirement que les cours se passent chez Mme Witter.
Mme Witter (tendant une carte à Joey) : Je vous donne mes coordonnées, Joey, vous réfléchissez et puis vous me donner votre réponse que je désirais avoir avant la fin de la semaine, au cas où vous décideriez de ne pas accepter cette proposition.
Sur ces mots, la jeune femme remercia le proviseur puis la fille et sortit en hâte du bureau.
Après cette brève entrevue avec son proviseur, qui ressemblait plus d’ailleurs à un entretien d’embauche, Joey rejoignit Dawson et Jen pour le déjeuner.
Tous deux l’attendaient avec impatience afin de savoir pourquoi pour la première fois depuis qu’elle était au Lycée, elle avait été appelée dans le bureau du principal.
Joey avait toujours été une élève brillante qui savait aider ses amis face aux difficultés. Elle parlait très peu d’elle et savait écouter les autres, mais la seule chose que pouvaient lui reprocher ses amis était le fait qu’elle soit trop sérieuse. Elle-même, se reprochait d’être ainsi mais elle avait subi bien des souffrances et elle pensait aujourd’hui que le boulot était la seule façon pour elle d’oublier les tragédies de sa famille.
Quand elle perçut l’impatience de ses amis, Joey sourit, décidément ses deux-là étaient trop curieux. Elle leur raconta de qu’elle façon s’était déroulé l’entretien et pourquoi.
Lorsque Joey eut fini son récit, elle remarqua tout de suite le sourire qui illuminait la bouche de Jen et comprit instinctivement.
Joey (à l’intention de Jen) : Non, n’y pense même pas. Je sais déjà ce que tu vas me sortir mais j’ai l’intention de refuser ce Job
Jen (tout sourire) : Joey ! Tu n’es pas sorti avec un garçon depuis l’école élémentaire. C’est peut-être une occasion de rencontrer l’homme de ta vie.
Joey : Ha oui, un attardé mental qui n’est même pas capable de suivre un cours sans faire le con ! Wouah quel homme! Je vais finir par en faire des fantasmes !
Dawson : Tu le juges trop vite, tu ne sais même pas pourquoi il a besoin de rattrapage.
Joey : Je vais te le dire pourquoi : Ce type déteste les cours et c’est sa maman chérie qui l’y force et je ne veux pas bosser avec un faignant.
Dawson : Joey, toi-même tu as dis, tout à l’heure, que tu avais besoin d’argent et là on t’offre une occasion en or. Cette femme va y mettre le prix surtout si elle sait que ça va être dur.
Joey : Ca ne va pas être dur… Ca va être impossible. Mais pourquoi est-ce que je continue à parler de ça avec vous ? Ma décision est déjà prise de toute façon, et vous savez quoi ? C’est non !
Jen : Joey essaye au moins, donne lui une chance. Va au premier rendez-vous et si vraiment ça ne colle pas tu laisses tomber.
Joey : Jen, ce n’est pas un rendez-vous galant dont on parle là!
Dawson : Joey, tu as toutes les qualités requises pour ce job. Tu bosses bien, tu sais aider les autres quand il le faut et je suis persuadé que celui-ci aussi tu le mettras dans ta poche. Tu verras tu y arriveras, en plus c’est bien payé que demander de plus ?
Joey : Un autre élève !
Dawson : Joey, réfléchit encore un peu et accepte. Tu as besoin de cet argent et tu le sais, alors ne fais pas de caprice. Ok ?
La jeune fille fit une moue approbatrice. Elle le reconnaissait, elle avait pris sa décision un peu rapidement mais elle était persuadée qu’elle se retrouverait face à un bon à rien qui ne saurait même pas ce que mathématiques veut dire. Si ses soupçons se confirmaient, Dawson allait le regretter.
Dans la soirée, elle appela Mme Witter et, avec une profonde inspiration, accepta sa proposition…
Le jour du rendez-vous arriva.
Même si elle se persuadait que le garçon qu’elle rencontrerait était un incapable, Joey paniquait. Elle n’avait jamais donné de leçons particulières ainsi et se demandait si elle allait être à la hauteur de son salaire. La jeune dame lui avait proposé un contrat en or et maintenant, Joey se disait qu’elle aurait fait une énorme erreur en ayant refusé cette offre.
En se tenant devant le portail de l’immense demeure de sa patronne, Joey avait l’impression que la semaine était passée à une allure folle. Elle s’était préparée à rencontrer un garçon prétentieux qui n’avait rien à faire des cours mais qui s’inclinait face aux désirs de sa mère. Mais, maintenant, devant cette gigantesque et superbe maison, Joey s’attendait à rencontrer un fils à papa.
Avant qu’elle n’ait pu appuyer sur le bouton de l’interphone, Mme Witter sortit brusquement de la maison et accourut vers elle. Un sourire ravi ornait ses lèvres, et la femme prit la jeune fille dans ses bras. Joey, étonnée par cette attitude si chaleureuse, fut étouffé sous la force de l’enlacement et se demanda si la jeune femme n’en faisait pas un peu trop pour la rassurer car elle ne voyait aucune autre raison pour Mme Witter d’agir ainsi.
Après un serrement de main, les deux jeunes femmes entrèrent dans la maison. Joey remarqua tout de suite le changement d’attitude de mme Witter, celle-ci frissonna et dans son regard apparaissait une lueur de colère et de peur lorsqu’elle regarda les escaliers.
La femme se tourna vers Joey et l’invita à la suivre jusqu’à la chambre du garçon.
Lentement, elles montèrent les marches qui les menèrent au premier étage. Il y avait quatre pièces sur le palier, trois étaient toutes ouvertes et leur clarté éclairait le couloir.
Mais le regard de Joey se figea sur la dernière porte, close. Elle la fixait sachant pertinemment que le jeune homme se trouvait derrière, l’attendant. Elle ne savait pas pourquoi, mais à cet instant, un élan de frayeur la traversa. La femme qui l’accompagnait, était tendue, anxieuse et elle aussi fixait cette porte, ne sachant quoi faire.
Elle finit par se tourner face à Joey. Elle avait dans les yeux comme une lueur de chagrin, une souffrance que Joey n’arrivait pas à expliquer.
Mme Witter : Joey, je devrais vous prévenir. Je ne vous ai rien dit car je pensais que vous refusiez de venir après, mais il faut que je vous parle avant que vous n’entriez ici, dit-elle en désignant la porte.
Joey devint méfiante.
Mme Witter (inspirant profondément) : Comme vous le savez, nous venons d’arriver dans cette ville et cette maison appartient à moi et à mon autre fils, Doug. Nous l’avons hérité de ma mère, décédée depuis. Mais si nous sommes venus ici, dans ce coin tranquille et reposant, c’est pour Pacey.
Joey ne comprit pas.
Mme Witter (continuant devant l’incompréhension de la jeune fille) : Il y a trois semaines environ, …elle inspira un grand coup et Joey vit qu’elle retenait ses larmes, Pacey et son père ont eu…un accident de voiture. Mon mari ne s’en est malheureusement… pas sorti. Pacey, lui, est resté trois jours dans le coma avant de reprendre connaissance et d’apprendre la nouvelle. Ils ne s’entendaient pas bien tous les deux, ils se disputaient souvent, mais je sais qu’ils s’aimaient, ils étaient trop fiers pour se le dire. Pacey était un garçon plein de vie, joyeux et qui faisait rire les autres. Bien sur, il n’aimait pas trop les cours mais il s’amusait et souriait énormément.
La femme s’arrêta quelques instants en se rappelant ses souvenirs douloureux.
Joey : Vous utilisez tous ces verbes au passé…
Mme Witter (la regardant tristement) : Depuis l’accident, Pacey est totalement différent. Il est devenu froid, distant et cruel envers tous ses amis et…sa famille. Il ne me parle quasiment plus et lorsqu’il le fait, sa voix est brutale et menaçante. Il ne ressemble en rien au garçon que tout le monde connaissait. C’est pourquoi nous sommes venus ici pour qu’il oublie, pour qu’il guérisse car je crois qu’il est profondément troublé.
Joey : Mme Witter, je ne comprends pas bien le rôle que je tiens dans tout cela.
Mme Witter : Je veux qu’il reprenne une vie normale un jour, ici, dans cette ville. Et lui faut rattraper les cours qu’il a manqués. En regardant la porte de bas en haut, depuis l’accident, il ne sort plus de sa chambre… se retournant vers la jeune fille, une lueur d’espoir dans les yeux, aidez le, je vous en prie. Peut-être que votre présence tous les jours, lui fera du bien. Il va certainement vous repousser au début, mais essayer de tenir le coup s’il vous plait, aidez le.
Joey (désolée) : J’essaierais, mais sincèrement, je ne vois pas ce que je peux faire pour lui.
Sur ces mots, Mme Witter se retira, laissant face à la porte qui la menait dans l’ombre, une jeune fille totalement perdue après ce qu’elle avait découvert. Joey avait jugé le garçon un peu hâtivement, mais ce qu’elle avait découvert la paniquait plus qu’elle ne la rassurait.
Elle prit une profonde inspiration et entra dans la chambre.
VinnAnne (03.12.2005 à 15:24)
Le noir total…
Les volets étaient fermés, les rideaux tirés, elle ne voyait rien, ne distinguait rien, l’obscurité complète dans une chambre à l’atmosphère étouffante.
Joey se sentit tout à coup comme une aveugle, une personne perdue dans un lieu inconnu. Elle plissait les yeux pour s’habituer à cette pénombre si profonde, et du faire un effort surhumain pour ne pas sortir en courant de la pièce. Elle avait collé ses mains et plaqué son corps contre le mur, et c’est ce qui lui avait permis de ne pas prendre les jambes à son cou. Elle voulait s’éloigner de ce lieu, car à cet instant, il ne lui inspirait que peur et asphyxie.
Joey frissonna, un frisson d’angoisse face à l’atmosphère menaçante de la chambre. Elle commençait à croire que pour vivre dans cette obscurité totale et suffocante, le jeune homme devait être comme la pièce, seul et très sombre, et cette idée ne la rassurait que moins encore.
Au bout d’un certain temps, lorsque son regard s’habitua à l’obscurité que la jeune fille remarqua le trait de lumière qui sortait du volet clos, ne laissant qu’un filet de clarté sur son passage. Mais grâce à cela, que la jeune fille put apercevoir les contours des meubles prés d’elle et qui occupaient la chambre. Une armoire se trouvait à ses côtés puis un lit, un table basse…
Elle sursauta, une ombre se tenait prés du lit, au fond de la pièce dans un coin. Une silhouette qui commençait à prendre forme, qui semblait bouger, respirer, vivre. Elle ne pouvait voir son visage, mais il était grand et fin mais on pouvait deviner qu’il était musclé. Il était tourné vers elle et elle sentait que malgré l’obscurité quasi parfaite, il l’observait.
Après quelques instants de longues inspirations, Joey sentit les battements de son cœur ralentirent et finit par parler.
Joey : Pacey ?… Je suis Joey Potter. Je suis là pour vous…
Pacey : Je sais qui vous êtes et pourquoi vous êtes là. Elle me l’a dit, pas besoin de me le rabacher.
Sa voix était grave et douce mais elle avait senti toute l’agressivité qu’il pouvait retenir depuis qu’il s’enfermait. Joey se dit que si cet homme pouvait exploser, il blesserait certainement plus d’une personne.
Joey (timidement) : Je voulais simplement me présenter, nous ne nous connaissons pas alors vous n’êtes pas obligé de m’agresser au premier abord.
Pacey : Je veux simplement que vous compreniez, que je n’ai pas besoin de votre aide, ni de vous ni de personne. Vous perdez votre temps.
Joey : J’ai été engagée par votre mère, et elle tient absolument à ce que je vous aide. Alors maintenant que je suis ici, autant que nous apprenions à nous connaître avant de travailler.
Pacey : Je ne veux rien savoir de vous. Et je n’ai rien à vous dire.
Il mettait un terme à leur brève conversation, il ne voulait pas d’elle, et il le lui faisait bien comprendre. Sa voix était dure, autoritaire, ne lui laissant pas le temps de répliquer.
Joey se sentit désarmé, jamais elle n’avait été en position d’infériorité ainsi, malgré tout elle voulait essayer de comprendre.
L’attitude du garçon et sa solitude volontaire, l’intriguait et la fascinait, si bien qu’elle se dit qu’elle ne devait pas abandonner si rapidement face à cette hostilité.
Joey (tentant une nouvelle approche) : Écoutez Pacey ! Je veux vraiment vous aidez.
Pacey (moqueur) : M’aider ? Voilà une idée intéressante. Et comment vous pourriez y arriver ?…
La jeune fille hésita. Comment pouvait-elle l’aider si elle ne savait rien de son histoire, s’il refusait toute aide?
Joey (doucement, honnêtement) : …Je ne sais pas…
Elle entendit le grognement sourd qu’il émit, comme un rire moqueur et un frisson d’effroi l’envahit. Dans cette chambre, elle était à fleur de peau.
Un bruit de pas se fit entendre…il avançait dans la pièce, dans le noir. Et tandis que ses pas frôlaient la moquette, Joey perçut un autre son, plus sourd, décalé au rythme régulier de sa marche : il marchait avec une canne…
Joey serra les livres contres sa poitrine. Elle venait de quitter la demeure, elle avait fermé la grille et s’était éloigné de la maison, de la chambre, du jeune homme.
Un dernier frisson la secoua et elle reprit totalement confiance en elle. Elle s’éloignait doucement mais une force semblait la retenir et elle se retourna vers la fenêtre du premier étage, la seule fermée par des rideaux.
Ceux-ci se soulevèrent légèrement, et Joey s’arrêta nette. Elle ne le voyait pas mais savait qu’il la regardait. Son cœur cogna plus fort contre sa poitrine, elle avait peur mais alors qu’elle fixait la main sur le tissu, elle s’avoua une chose, elle était fascinée…
Le lendemain, alors qu’elle se dirigeait vers sa classe, Joey vit Jen accourir vers elle le sourire aux lèvres et elle sut déjà ce qu’elle allait lui demander.
A peine arrivée prés d’elle, Jen lui demanda.
Jen (avec une voix un peu coquine) : Alors il est comment ?
Joey sourit intérieurement, mais prit l’air moqueur. Jen était un vent de fraîcheur dans leur vie.
Joey (insistant sur les mots) : Bonjour, Jen !
La jeune fille éluda la réplique d’un geste de la main et d’un haussement d’épaule. Elle était trop pressée de savoir si Joey allait enfin trouver un mec fait pour elle.
Voyant qu’elle attendait impatiemment, Joey eut un éclat de rire.
Joey (souriant) : Jen, tu es désespérante.
Jen avait toujours su comprendre les autres d’une façon remarquable, elle écoutait et donnait des conseils afin de les aider. Tous ceux qui la connaissaient, l’adoraient et malgré cela, elle restait une fille simple, non prétentieuse, adorant s’amuser et les autres l’appréciaient d’autant plus pour ça.
Dawson, Joey et Jen se connaissaient depuis toujours, et ils se complétaient : Dawson, l’éternel rêveur, optimiste et passionné. Joey, intelligente, sérieuse qui avait vécu pas mal de coups durs. Et Jen, sociable, fétarde et paresseuse, surtout pour les cours.
Trois personnalités différentes et pourtant, trois amis inséparables.
Joey reprit le chemin vers son cours, Jen sur ses talons.
Jen : Je veux juste savoir à quoi il ressemble et savoir… si, il te plait ?
Joey (franchement) : Je ne sais pas à quoi il ressemble.
Jen (surprise) : Tu n’es pas allé au rendez-vous ?
Joey se mordit la lèvre, pour dissimuler son trouble. Jen comprendrait-elle si elle lui racontait tout ?
Joey (après un temps) : Si j’y suis allée, et je lui ai parlé.
Jen : Ba, alors comment est-il ?
Joey (détournant les yeux) : Je te l’ai dis… je ne sais pas.
Jen (l’étonnement de la jeune fille augmentait) : Attends ! Je ne comprends plus rien. Tu as eu un rendez-vous avec un mec en direct, …et tu ne l’as pas vu ?!
Joey (cherchant ses mots) : Et bien…euh…
Dawson (surgissant derrière elle) : Salut Joey ! Alors comment il est le bel étalon ?
Joey allait répliquer mais Jen l’interrompit.
Jen : Il est charmant !
Dawson (regardant Joey) : c’est vrai ?
Jen (parlant à la place de Joey) : Non c’est pas vrai, elle ne sait même pas à quoi il ressemble !
Dawson (reportant son attention sur Joey sans comprendre) : Tu n’y es pas allée ?
Joey grogna et s’en alla, décidément, ces deux-là l’exaspéraient !!
La jeune fille soupira, elle n’était pas en forme ce soir et les révisions ne l’intéressaient pas. A vrai dire, elle ne cessait de penser à ce garçon terré dans l’ombre.
A quoi pouvait-il bien ressembler ? Que craignait-il ?
On frappa à la porte, Joey se redressa des fourmis dans les jambes. Bessie n’étant pas là, elle alla ouvrir. C’est Dawson qu’elle trouva sur le perron.
Joey (négligemment) : Salut !
Elle n’attendit pas la réponse et s’engouffra chez elle, Dawson sur ses talons.
Arrivée devant le frigo, elle l’ouvrit et se versa un grand verre de lait. Une fois qu’elle eut fini, elle alla s’installer sur le canapé en tailleur.
Pendant toute son action, le jeune homme l’avait observé. Il souriait, elle buvait toujours du lait quand quelque chose la tracassait.
Dawson : Désolé pour tout à l’heure ! Mais tu connais Jen quand ça touche sa meilleure amie elle devient une grande passionnée et on ne peut plus l’arrêter.
Il émit un faible rire et Joey le suivit. Le garçon la sentait se décontracter et il en fut heureux, mais il constatait également, qu’elle restait dans une position fœtale et il eut comme l’envie de la protéger. Il était comme son protecteur depuis qu’elle était enfant, il l’adorait autant que Jen. Tous trois partageaient chaque moment, et ce soir quelque chose n’allait pas et elle avait besoin de parler il le savait.
Dawson (doucement) : Raconte moi ce qui ne vas pas. Tout à l’heure nous n’avons pas été, disons, très compréhensif.
La jeune fille sourit faiblement mais garda le regard fixé sur son verre de lait.
Dawson (avec un sourire taquin) : Désolé si on t’a un peu, charrié ! Mais bon, tu sais qu’on adore ça !
Cette fois-ci le sourire s’agrandit et elle le regarda. Elle lui vouait une confiance quasi absolue.
Joey (la tête sur ses genoux) : Je vais bien, je t’assure. C’est juste que quelque chose me tracasse, rien de plus.
Dawson : Qu’est-ce qui te tracasse ? C’est à cause de ton rendez-vous ? Parce que quand on a commencé à en parler, tu es partie.
Joey (hésitante, prenant, calmement, son souffle) : Oui, c’est à cause de ça.
Dawson : Ca c’est mal passé ?
Joey : On peut dire ça comme ça. Ca m’a troublé et j’avoue…que ça me trouble encore.
Dawson (inquiet) : Qu’est-ce qui s’est passé ?
Joey (se faisant rassurante) : Rien d’inquiétant, ne t’en fait pas.
Dawson ne dit rien, attendant la suite et des explications. Joey le vit et lui sourit timidement.
Joey : Je suis allée au rendez-vous comme tu me l’avais dit. Et Madame Witter m’a accueilli très chaleureusement, ça m’a un peu surprise d’ailleurs, mais je ne me suis pas posée la question plus que ça. Puis, nous sommes entrées et c’est là que j’ai tout de suite vu son changement de comportement. Plus elle avançait vers la chambre de son fils et plus elle se recroquevillait sur elle-même.
Dawson arqua un sourcil, mais la laissa continuer. Il ne se l’avouait pas mais il était intrigué par cette histoire et écoutait attentivement. La jeune fille déplia les jambes et attrapa son verre de lait posé devant elle.
Joey : Nous sommes arrivées devant une porte close, et elle m’a raconté ce qui était arrivé à son fils.
La voix de Joey se brisa et Dawson comprit que la garçon avait du souffrir.
Joey (relevant les yeux vers lui) : Il a eu un accident avant d’arriver ici, son père est mort et depuis, il reste enfermé dans sa chambre, dans le noir total. C’est pour ça que je n’ai pas vu son visage, il refuse de se montrer à la lumière et je ne sais pas encore pourquoi. Ce que je sais c’est qu’il a énormément souffert, ça se ressent dans son agressivité.
Dawson (la coupant, s’inquiétant) : Son agressivité ? Il t’a fait mal ?
Joey : Non, c’est au niveau des paroles qu’il était agressif. De toute façon je ne pense pas qu’il pourrait me faire du mal.
Dawson fronça les sourcils sans comprendre.
Joey (fataliste) : Il marche avec une canne.
La jeune fille se leva et commença à faire les cents pas, Dawson ne la quitta pas des yeux, elle semblait nerveuse.
Joey : J’ai été quelque peu effrayé par son comportement, et par ses paroles si froides, mais ce n’est pas ce qui me fait le plus peur.
Dawson : C’est quoi alors ?
Joey : C’est que je me sens obligée d’y retourner, il faut que je comprenne, il faut que je l’aide même s’il me repousse. Il ne peut pas être que méchant et distant.
Dawson (sceptique) : Tu es sure de toi là ? Parce que s’il ne veut pas d’aide, ça ne sert à rien que tu t’obstines.
Joey détourna le regard, déçu, elle pensait que Dawson ne lui reprocherait rien, pas lui.
Joey : Je vais y retourner.
Dawson : Ca ne me plait pas ton histoire.
Joey (d’un ton qui ne demandais pas de réplique) : J’y retournerai que ça te plaise ou non. Merci de m’avoir écoutée, Dawson.
Par ces paroles, elle le congédiait et il se leva du canapé pour se diriger vers la porte. A mi-chemin, il se retourna vers elle.
Dawson (grave) : Si, à un moment donné, il te fait vraiment peur, n’y retournes pas !
Une fois qu’il eut l’approbation de la jeune fille, il s’en alla. Joey le regarda s’éloigner, un vague regret au cœur, elle aurait voulu qu’il la soutienne.
VinnAnne (03.12.2005 à 15:30)
Mme Witter : Je ne pensais pas que vous reviendriez. Je vous ai vu partir tellement vite la dernière fois que je m’attendais à recevoir un coup de téléphone m’annonçant que vous ne pouviez plus travailler pour moi.
Joey serra la main de la femme en lui souriant pour la rassurer.
Joey (sincère) : Je voudrais aider votre fils, madame.
D’un geste impulsif, la jeune femme l’a prit dans ses bras.
Mme Witter (sur le même ton) : Merci Joey. Entrez.
Joey suivit sa patronne jusque dans la maison. Elle avait l’impression de la redécouvrir, les murs lui paraissaient plus lumineux, toute la pièce sentait la fraîcheur et la jeune fille se rappela une pièce au premier étage qui était totalement le contraire du rez-de-chaussée.
Pendant qu’elle avançait dans le hall vers le salon. Un cadre posé sur un meuble, attira l’attention de Joey, elle s’arrêta devant, et retint son souffle. Le jeune homme qui se tenait tout sourire sur cette photo était d’une beauté angélique, un sourire orna ses lèvres sans qu’elle s’en aperçoive.
Mme Witter : C’est Pacey… à l’époque où il aimait encore la vie.
Joey sursauta, elle n’avait pas entendu la femme arrivée derrière elle.
Joey : Pacey sait que je suis revenue ?
Mme Witter : Non, moi-même je ne pensais pas que votre retour était probable. Mais je suis sure qu’il sera ravi de vous revoir.
Joey eut un sourire forcé, elle n’était pas trop convaincue de ça.
Alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir la chambre, Joey arrêta son geste un instant, la porte devant elle n’avait rien perdu de son effroi, et un frisson d’angoisse la traversa. Une contraction lui tordit le ventre, mais l’ignorant, elle respira un grand coup et tourna la poignée.
L’atmosphère de la pièce était toujours aussi étouffante, et elle du faire un effort pour adapter sa respiration à cette ambiance.
Joey (d’un ton qui se voulait amical) : Pacey, vous voulez travailler aujourd’hui ?
Pas de réponse. Ce silence oppressant était pire que les paroles blessantes du jeune homme et joey sentit une chaleur montée dans tout son corps jusqu’à son visage, elle tituba.
Joey : Nous pouvons discuter si vous voulez.
Toujours rien. Mais il était là, toujours au même endroit, dans le coin opposé, prés du lit, debout. Joey sentit toute l’agressivité qui émanait de lui et elle recula. Elle entendait sa respiration, rauque et posée. La sienne était plutôt du genre saccadé.
Le silence s’épaississait toujours plus et la jeune fille se demanda, s’ils en sortiraient.
Il te fait peur, va t’en Joey ! Il n’a pas besoin de toi, Dawson a raison. Qu’est-ce que tu attends, va t’en. En elle, se livrait une bataille perdue d’avance car elle savait qu’elle resterait dans cette chambre à attendre que le jeune homme veuille bien l’accepter.
On frappa à la porte et Joey sursauta violemment. Elle vit Mme Witter avançait dans la pièce et poser un plateau sur le lit.
Pacey : Je n’en veux pas, je n’en ai pas besoin.
La femme (ironiquement) : Mais, j’en suis persuadée mon chéri !
Elle s’en alla en toute hâte, laissant Joey quasiment désespérée.
Pacey (après un silence) : Comme ça vous voulez parler. Et de quoi ?
Il se déplaça, et elle perçut à quel point cela pouvait être pénible pour lui. Il retenait sa respiration à chaque pas, et Joey sut qu’il souffrait.
Joey : Je suis désolée pour votre accident.
Pacey (dur) : Je n’ai pas besoin de votre pitié. Mais peut-être voulez vous savoir comment cela s’est passé ? Vous voulez savoir à quel point j’ai souffert ?
Joey (attristée) : Je…
Pacey : Vous êtes désolée à quel point Joey ?
L’air se faisait de plus en plus suffocante, et Joey s’accrocha au mur derrière elle, mais il était trop tard, elle sentait les ténèbres l’envahirent, la pénombre augmenter.
Joey (vacillant) : Je…Pacey…
Dans cet appel au secours, elle s’évanouit lourdement sur le sol. Quand elle reprit connaissance, elle sentit son corps se courbaturer, s’alourdir et une nausée la secoua. La jeune fille la chassa en inspirant et en expirant par la bouche.
C’est alors qu’elle la vit. L’ombre penchée sur elle, qui la regardait. Le trait du volet l’éclairait faiblement, et elle discerna une partie du visage, de longues plaies barraient la joue creuse du jeune homme, elle ne pouvait distinguer que ça, elle était encore sous le choc mais elle du changer d’expression car il s’éloigna brusquement d’elle et retourna dans l’ombre.
Pacey (d’un voix lasse) : Allez vous en !
Joey ne dit rien mais ne bougea pas, le ton de sa voix avait changé, il n’était plus agressif mais paraissait triste.
Pacey : S’il vous plait Joey, je suis fatigué.
Elle ouvrit la porte et s’en alla sans regarder derrière elle. La tristesse qu’elle avait perçu dans sa voix, lui donnait un argument majeur pour revenir, le lendemain soir…
VinnAnne (03.12.2005 à 15:33)
Dawson : Tu as décidé d’y retourner alors ?
Joey : Oui j’y compte bien.
Ils venaient de se retrouver au self où la jeune fille venait de leur raconter sa dernière rencontre avec son "élève", et à cet instant, elle se disait qu'elle aurait mieux fait de se taire. Dawson était contre le fait qu'elle y retourne et il le faisait clairement voir.
Dawson (râlant) : Joey c’est de la folie, ce type te fait peur. Personne ne peut rien faire pour lui, il doit arriver à s’en sortir seul.
Jen : J’ai peut-être eu tort de te forcer aussi à accepter.
Joey s’affala sur une chaise de la cafétéria, et posa sa tête sur sa main.
Joey : Il aurait fallu que tu le vois, avant son accident.
Jen : Comment ça ?
Joey : J’ai vu une photo de lui, il était si beau… brun, grand, tellement séduisant.
Jen (radieuse) : C’est tout à fait ton genre !
Dawson (la réprimandant) : Jen tu m’aides pas tu sais ! Se tournant vers Joey, Écoute Joey, Beau ou pas, il faut que ce garçon soit sacrément dérangé pour rester cloîtré dans une chambre totalement close et totalement noire.
Joey tapa sur la table, prit son sac et partit. Dawson l’exaspérait même s’il se disait qu’il avait probablement raison.
Jen regarda férocement Dawson qui écarquilla les yeux sans comprendre.
Dawson : Quoi ?
Jen : Tu veux bien arrêter de jouer les protecteurs avec elle. Elle a besoin d’un ami pas d’un père.
Dawson : Si, justement.
Jen (mettant fin à la conversation) : Peut-être mais tu n’es pas son père !
Joey écrivit sa dernière ligne et s’étira, ce soir elle devait retourner, à nouveau, chez les Witter et elle sentait déjà les tensions montaient dans son corps.
Après une dernière longue inspiration, elle prit son sac posé sous le bureau et quitta sa chambre, en jetant un coup d’œil en arrière, pour voir si elle n’avait rien oublié, mais elle doutait que ce soir ils allaient travailler.
Arrivée à la hauteur de la porte, elle entendit Alexander criait au deuxième étage et ne vit pas sa sœur venir vers elle.
Bessie (sur la réprimande) : Je trouve que tu y vas beaucoup pour un boulot à mi-temps!
Joey ferma les yeux, accusant le reproche de sa sœur.
Joey (répliquant) : C’est un élève qui a pas mal de problème.
Bessie (sceptique) : Tu es sure que c’est tout ce qui t’intéresse?
Cette fois-ci, Joey se retourna vers son aînée.
Joey : Qu’est-ce que tu insinues?
Bessie (menaçante) : J’insinue que, si jamais, le temps que tu consacres à ce garçon se ressent sur tes notes, tu vas m’entendre Joséphine Potter.
Sur ces mots, elle quitta la pièce et Joey, exaspérée, sortit, claquant la porte derrière elle.
Elle ouvrit la porte et comme à l’accoutumer, les ténèbres l’engloutirent.
La jeune fille demeura silencieuse attendant qu’il prenne l’initiative de lui parler. Mais il n’en fit rien.
Joey posa son sac par terre, et posa ses paumes puis son dos contre le mur près de la porte. Cela était devenue une habitude pour elle, elle se dressait une protection, elle se sentait plus forte mais dans ce noir total, toute sa confiance en elle, s’envolait.
Elle entendait sa respiration, elle discernait sa silhouette dans l’obscurité et elle se remémora sa photo.
Que découvrirait-elle si elle le voyait en plein jour? Pourquoi se cachait-il? Mais est-ce qu’il se cachait vraiment? Joey retournait ces questions dans sa tête sans jamais trouver de réponse, mai cela était normal, il la repoussait et ne révélait rien de sa vie.
Chaque fois qu’elle se retrouvait face à lui dans le noir, elle se demandait ce qu’il pouvait bien ressentir debout, dans le coin de cette chambre, dans le noir total.
Elle voulait connaître ce qu’il cachait au fond de lui, savoir ce qu’il avait vécu pendant cet accident, savoir ce qui s’était réellement produit cette nuit là.
Cela faisait maintenant un quart d’heure environ que Pacey l’observait en silence, chose qu’elle ignorait.
Depuis le premier jour, la jeune fille s’obstinait à l’aider et même s’il était irrité de cette pitié, il en était fasciné. Il lui faisait clairement comprendre qu’il ne voulait pas d’elle, lui faisant peur, mais chaque fois, elle revenait.
Plus elle venait, et plus il se sentait désorienté, car en lui, il menait un combat contre ses propres sentiments. Il ne voulait pas d’elle et en même temps, une voix lui disait que ce serait à elle qu’il se confierait quand il serait prêt...
Cette fois-ci aussi, il refusa de parler, de se dévoiler, et Joey commençait à sérieusement douter de ses capacités. La plupart du temps, elle rentrait chez elle en soupirant se disant qu’elle n’arriverait jamais à casser la barrière qu’il avait érigé entre eux. Et chaque jour elle s’avouait une chose, ce garçon était inaccessible…
Plus les jours passés, plus les rendez-vous s’accumulaient, et plus Joey se refermait sur elle-même.
Elle ne parlait plus beaucoup et son regard dérivait souvent dans le vague, ainsi que son esprit, où il était difficile pour ses amis de la sortir. La plupart du temps, elle ne répondait pas à leur question, et semblait loin. Et quand il lui arrivait de rester concentrée sur ce que lui disait Dawson et Jen, la jeune fille paraissait s’impatienter.
Dawson s’inquiétait de plus en plus pour elle, se demandant si ce changement de comportement n’avait pas un lien direct avec le jeune homme caché dans sa chambre. Joey y allait quasiment chaque soir, et en revenait chaque fois plus démoralisée que la veille.
Dawson et Jen ne pouvaient pas la laisser comme ça. Ils savaient qu’elle était intriguée par ce garçon voir même, fascinée mais ils ne voulaient pas qu’elle se rabaisse comme elle le faisait, se disant qu’elle n’arriverait jamais à le sortir de son mutisme, de sa douleur.
Ce qu’il ne savait pas était que Joey vivait cette douleur, elle aussi. Chaque fois qu’elle y allait, et qu’elle se trouvait dans sa chambre, c’était comme si elle ressentait ce que lui ressentait et ainsi, arrivait à mieux le comprendre. Et au fur et à mesure que les soirs passaient, Joey avait l’impression qu’elle était attirée par cette pièce, par cette obscurité, comme si elle avait besoin du jeune homme, et lui besoin d’elle.
Pourtant, il demeurait la plupart du temps muet, la fixant dans la nuit. Il ne voulait toujours pas de son aide et ne comprenait pas pourquoi, elle s’obstinait ainsi. Cependant, même s’il continuait de la tenir le plus écartée possible de sa vie, chaque jour, il espérait son retour…
VinnAnne (03.12.2005 à 15:36)
Dawson monta les marches du perron des Potter et laissa sa main en suspens, hésitant.
Presque tous les soirs, il venait voir sa meilleure amie, dans le but de la faire renoncer, de la convaincre que son entreprise, était vouée à l’échec. Ce garçon resterait comme il est, froid, cruel et distant avec elle, il fallait qu’elle s’en rende compte.
Alors qu’il allait frapper à la porte, celle-ci s’ouvrit devant lui, et Joey en sortit.
Joey (sursautant) : Dawson tu m’as fait peur ! Tu arrives trop tard, je m’en vais.
Dawson : Laisse moi deviner ! Chez les Witter ?
Le ton qu’il employait transmettait son énervement et son impatience, Joey le remarqua et détourna les yeux, attristée.
Joey (doucement) : Oui.
Puis sans un mot, elle passa devant lui et commença à partir, mais elle constata bien vite, qu’il ne souhaitait pas qu’elle y aille seule.
Dawson (la suivant) : Je peux t’accompagner ?
Cette question n’attendait pas vraiment de réponse, elle le savait, il avait décidé de venir avec elle ce soir, et cela lui faisait du bien de savoir qu’il s’inquiétait.
Joey lui sourit pour lui signifier qu’elle adorait passer du temps avec lui. Et que donc, elle accepter sa requête.
Sur le chemin, ils parlèrent peu, essayant d’éviter la discussion qui fache, mais Joey sentait que Dawson était tendu et voulait aborder ce sujet.
Lorsqu’ils s’arrêtèrent devant la grille, la jeune fille sut que Dawson allait parler et se tourna vers lui. Elle le connaissait par cœur, car en effet, il scrutait son visage pour savoir ce qu’elle ressentait en venant ici.
Dawson (hésitant) : Joey, tu es…différente, ces derniers temps. J’ai l’impression que tu ne vas pas bien.
Joey sourit, rassurante mais demeurait comme distante.
Joey (souriant tristement) : Je suis contente que tu t’inquiètes pour moi, mais je vais bien c’est juste que…
La fille leva les yeux vers la fenêtre au premier étage et son regard sembla aussitôt se perdre, et s’accrocher à une image.
Dawson suivit cette direction et vie que le volet était légèrement écarté laissant entrevoir une main dans un noir total.
Le garçon ne vit pas que Joey avait quitté sa contemplation et le regardait.
Joey : Je sais que tu te poses des questions. Mais…j’ai besoin de venir ici, de venir le voir.
Dawson la fixa sans comprendre.
Joey : Depuis que je suis entrée dans sa chambre, depuis que j’ai entendu sa voix, j’ai su à quel point il pouvait souffrir. Et je sais qu’il a besoin d’aide, il ne pourra pas se sortir de là seul. Même s’il me repousse, je resterai jusqu’à ce qu’il m’accepte… Je…
La jeune fille reporta son regard sur le sol, et son visage devint sombre, et très…triste.
Joey (fermant les yeux) : … Je ne veux pas qu’il souffre seul.
Dawson eut un mouvement de recul, sous la surprise. Ces mots étaient remplis de peine et de tant de tendresse.
Dawson : Joey, tu dis ça comme si…
Il ne pouvait continuer car en vérité, il ne comprenait plus ce qu’elle ressentait.
Joey (en guise de réponse) : Je sais… Merci de m’avoir accompagnée.
Puis, après lui avoir embrassé la joue, elle ouvrit le portail et disparut dans la maison.
Dawson demeura quelques instants sans bouger, puis avant de s’éloigner, ses yeux se portèrent vers la fenêtre.
La main avait disparu, le volet était clos…
La jeune fille poussa lentement la porte et s’engouffra dans la nuit. L’atmosphère l’étouffa tout de suite, mais après un instant de longues inspirations, elle le discerna, toujours au même endroit, toujours si calme, si…froid.
Joey (après un long silence) : Bonjour, Pacey !
Il ne répondit pas mais cela ne la surprenait plus depuis longtemps.
Pacey (sec) : …Bonjour.
Joey releva directement la tête quand elle entendit ce son, et automatiquement un sourire apparut sur ses lèvres, sans qu’elle s’en rende compte.
Pacey (toujours sur le même ton) : Je vois que votre petit ami a tenu à vous accompagner aujourd’hui, il doit s’inquiéter pour vous.
Joey crut que son cœur allait exploser dans sa poitrine, il avait l’air jaloux, même si elle savait que cette idée était stupide.
Joey : Ce n’est pas mon petit ami. Mais il s’inquiète c’est vrai. Je crois qu’il ne comprend pas pourquoi je reviens ici.
Pacey (doucement, pour lui-même) : …moi non plus…
Joey n’avait pas entendu ce qu’il avait dit, mais avait perçu la douceur avec laquelle il avait parlé. Elle en était surprise, car chaque fois qu’il lui adressait la parole, son ton était dur et sec.
Ce que Joey ne voyait pas, était le point serré du garçon, qui essayait de contenir sa rage. Il n’en pouvait plus, il aurait tant voulu approcher la jeune fille, la toucher ne serait-ce que du bout des doigts, sentir son souffle contre son visage.
Lorsqu’il l’avait vu arriver avec ce garçon, il aurait donné n’importe quoi pour recevoir ce baiser. Mais, il restait, ici, dans cette chambre, l’attendant chaque jour, et ne pouvant mettre que de la distance avec elle. Il ne voulait plus qu’elle vienne, il ne supportait plus de ne pas pouvoir la serrer contre lui.
Au début, il n’arrivait pas à supporter sa pitié, et son désir de l’aider, mais maintenant, il ne voulait plus qu’elle s’en aille, il ne voulait plus se retrouver seul sans elle. Alors il la repoussait encore et encore, il ne supportait plus qu’elle soit inaccessible à un être tel que lui…
Et tout cela, Joey ne le savait pas…
Pacey (redevenant froid) : Allez vous en Joey, je n’ai pas envie de parler ce soir.
Joey (ripostant) : Mais…
Pacey (sentant monter la lassitude) : S’il vous plaît, pas ce soir.
Joey perçut sa fatigue, et son impatience et sa douleur ne fit qu’augmenter. Elle souffrait avec lui quand elle venait, et cela la rendait vulnérable.
Après un regard triste vers la silhouette, elle tourna la poignée, et sortit.
Cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas congédiée ainsi…
VinnAnne (03.12.2005 à 15:39)
Il était 21 heures quand Joey se décida à aller chez les Witter.
Mme Witter lui avait dit qu’elle pouvait venir à n’importe quelle heure et c’est pourquoi elle avait pris le temps de réfléchir avant de revenir. Depuis qu’elle était toute petite l’avis de Dawson comptait énormément et elle prenait soin de l’écouter. Mais là, c’était sa décision, son choix et elle aurait aimé qu’il soit pour au lieu de la décourager.
Quand elle sonna, Mme Witter ne mit qu’une minute à arriver au portail. Elle portait une veste élégante et Joey comprit qu’elle était sur le point de sortir.
Mme Witter (le regard rempli de tendresse) : Je vais commencer à croire que vous appréciez mon fils !
Joey lui rendit son sourire et pénétra dans la maison. Aussitôt qu’elle fut dans le hall, son regard se dirigea vers les escaliers.
Mme Witter : Je suis désolée Joey mais Pacey s’est endormi, ces médicaments sont de véritables drogues pour lui.
Elle semblait terriblement attristée de faire cette constatation.
Mme Witter : Je ne peux malheureusement pas rester, je dois aller chez des amis. Je voudrais me changer les idées après tous ces évènements.
Joey la regarda enfiler une écharpe et se dit qu’elle ne souffrait pas trop de la perte de son mari.
Joey : Pardonnez moi, mais où est votre deuxième fils. Il n’est jamais ici ?
Le regard de la femme se voila.
Mme Witter (baissant les yeux) : Pacey et son frère ne s’apprécient pas beaucoup, alors Doug a repris son ancien appartement. Cette maison m’appartient plus qu’à lui en réalité puisqu’elle appartenait à ma mère. Mais cela ne le dérangeait pas, au contraire, il était content de s’en débarrasser, cette maison est bien trop grande pour lui, même pour moi je dois dire.
Joey comprit, si belle soit-elle cette maison était immense pour une seule personne.
Lorsqu’elle vit Mme Witter se diriger vers la sortie, Joey se sentit tout à coup bien seule, elle allait se retrouver seule dans une maison inconnue avec un garçon qui lui faisait affreusement peur.
Mme Witter : Vous pouvez rester là tant que vous voulez mais je doute que vous désiriez demeurer seuls à seuls avec mon fils. Je ne rentre pas avant demain, donc vous pouvez garder ma maison si cela vous dit, je vous fais pleinement confiance, Joey.
Sur ces mots, la femme ferma la porte derrière elle, la laissant à son désarroi.
Doucement, la jeune fille se tourna vers les escaliers, un frisson traversa son être. Elle se frictionna, et alla dans le salon où elle se posa recroquevillée sur la canapé. Prenant la télécommande, elle alluma la télé et oublia vite qu’elle se trouvait dans une immense maison quasiment seule. Ce soir elle avait fui Bessie et Alexander pour se retrouver en compagnie d’un garçon qui ne voulait pas d’elle, qui ne voulait de personne. Comment faisait-il pour vivre ainsi ?
Une envie de lait la saisit et c’est en souriant qu’elle se leva en direction de la cuisine.
Quand elle passa devant les escaliers, instinctivement, son regard fut attiré vers l’étage. Assise devant la télé, elle avait presque oubliée son « élève mystérieux ».
Brusquement, elle se sentit rentrer dans un corps, un bruit de verre et un de bois résonnèrent par terre et deux mains la retinrent avent qu’elle ne tombe en arrière, Joey tourna la tête devant elle et eut un sursaut.
Elle voyait maintenant les traits de son visage si dur. Avec ses cicatrices toute sa cruauté ressortait, elle reconnaissait le Pacey de la photo et pourtant, il était tellement différent avec ses yeux si sévères et sa bouche raide qui n’exprimaient rien. Une longue cicatrice se traçait sur sa joue droite, l’autre partie de son visage était cousue de points de suture cernés d’ecchymoses jaunes. Ses sourcils étaient froncés et accentuaient la rudesse de son portrait. Ses mains entouraient ses bras comme pour la garder dans une prison. Joey eut un mouvement de recul pour se libérer mais il ne voulait pas la laisser partir.
Pacey : Vous n’abandonnez jamais pas vrai ?
Joey (le défiant) : J’aime les défis !
Il approcha le visage de la jeune fille prés du sien.
Pacey (d’une voix remplie de mépris) : Alors, regardez moi bien !
Elle détourna la tête pour lui montrer à quel point elle ne pouvait pas.
Pacey : Vous voyez, je vous fais horreur.
Il la lâcha doucement et détourna la tête également, mais par colère. Puis il se baissa pour ramasser sa canne et regagna, lentement, sa chambre sans un mot, sans un regard, les poings serrés.
Quand elle entendit la porte se fermer, Joey se laissa tomber par terre en mettant son visage dans ses paumes, les larmes ne tardèrent pas à affluer. Elle était en colère contre elle-même.
Pourquoi avait-elle réagi ainsi ? Mais elle avait été tellement sous le choc de le voir que cela avait joué sur ses nerfs…
Joey prit le plateau et se dirigea vers le premier étage non sans une certaine appréhension.
Arrivée devant la porte qui lui faisait tant de frayeurs, elle frappa et évidemment n’obtint aucune réponse. Aussitôt, elle ouvrit le battant et alla poser le plateau sur le lit, là où Mme Witter l’avait fait auparavant. Dés qu’elle eut fini, elle se dirigea vers la fenêtre et ouvrit les volets. Toute la poussière et l’obscurité accumulées dans cette pièce sortirent.
Quand elle se retourna, la jeune fille le vit, toujours au même endroit, il n’avait pas bougé. Il l’observé cherchant sans doute une explication à son attitude.
Joey (lisant dans ses pensées) : Je vous ai vu, il n’y a donc plus besoin de faire le noir ici.
S’il était étonné de son initiative, il n’en dit rien. Mais ses yeux se portèrent vers le plateau qu’elle avait amené, et il émit un faible rire moqueur.
Pacey (sarcastique) : Si vous faites ça pour vous excuser, vous n’avez pas besoin, je fais cet effet là à tout le monde.
Joey (exaspérée) : C’est bon, arrêtez de vous apitoyer sur votre sort, votre visage n’est pas si terrible !
La jeune fille avait repris son assurance habituelle. Elle se disait que l’obscurité la mettait en infériorité, là elle était en territoire connu.
Pacey (surpris) : Ha oui ? Alors pourquoi avoir réagi comme ça hier soir ?
Joey (d’un ton assuré) : J’ai été surprise de vous voir en pleine lumière et je crois que c’est normal. Votre mère m’avait dit que vous ne sortiez jamais.
Pacey (soupirant) : Ma mère raconte beaucoup de choses, mais jamais ce qu’il faut.
Joey entendit à l’intonation de sa voix, qu’il en voulait à sa mère et elle aurait aimé savoir pourquoi. Reprenant ses esprits, elle se dirigea vers son sac.
Joey : Si on se mettait au travail maintenant. Nous avons perdu suffisamment de temps comme ça.
Pacey était de plus en plus étonné par l’attitude de la jeune fille, elle semblait totalement différente de celle qui avait peur de lui.
Pacey : Pourquoi continuez vous à venir ici, Joey ? Je croirais presque que vous êtes fascinée par moi !
Et vous auriez raison. Joey secoua la tête pour chasser cette pensée, elle reprit constance.
Joey (cherchant dans son sac) : Je vous l’ai dit, j’adore les défis. Elle se tourna face à lui, et je crois que vous aider en est un de taille.
Elle prit un livre et alla s’asseoir au bureau en l’ouvrant.
Pacey (qui ne la quittait pas des yeux) : Je ne compte pas retourner en cours vous savez.
Joey : Il le faudra pourtant, comme il faudra que vous parliez de ce qui s’est passé à quelqu’un.
Pacey (riant presque) : Et je suppose que ce quelqu’un c’est vous ?
Joey : Je m’en fous, mais vous devez extérioriser ce que vous ressentez.
Pacey (moqueur) : Oh ! Je vois que vous me connaissez mieux que quiconque !
La jeune fille ferma le livre en le claquant d’un coup sec et dans un même geste se leva pour lui faire face.
Joey (furieuse contre lui) : Ca m’étonne que vous vouliez rester seul, ça doit être dur de vivre avec vous-même.
Enfouissant sa colère et la frustration d‘être une fois de plus rejetée, elle attrapa son sac et quitta la pièce claquant la porte d‘un coup sec et fort.
Pacey demeura un moment à regarder la porte close que la jeune fille venait de claquer. Puis sentant se forces le quittaient, il se colla contre le mur, et poussa un long soupir, se rappelant l’expression que le visage de la fille avait pris quand elle avait vu. Il ne voulait pas voir cela sur ses traits.
Et son cœur lui faisait mal…
Joey pénétra dans sa chambre en claquant la porte derrière elle, puis s’affalant sur son lit, elle enfouit son visage dans son oreiller et pleura.
Elle avait enfin vu à quoi il ressemblait, et tout ce qu’elle avait fait, était de lui avoir donné l’impression qu’elle avait été dégoûtée.
Et son cœur lui faisait mal…
VinnAnne (03.12.2005 à 15:46)
Le lendemain matin, Joey reçut un coup de fil de mme Witter lui demandant de venir garder sa maison à nouveau, la jeune fille dit oui, mais au fond d’elle, elle savait qu’elle n’ acceptait cette requête que pour voir le garçon.
Le soir, quand la fille arriva, la femme était déjà partie. Joey entra dans la maison où régnait le noir total. Cela lui rappela la chambre de pacey et les battements de son cœur accélérèrent.
Allumant les lampes du hall, son regard dériva instinctivement, vers les escaliers. Et elle le vit…
Il était en haut des marches et la regardait, fixement.
Les yeux de Joey montèrent jusqu’à son visage pour redescendre, sur sa main posée sur sa canne.
Joey (indifféremment) : Bonsoir !
Sans attendre de réponse, la jeune fille enleva son manteau et passant devant les escaliers, alla accrocher sa veste, sur le porte-manteau.
Joey (froide) : Vous avez mangé ?
A nouveau, sans attendre, elle se dirigea vers la cuisine, où elle ouvrit le frigo.
Pacey (surpris par l’indifférence de la fille) : Non.
A son tour, il alla vers la cuisine, y entra, et s’adossa au mur.
Et ainsi, longuement, il l’observa.
Joey ne se rendait pas compte de la torture qu’elle lui faisait subir. Il la voyait pour la troisième fois très nettement, de très près, et il la trouvait bien plus belle encore.
Il n’avait plus à la regarder discrètement derrière son volet, elle était là, devant lui, il n’avait qu’à tendre le bras pour la toucher, mais il savait qu’il ne pourrait pas le faire. Il en était incapable.
Joey sentait sa présence derrière elle, mais n’osait pas se retourner, elle savait que sinon, elle se perdrait dans son regard et qu’elle souffrirait comme la veille. Il était bien trop froid avec elle, et chaque fois, sa douleur revenait.
Faignant l’indifférence, reprenant contenance avant de se retourner, elle passa devant lui et monta les escaliers avec le plateau qu’elle avait préparé.
Joey : Venez ! Nous pourrons travailler en même temps comme ça !
Elle n’attendit pas de voir s’il s’en sortait avec sa canne, et grimpa au premier étage. Elle ne voulait pas qu’il sache qu’à l’intérieur, elle voulait rester avec lui.
Quand elle arriva dans la pièce, elle alluma la lumière et constata qu’il n’avait pas refermé les volets, elle sourit. Puis après avoir posé le plateau-repas sur le bureau, elle entreprit de mettre le couvert.
Elle n’avait pas entendu Pacey monter et, comme un frôlement, elle sentit une caresse dans son cou.
La jeune fille fit volte-face et se retrouva presque contre lui. Il était si grand, et paraissait si carrée, qu’elle avait l’impression d’être fragile face à lui.
Elle vit tout de suite, sa main en suspens et sut qu’il lui avait réellement caressé la nuque.
Leurs cœurs firent un bond quand leurs yeux se rencontrèrent. Puis, les yeux de Joey virent la canne par terre, devant la porte. Il pouvait marcher sans, c’est pour cela qu’il était arrivé si vite, et si silencieusement.
Mais elle n’eut pas le temps de s’y attarder d’avantage, car il avait penché la tête, et ses lèvres s’étaient posées sur les siennes.
Ils l’avaient tant attendu, que ce baiser fût lent, savoureux, et tellement long…
Quand il eut prit conscience de ce qu’il avait fait, Pacey la regarda désolée, mais elle semblait heureuse. Il ne savait pas pourquoi mais il le regrettait, il ne voulait pas qu’elle souffre.
Joey (murmurant) : De quoi avez-vous peur ?
Il la lâcha et alla s’installer sur son lit. Ce garçon était grand et il avait du imposer le respect autrefois.
Pacey (sincère) : D’être jugé principalement. Moi-même je ne me reconnais plus.
Le masque et les barrières qu’il avait érigées semblaient peu à peu s’envolaient et Joey en fut touchée. Il avait l’air plus fragile, moins inaccessible et donc plus « normal ».
Pacey (fataliste) : Ma mère pense, comme beaucoup d’autres, que j’ai tué mon père.
Joey écarquilla les yeux, cet aveu était des plus inattendus.
Pacey (continuant) : On se détestait lui et moi. Enfin il me détestait, moi je ne répondais qu’à ses insultes, et pourtant, je voulais qu’il m’aime. Car je l’aimais, je n’ai jamais pu lui dire mais malgré toutes ses colères, tous ses mots, toutes injures échangées, j’aimais mon père. Pas aussi fort qu’un enfant doit aimer ses parents mais il était tout de même important pour moi.
Joey le rejoignit sur le lit à ses côtés.
Pacey : Ce soir là, nous étions invités à un anniversaire. Mon père et moi devions rejoindre ma mère là-bas, sauf que l’on s’est, encore une fois, disputés. Il était en rage une fois de plus parce qu’il n’arrivait pas à dire qu’il était fier de moi. Il n’arrivait pas à me regarder sans penser que je ne ferais jamais rien de ma vie. J’étais en rage contre lui, je voulais qu’il soit fier de moi et il me disait le contraire alors je lui ai crié que je le détestais.
Il s’arrêta un instant, perturbé de reparler de tout ça.
Pacey (achevant son récit) : Il a fait un arrêt cardiaque et nous à entraîner tous les deux dans un ravin. Je m’en suis sorti car ce n’était pas très haut mais lui non. Mes paroles l’avaient tué. Et quand j’en ai parlé à ma mère, elle a pensé la même chose.
A chaque phrase, il redevenait plus sombre qu’avant.
Pacey (un voile de tristesse dans les yeux) : Elle n’a rien compris. Et elle m’a dit qu’elle ne voulait plus me voir. Alors je me suis enfermé totalement et quand elle a voulu revenir sur ses paroles, c’est moi qui ne voulais plus la voir.
Joey (essayant de détendre l’atmosphère) : Tu vois, je suis quand même la personne à qui tu racontes tout.
Le garçon leva la tête vers elle, un sourire en coin.
Pacey : Je l’ai toujours su.
Joey le regarda pour comprendre.
Pacey (il montra la fenêtre) : Depuis que je t’ai vu par cette fenêtre, tu me semblais être une fille obstinée.
Il sourit, et elle retrouva le jeune homme de la photo. A cet instant là, il n’y avait plus rien de dur dans son visage, juste une part de tristesse et quelque chose qu’elle n’arrivait pas à définir.
VinnAnne (03.12.2005 à 16:02)
Joey lui rendit son sourire, et sans qu’elle y réfléchisse, sa main se posa sur le visage du jeune homme et le caressa. Il ferma les yeux.
Pacey (souriant) : Nous avons une relation bien étrange.
Joey le fixa se demandant ce qu’il voulait lui dire.
Et pour réponse il se pencha à nouveau vers elle, mais cette fois-ci, ce fut elle qui combla le dernier espace. Et ce fut elle, qui prit possession de ses lèvres.
Cette étreinte dériva sur une autre, plus passionnée, plus tendre, avec des sentiments, des émotions mêlées.
Pacey posa les mains sur elle, et ils sourirent.
Ils allèrent plus loin, encore plus loin, et il apprit à revivre dans se bras.
Ils firent l’amour dans la lumière, loin de l’obscurité, loin de la douleur.
Pacey (lui caressant le visage, intensément) : Merci.
Pour toute réponse, elle le serra dans ses bras, et posa sa bouche sur son cou.
FIN
(voilà, j'espère que ça vous aura plu, moi j'ai beaucoup aimé ce sujet!! Gros bisous a tous et merci!!)
VinnAnne (03.12.2005 à 16:15)
j'ai adorée mais je reste un peu sur ma fin j'espere sincerement qu'il y aura une suite surtout que j'adore ta facon d'écrire continue!
fay59 (03.12.2005 à 16:37)
elle est extra géniale ton histoire, tres emouvante aussi, bravo
j'espere une suite quand meme lol
bibou (03.12.2005 à 18:15)