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Destin, quand tu nous tiens...

Série : Dawson's Creek
Création : 15.01.2006 à 00h02
Auteur : lilou69 
Statut : Terminée

L'histoire se déroule quelques années après le final. Je n'ai pas trop changé les données, mis à part que Jen...

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Joey regardait le paysage défiler à travers la fenêtre du train. Au fur et à mesure qu’elle s’éloignait de Boston et que Capeside se rapprochait, les paysages redevenaient plus familiers. Depuis que Bessie était partie rejoindre Bodie en Floride pour ouvrir un restaurant là bas, elle n’était pas revenue ici, dans la ville de son enfance. Depuis cinq ans. Déjà. Dans quelques jours, elle aurait 30 ans. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à sa dernière journée à Capeside. Le jour de sa rupture avec Pacey. Ils avaient décidé de passer une semaine à Capeside, pour retrouver leurs racines. Leur couple battait de l’aile. Petit à petit, ils s’étaient éloignés jusqu’à devenir des étrangers l’un pour l’autre. Pourtant, ils semblaient heureux. Le seul hic à leur bonheur était l’absence de l’enfant qu’ils désiraient tant. Malgré les nombreuses tentatives, les examens médicaux, rien n’y avait fait. Cela avait fini par détruire leur couple. Elle se souvenait, comme si c’était la veille, du discours qu’il lui avait tenu, quand elle lui avait annoncé qu’elle le quittait. Qu’elle rentrait à Boston, seule.

Flash back :
Pacey : C’est comme tu veux, si tu penses que tu dois t’en aller, que tu n’as plus rien à faire ici, qu’on n’a plus rien à partager, qu’on s’est tout dit. C’est comme tu veux, si tu crois que la vie t’attend ailleurs, qu’elle sera pour toi là bas meilleure, qu’on n’a plus rien à se donner, qu’il faut changer. Alors fais comme tu veux, comme tu le sens, fais comme tu sens que c’est le mieux, comme tu l’entends. Fais comme si, comme si c’était pas important. Fais comme tu veux, si tu crois qu’il faut se séparer et qu’on n’a plus rien à faire ensemble, que le passé c’est le passé, qu’il me ressemble. Alors fais comme tu veux… (« Fais comme tu veux » de Calogéro).
Fin du flash back.

Puis il était parti sans rien dire, les larmes aux yeux. Elle lui en avait d’abord voulu de ne pas se battre pour elle, puis s’était résigné à l’oublier. Elle ne pouvait pas l’accabler, après tout c’est elle qui était partie, sans explication.
Joey était toujours dans ses rêveries lorsque son portable sonna. Sur l’écran, le nom « Mrs Jones » clignotait. Sa patronne. Elle eut un petit sourire, puis décrocha.
Joey : Bonjour Mrs Jones ! […] Ca va à peu près. C’est une situation très triste, mais on s’y attendait tous un peu. […] Merci, c’est gentil. En tout cas, je voudrais encore vous remercier pour m’avoir accordé une semaine de congés, alors qu’on est débordés. […] Je ne pense pas que tous les patrons auraient été aussi compréhensifs à votre place. […] Oui, promis, je vais essayer de me reposer. Mais j’ai quand même pris du travail avec moi, pour avancer un peu, et… […] Comment ça j’ai mieux à faire que travailler cette semaine ? […] Mrs Jones, je vous ai déjà dit que lui et moi, c’est de l’histoire ancienne, et puis […] Vous êtes incroyable ! Vous en connaissez beaucoup des patrons qui s’occupent de la vie privée de leurs employés ! […] Vous ne le connaissez même pas ! […] Allo ? Allo ? Ah zut, plus de batterie…
Joey aimait beaucoup sa patronne. Elle était comme une deuxième mère pour elle. Mrs Jones était une femme d’une cinquantaine d’années qui avait perdu son mari dix ans auparavant, dans un tr agique accident de voiture. Depuis cette date, elle s’était jetée à corps perdu dans le travail. La littérature était un exutoire pour elle. Lorsqu’elle avait embauché Joey, elle l’avait immédiatement prise sous son aile. Elle qui n’avait jamais eu d’enfant, elle considérait Joey comme sa propre fille. Leur relation était très forte, et Joey n’hésitait pas à lui parler de sa vie personnelle, comme son histoire avec Pacey par exemple.
Elle se souvint d’un soir où elle travaillait tard. Elle avait rompu avec Pacey depuis quelques semaines déjà, et, lorsqu’elle ouvrit un de ses placards, découvrit une petite peluche qu’il lui avait offert. « C’est une peluche porte bonheur. Grâce à elle, notre bébé va arriver, tu verras… » Lui avait-il dit. C’était le coup de grâce. Elle avait alors éclaté en sanglots, seule, dans son bureau éclairé simplement de sa lampe de bureau. Mrs Jones l’avait entendu. Une longue conversation avait ensuite suivi entre les deux femmes. Depuis, Mrs Jones poussait Joey à retrouver Pacey. « Je te connais bien maintenant Joey. Tu es une femme forte, qui ne montre jamais ses faiblesses. Si tu souffres à ce point de ta rupture avec Pacey, c’est qu’il doit vraiment en valoir la peine. Il doit être un homme formidable, comme tu es toi une femme formidable ». Lorsque Joey lui rétorquait que tout était bel et bien terminé entre eux, elle lui répondait : « Joey, j’ai vécu près de vingt ans avec mon mari. Vingt ans d’amour, de passion, mais lorsqu’il est parti pour le travail ce matin là, nous nous sommes disputés. Puis il a eu cet accident… Les derniers mots que je lui ai dis ont été des reproches. Je n’ai jamais pu lui dire à quel point je l’aimais. Et maintenant il est trop tard. Je vis avec ce poids depuis dix ans. Alors ne fais pas la même erreur que moi et n’attends pas qu’il soit trop tard pour vivre et aimer. Vivre avec des regrets, c’est refuser de vivre. Et tu te dois de vivre Joey. Pour tout ceux qui t’aiment. Pour tes amis, pour ta famille. Pour ta mère… »
Joey avait le regard dans le vide, les yeux pleins de larmes. Elle n’arrivait pas à ôter cette conversation avec Mrs Jones de sa tête.

Soudain, le haut-parleur du train annonça l’arrivée à la gare de Capeside. L’angoisse la paralysa quelques secondes. Etait-elle réellement prête à revenir dans cette ville ? Cette vie qu’elle avait vécue ici semblait si lointaine…
Comment avait-elle pu changer à ce point ? Elle n’avait pas revu Jen depuis plus de deux ans, Jack était parti pour l’Angleterre depuis trois ans, et Dawson était devenu un grand réalisateur d’Hollywood fraîchement divorcé d’une actrice qu’il avait rencontré quelques années auparavant sur un tournage. Quant à Pacey… Elle avait eu des nouvelles par Jen, mais ne l’avait jamais revu depuis leur rupture. Comment avaient-ils pu s’éloigner eux qui étaient comme les cinq doigts de la main autrefois ? Même Jen et Jack avaient perdu le contact, eux qui étaient comme frère et sœur.

Le train s’arrêta, et Joey, en descendant du train, aperçut Jen sur le quai. Elle tenait Amy, sa fille, par la main.

Joey, serrant Jen dans ses bras : Jen ! Qu’est-ce que je suis heureuse de te revoir ! s’agenouillant au niveau d’Amy Qu’est-ce que tu es jolie toi ! Se relevant Ca fait combien de temps ?
Jen : Beaucoup trop longtemps. Au moins deux ans je crois, après la naissance d’Amy. Comment vas-tu ?
Joey : C’est à moi de te poser cette question. Tu tiens le choc ?
Jen : Ca va. Je m’étais préparée depuis un moment à sa mort. Grand-mère faiblissait jour après jour toujours un peu plus. Elle est beaucoup plus heureuse là où elle est maintenant. Auprès de grand-père.
Joey : Ton grand-père, Mitch… et ma mère.
Jen, posant délicatement sa main sur l’épaule de Joey, en signe de compassion : Allez, assez parlé de ça, on aura tout le temps de pleurer à l’enterrement. Je ne veux plus y penser aujourd’hui, j’angoisse assez de la journée de demain. Alors parle moi de toi, comment vas-tu ? Tu as triste mine je trouve.
Joey : A vrai dire, j’angoissais pas mal de revenir ici.
Jen : Pacey ?
Joey : Entre autres. J’ai tellement de souvenirs ici… Et puis, j’ai peur de retourner au cimetière. A chaque fois c’est la même chose.
Jen : Tu veux que je t’accompagne sur la tombe de ta mère avant demain ?
Joey : Je préfère y aller seule si ça ne te dérange pas. J’ai tellement de choses à lui dire…
Jen : Pas de problème. Je comprends. On rentre ?

Une fois dans la voiture, Jen lui raconta tout ce qui s’était passé à Capeside depuis deux ans, en évitant soigneusement le sujet délicat de Pacey. Joey écoutait Jen parler, pensive, les yeux rivés sur ce paysage qui lui rappelait tant de souvenirs.
Lorsque le cancer de sa grand-mère s’était déclaré, Jen avait décidé de revenir avec elle à Capeside. Elle avait réussi à racheter la maison que sa grand-mère avait vendu quelques années auparavant afin de suivre Jen à Boston pour ses études. Jen tenait une petite galerie d’art à Capeside qui marchait plutôt bien.
Bessie, en partant de Capeside, avait du se résoudre à vendre le Bed & Breakfast à un couple qui avait réussi à faire couler l’affaire. Ce fut une période très difficile pour Joey, qui avait eu l’impression de voir mourir une deuxième fois sa mère.
Quand elles arrivèrent devant chez Jen, Joey resta plantée devant la maison des Leery.
Jen : Il m’a appelé. Il ne pourra pas venir demain, il est en plein tournage avec Spielberg. Gail et Lily sont en vacances. Je n’ai pas réussi à les joindre.
Joey : Je comprends… C’est dommage, ça fait tellement longtemps…

Après s’être installé dans la chambre d’amis, elle enfila une paire de baskets et décida d’aller se promener.
Tout avait tellement changé. Les magasins fleurissaient, le centre ville était peuplé et les habitations commençaient à se construire un peu partout. Capeside n’était plus le petit village paisible de son enfance, mais était devenu une ville presque anonyme. Elle décida de se rendre au cimetière, en coupant par les rares champs qui existaient encore. Elle cueillit quelques fleurs en passant.
Une fois arrivée devant la porte du cimetière, elle prît une grande inspiration et décida d’entrer. Elle marcha quelques instants jusqu’à apercevoir la pierre tombale de sa mère. Elle s’agenouilla, nettoya un peu le devant de la tombe, marquée par l’usure, et déposa les quelques fleurs des champs qu’elle venait de cueillir.

Joey : Maman… Elle éclata en sanglots. Pardon… pardon de t’avoir abandonné depuis tant d’années… Tu me manques tant. Surtout aujourd’hui. Lorsque ma vie est sans dessus dessous comme maintenant, j’aurais tellement besoin de toi pour m’épauler, me conseiller… Elle se remît à pleurer. Tous mes amis sont partis, mon cœur a déménagé. Mes vacances c'est toujours Paris, mes projets c'est continuer. Mes amours c'est inventer. Si, maman, si. Si, maman, si, maman, si tu voyais ma vie. Je pleure comme je ris, si, maman, si, mais mon avenir reste gris et mon cœur aussi. Et le temps défile comme un train, et moi je suis à la fenêtre. Je suis si peu habile que demain le bonheur passera peut-être, sans que je sache le reconnaître. Si, maman, si, Si, maman, si Maman, si tu voyais ma vie. Je pleure comme je ris, si, maman, si, mais mon avenir reste gris, et mon cœur aussi. Mon cœur est confortable, bien au chaud, et je laisse passer le vent. Mes envies s'éteignent, je leur tourne le dos. Et je m'endors doucement, sans chaos, ni sentiment. Si, maman, si, si, maman, si Maman, si tu voyais ma vie… (« Si maman si » de France Gall).

Elle était à présent en larmes. Le vent commençait à se lever, elle décida alors de rentrer. Elle avait subi déjà bien assez d’émotions pour la journée. Elle se releva, essuya ses larmes, jeta un dernier regard à l’inscription « Lilian Potter, 1960-1996 »
Joey : Au revoir maman. Je t’aime.
Puis elle se retourna, et s’en alla.

Elle décida de longer la rivière pour rentrer. Elle marchait depuis une dizaine de minutes, quand, au loin, elle vit un homme, sur une berge, avec un enfant. Elle était presque sûre que c’était lui. Elle s’approcha silencieusement, jusqu’à arriver à une dizaine de mètres de lui, juste assez pour être sure que c’était bien lui, et réussir à l’entendre.

Pacey, montrant du doigt un immeuble en construction de l’autre côté de la rivière au gamin, qui a l’air fasciné par ce que lui dit Pacey : « Approche-toi petit, écoute-moi gamin, je vais te raconter l'histoire de l'être humain. Au début y avait rien, au début c'était bien. La nature avançait, y avait pas de chemin, puis l'homme a débarqué avec ses gros souliers, des coups d'pieds dans la gueule pour se faire respecter, des routes à sens unique il s'est mis à tracer, les flèches dans la plaine se sont multipliées. Et tous les éléments se sont vus maîtrisés, en 2 temps, 3 mouvements, l'histoire était pliée. […] Le pire dans cette histoire c'est qu'on est des esclaves, quelque part assassin, ici bien incapable de regarder les arbres, sans se sentir coupable, à moitié défroqués, 100 % misérables. » (« Respire » de Mickey 3D)
Joey, se rapprochant plus près, sans qu’il ne l’ait vue : Je ne savais pas que t’étais écolo toi maintenant !
Pacey se retourna en sursautant, comme s’il avait vu un fantôme : Joey… Il resta inerte pendant quelques secondes, complètement pétrifié, puis accourut vers elle et la fît tournoyer sans ses bras J’en reviens pas ! Ca fait du bien de te revoir !
Joey se souvint soudain du bien-être qu’elle pouvait éprouver dans ses bras. Elle avait oublié cette agréable sensation de se sentir protégée, cette impression que rien ne pouvait lui arriver tant qu’il était près d’elle.
Joey : Ca me fait plaisir de te revoir aussi Pacey. Ce n’est quand même pas ton fils !?!
Pacey : Non, bien sur que non! Je te présente Jimmy. Jimmy, voilà Joey… une amie.
Jimmy : Bonjour Madame. Pacey, il est l’heure ! Il faut que je rentre !
Pacey : Vas-y ! A demain bonhomme !
Pacey et Joey regardent Jimmy s’éloigner.
Joey : Tu m’expliques ?
Pacey : J’ai crée une association qui s’occupe des gamins défavorisés de Capeside et des villes alentours. On les aide à faire leurs devoirs, on récolte des vêtements, des jeux pour eux mais surtout on essaie de les faire sourire. C’est souvent le plus dur. Certains on vraiment une vie difficile. Jimmy, que tu viens de voir, vis dans un foyer. Ses parents sont morts dans un accident il y a deux ans, il vivait chez son oncle jusqu’il y à six mois, lorsque l’on a découvert qu’il le battait.
Joey : Mais c’est horrible !
Pacey : A côté de ça, on ne peut que relativiser les malheurs de sa propre vie…
Joey : C’est magnifique ce que tu fais pour eux… Tu fais ça depuis longtemps ?
Pacey : Quand nous nous sommes quittés, j’ai décidé de rester là, et j’ai crée cette association dans la foulée…
Joey, gênée : Ah…
Pacey : Ne sois pas gênée, Joey. Je vais bien. Ces gosses m’ont permis de garder la tête hors de l’eau. Mais assez parlé de moi, comment vas-tu ?
Joey : Mis à part la raison qui me ramène ici, tout va plutôt bien pour moi.
Pacey : Elle a tellement souffert. Malgré sa maladie, elle s’est beaucoup investie dans l’association. C’était une femme merveilleuse. Une grande dame.
Joey, les larmes aux yeux, mais souriante : Tu te souviens comme on avait peur d’elle au début ? On croyait que c’était une sorcière…
Pacey : Oui… Grâce à Jen, on a appris à la connaître. Elle a apporté quelque chose à chacune de nos vies… On a grandi grâce à elle.
Joey : On a tous réussi à la faire changer nous aussi… Tu te souviens, le jour où on lui a fait dire « pénis » ?
Pacey : Oui, ce jour là on a beaucoup ri…

Un silence s’installa entre eux. Ils se regardèrent tendrement.

Joey & Pacey en même temps : Tu m’as manqué !
Joey : Je suis désolée de ne pas t’avoir rappelé. J’aurais du…
Pacey, lui coupant la parole : C’est du passé. N’en parlons plus. Je t’invite à boire un café ?
Joey : Pacey, ce serait avec plaisir, mais il est tard, le voyage m’a fatiguée. On aura l’occasion de le faire, je reste une semaine. Je vais rentrer.
Pacey : OK. Je te raccompagne alors ?
Joey : Ca n’est pas de refus !

Dans la voiture, ils échangèrent quelques propos banals. Joey expliqua qu’elle travaillait dans une maison d’édition, où elle exerçait la profession de rédactrice en chef, un poste rare pour une femme de son âge, remarqua Pacey. Sa patronne était adorable, presque une seconde mère pour elle.
Il lui expliqua qu’il avait abandonné la restauration pour s’occuper à plein temps de son association. Devant chez Jen, Joey serra Pacey dans ses bras, le remercia, et s’en alla en direction de la maison. Pacey la regarda s’éloigner, les larmes aux yeux. La blessure qu’il avait mis près de 5 ans à cicatriser était de nouveau béante.
Il se décida finalement à rallumer le moteur se la voiture et repris la route pour rentrer chez lui. Il avait racheté la maison qu’il avait louée avec sa sœur Gretchen pendant sa terminale. Quand il arriva, il fut surpris de voir que la porte n’était pas fermée à clefs.
Pacey : Il y a quelqu’un ?
Voix : Bonsoir chéri !
Pacey alluma la lumière et découvrit Mélanie allongée sur son canapé, en lingerie fine. Il la connaissait depuis un certain temps, un an environ. Dès le départ, ils s’étaient mis d’accord : pas de sentiment entre eux. Leurs relations s’arrêtaient au sexe. Pas plus.
Pacey : Qu’est-ce que tu fais là ?
Mélanie : Ravie de te voir moi aussi Pacey !
Pacey : Comment es-tu entrée ?
Mélanie : L’autre jour, tu jouais avec tes petits monstres et tu avais laissé les clefs dans ta voiture… alors je te les ai prises et j’en ai fait des doubles ! Je voulais te faire une surprise !
Pacey : Et bien j’ai été surpris, alors maintenant tu vas me rendre ces doubles !
Mélanie : Je peux savoir quelle mouche t’a piquée ? Je t’ai connu plus chaleureux que ça !
En prononçant ces mots, elle s’approcha de lui et commença à lui déboutonner sa chemise. Il la stoppa dans son élan.
Pacey : Arrête ça je ne suis pas d’humeur !
Mélanie : Et depuis quand tu n’es pas d’humeur pour une partie de sexe torride ?
Pacey : Rends moi mes clefs et sors d’ici Mélanie !

Piquée dans son orgueil, elle le gifla, remis le pardessus dont elle était uniquement vêtue en arrivant, et s’en alla, vexée, en claquant la porte.
Non, vraiment, Pacey n’était pas d’humeur. Il avait revu Joey et tout s’était chamboulé dans sa tête. Il venait de se rendre compte de l’absurdité de sa relation avec Mélanie. C’était décidé, il allait rompre définitivement avec cette fille dont il n’avait absolument rien à faire. Une seule femme comptait à ses yeux, et elle venait de réapparaître dans sa vie, telle un ange.
Après quelques longues minutes de réflexion, il prît son téléphone et composa un numéro. Le numéro de Mélanie. Elle décrocha, et il raccrocha immédiatement. Elle était rentrée chez elle. Il prît ses clefs de voiture, et se décida à aller rompre immédiatement avec elle. Cette histoire avait déjà trop duré. Il sourit en pensant à Jen qui lui disait depuis des mois qu’il devait rompre avec cette peste, qui, selon elle, était encore pire qu’Abby Morgan.
Quand il arriva devant chez elle, il frappa. Quand elle ouvrit la porte, il la soupçonna d’avoir pleuré, car elle avait les yeux rouges.
Mélanie : Tiens, tu as changé d’avis ? Entre.
La discussion fut brève. Il lui dit qu’il en avait marre de leur relation, elle l’insulta en lui disant que de toute façon elle ne l’aimait pas, et Pacey lui précisa sèchement que c’était la première des règles de leur pacte. Elle le gifla pour la deuxième fois de la soirée, et lui ordonna de sortir de chez elle. L’histoire était bouclée. Du moins pour lui…

Le lendemain, tous se préparaient pour la difficile journée qui les attendait. L’enterrement avait lieu en début d’après-midi. Quand Joey descendit de sa chambre, elle trouva Jen en train de s’affairer dans la cuisine. Elle courait dans tous les sens, sans s’arrêter.
Joey : Bonjour ! Ca va ?
Jen : Bonjour Joey. Non, ça ne va pas du tout. L’enterrement est dans moins de quatre heures, je ne suis pas prête, Amy est infernale, je n’ai encore rien préparé pour la réception après l’enterrement, non rien ne va !
Et elle s’effondra en larmes, se laissant glisser à terre sur le sol de la cuisine. Joey s’accroupît à son niveau, l’aida à se relever, et la pris dans ses bras.
Joey : Jen, c’est normal d’avoir mal ! Et puis tu n’as pas à te charger de tout, toute seule ! Nous sommes là pour ça, pour te soutenir et t’aider durant cette épreuve. Elle la conduit sur le canapé du salon, et lui servit une tasse de thé. Attends moi ici quelques secondes, je reviens.
Joey s’empara de son téléphone, passa un coup de fil dans la cuisine, et revient quelques minutes plus tard dans le salon. Jen s’était assoupie. Joey sourit, pris une couverture en laine rangée dans une armoire près du canapé, et en recouvrit Jen. Soudain, elle entendit quelqu’un frapper à la porte de la cuisine. En ouvrant, elle découvrit Pacey, les bras chargés de nourriture.
Joey, prenant Pacey dans ses bras, une fois qu’il eut déposé ses commissions sur la table de la cuisine : Merci d’avoir fait aussi vite Pacey ! Elle joue la dure, mais elle est en train de perdre pied dans son chagrin.
Pacey : On fait tous ça Joey. Personne ne veut montrer ses faiblesses. On fait comme si tout allait bien, mais on souffre au fond de nous, comme personne ne peut l’imaginer.
Joey ne savait plus bien de qui Pacey parlait à ce moment là tant elle avait l’impression qu’il était en train de décrire sa propre vie.
Joey : Bon, passons aux choses sérieuses. Jen s’est endormie sur le sofa. Elle a l’air exténuée, je pense qu’elle n’a pas beaucoup dormi cette nuit. Alors je me charge d’Amy, et tu prépares le buffet pour cet après midi ?
Pacey sourit tendrement : Merci Joey.
Joey : Pour quoi ?
Pacey : Pour tout prendre en main, pour la protéger. Tu es la plus forte de nous tous.
Joey, les larmes aux yeux : Je ne crois pas, non. J’entends pleurer Amy, j’y vais avant que Jen se réveille.

Elle monta les escaliers, entra doucement dans la chambre d’Amy, qui était debout, sur son lit, contre les barreaux de protection.
Amy : Grand mère…
Joey souleva Amy et s’assît sur un fauteuil en la posant sur ses genoux : Amy, écoute moi bien. Ta grand mère n’est plus là, elle fait un très beau voyage. Elle est allée rejoindre ma maman dans un très bel endroit. Mais d’où elles sont, elles nous regardent et nous aiment. C’est pour ça qu’il faut être très gentille, et donner beaucoup d’amour à ta maman, car elle est très triste. Tu m’as compris ?
Amy était à présent calme, elle jouait avec une mèche de cheveux de Joey. Pacey, qui était monté, les regardait à travers l’embrasure de la porte. Ce spectacle l’émouvait. Joey ferait une mère exceptionnelle. Si seulement ils avaient réussi à faire ce bébé, tout serait si différent… Troublé, il fit tomber la cuillère qu’il tenait, ce qui fit sursauter Joey.
Pacey : Pa…Pardon ! Je voulais te demander si tu savais où Jen rangeait la farine, je ne l’ai pas trouvé.
Joey, troublée : Euh… dans le placard au dessus de l’évier je crois. Attends, j’arrive.
Elle redéposa Amy dans son lit, qui était en train de se rendormir dans ses bras.
Quand elle rejoint Pacey dans la cuisine, elle éprouva le besoin « d’alléger » un peu l’ambiance devenue lourde, chargée d’émotions du passé un peu trop présentes…
Joey, ouvrant le placard et trouvant instantanément la farine : Ah les hommes… Il faut tout vous montrer ! La voilà ta farine !
Quand elle la tendit à Pacey, le paquet, mal fermé, s’ouvrît et se répandit à la fois sur Pacey, mais également par terre. Joey pouffa de rire.
Pacey : Toujours aussi maladroite Potter !?!
Il la regardait d’un air conspirateur.
Joey : Je n’aime pas du tout ton regard Witter !
A peine avait-elle eu le temps de finir sa phrase qu’elle se trouva aspergée de farine. Elle toussota en riant, essayant d’enlever la farine qu’elle avait avalée.
Pacey, hilare : Pardon mais c’était trop tentant !
Il s’approcha, et posa sa main sur le visage de Joey pour l’aider à se débarbouiller.
Voix : Bonjour !

Joey, reconnaissant la voix de Dawson, s’écarta de Pacey.
Joey, sautant dans les bras de Dawson : Dawson, c’est formidable ! Tu as pu venir !
Dawson : Salut vous deux ! Je suis heureux de vous voir ! Je ne pouvais pas être absent un jour comme celui là, je me suis arrangé avec Steven ! Mais où est Jen ?
Pacey : Steven ? Alors vous êtes intimes à ce que je vois ?
Joey : Jen dors sur le canapé.
Jen arrivant dans la pièce : Dormais ! Vous en faites un boucan ! Elle sert Dawson dans ses bras Salut Dawson, contente de te voir ! regardant autour d’elle Pas de pleurs d’Amy ? Des petits plats partout ? Dawson est là ? Joey, quand tu dis que tu t’occupes de tout, tu ne fais pas semblant !
Joey : Je n’ai pas fait grand chose…
Jen : Je me sens mieux grâce à toi, cette petite sieste m’a fait du bien… Par contre il faudra m’expliquer pourquoi vous êtes couverts de farine toi et Pacey, et ma cuisine par la même occasion !
Joey : Tu connais Witter, maladroit comme pas deux !
Dawson : C’est agréable de voir que malgré les années qui passent, certaines choses ne changent pas ! Vous me manquiez tous ! Et Jack ? Il n’est pas là ?
Le visage de Jen se referma soudain à l’entente de son prénom.
Jen : Je ne lui ai rien dit. De toute façon, nous ne nous sommes plus parlé depuis presque 4 ans…
Pacey : C’est bizarre qu’il n’ai jamais donné de nouvelles !
Jen : C’est la vie. Bon, il faut que j’aille me préparer. Dawson, il reste une chambre de libre. Installe toi, fais comme chez toi !
Puis elle monta dans la salle de bains.
Dawson, après avoir discuté quelques minutes avec ses amis, monta déposer ses affaires et, en passant devant la salle de bains, il entendit que Jen pleurait. Il n’osa pas frapper, se disant qu’elle préférait être seule dans un moment comme celui là.

Retour dans la cuisine, où Pacey et Joey s’affairaient à nettoyer la cuisine.
Joey : tu n’as pas trouvé bizarre la réaction de Jen quand on a parlé de Jack ?
Pacey : Oui, j’ai trouvé qu’elle était gênée, voire en colère.
Joey : C’est vrai qu’il est parti pour Londres sur un coup de tête et depuis, plus rien. Il s’est peut être passé quelque chose… Peut-être se sont-ils fâchés.
Pacey : Eux qui étaient comme frères et sœurs ?
Joey : Les choses changent…
Pacey : Et d’autres jamais…
Joey : Qu’est-ce que tu veux dire ?
Pacey : Rien, laisse tomber. Je vais y aller, il faut que je me prépare moi aussi pour l’enterrement.

Non, Pacey en était persuadé, certaines choses ne changeaient jamais. Il en avait un bel exemple : le fameux triangle qui durait depuis des années entre Dawson, Joey et lui. Il avait remarqué le geste de recul qu’elle avait eu envers lui lorsqu’elle avait vu Dawson. En réalité, elle n’avait jamais assumé leur relation à 100 % face à Dawson.
Dans sa voiture, en rentrant chez lui, il repensait au jour où ils avaient décidé d’avouer à Dawson que Joey et lui étaient devenus plus que des amis. Joey en était malade à l’idée de lui dire la vérité. Il se souvient qu’elle l’avait prié de le faire, elle ne voulait pas affronter son regard.
Flash back
« Dis lui, toi, que je t’aime […] je n’aimerais pas le blesser, je me rends compte que pour compte nous l’avons laissé. Dis lui toi que je t’aime. […] Je n'veux pas, les yeux dans les yeux, balancer ça, il ne me croirait pas. Je n'veux pas annoncer la couleur entre toi et moi, je vois l'émoi quand il comprendra sa douleur. Toi tu es le seul double de moi. Dis-lui, toi, que je t'aime. C'est toujours le même dilemme, un jour ou toujours qui sait combien de mois d'émoi cela va durer. Dis-lui toi que je t'aime, entre l'amour, l'amour et la haine, question de pleins de déliés, qui sait combien de temps cela va durer. Dis-lui, dis-lui, redis-lui quand même, dédie-lui ce poème. C'est le never more jamais à plus jamais. Dis-lui toi que je t'aime, bien sûr on en revient toujours au même, thème insoluble c'est vrai. C'est toi que j'aime, c'est toi que j'aime, pour de vrai » (« Dis lui toi que je t’aime » de Vanessa Paradis).
Fin du flash back

Tout ça était bien loin déjà… Et tant de choses s’étaient passé depuis… Tant d’années…

En début d’après midi, ils se rejoignirent tous devant le cimetière, quelques minutes avant la cérémonie.
Jen : Promettez moi que vous ne pleurerez pas. Si l’un de vous commence, je ne pourrais pas tenir.
Joey : Jen, je ne peux rien te promettre. Elle était un peu notre grand mère à tous.
Jen : Justement, vous devez lui rendre ce dernier hommage. Elle n’aurait pas voulu que l’on pleure à cause d’elle. Elle aurait voulu que l’on célèbre sa mort, telle une renaissance. Elle m’a toujours dit que chaque fois qu’une personne s’éteint sur cette terre, un enfant naît. Alors pensons à cet enfant, et non pas à notre douleur.
Pacey prît la main de Jen : Tu as raison, elle aimait beaucoup trop la vie pour que l’on pleure sa mort. Je sais qu’elle nous observe de là haut, et qu’elle n’aimerait pas nous voir souffrir. Alors je vous propose quelque chose : essayons de retenir nos larmes cet après midi, et réunissons nous ce soir pour parler d’elle.
Dawson : Un dernier hommage ?
Jen : C’est une merveilleuse idée Pacey. Merci.
Joey : Il va falloir y aller. Ca va aller Jen ?
Jen prit une grande inspiration : Allons y.

Le prêtre fit une messe magnifique, et Jen lut difficilement un discours. Elle tint ces mots :
Jen : « Elle disait "j'ai déjà trop marché, mon cœur est déjà trop lourd de secrets, trop lourd de peines". Elle disait "je ne continue plus, ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu, c'est plus la peine". Elle disait que vivre était cruel, elle ne croyait plus au soleil ni aux silences des églises. Même mes sourires lui faisaient peur, c'était l'hiver dans le fond de son cœur. Le vent n'a jamais été plus froid, la pluie plus violente que ce soir-là, […] Le soir où elle a éteint le feu derrière la façade de ses yeux, dans un éclair blanc. Elle a sûrement rejoint le ciel, elle brille à côté du soleil, comme les nouvelles églises. Mais si depuis ce soir-là je pleure, c'est qu'il fait froid dans le fond de mon cœur. » (« C’était l’hiver » de Francis Cabrel).

Ces quelques mots firent pleurer beaucoup de monde dans l’assemblée, tous émus par la fragilité de Jen et l’amour qui sortait d’elle malgré le silence dans lequel elle s’était terrée depuis le début de la cérémonie.
Beaucoup de monde assista à l’enterrement. Les quatre amis avaient beaucoup de mal à ne pas fondre en larmes. Joey, Pacey et Dawson essayèrent de tenir leur promesse et de ne pas pleurer, mais Jen ne put plus retenir ses larmes au cimetière. Elle enterrait plus que sa grand mère, elle était sa mère, sa confidente, sa meilleure amie.

La cérémonie qui suivit chez Jen fut tout autant chargée d’émotion, les gens venant saluer Jen et lui rappeler combien sa grand mère était une merveilleuse femme, une grande dame. Après quelques heures, les gens commencèrent à partir, et le prêtre s’approcha de Jen, une enveloppe à la main.
Prêtre : Jenifer, voici quelque chose pour vous.
Jen : Qu’est-ce que c’est ?
Prêtre : Une lettre de votre grand mère pour vous. Elle l’a écrite il y a quelques semaines, elle m’a demandé de vous la remettre après sa mort.
Jen était au bord des larmes et fixait cette enveloppe qu’elle n’osait toucher.
Prêtre : Ne soyez pas triste mon enfant, elle est près de Dieu à présent, il prend soin d’elle.
Jen : Sans vous offenser, je ne crois pas en Dieu.
Prêtre : Et pourtant lui crois en vous, Jenifer. Sinon, il ne vous aurait pas donné une grand-mère comme Evelyne.
Jen : Excusez moi mon Père, je suis fatiguée, je vais m’allonger.
Elle monta les escaliers quatre à quatre et se jeta sur son lit en pleurant. Joey, qui avait assisté à ce spectacle, voulu la rejoindre. Le prêtre l’arrêta.
Prêtre : Mademoiselle ! Il lui tend la lettre Remettez lui cela lorsqu’elle sera prête.
Joey : Merci mon Père.

lilou69  (15.01.2006 à 00:06)
Joey monta les escaliers et frappa doucement à la porte. N’ayant pas de réponse, elle décida d’ouvrir la porte le plus silencieusement possible. Jen s’était endormie sur son lit, épuisée nerveusement. Joey s’approcha, la couvrit d’une couverture, et déposa la lettre de sa grand-mère près d’elle. Elle se retourna pour s’en aller, quand Jen se réveilla, et l’interpella :
Jen : Joey ?
Joey : Pardon, je ne voulais pas te réveiller.
Jen : Joey, comment as tu fait ?
Joey : Fait quoi ?
Jen : Comment as-tu réussi à surmonté la mort de ta mère ?
Joey vint s’asseoir près de Jen : J’ai compris que je surmonterai cette épreuve si j’acceptais de ne pas supporter mon fardeau toute seule. Dès le moment où j’ai accepté la main tendue de mes amis, ma souffrance s’est allégée d’un seul coup.
Jen : Je ne sais pas comment faire ça.
Joey : Commence par accepter de souffrir, par reconnaître que tu as mal, et parle de ta souffrance. Jen, tu n’as pas à être forte comme un roc, tu as le droit d’être faible dans un moment comme celui là.
Jen : Je ne peux pas être faible. Amy a besoin de moi.
Joey : Jen, nous sommes là. Nous nous occuperons d’Amy le temps qu’il faudra, le temps que tu ailles mieux.
Jen : Par exemple, te demander de lire cette lettre pour moi, c’est ça, s’appuyer sur ses amis?
Joey sourit : c’est exactement cela. Elle prend la lettre Tu es prête ?
Jen : Oui, vas-y.
Joey : “Ma chère Jenifer, si tu lis ces quelques lignes c’est que j’ai quitté ce monde et que j’ai rejoins ton grand-père. Je suis désormais la seule à savoir qui de nous deux avait raison à propos de notre sujet de dispute préféré, à savoir l’existence d’un paradis ou non. (Jen sourit à cette remarque). Que ce paradis existe ou non, peu importe car ma vie entière a été un paradis près de toi et d’Amy. Même si nous avons eu des disputes, sache que je t’aime, je te considère comme ma propre fille. Je t’ai vu t’épanouir jour après jour, devenir une femme formidable et une mère exceptionnelle. Mon seul regret sera de ne pas voir Amy grandir. Dis lui que sa grand mère l’a aimée, et que je veillerai toujours sur vous deux.
Maintenant, je voudrais que tu exauces mes dernières volontés : la liste n’est pas longue, et à défaut de te léguer des richesses, je te laisse mes derniers souhaits pour toi : premièrement, ne sois pas triste de ma mort, cela ne servirait à rien et je veux que tu penses à moi en souriant. Deuxièmement, je veux que tu sois heureuse, et enfin troisièmement, je voudrais que tu te réconcilies avec Jack. Il est ton meilleur ami, ton âme sœur, et peu importe les erreurs que vous ayez commis tous les deux, il a une place prépondérante dans ton cœur, dans ta vie. Trouve la force de lui pardonner Jen. Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour Amy.
Pour finir cette lettre, je te souhaite une longue et belle vie, et je te souhaite qu’Amy soit aussi formidable que tu l’as été pour moi.
Je t’aime ma chérie,
Ta grand-mère. »

Jen était en pleurs.
Joey : Ca va aller Jen ?
Jen : Oui, merci Joey.
Joey : Jen, je peux te poser une question personnelle ?
Jen : Bien sur, vas y.
Joey : Que s’est-il passé avec Jack ?
Jen : Je ne vois pas de quoi tu parles.
Joey : Ne fais pas l’idiote. Ta grand mère l’a dit : vous étiez inséparables tous les deux, alors qu’est-ce qui a bien pu vous séparer au point que ça fait des années que vous ne vous parlez plus ?

Jen avait compris qu’il était temps de dire la vérité.

Jen : Amy. On ne se parle plus à cause d’Amy.
Joey : Tu veux dire que…
Jen : Jack est peut-être le père d’Amy.

Joey resta abasourdie.
Joey : Quoi ??? Mais, je ne comprends pas, comment cela est-ce possible ?
Jen : Tu veux vraiment que je t’explique comment c’est possible ?
Joey : Euh non… techniquement, je crois à peu près savoir mais… Je n’en reviens pas. Aux dernières nouvelles, je croyais que Jack était gay !?!
Jen : Il l’est, rassure toi.
Joey : Mais alors, qu’est-ce que…
Jen :Tu le sais, Jack et moi étions comme frère et sœur, les meilleurs amis du monde. Il n’y a jamais eu d’attirance physique entre nous pour les raisons que tu connais… Mais malgré son homosexualité, ça a dérapé deux fois. La première fois était lors de l’année senior, lors du voyage au ski. Tu t’en souviens sûrement, c’est le jour où toi et Pacey…
Joey, l’interrompant : Oui, je me souviens, pas la peine d’évoquer ces souvenirs là…
Jen : Désolée… Donc je reprends : ce soir là, nous avons su nous arrêter à temps, et notre « débordement » s’est arrêté à quelques baisers fougueux…
Joey : Mais pas la deuxième fois…
Jen : Exact… je venais de rompre avec mon petit ami de l’époque, Mark, j’étais au bord de la dépression et comme d’habitude, il est venu me consoler. Je lui ai dit qu’il était mon âme sœur, on a commencé à s’embrasser, et cette fois aucun des deux n’a arrêté. On s’est endormi l’un contre l’autre. Au petit matin, j’étais seule, il avait laissé un mot sur la table de la cuisine en me disant que tout ça était une erreur. Ensuite, il est parti pour l’Angleterre.
Joey : Sans te dire au revoir ? Je n’y crois pas.
Jen : Il est venu frapper à ma porte mais je ne lui ai pas ouvert. Je n’étais pas prête à affronter son regard. Je pensais lui téléphoner quand j’en aurai le courage, mais…
Joey : Mais tu as découvert que tu étais enceinte…
Jen : Oui. Pour moi, il était hors de question d’avorter.
Joey : Mais tu m’as dit que tu pensais que Jack était peut-être le père d’Amy… Tu n’en es pas certaine ?
Jen : Je te l’ai dit, je venais de rompre avec mon petit ami quand on a fait l’amour Jack et moi. Ils peuvent tous les deux être le père d’Amy.
Joey : Tu n’as jamais voulu savoir ?
Jen : Pour cela, il faudrait faire un test de paternité, et je n’ai aucune envie de revoir mon ex, quant à Jack, ça fait plus de trois ans qu’on ne s’est pas parlé, tu crois vraiment que je vais l’appeler et lui dire qu’il a peut-être une fille ?
Joey : Il a le droit de savoir. Et Amy ? Pour l’instant, elle ne pose pas de question, mais que vas-tu lui dire quand elle demandera pourquoi tous les enfants de sa classe ont un papa mais pas elle ?
Jen : On n’en est pas encore là.

Soudain, Pacey frappa à la porte.
Pacey, ouvrant la porte : Tout le monde est parti, Dawson s’occupe d’Amy. Je vais faire quelques courses pour ce soir. Je m’occupes du dîner !
Jen : Merci Pacey. Merci pour tout ce que tu fais.
Pacey : C’est normal Jen.
Puis il referma la porte.
Jen : Bon, assez ressassé de souvenirs. Je vais descendre voir si Dawson s’en sort avec mon petit monstre. Joey, pour ce que je viens de te dire…
Joey : je garderai le secret. Promis.
Jen serra Joey dans ses bras.
Jen : Merci. Je t’aime Joey.
Joey fut surprise de cet élan de Jen. Elles étaient devenues amies au fil des années, mais jamais elle ne s’était sentie aussi proche de Jen qu’à ce moment là.
Joey : « Ne retiens pas tes larmes, laisse aller ton chagrin. C'est une page qui se tourne et tu n'y peux rien. Ne retiens pas tes larmes, pleurer ça fait du bien, et si tu as de la peine, souviens toi que je t'aime, je ne serais jamais loin. Tu t'accroches à ton passé, comme si tout s'était figé, aujourd'hui il faut s'aider, abandonner la douleur qui s'installe, cette absence qui fait si mal. N'aie pas peur, écoute ton cœur. » (« Ne retiens pas tes larmes » d’Amel Bent).

Elles descendirent voir Dawson. Jen prît Amy dans ses bras, alla lui faire prendre son bain. Joey et Dawson, qui n’avaient pas pu beaucoup discuté jusqu’alors, allèrent s’asseoir sur la berge, au bord de l’eau.

Dawson : Drôle de journée, n’est-ce pas ?
Joey, repensant à sa discussion avec Jen : A qui le dis tu ! La mort de la grand-mère de Jen, c’est comme une page qui se tourne. Encore une partie de notre vie qui disparaît avec elle.
Dawson : Je ne suis pas d’accord. Si on le veut vraiment, cette partie de notre vie restera toujours bien vivante au fond de notre cœur.
Joey : Dawson, c’est facile de dire ça pour toi, tu fais revivre notre histoire à travers ta série jour après jour !
Dawson : Et pourtant, je suis loin de vous tous...
Joey : Dawson, nous nous sommes tous éloignés… Toi, Jack, Andie, Audrey, moi. C’est le cours normal de la vie…
Dawson : Pourquoi ? Des amitiés aussi fortes que la notre ne devraient pas souffrir du temps qui passe.
Joey : C’est la vie Dawson… Chacun emprunte son propre chemin. Le temps passe, on ne peut pas l’en empêcher, juste atténuer ses dommages en n’oubliant pas l’importance que nous avons eu et que nous avons encore les uns pour les autres.
Dawson : Regarde nous. Autrefois, nous étions des âmes sœurs, et aujourd’hui, pourrait-on encore dire cela ?
Joey : Les âmes sœur ne se perdent jamais… Regarde, voilà des années que l’on ne s’étaient pas revu, et nous voilà à parler comme si l’on ne s’étaient jamais quittés ! C’est ça des âmes sœurs ! La capacité d’aimer malgré le temps, la distance ou l’absence. Nos vies sont entremêlées Dawson, et le seront toujours.
Dawson, la prenant dans ses bras : Tu as raison. Tu m’as manqué Joey.
Joey : Moi aussi. Mais assez parlé de passé, alors, cette série, quelle saison tournes tu en ce moment ?
Dawson : La cinquième... Entrée à l’université !
Joey : Déjà… Et ce n’est pas trop dur de gérer à la fois la série et tes films ?
Dawson : J’ai un peu l’impression de ne vivre que pour ça... Mais c’était mon rêve et j’en suis très heureux ! D’ailleurs, j’ai un nouveau projet en cours.
Joey : Raconte !
Dawson : Je suis en train d’écrire la version cinématographique de la série « The Creek ».
Joey : Mais c’est génial Dawson ! Notre histoire sur grand écran ! Ca fait un peu peur quand on le dit tout haut !
Dawson : A qui le dis-tu ! Ce projet me tient tellement à cœur que j’angoisse en permanence ! Je viens de terminer le script, on le tournera l’été prochain.
Joey : J’ai hâte de voir ça !

Ils étaient face à la rivière, assis sur un banc lorsqu’ils entendirent une voiture arriver et se garer. Pacey leur fit un signe et entra chez Jen, les bras chargé de commissions.
Joey avait le regard bloqué sur la porte d’entrée qui se refermait au loin.
Dawson : Il t’aime encore, ça crève les yeux.
Joey : Non, c’est fini. Chacun a pris sa route, dans deux directions opposées.
Dawson : Vous vous aimez encore, vous vous regardez d’une façon si intense, alors pourquoi ne pas laisser vos sentiments s’exprimer ?
Joey : Tout est bel et bien terminé entre nous. De toute façon, à chaque fois que l’on s’est mis ensemble lui et moi, cela a toujours mal fini alors il faut arrêter de rouvrir les plaies sans cesse si on veut qu’elles guérissent !
Dawson : Oui mais ce qui vaut le coup d’être vécu implique souvent des souffrances. Il faut savoir passer outre.
Joey : J’en ai assez de me battre et de souffrir pour être heureuse. Je sais que le bonheur à un prix, mais je le trouve bien élevé. En souriant Je vais attendre les promos si tu es d’accord !
Puis elle se leva et se dirigea vers la maison.

Dawson la regarda s’en aller en souriant. Cette femme était vraiment merveilleuse. A côté d’elle, son ex-femme semblait terne et dénuée d’intérêt. Comment avait-il pu épouser une femme alors qu’il était toujours amoureux de son âme sœur, sa Joey. Il détestait la voir souffrir. Elle aimait Pacey, et, malgré son amour pour elle, il voulait que ces deux là se réconcilient. Elle méritait d’être heureuse, même si cela signifiait la perdre. Encore une fois.

A l’intérieur de la maison, Pacey commençait déjà à s’affairer aux fourneaux, en prévision de leur petite soirée.
Joey : Tu as besoin d’aide ?
Pacey : Oui, ce n’est pas de refus.
Joey : Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider ?
Pacey : Il faut que je m’occupe du rôti. Peux-tu préparer les tartes salées ?
Joey : Ca, c’est dans mes cordes, pas de problème !
Pacey : Merci Joey, tu es un am… tu es géniale !
Joey sourit timidement, gênée.
Ils cuisinèrent tous les deux sans un mot, jusqu’à ce que Joey commence à pleurer doucement. Pacey, qui s’en rendit compte, essuya ses mains et la prît dans ses bras.
Pacey : Joey, ça ne va pas ? C’est typique de toi, tu veux être un roc, mais c’est normal de craquer. Il n’y a pas de honte à être fragile. C’est ce qui fait ton charme.
Joey : Pacey….
Pacey, en lui caressant les cheveux : Chut… pleure, ça te fera du bien.
Joey, plus insistante : Pacey !
Pacey : Oui ?
Joey, les yeux tous rougis : Ce sont les oignons qui me font pleurer !

Puis elle éclata de rire. Pacey se sentait bête, il ne savait pas comment réagir. Piqué, il se retourna et continua à s’occuper de son rôti, en bafouillant un « ah, désolé…» qui attendrit Joey.
Joey, d’un air taquin : Pacey, le sauveur de ces dames !
Pacey, toujours un peu vexé : Voilà ce qu’on récolte à vouloir être sympa ! Pfff… Les femmes à la cuisine, c’est que des problèmes ! Un sourire apparut sur ses lèvres Surtout quand c’est toi la fille en question !
Joey : Ok, je l’avais bien mérité celle là, mais tu ne t’en tireras pas comme ça !
Elle s’approcha de lui et lui fît des chatouilles au dessus des hanches, là où il les craignait le plus. Pendant ces secondes, elle revivait cinq ans auparavant, comme quand ils vivaient ensemble.
Pacey, pouffant de rire : Joey, non ! Joey, arrête !
Il lui saisit les poignets et la plaqua contre le mur de la cuisine. Sans réfléchir, il l’embrassa. Elle ne se débattit pas. Elle se sentait fondre dans ses bras.
Jen arriva dans la cuisine :
Jen : Pacey, est-ce que tu crois que… Oh pardon !
Puis elle fila aussi vite qu’elle était arrivée, le sourire jusqu’aux oreilles. Pacey s’écarta de Joey.
Pacey : Joey, pardon, je…
Joey : C’est de ma faute, désolée.
Puis elle partit tête baissée en direction de sa chambre, laissant Pacey sans voix.
Voyant que Joey était remontée, Jen se redirigea vers la cuisine, où Pacey hachait énergiquement du persil.
Jen, mielleuse : Alors ? Ca va Pacey ?
Pacey : Ce n’est pas le moment Jen!
Jen, qui cessa de sourire : Ce persil a eu son compte je crois ! Qu’est-ce qu’il se passe ?
Pacey : Ce baiser ne voulait rien dire, donc je ne dirai rien.
Jen : Comment ça, il ne voulait rien dire ? Tu rigoles j’espère, c’était tellement chaud que vous auriez pu faire cuire la viande !
Pacey, laissant échapper un faible sourire à la blague de Jen : Tu es impossible !
Jen : Non, c’est vous qui êtes impossibles ! Quand allez-vous finir par vous rendre compte que vous êtes faits l’un pour l’autre à la fin !
Pacey : Tu prêches un convaincu Jen ! Ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça !
Jen : Très bien, et bien puisque c’est ça, je vais aller parler à Joey !
Pacey : Jen non ! C’est notre histoire ! Ou plutôt c’était…
Jen : Désolée Pace. Je me mêle de ce qui ne me regarde pas…
Pacey : C’est pas grave ! Viens par là. Il la serre dans ses bras, et lui murmure à l’oreille : Merci pour tout ce que tu fais pour moi Jen, sans toi, je ne sais pas où j’en serais aujourd’hui.
Jen : Merci à toi de veiller sur moi, sur Amy.
Elle s’assit au bord de la table, commença à grignoter dans les plats, mais se fît réprimander d’un coup de cuillère en bois par Pacey.
Jen : Aïe ! Au fait, j’ai oublié de te dire. J’ai vu Mélanie aujourd’hui. Elle était à l’enterrement. Elle m’a présentée ses condoléances, je l’ai presque trouvée sympathique.
Pacey : Quoi ? Elle a osé venir ?
Jen : Oui. Joey était là, je lui ai présentée.
Pacey : Mais pourquoi tu as fait ça ?
Jen : Pas de panique ! Je l’ai présentée en tant que connaissance. Je ne lui ai pas dit qu’elle était ta petite amie.
Pacey : Elle n’est pas ma petite amie et ne l’a jamais été. De toute façon j’ai rompu avec elle.
Jen sourit : Première bonne nouvelle de la journée ! Tu as retrouvé la raison ! Excuse moi, mais cette fille, c’est une peste !
Pacey : Elle avait le mérite de ne pas vouloir d’histoire sérieuse, et ça m’allait très bien !
Jen : Pacey, je déteste être grossière, mais cette fille est une pétasse. Je n’ai jamais pu la sentir !
Joey, qui s’était décidée à redescendre sachant qu’elle ne pourrait pas éviter Pacey indéfiniment, entra dans la pièce à ce moment là.
Joey, qui évitait soigneusement le regard de Pacey : J’espère que vous n’étiez pas en train de parler de moi !
Jen qui essaya de trouver une excuse bidon : Non, bien sur que non ! Je parlais de… de la pharmacienne !
Joey : Qu’est-ce que tu reproches à Mme Baker ? Je la trouve très gentille.

Jen fît les gros yeux à Pacey, pour qu’il l’aide à se sortir de son mensonge, mais au lieu de ça, il prît plaisir à l’enfoncer encore un peu plus.
Pacey : Oui, Jen, qu’est-ce que tu reproches à cette pauvre Mme Baker ?
Jen, qui foudroya Pacey du regard : Joey, figure toi qu’elle a essayé de draguer Pacey, alors qu’elle est mariée !
Joey : Quoi ? On parle bien de la même Mme Baker, qui doit avoir près de soixante cinq ans ?
Pacey était explosé de rire.
Jen : Tu connais Pacey ! Il a beaucoup de succès auprès des femmes mûres !
Pacey, se décidant à sortir Jen de son pétrin : Eh oh ! Ce n’est pas ma fête aujourd’hui alors si on pouvait parler d’autre chose, j’apprécierais !

A ce moment là, Dawson entra dans la pièce, le téléphone portable à l’oreille.
Dawson : Et on ne pourrait pas repousser la prise de vue de deux jours ? […] Non ? Bon, je crois que je n’ai pas le choix alors, à demain.
Il raccrocha. Son visage traduisait une déception flagrante.
Jen : Qu’est-ce qui se passe Dawson ?
Dawson : Ils ont des soucis sur le tournage de la série, il va falloir que je rentre plus tôt que prévu. Il faut que je sois à Hollywood demain à 14 heures pour prendre ensuite l’avion pour Paris.
Joey : Oh non, quel dommage ! Mais tu repars quand alors ?
Dawson : Je prendrais un avion demain matin, pas question de rater notre petite soirée !
Pacey : C’est pas de bol mon vieux !
Dawson : Depuis 5 ans, je vis corps et âme pour mon boulot, c’est le prix pour vivre sa passion, même s’il est cher payé (il fît un clin d’œil à Joey en référence à leur conversation au bord de la rivière). Bon, mais ne parlons plus de ça. On va passer une très bonne soirée ensemble, c’est tout ce qui compte.
Joey : Oui, tu as raison !

Ils se remirent tous au travail, Jen préparant la table, Dawson s’occupant d’Amy en faisant sa valise pour repartir le lendemain, et Joey et Pacey se remettant aux fourneaux. Joey mima un « désolée » du bout des lèvres à l’attention de Pacey, qui comprît que le dossier « baiser dans la cuisine » était archivé, du moins pour le moment…

Une vingtaine de minutes plus tard, alors que les préparatifs se terminaient et que les quatre amis étaient tous dans la cuisine, quelqu’un frappa à la porte.
Joey : Tu attendais quelqu’un ?
Jen : Euh, non… Qui ça peut bien être ?
Dawson : Une seule façon de le savoir !
Jen : J’y vais !

Jen sortit de la pièce, laissant les trois amis intrigués. Ils entendirent la porte s’ouvrir, et un cri retentir : « Poussin !!! »
Les trois amis restèrent figés.
Joey : Ce ne serait quand même pas…
Ils se levèrent d’un bond et coururent à l’entrée.
Pacey : Audrey !
Audrey : Eh oui ! Vous ne croyez quand même pas que vous vous étiez débarrassé de moi !
Joey : Sûrement pas ! Elle la serre dans ses bras Ca fait tellement plaisir de te revoir !
Audrey : Et moi donc ! Jen, j’ai appris pour ta grand mère, je suis vraiment très triste. C’était une femme bien. Est-ce que tu tiens le choc ?
Jen : Oui, je suis très bien entourée, alors ça va. Mais ne reste pas sur le pas de la porte, entre !
Audrey : Hum… en fait, je ne suis pas seule. Un ami attend dans la voiture.
Jen : Mais qu’est-ce que tu attends, dis lui d’entrer ! C’est ton petit ami ?
Audrey : Euh… Pas vraiment. Jen, mon poussin, viens par là. Elle la prît par le bras, et s’éloigna des autres, les laissant surpris, sur le pas de la porte. En fait, j’ai amené quelqu’un que tu connais bien, très bien, mais qui n’ose pas venir car il a peur de ta réaction…
Jen, devenue toute blanche : Jack…
Audrey : Tu as tout compris. Vous avez des choses à vous dire, alors je vous laisse ! Elle fait un signe à l’ombre dans la voiture Ne sois pas trop dure avec lui !

Elle partît en courant à l’intérieur de la maison, rejoindre Joey, Pacey et Dawson. A l’extérieur, Jen était pétrifiée et vît sortir Jack de la voiture, qui avait lui aussi l’air très gêné. A cet instant, Jen remarqua la ressemblance saisissante de Jack et Amy, ce qui la troubla d’autant plus, et des larmes commencèrent à couler le long de ses joues. Jack se rapprochait d’elle, n’osant pas la regarder dans les yeux. Quand il s’arrêta à une vingtaine de centimètres d’elle, ils se regardèrent silencieusement pendant quelques secondes, puis se jetèrent dans les bras l’un de l’autre. Jen éclata en sanglots.

Jen : Oh Jack… Je suis tellement désolée !
Jack : Tout est de ma faute. Tu m’as tellement manqué ma Jen. J’ai voulu t’appeler des dizaines de fois, mais je n’ai jamais réussi à surmonter ma peur. Ne pleure pas, je t’en prie.
Jen : Tu m’as manqué toi aussi. Je me sens tellement bête de ne pas t’avoir rappelé. Qu’est-ce qui t’a fait revenir ?
Jack : Tu connais la tornade Audrey ? Elle est passée récemment sur Londres et a tout chamboulé à son passage, comme à ses habitudes ! Et puis quand j’ai su pour Grand mère… Je suis désolé Jen, j’étais effondré quand j’ai appris cela !
Jen : Elle a beaucoup souffert. C’est une délivrance pour elle. Elle t’aimait tellement. Son dernier vœu était que je me réconcilie avec toi, elle serait tellement heureuse de nous voir en ce moment !
Jack : Je suis persuadée qu’elle nous regarde de là haut, et qu’elle heureuse.
Jen, le serrant à nouveau dans ses bras : Merci Jack. Merci d’être revenu. Tu es la part de vie qu’il me manquait aujourd’hui.
Jack : Comment va Amy ?
Jen sentit son cœur se serrer : Co… Comment sais-tu que j’ai une fille ?
Jack : Audrey me l’a dit. C’est la fille de Mark ?
Jen : Euh… oui.
Jack : Ca n’est pas trop difficile de l’élever seule ?
Jen, très gênée d’aborder ce sujet avec lui : Tout va bien Jack.

Pendant ce temps, à l’intérieur.
Joey : Alors, tu vas nous dire qui est venu avec toi petite cachottière !
Audrey, barricadant la porte tant bien que mal contre Joey, Pacey et Dawson : Hors de question ! Vous le saurez bien assez tôt ! Vous pourriez vous intéresser un peu à moi, bande de malpolis ! On ne s’est pas vu depuis une éternité !
Dawson : Oui, c’est vrai, nous manquons à tous nos devoirs ! Alors, la vie de star, ça te plaît toujours ?
Audrey : Oh oui ! Je fais le tour du monde avec des musiciens super craquants, des fans hystériques qui crient mon nom, c’est vraiment la vie, la vraie ! Mais tu sais ce que c’est Dawson !
Dawson : Tu sais, moi, je suis caché derrière la caméra, on ne me regarde pas, et peu de gens savent qui je suis. Mon nom apparaît sur le générique de fin, c’est tout.
Audrey : C’est qu’il nous ferait presque pleurer le pauvre réalisateur ! Il est vraiment à plaindre, le pauvre chéri !
Dawson : Sacré Audrey, tu n’as pas changé !
Pacey : Eh oui, toujours aussi cinglée !
Joey : Mais c’est pour ça qu’on t’aime !
Joey la prît dans ses bras, et par dessus son épaule, fît signe aux garçons d’ouvrir la porte.
Audrey : Joey ! Traîtresse !
Ils se précipitèrent à l’extérieur tous les trois, et tombèrent nez à nez devant Jack, qui se dirigeait à l’intérieur avec Jen. Des cris de joie suivirent la surprise.
Joey : J’y crois pas ! Jack !
Elle lui sauta dans les bras.
Jack : Salut ma belle !
Dawson : Salut Jack ! Content de te revoir !
Jack : Salut Dawson ! Pacey, comment ça va ?
Pacey : Ca va, content de te voir !
Jen, essuyant les quelques larmes coulant encore sur ses joues : On dirait que la fine équipe est au complet. Enfin presque…
Joey : Andie…
Jack : Eh bien sachez qu’Andie est toujours en Italie, où elle s’est spécialisée dans la chirurgie pour les enfants. Elle s’est trouvée un bel italien avec qui elle vit une romance depuis maintenant près de trois ans.
Audrey : Et dire que je n’ai jamais vu cette Andie dont vous me parlez tout le temps ! Il faudra nous présenter quand même un jour !

Soudain, une odeur de brûlé sortit de la porte d’entrée.
Jen : Pacey, je ne voudrais pas t’affoler mais j’ai l’impression que le rôti est en train de brûler !
Pacey : Zut ! Le rôti !
Il se précipita à l’intérieur, laissant les autres en plein éclat de rire. Puis il réapparut, le sourire aux lèvres.
Pacey : Joey ?
Joey : Quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait encore ?
Pacey : Promets moi de ne plus jamais remettre un seul pied dans une cuisine.
Joey : Tu vas me dire ce qu’il se passe à la fin ?
Pacey : Parce qu’un rôti et une tarte salée, ça ne se fait pas cuire à la même chaleur !
Joey : Et en langage humain, ça donne quoi ?
Pacey : Et bien, ça donne que ta tarte est carbonisée, mais que mon rôti se porte très bien !
Joey : Quoi ?!? Oh non ! Mais comment ça se fait ?
Pacey : Comme je te le disais, le rôti se fait cuire à haute température, mais pas les tartes salées, alors en clair, mettre cuire ta tarte sur la deuxième grille, en dessous du rôti, n’était pas une bonne idée !

Les autres, tout comme Pacey, riaient de bon cœur, de voir que Joey était toujours une aussi piètre cuisinière.

Ils entrèrent à l’intérieur.
Joey : Il fait un froid de canard ici !
Jen : Oui, c’est vrai, les garçons, vous pourriez faire un feu, s’il vous plaît ?
Jack : Pas de problème.

Après être allé tous les trois chercher du bois, ils se battaient désormais devant la cheminée en essayant d’allumer le feu qui n’avait pas l’air de vouloir démarrer. Joey les regardait, amusée.
Pacey : Si tu es si maligne, vas-y Potter ! En espérant que tu te débrouilles mieux qu’à la cuisine !
Joey : Très malin Pacey !
Jack : Ca me fait penser à quelque chose… Vous vous souvenez de cette soirée qu’on avait faite au bed & breakfast, lorsqu’on s’était tous fait passés pour des clients ?
Dawson : « Si vous mettez la bûche de noyer en dessous vous n'y arriverez jamais. Le noyer est un bois magnifique mais c'est un bois dur, il ne s'enflammera jamais tout seul. Le pin en dessous, le chêne au milieu et le noyer au dessus. » Oui, Madame Ryan nous avait donné une bonne leçon ce soir là !
Joey : On avait l’impression qu’elle avait tout vécu, elle parlait tellement bien de la vie…
Jen : Elle voulait toujours croire dans la bonté de l’être humain.
Audrey : C’était une vraie grand mère, avec toutes les options ! Pardon, je ne devrais peut-être pas parler d’elle comme ça ?
Jen : Si, c’est le but de cette soirée, Audrey. Parler d’elle avec le sourire, sans drame. Tout comme moi je peux dire que c’était une véritable empêcheuse de tourner en rond, parfois. Mais c’était toujours pour mon bien. Elle était la mère que je n’ai jamais eue.

Petit à petit, ils s’assirent tous autour du feu de bois qui commençait à crépiter et à les réchauffer.
Joey : Il y a une image d’elle que je garderai toujours en moi. Vous vous souvenez, lorsqu’elle a accouché Bessie ?
Jen : Quel moment inoubliable ! Je crois que c’est là qu’elle et moi sommes devenues vraiment proches. C’était une journée mémorable.
Jack : Elle avait souvent des petites phrases très touchantes, typiques d’elle.
Pacey, fixant Joey : « Vous savez que vous aimez quelqu'un lorsque vous pouvez rester toute la nuit à le regarder dormir sereinement. »
Joey baissa les yeux timidement.
Dawson : « L'amour est le plus dur de tous les bois. Il met longtemps, très longtemps à s'embraser mais il y arrive. » Oui, vraiment, elle avait le chic pour nous toucher tous.
Audrey, qui commençait à rigoler : Moi, je me souviendrais toujours de la soirée où je l’ai rencontrée !
Jack : C’était quand déjà ?
Audrey : Je suis sure que Jen et Dawson s’en souviennent très bien !
Dawson : Je vois de quoi tu parles... Quelle soirée ! On était tous tellement gênés !
Jack : Ca y est ! Je m’en souviens ! On s’était tous réunis chez Grams pour dîner, et toi et Jen êtes arrivés en vous embrassant, et c’est là que tout le monde a découvert votre liaison ! Vous aviez jeté un sacré froid, n’est-ce pas Joey ?
Joey : Et Audrey qui s’aspergeait de sauce pour pouvoir s’éclipser avec moi pour qu’on discute !
Audrey : En parlant de ça, tu me dois toujours un tee-shirt ma belle ! Je n’ai jamais pu faire partir la tache !

La soirée continua dans cette même ambiance, avec l’évocation de souvenirs, un repas chaleureux, mais sans tarte salée… A la fin de soirée, ou plutôt tôt dans la matinée, ils allèrent se coucher les uns après les autres. Décidés à ne pas se séparer après cette soirée, ils s’entassèrent tous chez Jen, Audrey partageant sa chambre avec Joey, Jack et Pacey dormant sur les canapés du salon.
Dawson et Joey finissaient de faire la vaisselle en discutant.
Joey : Alors c’est décidé, tu pars demain matin ? Elle regarda sa montre, il était déjà cinq heures Euh, dans quatre heures en fait !
Dawson : Oui, il le faut.
Joey : Dawson, promets moi qu’on n’attendra plus aussi longtemps pour se revoir cette fois-ci !
Dawson : Je te le promets ! Après tout, Hollywood/Boston, ce n’est pas si loin en avion !
Elle le serra dans ses bras.
Joey : Notre amitié me manque Dawson.
Dawson : Joey...
Ils se rapprochèrent petit à petit, et s’embrassèrent. Pacey, qui voulait boire un dernier verre d’eau, assista à la scène discrètement. Déçu et blessé, il repartit se coucher, sans un mot, mais ne put s’endormir.

Un peu plus tard dans la matinée, vers midi, certains commencèrent à se réveiller. Dawson était déjà parti. Jen, quant à elle, était debout depuis déjà quelques heures, Amy ne la laissant pas faire la grasse matinée.
Quand Joey se réveilla, Audrey dormait toujours. Elle sortit discrètement de la chambre. Devant sa porte, un mot à son attention l’attendait. Elle s’assît sur les marches de l’escalier, et lut :
« Joey,
Tu as choisi de me dire encore une fois adieu et je le comprends. Je voudrais simplement que tu saches que tu viendras longtemps marcher dans mes rêves, que tout ce que j'ai pu écrire aura longtemps le parfum des regrets. Mais puisqu'on ne vivra jamais tous les deux, […] j'aimerais quand même te dire, tout ce que j'ai pu écrire, je l'ai puisé à l'encre de tes yeux » (Extrait de « l’encre de tes yeux » de F. Cabrel).
Elle en fut très émue. Depuis hier soir, une page s’était tournée, ils avaient définitivement dit adieu à leur amour d’enfance, et avait scellé cette décision d’un magnifique baiser d’adieu. Ils s’étaient rendus mutuellement leur liberté.

Lorsqu’elle descendit, Jen faisait du rangement dans la cuisine. Jack et Pacey étaient sortis faire quelques courses.
Joey : Bonjour ! Bien dormi ?
Jen, en baillant : Pas assez. Amy s’est couchée tôt elle, et n’a pas cru nécessaire de me laisser faire la grasse matinée ce matin !
Joey : Alors ?
Jen : Alors quoi ?
Joey : Tu sais bien !
Jen : Joey, je suis trop fatiguée pour jouer aux devinettes !
Joey : Oh… Tu le fais exprès ! Jack ? Il a vu Amy ?
Jen : Oui. Il croit qu’elle est la fille de Mark.
Joey : Jen, je ne sais pas ce que tu en penses, mais je trouve qu’Amy ressemble beaucoup à Jack.
Jen : Oui, c’est saisissant. C’est la première chose que j’ai pensé lorsque je l’ai vu.
Joey : Tu ne crois pas qu’il serait temps de tout lui dire ?
Jen, prenant sa tête entre ses mains : Je sais… Je vais le faire, mais laisse moi un peu de temps.
Joey : N’attends pas trop longtemps, car plus le temps passe, plus il sera difficile de tout lui avouer…
Jen : Je le sais bien, mais c’est tellement difficile !

A ce moment là, Jack et Pacey entrèrent dans la pièce. Pacey avait une mine sombre.
Jack : Salut les filles ! Ca va ?
Joey : Ca va ! Et vous ?
Jack : Ca fait tellement plaisir de retrouver Capeside !
Jen : Et toi Pacey, tu as l’air fatigué, ça va ?
Pacey marmonna un “ça va” à peine audible, et alla s’asseoir dans le salon, devant la télé.
Joey : Quelle mouche l’a piquée ce matin ?
Jack : J’ai essayé de lui tirer les vers du nez, mais impossible de savoir quoi que ce soit.

Lorsque Pacey entra dans le salon, un paquet était déposé sur la table sur lequel était inscrit « à mes meilleurs amis ». Il prît le paquet et se dirigea vers la cuisine, où Audrey venait d’arriver elle aussi.
Pacey : Salut Audrey. Regardez, Dawson nous a laissé une petite surprise.
Jen : Qu’est ce que tu attends, ouvre le paquet ! Vite !
Pacey déchira le papier recouvrant le paquet et tous, sauf Joey, s’étonnèrent de trouver un script.
Joey : C’est son nouveau projet de film ! Elle lut le titre : « Creek life »… C’est l’adaptation de la série au cinéma ! Génial !
Audrey : J’espère que je fais partie de l’histoire !
Jack : Comment ne pas parler de la tornade Audrey !
Pacey : Regardez, il y avait une lettre avec le paquet.
Il commence à lire :
« Dans mes absences, parfois, sans doute, j'aurais pu m'éloigner, comme si j'avais perdu ma route, comme si j'avais changé. Alors j'ai quelques mots, tendresses, juste pour le dire : je ne vous oublie pas, non, jamais. Vous êtes au creux de moi, dans ma vie, dans tout ce que je fais. Mes premiers amours, mes premiers rêves sont venus avec vous, c'est notre histoire à nous. Je ne vous oublie pas, non, jamais, vous savez tant de moi, de ma vie, de tout ce que j'en fais, alors mes bonheurs, mes déchirures se partagent avec vous, c'est notre histoire à nous, je ne vous oublie pas. Parce que le temps peut mettre en cage nos rêves et nos envies, je fais mes choix et mes voyages, parfois j'en paye le prix : la vie me sourie ou me blesse. Quelle que soit ma vie, je ne vous oublie pas, non, jamais, vous êtes au creux de moi, dans ma vie dans tout ce que je fais. Mes premiers amours, mes premiers rêves sont venus avec vous, c'est notre histoire à nous, je ne vous oublie pas, même à l'autre bout de la terre, je continue mon histoire avec vous. »
(« Je ne vous oublie pas » de Céline Dion)

Tout le monde avait les larmes aux yeux.
Jen : C’est sur, écrire, c’était son destin, il arrive toujours à nous toucher, même avec quelques mots… Il me manque.
Joey : Moi aussi.
Pacey baissa les yeux à la remarque de Joey. Dawson avait toujours été le numéro un, même aujourd’hui. Sentant ses larmes monter aux yeux, il s’excusa et sortit dehors.
Jen : Mais qu’est-ce qui lui arrive à la fin ?
Joey : Ca suffit, je vais lui parler.

Il était assis sur la berge, une larme coulait sur sa joue.
Joey : Je peux savoir ce qui t’arrive depuis ce matin ?
Pacey : Rien. Il ne m’arrive rien. En murmurant : c’est peut-être ça le problème…
Joey : Pacey Witter ! Le roi du mutisme ! C’est toujours comme ça avec toi ! Dès qu’il y a quelque chose qui ne va pas, tu te refermes comme une huître !
Pacey : C’est sur, Dawson est beaucoup plus expressif, lui !
Joey : Que viens faire Dawson là dedans ?
Pacey : Mais c’est comme toujours. Tout ramène toujours à notre ami Dawson. Il est omniprésent, même à des milliers de kilomètres d’ici !
Joey : Je ne comprends rien ! Tu t’es disputé avec lui ?
Pacey : Non, et toi non plus d’après ce que j’ai pu voir…
Joey : Ca y est ! J’y suis ! Tu nous a vu hier soir, c’est ça ?
Pacey : Bingo ! La grande gagnante est miss Potter !
Joey : Et bien apparemment tu n’es pas resté assez longtemps, car tu aurais su que c’était un baiser d’adieu. Oh et puis je n’ai pas à me justifier, c’est ma vie, on n’est plus ensemble à ce que je sache !
Joey, excédée, commença à s’en aller, mais Pacey la retint par le bras.
Pacey : Joey, attends ! Pardon. Je veux te faire porter le chapeau pour mon mal-être, je n’ai pas le droit de faire ça !
Joey, les larmes aux yeux : Oui, tu n’as pas le droit. Moi aussi j’ai souffert, pour moi aussi c’est difficile, surtout que tu ne me facilites pas la tache !
Pacey : Joey, pendant des années tu a été la femme de ma vie, et tu l’es toujours. Nous avons vécu tellement de moments merveilleux ensemble, nous étions si heureux, jusqu’à ce jour où tu m’as dit adieu. « Et on a éteint notre lumière, celle qui nous guidait encore hier. Alors je voudrais te dire qu'il peut rester d'un amour si grand une étincelle qui défie le temps, et puis je voudrais te dire que chaque jour sans toi me fait plus mal que toutes les blessures, que chaque jour sans toi n'est pas normal, c'est contre nature, que chaque jour sans toi me fait plus mal que toutes les injures, que chaque jour sans toi, sans rien de toi, c'est contre nature. Même si entre nous il y a eu des guerres, on parlait d'amour encore hier, alors je voudrais te dire que malgré la pluie, l'hiver et les vents, je n'oublierai pas nos soleils d'avant. » (« Contre nature » de Céline Dion).
Joey qui ne retenait plus ses larmes : Pacey… Tu sais bien pourquoi ça ne marchait plus…
Pacey : Joey, je le voulais autant que toi, cet enfant…
Joey : Je le sais. Aujourd’hui, le problème est toujours le même.
Pacey : Joey, tous les jours, je vois des enfants qui n’ont plus de famille, qui sont battus, qui ont perdu le goût de vivre. Il y a tellement d’enfants malheureux dans ce monde, alors si tu veux vraiment un enfant, nous pourrions rendre sa joie de vivre à l’un de ces enfants dans le besoin.
Joey : Oh Pacey…
Elle était en larmes, dans les bras de Pacey. Il avait tellement changé depuis ces dernières années, il avait mûri.
Il essuya du revers de sa main les larmes qui coulaient le long de sa joue rougie par le froid de la matinée, et approcha doucement ses lèvres des siennes. Il attendit que Joey fasse le premier pas, et ils s’embrassèrent. Un baiser plein de passion, de tendresse. Au bout de quelques secondes, ils s’embrassaient toujours, et ils entendirent des cris de joie venant de la maison. Ils se retournèrent et virent Jen, Jack et Audrey à la fenêtre, en train de les observer.
Joey sourît.
Joey : Ils sont infernaux !
Pacey : Oui, mais c’est pour ça qu’on les aime. Silence Que je t’aime…
Joey : Moi aussi je t’aime. Je n’ai jamais cessé de t’aimer.
Pacey lui prît la main.
Pacey : On retourne à l’intérieur ?
Joey : Allons affronter les commères !

Voyant revenir Joey et Pacey, Jack, Jen et Audrey s’éloignèrent de la fenêtre et faisaient semblants d’être occupés.
Joey, en ouvrant la porte et les voyant faire comme si de rien était, le sourire aux lèvres : Ca va, vous pouvez arrêtez votre cinéma !
Audrey accourut vers eux et leur sauta dans les bras.
Audrey : C’est trop génial ! Vous deux à nouveau ensemble ! Elle pointe un doigt menaçant vers Pacey : Toi, t’as intérêt à prendre soin de ma copine !
Jen, adressant un clin d’œil à Pacey : Je crois qu’il n’y a pas trop de souci à se faire pour ça !
Pacey, tenant Joey par la taille : Je ne prendrai pas le risque de te voir débouler sans prévenir pour me donner une correction, Audrey !
Jack : Bon, ce n’est pas tout les amoureux, mais je commence à avoir faim, alors si le cuisto pouvait descendre de son petit nuage et penser un peu à mon estomac…
Audrey : Jack, Jack, Jack… Tu as laissé ton romantisme à Londres ?
Pacey : Il a raison. Tu viens m’aider Jack ? On va laisser les filles se pomponner, il y a du boulot !
Les trois filles en même temps : Pacey !!!
Pacey qui fait l’innocent : Je parlais du boulot à la cuisine !
Joey lui déposant un baiser sur la joue : Mouaih… Tu t’en sors bien !

Elles s’éloignèrent et Joey prît Jen à part :
Joey : J’ai fait ce que j’aurais dû faire depuis longtemps, alors maintenant c’est ton tour…
Les filles n’avaient pas vu arriver Audrey.
Audrey : Quoi ? Quel tour ? C’est quoi le scoop ?
Joey : Oups… Désolée Jen.
Audrey : Comment ça désolée ? Vous n’allez pas me dire que vous avez des secrets pour moi !
Jen : Elle a raison. Venez dans ma chambre, je vais tout t’expliquer Audrey.

En bas, les garçons étaient toujours dans la cuisine, ils discutaient de la réconciliation de Joey et Pacey, quand ils entendirent un cri de la chambre de Jen :
Audrey : JACK !?!
Retour dans la chambre :
Joey : Audrey ! Chut !
Quelqu’un frappa à la porte, puis l’entrouvrît :
Jack : Vous m’avez appelé ?
Joey fît les gros yeux à Audrey, qui haussa les épaules en semblant dire « désolée ».
Joey : Non, désolée.
Jen prît une grande inspiration : Si. Il faut que je te parle.
Joey et Audrey restèrent bouche bée. Jen leur fît les gros yeux pour leur faire comprendre qu’il fallait qu’elles sortent.
Audrey : Allez viens Joey, on va voir ton amoureux…
Joey, qui n’en revenait pas : Je… Euh… Oui.

Jen et Jack se retrouvant désormais seuls, Jack s’assît sur le lit, près de Jen.
Jack : Je sais de quoi tu veux me parler. Je voulais aussi venir en discuter, mais le courage me manquait.
Jen : Comment ça, tu sais de quoi je veux te parler ?
Jack : Oui, du jour où on a couché ensemble. On ne s’est jamais vraiment expliqués… C’est bien de ça dont tu voulais me parler ?
Jen : Oui, à peu près…
Jack : Bon, alors je me lance. J’ai tant de choses à te dire.
Jen : Jack, écoute…
Jack : Non, laisse moi parler s’il te plaît. Si j’ai couché avec toi il y a trois ans, c’est que j’en avais envie. Jen, toi et moi, nous avons toujours été très proches, je peux même dire que nous étions des âmes sœurs. Notre relation n’a jamais été réellement claire. Amour, amitié se mêlaient dans mon esprit, dans mon cœur. Je ne te l’ai jamais avoué, mais j’ai beaucoup douté…
Jen : Douté ?
Jack : De mon homosexualité. Je… Je crois que j’étais amoureux de toi. Ce qui explique que, quand tu es venue vers moi, je n’ai pas pu résister à te toucher, t’embrasser… et te faire l’amour.
Jen, les larmes plein les yeux : Jack…
Jack : Non, attends. C’est pour ça que je me suis enfui. J’ai eu tellement peur de ce que je ressentais… J’étais tellement perdu… Gay, hétéro… J’avais besoin de faire le vide dans ma tête, de m’éloigner de toi pour faire le point.
Jen : Mon Dieu, Jack… Je ne savais pas.
Jack : Comment aurais-tu pu savoir, même moi je n’étais sur de rien !
Jen : Et…
Jack : Où j’en suis aujourd’hui ? Je me sens mieux. Je suis gay Jen, et je l’ai toujours été. Mais mes sentiments pour toi sont toujours aussi forts. Je t’aime Jen. Tu es et tu resteras pour toujours mon âme sœur. En lui prenant la main : pour la vie.
Jen : Jack… Il faut que je t’avoue quelque chose...
Jack : Vas-y, je t’écoute.
Jen : Tu vas certainement m’en vouloir énormément, et je comprendrai si tu ne voulais plus jamais me parler. Mais je te dois la vérité.
Jack : Qu’est-ce qu’il se passe ?
Jen : Ce jour où nous avons fait l’amour… a eu beaucoup de conséquences pour moi. Pas seulement au niveau de mes sentiments pour toi. Ca a complètement bouleversé ma vie.
Jack, qui semblait commencer à comprendre : Qu’est-ce que tu es en train de me dire Jen ?
Jen : Jack… Je crois qu’Amy est ta fille.
Jack pâlit. Il retira sa main de celle de Jen. Il resta bouche bée, sans rien dire.
Jen, en pleurant : Jack, dis moi quelque chose, gifle moi, mais ne reste pas inerte comme ça.
Jack : Trois ans… Ca fait trois ans et tu ne m’as rien dit !
Jen : Pardonne moi Jack, je n’ai pas pu te le dire avant, c’était trop dur…
Jack : Jen, c’est ma fille ! Tu te rends compte ! Tu m’as volé deux ans de sa vie !
Jen : Je n’étais pas sure qu’elle était bien ta fille…
Jack : Et aujourd’hui tu l’es ?
Jen : Elle te ressemble tant… Jack, essaie de me comprendre.
Elle essaya de lui prendre la main, mais il esquiva son geste. Il se leva, les yeux pleins de larmes, et sortit de la pièce. Il dévala les escaliers, prît son manteau et sortit.

Joey, Pacey et Audrey, qui étaient dans le salon, le virent débouler l’escalier et sortir en claquant la porte.
Pacey : Ah… Jen s’est décidée à parler à Jack pour Amy…
Joey et Audrey se regardèrent, étonnées.
Joey : Comment tu sais ça toi ?
Pacey : Je vous ferai remarquer que je vis près de Jen depuis cinq ans. Et puis, il faut être aveugle pour ne pas remarquer la ressemblance entre Amy et Jack !
Audrey : Elémentaire mon cher Witter !
Joey : Je vais aller voir si elle va bien.

Joey monta les escaliers. Pacey la regarda sortir de la pièce en souriant. Audrey le remarqua.
Audrey : Ca fait du bien de te voir heureux. C’était devenu trop rare depuis un certain temps.
Pacey : Je me sens vivant depuis qu’elle est revenue. Je suis tellement heureux de la revoir. De pouvoir la serrer dans mes bras, l’embrasser.
Audrey : Vous êtes faits l’un pour l’autre. Vous n’êtes heureux que quand vous êtes ensemble. Votre couple est une évidence.

Pendant ce temps, dans la chambre de Jen, qui jouait avec Amy.
Joey : Je peux entrer ?
Jen : Bien sur. Joey, il était furieux.
Joey : On peut le comprendre, tu ne croies pas ?
Jen : Si. C’est normal. Mais il est parti tellement vite, je ne sais pas s’il va revenir, s’il a pris ses affaires… Qu’est-ce qui va se passer maintenant Joey ?
Joey : Je n’en sais rien. Mais une chose est sure, il n’a pas pris ses affaires. Il reviendra. Laisse lui le temps d’absorber le choc. Hier, il était un simple gay, et aujourd’hui il est un père gay. C’est un sacré changement, non ?
Jen : Tu as raison. De toute façon, Amy et moi nous sommes débrouillées toutes les deux pendant deux ans, alors on peut très bien vivre sans lui si c’est ce qu’il veut…
Joey : Je ne pense pas que ce soit le cas.
Jen : On verra bien…

Les filles redescendirent à la cuisine et déjeunèrent avec Pacey et Audrey, mais sans Jack qui demeurait introuvable. En début d’après midi, Joey expliqua qu’Audrey serait plus à l’aise si elle lui laissait la chambre et elle décida de prendre ses affaires pour habiter le reste e la semaine chez Pacey… Audrey lui fît remarquer qu’elle n’avait pas besoin d’une excuse bidon pour aller faire des bêtises avec son amoureux…
Cet épisode terminé et les affaires déménagés chez Pacey, Joey demanda à Pacey s’il voulait aller se promener.
Pacey : Tu veux aller quelque part en particulier ?
Joey : Oui, il y a un endroit où j’aimerais bien retourner…
Pacey : Le Bed & Breakfast ?
Joey : Comment as-tu deviner ?
Pacey : Tu oublies que je te connais par cœur, miss Potter !

Ils se mirent à marcher silencieusement, la main dans la main. Arrivés devant son ancienne maison, elle eut les larmes aux yeux.
Joey : Il est presqu’à l’abandon, c’est affreux. Tu viens, on entre ?
Pacey : Ca doit être fermé.
Joey : Et depuis quand cela t’arrête t’il ? De toute façon, j’ai la solution. Elle fouille dans son sac et sors un trousseau de clefs J’ai un double des clefs que je n’ai jamais jeté !

Elle s’approcha de la porte et ouvrît nerveusement la serrure. Ca lui faisait quelque chose d’entrer à nouveau dans cette maison.
Joey : Ca me paraît tellement lointain. Elle attrape Pacey par le bras. Suis moi, je veux vérifier quelque chose.
Ils montèrent dans les escaliers et entrèrent dans l’ancienne chambre de Joey.
Pacey : C’était ta chambre, ici. Non ?
Joey : Oui. Je me demande si…
Elle se dirigea vers un coin de la pièce et essaya de soulever une planche du parquet.
Pacey : Je peux savoir à quoi tu joues Potter ?
Joey, qui sort de sous la planche une pile de lettres : Je voulais savoir si quelqu’un avait trouvé ma cachette !
Pacey : Qu’est-ce que c’est, ton journal intime ?
Joey : Non, principalement des lettres. Elle s’asseoit par terre et commence à examiner les papiers. Pacey en fait autant. Je ne me souvenais pas que c’était là ça !
Pacey : Qu’est-ce que c’est ?
Joey : Le discours que j’avais fait à la remise des diplômes.
Pacey : Et dire que j’ai manqué ça !
Joey : Et oui, monsieur avait préféré m’abandonné et partir dans les îles !
Pacey : Lis le moi !
Joey, lui tendant le papier : Lis le !
Pacey : Non, j’ai envie de te voir le lire. J’aurais l’impression de vivre ce moment.
Joey : Très bien… Bon, tu es prêt ? J’y vais. Elle s’éclaircit la voix « Monsieur le principal, parents, amis, camarades de promotion, je suis là devant vous consciente de ce qui nous rapproche en cette occasion. Je sais ce que vous ressentez. Oui enfin, à part l'incroyable trac qui me ronge, je sais que vous ressentez les mêmes choses que moi. Fierté d'avoir abouti, regret d’une page qui se tourne, une ouverture pleine d'espoir sur l'avenir, et je ne pense pas que se soit nécessaire de s'y attarder. Au lieu de ça, je veux partager quelque chose de plus personnel et ... et vous dire que ... qu'il y a beaucoup de mes proches absents aujourd'hui. Des personnes qui me manquent beaucoup. Des personnes dont le souvenir me hante. Chacune à leur façon. Mais que nous soyons séparés par la mort ou par la distance, je sais qu'elles seront toujours avec moi parce qu'elles ont une place dans mon coeur. En réalité, avec le temps, c'est ce que nous seront amenés à être les uns pour les autres, des souvenirs. Certains merveilleux et attendrissants, d'autres moins. Mais l'ensemble de ces souvenirs nous aidera à être ce que nous sommes et ce que nous allons devenir. Si, à l'issue de cette réunion, nous devrions être un bout de temps sans nous rencontrer, souvenons nous les uns des autres sur la route que nous

lilou69  (15.01.2006 à 00:09)
En fin d’après midi, Jen jouait avec Amy quand elle vît arriver Jack les bras chargés de sacs. Il souriait.
Jack : Jen, je suis désolé d’avoir réagi de cette façon si brutale. J’ai pris cette nouvelle comme un crochet en pleine face mais j’ai passé une bonne partie de la journée à me balader. J’ai vu des pères avec leur fille et j’ai réalisé ce qu’était le bonheur. Alors je ne sais pas quel rôle tu souhaites m’attribuer dans ta vie mais moi je veux être un père pour Amy.
Jen, pleurant : Oh, Jack. Si tu savais comme ça me fait plaisir d’entendre ça ! Elle se jette dans ses bras Mais j’ai quand même une petite question : qu’est-ce que c’est que tous ces paquets ?
Jack : Ah, ça ! J’ai voulu rattraper tout mon retard de cadeaux et autres objets de père ! Il commence à ouvrir les sacs et énumère tous les objets J’ai acheté autant de cadeaux que d’anniversaires, de Noël et autres fêtes ratées ! Alors, voilà trois peluches, des jeux d’éveil, un album photo vierge, et… le plus important ! Un appareil photo pour immortaliser ce moment ! Il s’approche de Jen et Amy, tourne l’appareil vers eux et prend la photo Une nouvelle famille est née !
Jen : Merci Jack. C’est non seulement une nouvelle famille, mais une nouvelle vie qui commence !
Jack : Justement, Jen. Avant que nous commençions cette nouvelle vie… J’ai deux petites questions à te poser.
Jen : Vas-y, je t’écoute.
Jack : Pour partir sur de bonnes bases, je voulais savoir si tu acceptais de faire faire un test de paternité à Amy. Non pas que je n’aille pas confiance en toi, mais pour fixer légalement les choses. Il soulève sa manche et montre un pansement sur son bras J’ai déjà fait ma prise de sang… Qu’est-ce que tu en penses ?
Jen : C’est une très bonne idée. J’emmènerai Amy dès demain faire ce test.
Jack : Merci. Il la serre dans ses bras
Jen : Et ta deuxième question ?
Jack : Ah oui ! Je voulais savoir si je pouvais récupérer mon ancienne chambre, du temps de grand mère ?
Jen, lui sautant dans les bras : Je n’osais pas te le demander !


Le lendemain, chez le médecin.

Joey : Ca va aller Jen ?
Jen : Ne t’inquiètes pas pour moi. De toute façon, ce test est seulement la preuve scientifique de ce que nous savons déjà tous. C’est une évidence, Amy est la fille de Jack, mais comme ça nous en serons sûrs à 100 %. Elle regarde sa montre Par contre, je me demande ce que fait le docteur, il est ponctuel d’habitude.
Joey : Il a peut-être eu une urgence. Elle se rapproche du distributeur de boissons, insère des pièces Tu veux boire quelque chose ?
Jen : Non, merci.
Joey saisit son café, souffla sur le gobelet trop chaud et s’adressa à Jen :
Joey : Tiens, regarde la fille qui sort du cabinet du médecin, ce n’est pas elle que tu m’as présentée l’autre jour ? Mélanie c’est ça ?
Jen : Si, c’est bien elle ! Oh non ! Pourvu qu’elle ne nous voie pas ! Elle tire Joey par sa manche Viens, cache toi.
Joey : Mais pourquoi, je…
Mélanie : Jennifer ! Quelle bonne surprise !
Jen : C’est Jen ! Bonjour Mélanie. Tu te souviens de Joey ?
Mélanie : Bien sur ! Salut Joey !
Joey : Bonjour !
Mélanie : Oh je suis contente de voir des visages connus ! Je suis tellement heureuse que j’ai envie de partager mon bonheur avec tout le monde !
Jen : Qu’est ce qui se passe ? Tu as trouvé le dernier rouge à lèvres à la mode, c’est ça ?
Mélanie : Toujours aussi drôle Jennifer !
Jen : Jen !
Mélanie : Désolée, je suis tellement confuse par la nouvelle que je viens d’apprendre !
Jen : Alors, tu accouches ou il va falloir te tirer les vers du nez !
Mélanie : Et bien je vais opter pour la première solution, puisque je suis enceinte !
A ce moment, la nouvelle ne fît qu’un tour dans la tête de Jen, qui pâlit. Poliment, Joey présenta ses félicitations.
Mélanie : Jen, tu ne dis rien ? Ca ne va pas ?
Jen : Si, si… F… félicitations.
Mélanie : Je n’ai encore rien dit à Pacey ! Il va être fou de joie ! Depuis le temps qu’on est ensemble, ça devait finir par arriver !
A cet instant, Joey sentit le monde s’écrouler sous ses pieds. Elle tourna la tête vers Jen, lâcha son café qui se répandit à terre. Sa tête se mît à tourner, elle ferma les yeux, puis plus rien.

Quelques minutes plus tard, quand elle rouvrît les yeux, elle vît Jen et le médecin au dessus d’elle, qui la fixait.
Jen : Joey, comment te sens tu ?
Joey : Qu’est-ce qui s’est passé ?
Médecin : Vous avez eu un petit malaise. Rien de grave, mais je vais reprendre votre tension, ne bougez pas.
Joey : Ce n’était pas un rêve alors, je… Elle l’a bien dit ?
Jen, en caressant les cheveux de Joey : Chut… Reste calme. On aura le temps de reparler de ça.
Joey, qui arracha le scratch du tensiomètre : j’en ai marre d’être calme.
Elle se leva et partit en courant, en claquant la porte. Malgré ses sanglots qui l’étouffaient, elle continua de courir jusqu’à chez Pacey. Elle savait qu’il n’y aurait personne puisqu’il était à l’association. Elle entra, prît tous ses affaires et prît la direction de la gare.
Jen, qui avait sa poussette, ne réussit pas à la rattraper malgré tous ses efforts. Arrivée chez elle, elle laissa Amy à Audrey sans une explication, prît sa voiture, roula jusque chez Pacey, et, voyant que Joey avait pris toutes ses affaires, prît la direction de la gare. Quand elle arriva, le train pour Boston partait sous ses yeux.
Elle sortit son portable de sa poche, composa le numéro de Joey. Une sonnerie retentit, puis elle fut redirigée sur sa messagerie, signe que Joey refusait de prendre son appel.
Jen, au répondeur : Joey, tu ne veux pas en parler, je le comprends, mais fuir n’est pas la solution. Il doit certainement y avoir une bonne explication. Pacey est sorti avec cette fille mais c’est bel et bien fini entre eux. Bon, rappelle moi s’il te plaît. Au moins pour me dire que tu es bien arrivée.

Pendant ce temps, Joey pleurait à chaudes larmes dans le train. Pourquoi lui avait-il fait ça ? Elle qui voulait un enfant de lui depuis si longtemps, il allait devenir père d’un enfant qui ne serait pas le sien. Elle en était persuadée, le destin s’acharnait à lui faire comprendre que Pacey n’était pas fait pour elle. Elle venait de le réaliser. La vie lui semblait tellement cruelle. D’épuisement, elle s’endormît.

Jen ne savait plus quoi faire. Devait-elle se rendre à l’association et tout dire à Pacey ? Devait-elle rentrer calmement, tout expliquer aux autres et attendre que Pacey rentre ? Elle choisit de rentrer chez elle en premier lieu pour reprendre ses esprits. Tout cela l’avait elle aussi beaucoup bouleversée.
Quand elle poussa sa porte d’entrée, Audrey lui sauta dessus.
Audrey : Hey Lindley ! Je peux savoir ce qu’il se passe et pourquoi tu m’as confiée Amy comme un vulgaire paquet ? Et où est Joey d’abord ?
Jen : Il s’est passé quelque chose d’horrible. Mélanie est enceinte de Pacey et Joey est retournée à Boston.
Audrey : Quoi ? Je ne comprends rien. Mais qui est Mélanie ? Qu’a-t-elle à voir avec Pacey ? Et pourquoi tu as laissé Joey partir ?
Jen : Mélanie est un ex petite amie de Pacey. Une vraie peste. Elle nous a annoncé tout à l’heure qu’elle était enceinte et que Pacey était le père. Joey n’a pas supporté. Elle a fait un malaise et quand elle s’est réveillée, elle est partie comme une furie. Elle a récupéré toutes ses affaires, j’ai accouru à la gare, mais le train pour Boston venait de partir. Je suppose qu’elle est dedans. Elle ne veut pas répondre à son portable.
Audrey : Mon dieu, elle doit être complètement anéantie. Que comptes tu faire maintenant ?
Jen : Déjà, il faut parler à Pacey. Il n’est au courant de rien. Lui aussi, ça va lui faire un choc.
Audrey : Quel idiot ! Gâcher son histoire avec Joey pour une simple histoire de sexe ! Et sans protection en plus de ça !
Jen : Ne l’accables pas. Il était malheureux, elle en a profité, et en ce qui concerne le préservatif, je suis bien placée pour te dire qu’il n’est pas fiable à 100 %.
Audrey : Pardon… Bon, voilà ce qu’on va faire. Je crois qu’il faut prévenir Pacey le plus rapidement possible. Moi, je vais essayer de rappeler Joey.
Jen : Je cours à l’association. Tu gardes un œil sur Amy ?
Audrey : Cours ! Je m’occupe d’elle !

Jen repartît. Audrey attrapa le téléphone et composa le numéro de Joey. Elle tomba elle aussi sur le répondeur :
Audrey : Joey, mon poussin, c’est moi Audrey. Réponds moi s’il te plaît. J’ai besoin de savoir que tu vas bien. Rappelle moi s’il te plaît. Je t'embrasse ma puce. Rappelle moi, ou je te harcèlerai jusqu’à ce que tu le fasses. Et tu me connais, je suis pot de colle quand je veux !

Elle raccrocha. Elle se sentait inutile, impuissante devant le malheur qui s’abattait soudain sur ses amis. Joey, elle, savait toujours quoi faire quand elle allait mal. Soudain, une sonnerie retentit. Elle attrapa son portable. C’était un sms de Joey : « Je suis bien arrivée. Ne m’appelez pas, je veux être seule. Ne vous faites pas de souci pour moi. Je vous embrasse tous. Sauf lui. »

Pendant ce temps, Jen arrivait à l’association. Elle savait que Pacey n’y était pour rien, mais elle lui en voulait. Quand il l’aperçut, il accourut vers elle.
Pacey : Salut Jen ! Tout va bien ? Tu as l’air bizarre !
Elle ne put s’empêcher de le gifler.
Jen : Pacey tu es un idiot !
Pacey resta interloqué, se tenant la joue.
Pacey : Je peux savoir ce qui te prends ? T’es devenue folle ou quoi ?
Jen : Tu n’as pas revu Mélanie je suppose.
Pacey : Mais pourquoi j’aurais du la revoir ? Qu’est-ce qui se passe à la fin ?
Jen prît une grande inspiration : Excuse moi pour la gifle. Pacey, si j’étais toi, je me mettrai vite en contact avec elle. Tout de suite.
Pacey : Tu m’inquiètes là ! Dis moi ce qu’il se passe.
Jen : Ce n’est pas à moi de te le dire.
Pacey : Jen, dis moi ce qu’il se passe. Et pourquoi Joey n’est-elle pas avec toi ?
Jen : Pacey… Elle avait les larmes aux yeux. Je t’avais pourtant dit que cette fille ne t’apporterait que des problèmes…
Pacey, qui pâlit : Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a fait encore ? Et tu ne m’as toujours pas dit où est Joey !
Jen : Elle est repartie à Boston.
Pacey : Quoi !?!
Jen : Mélanie est enceinte, Pace.

Pacey resta silencieux quelques secondes.
Pacey : C’est impossible. On s’est protégés… Elle… Elle a dû inventer ça pour se venger. C’est pas possible. Jen, dis moi que c’est un cauchemar !
Jen : Je suis désolée Pacey.
Pacey commençait à perdre pied : Et Joey ? Elle l’a cru ? Elle est partie ? Pourquoi ? Mélanie ment, Jen, elle doit mentir. Il faut que ça soit un mensonge.
Jen : Il faut que tu ailles lui parler.
Pacey : Non, d’abord, je vais appeler Joey. Il faut qu’elle revienne. Je ne peux pas vivre sans elle.
Jen : Pacey, ressaisis toi ! Ce n’est pas le moment de perdre pied ! Va fixer les choses avec Mélanie, et après tu appelleras Joey. Ca ne sert à rien de l’appeler maintenant alors que tu ne sais pas si ce que Mélanie a dit est vrai.
Pacey, essayant de retrouver son calme : J’y vais. J’espère pour elle que tout ça est faux.
Jen : Vas-y doucement quand même !

A peine avait-elle commencé sa phrase qu’il avait déjà sauté dans sa voiture et démarré en trombe. Arrivé devant chez Mélanie, il frappa violemment à la porte.
Pacey : Mélanie ! Ouvre ! C’est Pacey !
Pacey entendit des pas. La porte s’ouvrît. Mélanie lui sauta dans les bras. Il la repoussa violemment.
Pacey : Pourquoi es-tu allé inventé cette histoire ? Tu voulais te venger ? Me faire souffrir ?
Mélanie, paniquée devant son agressivité : Pacey, calme toi, je t’en prie. C’est la vérité. Je suis enceinte. J’attends notre bébé.
Pacey : Qu’est-ce qui prouve qu’il est bien de moi ? Tu sautes sur tout ce qui bouge, c’est bien connu !
Mélanie, le giflant : Tu n’es qu’un sale con Pacey ! Tu ne voies pas que je t’aime ! Depuis le premier jour ! Et ce bébé, je le garde, quoi que tu en penses ! Sors de chez moi maintenant !
Pacey : Non, tu ne m’aimes pas. Tout ce que tu aimes, c’est toi. Et faire du mal à ceux qui n’obéissent pas à tes principes de petite fille pourrie gâtée.
Mélanie : Je t’ai dit de sortir de chez moi. En larmes Pacey… Laisse moi tranquille. Je ne veux plus te voir.

Pacey se redirigea vers sa voiture en lui jetant un dernier regard qui traduisait sa méprise, son dégoût. Elle claqua la porte. Il s’assit dans sa voiture, resta quelques secondes inerte, et éclata en pleurs. Il frappa de ses poings son volant, en hurlant « pourquoi ! ». Au bout de quelques minutes, après qu’il se calma un peu, il rentra chez lui.
Mélanie, quant à elle, était en larmes. Elle l’aimait vraiment. Elle pensait que ce bébé allait les réunir, qu’il allait revenir vers elle, et c’est l’inverse qui s’était passé. Elle ne l’avait pas reconnu tant il lui avait fait peur. Il avait de la rage dans le regard. Elle comprît alors qu’il ne serait jamais le père de son bébé. Allait-elle avoir la force de l’élever seule ?

Une fois chez lui, Pacey retrouva les lieux vidés de toute trace de Joey. La maison lui semblait vide sans elle. Il se précipita sur son téléphone et composa son numéro.

Joey était allongée sur son canapé. Elle regardait le plafond, fixement, et des larmes coulaient le long de ses joues. Lorsque son portable sonna, elle l’attrapa et lorsqu’elle vit le nom de Pacey apparaître, elle refusa l’appel en prononçant un timide « adieu » en appuyant sur la touche rouge de son appareil.

Pacey comprît que Joey filtrait ses appels lorsqu’il fut dirigé sur sa messagerie. Il hésita à laisser un message, puis se décida en prenant une profonde inspiration :
Pacey : Joey, mon amour. Pourquoi es-tu partie sans entendre ce que j’avais à te dire ? C’est vrai, Mélanie est une de mes ex. Mais tout est fini. Je ne sais même pas si ce qu’elle dit est vrai, si ce bébé est vraiment de moi. Mais ça ne change rien pour nous. Je t’aime. Tu es ma vie, le centre du monde pour moi. Elle, elle n’existe pas. Tu es la seule. Tu es mon oxygène. Je ne survivrai pas sans toi. Rappelle moi, je t’en prie. Même pour m’insulter. J’ai besoin d’entendre le son de ta voix. Je t’aime. Il n’y a que ça qui compte. Je t’aime. Je t’aime. Je pourrais continuer pendant des heures. Alors appelle moi. Tu me manques Potter.

Le portable sonna une deuxième fois pour indiquer qu’elle avait un message. Joey hésita longtemps, puis l’effaça sans même l’écouter. Comment Pacey avait-il pu jouer à ce double jeu avec elle ? Selon Mélanie, ils étaient ensemble depuis longtemps. Et même s’il avait rompu quand elle est revenue à Capeside, ce dont elle n’était même pas sure, cela ne changeait rien à la situation. Elle se sentait trahie. Elle se revoyait des années en arrière, dans la même situation avec Dawson, après qu’ils aient couché ensemble pour la première fois alors qu’il sortait avec cette Natasha… Etait-elle définitivement boudée par le bonheur ? C’est ce qu’elle commençait à croire.
C’était bien réfléchi. Même si elle aimait encore Pacey plus que jamais, tout était définitivement fini entre eux. Pas seulement parce qu’il l’avait trahie, menti, mais maintenant qu’il allait devenir père, elle se devait de disparaître de sa vie. Elle avait vu combien l’absence de cet enfant qu’ils voulaient tant l’avait affecté. Elle avait vu son regard quand il s’occupait de tous les « mômes », comme il disait, à l’association. Et puisqu’elle ne savait pas si elle pourrait devenir parent un jour, il fallait qu’elle lui laisse cette chance à lui, même si cela signifiait le perdre. Ce bébé était pour elle un signe du destin. Le signe de la fin de leur histoire. Elle se demandait à présent pourquoi elle avait mis tant de temps à comprendre. Après toutes ces ruptures, toutes ces déchirures…

Pacey ne supportait plus le silence de sa maison. Il prît une grande décision : puisque Joey ne voulait pas répondre, il irait la chercher. Il ne voulait pas renoncer à elle. Pas encore une fois. Il rassembla quelques affaires dans une valise, prît ses clefs de voiture et décida de passer chez Jen pour tenir ses amis au courant de la situation. Après leur avoir dit au revoir, il prît la route jusqu’à Boston. Jusqu’à cet appartement où ils avaient vécu tant de choses tous les deux.

Quelques heures plus tard…

Arrivé en bas de l’immeuble, Pacey leva la tête et aperçut de la lumière à la fenêtre de l’appartement de Joey. Il profita qu’une personne rentrait chez elle pour entrer dans le hall de l’immeuble et sauter dans l’ascenseur. Direction 5ème étage.
Arrivé devant la porte, il prît une grande inspiration, puis frappa. Silence.

Joey tressaillit lorsqu’elle entendit que quelqu’un frappait à sa porte. Qui pouvait bien frapper à cette heure là (il était près de 22h) sans avoir sonné à l’interphone ? Elle se dirigea très silencieusement vers l’œillère de la porte, et son cœur s’arrêta lorsqu’elle vu Pacey.

Pacey : Joey, je sais que tu es là ! J’ai vu de la lumière à ta fenêtre ! Ouvre moi, il faut qu’on parle ! Silence Joey, je resterai là jusqu’à ce que tu m’ouvres cette porte, et que tu entendes ce que j’ai à te dire. Silence Très bien, alors tu vas m’écouter, car je sais très bien que tu es derrière la porte. Je sens ta présence. Tu ne veux peut-être pas l’entendre, mais tu es une partie de moi, je sais quand tu vas mal, quand tu es heureuse, quand tu es triste… Je te connais par cœur, je sais que tu es assise le dos appuyé à cette porte, en train de pleurer. C’est exactement la position dans laquelle est Joey Tu ne veux pas ouvrir ? Très bien, alors je vais m’asseoir et te raconter tout ce que j’ai à te dire. J’espère que tu as des voisins compréhensifs, car je vais parler au moins toute la nuit. Il faut que je te raconte une histoire. Il s’assoit en face de la porte de Joey, dans le couloir Je commence. C’est l’histoire d’un ado un peu paumé qui habitait dans une petite ville qui s’appelait Capeside. Toute sa famille le prenait pour un raté, et il commençait sérieusement à croire que c’était vrai. Il avait une bande d’amis qui se résumait à deux personnes : Dawson, son meilleur ami, et une fille qui s’appelait Joey. Seul Dawson semblait ne pas penser que cet ado était un raté. Seul Dawson, oui, car lui et la fille passaient leur temps à se disputer. Ils ne pouvaient pas se supporter. En fait, Dawson était l’élément central de leur relation. Mais un jour, le type en question a commencé à s’apercevoir combien cette fille était magnifique, intelligente et tout simplement irrésistible. Il savait qu’il n’avait aucune chance, d’autant plus que Joey et Dawson avaient toujours été liés l’un par l’autre, et que Dawson ressentait toujours des sentiments pour elle. Jusqu’au jour où elle a préféré le choisir. Il n’en revenait pas qu’une fille comme elle s’intéresse à lui. Ils sont partis trois mois sur un voilier, le True Love. L’amour véritable… Il était persuadé de l’avoir trouvé. Leur romance a duré quelques mois, jusqu’au jour où il a tout gâché. Ce jour là, il a fait la plus grosse erreur de sa vie. Mais la vie allait à nouveau les réunir, quelques années plus tard. Pacey s’arrête, entendant quelqu’un arriver dans le couloir. Il se relève, comme si de rien était. Un voisin passe. Joey, tu ne veux toujours pas m’ouvrir ? Joey, je vais commencer à me faire du souci. Joey ? Très bien, si tu ne m’ouvres pas d’ici dix secondes, j’appelle les secours. Je leur dirai que tu as du faire un malaise et ils m’ouvriront. Je compte jusqu’à dix. Un, deux, trois, quatre, …

Joey ne savait plus quoi faire. Elle connaissait bien Pacey. Elle savait qu’il était complètement buté et que, quand il avait une idée dans la tête, rien ne pouvait l’arrêter. Et surtout pas une porte fermée. Il resterait là jusqu’à ce qu’elle lui ouvre. Elle se leva, essuya les larmes qui coulaient toujours sur son visage, et tourna doucement le verrou. Mais elle était bien décidée à ne pas lui pardonner. Elle allait lui dire de partir.
Quand Pacey entendit le verrou s’ouvrir, son cœur bondît.
Pacey : Salut Joey !
Joey : Que ce soit bien clair Pacey, si j’ai ouvert c’est uniquement pour te dire que tu peux faire demi-tour, rentrer à Capeside. Il faut que tu comprennes une fois pour toutes que nous deux, c’est terminé.
Pacey : Pourquoi ? Parce que cette fille a voulu mettre le bazar entre nous ? Dis moi que nous sommes plus forts que ça ! Je t’en prie, Joey.
Joey : Pacey ! Elle attend ton bébé ! Ce n’est pas rien ! Tu vas être père ! Tu as des responsabilités !
Pacey : Mais je n’avais rien demandé moi !
Joey : Pacey, personne ne t’as forcé à coucher avec elle. Alors ne dis pas que tu n’avais rien demandé.
Pacey : Joey, je ne supporterai pas une rupture de plus. Je t’aime trop. Et toi aussi, tu m’aimes. Je le sais. Alors s’il te plaît, reviens. Notre histoire est la seule chose qui me tient en vie.
Joey : Pacey, si tu veux continuer notre histoire, tu la continueras tout seul. Pour moi tu n’existes plus.
Pacey : Alors tu me rayes de ta vie ? Comme ça ? Parce que j’ai commis une erreur ?
Joey : Une erreur ? C’est comme ça que tu appelles le fait que tu vas devenir père ?
Pacey : Tu m’as compris. Joey, tu ne peux pas m’effacer de ta mémoire. Nous avons vécu tellement de choses. Et il nous en reste encore tellement à vivre.
Joey : Tu ne m’as pas comprise. Je ne t’en veux pas d’avoir eu cette relation avec Mélanie, ni des conséquences qui en résultent. Mais une autre vie t’attend désormais. Cet enfant a besoin de toi. Tu es mieux placé que quiconque pour savoir que grandir sans père peut être un vrai drame pour un enfant. Tu te dois d’accepter cette nouvelle vie qui s’offre à toi. Je ne fais pas partie de cette nouvelle vie. Je pourrais rester en tant qu’amie, mais ça nous ferait plus de mal qu’autre chose. A tous les deux. C’est pour cela que je te dis adieu.

Pacey resta bouche bée. Il ne savait plus quoi dire. Il venait de comprendre qu’il ne pourrait la pas faire changer d’avis. C’était un réel adieu. Se sentant prête à craquer, Joey s’approcha de Pacey, lui déposa un tendre baiser sur ses lèvres, et referma la porte, sans qu’il ne réagisse.


Environ trois semaines plus tard, au travail de Joey…
Joey : … Ecoutez Madame, il y a un délai de trois semaines, je ne peux pas faire mieux. […] Dans une semaine ? Dernier délai ? Un deuxième téléphone se met à sonner OK, je me débrouillerai comme je peux. J’ai un autre appel, je vous laisse. Elle décroche la deuxième ligne Allo ? Bonjour. Je suis désolée, je n’ai pas encore fini, je… […] Ce sera fait pour demain matin à la première heure, je vous le promets. A demain Monsieur.
Elle raccrocha le téléphone et se prît la tête entre les deux mains. Elle était exténuée. Depuis qu’elle était rentrée, elle s’était jetée à corps perdu dans le travail. Pour oublier.
Mrs Jones : Tu as une mine affreuse Joey.
Joey sursauta. Elle n’avait pas vu arriver sa patronne.
Joey : Je vous remercie du compliment !
Mrs Jones : Tu as très bien compris ce que je voulais dire. Joey, tu travailles trop. Tu vas finir par t’écrouler et tu auras tout gagné ! Peter m’a dit que tu avais des nausées ?
Joey : Ravie de voir que tout l’étage est au courant de mes problèmes de santé ! Oui, je ne me sens pas bien depuis deux, trois jours… Quand à ma capacité de travail, c’est la seule solution que j’ai trouvé pour ne plus être malheureuse. Pour oublier. Le travail est un exutoire.
Mrs Jones : C’est là que tu te trompes complètement ! Tu es malheureuse, et tu le seras tant que tu t’acharneras à ne pas vouloir affronter tes problèmes en face ! Te jeter dans le travail comme tu le fais ne changera rien, au contraire.
Joey : Mais peut-être que c’est ce que je souhaite, que rien ne change ! Peut-être que je veux seulement oublier, vivre ma vie, simplement.
Mrs Jones : Si c’est vraiment la vie que tu veux, pourquoi as-tu l’air tellement malheureuse en ce moment ?

Le téléphone sonna à ce moment.
Mrs Jones : Sauvée par le gong… Je te laisse.
Joey : Merci… Allo ? […] Un paquet pour moi ? Il est à l’accueil ? J’arrive tout de suite.

Joey se demandait qui pouvait bien lui livrer un paquet au travail. Elle descendît les trois étages qui la séparait de l’accueil, et se retrouva nez à nez face à Audrey, en tenue « rock n’roll ». Quand Audrey la vît arriver, elle lui sauta dans les bras.
Audrey : Joey ! Je suis tellement contente de te voir ! Figure toi que cet abruti de portier n’a pas voulu me laisser monter !
Joey : Habillée comme ça, tu as dû lui faire peur ! Audrey, mais qu’est-ce que tu fais ici ? Et c’est quoi cette histoire de paquet ?
Audrey : Le paquet, c’est moi ! Je suis ici pour te faire sortir un peu de ton trou Potter ! Elle lui tend une enveloppe Tiens, cadeau !
Joey : Qu’est-ce que c’est ?
Audrey : Ouvres ! Tu le sauras !

Joey ouvrît l’enveloppe et découvrît une invitation à un concert.
Audrey : C’est une invitation au plus gros concert de tous les temps ! C'est-à-dire au mien !
Joey : Tu chantes à Boston ce soir ? Mais c’est génial ! Tu aurais dû me le dire plus tôt !
Audrey : Je voulais te faire la surprise ! Jen et Jack viendront aussi. Ils passeront te prendre chez toi, ce soir, à vingt heures. Tout est organisé, tu n’as plus qu’à dire oui.
Joey : Jen et Jack, c’est tout ?
Audrey : Oui. Ne t’inquiètes pas, il ne sera pas là.
Joey : Tant mieux.
On entend une voiture klaxonner devant l’immeuble.
Audrey : Mon équipe m’attend ! A ce soir poussin !
Joey : A ce soir Audrey !

Et Audrey s’éclipsa. Joey sourît en regardant sa place de concert. Sacré Audrey…
Depuis qu’elle était repartie de Capeside, elle avait eu peu de contacts avec elle, Jen ou Jack. Et lors de ces contacts, hors de question de parler de Pacey. C’était la condition.

Pendant ce temps, à Capeside, Pacey avait lui aussi décidé de s’investir à 100 % dans son association pour oublier. Il était toujours hors de question pour lui de jouer le rôle du père de l’enfant de Mélanie. Il était tout de même retourné la voir, plus calmement et lui avait expliqué qu’elle faisait ce qu’elle voulait, mais que garder cet enfant signifiait l’élever sans lui. Il subviendrait à ses besoins, mais son rôle s’arrêterait là. Elle lui répondit qu’elle n’avait pas besoin de son argent mais de son amour, mais elle savait qu’elle ne l’aurait jamais. En tout cas, hors de question pour elle d’avorter.

Retour à Boston. Dix neuf cinquante. Joey était prête, et attendait Jen et Jack impatiemment. Elle n’avait revu aucun de ses amis depuis sa rupture avec Pacey. Elle se disait que cette sortie lui ferait le plus grand bien. Soudain, la sonnerie de l’interphone retentit.
Joey, attrapant le combiné de l’interphone : Allo ?
Jack et Jen, en cœur : C’est nous !!!
Joey : Je descends !

Une fois arrivée en bas, elle salua ses amis en les serrant dans ses bras.
Joey : Qu’avez-vous fait de votre petit diable ?
Jack, gêné : On l’a laissé à Pacey.
Joey : Ah…
Jen : Joey, il faut que tu saches que…
Joey l’interrompt : Stop ! Je ne veux pas parler de ça ce soir ! Et si on allait s’amuser un peu ?

Une fois arrivés dans la salle, il prirent place dans la fosse, au premier rang, de façon à ce qu’Audrey puisse bien les voir. Le concert démarra en trombe avec des airs endiablés, et, à la fin du concert, un piano fut installé sur la scène. Audrey, accompagné du pianiste, s’était changé et arborait une magnifique robe de soirée. Elle s’assît sur le piano.
Joey : Waouh… Elle est magnifique.
Audrey : La dernièrechanson que je vais vous interpréter à été écrite par l’un de mes meilleurs amis. Joey se tourne vers Jen et Jack, et leur demande s’ils savent de qui elle parle. Ils n’ont pas l’air au courant. C’est drôle, parce qu’il l’a écrite pour ma meilleure amie. A ce moment, Joey a le cœur qui bat à cent à l’heure. Joey, je te dédie cette chanson. Il l’a écrite pour toi. Ecoute la bien, et tu comprendras ce que ton cœur te dis mais que tu ne veux pas entendre.

Le pianiste commence à jouer une magnifique mélodie, très triste.

Audrey :
« Did I disappoint you or let you down? Est-ce que je t’ai déçu, ou laissé tomber ?
Should I be feeling guilty or let the judges frown? Est ce que je devrais me sentir coupable ou laisser les gens me juger ?
'Cause I saw the end before we'd begun, Parce que j’ai vu la fin avant que nous commencions
Yes I saw you were blinded and I knew I had won. Oui, j’ai vu que tu étais aveuglée et que j’avais raison
So I took what's mine by eternal right. Alors j’ai pris ce qui me revenait de droit
Took your soul out into the night. J’ai pris ton âme dans la nuit
It may be over but it won't stop there, Cela pourrait être fini mais cela ne s’arrêtera pas là
I am here for you if you'd only care. Je suis là pour toi si ca t’intéresse
You touched my heart you touched my soul. Tu as touché mon cœur, tu as touché mon âme
You changed my life and all my goals. Tu as changé ma vie et mes buts
And love is blind and that I knew when, my heart was blinded by you. L’amour est aveugle et je m’en suis rendu compte quand mon cœur a été aveuglé par toi
I've kissed your lips and held your head. J’ai embrassé tes lèvres et soutenu ton visage
Shared your dreams and shared your bed. Partagé tes rèves et ton lit
I know you well, I know your smell. Je te connais bien, je connais ton odeur
I've been addicted to you. Je suis accro à toi
Goodbye my lover, Goodbye my friend. Adieu mon amour, adieu mon amie
You have been the one. Tu es la seule
You have been the one for me. Tu es la seule pour moi
I am a dreamer but when I wake, Je suis un rêveur mais quand je me reveille
You can't break my spirit - it's my dreams you take. Tu ne peux pas casser mon esprit, ce sont mes rêves que tu prends
And as you move on, remember me, Et où que tu sois, rappelle toi de moi
Remember us and all we used to be Rappelle toi de nous et de tout ce que nous avons été
I've seen you cry, I've seen you smile. Je t’ai vu pleurer, je t’ai vu sourire
I've watched you sleeping for a while. Je t’ai observer en train de dormir
I'd be the father of your child. J’aurai été le père de tes enfants
I'd spend a lifetime with you. J’aurai passé ma vie entière avec toi
I know your fears and you know mine. Je connais tes peurs et tu connais les miennes
We've had our doubts but now we're fine, Nous avons eu nos doutes mais maintenant ca va
And I love you, I swear that's true. Et je t’aime, je te jure que c’est vrai
I cannot live without you. Je ne peux pas vivre sans toi
Goodbye my lover, Goodbye my friend. Adieu mon amour, adieu mon amie
You have been the one. Tu es la seule
You have been the one for me. Tu es la seule pour moi
And I still hold your hand in mine, in mine when I'm asleep.. Et je tiens toujours ta main dans la mienne, dans la mienne quand je suis endormi
And I will bear my soul in time, Et je soutiendrai mon âme à temps
When I'm kneeling at your feet. Quand je m’agenouillerai à tes pieds
Goodbye my lover, Goodbye my friend. Adieu mon amour, adieu mon amie
You have been the one. Tu es la seule
You have been the one for me. Tu es la seule pour moi
I'm so hollow, baby, I'm so hollow. Je me sens tellement vide, mon amour, tellement vide
I'm so, I'm so, I'm so hollow. Tellement, tellement vide. »
(« Goodbye my lover » de James Blunt, traduite par… moi même !)

Joey était en larmes. Elle ne pouvait pas croire que Pacey avait écrit de si belles choses à son égard. Jack, qui s’était aperçu que Joey était bouleversée, l’avait prise dans ses bras. Ils commencèrent à se diriger vers les coulisses où un membre de l’équipe les accompagnait pour voir Audrey.
Jack : Ca va aller ?
Joey : Oui. C’est tellement dur, Jack. Il ne me facilite pas la tache. Je fais tout pour l’oublier, et lui…
Jen : …Et lui il te montre qu’il n’est pas prêt à renoncer à toi, à votre amour. Joey, il faut qu’on te dise un truc.
Joey : Je t’écoute si tu me promets que ce n’est pas au sujet de Pacey.
Jack : Mais pourquoi refuses-tu d’en parler ? Ca pourrait changer tellement de choses.
Joey : Parce que je veux tourner la page. Et au nom de notre amitié, je vous en prie, aidez moi à le faire. A l’oublier. Il est déjà assez omniprésent dans ma tête, alors si on pouvait éviter d’en parler…
Jack regarda Jen avec l’air de dire « alors, on ne lui dit rien ? », et Jen fit signe de dire « non, pas maintenant ».

Quelques mètres plus loin, ils virent Audrey accourir vers eux difficilement, ses talons hauts se prenant dans sa robe longue.
Audrey : Elle est sympa cette robe, mais elle est vraiment pas pratique ! Alors, alors ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ?
Jack : Tout simplement GE-NIAL !
Jen : Tu en jettes sur scène Audrey !
Audrey : Et toi poussin ? Tu as aimé ?
Joey : Tu es resplendissante sur scène.
Audrey : Tu ne réponds pas à ma question Potter ! Qu’est-ce que tu as pensé de la chanson de Pacey ?
Joey : Très émouvante. Je ne savais pas que Pacey était si doué en écriture.
Audrey : C’est normal, il a une muse.
Joey : Ecoute Audrey, je vais te demander la même chose qu’à Jen et Jack, à savoir clore le dossier Pacey Witter.
Audrey : Tu es mon amie, je ferai ce que tu veux, mais sache que je trouve ça dommage.
Joey : Bon, assez parlé de moi. Et si on allait fêter ton succès ? Je vous invite à manger chez moi ?

La soirée se finit dans la bonne humeur, mais Joey n’arrivait pas à ôter la mélodie de la chanson de Pacey de sa tête.
Pendant le dessert, Joey prît mal au cœur.
Joey : Excusez-moi, je ne me sens pas bien.
Elle alla vomir aux toilettes. Elle revint s’asseoir à table en s’excusant.
Jen : Tu es sure que ça va, Joey ? Tu es très pâle !
Joey : Je crois que j’ai attrapé une gastro.
Jack : On va te laisser te reposer. On a de la route.
Joey : Vous ne voulez pas rester ici cette nuit ?
Jen : C’est gentil, mais il faut qu’on récupère notre petite puce !
Joey : Bon, et bien à bientôt alors. N’hésitez pas à revenir !
Audrey : Au revoir poussin ! Et garde le moral, OK ?
Joey : Ne te fais pas de souci pour moi.

Joey referma la porte d’entrée. Elle allait commencer à faire la vaisselle quand quelqu’un frappa à la porte.
Joey : Qu’est-ce qu’ils ont oublié ?
Elle ouvrît la porte et trouva Jen.
Jen : Joey, tu vas m’écouter et te taire. Je sais que tu ne veux pas parler de Pacey mais là vous allez gâcher vos vies pour une raison nulle. Je ne peux pas me taire sur ce coup là.
Joey : Jen, écoute…
Jen : Chut ! Je t’ai dit de m’écouter ! Alors voilà : Mélanie a finalement décidé d’avorter. Il est libre, Joey.
Joey resta sans voix.
Jen : Joey, ça va ?
Joey : Je… Pourquoi me dis-tu ça maintenant ?
Jen : Ca me paraît évident ! Joey ! Vous êtes libres de vous aimer !
Joey : Jen, ça ne marche pas comme ça. C’est lui qui t’a demandé de te me le dire ?
Jen : Euh… Non, il ne voulait pas que tu le saches.
Joey : Tu vois, chacun de nous veut oublier. Alors arrêtez, tous, de vouloir nous réunir. Nous sommes, comme, comme deux aimants. Nous sommes attirés l’un par l’autre, mais nos faces peuvent se repousser.
Jen : Alors tu ne va rien faire ?
Joey : Si. Je vais continuer ma vie, et essayer d’oublier le dernier mois qui vient de s’écouler. Allez, Jack t’attends, courez rejoindre ta petite fille. Ne te bats pas pour Pacey et moi, c’est une cause perdue.

La semaine qui suivit fût très dure pour Joey. Entre sa maladie, ses heures de travail qu’elle ne comptait plus, et tout ce temps à penser à Pacey, elle était épuisée. Le vendredi soir, vers vingt et une heure, elle était seule au bureau. Elle avait beaucoup de mal à se concentrer et s’endormait devant son écran. Soudain, la sonnerie du téléphone la fît sursauter. Qui pouvait bien l’appeler à cette heure là, au bureau ?
Joey : Allo ?
Jen : Joey, c’est Jen.
Joey : Jen ? Mais qu’est-ce qui se passe ? Comment as-tu eu ce numéro ?
Jen : Joey, c’est horrible. Il s’est passé quelque chose d’horrible.
Joey : Pourquoi pleures-tu ? Qu’est-ce qui se passe ? C’est Amy ?
Jen : Non, c’est Pacey.
Le sang de Joey se glaça.
Jen : Joey, il a eu un accident de voiture. Il… Il est mort.
Joey : Non, c’est impossible. Il ne peut pas être mort. Je… Je l’aime.
Jen : Et bien si tu lui avais dit avant, peut-être que cela ne serait pas arrivé !
Joey : Mais pourquoi tu dis ça ? C’est horrible !
Jen : La vie est horrible Joey.
Soudain, Joey se réveilla en sursaut, les touches de son ordinateur sur lesquelles elle dormait émettant un long bip d’erreur. Un cauchemar. Elle était trempée de sueur. Elle avait eu tellement peur. Peur de ne plus jamais le revoir. Cela lui fit prendre conscience que cette situation était absurde. Jen avait raison. Elle l’aimait, il l’aimait, alors qu’est-ce qui les empêchait de s’aimer librement ? Elle prît une grande décision, et se mît à taper sur les touches de son ordinateur le mail suivant :

De : Joey Potter
A : Susan Jones
Objet : Démission

Chère Mrs Jones,
Vous savez qu'il me manque et vous comprenez, Mrs Jones, j'ai mis dans un coin pour l'oublier l'idée même de l'aimer. Je ne pensais que rien ne pourrait m'arriver mais rien ne s'efface, tout se redessine, rien ne se passe, Mrs Jones. Comme on l'imagine j'ai essayé, mais ce rêve persiste, pas facile d'oublier ce par quoi l'on existe. Là, dans mes yeux,
Je suis sure vous pourriez lire ces mots d'adieu que je n'ai pas su lui dire. C'est vrai, Mrs Jones, je pense trop fort à lui, mais c'est mon cœur, Mrs Jones, qui commande à ma vie. Y'a rien à faire, au fond de moi je sens que je le perds, même si mon être s'en défend. (« Mrs Jones » d’Hélène Ségara). C’est pourquoi, comme vous me l’avez conseillé maintes fois, je vais le rejoindre. Je vais l’aimer. Je vais être heureuse. Alors vous ne serez pas fâchée si je vous présente ma démission…
Je voudrais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi depuis toutes ces années. Vous êtes la mère que je n’avais plus depuis que la mienne est partie… Alors ne m’effacez pas trop vite de votre carnet d’adresses, car je compte bien venir vous embêter de temps en temps !

Je vous embrasse,
Joey.


Le lendemain…
Pacey était en train de jardiner avec les enfants près de chez lui quand il vît arriver un taxi. Intrigué, il s’approcha et cru voir sortir un ange de la voiture. Joey, plus belle que jamais s’approchait de lui avec un large sourire. Il avait l’impression que cette scène se jouait au ralenti. Il ne bougeait toujours pas. Même quand elle se trouva à un mètre de lui.
Joey : Les hommes ne portent plus les bagages des femmes en ce bas monde ? Et la galanterie Witter ?
Puis elle éclata de rire. Il la souleva dans ses bras, éclata de rire lui aussi tant le bonheur explosait en lui. Il l’embrassa fougueusement. Les enfants assistant à cette scène se mirent à chanter « ils sont amoureux !!! », ce qui les fît sourire. Des larmes commencèrent à couler sur les joues de Joey.
Joey : Pardon d’avoir mis si longtemps à revenir Pacey.
Pacey : L’essentiel c’est que tu sois là. Et que tu restes.
Joey : Je reste cette fois. Pour la vie, si tu veux bien me faire une petite place…
Pacey : Je t’aime Potter.
Joey : Moi aussi je t’aime Witter.

Une semaine plus tard… Joey et Pacey filaient le parfait amour à Capeside, au plus grand bonheur de Jen et jack, qui avaient eux aussi trouver une harmonie dans leur vie à trois. Amy commençait même à appeler Jack « papa », ce qui l’avait fait pleurer à chaudes larmes la première fois.
Joey : Pacey, j’ai envie de me promener.
Pacey : Ca tombe bien, j’ai quelque chose à te montrer.
Joey essaya de lui tirer les vers du nez, mais elle ne sut rien.
Joey : Alors, tu vas me dire où tu m’emmènes ?
Pacey : Tu verras bien. De toute façon, tu voulais te promener, alors on se promène. Tu es infernale Potter.

A mesure qu’il parlait, ils se rapprochaient de l’endroit où se trouvait le mur de Joey. Le mur que Pacey lui avait loué pour qu’elle puisse peindre. Le mur où il lui avait écrit ce magnifique appel au secours : « ask me to stay ».

Joey : Tu te rappelles de cet endroit, il y a mon mur là bas… Elle aperçoit le mur blanc, avec une large inscription : « Veux-tu m’épouser Potter ? ». Elle reste bouche bée, puis se retourne vers Pacey.
Pacey : Tiens, c’est drôle, on dirait que tu as un admirateur…

A ce moment, Joey lui sauta dans les bras. Elle riait, pleurait, et passait par toutes les émotions possibles.
Joey : Oui, je le veux. Bien sur que je le veux ! Je veux être ta femme !

Ils restèrent devant ce mur, à s’embrasser, à rire, pleurer, pendant de longues minutes…

Pacey : Il commence à faire froid. On y va Mme Witter ?
Joey : Oui, on rentre. Mais j’aimerai beaucoup passer devant le Bed & Breakfast si ça ne te dérange pas…
Pacey : Pas de problème.

Ils marchèrent jusqu’au B&B, Pacey écoutant Joey parler du mariage. Elle était radieuse. Quand ils arrivèrent devant le B&B, un énorme panneau « vendu » était planté dans le jardin.

Pacey : Ils l’ont vendu ! Je n’arrive pas à y croire ! Depuis le temps qu’il est abandonné.
Joey : Ca me fait bizarre.. On rentre à l’intérieur une dernière fois ? J’ai besoin de faire mon deuil de cette maison, avant qu’elle ne soit à nouveau habitée.
Pacey : Joey, si on nous voit on aura des problèmes, c’est une propriété privée.
Joey, malicieuse : On n’aura pas de problème.
Pacey : Et qu’est-ce qui te rend si optimiste ?
Joey : Parce que tu te trouve devant la nouvelle propriétaire du B&B !
Pacey : Quoi ??? Tu as racheté le B&B ?
Joey : Oui. Il était temps qu’il revienne dans la famille.
Pacey : Mais… Que vas-tu en faire ? On a déjà un chez nous…
Joey : Tu veux certainement dire qu’est-ce qu’on va en faire car tu es dans le coup aussi mon chéri. Tu te trouve devant le nouveau centre d’accueil pour orphelins de la région !

Il la prend dans ses bras et l’embrasse.

Pacey : Tu es géniale Potter !
Joey : C’est pour ça que tu m’épouses !
Pacey : Tu as raison, cette maison sera parfaite ! On peut faire pas mal de chambres ! Voyons… Une, deux, trois au rez de chaussée, en comptant deux lits superposés par chambres donc… Il réfléchit
Joey : Ca fait douze place en bas !
Pacey : J’allais le dire… Et en haut, il y a quatre chambres. En partant du principe qu’on aura une chambre, ça fait trois chambres disponibles, donc…
Joey : Non, deux.
Pacey : Pourquoi deux ? Il y a bien quatre chambres en haut ?
Joey : Oui, mais seules deux seront disponibles.
Pacey : Et pourquoi donc ?
Joey : Parce que dans environ neuf mois, il nous faudra une chambre pour notre fils ou notre fille !
Pacey : Tu veux dire que… Oh mon dieu ! Tu es… Tu es enceinte ?
Joey : Oui. Ce qui explique mes nausées depuis un mois. Tu vois, j’avais moi aussi une surprise pour toi !
Pacey : C’est magnifique !

Il la serra dans ses bras, la fît tournoyer, et l’embrassa pendant de nombreuses minutes, puis ils repartirent tranquillement vers la maison de Pacey, en parlant de leur nouvelle vie qui commençait : un bébé, un mariage, une nouvelle affaire… Tout ce qu’ils avaient toujours souhaité se réalisait à présent.

Comme quoi, il faut croire en son destin…

lilou69  (15.01.2006 à 00:10)
Ca y est, c'est fait... Mon premier épisode virtuel, hors concours... J'espère que vous serez nombreux à me donner votre avis.Je vous préviens, je suis bavarde, alors l'histoire est longue (35 pages word...) alors pensez à prendre un sandwich avant de commencer !

J'ai mis des paroles de chansons qui me touchent dans le texte, vous les repérerez vite car j'ai mis le nom de l'artiste et de la chanson entre parenthèses.

Sinpon, j'avoue que vers la fin, j'avais plus trop les yeux en face des trous, alors il est fort possible qu'il reste quelques fautes... Désolée d'avance !

Bonne lecture à tous !

lilou69  (15.01.2006 à 00:15)
En voilà une histoire qu'elle est bien postée!! Rien que pour ça je la lirai!

A+
bzzbzz

Bzzbzz  (15.01.2006 à 10:15)
WOAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAW !
alors là personnelement ---> je suis ... Waow ! ADMIRATIVE ! J'ai pas quitter mon ordi d'une seconde ! Franchement c vrmt geniale ! Avec en plus quelques paroles dedans ... c vraiment bien !
Bizous !
ps: j'espere que ça ne sera pas ton dernier episode !

PAceyJOey  (15.01.2006 à 13:10)
Je ne sais pas comment retranscrire toute les émotions par lequelles je suis passée en lisant cette histoire. Je me suis vraiment cru devant ma télé. Je pouvais tout voir. En plus, la musique faisait vraimment comme au cinéma.

Je n'ai qu'un seul regret:
que ton épisode ne puisse pas être la suite de Dawson...
On s'y croyait vraiment.

Je n'ai plus qu'une chose à dire, Félicitation pour ce magnifique épisode et surtout merci d'avoir fait revivre cette série l'espace de 2h, le temps de ma lecture.

Bisous.

Une admiratrice

joey13  (15.01.2006 à 13:16)
oui vraiment génial, fais nous en d'autres comme sa !!!
biz
titounette

titounette  (15.01.2006 à 14:59)
Et bien bravo pour ton premier épisode hors concours dejà que ta première histoire était génial, je ne doutais pas qu'elle serait bien aussi!!!

félicitation et refait nous en encore plein d'autre!!

titite  (15.01.2006 à 16:31)
eh bien je ne peux dire que bravo!
ton histoire est très bien écrit, tout est bien mené! et j'ai beaucoup aimé les passages en parole de chansons!
encore une fois bravo!

capeside93  (15.01.2006 à 18:21)

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