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Sous influence...

Série : Dawson's Creek
Création : 13.02.2006 à 00h14
Auteur : Marjo 
Statut : Terminée

Petite histoire très courte et uniquement centrée autour de Pacey et Joey. Je reprends l’épisode 1.07. Celui où Pacey entraîne Joey à une fête et où elle se saoule.

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En soupirant, Pacey regarda tout autour de lui et se dit qu’il n’aurait jamais dû venir à cette fête. D’abord, parce que Mélissa Fyfe l’avait envoyé promener, ensuite, parce qu’il ne connaissait personne et se sentait royalement déplacé. La plupart des invités étaient soit des joueurs des « Minutemen », soit des Cheerleaders, autant dire qu’ils n’évoluaient pas dans les mêmes cercles et qu’ils n’avaient pas le même genre de conversation. Il sirotait un verre de punch lorsqu’il aperçut Joey sur la plage, enlacée par un parfait inconnu. Il grimaça en se disant que s’il devait choisir une troisième raison, il prendrait le fait que Joey ne lui laissait pas un instant de répit. Elle était pire qu’une enfant de trois ans qu’il fallait surveiller à chaque seconde ! Et dire qu’il l’avait invité pour la divertir un peu et lui faire oublier Dawson ! En maugréant, il sauta de la balustrade sur laquelle il était installé et fila la retrouver rapidement, avant que son compagnon n’en profite trop. De loin, il vit ce dernier l’embrasser dans le cou et se dit, énervé, qu’il était trop tard, il avait déjà dépassé les limites. Il aurait mérité sa correction pensa t-il avec conviction.
Pacey : Bas les pattes s’écria t-il en prenant Joey par le bras pour l’éloigner.
Un simple coup d’œil sur elle suffit à lui faire comprendre qu’elle était totalement ivre. Merde, il jura intérieurement, énervé de ne pas avoir su l’arrêter avant.
Type : On est occupé, repasse plus tard dit-il agacé d’être interrompu.
Joey : Pacey, je m’amusais bien…lui dit-elle d’une voix chevrotante.
Type : Tu as entendu la dame ?
Le type fit mine de tendre le bras vers Joey pour la récupérer mais le regard que lui envoya Pacey le fit repousser sa main.
Pacey : Touche la encore et toi, tu n’entendras plus jamais rien de ta vie le prévint-il d’une voix glacial.
En pestant, le type finit par s’éloigner, en quête déjà, d’une nouvelle proie. Pacey reporta son attention sur Joey qui titubait à ses côtés et la surprit en train de sourire.
Pacey : Tu es consciente qu’il comptait te mettre dans son lit ?
Joey : J’aurais peut être apprécié s’amusa t-elle.
En soupirant, il secoua la tête.
Pacey : En tout cas, tu as eu de la chance que je sois là !
Joey : Tu es un vrai Zorro dit-elle en rigolant.
Pacey : Bon aller je te ramène souffla t-il, las.
Il passa un bras sous le sien pour la soutenir, sachant pertinemment qu’elle ne parviendrait jamais jusqu’à la voiture toute seule.
Joey : Alors là, pas question dit-elle en se dégageant rapidement et en titubant un peu plus loin..
Pacey : Joey, tu es ivre crût-il bon de lui faire remarquer.
Joey : Hum hum acquiesça t-elle toute contente…C’est étrange cette sensation, j’ai l’impression de flotter.
Elle laissa ses bras aller au vent et se mit à se déhancher lentement, se laissant porter par la musique qui venait de la maison.
Pacey : Tu trouveras ça nettement moins drôle demain, crois-moi. Aller soit raisonnable.
Encore une fois, Joey se dégagea et reporta à ses lèvres le verre qu’elle tenait toujours à la main.
Pacey : Woh woh woh dit-il en le lui reprenant vivement. Je crois que tu as déjà assez bu.
Joey lui fit la moue avec un petit regard suppliant. Ce soir, elle n’avait aucune envie d’être raisonnable.
Joey : Mais j’ai soif…minauda t-elle.
Pacey : Tu n’as qu’à boire de l’eau !
Peu enchantée par l’idée, Joey grimaça.
Joey : Ca n’a pas un bon goût bouda t-elle.
Pacey se laissa aller à lui sourire, et la dévisagea quelques instants. La moue qu’elle lui faisait en dévisageant son verre d’un air suppliant aurait suffit à n’importe quel garçon pour le lui rendre. Seul son sens du devoir envers son meilleur ami le retenait.
Pacey : Dawson me tuerait !
Joey : Il n’est pas là… lui dit-elle en souriant d’un air complice.
Pacey hésita quelques secondes avant d’hocher négativement la tête.
Joey : D’accord, plan B.
Elle se rapprocha de lui et passa ses bras autour de son cou. Surpris, Pacey ne bougeait plus. Il était passif et attendait qu’elle lui donne un minimum d’explication. Néanmoins il frissonna, le contact n’était pas désagréable.
Joey : Puisque tu m’as évité le lit de ce malotru, je te laisse me mettre dans le tien si tu me rends mon verre.
Eberlué, Pacey écarquilla des yeux tout ronds avant de la dévisager de haut en bas en déglutissant péniblement. Elle avait perdu la tête ! Une chose était sûre, Joey devenait beaucoup plus docile au contact de l’alcool !
Pacey : Bien que la proposition soit tentante avoua t-il, n’y compte même pas ! Seigneur Potter tu es en train de te vendre pour un verre !
Joey : Oui mais c’est un punch d’excellente qualité plaida t-elle en souriant. En plus, je ne prenais pas de grands risques, je savais que tu refuserais dit-elle en rigolant, j’avais juste envie de voir ta tête.
Piqué au vif, il plongea un regard dur dans le sien.
Pacey : Ah oui, et comment pouvais-tu en être aussi sûr ? Après tout, je ne suis qu’un adolescent de 15 ans et nous ne sommes pas vraiment amis, j’aurais pu profiter de l’occasion.
Joey hocha négativement la tête, signe que c’était impossible. Elle resserra l’étreinte de ses bras autour de son cou et lui caressa les cheveux délicatement.
Joey : Tu m’aimes bien dit-elle en signe de constatation, désolée. Sinon, tu ne chercherais pas à me protéger, ça ne tient pas debout.
Pacey se renfrogna, il était hors de question de répondre à ça. Ce n’était que des allégations infondées.
Pacey : Pour l’instant, c’est toi qui ne tiens pas deboutgrogna t-il, je te ramène !
Joey l’empêcha de bouger, et plongea son regard dans le sien.
Joey : Pacey, je peux avoir mon verre s’il te plait ? lui demanda t-elle avec un sourire mutin. Je promets de me montrer très très gentille…
Pacey : Bon, Joey, je crois que ça suffit maintenant dit-il en tentant de se dégager.
Loin de se laisser repousser, Joey resserra ses bras autour de lui et plaqua ses lèvres sur les siennes. Pacey frissonna et le sentant tétanisé, Joey en profita pour laisser sa main glisser le long de son bras et reprendre son verre avant de le porter rapidement à ses lèvres et de le vider d’un trait. Contente d’elle, elle lui fit une grimace avant de se mettre à rire. Pacey qui n’avait pas bougé d’un centimètre hésitait sur la marche à suivre. Il avait encore du mal à reprendre son souffle. Cette fille venait de le rouler… de la manière la plus agréable qu’il soit…Il sentait encore les pulsations de son propre cœur qui avait grimpé en flèche.
Pacey : Tu sais que c’est de la triche ça…finit-il par balbutié.
Quel garçon normal de quinze ans aurait pu résister face à une belle jeune fille comme elle ? Parce que même si ce n’était pas la franche amitié entre eux, il n’était pas suffisamment idiot pour nier l’évidence. Joey était une fille, tout ce qu’il y avait de plus séduisante. Et l’avenir ne ferait que confirmer ses dires.
Joey : Va falloir te raisonner mon vieux, je suis complètement ivre reconnut-elle, mais je n’ai pas du tout l’intention de rentrer cuver comme une gentille petite ivrogne.
Pacey : Et qu’est-ce que tu veux faire ? s’étonna t-il.
Joey : M’amuser lui dit-elle avec un grand sourire. Faire tout ce dont j’ai envie ! Avec ou sans toi !
Pacey : Qu’est-ce qui te fais croire que je pourrais te laisser faire ça ? lui demanda t-il en haussant un sourcil vers elle.
Joey : Parce que si tu m’en empêches, je crierais au viol et raconterais à Dawson que c’est toi qui m’a fais boire lui dit-elle avec un sourire triomphant.
Hébété, Pacey la dévisageait. Cette fille était le diable en personne. Même sous l’influence de l’alcool, elle parvenait aussi à faire de sa vie un enfer !
Pacey : Bon, et qu’est-ce que tu veux faire ?
Toute contente, elle se mit à taper dans ses mains avant de lui prendre le bras et de l’emmener avec elle. Pacey se laissa entraîner, conscient qu’il pouvait arrêter la mascarade à n’importe quel moment. Il n’était pas idiot au point d’avoir peur de ses déclarations auprès de la foule d’individus qui les entourait ou auprès de Dawson, mais il devait reconnaître qu’il était amusant de la voir ainsi et que tant que ça ne dépassait pas une certaine limite et qu’il la tenait éloigner de l’alcool, il pourrait être amusant de voir jusqu’où elle serait prête à aller.


Une demie heure plus tard, il garait sa voiture devant une énorme bâtisse blanche. Il regarda les lieux d’un œil sombre. Etant donné le luxe des alentours, ils n’étaient pas devant la propriété de n’importe qui. Il baissa le regard sur la boîte d’œuf frais que Joey lui avait fait acheter en cours de route et qu’elle tenait toujours sur ses genoux. Il n’avait rien dit lorsqu’elle avait fait son achat, préférant ne pas poser de question et attendre de voir mais là, l’idée saugrenue qui lui trottait dans la tête ne lui disait rien de bon.
Pacey : Joey ?
Joey : Hum ? dit-elle en tournant la tête vers lui, le sourire aux lèvres.
Elle se sentait quelque peu embrumé, une grande quantité d’alcool était toujours dans son organisme mais elle ne s’était jamais autant amusée de sa vie et surtout, jamais sentie aussi libre.
Pacey : Que comptes-tu faire au juste ?
Joey lui fit son plus beau sourire avant d’ajouter un clin d’œil à son regard évocateur.
Joey : Contentes toi de garder la clé sur le contact et d’être prêts à partir.
Pacey : Joey, je…
Nerveux, il la regarda sortir de la voiture en manquant de tomber et se diriger en titubant vers la porte d’entrée. Il leva les yeux vers la maison à nouveau, tout était éteint, les propriétaires n’étaient peut être pas là…Soudain, comme il l’avait craint, il la vit sortir le premier œuf de la boîte et le lancer de toutes ses forces. Il alla s’écraser sur sa cible dans un éclat de coquille brisée. Pacey soupira en baissant la tête alors que Joey levait les bras au ciel en regardant vers lui, l’air heureuse et victorieuse. Elle réitéra son geste par deux fois avant que des lumières ne s’allument à l’intérieur. En sursautant, il mit rapidement le contact en hurlant à Joey de revenir. Elle prit le temps d’en envoyer un de plus et regagna la voiture aussi vite que ses jambes le lui permirent. Elle s’affala sur le siège avant, riant à plein poumon alors qu’il s’activait à déguerpir le plus vite possible, faisant crisser les pneus au passage.
Pacey : T’es devenue complètement folle !
Joey : Je n’ai jamais rien fait d’aussi drôle de ma vie ! s’exclama t-elle tout sourire.
Pacey tourna la tête brièvement vers elle et dû reconnaître qu’elle avait vraiment l’air contente d’elle. Finalement, il avait voulu la divertir un peu et il y arrivait, d’une façon qu’il n’avait pas prévu certes, mais le principal était de réussir non ? Il se radoucit un peu.
Pacey : Tu te rends compte que je suis le fils du shérif ? Mon père va me tuer si on découvre que je fais partie de ton plan commando. Et c’était la maison de qui d’abord ?
Joey : Mme Valentine. Cette femme ne perd jamais une occasion de critiquer ma famille.
Pacey perçut la note de tristesse au fond de sa voix et pencha la tête vers elle juste à temps pour la voir regarder vers l’horizon, l’air ailleurs.
Pacey : Dans ce cas, elle a eu ce qu’elle méritait, dommage qu’on ait utilisé des œufs frais.
En souriant, Joey se tourna vers lui. Il lui rendit son sourire. Ce n’était pas si difficile que ça de passer du temps avec elle réalisa t-il.
Pacey : Tu veux faire quoi maintenant ? lui demanda t-il doucement.
Joey : J’en sais rien, d’habitude c’est toi qui a des idées hors du commun ! lâcha t-elle.
Pacey retroussa ses lèvres, peut être mais ce soir, c’était son grand soir à elle et il n’interviendrait pas se jura t-il. Joey se mit à réfléchir, un petit air d’enfant joueur aux lèvres.
Joey : On doit aller faire des courses lui dit-elle, un petit sourire diabolique aux lèvres.


Pacey : Qu’est-ce que je fais là…soupira t-il en regardant en bas.
Debout sur la plate forme d’un encart publicitaire géant, une bombe de peinture à la main, Pacey observait Joey, à 5 mètres sous lui, lui faire de grands signes en rigolant. Pourquoi diable avait-il accepté de le faire ? Parce qu’elle était ivre et qu’elle y serait allée s’il ne l’avait pas fait. Et dans son état, cela aurait pu être dangereux. Qu’y avait-il de plus ridicule, qu’être debout face à une affiche de quatre mètres sur six, en train de faire des moustaches à l’image du maire de la ville parce qu’une fille ivre morte l’avait défiée de le faire ? Il était prêt à parier qu’elle avait choisit cette affiche uniquement parce que c’était la plus haute. Décidément, elle lui faisait faire n’importe quoi ! Il réalisa qu’il était en train de se faire embobiner par une ivrogne. Dès le début, il aurait pu tout simplement la mettre sur son épaule et la ramener chez elle de force mais il devait reconnaître qu’il s’amusait. Pas là dans l’immédiat, mais une fois redescendu, il pourrait en sourire. Il se hâta prestement de finir ce qu’il avait commencé et s’empressa de retrouver la terre ferme. Il alla la rejoindre et s’assit à ses côtés sur le capot de la voiture afin d’admirer son œuvre. Pas mal reconnut-il.
Joey : Je croyais que tu te dégonflerais lui dit-elle en riant.
Pacey : Ce n’est pas mon genre.
Joey : Je sais lui dit-elle en souriant alors qu’elle lui tendait quelque chose.
Bouche bée, Pacey regarda la bouteille de whisky qu’elle avait dans les mains et dont il manquait déjà le tiers. Il releva des yeux incrédules vers elle.
Joey : J’avais soif dit-elle en haussant les épaules avec négligence.
Pacey : Comment tu as…
Elle lui désigna le drugstore d’en face.
Joey : J’ai un peu dragué le caissier avoua t-elle contente d’elle. Je crois que lui aussi m’aurait bien mis dans son lit. Finalement, il n’y a que toi pour refuser ! s’exclama t-elle en souriant.
Voyant qu’il ne se saisissait pas de la bouteille, elle la reporta à sa bouche. Une fois la première gorgée passait, on s’y accommodait très vite.
Joey : Si t’en veux pas…
D’un geste vif, Pacey s’en saisit et en vida le contenu à terre avant de la balancer avec force dans la poubelle à côté d’eux. D’un air d’enfant ahuri, elle regarda le liquide répandu au sol comme si on venait de lui brisait son jouet.
Joey : Je ne l’avais pas finie…
Pacey : Cette fois on rentre !
Il n’était plus question de jouer à quoique se soit avec elle ! Quel abruti, il n’aurait jamais dû la laisser sans surveillance ! Il aurait pu lui arriver n’importe quoi ! Il lui prit la main et la tira d’un coup sec afin de la faire se lever. Elle perdit l’équilibre et il la rattrapa de justesse avant de l’emmener du côté du passager. Joey se débattit de toutes ses forces.
Joey : Non non non, je ne rentre pas…
Pacey : Ca c’est ce qu’on va voir !
Il la plaqua contre lui en la décollant du sol afin de la lever plus facilement. Les maigres kilos de la jeune fille cumulaient à l’alcool ne lui laissait pas une grande marge de défense.
Joey : Pacey ! s’égosilla t-elle.
Il ouvrit la portière et elle en profita pour se dégager d’un coup sec et pour se mettre à courir. En maugréant, il s’élança à sa poursuite. Ce qui ne fut pas très difficile, après avoir tituber sur plusieurs mètres, Joey s’affala à terre et se redressa péniblement, se tenant le ventre.
Pacey : Tu t’ais fais mal ? s’enquit-il en l’aidant à se relever.
Joey : Je ne me sens pas très bien…
Il leva les yeux aux ciels, il ne manquerait plus qu’elle vomisse ! Il n’était pas baby-sitter bon dieu ! Et encore moins un garde malade.
Pacey : Cette fois, tu consentiras peut être à rentrer te reposer un peu !
Elle releva la tête vers lui et plongea un regard embué vers lui.
Joey : Je ne veux pas rentrer Pacey…s’il te plait le supplia t-il.
Surpris, il lut une réelle détresse dans son regard. Il se passait quelque chose, il y avait une raison pour laquelle elle ne voulait pas rentrer chez elle. Il consulta sa montre, il n’était que vingt heures trente…il soupira et finit par acquiescer.
Pacey : On va aller faire un petit tour, faut que tu prennes un peu l’air.
Reconnaissante, elle se blottit dans ses bras et lui murmura un merci à peine audible. Surpris, il la berça une seconde avant de passer un bras autour de sa taille et qu’elle ne se cale contre lui, la tête contre son épaule pour avancer.


Dix minutes plus tard, elle n’avait pas bougé ni dit un mot constata t-il. Seul le fait qu’elle mette un pied devant l’autre lui faisait dire qu’elle ne dormait pas. Les bras noués autour de sa taille, elle avait posé sa tête contre lui et marchait ainsi. De loin, ils auraient pu passer pour un couple d’amoureux, marchant bras dessus bras dessous. Il avait Joey Potter dans ses bras et tout ce qu’il en ressortait, était que c’était très agréable. En fait, depuis qu’elle avait cessé de parler, il s’était surpris à apprécier sa présence et même son contact. Qui plus est, elle sentait adorablement bon. Il fallait qu’il fasse quelque chose, ça avait déjà trop duré. Il fallait qu’il garde à l’esprit que c’était Joey où il serait fichu de faire une bêtise !
Pacey : T’es obligée de me coller comme ça ? lui demanda t-il un plus brusquement qu’il ne l’aurait voulu.
Surprise, elle releva lentement la tête vers lui, les yeux vitreux et le dévisagea.
Joey : Je te signale que tu as ta main sur ma hanche depuis le début et que je ne t’ai rien dit dit-elle avant de reposer sa tête contre lui. Et puis d’abord, je ne te colle pas, je me tiens, j’ai juste envie de rester debout. Mon dernier contact avec le sol ne m’a pas laissé un très bon souvenir.
Un léger sourire retroussa ses lèvres, conscient qu’effectivement, si elle ne le tenait pas, elle ne tiendrait pas longtemps toute seule sur ses jambes. La voir dans cet état n’était pas si déplaisant. Elle, la donneuse de leçon. Soudain, elle s’arrêta, l’obligeant par la même à faire comme elle. Il pencha la tête vers elle, soucieux de savoir ce qu’il se passait.
Joey : J’ai faim lâcha t-elle.
Surpris, il regarda autour de lui avant de plonger son regard dans le sien.
Pacey : Et tu as une ration de survie sur toi je suppose ? Non parce que là, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, on est arrivé dans les quartiers résidentiels, il n’y a pas de supermarché.
Déçue, elle lui fit la moue.
Pacey : Eh, pas la peine de me regarder comme ça s’écria t-il, t’avais qu’à acheter de la nourriture au drugstore plutôt que du whisky !
A ce souvenir, elle émit un sourire nostalgique.
Joey : Ca me fait penser que j’ai toujours soif…et que cette ration de survie là, tu l’as détruite bouda t-elle.
Pacey secoua la tête d’agacement. Elle était une véritable alcoolique ! Il la reprit fermement par la taille et l’entraîna avec lui.
Pacey : Je vais te restaurer mais ne compte même pas obtenir quoique se soit d’autre de ma part.
Joey : Je sais, j’ai bien vu qu’il fallait que je me débrouille toute seule. Pourquoi crois-tu que je me sois débarrassé de toi pour aller au drugstore lui dit-elle tout sourire.
Hébété, il s’arrêta net pour contempler le petit air moqueur qu’elle arborait. Alors elle l’avait fait exprès !! Depuis le début elle avait prévu son coup ! Voilà pourquoi elle avait choisit cette affiche, parce qu’elle était proche du centre ville et suffisamment haute pour qu’il ne soit pas dans ses pattes ! Et elle savait pertinemment qu’il ne la laisserait pas y aller elle-même. Il lui fit un regard noir. Amusée, elle prit son menton d’une main et plaqua ses lèvres sur les siennes. Surpris pour la seconde fois de la soirée, Pacey n’eût pas le temps de reculer. L’aurait-il seulement fait ? se demanda t-il. Elle se décolla de lui avant qu’il n’ait le temps de décider de lui rendre son baiser où d’y mettre fin et lui sourit, contente d’elle.
Joey : Voilà pour me faire pardonner, maintenant, nourris-moi !
Encore tremblant par le contact des lèvres de Joey sur les siennes, Pacey gardait ses yeux plongés vers elle. Il n’avait encore jamais rien ressenti de pareil. En l’espace de quelques secondes, elle l’avait fait frissonner des pieds à la tête et avait fait battre son cœur à un rythme effréné. Aussi perturbant que cela puisse paraître, il devait reconnaître que seule Tamara était déjà parvenue à le mettre dans un tel état mais jamais en moins de deux secondes.
Joey : Pacey ?
Pacey : Oui…oui quoi ? dit-il en sortant de sa rêverie.
Joey éclata de rire et le prit par la main pour le tirer avec elle.
Joey : Aller Rain man, j’ai faim !
Pacey se laissa entraîner, regardant leurs mains jointes.
Pacey : Il va falloir perdre cette habitude que tu as de m’embrasser chaque fois que tu veux quelque chose lui dit-il la gorge sèche.
Joey se retourna vers lui et lui sourit, amusée.
Joey : La prochaine fois, repousses moi.
Surpris, il se laissa entraîner. Parce qu’il y aurait une prochaine fois ? se demanda t-il, l’intérêt soudain éveillé.


Après quelques minutes de marche, il avait réussit à reprendre ses esprits ainsi que le contrôle de la situation. Joey attira soudain son attention et lui indiqua un rebord de fenêtre en souriant. Intrigué, il regarda dans la direction qu’elle lui montrait et aperçu une tarte savamment enroulée dans un torchon qui refroidissait à l’air libre, les fenêtres étant grandes ouvertes. Il dévisagea Joey. Que croyait-elle qu’il allait faire ? Enjamber la clôture et aller la lui volée ??
Pacey : Attends, quand j’ai parlé de te nourrir, je pensais juste trouver quelque chose d’ouvert…
Joey : Tu l’as dis toi-même, il n’y a rien par ici. Notre seul recours est cette tarte que la providence a mise sur notre chemin, si t’y vas pas, je le fais c’est rien.
Pacey : C’est du vol Joey !
Joey : Oh ils ne vont pas en faire un fromage, pour une tarte ! râla t-elle.
Pacey : Tu connais cette maison au moins ? C’est celle des Carter et tu sais ce que fait ce cher Monsieur Carter dans la vie ?
Elle haussa les épaules en signe de dénégation.
Pacey : Il est flic ! lui annonça t-il. Un collègue de mon frère et de mon père, qui je te le rappelle, font partis de la police eux aussi.
Joey : T’as qu’à laisser de la monnaie à la place répondit-elle négligemment.
Pacey : Ah parce qu’en plus, c’est mon argent qu’on doit utiliser, je suppose que tu as laissé le tien chez toi !
Joey lui fit un sourire contrit. Pacey maugréa entre ses dents en levant les yeux aux ciels.
Pacey : Je me fais mener par le bout du nez par une pocharde soupira t-il.
Joey lui tira la langue en rigolant. Rapidement, il évalua les risques. La maison était éclairée dans les deux pièces principales mais aucun bruit ne semblait signaler une quelconque présence dans l’une ou l’autre de ces pièces. Les grilles qui entouraient la demeure n’étaient pas très hautes et à première vue, aucun chien ne la gardait. La soirée était suffisamment tombée pour qu’il fasse sombre mais pas assez pour que les lampadaires ne soient allumés. Il ne lui faudrait que cinq minutes pour atteindre la tarte et repartir avec. Il jeta un dernier regard sur Joey, qui attendait, impatiemment, son ineffable sourire aux lèvres.
Pacey : Ne bouge pas de là !
Il commença à enjamber la clôture lorsqu’il se retourna vers elle, suspicieux.
Pacey : Si tu te débrouilles pour trouver de l’alcool dans mon dos, je te jure que je te ramène chez toi ! la prévint-il.
Joey éclata de rire alors qu’il disparaissait dans le jardin. Il longea le mur le plus discrètement possible et une fois parvenu à l’objet de son larcin, il jeta discrètement un coup d’œil à l’intérieur. Personne. Il en soupira de soulagement et se saisit de la tarte. Il allait repartir lorsqu’un sentiment de culpabilité le fit plonger la main dans sa poche et déposer à la place, un billet de dix dollars. Se sentant légèrement soulagé, il regagna l’allée d’un pas plus détendu lorsqu’il sursauta à l’entente d’un chien. Ce dernier, se mit à aboyer et il entendit une cavalcade suivre. Mince, il n’avait pas regardé si la porte était fermée ! Inquiet, il se mit à courir comme un dératé et tendit la tarte à Joey afin de pouvoir enjamber la grille plus facilement. D’autres lumières s’étaient allumées dans la maison alors qu’ils pouvaient entendre les maîtres des lieux se manifester. Avec un peu de chance, ils ne remarqueraient pas tout de suite la disparition de la tarte. Une fois de l’autre côté, il reprit le plat d’une main et agrippa la main de Joey avec l’autre. Ils se mirent à courir le long de l’allée fourragée et on les entendit rire en disparaissant dans la nuit.


Parvenant à la marina, Pacey regarda vers Joey et constata qu’elle n’en pouvait plus. Il décida qu’ils avaient mit suffisamment d’écart entre eux et la maison pillée pour pouvoir s’arrêter. Il fit signe à Joey de stopper et ensemble, ils reprirent leur souffle.
Pacey : J’espère au moins qu’elle est bonne ! dit-il en désignant la tarte.
Joey éclata de rire. Pacey était vraiment drôle lorsqu’il le voulait. Elle lui était reconnaissante de lui accorder cette soirée. Elle avait bien conscience malgré ses idées embrouillées que la dernière chose qu’il aurait sûrement voulu faire ce soir était des bêtises avec elle. Mais il s’avérait être un compagnon de jeu assez sympathique. Et puis, même s’il ne l’aimait pas, il prenait néanmoins soin d’elle et elle ne pouvait que l’en remercier.
Pacey : Aller viens.
Il l’entraîna avec lui et ils s’assirent au bord du ponton, les jambes pendues dans le vide. Pacey fit attention à ce qu’elle ne tombe pas à l’eau. Ses jambes avaient réussi à la porter pendant qu’elle courait, mais là, leur équilibre étaient plutôt précaire. Puis, il sortit son canif et entreprit de découper la tarte aux pommes qu’il venait de voler. Il tendit le premier morceau à Joey et s’amusa en la voyant mordre à pleine dent dedans. Visiblement, elle n’avait pas menti, elle était affamée. Elle le termina en trois bouchés.
Pacey : Une autre part ? lui demanda t-il en lui souriant, amusé.
Joey hocha vigoureusement la tête et enfourna la seconde aussi rapidement que la première. Pacey la dévisageait, souriant tendrement. Assise là, à enfourner des quartiers de tarte comme si elle n’avait pas mangé depuis des jours, elle avait quelque chose de touchant. Il se rappela alors avec qu’elle tristesse elle l’avait suppliée de ne pas la ramener chez elle.
Pacey : Potter ? lui demanda t-il doucement.
Joey releva lentement les yeux vers lui, troublée par la douceur de sa voix.
Joey : Oui ? dit-elle mal à l’aise.
Pacey : Qu’est-ce qui se passe ?
Joey : Comment ça ? demanda t-elle en détournant le regard.
Pacey : Pourquoi tu ne veux pas rentrer chez toi ? Tu as peur que Bessie se rende compte que tu as bu et t’engueule ?
Joey : Pfft fit-elle dédaigneuse, Bessie ne se rendrait compte de rien, à moins qu’elle ait besoin de moi !
Surpris, il sentit derrière ses paroles acerbes une pointe de détresse. Il pencha la tête vers elle, cherchant à capter son regard, l’incitant ainsi à se livrer à lui et à lui parler.
Joey : Ces derniers temps, elle ne se rend compte de ma présence uniquement si elle a besoin que je garde Alexander où que je travaille plus longtemps au Ice House avoua t-elle sombrement.
Alors c’était ça se dit-il triste pour elle, elle se sentait délaissée, seule.
Pacey : Et Dawson ? lui demanda t-il timidement.
Joey : Il est bien trop occupé avec sa poupée blonde lâcha t-elle amère.
Pacey : Joey, est-ce que tu es amoureuse de lui ?
La question avait franchit ses lèvres avant qu’il n’ait eut le temps de se dire de s’occuper de ses affaires. En réalité, ça l’intriguait et il avait envie de savoir. Surprise par une question aussi directe elle détourna la tête et finit par hausser les épaules, le regard dans le vide.
Joey : Je ne sais pas lui répondit-elle.
C’était la réponse la plus sincère qu’elle pouvait lui donner et elle était surprise de le lui dire aussi facilement. Avec Dawson, tout était tellement compliqué. Elle tourna la tête vers lui et lui sourit tendrement. Pacey plongea son regard dans le sien et fut touché à nouveau par sa fragilité. Jamais il n’aurait pensé que Joey Potter avait autant de blessure sous sa carapace. L’air triste qu’elle arborait lui fit de la peine. Il détestait la voir ainsi.
Joey : J’en ai marre de cette vie…lui avoua t-elle d’une voix fine. J’en ai assez d’être la gentille petite Joey serviable et toujours là pour les autres, ce que je voudrais…
Elle s’arrêta, surprise de s’être lancer ainsi dans de tels aveux. Gênée, elle détourna le regard mais Pacey lui prit le menton d’une main et lui tourna lentement sa tête vers lui. Elle découvrit une telle douceur dans son regard qu’elle en fut troublée au plus haut point.
Pacey : Qu’est-ce que tu voudrais Joey ? lui demanda t-il tendrement.
Joey : Je ne veux plus être seulement là pour les autres, je voudrais que les autres soient aussi là pour moi.
Ce qui serait un juste retour des choses ! se dit-il en lui-même.
Joey : Un peu comme toi ce soir lui dit-elle avec reconnaissance. Merci Pacey, ça m’a vraiment fait du bien.
Mal à l’aise, il lui caressa délicatement la joue du bout des doigts en retirant sa main et détourna le regard vers l’océan. Il n’avait pas fait grand-chose. Comme un peu plutôt dans la soirée, il décida qu’il était temps de détourner la conversation et de mettre fin à l’atmosphère bizarre et lourde qu’il pouvait y avoir entre eux.
Pacey : Encore un morceau de tarte ? lui demanda t-il avec un sourire taquin.
Joey sourit et refusa d’un signe de tête. Elle le contempla longuement alors qu’il repliait le torchon sur la pâtisserie et la reposait en arrière. Elle se surprenait à apprécier sa présence. Elle lui était reconnaissante de la discrétion dont il faisait preuve. Elle n’aurait jamais cru possible d’avoir une telle discussion avec lui et d’en ressentir un tel soulagement. Parce que de lui dire tout ça, l’avait rendue bizarrement plus légère. Et elle savait que ça ne venait aucunement de l’alcool dont les effets se dissipaient lentement mais de lui, de sa douceur et de sa compréhension.
Joey : Comment ça se fait que je ne t’ai jamais trouvé attirant ? lui demanda t-elle dans un souffle.
Interloqué, Pacey redressa vivement la tête et la dévisagea. Elle ne manquait pas de culot ! Lui qui était en train de revoir totalement ses sentiments et son jugement sur elle !
Pacey : Merci ! lui dit-il légèrement irrité.
Joey lui sourit, amusé par son air indigné.
Joey : Non, je veux dire, tu l’es, mais je ne l’avais pas vu…
Troublé, il releva un sourcil vers elle, cherchant à voir l’entourloupe. Il devait forcément y en avoir une ! Stupéfait, il mit quelques instants avant de réaliser qu’elle le pensait…sincèrement.
Pacey : Je suppose que tu n’as jamais voulu bien regarder lui répondit-il mal à l’aise.
Joey : Tout aurait été tellement plus simple si je l’avais vu…soupira t-elle.
Il prit soudain conscience de la légère brise fraîche de la soirée. Son corps trembla imperceptiblement.
Pacey : Comment ça ? lui demanda t-il en se raclant la gorge, devenue sèche tout à coup.
Joey : Ben j’aurais eu beaucoup moins de mal à me faire aimer de toi que de Dawson ! lâcha t-elle sans s’en rendre compte.
Surpris, il écarquilla de grands yeux, alors là, il lui fallait une explication ! Il approfondit son regard sur elle. Joey finit par soupirer.
Joey : En apparence, t’aimes les jolies filles mais ça ne durerait pas avec elles, ce qui t’attire ce sont les filles intelligentes, tu as besoin d’elles pour qu’elles revalorisent l’image que tu as de toi-même, et là, je crois que j’ai mes chances lui expliqua t-elle.
Hébété, il détourna le regard quelques instants, afin de se remettre ses idées en place. Alors comme ça elle savait qu’il rêvait d’intéresser une fille cultivée afin de sentir qu’il pouvait être autre chose qu’un garçon sympathique ! Et point plus troublant encore, elle ne se trouvait pas suffisamment jolie pour oser penser qu’un garçon puisse voir sa beauté avant son intelligence ! Il était abasourdi par cette idée. Où avait-elle été pêché qu’elle n’avait qu’un cerveau ??
Pacey : Attends, il faut que ce soit bien clair, restons dans l’idée hypothétique où tu aurais jeté ton dévolu sur moi lui dit-il l’esprit un peu embrouillé, tu aurais très bien pu jouer dans les deux catégories !
Joey : Comment ça ? lui demanda t-elle surprise et gênée.
Le trouble de la jeune fille l’étonna et l’émut à la fois. Elle doutait d’elle et de ses pouvoirs de séduction !
Pacey : Joey…soupira t-il, et saches bien que je ne dis pas ça uniquement parce j’espère que tu es suffisamment ivre pour l’avoir oubliée demain ajouta t-il avec un léger sourire taquin, mais tu es une très jolie fille. Tu pourrais avoir tous les garçons que tu veux à tes pieds et Dawson est un imbécile de ne pas le voir !
Joey : Juste pour que tu le saches cette fois, je vais t’embrasser le prévint-elle.
Surpris, il la regarda descendre lentement vers ses lèvres, il savait qu’il aurait eu tout le temps nécessaire pour l’arrêter mais les deux premiers baisers, aussi bref eussent-ils été, l’avaient laissé si pantelant que toutes les forces du monde n’auraient pas suffit à l’empêcher d’accueillir les lèvres de Joey sur les siennes. Avec appréhension, il attendit qu’elle franchisse les derniers centimètres qui les séparaient et lorsqu’elle l’embrassa, un mouvement impulsif lui fit prendre son visage en coupe afin de pouvoir cette fois, goûter ses lèvres aussi longtemps que possible. Surprise par son propre geste, elle se laissa néanmoins entraîner dans l’ardeur de l’étreinte de Pacey et approfondit le baiser. Ce n’était pas la première fois qu’elle embrassait un garçon, mais elle n’avait pas ressenti un tel chambardement d’émotions avec Anderson. Elle avait l’impression que son cœur tambourinait dans sa poitrine, sa tête lui tournait et ses mains qui s’agrippaient à Pacey avaient prit vie et semblaient ne pas vouloir cesser de le caresser et de vouloir constamment le serrer contre elle. Les paroles de Pacey l’avaient touchées si profondément qu’elle avait ressenti le besoin vital de l’embrasser. Elle avait déjà réalisé par deux fois que le simple contact de ses lèvres sur les siennes suffisait à lui faire battre le cœur plus vite mais ce troisième baiser n’avait rien en commun avec les autres. Même si elle en était toujours l’instigatrice, cette fois, Pacey menait largement la danse, et ça n’avait rien de désagréable. Elle refusa de penser au fait que Pacey Witter était en train d’étudier de façon très approfondie ses amygdales et préféra laisser à demain ses récriminations. Elle aurait suffisamment de temps demain pour se flageller, ce soir, elle préférait opter pour le plaisir du moment. Alors qu’elle se délectait allégrement de leur baiser, Pacey y mit fin et posa son front contre le sien le temps de reprendre son souffle.
Pacey : Attends…on ne peut pas.
Joey : Pourquoi ? demanda t-elle surprise.
Pacey : Parce que tu es ivre et que j’ai l’impression d’abuser de la situation lui avoua t-il mal à l’aise.
Joey : Je sais parfaitement ce que je fais se défendit-elle tout sourire en repartant à l’assaut de ses lèvres.
Pacey : Tant mieux dit-il en l’arrêtant, mais on ne peut pas quand même.
Il avait dû faire un effort considérable sur lui-même pour l’arrêter dans son élan. Mais il n’avait aucune envie d’être un dérivatif passager à sa solitude le temps d’une soirée. Ca ne serait pas assez, il le savait. S’il allait trop loin avec elle, et il avait l’impression que c’était déjà le cas, il se perdrait et il n’y aurait aucun retour en arrière possible. Il avait bien plus à perdre qu’elle dans cette histoire parce qu’à la différence d’elle, il se sentait tout à fait capable de tomber amoureux de la mauvaise fille et de se désespérer pour elle. Il avait déjà expérimenté ça une fois et il ne tenait pas à recommencer. Qui plus est avec une fille qu’il côtoierait tous les jours et qui ne voudrait jamais de lui.
Pacey : On n’est pas deux personnes faites pour s’embrasser lui dit-il en souriant légèrement, espérant alléger la situation.
Surprise, elle détourna le regard. Elle pensait pourtant qu’il avait apprécié l’embrasser…peut être avait-elle commis une erreur, elle n’était pas très douée dans ce domaine.
Pacey : Vois les choses en faces Joey, ça serait une bêtise de continuer.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, elle n’en était pas du tout aussi sûre que lui. Mais il avait sûrement raison, ils n’auraient jamais dû se laisser aller ainsi. Elle était parfaitement consciente que tout était de sa responsabilité.
Joey : Tu as raison, je n’aurais jamais dû t’embrasser dit-elle en se redressant vivement.
Etonné par sa réaction brutale, il se dit qu’il n’avait peut-être pas utilisé les mots qu’il fallait. Il ne regrettait en rien ce qu’il s’était passé, il pensait juste qu’il serait plus prudent pour eux, et surtout pour lui, de ne pas réitérer ça à nouveau.
Pacey : Ce que je veux dire Joey, c’est…
Joey : Inutile de t’expliquer. Tu as parfaitement raison, c’était ridicule de ma part, comme si ça aurait pu me faire oublier quoi que se soit lâcha t-elle glacial.
Piqué au vif, il enfonça ses mains au fond de ses poches. Alors comme ça, elle n’avait rien ressentit ? Ce n’était pas le message que son corps lui avait envoyé. Il maugréa intérieurement, il aurait dû prévoir sa réaction, elle était aussi sentimentale qu’un morceau de bois ! Sans l’alcool, une telle chose ne serait jamais arrivée !
Joey : Rentrons décréta t-elle.
N’ayant plus aucune envie de s’expliquer, il la suivit silencieusement. Si ça n’avait eu aucun effet chez elle, en tout cas, ça en avait eu un chez lui mais ça, jamais elle ne le saurait.

Marjo  (13.02.2006 à 00:20)
Quelques minutes plus tard, ils retraversaient les quartiers résidentiels en direction du centre ville où était restée la voiture. Aucun des deux ne parlaient, chacun plongeait dans ses pensées. Joey s’en voulait de s’être laissée aller ainsi avec lui, elle s’était ridiculisée et finalement, elle se sentait blessée d’avoir été repoussé à cause de son inexpérience. Ca, Pacey avait l’habitude de femme beaucoup plus mûre qu’elle. Le pire, c’était cette sensation de frustration qu’elle ressentait d’avoir été ainsi repoussé par un garçon pour qui, elle n’éprouvait rien. Enfin, plutôt, pour qui elle ne devrait rien ressentir en temps normal. Parce qu’elle était forcée de reconnaître qu’en l’espace de quelques heures à peine, elle avait apprit à aimer être près de lui. Et sa plus grande peur était que ces sensations ne s’en aillent pas en même temps que les vapeurs d’alcool qui lui embrumaient l’esprit. Détournant le regard vers les propriétés elle repéra une piscine dans le jardin d’une grande maison de style coloniale et une idée fugace lui traversa l’esprit. Décidant de clore cette soirée en beauté, un sourire naquit au coin de ses lèvres, en plus, ça aurait le mérite de lui rafraîchir ses esprits.
Joey : Attends moi là.
Surpris, il se tourna vers elle et écarquilla de grands yeux en la voyant enjamber la grille métallique qui entourait une maison.
Pacey : Qu’est-ce que tu fous ??
Joey ne prit pas la peine de lui répondre. Enervé autant qu’intrigué, il se rapprocha des barreaux et l’observa marchait d’un pas décidé vers la piscine. Elle n’allait pas réellement plonger dans l’eau ? se demanda t-il hébété. Il jeta un coup d’œil vers la maison éteinte, y aurait-il une chance pour que les propriétaires soient partis en vacances ? Reportant son regard vers elle, il la vit se défaire de sa veste et faire passer son pull par-dessus sa tête. Rapidement, elle se retrouva en petite tenue à quelques mètres à peine devant lui. Déglutissant avec difficulté, il se frotta les mains sur son pantalon et s’ordonna de garder son calme. Merde, elle avait un corps parfait et la lenteur de ses gestes avait fait naître une pointe de désir immodéré aux creux des reins ! Il la vit s’immerger dans l’eau et revint à la réalité. Elle était complètement folle. Avec la tonne d’alcool qu’elle avait ingurgité dans la soirée, c’était inconsidéré de sauter dans une piscine ! En jurant, il enjamba la grille à son tour et se rapprocha silencieusement de la piscine. Enfouissant ses mains dans ses poches, il la regarda revenir vers lui à la nage. Il chercha un autre point de regard que ses courbes généreuses mais ses yeux s’y refusèrent.
Pacey : Tu as assez fait trempette ? lui demanda t-il d’une voix aussi neutre que possible lorsqu’elle regagna la berge.
Joey : Soit tu me rejoints, soit tu la fermes lui dit-elle toujours en colère contre lui.
Pacey : Il n’est pas assez tard pour un bain de minuit.
Joey : Je savais bien que tu n’étais pas assez téméraire lâcha t-elle en lui jetant un regard noir avant de repartir à la nage.
En rage, il se promit de ne pas répondre à la provocation mais ses poings se crispèrent dans ses poches et après avoir jeté un regard vers la maison, il se mit en caleçon et s’immergea à son tour. Restant contre le mur, il refusait de jouer son jeu. Il était dans l’eau non ? Elle revint contre la paroi et jeta un bref regard vers lui avant de repartir. Il la regarda faire, elle nageait plutôt bien mais ses gestes étaient mécaniques. Elle donnait l’impression d’avoir besoin d’évacuer quelque chose. Il était prêt à parier qu’elle cherchait à oublier qu’elle l’avait embrassé. Et surtout, qu’elle y avait prit du plaisir. Il n’était pas décidé à la laisser faire. Dès qu’elle parvint à nouveau près de lui, il la saisit par un bras et la plaqua entre le mur et lui. Elle se débattit quelques secondes mais il resserra sa prise oubliant par la même la décharge d’électrique que le contact de son corps lui renvoyait.
Pacey : Ca ne marche pas ? lui demanda t-il le regard pénétrant.
Joey : Je ne vois pas de quoi tu parles lui dit-elle en soutenant son regard.
Elle était bien décidée à ne pas s’énerver devant lui. Il était hors de question de lui montrer qu’il pouvait avoir de l’influence sur ses humeurs et qu’il avait pu la blesser en ne voulant pas d’elle. Et elle ne voulait pas non plus lui demander de la laisser partir et lui montrer par la même qu’il pouvait la faire réagir par le contact de son corps sur le sien. Et pourtant, dieu sait qu’elle était en émoi alors que sa peau frôlait la sienne à travers le contact de l’eau. Imperceptiblement, Pacey vit ses yeux glisser vers ses lèvres un sourire arrogant naquit sur ses lèvres.
Pacey : Tu as envie de m’embrasser lui dit-il plein d’assurance.
Joey : Je n’ai pas l’intention de réitérer une expérience aussi désastreuse.
Ignorant qu’elle parlait de sa propre participation, il sentit ses yeux s’étrécirent par la colère. Puis, il plongea vers elle et l’embrassa avec force, bien décidé à lui faire avouer, ne serait-ce qu’au travers des réactions de son corps, qu’elle mentait. Surprise, Joey ne pu se retenir et s’accrocha désespérément à lui. Elle accueillit ses lèvres autant avec avidité qu’avec inquiétude. Et si elle se montrait aussi empotée que la dernière fois ? Décidée à s’appliquer, elle approfondit le baiser la première et noua ses jambes autour de sa taille afin de s’arrimer à lui de façon plus intime avant d’entourer son cou par ses bras. Pacey frissonna à son contact et après l’avoir entendu poussait un léger gémissement de plaisir alors qu’il lui rendait son baiser avec passion, il se recula vivement d’elle et se détourna de sa vue.
Pacey : Et merde ! jura t-il avec force.
Joey : Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? demanda t-elle hébétée.
Pacey : Rien maugréa t-il aussi énervé que mal à l’aise.
Joey : Pacey, qu’est-ce qu’il se passe ?
Il se courba, cherchant à lui dissimuler le trouble visible de son corps.
Pacey : A ton avis, qu’est-ce qui se passe ? grommela t-il entre ses dents.
Il se morigéna silencieusement, s’exhortant de retrouver son calme au plus vite afin que tout rentre dans l’ordre. Surprise, Joey le dévisageait, ne comprenait pas sa réaction. Puis, voyant sa gêne et sa posture repliée sur lui-même, elle soupçonna la teneur du problème.
Joey : Tu…dit-elle n’osant terminer sa phrase.
Pacey : Ca va passer marmonna t-il entre ses dents.
Joey : Mais je n’ai fais que t’effleurer dit-elle abasourdie.
Pacey : Quand on est un adolescent de quinze ans et qu’une splendide jeune fille vous effleure ainsi, c’est largement suffisant !
De toute sa phrase, Joey n’avait retenue qu’un mot.
Joey : Splendide ?
Pacey : Oh je t’en pris, je te l’ais dis tout à l’heure que tu étais belle !
Surprise, Joey se sentit rougir jusqu’à la racine de ses cheveux.
Joey : Non tu as dis jolie, ce qui peut correspondre à la mention passable, mais pas à splendide.
Etonné, il tourna la tête vers elle, avait-elle toujours besoin de précision ?
Pacey : Et quoi ? J’aurais dû ouvrir un dico avant de choisir mon mot ? Tu es aussi splendide qu’un soleil en plein été, ça te va ?
Mal à l’aise et profondément troublée, elle détourna le regard. C’était la première fois qu’on lui disait qu’elle était non pas seulement belle, mais attirante, voire même séduisante. Et le fait que se soit Pacey qui le lui dise alors que toute confession de sa part était exclue rendait la chose encore plus touchante. Elle le croyait d’autant plus. Soudain, un faisceau lumineux balaya la piscine et une voix masculine se fit entendre, les faisant revenir sur terre. Rapidement, ils sortirent de l’eau, récupérèrent leurs vêtements et se sauvèrent.


Une fois parvenue dans la rue, ils remirent leurs vêtements à la hâte et se sourirent timidement en reprenant le chemin du retour. Aucun des deux n’osaient aborder ce qu’il s’était passé dans la piscine. Pacey regarda discrètement sa montre, il était vingt deux heures, Bessie devait commencer à s’inquiéter. A moins que comme ne le pensait Joey, elle ne se soucie vraiment plus d’elle. Chose qu’il pensait peu probable. Bessie avait beau devoir être très occupée, elle ne l’était sûrement pas au point de ne pas remarquer l’absence de sa petite sœur à une heure aussi tardive. A côté de lui, il remarqua Joey bailler discrètement.
Pacey : Tu es fatiguée ? lui demanda t-il tendrement.
Joey : Oui, je ne comprends pas, ça arrive d’un coup répondit-elle en baillant à nouveau.
Elle se sentait épuisée mais sa tête semblait avoir retrouvé ses capacités, les effets de l’alcool paraissaient s’être estompés.
Pacey : C’est à cause du whisky lui expliqua t-il, tu n’auras aucun problème d’insomnies ce soir lui garantit-il avec un petit sourire en coin.
Joey lui sourit en retour et ils marchèrent silencieusement encore pendant quelques mètres.
Joey : Ca va mieux ? lui demanda t-elle gênée.
Il mit quelques temps avant de réaliser de quoi elle parlait et lui sourit, mal à l’aise.
Pacey : Oui, merci de t’en inquiéter la taquina t-il avant de reprendre son sérieux… Je suis désolé.
Joey : C’est rien dit-elle en détournant le regard,… je ne savais pas que je pouvais faire ce genre d’effet. Je croyais que tu ne voulais plus qu’on s’embrasse parce que je n’étais pas douée pour ça lui avoua t-elle avec une facilité qui la déconcerta.
Hébété, Pacey arrêta de marcher et la dévisagea. Il savait bien qu’il s’était mal expliqué !
Pacey : S’il y a une chose pour laquelle tu n’es pas douée, je t’assure que ce n’est pas pour embrasser !
Sentant ses joues s’empourprées, elle s’obligea à le regarder en face.
Joey : C’est vrai ?
Pacey : Oh oui ! lui assura t-il.
Il se rapprocha d’elle et plongea son regard dans le sien.
Pacey : Il faut que tu t’ôtes de la tête toutes ses idées sur le fait que tu ne sois pas attirante ! lui dit-il en la fixant intensément.
Touchée, elle lui sourit tendrement. D’un geste irréfléchi, il porta une main à son visage et lui caressa tendrement la joue.
Joey : Pacey…
Pacey : Oui ?
Joey : Je ne me sens pas très bien dit-elle en portant une main à son estomac avant d’aller se soulager un peu plus loin sur le trottoir.
Il resta cloué sur place quelques secondes par la surprise. Il ne s’était pas vraiment attendu à ça… mais quelque part il n’aurait pas dû s’étonner, il avait toujours pensé qu’il ferait cet effet à Joey s’il venait à l’embrasser un jour. En tout cas, le peu de charme qui s’était établi entre eux était définitivement rompu. Il n’y avait plus vraiment de magie lorsqu’on avait vu la fille qu’on avait envie d’embrasser vomir dans la chaussée. Inquiet pour elle, il alla la rejoindre et lui ôta délicatement les cheveux du visage afin de le lui dégager et posa une main apaisante dans son dos.
Joey : Je crois que j’ai trop bu…dit-elle en se redressant, l’air nauséeuse.
Pacey : Tu crois ? lui demanda t-il narquois.
Joey : C’est l’eau de la piscine qui m’a rendu malade répondit-elle de mauvaise foi.
Amusé, il lui sourit avant de se tourner et de lui désigner son dos.
Pacey : Aller monte, je te ramène à la voiture.
Joey : Tu veux me porter ? s’étonna t-elle.
Pacey : Tu es fatiguée et malade, on est qu’à quelques minutes du centre ville. Ne te fais pas prier Potter.
Hésitante, elle le dévisagea et finit par accepter. Elle n’en pouvait plus et il s’était proposé si gentiment. Délicatement, elle prit position et entoura son cou de ses bras.
Joey : Je ne suis pas trop lourde ? s’enquit-elle.
Pacey : Les jolies filles ne sont jamais trop lourdes.
Elle n’arrivait pas à croire à quel point il parvenait à la toucher avec ses mots ! Là encore, elle était certaine d’avoir viré au rouge. Elle cala sa tête contre lui et se laissa berçait au rythme de ses pas, laissant les effluves délicates de son eau de toilette lui parvenir et lui chatouiller les narines. Il sentait vraiment très bon. Lentement, elle se sentit glisser dans un sommeil léger, peuplait de rêve dans lesquels elle avait jeté son dévolu sur lui. Dans ses rêves, elle se sentait libre, heureuse et insouciante. Amoureuse même, elle parvenait à en ressentir les émotions qui transparaissaient dans son sourire alors qu’elle le voyait la soulever dans les airs pour la faire tournoyer. Dans ces images, elle n’avait rien de la jeune fille fatiguée, irritée et triste qu’elle était aujourd’hui. Dans ses rêves, elle était celle qu’elle voudrait être.
Joey : Merci Pacey…murmura t-elle d’une voix à moitié endormie.
Surpris, il sourit.
Pacey : Pas de quoi Potter murmura t-il tendrement.
Au loin, il aperçut la voiture et en fut presque dessus. Dans quelques minutes, il devrait la reposer à terre et la ramener chez elle. La soirée s’achèverait là. A cette idée, il s’en sentait terriblement frustré. Il avait aimé chaque seconde passée avec elle. Elle l’avait rendue dingue à certain moment mais il n’avait aucun regret. Il en était là de ses réflexions lorsqu’une voiture de patrouille s’arrêta à sa hauteur et qu’il vit son frère en sortir. Joey, probablement endormie ne bougea pas et se sentit même pas qu’il s’était arrêté.
Doug : Tu as passé une bonne soirée ? lui demanda t-il en faisant le tour de la voiture.
Pacey : Je ne vois pas de quoi tu parles répondit-il négligemment.
Doug : Je parle de la maison de madame Valentine où une voiture telle que la tienne a été vu en train de s’enfuir après un acte de vandalisme, du panneau d’affichage sur High Street, de la tarte chez les Carter qui a miraculeusement disparu et de la maison des Stevenson où deux jeunes gens se sont introduit afin de profiter de la piscine.
Hébété, Pacey le dévisagea. Il avait passé sa soirée à l’espionner ou quoi !
Pacey : Je te le répète, je ne vois pas de quoi tu parles répondit-il avec beaucoup moins d’assurance que la première fois.
Doug : Inutile de faire l’idiot ! s’énerva t-il. Le caissier à reconnu Joey comme étant une cliente qui leur aurait acheté des œufs et des marqueurs, la voiture de papa est garée devant le panneau, tu as perdu tes papiers au bord de la piscine des Stevenson quant à la tarte chez les Carter, ce n’est qu’une supposition mais étant donné le reste de ta soirée, je suppose que tu es suffisamment idiot pour avoir fait un truc aussi débile qu’avoir dérobé une tarte ! Il ne faut pas être Einstein pour voir que tout ramène à toi.
Pacey grimaça discrètement, effectivement, ça faisait beaucoup. Même un policier aussi nul que Doug pouvait accumuler autant d’indice et en déduire les conclusions qui s’imposaient.
Pacey : Je suppose qu’on avait eu trop de chance jusque là… se murmura t-il pour lui-même.
Doug : Et il a fallut que tu entraînes Joey dans tes délires ! ajouta t-il d’un air réprobateur.
Interloqué, il ne pipa mot. Evidemment, c’était l’idée la plus plausible. Et elle le serait aux yeux de tous. Soudain, il tourna la tête vers Joey et calcula les risques qu’ils encourraient. Elle aurait un casier et elle pourrait sûrement dire adieu aux grandes études qu’elle voulait faire.
Pacey : Elle était ivre, elle n’avait pas conscience de ce dans quoi je l’entraînais déclara t-il rapidement. Laisse moi la ramener chez elle et je te suivrais au poste lui demanda t-il implorant.
Doug : Trop tard, qu’est-ce que tu crois ! Je dois vous ramener au poste tous les deux où vous y passerez la nuit.
Pacey : Doug soit sympa, elle ne savait pas du tout ce qu’elle faisait !
Doug : C’est bien dommage, mais elle ne pourra s’en prendre qu’à toi.
Il lui ouvrit la portière de la voiture, signe que la discussion était close et en jurant intérieurement, Pacey fit basculer Joey très délicatement pour la poser à l’intérieur. Elle ne se rendit compte de rien. Il sourit en la voyant si profondément endormie.
Doug : Elle est droguée ? demanda t-il surpris de la voir aussi inerte.
Pacey : Elle cuve, je t’ai dit qu’elle était ivre.
S’installant à l’arrière avec elle, il lui souleva doucement la tête pour la laisser reposer sur sa cuisse. Tendrement, il lui balaya le visage en soupirant. Qu’allait-il lui arriver lorsqu’elle se réveillerait ?


Sentant une migraine atroce lui vriller le crâne, Joey y porta une main en bougeant doucement. Bizarre, elle ne se rappelait pas que son matelas était aussi dur. Elle ouvrit lentement les yeux et eut l’impression étrange que la pièce dans laquelle elle se trouvait était entrain de tourner sur elle-même. Elle prit une profonde inspiration afin de s’éclaircir la vue et fut prise un instant de panique en ne reconnaissant rien des lieux où elle se trouvait. Se redressant en trombe, son regard tomba sur Pacey, assit sur un lit en face d’elle, le dos contre des barreaux, un coude appuyé sur son genou replié vers lui alors que son regard était fixé sur elle.
Pacey : Bien dormi ? lui demanda t-il tendrement.
Joey : Où on est ? demanda t-elle ahurie.
Pacey : Techniquement, on appelle ça une cellule se moqua t-il gentiment.
Joey : Tu m’as fait aller en prison ??? s’exclama t-elle hors d’elle.
Abasourdi, Pacey la dévisagea longuement.
Pacey : Je te demande pardon ??? Dis moi que tu blagues ? s’exclama t-il en perdant sa contenance.
Joey : J’ai l’air de plaisanter ? Ca à l’air d’être une blague ça selon toi ? dit-elle en désignant les barreaux d’un air en colère.
Pacey : Attends Potter, tu n’as aucun souvenir de la nuit dernière ? s’éberlua t-il.
Joey : Non et j’espère pour toi que tu ne m’as rien fais faire d’illégal !!
Pacey : Que JE ne t’ais…Je rêve ! s’exclama t-il en levant les bras au ciel.
Il lui tourna le dos, se passant une main sur le visage afin de reprendre ses esprits. Il avait passé la nuit à répondre à des questions pendant que madame dormait, il l’avait lavée de tout soupçon alors qu’elle était l’instigatrice de tout ça et elle se permettait de l’accuser lui de l’avoir fourrer là dedans ! Il était en pleine science fiction.
Joey : Quelle imbécile, j’arrive pas à le croire ! s’exclama t-elle en faisant les cent pas dans la pièce, toute son énergie retrouvée.
Pacey : T’es pas la seule maugréa t-il entre ses dents.
Joey : Qu’est-ce qui m’a prit d’accepter d’aller à cette fête avec toi ! J’aurais dû prévoir que ça se finirait mal !
Il lui jeta un regard noir.
Joey : Qu’est-ce qu’on a fait ??
Excédé, il se tourna vers elle et la foudroya du regard. Parce qu’en plus, il fallait tout lui rappelait, elle avait tout oublié. Il fut tenté de lui parler de leurs baisers, dont elle était l’unique fautive ! Mais la situation était déjà bien assez délicate pour qu’il ne l’envenime. Qui plus est, c’était une part de l’histoire qu’il ne souhaitait pas voir entacher par un rictus de dégoût sur ses lèvres.
Pacey : En gros, vol et dégradation des biens d’autrui lâcha t-il sans la regarder.
Abasourdie, elle leva les yeux au ciel. Se torturant l’esprit, elle cherchait à se rappeler une bribe de souvenir, un détail, ce n’était pas possible, elle n’avait pas pu faire ça, pas elle. C’était tellement puéril. Pour Pacey d’accord, il n’avait jamais dépassé le stade de l’enfance mais elle, elle avait un avenir ! Elle n’arrivait pas à croire qu’il puisse l’avoir entraîner dans une chose pareille. Si jamais elle avait des ennuis à cause de lui, elle ne le lui pardonnerait jamais, ça, elle se le jurait. C’est ce moment que choisit Doug pour apparaître de l’autre côté des grilles. Elle bondit vers lui.
Joey : Doug, j’y suis pour rien dans toute cette histoire !
Doug : Tu ne te rappelles de rien ?
Joey : Non, de rien du tout, mon dernier souvenir, c’est d’avoir accepter d’aller à une fête avec lui ! s’exclama t-elle en désignant Pacey d’un geste énervé.
Doug : Ca corrobore ce qu’il a déclaré. Tu es libre dit-il en ouvrant la porte à Joey.
Joey : C’est vrai ? dit-elle étonnée.
Doug hocha la tête.
Doug : Pacey endosse la totalité de ce qu’il s’est passé hier.
Surprise, Joey se tourna vers Pacey et l’aperçut, les mains au fond de ses poches, regardant tout sauf elle. Au moins, il avait été réglo.
Doug : Et pour ce qui est de l’alcool, je ne l’ai pas signalé dans le rapport l’informa t-il. Mais il n’y aura pas de seconde fois.
Le rouge aux joues, elle hocha la tête. Ca, elle pouvait jurer devant dieu qu’on ne l’y reprendrait plus vu les résultats ! Désireuse de quitter les lieux au plus vite, elle se saisit de sa veste et sortit rapidement. Pacey l’observa quitter les lieux tandis que Doug gardait le regard rivé vers lui alors qu’il refermait derrière la jeune fille. En l’interrogeant cette nuit, il avait deviné qu’il protégeait Joey et le regard emplit de triste nostalgie qu’il venait de poser sur elle alors qu’elle s’éloignait de lui, lui confirmait ses soupçons, son frère était tombé amoureux. Il secoua la tête en songeant que ça lui coûterait cher. Car même si son père et lui avaient réussit à réduire les charges retenues à son encontre et qu’il n’écoperait que de quelques heures de travaux d’intérêt généraux, la blessure qu’il ressentirait tous les jours en voyant Joey serait beaucoup plus douloureuse. Et il en était sincèrement désolé pour lui, d’autant plus que la soirée n’avait l’air d’avoir aucune signification pour Joey. Il ressortit en laissant Pacey seul, debout dans une cellule désertée, plongé dans ses sombres pensées.

FIN

Bon, je pourrais très bien laisser cette histoire ainsi, c’est vrai, la fin est beaucoup plus réaliste de cette façon mais pour une idéaliste comme moi, elle appellerait forcément à une suite et j’ai déjà beaucoup trop d’épisode en rade comme ça ! Je ne peux donc qu’écrire une seconde fin, pour les plus rêveurs, que celle ci-dessus ne satisferait pas. Pour les autres, j’espère qu’avoir un truc différent de d‘habitude vous plait. Petite précision tout de même, cette idée de faire finir Pacey seul est partie d’une boutade de Bzzbzz qui m’a dit qu’avec elle, l’histoire se terminerait par Joey qui ne se rappellerait pas la soirée. Cette fille est d’un pervers !! A bientôt pour une nouvelle histoire.

_________________________


Voici donc une seconde version pour la fin.

Sentant une migraine atroce lui vriller le crâne, Joey y porta une main en bougeant doucement. Bizarre, elle ne se rappelait pas que son matelas était aussi dur. Elle ouvrit lentement les yeux et eut l’impression étrange que la pièce dans laquelle elle se trouvait était en train de tourner sur elle-même. Elle prit une profonde inspiration afin de s’éclaircir la vue et fut prit d’un instant de panique en ne reconnaissant rien des lieux où elle se trouvait. Se redressant en trombe, son regard tomba sur Pacey, assit sur un lit en face d’elle, le dos contre des barreaux, un coude appuyé sur son genou replié vers lui alors que son regard était fixé sur elle.
Pacey : Bien dormi ? lui demanda t-il tendrement.
Joey : Où on est ? demanda t-elle ahurie.
Pacey : Techniquement, on appelle ça une cellule se moqua t-il gentiment.
Joey : Tu m’as fait aller en prison ??? s’exclama t-elle hors d’elle.
Abasourdi, Pacey la dévisagea longuement.
Pacey : Je te demande pardon ??? Dis moi que tu blagues ? s’exclama t-il en perdant sa contenance.
Joey : J’ai l’air de plaisanter ? Ca à l’air d’être une blague ça selon toi ? dit-elle en désignant les barreaux d’un air en colère.
Pacey : Attends Potter, tu n’as aucun souvenir de la nuit dernière ? s’éberlua t-il.
Joey : Non et j’espère pour toi que tu ne m’as rien fais faire d’illégal !!
Pacey : Que JE ne t’ais…Je rêve ! s’exclama t-il en levant les bras aux ciels.
Il lui tourna le dos, se passant une main sur le visage afin de reprendre ses esprits. Il avait passé la nuit à répondre à des questions pendant que madame dormait, il l’avait lavée de tout soupçon alors qu’elle était l’instigatrice de tout ça et elle se permettait de l’accuser lui de l’avoir fourrer là dedans ! Il était en pleine science fiction.
Joey : Finalement, même si on n’est pas dans ton lit, on a quand même passé la nuit ensemble.
Stupéfait, il se retourna d’un coup vers elle et plongea son regard dans le petit sourire malicieux qu’elle avait aux lèvres. Il poussa un bref soupir de soulagement avant de lui sourire et de lui faire un air réprobateur à la fois.
Joey : Elle était trop facile celle là s’exclama t-elle en rigolant, j’ai pas pu m’en empêcher.
Pacey : Tu devrais t’engager dans la troupe de théâtre du lycée maugréa t-il.
Joey : Bonne idée.
Il alla s’asseoir sur le rebord de son lit où elle vint le rejoindre.
Joey : Qu’est-ce qu’on risque ?
Pacey : Je ne sais pas. Les Carter et les Stevenson n’ont pas porté plaintes, ils ont eu un peu peur mais ils sont jeunes et finalement, ça les a plutôt amusé.
Joey : Ca n’a pas dû amuser madame Valentine…
Pacey : Pas trop non lui confirma t-il, le maire non plus. Mon père et Doug sont en train d’essayer de tasser les choses.
Joey : Je suis sincèrement désolée lui dit-elle d’un air coupable. Tout est de ma faute.
Pacey : Justement à ce sujet, j’aimerais que tu le gardes pour toi dit-il en se tournant vers elle.
Surprise, elle n’eut pas le temps de le questionner, un bruit métallique attirant son attention.
Doug : Service d’étage dit-il en ouvrant la porte de la cellule et en tendant un café à Pacey et un chocolat chaud à Joey. Tu pourras le boire en route ajouta t-il à cette dernière, tu es libre. Pacey nous a raconté ce qu’il s’était passé.
Hébétée, elle se retourna vers Pacey, attendant des explications.
Pacey : Vas-y Joey, on se reparle plus tard.
Joey : Qu’est-ce qui se passe ici ? demanda t-elle intriguée et aucunement décidé à s’en aller ainsi.
Doug : Pacey nous a raconté qu’il t’avait entraîné là dedans alors que tu avais bu. On a décidé d’abandonner les charges contre toi, tu peux t’en aller.
Abasourdie, elle se retourna vers Pacey en le dévisageant, incrédule. Il lui fit un air dur en lui désignant la sortie d’un léger coup de tête. Elle se releva d’un bond et se tourna vers le policier.
Joey : Ecoute Doug, je ne sais pas du tout ce que t’as dit ton frère mais…
Pacey : C’est pas la peine Potter dit-il en se levant rapidement, ils savent tout, je leur ai déjà tout raconté.
Joey : Mais apparemment tu as oublié certains détails s’énerva t-elle en tournant la tête vers lui, les mains sur les hanches. Si tu crois que je vais sagement rentrer chez moi, tu rêves Witter. C’est moi qui l’ais entraîner là dedans déclara t-elle à Doug.
Pacey : Ridicule, comme s’ils pourraient croire une chose pareille, Doug, fais la sortir.
Doug : Deux secondes, elle a l’air d’avoir des choses à dire répondit-il amusé.
Joey fit un air triomphant à Pacey avant de reporter son attention sur Doug.
Pacey : Elle n’a pas fini de dessaouler dit-il en passant un bras autour des épaules de Joey pour l’entraîner vers la porte de sortie, maintenant tais-toi lui glissa t-il à l’oreille avant de la pousser à l’extérieur, inutile de revenir là-dessus.
Joey : Ne rêves pas ! s’exclama t-elle. J’avais bu raconta t-elle à Doug, et je n’avais aucune envie de rentrer chez moi, il m’a accompagné uniquement pour me surveiller, c’est moi qui ais tout fait. Donc logiquement, c’est toi qui pars dit-elle en attrapant Pacey par le poignet alors qu’elle prenait sa place à l’intérieur.
Le sourire aux lèvres, Doug les regardait faire. Il avait déjà compris en voyant la ténacité avec laquelle Pacey s’était employé à la couvrir qu’elle avait sa part de responsabilité dans l’histoire. Et il avait crut deviner au travers des regards et des attentions qu’il avait pour la jeune fille qu’il en était tombé amoureux. Il s’était senti un peu triste pour lui, pensant qu’il y avait peu de chance pour que Joey l’aime un jour, ils avaient toujours été comme l’huile et l’eau. Apparemment, il s’était trompait. Ce qu’il découvrait là, c’était que ses sentiments n’étaient peut être pas si à sens unique que ça.
Doug : Finalement, je crois qu’on va vous garder tous les deux lâcha t-il négligemment.
Il referma derrière Pacey et Joey avant de sortir en sifflotant. Pacey jeta un regard sur Joey avant de jurer entre ses dents et de se rasseoir sur son lit. Joey prit place à ses côtés et le contempla, encore surprise par son geste. Il avait endossé la totalité des accusations alors que tout était de sa faute à elle. Pourquoi ?
Pacey : Tu aurais dû saisir l’occasion soupira t-il.
Joey : Tu ne pars pas, je ne pars pas…
Elle glissa une main dans la sienne et entrelaça leurs doigts. Tournant lentement la tête vers elle, il lui adressa un léger sourire.
Pacey : Tu te rends compte de ce que tu risques ?
Elle haussa les épaules.
Joey : La même chose que toi, la différence c’est que moi je le mérite. Pourquoi t’être dénoncé à ma place ? s’enquit-elle.
Pacey : Je risquais moins.
Joey : Comment ça ?
Pacey : Je n’ai aucune grande étude à faire. Tu as un avenir brillant qui t’attend, et un casier judiciaire ne t’aidera pas !
Joey : Parce qu’il t’aidera toi peut être ! s’écria t-elle. Arrête un peu de croire que tu finiras chez les balayeurs du coin ! Si moi je dois penser que je suis jolie, toi tu dois savoir que tu es plus intelligent que tu ne le penses ! Tu feras de grandes choses toi aussi et qu’importe que se soit dans les études où dans un autre domaine, l’important, c’est que tu as un avenir tout aussi brillant que le mien.
Touché, il tourna la tête vers elle et plongea son regard dans le sien. La tendresse qu’il lut dans ses yeux le bouleversa. Puis, lorsque le regard de Joey glissa vers ses lèvres, il sentit son cœur bondit dans sa poitrine.
Pacey : Tu vas m’embrasser ? devina t-il, un léger sourire amusé aux lèvres.
Joey hocha la tête avec un sourire mutin.
Pacey : J’avais peur qu’une fois a jeun, ça te rebute lui avoua t-il timidement.
Surprise, elle fondit sur ses lèvres et l’embrassa avec douceur. Pacey lui rendit son baiser, lui prodiguant de douce caresse sur la joue du bout du pouce.
Joey : Je sens que je vais adorer effectuer ma peine avec toi lui dit-elle en plongeant son regard souriant dans le sien.
Pacey : Je n’ai jamais autant eu envie de prendre perpétuité !
En rigolant, Joey l’embrassa à nouveau, retrouvant la légèreté qu’elle avait acquit dans ses songes. Plus rien ne lui semblait impossible ou inaccessible désormais.
Pacey : Tu as toujours envie de venir dans mon lit ? lui demanda t-il avec un sourire taquin en lui désignant son matelas.
Joey : Trop tard dit-elle en rigolant, tu as laissé passer ta chance Zorro !
Elle se leva prestement mais d’une main habile, Pacey la retint et la refit tomber avec lui. Joey éclata de rire tandis qu’elle se retrouvait allongée, le regard de Pacey posé sur elle.
Pacey : Tu ne vas pas le regretter ? s’enquit-il timidement.
Touché autant par ses mots que par son regard, elle se dit que rien au monde ne pourrait lui faire regretter sa décision. Tendrement, elle porta une main à son regard et lui sourit.
Joey : Oh si sûrement….
Elle s’amusa de son regard mi-surpris, mi-déçu.
Joey : Et ben, on en a du travail à faire pour avoir confiance en nous ! s’exclama t-elle en rigolant. Embrasses-moi idiot !
En haussant les sourcils d’un air amusé, Pacey ne se fit pas prier plus longtemps.


FIN

Marjo  (13.02.2006 à 00:30)
Tu as redefinis la notion d'histoire courte! lol!
Bon l'histoire est vraiment très sympa, tu as une imagination débordante. Les sensations passent très bien, je me sentais rougir en même temps que Joey!
J'ai opté pour la seconde fin car je suis d'un naturel rêveur. Mais les deux fins sont susceptibles de coller à la série. Joey pourrait etre de mauvaise foi et partir fachée mais elle pourrait aussi etre comme dans la seconde fin.
Enfin c'était très agreable pour commencer la semaine!
Merci et Bravo!

misswitter  (13.02.2006 à 09:54)
Marjo,

Je voulais juste te (re)dire que tu as un talent phénoménal et que jte remercie de tout coeur de m'avoir laissé corriger cette histoire. Dsl s'il y a encore quelques fautes d'ailleurs, il se peut que mon oeil de lynx n'ai pas tjs fonctionné...

Voilà, tu sais ce que je pense de cette histoire, elle est vraiment sensationnelle, je l'ai lu en deux fois, avec beaucoup mais alors beaucoup de plaisir.

Merci. Et félicitation!

joey13  (13.02.2006 à 10:15)
J'ai beaucoup aimé cette histoire, elle change des autres histoires
En ce qui concerne les deux fins, j'ai aimé les deux même si dans la première, la réaction de Joey me déçoit mais après tout, je verrais bien une suite donc...
mais il n'y a pas que la fin qui compte, ce que je préfère, c'est la façon dont tu décris les sentiments. Tu ne t'y attardes pas trop, tu y passes le temps qu'il faut, et parfois, on a vraiment l'impression d'être à la place de Pacey et de Joey.
voilà bisous,

lilounette  (13.02.2006 à 11:07)
bravobravobravo !!! c'est vraiment super ! et puis de les imaginer faire toutes leur betises est vraiment tres marant ! comme misswitter, je préfere garder la 2nd fin : j'aime les histoire qui se finisse bien quand il le faut !
titounette

titounette  (13.02.2006 à 11:19)
Moi, c'est pas nouveau, je suis fan de tes histoires. Et je dois dire que celle-là encore était un pur bijou. Partir du vrai scène et en rédéfinir les tenants et aboutissements, j'ai bien aimé surtout que l'on imagine bien ça possible connaissant Miss Potter sous l'effet de l'alcool. En ce qui concerne les deux fins, je dois dire que j'aime les deux même si mon côté romantique à un penchant pour la deuxième, mon côté réaliste verrait une fin tel que la première avec une Joey au sommet de sa mauvaise foi. ;-) En tout, je n'ai pas oublié de noter que tu avais plusieurs histoires en cours de route, j'espère qu'on aura bientôt l'occasion de les lire.

spikygirl  (13.02.2006 à 13:29)
J'avais 5 minutes devant moi au boulot alors je me suis dit que j'allais venir faire un tour, lorsque j'ai vu "petite histoire très courte" , je me suis dit pourquoi pas, ça ne me prendra pas longtemps. Et ben non, je me suis laissée embobiner et j'ai tout lu jusqu'à la fin, je n'arrivais pas m'arrêter!!!

Comme d'habitude j'adore ton histoire et je préfère de loin la première version, ça change des histoires où l'on sait plus ou moins d'avance que Pacey et Joey finiront ensemble. Alors que cette fois ci je ne m'y attendais pas du tout.

A quand la prochaine histoire?

A+

Aurélie.

lilis012  (13.02.2006 à 16:31)
Marjo ton histoire est vraiment geniale j'ai adoré (comme d'habitude, mais normal je suis fan) et je trouve que la 1er version de la fin est vraiment mieux car ca laisse le choix aux lecteurs, en fait ils peuvent imaginer comment Joey et Pacey se retrouvent et surtout comment Joey recouvre la 'memoire' c'est vraiment bien de laisser libre choix aux lecteurs, enfin bref j'ai super hate de lire une prochaine histoire de toi, car j'adore tes episodes kiss aurele ++

AuReLe02  (13.02.2006 à 17:18)
je trouve l'idée des 2 fins géniale, mais étant donnée que je suis une éternelle rêveuse je préfére la 2eme, ton histoire est super, elle est drôle et très bien écrite, bravo encore une fois à ton talent, et vivement la prochaine...


bibou  (13.02.2006 à 18:16)

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