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Le retour de Pacey witter

Série : Dawson's Creek
Création : 13.02.2006 à 21h35
Auteur : DC.for.eve 
Statut : Terminée

Résumé : A la fin de la saison 3 Joey a choisi de rester auprès de Dawson. Pacey quant à lui est parti sur son bateau mais il n’est pas revenu à la rentrée.

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Lorsque Doug quitta la chambre de son frère, il était extraordinairement heureux, il avait vu son frère, il allait bien, tout s’arrangeait... Ayant vu le médecin qui s’était occupé de Pacey, il se dirigea vers lui.
“- Excusez-moi ?
- Oui ? Ah, vous êtes le frère de Pacey ! s’exclama le médecin l’ayant reconnu.
- Oui, c’est bien ça. Je voulais savoir si vous aviez déjà prévenu mes parents qu’il était sorti du coma.
- En fait, non. J’allais justement le faire.
- D’accord... Parce que j’aimerais leur parler après...
- Oh, je comprends. Très bien, venez avec moi alors.
- Merci... Euh, j’aurais une question à vous poser avant. Honnêtement, dites-moi comment va Pacey ? Enfin, je veux dire, il est sorti du coma et il a l’air d’aller bien mais je ne suis pas médecin...
- Ne vous inquiétez pas Doug, répondit-il en souriant. Les analyses ne sont pas encore arrivées mais compte tenu du fait qu’il soit sorti du coma après quelques jours et qu’il a l’air d’aller en pleine forme... je peux dire que votre frère va bien. Ses brûlures sont superficielles et ont déjà commencé à se cicatriser. Les analyses confirmeront mes dires, je vous assure.”
Après le discours du médecin, un sourire s’afficha sur le visage de Doug; il était tellement heureux. Cependant, il lui restait une question.
“- Une dernière question: quand croyez-vous que Pacey pourra retourner aux Etats-Unis ?
- A vrai dire, c’est plus difficile à dire... En effet, même s’il a l’air d’aller bien et nous en aurons la confirmation d’ici quelques heures tout au plus, il ne faut pas le bousculer. Ce peut-être dans deux jours aussi bien que dans un mois. Je suis désolé, je ne peux vraiment rien dire. Mais dès que j’aurai les résultats des analyses, je pourrai vous donner une réponse.
- Merci docteur.” Le médecin lui répondit par un sourire. Puis il indiqua une direction avec son bras.
“- Allons-y, nous allons prévenir votre famille.”

Les deux hommes étaient maintenant dans une petite pièce. Le médecin composa le numéro et attendit.
Pas de réponse.
“- Alors ? demanda Doug.
- Personne ne répond.
- Vous savez, il y a 9 heures de décalage horaire donc il est -il regarda sa montre- 9h30 du matin à Boston. Mon père doit travailler.
- Vous avez son numéro de portable ?” Doug acquiesça de la tête et donna le numéro au médecin.
“- Sherif Witter, allô ?
- Allô Monsieur Witter, c’est l’hôpital de Bagdad.” John sentit son coeur battre plus vite, et la peur se propager dans tout son corps.
“- Oui, qu’est-ce qui se passe ? parvint-il à articuler.
- J’ai une bonne nouvelle pour vous. Pacey est sorti du coma aujourd’hui. Il a l’air d’aller bien et les analyses nous en diront plus. J’ai votre fils Doug avec moi. Il veut vous parler. Pour ma part, je vous reconctaterai dès que j’aurai les résultats des analyses. M Witter?
- Oui... Merci, c’est merveilleux...” Le médecin sourit à cette remarque et passa le combiné à Doug.
“ Ne restez pas trop longtemps... lui dit-il avant de sortir de la pièce.
“- Allô papa ?
- Doug... C’est merveilleux, tout simplement merveilleux...
- Je sais, c’est exactement ce que je pense. Tu l’aurais vu! Fidèle à lui-même! C’était comme s’il n’avait jamais été dans le coma...
- C’est merveilleux... répéta John”. Il n’avait que ce mot à la bouche, tout simplement parce que seulement ce mot était assez fort pour exprimer ce qu’il ressentait. Et encore... Doug rit face aux seules paroles de son père.
“ - Je ne t’aurais pas cru si muet, rigola-t-il.”
Tout à coups, la porte s’ouvrit sur le médecin.
“ Je suis désolé mais vous aller devoir rapprocher, dit-il.”
Doug acquiesça de la tête.
“- Papa, je dois y aller. Dès que j’en sais plus, je t’appelle. Promis.
- D’accord... Eh Doug ?
- Oui ?
- Veille bien sur lui.
- Compte sur moi.”
Doug raccrocha le téléphone et suivit le médecin. Il se dirigea vers la chambre de Pacey et sans entrer, restant devant la vitre, il l’observa. Il dormait. Doug poussa un soupir et remercia intérieurement le ciel que son frère soit sain et sauf.

lilounette  (15.05.2006 à 20:05)
Doug contemplait toujours son frère qui dormait paisiblement. Il n’arrivait toujours pas à croire qu’il était sorti du coma. La situation avait changé du tout au tout: d’abord, ça avait été la descente aux enfers avec Pacey qui était parti en Irak, cette peur au ventre à chaque instant et ensuite, ce coma... Et maintenant, tout à coup, le bonheur refrappait à leur porte, pareil au soleil qui fait timidement son apparition dans le ciel après une tempête. La tempête était finie, elle avait peut-être été passagère mais on s’en souviendrait. Les habitants sortaient prudemment de leur maison, attentifs au moindre nuage pendant un instant puis ils n’auraient plus peur.
Doug pensa ensuite aux amis de Pacey, il devait les prévenir. Un sourire se dessina sur ses lèvres, il n’y aurait plus de larmes désormais, ou alors des larmes de bonheur. C’était fini, Pacey allait retourner à Capeside, il serait de nouveau un étudiant comme les autres et ne serait plus en danger. C’était enfin le bout du tunnel, l’obscurité et la peur avaient fait place à la lumière et au bonheur.
Il regarde sa montre, 19 heures. Il avait passé une demi-heure à regarder son frère dormir sans même s’en rendre compte. Doug fit le calcul et vit qu’il était 10 heures du matin à Capeside. Ils étaient donc tous à l’école, ils les appellerait demain. Il posa encore une fois ses yeux sur Pacey et partit finalement pour chercher un café.
Quand il revint devant la chambre de Pacey, un café à la main, il se rendit compte qu’il n’aurait pas la force de tenir debout. Il demanda donc à une infirmière s’il pouvait aller dans la chambre de son frère et s’asseoir dans un des fauteuils, sans faire de bruit naturellement. Mais problème, elle ne parlait pas anglais. Ne voulant pas chercher le médecin de Pacey, étant trop fatigué, il s’autorisa le droit de s’asseoir dans la chambre de son frère. Il y avait un fauteuil, un peu défoncé, où il s’était assis tout à l’heure, avant et après la sortie du coma de Pacey. Il s’y installa donc et but son café à petites gorgées tout en regardant son frère. Il aurait pu rester comme ça des heures et des heures.
Une heure plus tard, Pacey se réveilla. Doug le regardait toujours, l’air un peu absent.
“- Ca fait combien de temps que t’es là? demanda Pacey.
- Attends, je te dis ça tout de suite- il regarda sa montre- une heure dans ce fauteuil et une demi-heure là-bas, en désignant le couloir de l’autre côté de la baie vitrée. Bien dormi?
- Ca peut aller. Mais parle un peu moins fort s’il te plait...
- Tu as mal à la tête? demanda-t-il soudain inquiet.
- Un peu...
- Tu veux que j’appelle un médecin? déjà prêt à se lever du fauteuil.
- Oh là... Doug, ce n’est qu’un mal de tête. Il n’y a pas mort d’homme.
- Si justement. Tu as failli mourir Pacey, tu t’en rends compte?
- Peut-être mais je ne le suis pas et c’est ce qui est important. Eh Doug! t’inquiète pas, je t’assure. Je me sens très bien et tu pourras bientôt me martyriser comme avant, sourit-il.” Mais contrairement à ce que pensait Pacey, Doug ne sourit pas à cette remarque. Il avait l’air grave au contraire.
“- Je suis désolé Pacey, j’ai l’impression d’avoir été un frère indigne. Je ne me suis pas rendu compte la peine que je te faisais et je le regrette. Vraiment.
- C’est pas grave Doug! Tu es là, tu es venu me chercher et crois-moi, c’est tout ce qui compte. Ne regarde pas derrière toi, mais devant toi.
- Il n’y a pas que ça Pacey. Tu ne vas pas bien. Tu as vu des choses horribles ici, des blessés...
- Eh, je ne suis pas médecin!
- Tu vois très bien de quoi je veux parler. Tu as vu des réfugiés, tu t’es occupé d’eux et tu leur donnais à manger. Tu as vu leur misère, leur désespoir. Ne me dis pas que ce n’est pas rien parce que tu sais que c’est faux. Tu devrais aller voir quelqu’un... acheva-t-il péniblement.
- Doug... J’ai vu des choses, c’est vrai. Des choses qui m’ont révolté, horrifié. Mais je pense que je sais mieux que toi comment je me sens, non? Si j’ai besoin d’un psy, j’irai en voir un. Mais je viens de me réveiller, ne me parle pas de malheur, parle-moi de toi, de Capeside, de la petite vie monotone que j’ai ratée. C’est de ça dont j’ai besoin maintenant.”
Doug acquiesça lentement de la tête.
“- Alors, je t’écoute, reprit Pacey.”
Doug hésita quelques instants puis finalement, se mit à parler; les deux frères entamèrent donc une longue discussion.

lilounette  (19.05.2006 à 17:57)
21 heures à Bagdad. Les deux frères sont toujours en train de discuter.
“- Et, tu as prévenu mes amis que j’étais sorti du coma ? demanda-t-il quelque peu hésitant.
- Non pas encore, il n’est que midi là-bas. Je ne pourrais pas les joindre à moins qu’ils aient laissé leur portable ouvert. Tu veux que j’essaye ? reprit-il.
- Oui, s’il te plait. Je...”
Pacey fut interrompu par le médecin qui entra dans la chambre. Celui-ci prit un air mécontent.
“- Je vous avais dit de vous reposer Pacey.
- Ca va, je vous assure.
- Pacey, c’est très sérieux, vous avez besoin de repos. Enfin, je dois admettre que vous vous portez plutôt bien: je viens de recevoir les résultats des analyses.
- Alors, quand pourrons-nous rentrer ? demanda Doug légèrement anxieux.
- Très bientôt, répondit-il en esquissant un sourire. Pacey se porte très bien. Mais, par mesure de précaution, je préfère le garder en observation jusqu’à demain. Et Pacey, s’il vous plait, reposez-vous sinon je vous garde plus longtemps.”
 Le médecin fit un signe de tête à Doug pour lui indiquer qu’il devait sortir.
“ - Bon eh bien, il faut que j’y aille. Je vais essayer de les appeler. Tu veux que je passe la nuit ici ?
- Non, c’est bon, répondit Pacey en souriant. Rentre à ton hôtel. Si tu veux mon avis, tu as plus besoin de te reposer que moi.
- Mais oui Pacey, mais oui... en souriant.”
 Les deux frère s’étreignirent et Doug partit de la chambre. Le médecin, lui, resta dans la chambre pour s’occuper d’un autre patient; Pacey l’interpella.
“- Vous avez eu des nouvelles de John et Tim, demanda-t-il la voix soudain plus grave.”
 Le médecin le regarda, désolé.
"- Je sais que Tim n’a pas survécu et John est dans un état critique. Je suis sincèrement désolé.” Pacey déglutit péniblement.
“- Je peux le voir ?
- Pacey... Ce n’est pas raisonnable, vous êtes encore trop faible.
- S’il vous plait... Ca ne prendrait que quelques minutes. Il faut que quelqu’un le voie; lui n’a pas la chance d’avoir une famille...”
 Devant la détresse de Pacey, le médecin céda.
“- Très bien, mais ne restez pas longtemps.- Merci...- Je vous amène un fauteuil roulant, attendez-moi ici."
 Pacey avait les yeux dans le vague. Tim était mort, il était mort parce qu’il se trouvait devant lui. Si ça avait été le contraire, ce serait lui qu’on pleurerait en ce moment, pas Tim. S’ils avaient arrêté de jouer plus tôt, ils ne se seraient pas trouvés à cet endroit précis, peut-être auraient-ils été dans leur lit ou du moins, plus en sécurité. Il ne méritait pas de mourir; d’ailleurs, personne ne le méritait. Il poussa un soupir et attendit le médecin, essayant de ne plus penser à rien, même s’il n’y arriverait pas...
 Enfin, celui-ci arriva, tenant un fauteuil roulant. Pacey s’installa dans le feuteuil et tous les deux sortirent de la chambre en silence.Ils arrivèrent devant la porte de la chambre qu’occupait John.
“ - Vous êtes prêts ? demanda le médecin.
- Oui...”
 Le médecin ouvrit la porte...

lilounette  (25.05.2006 à 11:19)
 Pacey pénétra dans la chambre de John; ce dernier était allongé et avait les yeux fermés. Il semblait si paisible...
“- Pacey, vous pouvez rester 10 minutes, pas plus, entendu ? rappela le médecin.
- D’accord, murmura-t-il.”
 Le médecin conduisit Pacey jusqu’au lit de John et s’en alla. Pacey s’approcha davantage de son ami; il avait de nombreux bandages au bras gauche et aussi au ventre. Il avait dû être sérieusement brûlé... Pacey voulait lui dire tant, de peur que son ami ne s’en sorte pas. Il était entre la vie et la mort et il ne pouvait rien y faire. John l’avait aidé depuis le début, il avait été comme un père pendant ces quelques semaines, il avait su l’écouter, le raisonner parfois et lui-même s’était confié. S’il n’avait pas été là, Pacey n’aurait sûrement pas tenu le coup. Et maintenant, John était sur un lit d’hôpital... Pacey avait l’impression que c’était désormais à lui de veiller sur son ami, c’était à son tour. Pacey, après un moment d’hésitation, prit la main de son ami et la pressa légèrement. Pacey eut la sensation désagréable que c’était un adieu et qu’il ne reverrait plus jamais John. Mais il savait que c’était ce qui allait se passer: il allait repartir à Capeside et John resterait sûrement ici, il continuerait à aider les autres. Pacey fut sorti de ses pensées par la porte qui s’ouvrit. Les 10 minutes étaient déjà passées... Pacey jeta un dernier regard à son ami avec regret et sortit de la chambre, tremblant.

 Le médecin l’aida à retourner dans son lit, malgré les protestations de Pacey qui lui répéta à plusieurs reprises qu’il n’avait besoin de personne.
“- Je vous avais dit que ce n’était pas une bonne idée.
- De quoi parlez-vous ?
- D’aller voir votre ami. J’ai remarqué que vous trembliez tout à l’heure.
- Je vais très bien.
- Pacey, je suis votre médecin, pas un psychologue donc je ne vais pas insister; mais je sais que dans ces cas-là, certaines personnes peuvent éprouver de la culpabilité. Je veux simplement m’assurer que ce n’est pas votre cas.
- Comment pourrais-je ne pas me sentir coupable ? Demain, je vais repartir à Capeside et reprendre ma vie comme avant, alors que lui, sera dans un lit d’hôpital, sans famille, ni personne... Quant à Tim, il avait à peine 20 ans! Moi, je suis ici, je suis en bonne santé, ce n’est pas juste... Je n’aurais pas dû m’en sortir...”
 Le médecin poussa un soupir, il s’en doutait. Il y eut un silence pendant lequel il essayait de trouver les bons mots. Finalement, il déclara:
“ - Pacey, il faut que vous compreniez une chose: vous n‘avez pas à vous sentir coupable d’être vivant. Vous devez simplement... être heureux. Je sais que mes mots ne sont pas très bien choisis mais vous avez 17 ans. Vous allez retourner aux Etats-Unis, revoir votre famille, vos amis... Vous allez vivre tout simplement. Alors au lieu de culpabiliser d’être encore en vie, réjouissez-vous en.”
 Il regarda sa montre et s’apprêta à partir de la chambre. Avant de sortir, il se retourna vers Pacey.
“- J’espère que vous profiterez au mieux de votre vie Pacey, et tout ça sera bientôt un lointain souvenir. Et maintenant, reposez-vous.”
 Pacey le regarda sortir de la chambre. Il se sentit soudain très las, extrêmement fatigué. Il ferma les yeux.

 Dans l’hôtel de Doug, 21h15.
 Doug venait d’arriver dans sa chambre. Epuisé, il s’affala sur son lit. Il n’avait pas mis longtemps à gagner son hôtel depuis l’hôpital. Une sensation de chaleur le parcourut en pensant à son frère; il était hors de danger. Plus de soirées entières à la recherche d’informations sur la situation en Irak, plus de mauvaises nouvelles à annoncer, plus de larmes... Il passa ainsi quelques instants, allongé sur son lit à penser à Pacey, puis finalement se leva. Il empoigna son téléphone et composa le numéro de portable de Dawson. Il était 12h15 à Capeside et il n’étais pas sûr que son portable était allumé. La sonnerie se fit entendre. Ouf! pensa Doug.
“- Allô ?” C’était la voix de Dawson et vu le bruit, Doug déduisit qu’il était à la cafétéria.
“- Dawson, c’est Doug. J’ai une très bonne nouvelle: Pacey s’est réveillé!” Doug, qui ne voulait pas attendre plus longtemps, avait tout de suite annoncé la nouvelle à Dawson.
“- Oh mon dieu, c’est génial!! Comment va-t-il ? Quand est-ce qu’on t’a prévenu ? Il rentre quand ?”
 Toutes ces questions firent rire Doug et lui rappelèrent également que Dawson ignorait qu’il était à Bagdad.
“- Une seule question à la fois, s’il te plait, sourit-il. Il va très bien et normalement, il devrait rentrer demain. Et je suis à Bagdad en ce moment, je suis allé le voir à l’hôpital.
- Mais quand es-tu parti ?
- Oh, hier mais le temps d’arriver en plus du décalage horaire... Enfin bon, il va très bien et vous le verrez très bientôt.
- C’est vraiment génial... Il n’est resté dans le coma que deux jours mais...
- Ca t’a paru une éternité, le coupa Doug.
- Oui, mais maintenant, c’est terminé. Il va bien, c’est tout ce qui compte. Ecoute, j’aperçois Joey, je vais le lui dire.
- D’accord. J’appellerai mon père pour lui dire quand on arrivera, je lui dira de te mettre au courant.
- D’accord, merci Doug. Au revoir.”
 Dawson raccrocha et se précipita vers Joey. Au moment où il allait l’aborder, il vit Jen lui parler. Dawson eut un sourire, il était tellement heureux de leur annoncer une si bonne nouvelle.
“- Salut!” Dawson avait le sourire aux lèvres, il était tellement heureux qu’il lui était impossible de ne pas sourire.
“- Dawson qui sourit. C’est la pleine lune ? plaisanta Jen.
- Très drôle, Jen. Figure-toi que si je souris comme ça, c’est que je viens d’apprendre que...
- Non, attends, c’est pas drôle. Laisse-nous deviner.”
 Dawson poussa un soupir, il n’y avait que Jen pour faire ça et Joey, quant à elle, regardait ses amis, amusée. Jen avait l’air de réfléchir intensément sous le regard de Dawson et Joey.
“- Jen, je ne rigole pas. J’ai une très bonne nouvelle...
- Jack n’est plus gay ?!”
 Devant l’air désespéré de Dawson, Joey intervint.
“ - Jen, pour une fois, tais-toi.” Jen, pour seule réponse, la frappa dans les côtes mais ne dit plus rien.
“ - Merci, Joey. Jen, tu vas regretter d’avoir tant parler, commença-t-il en lui faisant un clin d’oeil. Je viens d’avoir Doug au téléphone; Pacey s’est réveillé.”
 Les deux filles firent des gros yeux. Jen, qui semblait sur le point de parler, ouvrit la bouche pour finalement la refermer et Joey prenait peu à peu conscience de la nouvelle.
“ - C’est bête que je n’ai pas ma caméra sur moi parce que vous verriez vos têtes... rigola-t-il. Jen sortit de sa torpeur après cette remarque.
“ - C’est génial! Pacey va revenir! Il faut lui préparer une grande fête! Il revient quand ? Il faut qu’on ait le temps de tout préparer.” Elle sautillait maintenant sur place. Joey, elle, se décida à parler. Un grand sourire s’affichait désormais sur son visage.
“ - C’est génial! Il va revenir...” Elle reprit peu à peu des couleurs. Et, quand est-ce qu’il rentre ?
- Apparemment, demain, répondit-il avec un sourire.
- Ok, alors, il faut aller au supermarché, acheter des boissons, des chips... énuméra Jen. Non, pas des chips, il faut quelque chose de plus fin. Ca vous dit du caviar ? demanda Jen.
- Non, je pensais plutôt à du saumon... répondit Joey en souriant.”
 Dawson n’en revenait pas, Joey entrait dans la combine de Jen, elle ne devait vraiment plus être soi-même. Et oui, en effet, c’était un peu ça. Joey avait envie de crier son bonheur, de le montrer, de rire, de vivre tout simplement. Savoir que Pacey allait revenir le lendemain et qu’il s’en était sorti, représentait comme une délivrance pour elle. C’était le bonheur qui s’annonçait maintenant. Elle avait vraiment l’impression de revivre, d’être délivrée d’un poids. Elle fut sortie de ses pensées par Jen.
“- Alors Dawson, qu’en penses-tu ? Saumon ou caviar ?” Devant l’air sérieux de leur amie, Joey et Dawson éclatèrent de rire et tous les trois mangèrent tout en préparant la fête pour Pacey.

lilounette  (28.05.2006 à 18:03)
Vendredi 1 Octobre à Bagdad, 9 heures.
 Doug était dans l’enceinte de l’hôpital; il venait d’arriver et avait l’intention de parler au médecin de Pacey. En effet, il lui tardait de savoir si son frère pouvait finalement repartir aujourd’hui. Il se dirigea vers l’accueil où une jeune femme était assise. Peu de temps après, le médecin le rejoignit.
“- Bonjour, Doug. Comment allez-vous ?
- Bien, merci.
- Vous avez pu voir Pacey aujourd’hui ?
- Non, en fait, je voulais vous voir avant.”
 Le médecin l’interrogea du regard et l’invita à poursuivre.
“- Je voulais simplement savoir si c’était sûr que Pacey puisse s’en aller aujourd’hui.” Le médecin lui sourit, ayant remarqué l’anxiété de Doug.
“- Doug, ne vous inquiétez pas. Il peut repartir aujourd’hui.” Il marqua un temps d’arrêt. “Par contre, il se sent coupable de la mort d’un ami et de l’état de santé d’un autre ami. Donc, peut-être faudrait-il qu’il en parle à quelqu’un...
- Il ne m’a rien dit...
- Je le lui ai dit juste après votre départ.” Doug hocha la tête, pensif.
“- A quelle heure est votre avion ? reprit le médecin.
- En fait, je n’ai pas encore appelé l’aéroport. Je vais le faire tout de suite.
- D’accord. Prévenez-moi quand vous aurez les horaires du vol que nous puissions nous occuper des formalités.
- Très bien.”
 Le médecin laissa Doug et ce dernier alla se réfugier dans un coin plus tranquille pour téléphoner. Il obtint un vol pour midi, ce qui voulait dire qu’ils arriveraient à 21 heures à l’aéroport de Boston, en comptant le décalage horaire. Il fallait se dépêcher s’ils ne voulaient pas être en retard. Doug informa donc le médecin de l’horaire du vol et après avoir signé une tonne de formulaires, il se rendit dans la chambre de Pacey.
 Celui-ci avait les yeux fermés et semblait dormir. Doug entra sans faire de bruit et entreprit de réveiller son frère.
“- Pacey... Pacey... murmura-t-il en le secouant légèrement.” Celui-ci grogna et finalement, ouvrit les yeux. Il tourna la tête vers lui et lui sourit.
“- Toujours une vraie marmotte à ce que je vois, plaisanta Doug.
- Faut croire... dit-il en se redressant sur son lit.
- Notre avion est à 12h00.
- Et il est quelle heure ?
- 9h15, répondit Doug après avoir regardé sa montre.”
 Les deux frères ne dirent mot pendant quelques secondes et Doug reprit finalement la parole.
“- Pacey, j’ai parlé à ton médecin et il m’a parlé de tes amis... Est-ce que tu tiens le coup ? demanda-t-il avec quelque hésitation.”
 Pacey émit un rictus face aux paroles de son frère.
“- J’y suis bien obligé de toute façon. Doug, je n’ai pas très envie d’en parler. Je vais me lever, m’habiller et ensuite, j’irai dans la chambre de John et je lui dirai au revoir...
- Saches simplement que je suis là si tu veux en parler, dit-il compatissant.
- Je sais... murmura Pacey en souriant faiblement.”
 
 Quinze minutes plus tard, Pacey s’était levé et habillé après avoir pris un petit-déjeuner malgré ses protestations. Il sortit dans le couloir et put voir Doug assis dans la salle d’attente. Il lui sourit et se dirigea vers la chambre de son ami.
 Il pénétra enfin dans la chambre de John et s’assit dans le fauteuil à côté de son lit. John était étendu dans son lit, les bras le long du corps et le visage si... serein. Pacey eut l’impression qu’il le rassurait, qu’il lui assurait que tout irait bien et qu’il n’avait pas à s’en faire. Pourtant, cette sérénité sur son visage fit frissonner Pacey, lui qui avait si souvent lu et entendu que l’on n’était jamais plus serein que lorsque l’on était mort. Il tenta d’arrêter le tremblement de ses mains mais sans succès. Il avait l’impression désagréable que son ami était en train de le quitter, de s’éloigner de lui un peu plus chaque seconde. Pacey tremblait toujours, mais la raison était tout autre: la peur avait fait place à la colère. Il n’y avait donc pas de justice dans ce monde ?! Pourquoi enlever la vie à quelqu’un qui avait consacré la sienne aux autres ? C’était si dur, si injuste...
 Pacey entendit soudain la porte s’ouvrir sur son frère.
“- Pacey, je suis désolé mais il est 9h40; on va devoir y aller...
- D’accord, laisse-moi encore cinq minutes s’il te plait.” Doug hocha la tête et sortit de la pièce.
 Pacey, lui n’en revenait pas. Le temps avait passé si vite ! Il devrait s’en aller dans quelques minutes et ne reverrait sans doute jamais plus son ami. Il le regarda encore comme pour imprégner son visage en lui. Finalement, après avoir serré sa main, il se leva. Et c’est les larmes aux yeux qu’il ouvrit la porte. Il se retourna une dernière fois.
“- Au revoir, John... murmura-t-il”.
 La porte se ferma lentement...

lilounette  (30.05.2006 à 17:24)
 A l’aéroport de Bagdad, 10h30.
 Doug et Pacey arrivèrent enfin à l’aéroport: ils avaient pris plus de temps que prévu, Doug ayant dû réglé sa chambre d’hôtel.
 Ils se présentèrent au comptoir d’enregistrement des bagages et après une queue d’environ 1/2 heure, ils furent enfin débarrassés de leurs valises.
 Doug proposa d’aller boire un café, ce que Pacey accepta. Mais, vu la chaleur qui régnait, ils optèrent plutôt pour une boisson fraîche. Doug régla l’addition et les deux frères se dirigèrent vers le comptoir d’embarquement.
 Pacey n’avait presque pas parlé depuis leur départ de l’hôpital mais Doug, ne voulant pas le brusquer, préférait ne pas lui poser de questions. Après tout, son frère sortait d’une épreuve difficile: il avait perdu un de ses amis et son autre ami, John, était toujours à l’hôpital. Or Doug se souvenait de sa propre expérience. Oh, bien sûr, le contexte était totalement différent mais lui qui était policier, avait aussi perdu quelqu’un de proche lors d’une patrouille. Quand ça s’était produit, il n’avait voulu parler à personne mais s’était rendu compte après que ce n’était pas la solution. Pourtant, lors des premiers jours, il n'avait pu s'empêcher de se remémorer la scène encore et encore et en même temps, il tentait de l’oublier. Ce que Doug savait bien, c’était que lorsqu’on sortait d’une épreuve difficile, on était persuadé qu’il fallait oublier, ne plus en parler et essayer d’enfouir la souffrance au fond de soi-même.
 Mais le temps n’effaçait rien, seul la parole et le soutien des proches nous aidaient. Le temps, lui, était comme une bombe à retardement. Car, lorsqu’une souffrance qu’on a enfui au plus profond de soi, ressort, elle est d’autant plus dure à affronter. Il faut avoir le courage de parler, d’ouvrir son coeur et son âme; et même si l’on est persuadé qu’au lieu de nous aider, ça nous fait du mal: se remémorer la scène, éprouver de nouveau cette douleur, cette peine..., il faut parler, se confier. Les larmes, qu’on croit néfastes, sont en réalité tout le contraire: elles nous libèrent, elles nous aident à sortir cette souffrance qui nous oppresse. Parler nous soulage, et pleurer également... Mais, il faut qu’on s’en rende compte seul, sans que personne nous brusque. Cela peut prendre des semaines, des mois, ou même des années...Pacey devait donc comprendre qu’il ne servait à rien d’essayer d’oublier sa douleur et que seule la parole pouvait aider, pas le temps. Même s’il devait le comprendre seul, Doug était prêt à lui faire ouvrir les yeux si nécessaire. Il savait ce que son frère ressentait et lui-même avait mis des mois à se rendre compte qu’il devait parler. Un ami avait essayé le lui parler, sans le brusquer et Doug y avait réfléchi pour finalement affronter sa douleur et parler à un psychologue. Les premières séances avaient été difficiles et Doug avait voulu abandonner mais finalement, il avait tenu bon et il se rendait compte maintenant que ça lui avait beaucoup de bien.
“- Monsieur... Monsieur.” L’hôtesse sortit Doug de ses pensées. En effet, ils étaient arrivés au comptoir d’embarquement et il avait les billets dans sa main.
“- Oh, excusez-moi, fit-il avec un sourire gêné.” Il lui tendit les billets et les passeports. Après vérification, ils purent s’installer dans l’avion.

lilounette  (03.06.2006 à 12:51)
 Doug et Pacey étaient l’un à côté de l’autre. Pacey était juste à côté de la fenêtre et Doug, du couloir. L’avion allait décoller d’une minute à l’autre. Pacey regardait par le hublot. Il y avait une chaleur écrasante dehors mais heureusement, l’avion avait l’air conditionné. Et voilà, il allait rentrer à Capeside, sa ville natale. Il était heureux à l’idée de retrouver sa famille et ses amis mais il terminait un chapitre de sa vie. Certes, son séjour en Irak avait été dangereux, mais il avait eu l’impression d’être utile; bien sûr, il ne servait que des repas mais il se plaisait à croire qu’il aidait ces personnes et il avait l’impression d’être quelqu’un de bien dès qu’il voyait quelqu’un lui sourire. Et maintenant, non seulement il n’aiderait plus mais en plus, il abandonnait John et toutes les personnes qu’il avait pu croisées pendant son séjour. Certains étaient morts après l’explosion mais d’autres étaient encore là, ils aidaient toujours et Pacey ne faisait pas partie de ceux-là. Lui préférait rentrer chez lui, en sécurité. Il poussa un soupir et ferma les yeux, essayant de dormir et de ce fait, de ne plus penser à rien.
“- Pacey, Pacey... Réveille-toi.” Ce dernier ouvrit les yeux tant bien que mal.
“- Qu’est-ce qui se passe ? On a atterri ?
- Non, pas encore. Ce n’est que le repas, enfin le premier car notre petite ballade va durer 18 heures, plaisanta Doug. Poulet ou poisson ? reprit-il.
- Poulet, répondit Pacey en se redressant sur son siège.”
 L’hôtesse de l’air lui sourit et lui fit parvenir son repas.
“- Désirez-vous une boisson Monsieur ?
- Vous avez du Coca ?
- Bien sûr.”
 Ils mangèrent sans dire mot et après que l’hôtesse eut repris leurs plateaux, Doug dit:
“- Alors, content de retourner à la maison ?
- Je devrais dire oui, n’est-ce pas ?
- Pacey... Arrête. Tu vas retrouver ta famille et tes amis, tu ne vas plus vivre dans la peur, ni aucun de nous d’ailleurs. Tu vas reprendre une vie normale, retourner au lycée...
- Doug, bien sûr que je suis content de retrouver tout le monde mais tu vois, j’ai l’impression d’être lâche.
- Hein ? fit Doug incrédule. Et pourquoi ça ?
- Je vais reprendre ma vie normalement alors que les autres vont continuer à aider. Je sais que j’ai 17 ans, que je devrais être plus réaliste mais je n’arrive pas à enlever cette idée de ma tête, qui me dit que je suis égoïste, que je ne devrais pas laisser John...
- Pacey, je t’arrête tout de suite. Je m’étais promis de ne pas t’en parler avant que tu sois prêt mais il faut que tu saches que tu n’abandonnes pas ton ami, au contraire. Pacey, je te connais, tu vas penser à lui chaque jour, tu vas essayer d’avoir de ses nouvelles, et tu en auras Pacey, crois-moi. Il n’y a pas que la distance qui compte, je sais que c’est facile à dire mais c’est la vérité. Abandonner revient à oublier et je sais que tu ne l’oublieras pas Pacey, parce que tu es comme ça. Tu es fidèle, en amitié comme en amour, tu n’oublies pas la moindre promesse que tu as faite et tu oublies encore moins tes amis. Et... pour la culpabilité que tu éprouves face à la mort de ton ami, je peux simplement te dire que ce n’était pas ta faute.
- Mais s’il avait été à ma place...
- Oui, mais il ne l’était pas. Oui, s’il avait été à ta place, il serait encore en vie mais toi, tu serais mort Pacey. Tu voudrais remplacer une mort par une autre ? Ca ne sert à rien de te torturer, savoir ce qui se serait passé s’il était arrivé telle ou telle chose. Tu ne connais pas la phrase: “On pourrait refaire le monde avec des si” ? Tu n’as pas à te poser cette question, tu dois simplement te souvenir de lui. - Si c’était toi qui étais mort, aurais-tu voulu qu’il culpabilise d’être encore en vie ? Je ne pense pas et ton ami ne le veut pas non plus.
- Mais c’est tellement injuste...
- Je sais Pacey, je sais... Mais ce n’est pas de ta faute, c’est uniquement à cause de cette guerre, pas à cause de toi...- Allez, maintenant repose-toi, reprit-il.”   Pacey lui sourit et ferma les yeux.
“- Merci, Doug, dit-il les yeux fermés.” Doug sourit.
“- Pas de quoi, petit frère. Ah oui, essaie de ne pas ronfler, reprit-il.
- Tu t’es pas entendu.
- Rappelle-moi pourquoi je suis venu te chercher.
- Parce que tu ne peux pas te passer de moi.”
 Doug ferma les yeux après avoir adopté une position plus confortable. Il murmura:
” Content de te revoir, petit frère.”; ce que Pacey entendit.

lilounette  (03.06.2006 à 22:37)
 Capeside, le vendredi 1 Octobre, 14 heures.
 La sonnerie retentit dans le lycée de Capeside. Aussitôt, des centaines d’étudiants se précipitèrent vers la sortie: c’était le week-end. Parmi eux, deux jeunes filles: l’une était brune et l’autre, blonde.
“- Alors, comment ça va ? demanda Jen.
- Par rapport à quoi ?dit Joey en fermant son sac.
- Du fait que Pacey revienne enfin à Capeside.
- Jen, quand cesseras-tu de me poser cette question ?
- Quand tu y répondras, répondit Jen avec un sourire.
- Jen, je t’ai répondu des centaines de fois et ma réponse est toujours la même: c’est génial !
- Ok, je reformule ma question. L’homme dont tu es éperdument amoureuse, en l’occurrence Pacey, est de retour à Capeside après un long mois d’absence pendant lequel tu as pleuré toutes les larmes de ton coeur. Traduction: l’homme de ta vie revenant justement dans ta vie, que vas-tu faire ?
- Jen, je ne veux pas le brusquer. Et puis, il ne faut pas oublier que c’est moi qu’il a fui lorsqu’il est parti en Irak.
- Je t’arrête tout de suite. Il ne t’a pas fui, enfin peut-être un petit peu mais il ne faut pas non plus oublier qu’il t’aime. Et tu l’aimes aussi, non ?
- Oui, c’est vrai, tu as raison,  concéda-t-elle.
- Que veux-tu ? Tu as une meilleure amie très intelligente.
- Et totalement bornée, par moments, sourit Joey.
- Eh ! dit Jen faussement vexée en lui donnant un coup de coude. - Est-ce que tu veux mon avis sur la question ? reprit-elle sérieuse.
- Est-ce que j’ai vraiment le choix ?
- On t’a déjà dit que t’étais sadique ?” Joey rit face à la remarque de son amie.
“- Je te taquinais. Allez, je vous écoute Mlle Lindley.
- Merci. Vous avez assez perdu de temps, vous vous aimez alors pourquoi attendre ?”
 Joey resta silencieuse.
“- Je dois te laisser, ma grand-mère m’attend.
- Ok, à demain, dit Joey en serrant sa meilleure amie dans les bras.
- Oui, pour la fête de Pacey, sourit-elle en partant.”
 Joey se retrouva donc seule. Elle réfléchit aux paroles de Jen. Après tout, elle avait raison, ils avaient déjà perdu trop de temps et lorsqu’elle avait failli le perdre, elle s’était rendue compte que la vie était trop courte. Elle reprit sa marche, pensive.

 Joey pénétra dans la chambre de Dawson, comme à son habitude: par la fenêtre. Son meilleur ami était allongé sur son lit, les bras derrière la tête et les yeux rivés vers le plafond.
- Salut toi ! lança Joey en entrant.
- Joey ! s’exclama-t-il en se levant.
- Alors, dis-moi tout, qu’est-ce qui te tracasse ?”
Dawson fronça les sourcils.
“- Dawson, je te connais depuis quoi ? Quinze ans. Quand tu es dans cette position, c’est que quelque chose te tracasse.”
Dawson s’assit sur son lit.
“- Tu te rends compte que Pacey arrive ce soir, son avion arrive à l’aéroport à 21 heures.”
Joey s’assit à côté de lui.
“- Ca fait drôle, hein ?
- Tu l’as dit, fit Dawson.
- Tu as peur ?
- De quoi ?
- De te retrouver devant lui.
- Oui, un peu, concéda Dawson. Pas toi ?
- Si, mais j’ai eu une discussion avec Jen et elle m’a convaincue de ne plus me poser de questions quant à mon attitude envers lui. Selon elle, il m’aime, je l’aime alors la vie est belle.”
Dawson rit, il reconnaissait bien Jen.
“- Mais, quelque part, elle a raison, reprit Joey. Il revient d’Irak, un pays en guerre, on a failli le perdre alors oublions le passé et profitons de notre ami, acheva-t-elle en souriant.
- Oui, tu as raison. Mais pour toi, ce sera plus qu’un ami...”
 Soudain, Joey prit peur. Dawson serait-il encore jaloux ? Accepterait-il leur relation cette fois si relation il y avait ? Dawson, remarquant le malaise de sa meilleur amie, dit:
“- Ne t’inquiète pas, Joey. Il n’y a pas de problème et puis de toute façon, je n’avais pas et je n’ai toujours pas le droit de dicter votre conduite, de décider pour vous. C’est fini tout ça. J’ai compris qu’il y avait bien plus grave que ça. Maintenant, je vous souhaite tout le bonheur possible et c’est sincère...
- Ca me touche beaucoup. Merci, Dawson, dit-elle émue.
- Ca te dirait de regarder un film ? reprit-il.
- Avec plaisir, répondit-elle avec un sourire.
- Qu’est-ce qui te tenterait ?
- Euh, pourquoi pas ET ?”
 Dawson rit, sa Joey ne changerait jamais...

lilounette  (04.06.2006 à 14:07)
Aéroport de Boston, 20h50.
 Les parents de Pacey pénétrèrent dans l’aéroport. Ils étaient arrivés un peu en avance même s’ils savaient que l’attente des bagages et le passage de la douane prenaient du temps. Ils regardèrent la grille des arrivées et virent que l’avion n’avait pas de retard. En attendant l’arrivée de leurs deux fils, ils s’assirent.
 Dans l’avion.
“- Doug, réveille-toi. On est en train d’atterrir.”
 Doug se redressa sur son siège et regarda par le hublot ; l’avion perdait en effet de l’altitude et ils pouvaient voir la ville de Boston s’étendre à leurs pieds. La ville était comme une lignée de lumières, la nuit étant tombée.
 La voix du commandant se fit entendre:
“ Nous allons atterrir dans l’aéroport de Boston. J’espère que vous avez passé un bon voyage et merci d’avoir choisi American Airlines. A bientôt.”
 Les hôtesses et les stewarts, après avoir vérifié que tous les passagers avaient leur ceinture attachée, allèrent s’asseoir dans leurs sièges respectifs.
 L’avion baissa plus brusquement d’altitude et il y eut quelques secousses. Enfin, l’avion atterrit. Les passagers applaudirent et se hâtèrent d’ôter leur ceinture pour descendre le plus rapidement de l’avion, espérant ainsi éviter la queue.
Pacey et Doug, eux, restèrent assis; il était bien plus pénible d’attendre debout qu’assis.
 Dix minutes plus tard, les deux frères se levèrent et gagnèrent la sortie de l’avion.
 
 Vingt minutes après, ils pénétrèrent dans le hall de l’aéroport. Leurs parents les attendaient. Quand elle vit son fils, la mère de Pacey ne put s’empêcher de pleurer, elle le revoyait enfin... Elle le serra dans ses bras comme pour être sûre qu’il ne partirait plus.
“- Maman, tu m’étouffes... suffoqua Pacey.
- Oh, je suis désolée, fit-elle en s’éloignant de lui.”
 Elle encadra son visage avec ses mains.
“- Tu m’as tellement manquée, reprit-elle.
- Toi aussi, maman, sourit-il.” Pacey étreignit ensuite son père qui avait du mal à retenir ses larmes.
Tous les quatre sortirent de l’aéroport et s’installèrent dans la voiture. Pacey regarda par la fenêtre et vit qu’il commençait à pleuvoir, une chose qu’il n’avait pas vue depuis un mois.

 La voiture s’arrêta devant la maison des Witter. Lorsque Pacey en sortit et qu’il vit sa maison, un sentiment de bien-être le parcourut. Il était de nouveau chez lui. Sa famille l’aida à porter ses bagages et Pacey, après leur avoir dit bonsoir, monta dans sa chambre. Elle était intacte, son lit était fait, les gadgets que l’on a à 17 ans, présents.
 Il s’affala sur son lit et regarda son réveil: il était 22h30. Il se sentit très las soudain. Il ferma les yeux et s’endormit aussitôt.

lilounette  (04.06.2006 à 15:52)
 Samedi 2 Octobre, 9heures.
 Joey se réveilla. Elle avait eu du mal à s’endormir, ayant pensé à Pacey. Elle se leva de son lit et descendit dans la cuisine où sa soeur l’attendait.
“- Alors, bien dormi ? demanda Bessie en buvant une tasse de café.
- Oh, pas vraiment...
- Tiens donc. Je me demande bien pourquoi... dit-elle avec ironie.”
Joey ne dit rien et mangea son petit-déjeuner.
“- Qu’est-ce que tu vas faire aujourd’hui ? Je veux dire, avant la fête.
- Je ne sais pas, me reposer...
- Si j’étais à ta place, j’irais le voir.
- Je sais, j’y ai pensé. Mais peut-être que je devrais attendre la fête. Et avant de me dire que je suis une trouillarde, je préfère attendre ce soir parce que sa famille veut sûrement rester avec lui.
- Tu marques un point, admit Bessie. Mais je suis sûre qu’il serait très content que tu ailles le voir avant, reprit-elle en se levant.
- Peut-être...”
 Joey se leva elle aussi de table et se rendit dans la salle de bains pour prendre une douche. Elle réfléchissait aux paroles de sa soeur. C’est vrai qu’elle ne faisait pas souvent le premier pas et ce jour était peut-être venu.Quand elle sortit de la douche, sa décision était prise: elle irait voir Pacey après le déjeuner.

“- Je peux entrer ?” C’était Bessie. Il était maintenant 12h30; Joey avait passé toute sa matinée à lire, du moins, elle avait essayé.
“- Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle.
- Je viens d’avoir Mme Ryan au téléphone. La fête n’aura pas lieu chez eux finalement, mais chez les Witter.
- Pourquoi ?
- Ils se sont dits que Pacey se douterait de quelque chose si on l’emmenait de force chez les Ryan, sourit-elle.
- Oui, mais si la fête à lieu chez les Witter, ce sera encore moins discret.
- Exact. Et c’est pour ça que, vous les jeunes, vous êtes chargés de passer l’après-midi avec Pacey pour le tenir éloigné de chez lui jusqu’à 17 heures. Tu vois, finalement, tu le verras avant la fête, reprit Bessie l’air satisfait.
- C’est incroyable comme tu ressembles à Jen parfois... dit Joey songeuse.
- Merci, dit-elle avec un sourire.
- Ce n’était pas un compliment.
- Oh ! Jen ne va pas être contente...
- Non, je plaisantais, dit-elle en riant. Vous êtes géniales, toutes les deux.
- Je préfère ça, dit-elle en lui faisant un clin d’oeil. Allez, je te laisse. Jen va arriver d’une minute à l’autre.
- Ok, merci.” Bessie sortit et Joey attendit l’arrivée de son amie.

“- Joey ! Jen est arrivée !” Joey entendit sa soeur qui criait depuis la cuisine. Elles se hâta donc de descendre. Jen et sa soeur étaient en train de discuter.
“- Alors, qu’est-ce que vous complotez, toutes les deux ?
- Rien du tout. Je lui disais juste que tu nous trouvais géniales, répondit Bessie. Et d’ailleurs, quel manque de confiance ! reprit-elle l’air vexé, imitée par Jen.” Joey leva les yeux au ciel et leur sourit.
“- On y va, Jen ?
- Ok. Au revoir, Bessie.”
Les deux adolescentes sortirent.
“- Alors, où le rendez-vous est fixé ?
- Chez Dawson. D’ailleurs, on va être un peu en avance, le rendez-vous est à 13h et il est 12h40.Je vais enfin aller sur la fameuse barque. Attention, je te chronomètre, avertit Jen en prenant le bras de son amie. J’ai tellement hâte de le revoir ! reprit-elle.
- Oui, moi aussi ! fit Joey.
- Alors finalement, qu’est-ce que tu vas faire ? Et ne fais pas semblant de ne pas comprendre, dit-elle en pointant son index vers Joey, ce qui fit rire cette dernière.
- Je vais faire ce que tu m’a conseillée. Mais pour l’instant ma chère, c’est une après-midi entre amis qui est prévue donc...
- Oh, si tu veux, je peux m’arranger pour que vous soyez un peu seuls, la coupa Jen.
- On verra...
- Attends, tu n’as pas dit non. Tu te sens bien ? plaisanta-t-elle en mettant sa main sur le front de Joey.”
Cette dernière, pour toute réponse, lui donna un coup de coude.
“- Moi aussi, je t’aime, dit Jen, ce qui les fit rire toutes les deux.”

 Les deux jeunes filles étaient devant la maison des Leery, Joey légèrement essoufflée.
“- Bah alors ? Je te croyais plus sportive que ça, fit Jen.
- Je te signale que je ramais une barque contenant deux personnes donc autrement dit, c’est comme si je nous portais toutes les deux. D’ailleurs, combien tu pèses ?
- Alors là, tu vas me le payer ! s’écria Jen en s’approchant de Joey.
- Ok, j’ai rien dit ! fit cette dernière en voyant son amie s’approcher.”
Les deux amies se taquinèrent encore un peu puis finalement, entrèrent dans la chambre de Dawson par la fenêtre.
 A l’intérieur, Dawson et Pacey discutaient sur le lit.
“- Pacey ! s’écria Jen.” Mais malheureusement pour elle, Jen tomba par terre lorsqu’elle atteignit la fenêtre de Dawson. Les deux garçons s’esclaffèrent et l’aidèrent ensuite à se relever. Joey apparut à ce moment-là. Pacey et Joey se regardèrent mais Pacey détourna la tête.
“- Alors, Jen ? Pressée de me voir ? plaisanta-t-il en regardant Jen.
- C’est ça, moque-toi. Je te signale que je viens de risquer ma vie pour toi.
- Tiens donc ? fit Pacey en riant.
- Parfaitement, j’ai escaladé l’échelle.
- Tu veux dire l’échelle que Joey emprunte tous les jours depuis 10 ans ? se moqua Dawson gentiment.”
Jen prit son air boudeur et Joey vint à sa rescousse, à sa façon...
“- Je vous signale que c’est tout un art de monter cette échelle, intervint-elle.
- Mais oui, un art que tu possèdes, j’imagine ? lança Pacey.
- Exactement, mon cher.
- Ok, les copains, c’est pas que je m’ennuie mais Pacey est enfin de retour; on pourrait peut-être lui souhaiter la bienvenue.
- Je t’approuve à 100% Jen, dit Pacey.”
Il prit dans ses bras Jen et se dirigea ensuite vers Joey. Ils étaient tous les deux très gênés mais s’étreignirent quand-même.
 La porte s’ouvrit soudain sur Jack et Andie. Cette dernière se précipita sur Pacey et Jack l’étreignit également.
“- Alors, pourquoi vous n’êtes pas passés par la fenêtre ? demanda Pacey en riant.
- Peut-être parce qu’on n’est pas des suicidaires, rigola Jack.
- Vous auriez vu comment Jen est tombée tout à l’heure... reprit Dawson en riant.
- Ok, c’est bon, j’ai compris, fit Jen exaspérée. Alors, qu’est-ce qu’on va faire aujourd’hui ? demanda-t-elle.
- J’ai deux propositions, répondit Dawson. Soit on va au cinéma, soit on regarde un film chez moi.” Les paroles de Dawson furent accueillies par des rires.
“- Tu ne changeras jamais, mon pauvre Dawson, dit Jen.
- Toi, qui es si douée, propose quelque chose, répondit Dawson.
- Alors...
- Et si on laissait Pacey choisir ? la coupa Joey.
- Très bonne idée, approuva Pacey.” Il fit mine de réfléchir intensément et finalement dit:
“- En fait, un cinéma, ça m’ira très bien.” Dawson fit un sourire triomphant et nos six amis partirent en direction du cinéma.

 Ils marchaient dans les rues de Capeside vers le Rialto. Joey, elle, se tenait un peu à l’écart. C’était beaucoup plus dur qu’elle ne l’avait pensé. Elle ressentait tant de gêne devant Pacey qu’elle perdait tous ses moyens, elle n’arrivait pas à être naturelle et à lui parler normalement. Pourquoi tout était si compliqué ?
 Jen, quant à elle, avait pris Pacey un peu à part.
“- Alors, t’es content d’être rentré ?
- Bien sûr !
- Tu as parlé à Joey ? demanda-t-elle l’air innocent.” Pacey rit.
"- Toi non plus, tu n’as pas changé, dit-il en guise de réponse en passant un bras autour des épaules de son amie.
 Dawson, lui, avait rejoint Joey. Cette dernière lui sourit.
“- Alors, de quoi vous avez parlé tout à l‘heure ? demanda-t-elle.
- Je lui ai dit qu’il m’avait beaucoup manqué et que je regrettais mon attitude et lui aussi.
- Alors tout est bien qui finit bien, sourit-elle.
- Oui, ça fait du bien de retrouver son meilleur ami... dit Dawson en souriant à Joey.

 Ils arrivèrent enfin au cinéma et payèrent leurs places ainsi que des pop-corns. Ils pénétrèrent tous dans la salle et Pacey et Joey se retrouvèrent à côté. Pourtant, aucun des deux ne parla; ils firent mine d’être absorbés par le film. Jen lança un regard réprobateur à Joey qui l’ignora.
 A la fin du film, Joey et Jen allèrent aux toilettes.
“- Joey, pourquoi tu n’as rien fait ? C’était le moment idéal: vous étiez assis à côté, dans une salle obscure...
- Avec tous nos amis à côté, continua Joey. Jen, j’aime Pacey mais...
- Il n’y a pas de mais, Joey. Sérieusement, je ne vois pas ce qui vous retient. Dawson s'est rendu compte qu'il avait fait une erreur en te demandant de faire un choix, autrement dit le seul obstacle à votre relation n'existe plus. Alors Joey, dis-moi la vraie raison pour laquelle tu as si peur.
- J’ai peur qu’il me rejette, qu‘il ne m‘aime plus...
- Joey, il t’aime.
- Comment tu peux en être si sûre?
- Tu n’as pas vu le regard qu’il t’a jeté dans la chambre de Dawson. J’ai bien vu comment vous vous regardiez et vous vous aimez. Et puis, je te signale qu’il a risqué son amitié avec Dawson pour être avec toi. Ce n’est pas rien... Va le voir.- Merci, Jen...” Les deux amies se serrèrent dans les bras et rejoignirent le reste du groupe.
“- Ah ! vous voilà. On se demandait ce qu’on allait faire. Il est 15h30.
- En fait, j’aimerais bien aller à la marina, seul... Je sais que ce n’est pas très sympa de vous faire faux bond... dit Pacey.
- Oh, mais non, ne t’inquiète pas, le coupa Jen. Mais...
- Je sais, il ne faut pas que je retourne chez moi, continua-t-il.” Devant le regard de ses amis, il poursuivit en riant:
“- Ma famille n’est vraiment pas douée pour organiser des fêtes surprises.” Les amis rirent et Pacey les quitta pour aller à la marina.

 Il s’assit sur un banc en face de la mer. Il poussa un soupir et se prit la tête dans les mains. Cette après-midi lui avait vraiment fait du bien mais la revoir était trop dur... Il l’aimait toujours autant, peut-être même plus. Mais il avait également peur de souffrir, à nouveau...
 Joey arriva à la marina, elle le cherchait. Soudain, elle le vit, assis sur un banc. Elle prit son courage à deux mains et avança.
“- Bonjour, Pacey, dit-elle.” Pacey releva la tête vers elle.
“- Bonjour, Joey.
- Ecoute, j’ai quelque chose à te dire mais s’il te plait, ne m’interromps pas, dit-elle précipitamment.
- D’accord, dit-il étonné par le ton de Joey.
- Voilà, c’est assez dur à dire mais je vais aller droit au but. Je suis désolée, Pacey. Pour avoir choisi Dawson, pour t’avoir fait souffrir... Mais il faut que tu saches que je n’ai pas choisi Dawson parce que je l’aimais, mais parce que j’avais peur de perdre mon meilleur ami. Mais en faisant ce choix, je t’ai perdu toi, celui que j’aimais... Cet été, tu m’as énormément manquée et j’ai pensé à maintes reprises que je m’étais trompée, que j’aurais dû te choisir toi mais à chaque fois, je chassais cette idée de ma tête. Mais quand j’ai appris que tu étais parti en Irak, j’ai compris que j’avais fait une erreur, j’ai regretté mon choix. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé à quel point je t’aimais... Mais en même temps, j’étais furieuse contre toi, d’être parti, d’avoir fui... Mais maintenant, je ne veux plus me poser de questions, tu es revenu, tu es enfin devant moi et je t’aime Pacey...” Joey avait maintenant des larmes coulant sur ses joues. “J’ai conscience que je t’ai fait du mal et que tu m’en veux, mais la vie est si courte... Alors, si tes sentiments sont les mêmes qu’au début de l’été et que tu penses que tu es prêt à me pardonner, sache que cette fois, je n’aurais plus peur de me sentiments et c’est toi que je choisirais, parce que je t’aime... Mais si tes sentiments ont changé, si tu ne m’aimes plus, je comprendrai, je serai ton amie et rien d’autre. Je respecterai ton choix.”
Il y eut un silence.
” Dis quelque chose, s’il te plait, implora-t-elle. Même si c’est pour me dire que...” Pacey se leva et l’embrassa tendrement.
 “- Est-ce que cette réponse te convient ? dit-il en souriant, les larmes aux yeux.
- Je crois que je pourrais m’en contenter, dit-elle souriant elle aussi.”
Pacey essuya les larmes de Joey et ils s’embrassèrent de nouveau.
“- Je t’aime, Joey, mais tu l’avais sans doute deviné, dit-il avec un sourire.”
 Cette fois, ce fut Joey qui l’embrassa et ils se dirigèrent ensemble vers la maison des Witter où aurait lieu la fête.

                                                  FIN

lilounette  (04.06.2006 à 21:38)

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