Joey est amoureuse d'AJ. Elle va demander à Pacey de faire semblant d'être son petit ami pour le rendre jaloux. Pacey accepte par jeu, mais ça ne sera pas sans conséquence. Pacey et Joey vont finir ensemble
Joey déambulait toute seule dans les couloirs du lycée de Capeside, la tête dans les nuages. Pourquoi sa vie ne pouvait pas être simple pour une fois? Y'en a pour qui tout va bien se dit-elle en pensant à Jen et Dawson. Ces deux là c'était retrouvés peu de temps après le retour de Dawson de Philadelphie. Ça lui avait fait un peu bizarre au début mais finalement elle l'avait bien pris, elle ne savait pas pourquoi mais ça ne l'étonnait même pas. C'était comme si au fond d'elle, elle avait toujours su qu'elle n'avait pas sa place avec Dawson alors que Jen le complétait si bien. Elle était très contente pour eux. Si seulement ça pouvait être aussi simple pour elle.
Ça faisait deux mois qu'elle avait rencontré AJ maintenant, ils avaient bien sympathisé, AJ passait régulièrement la voir sur Capeside pour discuter avec elle, lui partager ses connaissances, il était si intelligent. Elle n'avait pas tardé à en tombée follement amoureuse, il représentait son rêve, le prince charmant… Elle sourit, elle qui d'habitude était si terre à terre, se mettait à croire au prince charmant. Mais même dans ses rêves les plus fous elle n'aurait jamais pensé rencontrer le garçon parfait pour elle. Elle aimait tout chez lui, son physique, sa gentillesse, sa culture… surtout d'ailleurs sa culture, son intelligence… ça là changeait des garçons comme… comme Pacey. Pacey, en pensant à lui elle eut un sourit fugace, heureusement qu'elle l'avait quand même. Depuis la rentrée, ils s'étaient beaucoup rapproché tous les deux, et elle appréciait beaucoup cette nouvelle complicité qui les liait. Elle devait reconnaître qu'il était vraiment un ami dévoué.
Perdue dans ces pensées, elle percuta quelqu'un et se retrouva sur les fesses! Aïe ça ça réveille au moins!
Pacey : Eh ! Potter fait attention ! Si tu veux me sentir contre toi y'a d'autres moyens tu sais ! Dit-il en lui donnant la main pour l'aider à se relever.
Joey : désolée
Pacey là regarda s'éloigné la tête basse! Oulà, elle ne devait vraiment pas bien aller pour ne rien lui avoir rétorqué, il ne pouvait pas la laisser partir comme ça.
Pacey : Et c'est tout ? Pas même un "qu'est-ce que tu peux être lourd Pacey" ou un "mais oui dans tes rêves Pacey" tu m'inquiètes que se passe-t-il?
Malgré son ton amusé et son allure nonchalante, ses yeux témoignaient une inquiétude sincère.
Joey : Rien… Pace justement rien ! Ma vie est… enfin laisse tomber, je dois aller en cours de Maths, tu sais bien que Monsieur Petherson ne tolère aucun retard. D'ailleurs tu ne vas pas dans la bonne direction, notre salle de classe est par là.
Pacey : Pas question Jo, changement de programme, dit-il en passant un bras sur ses épaules pour l'entraîner vers la sortie, aujourd'hui pour toi et moi c'est l'école buissonnière, et il est inutile de me remercier, ajouta-t-il voyant qu'elle voulait protester. J'ai besoin d'un verre et pour toi à voir ta tête ça ne sera pas du luxe non plus. Et même si tu as fais tes exercices de maths, je suis sûr que tu te sentiras soulagé de ne pas avoir à affronter notre cher prof …
Certes, il avait raison elle n'avait aucune envie d'aller en cours, mais ça n'était pas son genre de s'écouter. Et peut-être que ça lui changerait les idées, après tout elle avait toujours aimé les maths. Mais elle connaissait bien Pacey, elle savait que ça ne servirait à rien de protester, quand il avait décidé quelque chose, il ne changeait pas facilement d'avis. Autant se laisser faire pour une fois. Elle se laissa entraîner vers le "Leery's Fresh Fish" et attendit que Pacey leur cherche deux sodas.
Une fois tranquillement installés, Pacey la regarda tendrement attendant qu'elle parle. Joey baissa la tête ne pouvant maintenir son regard, elle avait l'impression désagréable qu'il lisait en elle…
Joey : Tu avais raison, dit-elle essayant de garder contenance, j'en avait bien besoin. Ça va beaucoup mieux, c'est juste que je n'ai pas bien dormi et…
Pacey : Joey…
Joey : Pacey, soupira-t-elle, il est inutile d'en parler, ça ne changera rien d'en parler. De toute façon ça va passé tu me connais je suis Joey Potter je ne me laisserais pas abattre.
Pacey la regarda, quelle piètre menteuse elle faisait… Il était inutile qu'elle tente une carrière dans la politique. Qu'est-ce qui pouvait la rendre si triste, la dernière fois qu'il l'avait vu comme ça c'était lors de sa rupture avec… Dawson ! Se pourrait-il qu'elle l'aime encore … comme il était bête de ne pas s'en être rendu compte, elle avait semblé plutôt bien prendre le fait que Dawson et Jen forment un couple, trop bien peut-être, il ne s'était pas méfié.
Pacey : Je sais exactement ce qui ne va pas, Jo, et crois moi je te comprend. Mais il faut que tu acceptes la situation. Toi aussi tu trouveras quelqu'un qui sera juste fait pour être avec toi. J'en suis sûr.
Joey : Tu ne sais pas du tout de quoi tu parles! Tu ne le connais même pas alors s'il-te plaît tais-toi
Pacey : Je ne le connais pas, t'y vas un peu fort là! Il s'agit quand même de mon meilleur ami, mon frère… c'est Dawson quoi !
Joey relevant vivement la tête : Dawson ? Que viens faire Dawson dans cette histoire ? Oh… tu crois que mon problème à un rapport avec Dawson bien-sûr ! Evidemment dit-elle, en s'enflammant, la petite Joey ne change pas, tout tourne toujours autours de Dawson pour elle, mais est-ce qu'il t'es venu à l'esprit que je voulais vivre ma vie autrement, que j'avais peut-être grandit finalement?
Pacey : T'excites pas Jo, je suis désolé, mais d'habitude quand tu es dans cet état c'est en rapport avec… Enfin, si c'est pas Dawson, pourquoi es-tu si abattue ?
Joey : J'ai rencontré un garçon, sans trop savoir pourquoi, Pacey ressentit comme un malaise, une boule désagréable vint se loger dans son estomac. Il est merveilleux, intelligent, beau, et si gentil, oh Pace il est génial
Pacey: Ben alors où est le problème, si monsieur est si génial ?
Joey : Le problème, le problème c'est qu'il a deux ans de plus que moi et qu'il me voit comme une petite lycéenne bien gentille rien de plus. Et moi j'aimerais tellement qu'il voit en moi une petite amie potentielle tu comprends.
Non il ne comprenait pas ! Qu'est-ce que ce garçon avait donc de si génial pour mettre Joey dans cet état! Elle d'habitude si discrète sur sa vie privée, voilà qu'elle s'emballait en parlant de ce type, et la lueur qu'elle avait dans ses yeux ne lui plaisait pas du tout… Mais après tout, pourquoi il se mettait dans cet état, le malaise inexplicable qu'il ressentait en entendant Joey parler avec tant de passion de ce garçon lui plaisait encore moins! Il était inquiet c'est tout, mais oui après tout il ne connais rien de ce type et en tant qu'ami de Joey il était tout à fait normal qu'il s'inquiète se rassura-t-il ! Elle sursauta, et ses yeux s'illuminèrent que se passait-il encore…
Joey : Le voilà, Pacey c'est lui… non ne te retourne pas, parle moi dit quelque chose s’il te plaît et vite. Dit-elle complètement paniquée
Pacey : Calme toi Joey, là maintenant tout de suite tu me bloque j'arrive pas à dire quoi que ce soit. Alors attends…est-ce que tu as passé une bonne journée ?
Joey : Il vient vers nous Pacey, faisons comme si on l'avait pas vu, fait semblant de rire, en disant cela elle se mit à glousser en donnant une petite tape sur la joue de Pacey. C'est trop drôle Pace, c'est fou cette histoire.
Pacey l'observait amusé! Elle en faisait des tonnes, y'avait absolument rien de naturel! Il n'aurait jamais pensé voir un jour Joey Potter dans cet état… Mais franchement ça valait le coup d'œil! Elle avait l'air d'une petite fille qui avait vu le Père Noël, à la fois contente et effrayée, en un mot survoltée !! Elle était très jolie… ouch il s'égarait là! Il allait enfin connaître ce garçon si génial ! Il lui dit distraitement bonjour, et pendant que Joey l'invitait à s'assoire avec eux, il en profita pour l'observer ! M'ouai, il n'était pas moche, mais il n'était pas à tomber en tout cas ! Et sa façon de s'habiller laissait à désirer, on dirait un vieux garçon… mais fallait reconnaître qu'il avait l'air gentil ! Et sa façon de regarder Joey n'avait pas l'air perverse, ni… désintéressée d'ailleurs… Ce dernier point l'énerva sans trop comprendre pourquoi ! Joey semblait si contente, son cœur se serra, elle avait si peu d'occasion d'être contente… il allait l'aider! Enfin si il pouvait faire quelque chose… on verrait bien. Il tenta de se concentrer sur la conversation.
AJ : …l'aptitude qu'à cet écrivain à transmettre ces émotions si complexes soient-elles me galvanise.
Joey buvait littéralement ses paroles, même si… honnêtement elle ni comprenait pas grand-chose. Elle croisa le regard de Pacey et ils se sourirent… Il pensait la même chose qu'elle, lui non plus ni comprenait rien, pire il s'ennuyait royalement… Il lui fit un clin d'œil et elle pouffa !
AJ : … et toi qu'en penses-tu Joey
Joey : Hein, oh euh et bien je suis plutôt d'accord avec toi. Je vais me chercher un soda je vous en ramène un.
Pacey la regarda partir dépiter. Voilà, qu'il se retrouvait seul avec Monsieur le Cerveau de Harvard !
AJ : Tu connais Joey depuis longtemps ?
Pacey : Nous avons grandit ensemble
AJ : Elle est vraiment sympa, et elle est très jolie ce qui ne gâche rien… toi et Joey vous… vous n'êtes qu'amis ?
Pacey ouvrit de grands yeux ! Est-ce que ce type croyait vraiment qu'il sortait avec Joey ? Il ne peut réprimer un sourire. En tout cas, Joey se trompait, il était clair qu'AG ne la voyait pas seulement comme une petite lycéenne sympa… Il allait le détromper quand, il entendit Joey l'appeler pour qu'il vienne l'aider à porter les boissons. Il se dirigea en riant vert elle.
Pacey : Et Joey devine quoi, ton copain, il pense qu'on sort ensemble. D'ailleurs à ce sujet, je crois que tu te trompes Potter, ça ne semblait pas l'enchanter de penser que toi et moi nous puissions être un couple. Remarque je le comprends, parce que se retrouver en compétition avec un gars comme moi ça peut effectivement donner des complexes…
Joey : Pacey !
Pacey : T'inquiète pas Jo j'allais lui dire que…
Joey le coupant tout exciter : c'est ça ! Oh Pace s'il te plaît dit oui dit-elle en faisant une petite moue suppliante, il faut qu'on fasse semblant d'être un couple.
Pacey : Quoi, t'es complètement folle, non, non, non Potter n'y pense même pas dit-il en voyant Joey se rapprocher charmeuse.
Joey : Pace, susurra-t-elle, je t'en supplie, c'est très important pour moi.
Il déglutit péniblement. Elle mettait le paquet c'était le moins qu'on puisse dire. Il sentait son souffle, son corps le frôler, elle était dangereusement proche de lui… ses résistances tombèrent… Après tout ça ne lui coûtait rien, et jouer le petit ami de Joey ne le dérangeait pas du tout, et même, pensa-t-il en la sentant si proche, ça pourrait avoir certains avantages… Il pourrait s'amuser un peu, il la connaissait assez pour savoir qu'elle n'envisageait pas tout ce qui pouvait en découler…
Pacey : Tu es sur que tu veux jouer à ça, parce qu'un petit ami ça a certains droits, dit-il le visage tout prêt d'elle, le regard malicieux.
Alors que Joey le regardait sans comprendre, il se pencha et délicatement lui frôla les lèvres, des frissons parcoururent son corps, les lèvres de Joey étaient douces et fruités. Trop surprise sans doute, Joey ne le repoussait pas, Pacey s'enhardie et approfondie leur baiser. Tout disparu autours d'eux, il n'y avait que Joey et lui, s'embrassant passionnément. Et, c'était si agréable… Il sentie les mains de Joey dans ses cheveux, il pris son visage en coupe et haletant mis fin au baiser. Que c'était-il passé, il avait juste voulu la taquiner, il ne s'attendait pas à ressentir un tel torrent d'émotions… soudain c'est comme si il revenait à la réalité, il entendait les gens autours d'eux rire, parler, les bruits des verres… tout avait semblé lointain pendant ce cours instant. Il ouvrit les yeux pour apercevoir le regard indigné de Joey… Aïe ça allait barder!
Joey en colère : Mais qu'est-ce qui t'as pris… mais enfin Pacey vraiment, qu'est-ce qui t'as pris… je, je… j'arrive pas à croire que t'ai fait ça…
Pacey avec malice : Voyons Joey tu voulais que je joue le rôle de ton petit ami, non. Je n'ai fait que répondre à ta question ! Donc je suis d'accord. Allez donne moi les boissons je vais les apporter.
Il s'éloigna en riant. Joey écumait de rage! Comment avait-il pu lui faire ça. Elle n'avait rien vu venir, il l’avait complètement prise au dépourvu… C'est pour ça d'ailleurs qu'elle ne l’a pas tout de suite repoussé… Bon d'accord qu'elle ne là pas repoussé du tout. Elle se sentie rougir au souvenir de son abandon total… Bizarrement elle n'aurait jamais pensé que Pacey puisse si bien embrasser…car fallait le reconnaître…, elle se sentait encore toute émoustillée… et troublée, oui troublée parce que l'espace d'un instant elle avait complètement oublié AJ… Elle regarda AJ qui essayait de discuter avec Pacey, est-ce qu'il embrassait aussi bien que lui?? Mais bien sûr se reprit-elle, encore mieux, si un simple baiser avec Pacey pour qui elle ne ressent que de l'amitié la mettait dans cet état, qu'est-ce que ça devait être si un jour elle avait la chance d'embrasser AJ qu'elle aimait. Pour le moment fallait qu'elle reprenne contenance, Pacey avait voulu l'embêter, elle ne lui ferait pas le plaisir d'avoir gagné…. Relevant la tête et respirant un bon coup, elle se remit les cheveux derrière les oreilles et avança vers la table. AJ les avait-il vu s'embrassé???
Jen : S'il te plait Dawson, juste cinq minutes, j'ai vraiment besoin de décompresser après le cours de littérature, c'était la torture.
Dawson : Voyons tu sais bien que je suis pressé, il y a un reportage à la télé sur Spielberg, je ne veux pas le rater. Tu pourras te détendre chez moi, d'ailleurs… je m'y engage, ajouta-t-il en la tirant par la main pour l'attirer à lui. Il l'embrassa sur le bout du nez avec un air charmeur.
Jen : La proposition est alléchante Monsieur Leery. Fait attention je pourrais te prendre au mot chéri. Allez viens tu as réussi, nous irons boire un café une autre fois. Mais je te préviens, si tu restes des heures devant ton Spielberg, je rentre chez moi.
Tout en devisant gaiement, ils continuèrent de marcher. En passant devant le restaurant des parents de Dawson, Jen jeta un regard et s'arrêta net !
Jen : Pince moi Dawson, je rêve! Elle éclata de rire. Ben ça alors, si je m'y attendais, c'est incroyable. Regarde à l'intérieur au comptoir, regarde bien.
Dawson colla son visage à la vitrine et resta pétrifié ! Là devant lui, il voyait la chose la plus incroyable qu'il soit ! Pacey et Joey serrés l'un contre l'autre en pleine séance de bouche à bouche. C'était impossible, ces deux-là ne s'étaient jamais entendu… enfin si, il devait reconnaître que ces derniers temps ils étaient souvent ensemble, mais leurs disputes et leurs joutes verbales n'avaient jamais cessés, alors de les voir ainsi… non ça ne lui plaisait pas! A quoi jouaient-ils tous les deux. Ils allaient se faire du mal, ils étaient beaucoup trop différents ! Est-ce que leur relation durait depuis longtemps ? Pire, avaient-ils toujours éprouvé une attirance l'un pour l'autre. Il soupira, houssa les épaules en secouant la tête et continua son chemin sans un mot.
Jen l'observait! Ce qu'il avait vu l'avait contrarié, ça crevait les yeux. Son cœur se serra et elle ressentie un profond malaise. Il était jaloux ! Bien sûr il s'agissait de Joey, Joey son âme sœur, et quoi qu'elle fasse de toute façon, elle n'arriverait jamais à combler le vide qu'elle avait laisser dans son cœur, pensa-t-elle avec amertume. La réaction de Dawson venait de le lui confirmer. Elle s'était vraiment leurrée!
Jen : S'il te plaît Dawson dit quelque chose!
Dawson : Il n'y a rien à dire Jen… Je viens de voir mon meilleur ami embrasser ma…
Jen : Ta ?
Dawson : Ma meilleure amie ! Que rajouter à ça ! Est-ce que je suis en colère ? Oui je le suis… enfin non, en faite je n'arrive ni à savoir, ni à exprimer ce que je ressens.
Jen : Tu n'y arrive pas ou tu ne veux pas te l'avouer dit-elle en détournant le regard.
Dawson la regarda surpris.
Dawson : Jen voyons, non tu ne comprends pas, il essaya de la prendre dans ses bras, je suis juste perturbé et contrarié car mes deux meilleurs amis que je croyais connaître, ont une… enfin tu vois. Il est clair que c'est n'importe quoi et qu'ils vont se faire du mal
Jen le repoussant : Et pourquoi est-ce que se serait forcément une erreur hein ? Pourquoi ça ne pourrait pas être le grand amour, voyant le visage de Dawson, Oh non quelle horreur, il s'agit de Joey. Et Joey ne peut pas vivre au grande histoire d'amour avec quelqu'un d'autre que toi Dawson, c'est ça.
Dawson : Pacey est un coureur de jupons Jen ! Tu le sais bien, et je suis juste inquiet pour Joey, qu'est-ce qu'il attend d'elle à ton avis hein ?
Jen : Foutaise ! Si tu avais vu Joey embrasser quelqu'un d'autre que Pacey tu aurais réagit de la même manière. Tu ne supportes tout simplement pas de la perdre complètement.
Dawson : C'est faux ! Je t'assure que tu te trompes. Mais Jen, comprends moi… je croyais connaître Joey et maintenant je me rend compte que non. Pacey est tellement différent du…
Jen : de toi
Dawson : non, du type de garçon qui l'intéresse d'habitude. Jen, dit-il en s'arrêtant, regarde-moi. Je t'aime, je t'ai…me. Crois-moi s'il te plaît.
Dawson la pris doucement dans ses bras.
Oui, si il y avait bien une chose dont il était sûr là maintenant, c'était qu'il l'aimait, il aimait Jen Lindley. Mais il ne pouvait s'empêcher de ressentir comme un malaise au souvenir de ce qu'il avait vu. Il décida d'avoir une conversation ave Joey plus tard, mais pour l'instant il fallait qu'il se reprenne, car son attitude était équivoque pour Jen il pouvait la comprendre.
Dawson : Allez vient Jen, n'en parlons plus tu veux. On va passer une bonne soirée en amoureux rien que toi et moi. Je ne te l'avais pas dit, mais mes parents ne sont pas là ce soir, je voulais t'en faire la surprise. On va se faire livrer des pizzas et se faire un bon petit plateau télé.
Jen d'une petite voix : Tu oublies Spielberg!
Dawson : Pas du tout ma puce, mais tu es bien plus importante. Donc, pour ce soir c'est toi qui choisi le programme, on regardera ce que tu veux. Puis il ajouta l'air de rien, bien sûr si toi tu veux regarder le reportage sur Spielberg, je ne pourrais que m'incliner!
Jen sourit. Il ne perdait pas le nord celui-là.
Après tout, sa réaction était compréhensive, il était clair que si deux personnes n'avait rien en commun c'était Joey et Pacey. Elle soupira, il allait y avoir du changement, mais le changement avait du bon parfois. Elle regarda Dawson… oui parfois ça valais le coup. Ils se remirent en route serrés l'un contre l'autre. Arrivés chez Dawson ils commandèrent des pizzas et regardèrent… le reportage sur Spielberg lovés l'un contre l'autre.
Pendant ce temps, Joey était au supplice, quelle idée elle avait eu ! Elle n'aurait jamais due demander à Pacey de l'aider. Depuis qu'elle était revenue à table avec AJ et lui, il n'arrêtait pas, il la collait, lui prenait la main, il faisait tout pour la mettre mal à l'aise et le pire c'était le plaisir évident qu'il prenait en agissant ainsi. Et tous les petits mots doux qu'il déballait sans pudeur à chaque fin de phrase, "mon cœur", "ma puce",… Rrrrrh elle allait le tuer. Et le pire dans tout ça c'était qu'AJ ne semblait absolument pas jaloux, non on aurait même dit qu'il était amusé. Tout ça n'avait servit à rien, il était clair à présent qu'elle ne représentait rien pour lui. Elle n'avait qu'une envie c'était de disparaître. Elle se leva pour aller aux toilettes. Lorsqu'elle revint, Pacey et AJ étaient en pleine discussion.
Pacey : Ah Jo, j'étais en train de raconter à AJ comment nous sommes sortie ensemble. Il n'en revient pas, hein gars, tu ne pensais pas que notre petite Potter pouvait faire ce genre de choses…
AJ avec ironie : Et bien Joey, tu t'es levées devant tout le monde pour embrasser Pacey alors qu'il sortait avec…
Pacey : Christie Livingstone la fille la plus populaire du lycée.
AJ : oui merci, Christie Livingstone. Et bien dis donc je n'aurais jamais pensé ça. Je t'imaginais timide et réservée. Comme quoi tu restes un mystère pour moi.
Joey pâlit! Qu'est-ce que c'était encore que cette histoire. Décidément c'était un véritable cauchemar. Pacey la faisait passer pour une dévergondée, et en profitait en plus pour se faire mousser en prétendant être sortie avec Christie Livingstone, quel gamin ! Quand se décidera-t-il enfin à grandir? Voilà qu'AJ la regardait avec cet air bizarre maintenant ! Manquait plus que ça.
Pacey : ….ma puce ouh ouh je t'ai replongé dans nos souvenirs hein, c'est vrai que ça fait du bien.
Joey lui lança un regard glacial, auquel il répondit par un regard plein de malice qui disait "tu l'as bien cherché !" Si elle restait encore une minute de plus à cette table elle risquait de le blessé tellement elle était en rage, elle mourrait d'envie de faire mourir ce sourire vainqueur qu'il affichait en continu !
Joey : Bon je vais devoir y aller, Bessie m'attend pour m'occuper d'Alexander, je lui ai promis de ne pas rentrer tard. J'ai été vraiment très contente de te revoir AJ, tu passes quand tu veux au B&B tu le sais. Je vous souhaite une bonne soirée à tous les deux, profitez-en bien, en passant prêt de Pacey elle murmura, ça pourrait bien être la dernière !
Sephy (02.04.2006 à 13:40)
Joey avait passé un très mauvais week-end. Sa sœur avait dû rejoindre Bodie à Providence d'urgence, et voilà qu'elle avait dû garder Alexander. Certes elle aimait de tout son cœur son neveu, mais il n'avait rien de reposant. Entre son travail à la marina et ses cours elle était déjà assez fatiguée comme ça. Mais on aurait dit que Bessie ne voyait rien, pensa-t-elle tristement. En plus elle avait eut une dissertation à faire pour aujourd'hui, du coup elle ne s'y était attelée que très tard dans la nuit et elle n'était pas très contente d'elle, enfin on verrait bien. De toute façon, ça faisait plusieurs nuits qu'elle n'arrivait pas à dormir correctement. Elle ne faisait que penser à AJ, ce qui était plutôt agréable. Elle avait été bien contente qu'il l'appelle la veille, même si elle n'avait pas pu lui parler bien longtemps à cause d'Alexander qui hurlait pour avoir son biberon, ça lui avait fait du bien. Et ce qu'il y avait de mieux c'est qu'il l'avait invité à passer le week-end prochain chez lui à Boston, et lorsqu'elle lui avait tristement avoué ne pas pouvoir se payer le trajet, il lui avait dit d'un ton sans réplique qu'il lui envoyait le billet par courrier. Elle avait essayé de protester mais il avait affirmé avoir les moyens et qu'elle ne devait pas s'inquiéter. Il lui avait même proposé d'emmener Pacey, sur quoi elle s'était empressée de lui dire que c'était vraiment dommage mais que Pacey travaillait justement ce week-end. Pacey… il ne perdait rien pour attendre d'ailleurs…
Jen : Joey Potter, exactement celle que je cherchais!
Joey : Ah Jen je suis contente de te voir, je n'ai pas pu passer ce week-end, figure toi que…
Jen : Je vois très bien ce qui a du te retenir va, et ne t'inquiète pas je peu comprendre, ajouta-t-elle avec malice.
Joey : C'est vrai que ça devient une habitude maintenant, c'est presque tous les week-ends la même chose. Je suis littéralement épuisée, c'est qu'il n'est pas de tout repos, il n'en a jamais assez… Et ce week-end il était particulièrement déchaîné, d'ailleurs la nuit de samedi à dimanche il ne voulait être que dans mes bras!
Jen ouvrant de grand yeux : Parce que vous dormez ensemble ? Et comment ça c'est presque tous les week-end comme ça ? Mais ça fait combien de temps que ça dure votre histoire, s'enflammant, d'ailleurs je croyais qu'on était amie alors pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ? Hein pourquoi.
Joey amusée et intriguée à la fois : Et bien oui Jen, il m'arrive de dormir avec lui, c'est normal il n'aime pas être seul dans sa chambre.
Jen ironiquement : Tu m'étonnes!
Joey de plus en plus intriguée : … et donc je disais qu'il n'aime pas être seul, de toute façon il a peur du noir.
Jen pouffa de rire! Alors là c'était le comble! Joey la regarda dubitative, qu'est-ce que Jen avait donc bu au petit déjeuner, certainement pas un café, ça c'était sûr. Elle agissait vraiment bizarrement aujourd'hui.
Jen essayant de reprendre son sérieux : En tout cas Joey tu m'épates, je n'aurais jamais pensé ça de toi. Mais bon, il n'empêche que je t'en veux à mort.
Joey : Mais enfin Jen, je ne te comprend pas! C'était pas une partie de plaisir crois moi j'aurais préférée, et de loin, venir chez toi tu t'en doutes. Tu aurais peut-être voulu que je l'emmène avec moi, ou alors que je t'invite à nous rejoindre pour jouer avec nous ? Tu aurais vite perdu patience crois moi.
Jen choquée : Joey arrête! Je ne rigole plus. Qu'avez-vous fait de ma meilleure amie ! Tu te rends compte de ce que tu dis, c'est écoeurant !
Joey la regarda avec insistance.
Joey : Jen, de quoi tu parles ! Explique-moi ce qu'il y a de si étonnant à ce que je dorme avec lui, en quoi le fait que je t'invite à jouer avec nous soit si écoeurant, et qu'est-ce qu'il y a de si risible au fait qu'il ait peur du noir. Alexander a 4 ans Jen, 4 ans tu 'avais pas peur du noir à cet âge ?
Jen : Alex… tu veux dire que tu parles d'Alexander depuis tout à l'heure ?
Joey : Mais bien sûr, tu croyais que je parlais de qui ?
Jen éclata de rire ! Elle n'arrivait plus à se calmer, les larmes coulaient le long de ces joues, et le visage perdu de Joey n'arrangeait rien. Quel quiproquo ! C'est qu'elle avait failli avoir peur. C'était tellement peu commun d'entendre Joey Potter parler aussi naturellement de ces choses. Franchement elle était carrément soulagée de constater que tout ça n'était qu'un malentendu, elle retrouvait enfin son amie.
Joey agacée : Tu m'expliques maintenant !
Jen : Je croyais que tu parlais de Pacey bien sûr, dit-elle essayant de reprendre son souffle.
Joey se figea, de Pacey ! Que venait faire Pacey dans l'histoire! Oh… mais quelle horreur, qu'avait-elle due penser!
Joey : Que viens faire Pacey dans tout ça Jen ! Je ne comprends pas du tout, qu'est-ce qui a pu te faire penser que je parlais de lui ?
Jen : Allons Joey, tu n'en as pas une toute petite idée??? Devant son air ahuri, elle lâcha sa bombe triomphante ! On sait tout ! Dawson et moi, nous vous avons vu vendredi soir au comptoir du Leery's, ça te rappelle quelque chose je suppose… D'ailleurs heureusement qu'on a fini par vous voir, parce que je ne sais pas quand on l'aurait su… ajouta-t-elle d'un air de reproche.
Joey resta stupéfaite ! Mince manquait plus que ça. Il fallait qu'à ce moment précis Jen et Dawson passent par là. Dawson ! Qu'avait-il dû penser… la réponse était évidente… Repensant à sa discussion avec Jen elle rougit jusqu'aux oreilles… quelle horreur ! Elle comprenait sa réaction.
Jen : Oh, tu peux baisser la tête oui ! Tu comptais m'en parler au moins ou tu estimais que ça n'avait pas d'importance, que ce n'était pas mes affaires hein ? Je croyais que nous étions amies Joey.
Joey : Jen, Jen, Jen, calme-toi. Je vais tout t'expliquer, il s'agit d'un affreux malentendu je t'assure.
Jen : Pourquoi tu vas me dire que tu l'aidais à respirer peut-être, dit-elle en mettant ses mains sur ses hanches.
Joey gênée : Non bien sûr! Mais écoute… voilà, tu te souviens de AJ, n'est-ce pas ?
Jen : AJ le gars que tu as rencontré à Boston, oui je me souviens que tu m'en ais vaguement parlé. Mais qu'est-ce qu’il viens faire là !
Joey : Je l'aime… bien, Jen ouvrit de grands yeux elle ne comprenait plus rien, mais lui ne voit rien, il ne s'intéresse pas à moi… en tout cas pas de cette manière. Vendredi il est rentré au Leery's alors que j'y étais avec Pacey. Et… enfin pour faire court, Pacey a eu l'impression qu'il pensait que nous étions ensemble et que ça semblait lui déplaire. Alors j'ai eu la superbe idée de demander à Pacey de jouer mon petit ami, pour le rendre jaloux.
Jen sceptique : ça n'avait pas l'air d'être un jeu, même de loin on ne pouvait pas se tromper, ça n'avait rien à voir avec le baiser du cinéma des années 50 !
Joey : Oui alors ça il faut en remercier M. Witter, dit-elle en s'enflammant pour masquer son trouble, d'ailleurs dès que je le trouve je me charge de le faire à ma manière ! C'était une grave erreur de lui demander ça, j'aurais dû me douter qu'il m'en ferait voir! Mais je t'assure qu'il m'a prise par surprise.
Jen : A quoi tu t'attendais hein Joey, dit-elle en souriant, tu le connais quand même, tu sais très bien que son plus grand plaisir est de te titiller et là franchement, tu lui as donné une superbe occasion.
Elles continuèrent de marcher ensemble, quand elles arrivèrent aux abords du lycée, elles aperçurent Dawson assit sur un banc.
Jen : Ah voilà, Dawson, tu viens on va le rejoindre.
Oh non ! Après ce qu'il avait vu et les conclusions qu'il avait dû en tirer, elle n'avait aucune envie d'aller le voir maintenant. Elle ne pourrait pas affronter son regard. De toute façon, il fallait qu'elle trouve Pacey.
Joey : Non vas-y toi, mais j'ai des livres à récupérer dans mon casier et un jeune garçon à tuer !
Jen la regarda s'éloigner en riant. Pauvre Pacey elle n'aimerait vraiment pas être à sa place. Mais de toute façon il l'avait cherché, il connaissait bien Joey et savait pertinemment qu'elle réagirait mal. A croire que c'était ce qu'il voulait justement, car il s'arrêtait rarement de l'embêter avant qu'elle ne soit vraiment hors d'elle! Et le pire dans tout ça c'est qu'elle était sûre qu'ils s'appréciaient mutuellement. On dirait que c'était un jeu pour tous les deux. Un peu comme des aimants, attirés l'un par l'autre mais se repoussant sans cesse. Elle secoua la tête, elle ne les comprendrait jamais. Elle se dirigea vers Dawson, au moins avec lui, les choses étaient simples. Elle l'aimait, il l'aimait et voilà. Elle espérait de tout son cœur que les choses allaient rester comme elles étaient, au fond d'elle elle avait toujours cette crainte… Cette crainte atroce qu'il se rende compte qu'il aimait toujours Joey et qu'il la quitte. Elle secoua la tête, elle n'avait aucune envie de se gâcher la journée avec ce genre d'idée maintenant. Dawson l'aperçu et son visage s'éclaira ! Il se leva et vint à sa rencontre. Ce qu'il était beau….
Jen : Bonjour, dit-elle joyeusement en l'embrassant, tu es bien matinale aujourd'hui.
Dawson : Oui, je me suis réveillé avec une folle envie de voir ma petite amie. Mais quand je me suis rendu chez elle, elle était déjà partie. Donc, je suis venu au lycée aussi vite que j'ai pu et maintenant je l'attends. Tu ne l'aurais pas vu par hasard ?
Jen : Si et justement je venais d'annoncer une mauvaise nouvelle, elle est partie avec Matt Damon, désolée !
Dawson feignant d'être triste : Oh mince, je devais m'y attendre de toute façon. Mais heureusement, tu es là !
Jen : hmmmm oui, je veux bien jouer le bouche trou en attendant.
Ils se regardèrent et éclatèrent de rire.
Dawson : Allez vient là ! Il l'attira à lui et l'embrassa en murmurant, j'avais tellement envie de te serrer contre moi.
Ils restèrent ainsi quelques instants avant de se remettre à marcher.
Dawson : T'es prête pour l'examen ?
Jen : Oh non Dawson ! J'étais de très bonne humeur et tu viens de tout gâcher !
Il lui prit la main et la fit tourner sur elle-même en riant ! Ils avancèrent sans se presser en se tenant par la taille. Un peu plus loin, ils aperçurent Pacey qui ouvrait la porte et disparaissait dans les couloirs du lycée. Le visage de Dawson s'assombrit. Jen en aurait pleurée, ainsi il y pensait encore! C'était peut-être même pour ça qu'il était venu si tôt ce matin, pour avoir une explication avec Joey ou Pacey, pensa-t-elle brusquement. Elle se dégagea et lui dit un brin agacé.
Jen : Inutile de faire cette tête Dawson ! Il ne se passe absolument rien entre Pacey et Joey, Dawson la regarda sans comprendre, et oui Joey a demandé à Pacey de faire semblant d'être son petit ami pour rendre jaloux un garçon qui l'intéresse ! C'est tout! Et tu connais Pacey, il a sauté sur l'occasion pour jouer un tour à Joey, et il l’a embrassé et on est arrivé à ce moment là… mais tout ça c'était qu'un jeu, une mise en scène. Tu es soulagé !
Dawson : Voyons Jen, ce n'est pas ce que tu crois, mais oui je suis soulagé.
Jen : Et qu'est-ce que je crois ?
Dawson : Tu crois que je suis jaloux et que je ne supporte pas l'idée que Joey puisse rencontrer quelqu'un !
Jen : Parce ce n'est pas ça peut-être! Excuse-moi Dawson, mais ta réaction n'est pas faite pour me rassurer ! Tu agis exactement comme si c'était le cas ! Tu tires une tête de deux pieds de long en les apercevant s'embrasser, et deux jours après tu vois Pacey et tu le regardes comme si il t'avait pris ta moitié… alors essaye un peu de comprendre mon attitude. Faudrait savoir ce que tu veux.
Dawson : Tu as raison, j'aurais dû essayer de t'expliquer ce que je ressentais au lieu de me taire et te laisser imaginer le pire scénario. Je t'avoue que j'ai été contrarié par ce que j'ai vu c'est vrai, et ce week-end j'ai longuement réfléchie et j'en ai conclu que ce n'était pas de la jalousie mais de l'inquiétude. Car même si nous ne sommes plus ensemble, Joey reste ma meilleure amie et je me sens responsable envers elle. Et tu connais Pacey, il ne lui ferait jamais de mal intentionnellement mais il lui en ferait forcément, je le connais assez pour savoir que Pacey ne se contente jamais d'une seule fille.
Jen : Vu comme ça je peux comprendre. Mais Joey est une grande fille Dawson, tu ne pourras pas toujours la préserver de tout. Et tu dois la laisser vivre ses propres expériences, même si elle doit en souffrir. Les souffrances, les erreurs, c'est ce qui nous fait grandir ! Et puis franchement, tu connais notre petite Joey, elle est plutôt du genre raisonnable… quand elle n'a pas bu ajouta-t-elle malicieusement.
Dawson : Mlle Lindley, la sagesse incarnée ! Encore une fois tu as raison et je ne peux que m'incliner. Comment fais-tu pour avoir toujours le mot de la fin ?
Jen : C'est dans mes gènes ! Je sais que ça doit être frustrant d'avoir une petite amie qui a toujours raison, mais ne t'inquiète pas… tu t'y feras !
Dawson : Oh mais je m'y suis déjà fait ! D'ailleurs je n'aimerais pas que tu sois différente, je suis si content de t'avoir dans ma vie, alors reste telle que tu es.
Ils s'embrassèrent passionnément. Jen se sentait si bien, elle oublia tous ses doutes, ses angoisses pour se concentrer sur le moment présent. Et là tout de suite, elle n'avait aucune raison de douter de l'amour que Dawson lui portait. La sonnerie la fit revenir à la réalité.
Jen : Vite Dawson, nous allons être en retard. N'oublie pas que nous avons un examen très important qui nous attend, dit-elle avec un clin d'œil.
Dawson : Quel romantisme, je t'ouvre mon cœur, je te fais une super déclaration, et toi tu ne penses qu'à l'examen.
Jen rigola et le tira par la main en lui lançant un regard malicieux. Il la suivit en soupirant !!!
Joey avait regardé partout, et toujours pas de Pacey ! Il devait sûrement se cacher, et il avait bien raison ! Elle lui en voulait vraiment, il avait profité qu'elle soit vulnérable pour la ridiculiser, l'humilier… rien que d'y repenser elle en avait les poils qui s'hérissaient. Finalement, elle se dirigea vers son casier afin de récupérer ses livres, de toute façon elle le trouverait et il ne perdait rien pour attendre. Elle était en train de fermer son casier lorsque quelqu'un l'enlaça fermement par derrière et l'embrassa dans le cou. D'un mouvement vif elle se dégagea et se retourna pour se retrouver face à un Pacey tout sourire ! Alors là, c'était vraiment la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Elle le saisit par le col de sa chemise et le plaqua contre le casier avec force. Loin de se laisser démonter, Pacey la regardait d'un air mutin avec un petit sourire en coin.
Pacey : Eh Potter, il va vraiment falloir qu'on parle, je t'assure qu'il y a d'autres moyens pour garder un homme. Quoi que tu en penses les hommes n'aiment pas que les tigresses, ils aiment aussi les gentilles filles qui accueillent tendrement leur petit ami avec un doux baiser…dit-il en descendant son regard sur ces lèvres.
Joey le repoussa violemment sur le casier. Non mais quel culot voilà qu'au lieu d'avoir la tête basse il continuait à se jouer d'elle !
Joey : Un conseil, la ferme Witter ! Lui cracha-t-elle au visage, parce que je t'assure qu'il ne manque vraiment pas grand-chose pour que je te torture avant de t'achever. Et arrête de me regarder comme ça, la plaisanterie est finie je ne joue plus ! J'ai passé tout le week-end à te maudire en pensant à ce que tu as osé me faire ! Comment as-tu pu me faire ça.
Pacey feignant l'indignation : Rendez service à vos amis et voilà comment ils vous remercies, c'est quand même dingue ça !
Joey : Non mais tu rigoles, tu ne m'as rendu aucun service tu as juste pris ton pied à m'humilier. Que tu te moques de moi en privé ou devant Dawson et Jen passe encore, mais que tu ais osé me rabaisser, me ridiculiser, me… me... devant AJ c'est vraiment écoeurant et méchant.
Pacey : Euh… Joey corrige moi si je me trompe, mais tu m'avais bien demandé de jouer le rôle de ton petit ami non ?
Joey : Inutile de faire l'innocent Pacey, tu vois très bien de quoi je parles !
Pacey imperturbable : Réponds ! M'avais-tu demandé oui ou non de jouer le rôle de ton petit ami !
Joey perdit un peu de son assurance, et Pacey en profita pour s'avancer vers elle. Il la regardait avec insistance attendant sa réponse.
Joey : Oui… oui c'est vrai je te l'ai demandé, mais ça ne t'excuse en rien. Tu étais juste sensé faire… Enfin tu n'avais pas à agir comme tu l'as fait, dit-elle en le repoussant vers le casier, tu m'as embrassé !
Pacey : Comme l'aurait fait n'importe quel petit ami.
Joey : Tu me collais
Pacey : Oui
Joey : Tu m'as pris la main
Pacey : Oui
Joey : Tu m'appelais par plein de petits noms tous plus ridicules les uns que les autres.
Pacey : Toujours oui
Joey : Tu m'as humilié en me faisant passer pour une dévergondé. Et cette histoire avec Christie Livingstone, non mais franchement, Rrrrh quand j'y repense je pourrais t'étrangler sur place.
Pacey : Tu n'as pas aimé mon histoire ? Bon j'avoue que là j'ai un tout petit peu exagéré, mais tu ne peux pas m'en vouloir pour ça, c'est le rêve de tout homme que deux belles femmes (et là je souligne pour ma défense que je te fais un compliment) se battent pour lui. Alors je me suis lâché, j'ai pensé que comme je te rendais service tu ne m’en voudrais pas de ce petit écart de conduite. Moi je pense que tu es jalouse c'est tout, alors qu'il n'y a pas de quoi puisque j'ai quitté Christie pour toi souviens-toi !
Joey tapa avec violence sur le casier, elle ressentie une vive douleur dans la main, ce qui redoubla sa colère.
Joey : Pacey je ne plaisante pas !
Bien Joey pensa-t-elle, elle n'avait rien trouvé de plus intelligent à dire qu'un "Pacey je ne plaisante pas", c'était sûr qu'il allait être traumatisé maintenant. Voilà qu'il avait réussi à inverser les rôles et avait prit l'avantage sur elle.
Pacey : Bon on a bien rigolé, dit-il en se dégageant, maintenant tu vas m'expliquer ce que j'ai fait de mal dans tout ce que tu m'as énuméré.
Joey : Mais…
Pacey : Je n'ai fait que jouer le rôle que tu m'as demandé ! Je sais que tu n'as pas beaucoup d'expérience Potter, mais je t'assure que le jour où tu auras un petit ami, si tu refuses qu'il t'embrasse, qu'il te donne des petits noms ridicules ou qu'il te prend la main, il va vraiment se tirer en quatrième vitesse.
Joey : Tu n'es pas véritablement mon petit ami Pacey et il y avait certaines limites à ne pas franchir.
Pacey : Tu voulais que ce soit crédible ou pas !
Joey mal à l'aise : Ben oui
Pacey : je suis curieux de savoir ce que j'étais sensé faire pour lui faire comprendre que j'étais ton petit ami ?
Joey : ….
Pacey : Bien ! Alors maintenant, explique moi ce que j'ai fait de mal, dit-il triomphant.
Joey : RRrrr tu m'énerves voilà ! Tu as raison, tu n'as rien fait de mal tout est ma faute, je n'aurais jamais dû te demander ça ! De toute façon ça n'a servit à rien, donc à l'avenir je me passerais de tes services.
Sans un regard de plus, elle s'éloigna hautaine ! Pacey la suivit amusé. Il était plutôt fière de lui sur ce coup là !
Pacey : Ne dit pas ça trop vite Potter, tu pourrais le regretter. Ton boy-scout reviendra sûrement sur Capeside un jour ou l'autre et il risque de ne pas comprendre la situation, voir même d’être effrayé par ton côté instable. Toi qui t'es battue pour avoir un homme tu le jettes sans regret du jour au lendemain, …. Oh pas très rassurant comme relation ça !
Joey : Au revoir Pacey !
Pacey : Eh Joey au faite …
Joey : Quoi encore ! dit-elle en se retournant vers lui agacée.
Pacey : J'ai adoré notre petit instant d'intimité vendredi et je voulais que tu saches que tu embrasses très bien…. pour une débutante.
Joey lui jeta un regard noir, puis se détourna et continua son chemin. Avant de rentrer dans sa salle de classe, elle se retourna et le regarda.
Joey : Je te déteste Pacey lui lança-t-elle froidement.
Pacey, qui la suivait joyeusement se figea !
Ouf ! Cette journée était enfin finie! Elle avait été longue et épuisante, la vie était parfois mal faite. Ce n'était pas quand on était jeune et plein de vie qu'on devait passer 8 heures par jour sur une chaise à écouter un prof parler… Quelle perte de temps, c'est quand on était jeune au contraire qu'il fallait profiter de la vie, faire des choses folles… Mais à quoi bon polémiquer, personne ne voulait jamais l'écouter ! Tout le monde pensait qu'il était fainéant, un peu bétat, mais lui savait bien qu'il avait raison et que son raisonnement avait une certaine logique. Quoi qu'en pense les gens comme Joey, il était sur qu'un jour il aurait droit à son heure de gloire ! Joey ! En pensant à elle il perdit son sourire. Toute la journée il avait éprouvé un certain malaise au souvenir de son altercation avec elle, "je te déteste Pacey" qu'elle lui avait dit, ça l'avait foudroyé sur place et une douleur lui avait vrillé le cœur ! Certes, ce n'était pas la première fois qu'il se disputait avec elle, d'ailleurs à bien y réfléchir ils avaient leurs disputes quotidiennes, ils aimaient se lancer des vacheries, se moquer l'un de l'autre mais à chaque fois c'était à prendre au second degrés et ils ne c'étaient jamais dit des choses vraiment blessantes ils gardaient une certaine limite dans leur propos. Mais là ! Elle avait exagérée, le mot "détester" était tellement fort, et la façon dont elle l'avait dit… elle l'avait fixé froidement pour la asséner le coup de grâce. Est-ce qu'elle le pensait vraiment ? A cette pensé, Pacey s'arrêta net ! Non ! Mais non, ils étaient amis tous les deux… Peut-être qu'il avait été trop loin finalement, il l'avait vraiment blessé… Il repris sa route, mais dans une autre direction cette fois, il fallait qu'il aille la voire, qu'il s'excuse, et s’il lui avait réellement fait mal…. "Crétin" pensa-t-il, il ne pourrait pas supporter qu'elle lui en veuille ou pire qu'elle ne lui pardonne jamais… Il arriva à la porte du B&B et respira profondément, ça n'allait pas être de la tarte ! Il frappa trois coups fermes! Bessie ouvrit la porte.
Bessie : Ah bonjour Pacey, comment tu vas ?
Pacey : Bien merci
Bessie : Tu viens voir Joey, entre, elle est dans sa chambre, mais bon courage parce qu'elle n'était pas de très bonne humeur en rentrant du lycée tout à l'heure.
"Tu m'étonnes !" pensa-t-il !
Il se dirigea vers sa chambre et frappa un coup discret.
Joey : Ouai, je vais bien Bessie c'est bon.
Pacey : Bessie n'en est pas si sûr ! dit-il en rentrant
Joey était allongée sur son lit, elle se leva d'un bond et se précipita sur Pacey pour le pousser à l'extérieur.
Joey : Va-t-en Pacey, sors de chez moi je ne suis vraiment pas d'humeur à te parler.
Elle essayait en vain de le faire sortir de sa chambre, mais Pacey ne bronchait pas, finalement il l’attrapa par les épaules pour la forcer à se calmer, elle le bombarda de petits coups de poings pour le forcer à la lâcher, il resserra son étreinte et la plaqua au mur !
Pacey : Joey, Joey arrête, calme toi, je ne suis pas venu pour t'embêter, je veux juste te parler.
Voyant qu'elle ne se calmait pas, il la plaqua davantage contre le mur et se rapprocha d'elle afin de restreindre son espace libre. Ils étaient corps à corps, le visage de Pacey n'était qu'à quelques millimètres de celui de Joey. Soudain conscient de leur proximité, il fut troublé et son regard descendit brièvement sur ses lèvres.
Joey : N'y pense même pas Witter !
Pacey se reprenant : Tu veux bien m'écouter quelques instants s'il te plaît, je suis venu pour m'excuser!
Instantanément Joey se calma, Pacey s'excuser, ça serait bien une première. Elle plongea son regard dans le sien, et fut touchée, il la regardait suppliant. Il relâcha un peu son étreinte sans pour autant la libérer, elle devrait écouter ce qu'il avait à dire.
Pacey : Je suis désolé, sincèrement Jo ! Je n'avais pas compris à quel point c'était important pour toi, et j'ai juste voulu te taquiner. Tu me connais, c'est moi Pacey, je ne suis pas content si je ne fait pas au moins une boulette par jour. Mais là, je reconnais que j'ai dépassé les bornes, malheureusement je ne peux pas revenir en arrière, tout ce que je peux faire c'est te demander pardon, lâcha-t-il d'une traite.
Joey se radoucit, elle voyait pour la première fois une nouvelle facette de Pacey Witter, et il était très touchant ainsi. Il avait perdu son petit air fanfaron et attendait anxieux sa réaction. Il était si mignon ainsi. Elle remarqua soudain à quel point ils étaient proches l'un de l'autre, elle pouvait sentir son odeur, et il sentait bon, le souffle chaud de Pacey lui caressait le visage, elle rougit… et sentit une boule se former au creux de son estomac… Elle se sentait bizarre d'un coup, d'ailleurs elle n'était pas la seule, Pacey avait un drôle de regard. L'atmosphère se fit pesante, plus personne ne parlait. Ils se regardaient fixement, Pacey descendit doucement sur ses lèvres, Joey paniqua son cœur battait la chamade, il fallait qu'elle mette de la distance entre eux très vite… Mais elle n'arrivait pas à faire un geste. Soudain, elle entendit un coup à la porte, instinctivement Pacey fit un bon en arrière, Bessie rentra dans la chambre.
Bessie : Je t'emmène une part de gâteau au chocolat Pacey je sais que tu aimes ça.
Pacey essayait de reprendre contenance, tout en évitant de croiser le regard de Joey il prit l'assiette que lui tendait Bessie et la remercia. Lorsqu'ils se retrouvèrent seul, aucun des deux n'osaient se regarder ou se parler. Ils croisèrent leur regard et se sourirent.
Pacey : Enfin, voilà tout ça pour te dire que je regrette, dit-il avec légèreté pour essayer de détendre l'ambiance.
Joey : C'est pas grave Pace, tu me connais j'en ai fait tout un drame et les mots ont dépassés ma pensé. Je ne te déteste pas tant que ça en faite, dit-elle avec un clin d'œil.
Pacey : Tu m'en vois rassuré Potter, parce que j'étais déjà à la recherche de ma prochaine victime… mais j'avoue que tu es la seule que j'aime rendre verte de rage ! Faut dire que c'est tellement facile…
Joey : Faite attention M. Witter parce que moi aussi je peux jouer à ce petit jeu et vous poussez à bout… Alors si vous me cherchez vous allez me trouver !
Pacey rigola, ouf!!! Tout était comme avant, elle ne lui en voulait plus. Il n'aurait pas supporté de la perdre. C'est qu'il c'était beaucoup attaché à cette petite peste…
Pacey : J'ai une super idée, je te kidnappe samedi toute la journée, il est temps que je sorte le "True Love" maintenant, et comme tu m'as aidé à le retaper on pourrait se faire une petite virée, tu verras ça sera génial on s'amusera bien. Et ça ne te fera pas de mal de sortir un peu, de faire autre chose qu'étudier, garder Alexander ou travailler à la marina…
Joey : C'est une bonne idée et ça me plairait beaucoup, mais… ce samedi ce n'est pas possible. Figure toi qu'AJ m'a invité à passé le week-end chez lui à Boston dit-elle toute contente.
Pacey : Quoi ! Et tu vas y aller ?
Joey : Bien sûr dit-elle comme si c'était une évidence.
Pacey : Tu devrais faire attention Jo, on ne sait pas grand-chose de ce type et le fait qu'il t'invite alors qu'il sait que tu as un petit ami est très éloquent je trouve, ça nous prouve que c'est pas un gars bien.
Joey malicieuse : Où as-tu appris le mot "éloquent" Pacey ???
Pacey : Il m'arrive de lire…. le magazine télé parfois ! Mais ne change pas de sujet Potter je suis très sérieux !
Joey : C'est très gentil de t'inquiéter pour moi, mais je t'assure qu'il n'y a aucune raison pour ça. AJ est vraiment un garçon bien, il n'en existe pas beaucoup des comme lui tu sais. Et puis figure toi qu'il m'a même proposé de venir avec mon petit ami, ce à quoi je….
Pacey : Mais fallait le dire tout de suite, je crois que je vais finir par bien l'aimer ce type finalement. Ça va être génial, je ne suis jamais allé à Boston et j'ai entendu dire qu'ils avaient une super attraction "le Big Splash" un minibus à mi-chemin entre une jeep et un canard et…
Joey : … ce à quoi je lui ai répondu que tu ne pourrais malheureusement pas venir car tu travaillais tout le week-end…
Pacey : Quoi, mais pourquoi Joey, je meure d'envie d'y aller, ne me fait pas ça… Je me suis excusé, et c'est promis je serais un gentil petit ami bien sage, correct et tout le tralala… Tu ne le regretteras pas. S'il te plaît appelle-le pour lui dire que finalement j'ai pu me libérer hein s'il te plaît…
Joey : Pacey, soupira-t-elle, je suis désolée mais je ne veux pas que tu viennes. C'est une occasion unique pour moi de me retrouver seul avec lui, tu peux comprend ça n'est-ce-pas. Tu iras une autre fois à Boston, tiens, je t'accompagnerais même si tu veux d'accord.
Pacey : Joey sérieusement tu ne peux pas y aller toute seule, ce type a deux ans de plus que toi, à ton avis qu'est-ce qui va se passer si vous vous retrouvez seuls hein ?! Alors que si je viens, je me ferais discret, et puis tu oublies que tu veux qu'il soit jaloux donc ma présence est indispensable…
Joey : Tu sais bien que non. Il croit que j'ai un petit ami et ça suffit, il n'a plus besoin de nous voir ensemble.
Pacey : Joey…
Joey : Je suis désolée je t'assure mais je ne changerais pas d'avis alors n'insiste pas. J'allais commencer mes devoirs quand tu es arrivé alors on se revoit demain au lycée d'accord… dit-elle pour mettre fin à la discussion.
Pacey sortie contrarié. Il n'appréciait vraiment pas de se faire éjecter d'une telle expédition et il appréciait encore moins le fait que Joey se retrouve seul avec ce type. Elle était vraiment inconsciente, il savait très bien ce qu'avait un garçon de 19 ans dans la tête, même s'il n'en avait que 17… les pensées étaient les mêmes, peut-être même pires. Joey allait se retrouver seule dans son appart, à des centaines de kilomètres de chez elle…. Il pouvait lui arriver n'importe quoi. Rien que d'y penser il frissonna. Et Dawson qui lui avait demandé de veiller sur elle… Non ! Ça décision était prise et tant pis s’il devait à nouveau subir les foudres de la petite Potter. Parce qu'il était sûr que cette fois elle ne lui pardonnerait pas aussi facilement qu'aujourd'hui…. Il avait pensé en rentrant dans la chambre et en voyant sa réaction que c'était peine perdue, mais finalement ça c'était plutôt bien passé, même très bien… D'ailleurs que c'était-il vraiment passé… il n'aurait pas su l'expliquer mais en la sentant contre lui, il avait un peu perdu la tête, fallait bien se l'avouer… Et Joey l'avait regardé avec un drôle de regard, il aurait parié que si Bessie n'était pas rentrée à ce moment elle l'aurait laissé l'embrasser…. Il ne le saurait jamais pensa-t-il frustré ! Depuis qu'il l'avait embrassé au restaurant vendredi, il ne cessait d'y penser… faut dire que la petite Potter savait y faire….
Pacey : Oh là ! Pacey revient sur terre, il s'agit de Joey, Joey Potter…. Voilà ce que c'est d'être un jeune garçon de 17 ans avec ses hormones en folies…..
Maintenant, fallait qu'il trouve le moyen d'aller à Boston… D'après Joey, le boy-scout avait dit qu'il pouvait venir… Donc il lui suffisait de téléphoner à AJ et de lui dire que finalement il avait réussi à se libérer et qu'il voulait faire la surprise à Joey de se joindre à eux pour le week-end… Il essaya de se souvenir de son nom de famille… Il l'avait dit lorsqu'il c'était présenté vendredi… AJ, AJ,… AJ Larson ! Génial ! Il arriva chez lui, appela les renseignements qui le mirent en relation directement avec AJ.
AJ : Allo
Pacey : Salut AJ, c'est Pacey …
Un quart d'heure plus tard il raccrochait avec un sourire radieux !
Pacey : Alors Mlle Potter, on va avoir une belle surprise samedi !
Sephy (02.04.2006 à 14:29)
Dawson rentrait chez lui, heureux, on était enfin vendredi ! La semaine était passée vite, mais avait été épuisante et il avait bien besoin d'un bon week-end pour recharger ces batteries. D'ailleurs ce week-end semblait prometteur… ça faisait 5 mois aujourd'hui qu'il était avec Jen et il leur avait prévu une jolie petite soirée romantique. Ces parents n'étaient pas là, ils ne rentraient que lundi ce qui l'arrangeait bien. Jen, leur relation devenait de plus en plus sérieuse maintenant et il espérait que peut-être… ce soir serait le grand soir et que leur relation allait évoluer. Ça faisait longtemps qu'ils en parlaient mais il ne c'était encore rien passé. Il ne comprenait pas trop bien pourquoi d'ailleurs, ça n'était pas la première fois pour Jen… loin de la pensa-t-il avec une petite grimace, alors pourquoi agissait-elle comme ça. Chaque fois qu'il commençait à en parler, elle lui déclarait ne rien vouloir précipiter et changeait de sujet, si il insistait elle se fâchait et finissait pas partir ! Il soupira, qu'est-ce qu'il n'allait pas chez lui ? Il se sentait frustré de savoir que des garçons avaient couché avec Jen sans amour, alors que lui qui l'aimait comme un fou… Enfin, peut-être que ça allait changer, il l'espérait de tout cœur. Avec Jen, il vivait une relation merveilleuse, il se sentait pleinement épanoui, elle le faisait bouger, évoluer tous les jours d'avantage. Tout à l'opposé de ce qu'il avait vécu avec Joey pensa-t-il tristement, avec Joey ils s'empêchaient tous les deux d'avancer, de vivre et ils finissaient toujours par ce faire du mal. Depuis qu'ils étaient redevenus juste amis, les choses allaient beaucoup mieux, heureusement. Ils n'étaient tout simplement pas fait l'un pour l'autre. Il ne l'avait pas beaucoup vu cette semaine, il avait même eu l'impression qu'elle l'évitait. Mais la vielle elle était passé le voir comme si de rien n'était, ils avaient discuté de choses et d'autres, comme au bon vieux temps. Elle ne lui avait pas parlé de ce garçon qu'elle aimait bien, ni du petit jeu qu'elle avait jouée avec Pacey pour le rendre jaloux, et il n'avait posé aucune question. Après tout, les choses étaient mieux ainsi… Il rentra dans sa chambre et sourit en voyant Pacey allongé sur son lit en train de regarder "E.T." !
Pacey : Ah Dawson tu tombes bien ! Je m'ennuyais mortellement, explique-moi ce que toi et Potter pouvez trouver à ce film, il est nul ! Les effets spéciaux sont ratés, et l'histoire ne tiens absolument pas debout.
Dawson : Evidemment que tu n'aimes pas ce film Pace, il n'y a pas de jolies starlettes à fortes poitrines, ni Stevens Segal, rétorqua-t-il avec ironie. Alors comment tu vas, je ne t'ai pas beaucoup vu cette semaine, pourtant nous avions des cours en commun… tu étais malade je suppose !
Pacey : Euh… non même pas, rétorqua-t-il avec nonchalance, mais j'avais quelques petites finitions à faire sur mon bateau. Et puis tu sais me lever pour écouter les profs nous apprenant toujours et toujours les mêmes choses, ça ne m'enchantait pas ! En plus le temps était magnifique, ça n'était vraiment pas un temps à aller s'enfermer dans une salle de classe.
Dawson : Tu m'épateras toujours ! Une nouvelle lubie pour la rénovation d'un bateau, un rayon de soleil et Monsieur décide de ne pas aller en cours…
Pacey : Eh ne me juge pas ! Je suis comme ça tu le sais bien, j'aime pas me prendre la tête.
Dawson : Je ne te juge pas, au contraire, à bien des égards je t'envie même, j'aimerais être comme toi, avoir ta nonchalance, ta façon de croquer la vie… Moi je me traîne une personnalité trop rigide, mais c'est la fatalité.
Pacey : Ne soit pas si fataliste, tout change, il suffit de se laisser faire, je connais une jeune fille qui ne demande qu'à te dévergonder un peu, crois-moi… dit-il avec un clin d'œil significatif.
Dawson : Oui ben n'en soit pas si sûr…
Pacey surpris : Pourquoi quelque chose ne va pas entre vous ? Je croyais que vous viviez la relation parfaite tous les deux.
Dawson : Mais elle l'est, le seul problème c'est que… oh laisse tomber tu n'es pas venu pour t'entendre me plaindre, surtout qu'il n'y a vraiment pas de raison.
Pacey : Dawson ! Je suis ton meilleur ami alors vas-y accouche !
Dawson : Nous, nous n'avons toujours pas…. Enfin tu vois.
Pacey : Quoi, dit-il en ouvrant de grands yeux, mais comment ça se fait ? Tu ne te sentais pas prêt, tu avais peur ? Si c'est ça tu aurais dû venir m'en parler Dawson je me serais fait un plaisir de te partager mes humbles conseils…
Dawson : Sois un peu sérieux tu veux ! Tu n'y es pas du tout, ce n'est pas moi qui bloque, c'est Jen !
Pacey : Jen ! Qu'est-ce que tu me chante là, c'est impossible. Jen t'aime et elle sort avec toi depuis 5 mois, sois 4 mois et demi de plus que ces précédentes relations, si quelqu'un doit être prête c'est bien elle.
Dawson : Tu comprends maintenant pourquoi je suis inquiet. Nous savons tous les deux que Jen est plutôt expérimentée, même si j'essaye de ne pas y penser, alors pourquoi à ton avis ne veut-elle rien faire avec moi ? C'est que forcément le problème vient de moi, peut-être que je ne l'attire pas physiquement. Qu'est-ce que tu en penses ?
Pacey : J'en pense que ce n'est pas avec moi que tu devrais avoir ce genre de conversation, mais avec elle. Il n'y a qu'elle qui peut t'expliquer ce qui ne va pas.
Dawson : Oui, mais dès que je commence à aborder le sujet, elle devient évasive, distante et finie par se fâcher si j'insiste. Alors comment veux-tu qu'on puisse avoir une discussion. Qu'est-ce que tu ferais à ma place toi ?
Pacey : Oh là, Jen est ta petite amie, c'est à toi de savoir comment lui parler. Mais ne vient pas sur le sujet brusquement, met la en confiance et surtout ne fait pas le mâle avide de sexe parce que là tu peux être sur qu'elle va partir en courant.
Dawson : On parle de moi Pacey, pas de toi, dit-il en souriant.
Pacey : Ah oui c'est vrai tu as raison, excuse-moi !
Ils se regardèrent et éclatèrent de rire, tels deux enfants. Même s’ils ne se voyaient plus très souvent en ce moment, leur complicité était toujours aussi vive.
Dawson : Alors dit-moi, qu'est-ce qui amènes le play-boy de Capeside dans mon humble demeure ?
Pacey : Oh rien de spécial, j'avais juste envie de te voir c'est tout et…. Je n'ai pas un aussi bon matériel hi fi chez moi alors tu comprends !
Dawson : Je m'en doutais, mais tu as raison c'est vrai qu'en ce moment on ne se voit plus et ça me manque. C'est de ma faute, tout le temps que j'ai de libre je le passe avec Jen et j'en oublie mon meilleur ami.
Pacey : Oh ne t'en fait pas c'est normal, et puis je ne suis pas seul tu sais j'ai d'autres amis à Capeside…
Dawson : Oui bien sûr, l'équipe des Cherleeders entre autre !
Pacey : Entre autre oui !
Dawson : Dis donc, ton bateau il tient la mer ?
Pacey : euh oui, dit-il un peu surpris par le brusque changement de conversation, enfin je pense je n'ai pas encore testé.
Dawson : Et bien voilà, demain toi et moi on part à l'aube, on emmène nos cannes à pêches et on va pêcher au large toute la journée. Ça va être super qu'est-ce que tu en penses ?
Pacey : Hein, hein Dawson demain c'est impossible, je ne suis pas là du week-end.
Dawson : Ah bon ! Je croyais que tu étais déjà sortie avec toutes les cherleeders. Et comment elle s'appelle celle-là ?
Pacey : Joey Potter !
Dawson : Quoi, dit-il vivement, alors que son regard devenait plus dur!
Pacey : Du calme Dawson ! C'est pas ce que tu crois, mais ta réaction est plutôt déconcertante. Dis-moi si je me trompe, mais j'ai l'impression que ça te déplairait qu'il se passe quelque chose entre Joey et moi !
Dawson : C'est le cas ?
Pacey : Non, mais même si ça l'était je ne vois pas où serait le problème, vous n'êtes plus ensemble et tu sors avec une jeune fille merveilleuse.
Dawson : Joey n'est pas une fille comme les autres, elle est ma meilleure amie et je ne veux pas que tu lui fasse du mal joli cœur c'est tout. Maintenant explique-moi, qu'est-ce que tu vas faire avec Joey tout un week-end ?
Pacey : Je l'accompagne à Boston voir AJ, voyant l'air étonné de Dawson, oui je sais elle ne t'a pas dit que je venais avec, mais c'est parce qu'elle ne le sais pas encore. Figure toi qu'elle avait décidé d'y aller seule. Seule chez un garçon de 19 ans dont on ne sait rien, et dans son appart en plus tu te rends compte ! Donc, j'ai décidé d'y aller avec, oh je sais bien qu'elle ne va pas être contente mais elle devra faire avec.
Dawson ne disait rien ! Il n'était pas du tout au courant de ce week-end, forcément vu que Joey ne lui avait absolument pas parlé d'AJ. Il ressentit un malaise, pourquoi ? Il ne comprenait vraiment pas les réactions qu'il avait en ce moment, il se sentait au clair avec ces sentiments pourtant. Il décida de ne pas trop y réfléchir, ça passerait. En tout cas Pacey avait entièrement raison, elle était inconsciente, heureusement que son meilleur ami veillait sur elle. Il était d'ailleurs le seul à pouvoir le faire, pour la simple et bonne raison qu'il était le seul à ne pas craindre les foudres de Joey ! Cette pensé le fit sourire, il était même intimement persuadé qu'il aimait ça.
Dawson : Il va te falloir beaucoup de courage Pace, à mon avis elle va beaucoup t'en vouloir. Mais tu as entièrement raison, elle ne peut pas y aller seule et je suis vraiment rassuré que tu l'accompagnes.
Pacey : Oh j'ai l'habitude, et puis je m'ennuierais si de temps en temps je ne la poussais pas à bout, tu me connais, dit-il désinvolte .D'ailleurs j'ai vraiment hâte de voir la tête qu'elle va faire quand elle va me voir…
Dawson : Tu es incorrigible. De toute façon je suis sûr qu'avec le recul elle sera contente de t'avoir à ces côtés, même si elle ne l'avouera jamais. Et à ce propos Pacey, je crois que le moment est venu de te remercier.
Pacey : Me remercier ! Mais de quoi ?
Dawson : Je t'avais demandé de veiller sur Joey et à partir de ce jour tu l'as toujours fait. J'avoue que je n'en attendais pas tant. Parce que finalement je suis persuadé que tu t'es attaché à elle et que vous êtes devenu de véritables amis… Hein avoue!
Pacey : Oh n'exagérons pas… Bon d'accord, c'est vrai qu'elle est attachante comme fille, très très pénible mais attachante. En tout cas, tu n'as pas à me remercier Dawson, c'est moi qui devrait te remercier au contraire, avant que tu me demandes de veiller sur elle, je n'avais jamais pris la peine d'apprendre à la connaître et depuis que je la connais je me dit que j'étais vraiment très bête. Maintenant sur ces bonnes paroles je vais te laisser car j'ai une valise à préparer moi, manquerais plus que je loupe le train….
Dawson : Au revoir Pace et passe un bon week-end. Je penserais à toi…
Pacey rigola et se dirigea vers la porte. Avant de sortir il se retourna vers Dawson.
Pacey : Eh, ce que j'ai dit sur Joey ça reste entre nous bien sûr, je ne voudrais pas que la petite peste jubile en apprenant que je l'aime bien. De toute façon si tu lui dis quelque chose je nierais toujours l'avoir dit.
Dawson, levant les yeux au ciel : Au revoir Pacey !
Pacey sortie sous le regard attendrie de Dawson. Ce Pacey ! Qu'est-ce qu'il ferait sans lui, il en avait vraiment besoin dans sa vie, lui seul arrivait à tout dédramatiser, à lui faire oublier ses ennuis avec Jen, il était son meilleur ami tout simplement. Il aimait beaucoup son côté insouciant, et il devait s'avouer que ces derniers temps il avait changé. Son regard paraissait plus sérieux, on aurait dit qu'il avait acquis une certaine maturité. Pas trop quand même, pensa-t-il, il n'avait pas très envie que Pacey change, il aimait bien son ami ainsi.
Joey : Jen, Jen attends moi !
Jen se retourna pour apercevoir une Joey complètement essoufflée qui arrivait en courant vers elle.
Joey : Jen… Jen… dit-elle en essayant de reprendre sa respiration
Jen taquine : Oui… oui…
Joey : Jen… j'ai besoin… de toi ! Tu sais que je vais chez AJ ce week-end n'est-ce pas ?
Jen : Oh que oui je le sais, tu m'en as parlé tous les jours de cette semaine, si ce n'est pas plusieurs fois par jour d'ailleurs!
Joey rougissante : C'est que je suis si contente! Mais j'ai un gros problème vois-tu, AJ m'a dit que dimanche soir nous assisterons à une soirée habillée, une sorte de bal je pense, et c'est là que tu interviens ma Jen, parce que je n'ai rien à me mettre. Et toi tu as plutôt bon goût !
Jen : Merci pour le "plutôt bon goût" dit-elle ironique.
Joey : Bon, tu as très bon goût c'est vrai. Tu t'habilles très bien, mais surtout tu viens de New York, donc tu sais comment les gens s'habillent dans les grandes villes. Et puis, dit-elle en la regardant suppliante, j'ai besoin de ma meilleure amie ce soir parce que je suis survoltée, angoissée… et ta présence m'est indispensable.
Jen : Il n'y a aucun problème Joey, tu sais très bien que je suis là pour toi. Elle la prit par le bras et elles commencèrent à marcher vers les magasins. Mais il ne faut pas que tu t'angoisses comme ça.
Joey : Comment veux-tu que je ne m'angoisse pas ! Il est tellement différent de Dawson et Pacey, les deux seuls garçons que je connais, alors je ne sais absolument pas comment faire quand je suis avec lui. Je suis une véritable empotée. J'aimerais tellement lui plaire et …
Jen : Voyons Joey, tu dois juste rester toi-même, comme tu le fais avec nous.
Joey : Mais il est tellement intelligent
Jen : Merci pour nous ! Et s’il est tellement intelligent, il verra tout de suite que même si tu n'es pas à Harvard, tu es une fille qui en a là dedans, et s’il ne le voit pas c'est qu'il est bête ! Maintenant, dis-moi un peu quel genre de robe tu veux… sexy je suppose!
Joey : Jen !
Elles s'éloignèrent bras dessus, bras dessous, en riant.
Jen marchait d'un bon pas, elle était très en retard. Faut dire qu'elle n'avait pas prévu de mettre autant de temps à faire les boutiques. Elle ne put s'empêcher de sourire en repensant à Joey, elle avait bien cru qu'elle allait la rendre folle. Dès qu'elles étaient rentrées dans le magasin Jen avait compris qu'elle n'était pas sortie de l'auberge… Joey était affolée, et toutes les robes qu'elle lui présentait n'étaient pas assez bien, trop courte, trop longue, trop sexy, trop austère, enfin bref la galère … Elle voulait "la robe" lui disait-elle, elle en avait de bonnes elle, parce que ça n'avait vraiment pas été facile. Enfin… c'était fait maintenant pensa-t-elle soulagée, et elle ne s'appelait plus Jen Lindley si Joey ne faisait pas tourner la tête d'AJ à cette fameuse soirée, car elles avaient vraiment eu la main heureuse, la robe était magnifique, mi-longue à fines bretelles d'une jolie couleur pourpre. Lorsqu'elle était sortie de la cabine, elles s'étaient regardées et avaient tout de suite compris : elles l'avaient enfin trouvée.
Elle grimpa à l'échelle menant à la chambre de Dawson et pénétra à l'intérieur. Elle se figea ! Elle avait dû confondre la maison des milles et une nuits avec celle de Dawson. Des bougies posées un peu partout illuminaient la pièce, une douce musique en bruit de font, tout indiquait que Dawson espérait beaucoup de cette soirée… Elle frissonna, oh non ça recommençait, elle n'arrivait pas à comprendre l'angoisse qui l'étreignait à chaque fois qu'elle s'imaginait devoir faire l'amour avec lui. Pourquoi mince alors ! Elle en mourrait d'envie, elle l'aimait comme une folle mais à chaque fois elle bloquait ! Elle n'arrivait pas à savoir la raison ou peut-être avait-elle tout simplement peu de se l'avouer… Elle faillit pivoter sur elle-même et prendre ces jambes à son cou le plus vite possible, mais Dawson arriva dans la chambre avant qu'elle n'ai pu faire un seul geste.
Dawson : Ah Jen, tu es là, j'ai bien cru que tu avais oublié notre petite soirée. J'étais à deux doigts d'aller te chercher chez Grams, ajouta-t-il en plaisantant, mais ne reste donc pas planté là, assieds-toi met toi à l'aise (il en avait de bonnes lui), je vais chercher les pizzas, tu dois avoir faim (euh non, elle avait perdu l'appétit), moi je meures de faim (ça elle avait cru le remarquer pensa-t-elle amèrement).
Dawson descendit chercher les pizzas. Il était tellement content, il c'était réjoui toute la semaine pour cette soirée en amoureux et il devait reconnaître qu'il avait mis les petits plats dans les grands ! Il avait tout fait pour que cette soirée soit magique… et d'après la réaction de Jen, elle ne s'y attendait pas. Heureusement, comme ça l'effet de surprise restait intact…. Elle avait dû être très touché par son geste car elle était même restée silencieuse… ce qui ne lui ressemblait pas, se dit-il en souriant! Il était plutôt fier de lui. Il prit les pizzas, les mis sur un plateau, avec une jolie rose et une bonne bouteille de cidre… il savait qu'elle aimait beaucoup ça. Il remonta joyeusement dans sa chambre. Lorsqu'il rentra, il fut quand même un peu surpris de voir que Jen n'avait pas bougée. Elle semblait perdue dans ses pensées. Il posa le plateau sur le lit et lui tendit l'assiette, voyant qu'elle ne la prenait pas, il leva les yeux vers elle. Jen le fixait d'un regard froid.
Dawson : Qu'est-ce qui se passe ça ne te plaît pas ?
Jen : Là n'est pas la question, je n'aurais jamais pensé que tu étais ce genre de gars.
Dawson : Ce genre de gars ! Je ne comprends pas…
Jen : Si tu as très bien compris. Les bougies, la musique, le repas, toute cette mise en scène est un message des plus clair : tu veux coucher avec moi ! D'ailleurs pourquoi te gêner n'est-ce pas, Jen est une dévergondée, elle a déjà pratiqué…Mais tu oublies une chose Dawson, c'est que mon vécu m'empêche de retomber dans ce genre de piège. Crois-moi ce genre de scénario je connais !
Dawson : Oh là, non tu n'y est pas du tout, je ne sais pas ce que tu vas imaginé, mais je n'ai rien à voir avec les gars que tu as déjà fréquenté, je voulais juste te faire plaisir.
Jen : Donc tu veux dire que tu n'as pas d'arrière pensé, tu n'espérais pas qu'on couche ensemble ce soir en préparant tout ça ?
Dawson : Ecoute Jen, je serais un menteur en prétendant ne pas vouloir faire l'amour avec toi. Mais je ne vois vraiment pas où est le mal. Par contre, cette mise en scène, comme tu dis, n'était absolument pas un piège. Et je suis vraiment déçu que tu penses ça de moi. Et encore plus déçu que tu ne te souvienne pas de ce que cette soirée est sensé représenter pour nous.
Jen : Je ne vois pas de quoi tu parles…
Dawson tristement : C'est ce que je vois oui ! Aujourd'hui ça fait 5 mois que nous sommes ensemble.
Jen baissa la tête, oh non quelle honte, quelle horreur, elle c'était complètement fourvoyée… Elle se leva et s'approcha de la fenêtre, rêvant d'être à cent mille lieux d'ici. Dawson s'approcha d'elle et la força à se retourner et l'attira à lui.
Dawson : Mais ce n'est pas la seule raison qui m'a poussé à organiser cette soirée, je l'ai organisé pour voir tes yeux briller, ton sourire, pour te montrer à quel point je t'aime.
Là ce fut trop, elle éclata en pleure et se réfugia dans ces bras. Elle était tellement désolée, elle avait un petit ami merveilleux qu'elle ne méritait pas. Il la serra tendrement contre lui, sans parler attendant qu'elle se calme. Peu à peu Jen cessa de pleurer et le regarda tendrement. Doucement, elle descendit sur ces lèvres et ils se regardèrent tendrement et commencèrent à s'embrasser. Bientôt à la tendresse succéda la passion et ils s'allongèrent sur le lit. Jen se mit sur Dawson et se mit à l'embrasser dans le cou, elle descendit peu à peu vers son torse en lui déboutonnant un à un ses boutons de chemise. N'y tenant plus, Dawson la renversa et plongea ses yeux dans les siens. Il fut rassuré d'y voir le même désir que lui. Il lui ôta son T-shirt et se mit à l'embrasser dans le creux de son cou… Leur respiration se faisait haletante… Quand soudain, Jen se raidit et le repoussa.
Jen : Dawson ! Non arrête je t'en prie, je ne peux pas. Elle se leva, ramassa son T-shirt et se rhabilla rapidement.
Dawson : Jen soupira-t-il frustré, explique moi ce qui ne va pas. Je ne comprends pas, nous nous aimons pourtant et je sais que tu en as autant envie que moi…
Jen : Il vaut mieux que je parte, elle se dirigea vers la fenêtre et se retourna vers lui une dernière fois, je suis vraiment désolée.
Elle se détourna sans un regard de plus et disparue dans la nuit. Dawson ne fit aucun geste pour la retenir, il ne la rattrapa pas, désabusé il éteignit les bougies, la musique et se coucha le cœur gros. Il n'avait aucune envie de penser à ce qui venait de ce passer. Mais il se promit qu'il allait devoir avoir une véritable discussion avec Jen, il voulait comprendre ce qui se passait et surtout il ne voulait pas la perdre.
Sephy (02.04.2006 à 14:47)
En voiture !!!
Enfin ! Le grand jour était arrivé pensa Joey toute excité ! Cette fois-ci c'était le départ, plus moyen de faire demi-tour. Dans un peu plus d'une heure elle se retrouverait face à AJ ! Pour un peu, elle pourrait hurler de joie et….de peur, surtout de peur. Elle respira à fond, il fallait absolument qu'elle se calme, parce qu'un malaise cardiaque maintenant n'arrangerait vraiment pas ces affaires… Une vague inquiétude la saisie, et si elle se trompait. Et si elle allait chercher quelque chose qui n'existait pas ? Après tout, elle ne connaissait pas grand-chose d'AJ, peut-être qu'ils n'avaient aucun point commun tous les deux… Qu'allaient-ils faire tout un week-end en tête à tête ? Allaient-ils savoir quoi se dire ? La question la plus judicieuse était plutôt, est-ce qu'elle allait réussir à suivre ses conversations, car bien des fois elle s'y perdait… Oh mon Dieu, la panique commençait à la gagner, elle n'était plus du tout sûr que ce soit une bonne idée, peut-être devait-elle tout simplement renoncer et rentrer chez elle… Trop tard ! Le train commençait déjà à avancer, les dés étaient jetés… Elle essaya de se calmer.
Joey : Voyons Joey qu'est-ce qui te prends, tu vas retrouver AJ, vous allez passer le week-end rien que lui et toi, en tête à tête, tu devrais être la plus heureuse des filles.
Peu à peu la panique disparue, elle sourit, ce qu'elle pouvait être bête parfois. C'était un des plus beaux jours de sa vie, elle allait rejoindre l'homme qu'elle aimait, dans une ville prestigieuse qu'elle n'avait encore jamais eu l'occasion de visiter… Elle s'installa confortablement et regarda le paysage par la fenêtre. Elle était sûr à présent que ce week-end serait génial, magique….
Pacey : Ouf ! Je n'en peux plus ! J'ai bien cru que j'allais louper le train, mon réveil n'a pas sonné, du coup j'ai du courir comme un malade pour arriver à l'heure.
Ou peut-être pas ! Joey pâlit, cette voix… ce n'était pas possible, elle détourna doucement la tête de la fenêtre pour se retrouver face à …
Joey : PACEY !
Ce fut tout ce qui sortit de sa bouche ! Elle resta pétrifiée sur place, sans voix ! Non c'était impossible, elle était en train de faire un cauchemar, elle allait bientôt se réveiller et se rendre à la gare pour rejoindre AJ. Discrètement, elle se pinça le bras ! Aïe ! Non elle ne rêvait pas. Pour un peu, elle éclaterait en pleure de rage ! Comment avait-il osé, comment avait-il pu lui faire ça, elle n'aurait jamais pu imaginer ça, même pas de sa part… Cette fois-ci, il était fini, il aurait droit à la peine capital sans réduction de peine.
Pacey : Surprise Potter !
Pacey l'observait, elle était devenue blanche comme un linge, il avait eu peur l'espace de deux secondes qu'elle ne fasse un malaise. Son visage avait une expression horrifiée, et ses yeux étaient… en faite ils étaient inexpressifs….. Elle semblait complètement ailleurs, sous le choc. Ah non, ça y était, elle revenait doucement à la réalité… Pacey frissonna, là ça ne sentait vraiment pas bon…
Joey : Pacey !
Pacey : Tu l'as déjà dit ça !
Joey : Mais qu'est-ce que tu fiches ici, dit-elle au bord de l'hystérie ! Non, ne dit rien, surtout ne dit rien. Dégage, tu m'entends dégage, descend immédiatement de ce train, elle se leva pour prendre ses bagages et lui jeter à la figure, mais un brusque mouvement du train la précipita sur Pacey!
Pacey : Ton siège n'était pas confortable ?
Joey se débattait comme elle pouvait pour se relever, Pacey essaya de l'aider, mais elle le repoussa violement. Une fois debout, elle pris le sac de Pacey et lui jeta à la figure.
Joey : Tu m'as entendu non, tire-toi !
Pacey : Euh… ça me paraît plutôt difficile Potter, dit-il comme si c'était une évidence, il se trouve que je n'ai pas l'habitude de sauter d'un train en marche, et je ne suis pas Zorro vois-tu, je n'ai pas un cheval qui arrive dès que je siffle !
Joey hors d'elle : J'ai l'air d'en avoir à faire quelque chose franchement ! C'est le dernier de mes soucis alors tu prends tes affaires et tu sautes et si tu pouvais te rompre le cou ça me ferait un immense plaisir !
Pacey rigola et lui pinça la joue, Joey rejeta sa main avec violence ! Il se leva remis son sac en hauteur et enleva sa veste en faisant un sourire charmeur à une jeune fille qui les observait, il se réinstalla confortablement dans son fauteuil, sous le regard indigné d'une Joey à bout de nerfs! Elle essaya de se calmer, de respirer à fond, mais rien n'y faisait.
Joey se contenant : Pacey, Pacey regarde moi s'il te plaît. Tu ne peux pas me faire ça, tu ne peux pas rester. Je t'en supplie ! Devant le regard innocent de Pacey elle explosa, mais enfin qu'est-ce que je t'ai fait pour que tu fasses de ma vie un enfer hein.
Pacey : J'avoue que j'aime bien quand tu es énervée, tu attrapes de jolies rougeurs sur tes pommettes, tes yeux étincelles… ça te va à ravir…. tu es très belle lâcha-t-il plus pour lui-même que pour Joey. Oups il l'avait dit tout haut… Enfin, disons plutôt que j'aime bien te taquiner un peu.
Joey suffoquer : Me taquiner un peu ! Me gâcher le week-end qui aurait dû être le plus romantique de ma vie, me gâcher mes chances d'être avec AJ, tu appelles ça me taquiner un peu ? Tu es allé trop loin, je t'assure. Je croyais que nous étions amis mais c'était une erreur.
Pacey : Je savais que tu le prendrais comme ça Jo, dit-il soudain sérieux, et je suis vraiment désolé mais je ne pouvais pas te laisser y aller toute seule et ça justement parce que je suis ton ami.
Joey : « Etait » serait plus approprié. Maintenant, laisse moi tranquille, ne me parle plus jamais, ne me regarde plus, fait comme si tu ne m'avais jamais connu.
Pacey : Joey…
Joey : Le débat est clos !
Pacey : Bien
Joey se retourna vers la fenêtre ! Quel culot… il osait venir la bouche en cœur et lui dire qu'il faisait ça pour elle…. Rrrrrh
Joey : J'ai quand même du mal à croire que tu m'ais fait ça !
Pacey amusé : Je croyais que le débat était clos
Joey : Je viens de le rouvrir. Tu savais très bien à quel point je me réjouissait de ce week-end, je voulais tellement qu'il se passe quelque chose avec AJ, je rêve de cet instant depuis que je le connais, cette fameuse boule revint se loger au creux de l'estomac de Pacey, et toi tu viens de tout gâcher.
Pacey : Oh arrête Jo, je n'ai rien gâché du tout, c'est toi qui lui as fait croire que j'étais ton petit ami, c'était pas mon idée que je sache. Et d'ailleurs, j'ai une bonne nouvelle pour toi, quand je l'ai appelé pour …
Joey se redressant brusquement : Tu l'as appelé ?
Pacey : Bien sûr, tu lui avais dit que je ne pouvais pas me libérer, donc il fallait bien que je rectifie ton erreur ! Donc quand je lui ai dit que je pouvais venir, et bien il n’a pas eu l'air ravi ! C'est plutôt bon signe pour toi ça !
Joey : Ne dit pas de bêtises, ça ne veut rien dire sauf qu'il ne t'apprécie pas… ce que je peux comprendre. Oh… il ne manquait plus que ça, comme si j'étais pas assez stressé par ce week-end, il fallait que tu en rajoutes, dit-elle les larmes aux yeux.
Pacey : Jo… je ne voulais pas te gâcher quoi que ce soit, écoute je te promets que tu n'auras pas à avoir honte de moi, je serais le vrai petit ami modèle et je ne te toucherais pas, c'est promis, dit-il en lui entourant les épaules avec tendresse. Joey le repoussa.
Joey : Ne me touche pas ! Ne me touche plus jamais, tu m'entends. Tu m'as bien comprise je crois. Toi et moi c'est fini, nous ne seront plus jamais ami.
Pacey reçu un coup au coeur, il n'avait pas prévu qu'elle le prenne aussi mal. Il ne voulait pas ça, il ne voulait pas la perdre. Tout ce qu'il avait voulu c'était la protéger… et la taquiner un peu c'est vrai. Il se demanda si finalement il n'aurait pas mieux fait de rester sagement chez lui. Mais c'était trop tard. Il espérait sincèrement que Joey ne le pensait pas, peut-être qu'elle avait dit ça sur le coup de la colère…
Joey : Maintenant que tu es là, il va bien falloir faire avec. Mais je te préviens, tu as intérêt à tenir ta promesse et à ne pas recommencer ton cirque de la dernière fois, lâcha-t-elle mauvaise. Et j'espère que tu auras le bon sens de nous laisser seuls, de toute façon ça m'étonnerais que tu apprécies nos activités… ça demande un QI supérieur à 20 !
Pacey : Ok, je reconnais que je suis allé un peu loin, mais ne pousse pas trop, non plus Potter. Parce que tu as besoin de moi je te le rappel
Joey : Oh alors ça c'est la meilleure !
Pacey : Et oui, parce qu'il suffit d'un mot de ma part et ton AJ comprendra que tu as tout inventé pour qu'il tombe dans tes bras.
Joey outrée : Tu n'oserais pas !
Pacey : Je ne sais pas ! On verra si t'es gentille, dit-il en retrouvant le sourire !
Joey : Si tu crois que ça me fait peur, tu peux très bien le lui dire, tout ce que tu gagneras c'est de devoir rentrer le jour même. Moi, je suis sûr qu'il ne m'en voudra pas… dit-elle essayant de paraître sur d'elle.
Pacey : Si c'est ça, tout va bien, tu n'as pas à t'inquiéter. On verra bien !
Ils se regardèrent en chien de faïence, Puis Joey se retourna vers la fenêtre. Elle espérait de tout son cœur que Pacey ne dise rien. Elle avait joué la fière mais n'en menait pas large. Si Pacey parlait, elle aurait la honte de sa vie… Une peur panique s'empara d'elle et elle faillit se retourner vers lui pour le supplier de ne rien dire, de bien vouloir jouer la comédie encore ce week-end, mais sa fierté l'en empêcha. Elle se mit à contempler le paysage tout en maugréant contre lui. Mais après quelques instants de réflexion, elle en arriva à la conclusion, qu'elle se sentait presque soulagé ! Elle en fut surprise ! Mais oui, elle était soulagée d'avoir la présence rassurante de Pacey à ses côtés. Il avait le don pour la faire rire, pour la mettre à l'aise. Elle angoissait quand même pas mal à l'idée de se retrouver seule avec AJ. Et puis le fait qu'il soit inquiet pour elle la touchait… mais bon, il avait quand même exagéré, ces derniers temps il faisait tout pour la faire enrager. Il était tellement… tellement… elle ne trouvait pas de mot assez fort pour le qualifier, en faite c'était Pacey tout simplement, se dit-elle en souriant… Elle regretta sa dureté, elle avait vraiment été méchante envers lui… mais il l'avait cherché quand même … elle osa un regard vers lui, il avait les yeux fermés, la tête appuyée sur l'accoudoir, mais son petit air contrarié et… triste, démontrait qu'il ne dormait pas. Elle sentiment de culpabilité s'empara d'elle… Elle allait lui demander pardon pour ses propos et lui dire que finalement elle ne lui en voulait pas, mais elle se ravisa… c'était trop tôt, il fallait qu'elle le fasse encore un peu languir, elle ne pouvait pas lui pardonner trop vite quand même!
De son côté, Pacey était de très mauvaise humeur. Elle avait réussi à le blesser. Punaise, elle n'y était pas allée de main morte. Il avait prévu qu'elle soit en colère… mais à ce point. Elle avait dit qu'elle ne lui pardonnerait jamais… Et bien tant pis pour elle, se dit-il dans un accès de colère, quel caractère de chien ! Bon… d'un côté il pouvait comprendre sa réaction, de son point de vu, il n'était qu'un rabat joie, un enquiquineur… Alors qu'il voulait juste être un véritable ami pour elle… Et puis c'était pour Dawson qu'il l'avait fait, il devrait lui jeter au visage d'ailleurs ça lui ferait perdre ce petit air hautain… Il regarda discrètement… elle semblait perdue dans la contemplation du paysage. Tiens, elle souriait ! Est-ce qu'elle pensait à lui ? Idiot, se dit-il si elle souriait, il ne devait sûrement pas être l'objet de ces pensés, sauf si elle s'imaginait assister à ses funérailles! Il se sentit triste soudain, sans trop savoir pourquoi… après tout ça n'était pas un drame, c'était une dispute, une banale dispute, comme ils en avaient l'habitude…. Il devait se reprendre… peut-être devait-il encore essayer de s'expliquer… Non! Il avait déjà essayé et ça n'avait servit à rien. De toute façon il la connaissait assez pour savoir que lorsqu'elle était dans cet état ça ne servait à rien d'essayer de discuter. Mais, comment ça allait se passer maintenant à leur arriver ! De son côté il n'avait pas du tout l'intention de dire quoi que se soit à AJ, ça allait de soit, jamais il ne ferait de mal intentionnellement à Joey. Et ça serait le plus sur moyen de dire adieu à toute amitié entre eux, si amitié il y avait encore. Il n’était plus du tout sûr d’avoir eu une bonne idée en venant à Boston, enfin… maintenant qu’il était là, il ne pouvait rien y changer. On verrait bien…
« Mesdames, Messieurs nous arrivons en gare de Boston, nous vous souhaitons un agréable séjour »
Joey sursauta ! Enfin, le trajet lui avait paru une éternité, faut dire qu’elle n’avait plus osé tourner la tête vers Pacey. Ils ne s’étaient plus parlés depuis leur dispute. Elle aurait bien aimé savoir ce qu’il comptait faire en arrivant, mais par fierté elle n’avait rien dit. De toute façon, elle était bien décider à l’empêcher de dire quoi que ce soit et de passer un bon week-end avec AJ. AJ ! Elle allait enfin le voir, à cette pensé son cœur s’emballa. Elle était tellement excitée qu’elle avait envie de partager sa joie avec Pacey, elle se retourna vers lui, mais en voyant sa tête elle se retint. Il n’avait pas décoléré… alors tant pis pour lui. Elle se leva précipitamment et passa devant Pacey pour prendre ses bagages, bousculant plusieurs personnes par la même occasion ! Elle se dirigea aussi vite que possible vers la sortie du train. Pacey la suivit en soupirant… un brin amusé quand même par l’excitation dont elle faisait preuve. Il était clair que la petite Potter était très stressée à l’idée de retrouver son prince ! Ils descendirent du train en silence, Joey regardait partout autour d’eux, se mettant sur la pointe des pieds espérant à tout moment le voir. Tout à coup elle vit une pancarte avec l’inscription « Joey Potter et Pacey Witter », elle fendit vivement la foule pour le rejoindre. Lorsqu’ils arrivèrent à la pancarte ils se retrouvèrent non pas devant AJ, mais devant une jolie blonde. Instantanément le sourire de Joey se figea !
Morgan : Bonjour, je suis ravie de faire enfin votre connaissance, vous devez être Joey et Pacey c’est ça, moi je suis Morgan l’ami d’AJ. Il avait un cours ce matin, il ne pouvait pas se libérer à temps alors il m’a envoyé. Mais ne vous inquiétez pas, en ce moment il nous attend à son appartement. Je vous y conduis tout de suite. En tout cas, soyez les bienvenus.
Joey reçu un coup au cœur. Tout s’écroulait autours d’elle, elle avait l’impression que son cœur allait se briser, qu’elle allait éclater en sanglot. Ce n’était pas possible, AJ ne lui avait jamais dit qu’il avait une petite amie, jamais ! Elle avait toujours cru qu’il était libre… D’ailleurs la question ne lui avait jamais traversée l’esprit, elle pensait que s’il avait eu quelqu’un il lui en aurait parlé depuis longtemps. Elle observa Morgan, elle était très jolie se dit-elle désespérée, et elle semblait si intelligente, si sûr d’elle, tout l’opposé de ce qu’elle était. La jeune fille, inconsciente de l’effet que son annonce avait produit sur Joey, continuait de parler avec entrain elle leur expliquait qu’ils allaient super bien s’amuser, qu’AJ avait tout un programme pour ce week-end. Joey s’enfichait royalement, plus rien n’importait à présent. Tous ces espoirs venaient de s’écrouler et elle ne désirait plus qu’une seule chose, rentrer chez elle et se réfugier dans son lit, sous les draps loin de tout le monde, loin de cette fille, loin de Boston et surtout loin d’AJ. Morgan les invita à la suivre vers la voiture. Joey la regarda sans bouger, désemparer, elle en voulait pas y aller, qu’allait-elle faire tout un week-end avec eux, elle se sentait si seule, si perdue. Elle était prête à remonter dans le train tout de suite. Quand soudain elle sentit une présence à ces côtés. Quelqu’un mis ses bras autours de ses épaules, elle tourna la tête et croisa le regard plein de tendresse et de compréhension de Pacey. Il l’attira à lui, et sans se faire prier, elle se réfugia dans ces bras. Il la serra contre lui avec douceur, lui caressant les cheveux et lui murmurant des paroles d’encouragement tout contre ses tempes. Une douce chaleur l’envahie malgré sa tristesse. Il lui fit un bisou sur ces cheveux et doucement se détacha d’elle, la pris par la taille et l’emmena rejoindre Morgan. Non, elle n’était pas seule, Pacey était là, et qu’est-ce qu’elle était contente qu’il soit là !
Jen se réveilla de bonne heure ce qui était rare de sa part pour un samedi matin. Elle avait la tête lourde et ne se sentait vraiment pas en forme. Elle se remémora la soirée de la veille et compris pourquoi elle se sentait si mal, elle avait passé le restant de soirée à pleurer de tristesse et de honte, surtout de honte. Elle enfonça la tête dans l’oreiller ! Elle ne se comprenait pas, ça lui ressemblait si peu de jouer les jeunes filles effarouchées. Le pire c’était qu’elle avait vraiment envie de Dawson, elle voulait de tout son cœur que leur relation évolue, alors pourquoi ! C’était à s’arracher les cheveux, mais elle n’y pouvait rien, elle faisait un véritable blocage. Dawson avait dû être tellement déçu, elle était partie comme une voleuse. Elle se leva et s’habilla en hâte, il fallait absolument qu’elle aille le voir, qu’elle s’excuse. Elle sortie rapidement, sans même prendre le temps de se passer un coup de peigne. Elle grimpa à l’échelle et pénétra dans la chambre de Dawson. Il dormait encore, elle le regarda attendrie, il était si mignon ainsi, respirant la bouche ouverte, apaiser, tranquille et ayant l’air heureux. Elle lui caressa la joue et s’allongea à ces côtés. Il respira profondément et ouvrit un œil.
Dawson : Jen, tu es là, justement je rêvais de toi, ça me fait plaisir, dit-il d’une voix endormie, quelle heure il est ?
Il essaya de se lever, mais Jen l’arrêta.
Jen : Chuuut, ne t’inquiète pas il encore tôt, mais je ne pouvais pas attendre de te voir. alors j’ai décidé de finir ma nuit dans tes bras. Et je voulais m’excuser pour hier Dawson, je suis vraiment désolée, je ne sais pas ce…
Dawson : ça me fait très plaisir que tu veuilles enfin en parler, mais il est trop tôt pour avoir une discussion de ce genre mon ange, on en parlera plus tard tu veux bien.
Jen soulagée : Oui tu as raison, dormons encore un peu. Je suis si heureuse de pouvoir dormir avec toi.
Il sourit et passa un bras autour d’elle en l’attirant davantage contre lui. Se sentant infiniment bien, Jen ferma les yeux et ne tarda pas à s’endormir.
AJ : Entrez, entrez, faites comme chez vous, je suis très heureux de vous recevoir. Pacey, Joey et Morgan rentrèrent dans l’appartement. Donnez moi vos bagages je vais les poser dans l’entrée en attendant de vous montrer votre chambre. Venez, installez-vous dans le salon, vous devez avoir soif, j’ai du coca, de la bière, du café, du thé…
Pacey regardait autour de lui stupéfait. Comment un garçon de 19 ans pouvait déjà avoir un appartement aussi classe. Le salon était magnifique, arranger avec goût, il devait le reconnaître, mais le plus impressionnant et ce qui le faisait littéralement crever de jalousie, c’était sa télé ! Ce gars avait une télé dernier cris, avec un écran plasma d’un mètre au moins ! Décidément, c’était toujours les mêmes qui avaient de la chance, pas besoin d’être Einstein pour savoir qu’il n’aurait jamais un appartement comme ça, avec une télé aussi impressionnante, et surtout pas à 19 ans. Il sentit une pression dans sa main et revint à la réalité, il regarda Joey. Depuis leur arrivée à la gare et la découverte de Morgan, elle ne lui avait pas lâché la main. Au souvenir de ce qui c’était passé à la gare, il eu honte. Lorsqu’il l’avait vu si désemparée, si triste, il c’était approché d’elle pour la réconforter et à sa grande surprise elle c’était précipitée dans ces bras. Il s’en voulait terriblement car à ce moment là, il avait été si content, si content qu’elle se repose sur lui, qu’elle ait besoin de lui. Au fond de lui, il savait que sans ça, elle ne lui aurait peut-être jamais pardonné, en tout cas pas si facilement. Or là, elle avait complètement oublié qu’elle lui en voulait, elle c’était accrochée à lui comme à une bouée et de la voir si vulnérable l’avait bouleversé. Il avait tellement aimé qu’elle s’accroche à lui. Quel égoïste il faisait ! La pauvre, si elle savait. Elle n’avait vraiment pas l’air bien, ce qu’il comprenait après ce qu’elle venait d’apprendre. Quelle désillusion ! Une vive colère s’empara de lui, pourquoi ce type ne l’avait-il pas prévenu, il aurait au moins pu parler de sa petite amie une fois ou deux, ou juste mentionner le fait qu’il n’était pas seul. Mais non, il n’avait rien dit, il se demandait vraiment à quel jeu il jouait, en tout cas, il ne le laisserait pas lui faire plus de mal qu’il n’en avait déjà fait, ça il se le promettait. Soudain il remarqua qu’AJ leur avait posé une question et qu’il attendait une réponse.
Pacey : Oh euh…. Et bien, je crois qu’on va boire quelque chose de frais, comme du coca par exemple, il faisait une chaleur étouffante dans le train.
AJ : C’est clair, il fait déjà très chaud ce matin. A ce propos je suis vraiment désolé de ne pas avoir pu vous chercher à la gare, mais j’avais cours jusqu’à 11 H, c’était beaucoup trop juste. Vous n’avez pas eu trop de mal à trouver Morgan j’espère.
Pacey : Oh non pas du tout, elle avait préparé une pancarte avec nos noms et prénoms donc il suffisait de savoir lire, dit-il en faisant un sourire à Morgan. Et ne t’inquiète pas ça ne nous a pas dérangé du tout, ta petite amie est très sympa.
AJ gêné : En faite Morgan n’est pas ma petite amie, Joey leva vivement la tête vers lui, c’est juste une amie, ma meilleure amie. Nous avons grandis ensemble.
Joey regarda Pacey les yeux brillants et lui fit un sourire éclatant. Pour un peu elle lui aurait sauté au cou tellement elle était contente. Ouf ! Elle avait vraiment cru que tout était perdu pour elle, elle n’était pas le genre de fille à courir après un garçon déjà pris et de toute façon, elle n’aurait eu aucune chance contre une fille comme Morgan. Mais il était célibataire et elle avait tout un week-end pour lui prouver qu’elle pouvait être une fille intéressante. Bon Pacey était là, mais elle arriverait bien à se retrouver seule avec AJ à un moment ou un autre. D’ailleurs à bien y réfléchir, c’était même très bien que Pacey soit là, elle était plus que jamais décidé à rendre jaloux AJ. Elle laisserait même Pacey l’embrasser et lui tenir la main… en plus fallait avouer, et c’était la première fois qu’elle se l’avouait honnêtement, ça n’avait rien de désagréable du tout d’embrasser Pacey Witter ! AJ la regarda, et elle maintint son regard oubliant Pacey, oubliant tout ce qui les entourait, elle se perdit dans ces yeux bleus.
Pacey : Hmm hmmmh
AJ revint à la réalité et jeta un coup d’œil gêné à Pacey. Joey, elle, jubilait, elle était sûre cette fois qu’elle n’était pas indifférente à AJ. Leur regard lui avait démontré que, enfin, il la regardait différemment. Mais elle voulait en être totalement sûr et pour ça il fallait qu’elle continue son petit jeu avec Pacey, histoire d’enfoncer le clou. Après tout, son idée n’était peut-être pas si bête, ça semblait marcher en tout cas….
Ils s’installèrent confortablement dans le canapé. Morgan s’assit sur le fauteuil d’en face en jetant des regards charmeurs à Pacey, ce qui ne manqua pas d’énerver profondément Joey, pour qui se prenait donc cette pimbêche pour draguer ouvertement son petit ami devant elle ! Elle se colla à Pacey et lui mit une main possessive sur sa jambe, tout en jetant un regard provoquant à Morgan. Pacey ne bougea pas, mais son visage exprimait très clairement la surprise qu’il ressentait à cet instant. Morgan compris le message, et détourna la tête vers AJ qui arrivait avec les boissons.
Morgan : Tu leur dis pour notre petite réunion au café cet après-midi ? Vous allez voir ça va être génial !
Joey : Ah oui, et de quoi s’agit-il, dit-elle à AJ, ignorant superbement Morgan
AJ : C’est une réunion de plusieurs écrivains amateurs, comme Morgan et moi, on partage nos idées, on lance des débats… tu verras ça va beaucoup te plaire… vous plaire !
Joey : Quelle bonne idée, je me réjouie déjà.
Pacey : Génial, marmonna-t-il.
Joey : C’est tellement rare à Capeside d’avoir ce genre de réunion, continua-t-elle, en général les jeunes là bas préfèrent la pêche, ou encore traîner dans les rues…. Je ne connais personne de mon entourage qui écrit…. C’est tellement dommage.
Qui avait-il de mal à préférer la pêche à l’écriture franchement ! Toute personne normalement constituée préfèrerait de loin partir pêcher, plutôt que d’écrire un livre ! Dans quoi c’était-il fourré, il n’aurait jamais dû venir. Depuis que Joey avait appris que Morgan n’était pas la petite amie d’AJ, il se sentait de trop, il était l’intrus. D’ailleurs, il était redevenu invisible aux yeux de Joey. Seule, Morgan semblait le remarquer, depuis leur arrivée, elle n’arrêtait pas de lui lancer des regards significatifs. En plus Joey le traitait comme un objet à sa disposition, elle se collait à lui, lui tenait la jambe… sans même lui jeter un regard, bien trop occuper à voir la réaction d’AJ. Il avait d’abord cru qu’elle agissait ainsi parce qu’elle avait remarqué le manège de Morgan et que ça l’avait énervé, ça l’aurait amusé que la petite Potter soit jalouse, et il aurait été content qu’elle puisse voir qu’il avait du succès auprès des filles. Mais il avait aperçu AJ qui arrivait à ce moment dans le salon et avait compris que c’était pour lui qu’elle avait agit ainsi. En tout cas, AJ ou pas, il ne la comprendrait jamais, elle avait été bien clair, elle ne voulait pas qu’il recommence à l’embrasser ou même lui prendre la main, et voilà qu’elle se mettait dans ces bras d’elle-même et pire encore, elle avait placé sa main sur sa jambe. Même dans ces rêves les plus fous, il n’aurait jamais osé faire ça. Non pas que de sentir Joey contre lui le dérangeait, mais il aurait préféré y être un minimum préparer… Il avait eu l’air tellement surpris qu’il avait dû éveiller les soupçons de Morgan, elle avait froncée les sourcils d’ailleurs. Et pour couronner le tout, sa fierté de mâle en prenait un sacré coup. Il avait bien remarqué le regard que c’était lancé Joey et AJ, comment aurait-il pu ne pas le voir, ça c’était passé sous son nez. Morgan l’avait aussi vu et l’avait regardé comme un pauvre garçon que sa copine trompait sous ses yeux ! Et ça, ça l’énervait au plus haut point. Cet AJ était quand même gonflé, il devait vraiment le prendre pour un nul, dire qu’il draguait Joey devant son petit ami… il lui aurait bien cassé le nez rien que pour ça…. Et voilà que maintenant, il allait devoir passer son samedi après-midi dans un café à écouter des pseudos écrivains refaire le monde ! Mais pourquoi est-ce qu’il n’était pas resté à Capeside, en ce moment il serait à la pêche avec son meilleur ami. Il essaya de reprendre le fil de la conversation.
AJ : …. Se jour là, j’étais tellement stressé que je n’arrivais plus à mettre un pied devant l’autre, ma respiration était courte, j’ai même cru que j’allais avoir un malaise et qu’on allait devoir me réanimer. Ce qui aurait été une véritable honte pour moi. En avançant vers le lieu fatidique je me demandais avec angoisse comme j’allais faire pour venir à bout de cette terrible épreuve. Heureusement, lorsque je me suis retrouvé face à toutes ces personnes je me suis senti transporté. Ces gens étaient là pour moi, ces gens aimaient ce que je faisais, ils m’admiraient… Du coup, sans aucune hésitation je me suis mis à réciter mon poème.
Pacey leva les yeux au ciel ! Ce type était vraiment naze, il racontait son histoire comme s’il avait fait un exploit. Mais quand allait-il enfin ce taire !
Sephy (02.04.2006 à 15:01)
Dawson : Tu es sûr que tu ne peux pas rester encore un peu ?
Jen : Crois-moi Dawson, je préfèrerais de beaucoup rester avec toi cette après-midi, mais j’ai promis à Grams il y a déjà longtemps que je l’accompagnerais à Providence aujourd’hui. Je ne peux pas lui faire ça. Mais tu peux venir avec nous si tu veux.
Dawson : Et non malheureusement, ma mère m’a demandé si je faisais quelque chose de spécial aujourd’hui et comme je lui ai dit que non, elle m’a embauché pour ce soir au restaurant. Je dois commencer en fin d’après-midi….
Jen : Oui c’est vrai que ça fait un peu juste. Grams se réjouie tant d’y aller que je ne peux décemment pas la stresser une fois là bas. Elle n'y va déjà pas souvent. Mais je passerais ce soir si tu veux, tu finis à quelle heure ?
Dawson : Je n’en sais rien, c’est pas facile de prévoir à l’avance, on est samedi soir le restaurant sera plein à mon avis je finirais tard.
Jen : Et bien je t’attendrais dans ta chambre.
Dawson : Tu es sûr, ça risque d’être long
Jen : Ne t’inquiète donc pas pour moi, je me mettrais un bon vieux Spielberg ça me passera le temps. Et puis si tu tardes trop, le seul risque que tu cours c’est de me retrouver endormie dans ton lit. Dans ce cas là, j’espère que tu auras la décence de me laisser dormir, tu sais que je n’aime pas qu’on me réveille.
Dawson : Oh tu n’as aucun souci à te faire à ce sujet, je connais peu de personne qui accepterais de prendre le risque de réveiller Jen Lindley, en tout cas moi je ne le ferais pas, dit-il avec un clin d’œil. Et puis, j’avoue que de dormir en te serrant dans mes bras comme ce matin, est très agréable, et ça ne me dérangerais pas du tout de recommencer. Il hésita… Jen… à ce propos, nous devions discuter de ce qui c’est passé hier soir. Tu…
Jen : Oh là là, mais tu as vu l’heure ? Grams va me tuer. Elle lui fit un rapide baiser, à ce soir Dawson, je t’aime.
Dawson : Jen… attends … Mais elle était déjà en bas de l’échelle. Je t’aime aussi, murmura-t-il en la regardant partir…
Ça faisait une 1 heure, une interminable et longue heure qu’ils étaient dans ce café à discuter de bouquins tous plus barbants les uns que les autres ! Pacey n’en pouvait plus. S’il s’écoutait, il se lèverait et retournerait à l’appartement de AJ pour regarder la télé, c’était tout à fait faisable puisque son appartement se trouvait à peine à 5 minutes, mais il n’osait pas ! Ou plutôt il ne voulait pas donner l’impression à ce cerveau d’Harvard, qu’il ne comprenait rien et qu’il n’était pas du même monde que lui et Joey. Il en était même à ce demander si ce type ne les avait pas emmené là juste pour l’embêter et pour prouver à Joey que son petit ami n’était qu’un cancre et qu’elle ferait mieux de s’intéresser à un type comme lui. RRRRRrrrh, décidément il n’aimait pas du tout ce type. Il lui jeta un coup d’œil, lui et Morgan semblaient complètement passionnés par le débat en cours, ils intervenaient avec véhémence pour donner leur avis même, il reporta son attention sur Joey et sourit ! Il était clair que Mlle Potter était dans le même état que lui, elle faisait un effort sur elle-même pour paraître sérieuse et intéresser, mais lui qui la connaissait bien, voyait à ces petits tics qu’elle s’ennuyait mortellement. Elle n’arrêtait pas de se tordre les mains, de jouer avec ces cheveux, de regarder sa montre discrètement et de pousser un petit soupir en voyant que le temps n’avait avancé que de deux minutes à chaque fois. Il se redressa sur sa chaise essayant d’oublier la douleur que lui faisait ressentir son postérieur au contact de cette chaise aussi dure que du bois ! Joey se pencha ver lui.
Joey : Pacey, dit-elle en chuchotant, arrête un peu de gigoter s’il te plaît, c’est pénible à la fin, tu me déconcentres.
Pacey : J’y peux rien, et si tu avais aussi mal aux fesses que moi, tu gigoterais aussi, crois-moi Potter. Ça devrait être interdit de nous infliger ça.
Joey : Fait un petit effort, ça ne devrait plus être très long maintenant.
Pacey : J’espère bien, j’ai l’impression que ça fait 3 heures qu’on est là à les écouter débiter leurs bêtises.
Joey : Chhhhut, parle moins fort, tu vas finir par nous faire remarquer !
Pacey : Oh quel malheur, je te rappelle que nous ne sommes pas en cours en ce moment, même si l’ambiance pourrais nous le laisser croire, et ces types ne sont pas mes profs, donc si je veux parler, je parlerais, et tant pis si ça ne leur plaît pas. J’en peux plus franchement, reconnais qu’ils sont barbants.
Joey : N’importe quoi, ils sont juste cultivés, mais je ne m’attendais pas à ce que ça te plaise de toute façon. Je savais très bien que tu ne comprendrais rien, il aurait fallu te greffer un cerveau avant de venir, pour ça.
Pacey : Oh, il est inutile de faire ta maline devant moi Potter, parce que je sais que tu t’ennuis autant que moi et que tu ne comprends pas plus de quoi ils parlent.
Joey : Pacey Witter….
“Chhhhuuuuuut”
Joey et Pacey tournèrent la tête d’un seul mouvement, et baissèrent les yeux comme des collégiens pris en faute devant le regard indigné que leur lançait AJ. Et voilà, manquait plus que ça, il se faisait reprendre par cet intello des bas étages. Pour qui il se prenait lui ! Une pensée le fit sourire cependant, ça n’était pas en la réprimandant qu’AJ allait réussir à séduire Joey, il ne savait sûrement pas à qui il avait affaire. Mais il était sûr que même si Joey ne lui avouerait pas, elle n’avait pas du tout aimé se faire gronder comme une petite fille et devant tout le monde en plus. M. Cerveau avait perdu des points en quelques secondes…
Joey n’en revenait pas, voilà qu’elle s’était fait reprendre par AJ, il l’avait regardé comme un père qui gronde sa petite fille qui a fait une bêtise…. Elle n’aimait pas du tout ça, et devant tout le monde en plus. Tout le monde allait croire qu’il était venu avec sa petite sœur maintenant. Mais il avait peut-être des raisons valables après tout, il semblait beaucoup aimer cet endroit, et ce qui s’y passait, c’était très gentil de vouloir le partager avec eux. Il était normal qu’il n’apprécie pas que Pacey et elle perturbent le bon déroulement de la réunion. Oh non ! Si ça se trouve, il était déçu de son attitude ! Elle, qui faisait un effort surhumain pour se concentrer depuis le début, afin qu’il soit fière d’elle et qu’il pense qu’elle aimait les même chose que lui. Elle devait pourtant reconnaître que Pacey avait raison, elle s’ennuyait ferme, mais pour rien au monde elle ne voulait qu’AJ s’en aperçoive. Surtout pas ! Elle se redressa sur sa chaise et tenta de reprendre le fil de la discussion. Au bout de quelques minutes, elle se rendit compte que c’était peine perdue, elle ne comprenait rien. Elle jeta un coup d’œil à Pacey et croisa son regard amusé.
Joey : Arrête de me regarder comme ça Pacey, dit-elle d’une voix à peine audible, ça m’intéresse vraiment.
Pacey : Alors pourquoi est-ce que tu cherches absolument à te disputer avec moi, dit-il sur le même ton.
Joey : Je ne cherche pas du tout à me disputer avec toi, je veux juste que tu te calmes.
Pacey : Foutaise ! J’étais très calme à l’instant, je t’ai juste regardé, je ne vois pas en quoi je perturbe quoi que ce soit en te regardant. Seulement tu es décidée à passer le temps en te disputant avec moi, mais ne t’inquiète pas, ça ne me dérange pas du tout, au contraire ça m’arrange.
Joey : Arrête donc de dire n’importe quoi ! Et figure toi que…
Une jeune fille se retourna vers eux visiblement agacée.
La fille : Est-ce que ça vous dérangerais de vous taire, on aimerait bien écouter. Si ça ne vous intéresse pas vous pouvez sortir, tout le monde en sera ravi.
Joey : Oh vous ça va hein ! Si on peut même plus dire deux mots, dit-elle vivement.
« Chhhhhhhut »
Et c’était repartie, AJ l’avait a nouveau foudroyé du regard, des gens autours d’eux la regardait l’air visiblement énervés, elle ne savait plus où se mettre. Elle glissa un regard sur Pacey, il était écroulé de rire ! Il la regarda d’un air complice. A quoi bon lutter, avec lui elle n’avait pas besoin de jouer un rôle, elle pouvait être elle-même, elle lui sourit et lui fit un clin d’œil.
Joey : Très bien, tu as raison, j’avoue que je m’ennuie un peu… bon d’accord je m’ennui autant que toi, et j’ai autant mal aux fesses que toi, et j’en ai autant marre que toi !
Pacey : A la bonne heure Potter, je te retrouve. Il y a une porte de secours sur notre gauche, je l’ai repéré il y a un moment en essayant de m’imaginer comment la rejoindre sans me faire coincer, alors si tu veux, tout de suite après la fin de la pause, quand tout le monde se réinstallera, on prend nos jambes à nos cous et on s’en va.
Joey : Quelle pause ?
Pacey : La pause Potter ! Et bien je suis plus attentif que toi on dirait, le gars qui est au milieu de l’estrade et qui nous saoul depuis tout à l’heure, a annoncer il y a à peine 5 longues minutes qu’on allait avoir une pause d’un quart d’heure avant de reprendre.
Joey : Ah bon je n’avais pas entendu, elle le regarda inquiète, pitié Pacey, ne fait pas de bêtise, promet le moi. Il vaut mieux subir encore une heure ici que d’avoir la honte devant AJ.
Avant que Pacey n’ait pu répondre, ils se firent à nouveau fusiller du regard. Cette fois, AJ se leva et se pencha vers Joey.
AJ : Joey, on peut sortir 2 minutes s’il te plaît, j’ai à te parler. Il se retourna vers Pacey, nous sortons quelques instants, vous pourrez nous rejoindre à la pause toi et Morgan.
Joey jeta un regard apeuré à Pacey, telle une petite fille qui avait peur de recevoir une fessé. Pacey lui sourit rassurant, elle n’avait rien à craindre et de toute façon il n’était pas loin. Seulement, pensa-t-il, ce type n’était pas si intelligent que ça, il n’arrêtait pas de perdre des points avec Joey. Il se demanda une énième fois ce qu’elle pouvait bien lui trouver, mais il ne trouva pas. Morgan se rapprocha de lui et lui sourit. En tout cas, ce week-end à Boston comportait certains avantages… ça c’était sûr.
Lorsque AJ et Joey se retrouvèrent dehors, AJ la toisa presque sévèrement.
Joey : Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle innocemment.
AJ : C’est à moi de te le demander. Depuis que tu es arrivée à Boston je ne te reconnais plus, tu te comporte vraiment bizarrement.
Joey : Je… je ne comprends pas de quoi tu veux parler je t’assure, mais si c’est à propos de la réunion je suis vraiment désolée, je ne voulais vraiment pas perturber quoi que ce soit. En faite…tout est de la faute de Pacey ! lâcha-t-elle sans réfléchir, c’est lui qui n’arrivait pas à se concentrer.
AJ : Je ne parle pas seulement de la réunion Joey, tu es différentes c’est tout, je n’arrive pas à l’expliquer. Est-ce qu’il y a quelque chose que tu n’oses pas me dire ?
Joey : Mais… de quoi tu parles.
AJ : De te relation avec Pacey, le sang de Joey se glaça dans ses veines, lorsque je vous ai vu au restaurant à Capeside vous sembliez très amoureux l’un de l’autre… enfin surtout Pacey, mais depuis que vous êtes ici, vous agissez bizarrement, on dirait qu’il n’y a plus rien entre vous. Alors explique-moi, est-ce que tu as un soucis avec lui, et c’est pour ça que tu ne vas pas très bien ? Parce que j’en arrive à me demander si vous sortez encore ensemble.
Joey : Non, non je n’ai aucun problème avec Pacey, c’est juste que… quand on est en publique on sait se tenir.
AJ : Excuse-moi, peut-être que toi tu sais, mais lui il m’a semblé que ça ne le dérangeait pas d’habitude, dit-il en faisant un moue dédaigneuse. Est-ce que tu es sûr de lui ? Joey le regarda sans comprendre, je veux dire…est-ce qu’il t’es fidèle, ou alors tu as des doutes.
Joey : Je… je ne vois vraiment pas ce qui te fait dire ça.
AJ : Je ne sais pas et peut-être que je me fais des idées, mais tu n’as pas remarqué la façon dont lui et Morgan se regardent ?
Oh que si elle avait remarqué que cette chipie de Morgan regardait Pacey, mais… elle n’avait pas pensé que c’était réciproque ! Si c’était le cas, et ça devait l’être pour qu’AJ le remarque, il était vraiment gonflé de faire ça sous son nez alors qu’il était censé jouer l’amoureux transit. Mais, c’était vrai que depuis qu’ils étaient arrivés, Pacey se conduisait comme un simple ami envers elle…elle comprenait pourquoi maintenant. Ah mais il n’avait pas le droit de faire ça… enfin pas maintenant ce reprit-elle, après tout il pouvait bien draguer qui il voulait, mais pas ce week-end et surtout pas devant AJ. Voilà, que maintenant elle passait pour la fille trompée… RRRRRrr, il n’aurait pas pu retenir ses émotions de jeune adolescent attardé non ! Il fallait qu’elle lui parle, elle ne le laisserait pas faire. Mais en attendant, elle devait convaincre AJ, que tout allait parfaitement bien avec son petit ami.
Joey : Pacey est fou de moi, crâna-t-elle, et j’ai une entière confiance en lui. Lui et moi nous entendons à merveille, je t’assure que tu n’as pas de soucis à te faire.
AJ sceptique : Tu en es sûr, parce que tout à l’heure, je n’ai pas pu faire autrement que de vous entendre discuter, j’avais bien l’impression que vous vous disputiez et ça n’avait rien d’une querelle d’amoureux. Voyant que Joey perdait contenance, il s’approcha d’elle et lui pris délicatement le menton afin de la forcer à le regarder, explique-moi, je suis là pour toi tu sais.
Pacey : Ah les enfants, je ne suis pas mécontent qu’il y ai enfin une pause je vous assure, dit-il en faisant irruption près d’eux
AJ lâcha Joey et recula d’un pas visiblement gêné. Joey, elle était vivement soulagée. Pacey n’aurait pas pu tomber mieux pensa-t-elle. Elle se demandait justement comment échapper à cet interrogatoire en règle lorsqu’il avait débarqué. Encore un peu et elle craquait, elle avait faillie tout avouer… et ainsi perdre tout espoir de le conquérir. Elle devait absolument continuer son plan, elle avait senti un léger changement dans son attitude, mais il était encore trop tôt. Et là elle devait se concentrer pour faire taire tous soupçons. Tout ça parce que Monsieur Witter n’avait pu s’empêcher de jouer les jolis cœurs, se souvint-elle brusquement en voyant Morgan qui suivait de prêt Pacey. Ah mais elle allait lui montrer à celle-là, et par la même occasion à AJ, que Pacey était à elle, et qu’elle n’avait pas intérêt d’y toucher…. pas ce week-end, se reprit-elle, après ils pourraient faire ce qu’ils voulaient tous les deux, même si… finalement ça ne lui plaisait pas, mais c’était parce que d’emblée elle n’avait pas aimé cette fille, c’était tout. Elle se précipita dans les bras d’un Pacey surpris et lui colla un baiser sur les lèvres.
Joey : C’est enfin fini mon cœur, je suis contente j’avais très envie de te serrer dans mes bras. Et puis je sais que ces chaises te fond mal aux fesses, dit-elle prévenante.
Hein ! Quoi ! Mais qu’est-ce qu’il se passait ici. Il avait rêvé ou Joey Potter venait de l’appeler « Mon cœur », et c’était toujours elle qui venait de l’embrasser, certes brièvement… trop brièvement, mais embrasser quand même ! Il devait être sur une planète parallèle avec le clone de Joey en plus … disons en moins coincée. Que lui avait dit cet idiot d’AJ pour qu’elle agisse ainsi. Il avait bien remarqué le soulagement de Joey quand il était arrivé, et AJ était beaucoup trop proche d’elle à son goût. Il la regarda, elle continuait de se pendre à son cou en babillant tout et n’importe quoi, il observa ses lèvres, qu’est-ce qu’elles étaient douces, le simple contacte qu’il avait eu avec lui donnait envie d’y goûter encore, plus longtemps cette fois. Il sentit le corps de Joey contre le sien et faillie perdre ses moyens, il faisait très chaud d’un coup… mais à quoi jouait-elle à la fin. Elle ne pouvait pas agir comme ça, elle ne pouvait pas se frotter impunément à lui, en espérant qu’il reste de marbre ! Son estomac gargouilla, il avait comme l’impression d’avoir des papillons dans le ventre, il fallait qu’elle s’éloigne et très vite.
Mais Joey était bien décidée à prouver à AJ qu'elle vivait le grand amour avec Pacey, et que Pacey n'avait aucune raison de regarder ailleurs. Elle le regardait avec des yeux si tendre, si amoureux que l'estomac de Pacey en fut tout retourner…
Un ami d'AJ, vint leur dire que lors de la deuxième partie, ils allaient avoir un intervenant surprise. Bien entendu AJ et Morgan furent enchantés, ils se mirent à faire des suppositions, qui ça pouvait bien être. Joey regarda autour d'elle, non seulement elle s'enfichait royalement, mais en plus elle n'avait aucune envie de retourner dans ce café pour revivre l'heure interminable qu'elle venait de vivre. Soudain, elle aperçu un minibus en forme de canard garé plus loin, plusieurs personnes en descendaient, ça devait être le terminus. Ça lui donna une idée, après tout elle n'était pas obligée de rester dans ce café tout l'après-midi. Elle ne connaissait pas Boston et visiter cette immense ville serait si amusant, et savait que Pacey n'y verrait aucun inconvénient, loin de là. Et autre fait, et pas des moindres, AJ penserait qu'elle voulait être un peu seule avec son petit ami….
Les personnes commençaient déjà à rentrer dans le café, signe que la réunion allait bientôt reprendre. AJ les regarda en souriant et leur fit signe qu'ils pouvaient y retourner. Pacey soupira résigné et s'apprêta à rentrer, mais Joey le retint par le bras.
Joey : Non attends ! Il se retourna surpris, que ce passait-il encore. Joey se tourna vers AJ, c'est la première fois que Pacey et moi nous venons à Boston et ça me plairait beaucoup de visiter la ville.
AJ : Oui bien sûr je comprends, mais nous visiterons demain après-midi si tu veux.
Joey : En faite, je pensais que vous pourriez aller à votre réunion Morgan et toi, et pendant ce temps Pacey et moi nous pourrions visiter Boston en amoureux, dit-elle en lui caressant le bras. Hein chéri, qu'est-ce que tu en dis ?
Pacey : ….
Joey : Oh s'il te plaît dit oui, ça sera si romantique mon amour, dit-elle en l'embrassant dans le cou, ce qui eu pour effet de le ramener très vite à la réalité.
Pacey : Romantique ! C'est tout à fait nous ça, dit-il en lui lançant un regard sévère.
AJ : Ecoute Joey, je ne crois pas que ce soit une bonne idée, tu ne connais pas du tout Boston, tu ne vas pas savoir quoi visiter, ni quoi faire. Il vaut mieux que nous y allions tous demain. Viens rentrons maintenant ça va commencer.
Joey : Mais si je sais déjà quoi faire, je vois le minibus là-bas, le Big Splash, à ce qui paraît c'est une attraction géniale, qui fait une visite guidée sur l'eau et sur la terre. Ça me donne vraiment très envie d'y aller, dit-elle d'une voix qui se voulait ferme.
AJ : Joey soit raisonnable, je te promets que nous irons demain.
Morgan : Mais oui ça sera beaucoup plus rigolo à 4, tu verras, dit-elle en lançant un regard à Pacey.
Joey regarda désespérément Pacey pour qu'il vienne à son aide, mais il semblait complètement ailleurs. Elle ne comprenait vraiment pas à quoi il pouvait penser, peut-être qu'AJ avait raison finalement, peut-être qu'il avait des vues sur Morgan, pensa-t-elle énervée ! Il n'avait pas le droit mince alors. Mais elle ne voyait que ça pour expliquer son attitude, elle faisait tout pour les sortirs de cette réunion et lui ne disait rien, visiblement, il était prêt à se taper encore une heure de cauchemar pour être prêt de miss nympho ! Elle lâcha vivement le bras de Pacey en s'éloignant de lui, et commença à rentrer à l'intérieur.
Tout le temps de la conversation entre Joey et AJ, Pacey avait eu l'impression de vivre sur une autre planète. Joey n'avait pas arrêté de se frotter à lui, et il n'arrivait absolument pas à garder son calme! Punaise, qu'est-ce que cette fille lui avait fait, lui qui pouvait se vanter d'avoir accumuler les conquêtes depuis l'âge de 15 ans. Les filles n'avaient presque plus de secret pour lui et il avait l'habitude de flirter avec elles à force mais jamais, jamais ça ne lui avait fait cet effet. Il en arrivait même à penser que Joey Potter lui avait jeté un sort… Ah non là elle dépassait les bornes, elle l'embrassait dans le cou, ça alors cette fille avait plus d'une corde à son arc, il n'aurait jamais pensé que la petite Potter sache se lâcher à ce point. Il la regarda, elle était si belle, et le regard dont elle le couvait lui donnait envie de continuer leur corps à corps autre part que dans la rue… Il secoua la tête, mais à quoi il venait de penser là tout de suite… oulà Pace, pensa-t-il tu dérapes ! Il vit le regard envieux d'AJ, et fut rempli de fierté, et oui, elle était à lui, c'était à son cou qu'elle se pendait, on ne pouvait pas tout avoir…. Une magnifique télé et une magnifique petite amie. Cependant une petite voix très désagréable lui souffla qu'AJ n'était pas loin de posséder les deux, si ce n'était pas déjà fait, car après tout, Joey était folle de lui. Il se concentra sur la conversation, le rêve continuait apparemment, car Joey préférait passer la journée à visiter Boston avec lui que de rester avec AJ… ça c'était une super idée, en plus il apercevait au loin le Big Splash, mais AJ ne semblait pas prêt à les laisser faire… c'est ce qu'on allait voir. Il arrêta Joey qui rentrait dans le café.
Pacey : Regard Joey, il y a le minibus dont je t'ai parlé la dernière fois, le Big Splash. On pourrait aller y faire un tour. C'est toujours mieux, dit-il en regardant AJ, que de s'ennuyer à cette foutue réunion.
Joey le regarda : C'est pas drôle Pacey, ça fait dix minutes que je te baratine pour y aller, tu n’avais absolument pas l'air motivé, et maintenant tu veux y aller ?
Pacey : Je suis désolé, je pensais à autre chose, ça c'était sûr pensa Joey énervée, mais tu as tout à fait raison, et je préfère de loin passer l'après-midi à visiter Boston. Il fit un sourire triomphant à AJ, bien ! Donc ne vous inquiétez pas pour nous, on se retrouve à ton appartement en soirée.
AJ : Comme je l'expliquais à Joey…
Pacey : J'ai très bien entendu ce que tu disais à Joey, mais je ne suis pas d'accord. Si tu veux on pourra y retourner demain tous les 4, mais cet après-midi je le passe avec ma petite amie, dit-il fermement, secrètement content de pouvoir lui fermer le bec !
Joey : Oh Pacey, minauda-t-elle en jetant un regard en biais à Morgan, merci, tu es si gentil, je savais que je pouvais compter sur toi pour une journée romantique…
Elle s'approcha de lui, prit son visage en coupe et lui déposa un doux baiser. Pacey se morigéna, même ça, ça lui donnait des frissons ! Elle lui lança un regard langoureux… cette fille avait beaucoup trop de pouvoir sur ces sens. Il fallait qu'elle perde cette fâcheuse habitude qu'elle avait prise de l'embrasser à tout vas, parce que bientôt il ne répondrait plus de rien. Il était un jeune garçon en pleine force de l'âge, mince alors !
AJ : Bon la réunion reprend, vous êtes vraiment sûr de ne pas vouloir vous joindre à nous.
Morgan : C'est tellement dommage…
Joey : ça dépend pour qui ! De toute façon c'est décidé, nous en sommes tout à fait sûr, et comme la dit "mon Pacey", dit-elle en appuyant sur le "mon", on se retrouvera en soirée.
AJ : Bien, dit-il résigné mais visiblement contrarié, mais soyez de retour impérativement pour 18 Heures, car j'ai réservé une table dans un super restaurant français, comme tu aimes tant Joey.
Le regard qu'il lui lança la troubla… Et en plus il avait réservé dans un restaurant français… pour elle. Du coup, elle faillie renoncer à son escapade avec Pacey, mais se ravisa, non, non, il ne fallait pas qu'elle cède. Elle avait bien vu à quel point ça l'embêtait, ça lui ferait des pieds… Elle pris la main de Pacey et l'entraîna avec elle, en criant.
Joey : D'accord, pas de problème on sera à l'heure. Amusez-vous bien.
Sephy (02.04.2006 à 15:20)
Pacey la suivit sans hésiter, il avait cru à un moment qu’elle allait changer d’avis et il était déjà prêt à ne pas se laisser faire. Cet AJ, lui était vraiment antipathique, et son pseudo numéro de charme n’avait berné que lui, non mais franchement « Un super restaurant français, comme tu aimes Joey », s’il ne c’était pas retenu il lui aurait très vite fermé son clapet. Ce type ne connaissait décidément rien de la véritable Joey Potter. Certes elle aimait beaucoup la cuisine française, mais ce qu’elle aimait par dessus tout, c’était la simplicité. Mais peut-être qu’il ne la connaissait pas si bien que ça, pensa-t-il troublé à cette idée, après tout elle avait semblé toucher de son geste. Il s’arrêta d’un coup, stoppant net Joey dans son élan.
Pacey : Attends Joey, toi et moi il faut qu’on discute.
Joey : On peut parler en marchant, viens, dit-elle en le tirant.
Pacey : Hors de question ! Et regarde moi quand je te parle Potter, parce que je suis dans un état de nerfs difficilement descriptible.
Joey : Qu’est-ce qui te prends, et depuis quand tu me parles sur ce ton…
Pacey : Arrête ! Je ne suis pas content du tout, à quoi tu joues tu peux m’expliquer ? Je ne te reconnais plus, tu fais exactement tout ce que tu m’as interdit de faire, j’y comprends plus rien, et ça me rend fou tu m’entends.
Joey : Je ne vois pas du tout de quoi tu parles, elle détourna la tête gênée et vit avec horreur qu’AJ était en train de les observer intrigué à l’entrée du café, Embrasse-moi !
Pacey : Tu ne vois pas … quoi !
Joey : Embrasse-moi Pacey !
Pacey : Mais t’es complètement folle !
Joey : Ecoute Witter, AJ est en train de nous observer depuis tout à l’heure et j’espère pour toi qu’il n’a rien compris de notre conversation, alors maintenant fait ce pourquoi tu es là et embrasse moi tout de suite !
Pacey : Maintenant ça suffit je ne suis pas ton pantin Potter…
Il n’eut pas le temps d’en dire davantage, Joey c’était jetée sur lui et l’embrassait. Il faut que tu la repousse, se dit-il, mais au lieu de ça, il l’attira à lui, lui prit le visage en coupe et approfondie leur baiser. Il en oublia toutes ces bonnes résolutions, toutes ces revendications, il ne pensait qu’à cet instant incroyablement intense. Il voulait que ça dure toujours, toujours… et surtout, il la voulait pour lui, rien que pour lui… Quoi ! Il resta horrifié par de telles pensées, il venait de penser qu’il voulait Joséphine Potter rien que pour lui, la situation commençait vraiment à lui échapper et sa raison avec par le même occasion. Il fallait vraiment que ça s’arrête, il fit un effort considérable, et mis fin à leur baiser. Il garda cependant son visage dans ses mains et ouvrit les yeux. Joey les ouvrit en même temps que lui, et ils se contemplèrent sans rien dire, avant que Pacey se reprenne.
Pacey : Tu vois c’est exactement de ça que je veux qu’on parle Potter.
Joey : Ouf c’est bon, AJ est rentré dans le café, il ne nous observe plus. Soudain elle poussa Pacey, tu veux qu’on parle hein, et bien on va parler crois moi, je vais te dire moi, je fais ce que tu es sensé faire Witter. Et si j’étais toi je ne ferais pas l’offusquer, parce que c’est à moi d’être en colère…
Pacey suffoqué : A toi d’être en colère, non mais tu te fiches de moi ? Je serais bien curieux de savoir ce que j’ai encore fait.
Joey : Oh ne fais pas l'innocent s'il te plaît, j'ai bien vu ton petit manège depuis qu'on est arrivé ! Et je tiens à te dire que je suis vraiment déçue de constater que tu n'as pas pu t'empêcher, même un week-end, de jouer les dragueurs de bas étages !
Pacey : Quoi ?
Joey : Tu as très bien compris, tu es sensé être mon petit ami Pacey, et un petit ami ça se comporte comme tel, hors toi tu te comportes comme si…. Comme si y'avait rien entre nous !
Pacey : Non mais je rêve là ! Est-ce que tu réalises que tu me piques une crise pour une chose que tu m'as demandée ? C'est bien toi qui m'as demandé de ne plus te toucher et de ne pas faire la même chose qu'à Capeside, moi je n'ai fait que respecter ta demande. Faut vraiment te faire soigner Potter !
Joey : Je ne t'ai jamais demandé de draguer miss Boston que je saches ! dit-elle hors d'elle.
Pacey la regarda vivement, Joey baissa les yeux ! Un long silence s'ensuivit… Ah si seulement elle avait gardé ça pour elle, maintenant il allait croire qu'elle était jalouse… manquait plus que ça, il allait lui ressortir jusqu'à la fin de sa vie ! Elle leva les yeux vers lui et ses craintes se confirmèrent en voyant le regard amusé avec lequel Pacey la regardait. Monsieur était fière comme un pan, ça elle en était sûr !
Pacey : Mais… c'est que tu es jalouse Potter ! Voyant l'air gêné de Joey, oui c'est ça tu es jalouse. Je n'arrive pas à y croire, Joséphine Potter est jalouse…. Et de qui au faite… ah oui de Morgan, il rigola, c'est vrai qu'elle est mignonne et elle semble attirer par mon corps d'athlète, elle, dit-il en fanfaronnant…
Joey : Tu peux remballer ce petit air supérieur, tu n'y es pas du tout. Je ne suis pas jalouse, mais alors pas du tout, et tu pourrais t'envoyer l'équipe des Cherleeders au complet, pardon j'avais oublié que c'était déjà fait, que ça me ferait ni chaud, ni froid. Donc si tu veux flirter ou plus avec Morgan, tu peux le faire sans problème, en disant ces mots elle ressentie comme un malaise, mais pas ce week-end Pacey. Ce week-end tu es sensé être fou de moi.
Pacey : Hep, je t'arrête tout de suite je n'ai flirté avec personne crois-moi. Je n'y peux rien moi si elle me regarde tout le temps. Et même si elle me plaît, je n'ai rien du tout à me reprocher. Et le fait que je me tienne à l'écart viens du fait que tu me la demandé et n'a rien à voir avec elle. Je me demandais pourquoi tu étais tout sucre quand on était avec eux et j'ai compris c'est à cause d'elle c'est ça.
Joey vivement : Pas du tout, c'est à cause d'AJ bien sûr. Mais c'est vrai que je n'aime pas du tout passer pour une idiote, et le fait qu'elle ose t'aguicher comme la dernière des traînées devant mon nez ne me plaît pas ! C'est pas de la jalousie c'est de la fierté car figure toi qu'AJ m'a demandé si j'étais sûr de ta fidélité, alors merci beaucoup…. et pourquoi tu souris avec cet air ?
Pacey : Tu ne manques pas d'air ma parole. Alors toi tu ne veux pas passer pour la fille trompée, mais moi ça ne fait rien.
Joey : je ne comprends pas !
Pacey : C'est pourtant simple, moi je dois laisser ton boy-scout te draguer ouvertement devant moi, je dois jouer l'amoureux transis tout en sachant que derrière mon dos il va sûrement ce passer quelque chose entre vous et ma fierté à moi t'en fait quoi ?
Joey : Mais… c'est différent, tu me rends service, tu savais très bien à quoi t'attendre quand tu as accepté. Ecoute, je reconnais que… ça ne dois pas être facile pour ton orgueil de mâle, dit-elle gentiment, mais c'est juste pour ce week-end, je ne te demanderais plus rien à l'avenir c'est promis. Et puis tu sais, je pense juste que tu mérites mieux que Miss Boston 2006, c'est tout.
Pacey : Ah oui, dit-il en souriant, mais serait-ce un compliment caché ça ?
Joey : Peut-être qui sait, elle lui prit le bras et recommença à marcher vers le centre ville, allez viens on va voir un peu ce que cache cette ville.
Pacey : Eh, Eh, il me semble que tu avais parlé du Big Splash non, et ce qui est génial c'est qu'il se trouve juste là-bas, alors allons-y.
Joey : Ah oui… j'ai dit ça, mais c'était juste pour pouvoir nous échapper je n'ai jamais eu l'intention de monter sur ce truc ridicule.
Pacey : Alors là, il n'en est pas question, dit-il en l'attirant dans le sens opposé, nous allons faire cette visite guidée sur le minibus que tu le veuilles ou non.
Joey : Mais…
Pacey : Il n'y a pas de "mais" Potter, depuis que nous sommes arrivés ici, on fait ce que tu veux, alors pour une fois on va faire ce que moi je veux. Et je veux m'amuser !
Joey ne dit plus rien, elle le suivit en l'observant, un vrai gamin se dit-elle, mais il était si mignon avec son petit air buté qu'elle n'avait pas la force de lui résister. D'ailleurs, il avait raison au fond, elle se comportait comme une égoïste depuis leur arrivée, et Pacey avait gentiment accepté de faire ce qu'elle voulait, allant même jusqu'à s'enfermer dans un café pour écouter des écrivains débutant ! Il avait fait un gros effort pour elle, elle le savait, c'était à son tour maintenant. Elle pouvait bien lui faire ce plaisir après tout, surtout qu'elle était sûr ne pas être perdante. Elle ressentit l'excitation grandir en elle, elle savait qu'avec Pacey elle n'allait pas s'ennuyer, au contraire il avait le don pour la surprendre et lui faire faire des choses qu'elle n'aurait jamais osé imaginer en temps normal. Elle décida de se laisser faire pour une fois.
Joey : Ok Witter, nous avons deux heures devant nous… alors tu as quartier libre vas-y fais de moi ce que tu veux,
Elle ne comprit que trop tard, le double sens de ces paroles et à voir Pacey il l'avait bien saisi… Il s'arrêta surpris, puis s'approcha d'elle charmeur….
Pacey : Tout ce que je veux… susurra-t-il
Joey : Ah, ah fait attention à toi… Tu as très bien compris ce que j'ai voulu dire, alors soit tu profites de ma générosité passagère, soit…
Pacey : soit…
Joey : Soit tu fais la bêtise à laquelle tu penses et je t'emmène direct dans un musée !
Pacey éclata de rire ! Il lui prit la main et l'entraîna avec lui, ils montèrent à temps dans le minibus quelques secondes avant le départ. Ils s'assirent côte à côte sans se lâcher la main, essoufflés mais heureux. Pour la première fois depuis longtemps, il n'y avait pas de tension, pas de malentendu entre eux, ils étaient sur la même longueur d'ondes, tels deux meilleurs amis, avec une complicité flagrante. Pendant que le bus déambulait dans les rues de Boston, Joey et Pacey s'extasiaient ensemble sur les différents immeubles, les immenses magasins, le magnifique port de Boston, d'ailleurs ils se promirent de s'y rendre à la fin de la visite. Ils riaient tels deux gamins en voyant les spectacles de rues. Joey n'avait pas rie comme ça depuis si longtemps. Pacey était vraiment trop délirant, il n'arrêtait pas de faire le pitre… et les commentaires qu'il rajoutait après le guide étaient trop bon… c'était du Pacey tout cracher… Le pire, c'est que même en plaisantant, il avait une répartie très intelligente, il était loin d'être bête. Elle l'avait toujours su mais de le voir ainsi, elle avait l'impression de découvrir une autre personne, une personne tellement… attachante. Pacey la regarda et lui sourit tendrement, elle lui fit une gentille boutade, elle se sentait libre, libre d'être elle-même. C'était un sentiment nouveau pour elle, effrayant mais tellement agréable. Pacey n'avait jamais vu Joey aussi enjouée, elle avait laissé ses défenses au vestiaire et c'était bien mieux comme ça. Ses yeux brillaient d'un éclat nouveau, il se sentit transporté de joie d'être là avec elle et de partager ses merveilleux moments. Il se sentait si bien qu'il avait envie de la serrer dans ses bras de joie, mais il se retint ça n'était vraiment pas le moment de briser cet instant avec un geste déplacé. Et puis il se sentait tellement bizarre quand elle était contre lui, qu'il aurait été capable de l'embrasser. Parce qu'il devait avouer que depuis leur dernier baiser… même depuis le premier, il n'avait qu'une envie c'était de recommencer… Sentiment troublant, sur lequel il préféra ne pas s'attarder.
Joey : Oh regarde, regarde tu as vu le magasin là bas, il est immense… j'en ai jamais vu d'aussi grand.
Pacey : Il y a un arrêt juste devant, on peut descendre là et y faire un tour qu'est-ce que tu en penses.
Joey : Pourquoi faire, nous n'avons pas d'argent.
Pacey : Tu aurais dû me fréquenter avant Potter, pas besoin d'avoir de l'argent pour s'amuser dans un magasin. On peut essayer tous les habits qu'on veut, se prendre l'espace d'un instant pour Al Pacino, avec un super costard ou Nicole Kidman dans une super robe de Cocktail…
Joey : C'est une super idée ça, je n'y avais jamais pensé. Tu as raison, vient descendons ici.
Pacey : A la bonne heure ! Après vous jeune fille.
Lorsqu'ils descendirent du bus, les gens leur firent signe au revoir en riant, ce jeune petit couple les avait bien fait rire, ils étaient très mignons.
Ils rentrèrent précipitamment dans le magasin et restèrent bouche bée, ils n'avaient jamais rien vu d'aussi luxueux… Ils se regardèrent et rirent à gorges déployées. Puis ils allèrent aux rayons habits et s'amusèrent pendant une heure à essayer des habits en tous genre, Pacey sortie affublé d'une casquette à l'envers, une chemise en sois ouverte, en imitant un rappeur… Joey était morte de rire, mais lorsqu'elle sortie habillée tout en cuire, Pacey put se venger sans scrupule. Joey choisi un costume hors de prix pour Pacey et Pacey lui présenta une magnifique robe de cocktail, ils allèrent se changer dans leur cabine respective.
Pacey : Je suis prêt, je sors Jo
Joey : Non attend, on sors en même temps, juste deux minutes encore… ça y est. Un… deux… trois...
Pacey : Tadamm !
Ils sortirent en même temps, et se dévisagèrent sans un mot pendant plusieurs instants. Joey était si jolie… jolie n'était même pas assez fort, d'ailleurs il ne trouvait aucun mot pour la décrire à l'heure actuelle. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose… mais resta la bouche ouverte… La robe avait un décolleté très subjectif, ….plus qu'il ne devait…, elle était cintrée et longue, mais tellement moulante qu'il était impossible d'ignorer les courbes généreuses de Joey. Il se contenta de la regarder avec un regard admirateur. Joey ne pouvait ignorer le regard que Pacey posait sur elle, gênée, mais ravie de son petit effet, elle se mordit la lèvre inférieure et mis une mèche de cheveux derrière ses oreilles. Il la trouvait désirable en ce moment se dit-elle, et cette pensée ne la dérangeait pas du tout, loin de là. Parce que personnellement elle trouvait Pacey à couper le souffle. Lorsqu'il était sorti de la cabine elle avait cru tomber, tellement il était…. Renversant !
Le costume lui seyait à ravir, la veste était très bien taillée, en dessous il avait laissé son débardeur blanc, elle n'y aurait pas pensé, mais il avait eu raison car ça lui donnait un style parfait, et le pantalon… il justifiait parfaitement le succès que Pacey Witter avait auprès de la jante féminine. Ce garçon avait un corps de rêve ! Un sifflement admiratif d'un jeune homme interrompu ce moment. Pacey lança un regard mauvais au garçon en question.
Pacey : Il vaut mieux qu'on y aille maintenant, ça fait une heure qu'on est là… et tu vas attraper froid dévêtu comme ça.
Joey : Oh tu crois, dit-elle malicieusement en regardant le jeune homme, pourtant moi j'ai plutôt chaud… mais devant le regard sévère de Pacey, je plaisante, je me change et on y va.
Dix minutes plus tard, il sortait du magasin les mains vides, mais la tête pleine de souvenirs. Ils s'achetèrent une glace prêt du port de Boston et s'assirent sur un banc face à la mer. Ils discutaient de choses et d'autres, d'un ton léger et badin sans s'arrêter. Le soleil commençait à décliner et la temps se rafraîchie, Joey frissonna légèrement, immédiatement Pacey retira sa veste et lui mis sur les épaules. Il garda sa main autour d'elle et elle mis sa tête sur son épaule. Ils restèrent serrés l'un contre l'autre sans dire un mot, chacun avait peur de rompre la magie de cette instant. La vue était magnifique, le soleil se couchait dans la mer, les oiseaux chantaient, c'était merveilleux.
Joey : C'était un après-midi formidable Pace.
Pacey : C'est bien vrai, mais c'est passé trop vite.
Joey : D'ailleurs je dois te remercier, c'est grâce à toi.
Pacey : T'inquiète pas je trouverais bien un moyen pour que tu me remercie comme il se doit, dit-il taquin.
Joey en souriant : Pacey…
Pacey : J'arrête !
Joey : On c'est vraiment bien amusé tu avais raison le Big Splash était génial, et les magasins… à se souvenir elle rigola doucement… Boston est une ville magnifique tu trouves pas. Je me souviendrais toute ma vie de cette journée je t'assure. Le seul regret que j'ai, c'est d'avoir oublié de prendre mon appareil photo… j'aurais tellement voulu avoir des souvenirs…
Pacey : Moi aussi je trouve que c'est dommage qu'on ne l'ait pas pris!
Joey : Tiens ! Est-ce que M. Witter deviendrais sensible à l'architecture, lui aussi ?
Pacey : Euh non, moi j'ai regretté de ne pas l'avoir quand je t'ai vu sortir de la cabine d'essayage avec cette robe… Elle t'allait à ravir Potter.
Joey : Tu ne changeras jamais, dit-elle en rougissant, je reconnais que je t'ai trouver charmant dans ce costume, un vrai Don Juan.
Pacey : Là tu vois, je regrette de ne pas avoir emmené un dictaphone pour t'enregistrer ! Joey Potter viens de me faire un compliment personne ne voudra jamais me croire !
Joey leva la tête et plongea ses yeux dans les siens.
Joey : Hmm… je... je voudrais m'excuser Pace, j'ai été ignoble avec toi ces derniers jours. Depuis que tu as accepté de m'aider je n'ai fait que te disputer, t'insulter et dans le train… j'ai dit des choses très dures que je ne pensais pas. Tu me connais quand je suis en colère je parle, et je cherche à blesser les gens… je suis vraiment désolée. Pacey là regarda intensément, leur visage était très proche, trop proche. Et je veux que tu saches que je suis très contente que tu sois venu, c'est en grande partie grâce à toi que ce week-end est génial. Et puis, ajouta-elle malicieuse, si tu n'avais pas été là je serais encore dans ce café… tu vois le truc !
Il baissa les yeux sur ses lèvres, Joey était si belle, le cadre si romantique, il avait envie que cet instant dur toujours, il voulait la garder contre lui… il voulait l'embrasser c'était indéniable et à voir le regard de Joey, il était sûr qu'elle ne le repousserait pas. Il faillit amorcer sa descente pour enfin goûter ses lèvres quand soudain il pensa à AJ. A quoi bon, il pouvait l'embrasser ça ne mènerait nulle part. Elle aimait AJ, elle était juste troublée par leur après-midi ça ne durerait pas, et lui il… enfin il était juste attiré par elle, c'était tout. Il faut dire que depuis qu'il jouait le rôle de petit ami il la voyait différemment et ressentait des émotions inconnues jusqu'alors, et il aimait ça. L'embrasser aujourd'hui, comme il en mourrait d'envie ne ferait qu'empirer les choses, il était déjà assez perdu comme ça. Et surtout, il ne voulait pas perdre l'amitié de Joey… Il fallait qu'il se reprenne et vite, son regard devint taquin.
Pacey : Potter me remercie ! C'est une caméra que j'aurais dû amener !
Surprise de cette brutale transition, Joey le regarda sans bouger… puis se mit à rire. Elle avait eu envie qu'il l'embrasse, très fort, et lui aussi avait eu envie de l'embrasser, elle en aurait mis sa main à couper. Elle avait cru que son cœur allait explosé, elle savait que c'était une bêtise et qu'il fallait qu'elle arrête, mais elle voulait tellement sentir encore les lèvres de Pacey contre les siennes. Comme elle voyait que Pacey ne faisait rien elle avait voulu faire le premier pas, mais à ce moment là, son regard avait changé, et il avait rompu leur complicité. Elle en avait éprouvée une vive déception. Puis après réflexion elle était soulagée. Ça aurait été une épouvantable erreur. Elle avait passé une merveilleuse après-midi auprès de Pacey, ils avaient rigolés, ils c'étaient amusés comme deux gosses sans aucune arrière pensée. Elle sentait que cet après-midi les avait rapprochés. Et là d'être dans ces bras… elle c'était sentie bizarre, en sécurité, proche de lui comme jamais, elle avait un peu perdue la tête. Elle était reconnaissante envers Pacey de ne pas en avoir profité, elle ne doutait pas que Pacey savait quand il pouvait embrasser une fille ou pas, et il avait sans aucun doute perçu son trouble. Heureusement c'était un trouble passager et normal en ces circonstances, rien à voir avec ce qu'elle éprouvait pour AJ… AJ ! Joey se redressa d'un coup.
Joey : Il est quelle heure ?
Pacey : Euh… mince ! 17 H 55 !
Joey : Oh non, c'est une catastrophe. J'ai complètement oublié l'heure qu'il était. AJ nous attends chez lui pour 18 H et on est au moins à … Pacey…, tu sais retourner chez AJ ?
Pacey : … bien sûr quelle question, euh…. Il faut qu'on parte vers là bas. Oui, oui c'est ça c'est vers là bas.
Joey : Tu ne le sais pas plus que moi oh non, oh non….. Dit-elle en s'affolant, oh non
Pacey : Joey, Joey calme toi veux-tu. Fais moi confiance, je vais nous ramener chez AJ, je te le promet.
Il lui prit la main et l'entraîna avec lui, espérant de tout son cœur que c'était la bonne direction. Joey se mit à courir … il soupira… cette merveilleuse journée touchait à sa fin….
Jen avait fait les courses avec Grams une bonne partie de l'après-midi. Elles venaient à peine de finir, et elles étaient complètement lessivées. Elles mirent les sacs dans la voiture et Jen grimpa à l'intérieur, il y avait bien une heure de route de Providence à Capeside, il n'y avait pas de temps à perdre. Elle ouvrit les fenêtres pour faire rentrer un peu d'air, la voiture était garée en plein soleil depuis deux heures et la chaleur qui régnait à l'intérieur était insoutenable. Elle jeta un coup d'œil dehors, Grams ne semblait pas du tout presser de rentrer dans la voiture.
Jen : Que fais-tu Grams, viens il faut qu'on y aille, on est pas encore rentrée !
Grams : Nous ne sommes pas pressées n'est-ce pas.
Jen : Ben… non mais pourquoi, tu voulais encore voir autre chose ?
Grams : Non, je voudrais seulement que toi et moi nous allions sur cette petite terrasse pour boire quelque chose de frais.
Jen : Oh… mais bien sûr, tu dois être assoiffée, excuse-moi je n'y avait pas pensé.
Elle descendit de voiture et se dirigea avec Grams vers la terrasse. Elles trouvèrent une table à l'ombre et si installèrent confortablement. Une fois leur commande reçue, Grams regarda Jen avec sollicitude.
Grams : Maintenant ma petite fille, dit-moi ce qui ne va pas.
Jen : Quoi ! Je ne vois pas de quoi tu parles. Tout va bien je t'assure
Grams : Jen tu sais que je n'aime pas les mensonges ! Et par-dessus tout je suis ta grand-mère et je t'aime. Je vois bien que tu ne vas pas bien, alors inutile de tourner autour du pot, je suis là pour toi alors parle moi.
Jen : C'est pour ça que tu as voulu qu'on vienne s'installer ici n'est-ce pas… mais devant le regard pénétrant de Grams, elle baissa les yeux. Tu as raison il y a bien quelque chose qui ne vas pas. Mais ça ne servira à rien d'en parler.
Grams : Même si je ne peux rien faire, je peux au moins t'écouter, et c'est précieux tu sais.
Jen : C'est que… c'est un peu gênant.
Grams : Voyons Jen, je te le répète je suis ta grand-mère, il ne devrait pas y avoir de sujet gênant entre nous ma chérie.
Jen : Il s'agit de ma relation avec Dawson, ça fait 5 mois que nous sommes ensemble maintenant et… nous souhaiterions….voir évoluer notre relation… dit-elle en observant la réaction de Grams. Elle n'en revenait pas de parler de ça avec elle.
Grams : Oh je vois ! Tu connais mon point de vue à ce sujet ma chérie alors je ne te le redirais pas. Qu'est-ce qui te rend triste à ce sujet.
Jen : Et bien, je n'y arrive pas, ce qui est vraiment surprenant avec mon passé je dois le reconnaître, mais je fais un blocage, c'est horrible Grams… dit-elle les larmes aux yeux. Dawson n'y comprend rien, et j'ai tellement peur de le perdre…
Grams : Dawson t'aime ma chérie et je ne le vois pas te quitter pour une histoire de… enfin tu vois. Mais ça pourrait peut-être t'aider de m'expliquer à quoi est dû ce blocage, nous…
Jen : Je n'en sais rien justement, c'est là tout le problème.
Grams : Voyons essayons de réfléchir calmement, il a vécu une relation avec la petite Joey, ta meilleure amie, peut-être que ça a un rapport tu ne crois pas.
Jen découragée : Je n'en sais rien, peut-être, peut-être pas, je n'arrive pas à y voir clair.
Grams : Qu'en pense Dawson ?
Jen : J'évite toujours le sujet, dit-elle d'une toute petite voix, je n'arrive pas à en parler avec lui, comment veux-tu que je lui dise que je l'aime, que je veux faire l'amour avec lui mais que pour une raison que j'ignore, je bloc ! Il ne va pas comprendre.
Grams : C'est en ce moment qu'il ne doit rien comprendre ma chérie. Tu dois lui parler, pour qu'une relation marche Jennifer il faut de la communication. Si tu as un risque de perdre Dawson ça sera à cause de votre manque d'honnêteté l'un envers l'autre.
Jen : Tu as raison…. Merci Grams, merci beaucoup. Elle respira à fond, je lui parlerais je te le promet.
Grams : Bien je retrouve ma petite fille, tu es une battante ma chérie. Allons-y, nous avons de la route à faire avant d'arriver à Capeside et je ne veux pas que nous arrivions trop tard, tu risquerais de le rater au restaurant.
Jen : Quoi ? Mais non… je ne vais pas aller au restaurant, je dois l'attendre chez lui…
Grams : Hors de question, il faut battre le fer pendant qu'il est chaud et je te dépose au restaurant des Leery ne discute pas.
Jen : Mais…
Grams : Allons-y Jennifer, dit-elle en se levant.
Jen ne dit plus rien, ça n'aurait servit à rien de toute façon, sa grand-mère était encore plus têtue qu'elle, une fois qu'elle avait décidé quelque chose ça ne servait à rien de discuter. En soupirant et la suivit jusqu'à la voiture. Après tout, fallait bien y passer un jour ou l'autre Grams avait raison, le plus tôt sera le mieux. Elle alluma le moteur de la voiture, et fit sa marche arrière pour partir. Elle jeta un regard à Grams, elle lui sourit d'un de ces sourires si rassurants. Oui, tout ce passerait bien, elle en était sûre. Elles partirent en direction de Capeside.
Sephy (02.04.2006 à 15:38)
Pacey et Joey arrivèrent devant la porte de l'appartement de AJ complètement essoufflés. Ils reprenaient leur respiration avant de frapper à la porte. Ils avaient près d'une heure de retard et Joey appréhendait beaucoup sa réaction, elle lui avait promis d'être de retour pour 18 Heures… Elle regarda Pacey, il avait la tête appuyée sur le mur et essayait tant bien que mal de reprendre une respiration normale.
Joey : Et bien Einstein, heureusement que je pouvais te faire confiance, dit-elle ironiquement, laisse moi te dire que tu as un très mauvais sens de l'orientation.
Pacey : Alors ça c'est la meilleure ! Si on est arrivé à bon port c'est bien grâce à moi, parce que si on t'avait écouté on serait encore je ne sais où dans Boston !
Joey : Ce n'est pas vrai du tout…
Pacey : Et qui à dit d'aller à gauche quand c'était à droite, c'est bien toi non… si on c'est perdu c'est à cause de toi Potter.
Joey : Absolument pas, c'était bien à gauche, mais je n'y peux rien moi si la rue avait bougée entre temps…
Ils se regardèrent et se sourirent… Une fois que les battements emballés de leurs cœurs se furent calmés ils frappèrent à la porte. AJ vint leur ouvrir et il les fit entrer sans un mot, il avait l'air très contrarié.
AJ : J'ai dû appeler le restaurant pour les prévenir qu'on serait en retard, c'est un restaurant très côté à Boston et j'ai dû négocier ferme pour qu'il accepte de garder ma réservation, dit-il d'un air de reproche.
Joey : Oh AJ, nous sommes vraiment désolés, nous avons fait ce qu'on a pu mais Boston est tellement grand, rien à voir avec Capeside, on c'est perdu.
Pacey : Ouai désolé, mais on a pas vu l'heure passée faut dire que Boston est magnifique, on c'est trop bien amusés, dit-il sans trop savoir pourquoi, il voulait qu'AJ sache qu'ils avaient passés une super après-midi…
AJ : Tant mieux, dit-il en jetant à peine un regard à Pacey. Il se tourna vers Joey, ça n'est pas important, le principale c'est que tu sois là, j'étais très inquiet pour vous j'avais peur que vous ne retrouviez pas l'appartement. Je suis soulagé maintenant.
Pacey : Mais ouai c'est ça, rattrape le coup, murmura-t-il pour lui-même. Tu crèves de jalousie oui !
Il aurait dû être content de voir que leur plan avait fonctionné, car il était clair qu'AJ supportait de plus en plus mal sa présence, mais il n'arrivait pas à s'expliquer pourquoi, ça le rendait à la fois furieux et triste… Il était vraiment temps que ça s'arrête, parce qu'il commençait à se comporter comme… comme un véritable petit ami jaloux. Cette pensée le troubla. Il regarda Joey, elle semblait vraiment navrée d'avoir fait attendre son prince, ce n'était pourtant pas la fin du monde. Il ne l'avait jamais vu aussi docile envers quelqu'un… c'était pas elle ça ! Il songea qu'AJ était tombé amoureux d'une fille qu'il ne connaissait pas et c'était bien dommage pour lui, parce que s’il était déjà attiré par cette Joey effacée, il serait fou de la vrai Joey, celle au caractère bien trempé… sa Joey.
AJ : On va pouvoir y aller si vous voulez, à moins que tu veuilles encore te changer, c'est comme tu veux, tu es très bien comme ça.
Joey : Non c'est bon je vais rester comme ça, de toute façon je n'ai rien emmené d'autre à part une robe… que je réserve pour demain soir. Mais… on n'attend pas Morgan ?
AJ : Non ! Morgan ne viendra pas ce soir, elle a encore beaucoup de travail pour lundi et comme demain elle passe la journée et la soirée avec nous elle a préféré le faire ce soir.
Joey : Ah… c'est… dommage, dit-elle en pensant tout le contraire. Elle se tourna vers Pacey, en tout cas nous on ne raterait ça pour rien au monde, un restaurant français, le rêve ! N'est-ce-pas chéri, dit-elle avec un clin d'œil.
Il la regarda avec tendresse, alors comme ça Morgan ne serait pas de la partie… il réfléchissait, s’il renonçait à y aller Joey aurait enfin une soirée seule avec AJ, elle en rêvait depuis si longtemps. Il n'avait absolument aucune envie de la laisser seule avec ce type, même s'il était sûr qu'il ne représentait pas de danger pour Joey, c'était un vrai boy-scout. Il ne fallait pas qu'il perde de vue l'objectif de leur venu ici. Il soupira, sa décision était prise.
Pacey : C'est une très bonne idée en effet et je suis persuadé que Joey va adorer, mais…, il hésita, mais moi je préfère rester là ce soir, cette journée m'a épuisé, Joey écarquilla les yeux, je préfère me reposer surtout si demain on va veiller tard. Mais vous allez-y, je ne veux pas que vous vous priviez pour moi, sincèrement.
Joey : Mais non qu'est-ce que tu racontes, tu es toujours partant pour veiller tard toi, tu es tout sauf "un couche tôt".
Pacey : Oui mais d'habitude je ne passe pas toute une journée à visiter Boston. Non crois moi je préfère me reposer.
AJ semblait étonner, mais plutôt ravie, sans doute n'osait-il pas croire à l'opportunité qui s'offrait à lui. Il allait avoir toute une soirée pour séduire Joey. Cette pensée énerva fortement Pacey et il faillie renoncer à cette idée, mais il se ravisa à temps. Il le faisait pour Jo, il savait que c'est ce qu'elle voulait au fond d'elle, c'était pour ça qu'elle était venue d'ailleurs, et s’il ne c'était pas tapé l'incruste elle aurait pu avoir plus qu'une soirée en tête à tête avec lui. Elle lui avait pardonné d'être venu, elle avait sûrement dû faire un grand effort pour ça, alors maintenant il voulait lui faire plaisir c'était important pour lui. Elle n'avait pas beaucoup vu AJ depuis leur arrivée, à la réunion elle était assise à côté de lui, et ensuite ils avaient passé l'après-midi ensemble. Elle ne s'était pas plainte, mais il savait que ce n'était pas pour être avec lui qu'elle était venue jusqu'à Boston. Il ne voulait pas être égoïste, il l'avait assez monopolisé il devait s'effacer.
Joey : Pacey ! T'es toujours avec nous ?
Pacey : Quoi ? Ah excuse-moi, qu'est-ce que tu disais.
Joey : J'étais en train de dire qu'on ne rentrerait pas tard, comme ça tu peux venir avec nous.
Pacey : Non Jo, n'insiste pas, je reste !
Joey : Mais tu n'as même pas encore manger, tu dois mourir de faim…
AJ : Il y a des pâtes au frigo si tu veux, dit-il vivement, il faut vraiment qu'on y aille Joey.
Joey : Mais…
AJ : Si Pacey est fatigué il est normal qu'il veuille se reposer, il se tourna vers Pacey, je prendrais soin d'elle c'est promis.
Pacey lui lança un regard noir, ça il en était sûr, il avait intérêt à se taire car il ne manquait pas grand-chose pour qu'il abandonne toutes ces bonnes intentions… Il se tourna vers Joey.
Pacey : Ne t'inquiète pas pour moi, dit-il tendrement, vas-y … et amuse-toi bien.
Joey était vraiment déçue qu'il ne vienne pas, et surtout elle ne comprenait pas le pourquoi. Elle le connaissait par cœur et savait très bien qu'il n'était pas fatigué… Il était de plus en plus bizarre décidément, où était le garçon qui prenait n'importe quel prétexte pour l'embêter et qui avait toujours une lueur taquine dans les yeux. Depuis qu'il était arrivé à Boston il n'était plus le même, ça n'était plus "son Pacey", parfois elle le surprenait à la regarder avec une lueur étrange dans les yeux, et il était souvent perdu dans ses pensées… Il en avait même oublié de faire semblant d'être son petit ami… pourtant là, il avait une occasion toute rêver de la taquiner, ce dont il ne se serrait jamais privé en temps normal….il en avait bien profité à Capeside d'ailleurs. Et là, il la laissait passer une soirée en tête à tête avec AJ… il restait un mystère pour elle ! Elle lui jeta un dernier regard, et voyant qu'il restait inflexible elle se décida à suivre AJ.
AJ semblait de très bonne humeur, elle ne l'avait jamais vu aussi joyeux, d'habitude il était toujours si sérieux… Mais là, il était décidé à se montrer sous un autre jour. Il parlait de choses et d'autres, des choses sans importance, il ne remarquait même pas son air absent, mais ça n'allait sûrement pas durer, il fallait qu'elle se reprenne. Après tout, est-ce que ce n'était pas justement pour ce genre de moment qu'elle était là ? Elle allait enfin passer une soirée seul à seule avec le garçon de ses rêves et dans un cadre des plus romantiques en plus. Elle ne voyait vraiment pas où était le problème, elle devrait même remercier Pacey d'être resté à l'appartement… Elle regarda AJ et sourit, finalement cette soirée était prometteuse.
Mais qu'est-ce qui lui avait pris de les laisser partir sans lui ! C'était vraiment la pire des idées qu'il n'ait jamais eu… Ils étaient partis depuis une heure maintenant et depuis leur départ il ne tenait pas en place, il n'arrêtait pas de tourner en rond. Oh, il avait bien essayé de regarder un peu la télé, il avait ouvert le frigo et c'était préparé un plateau repas, avec les pâtes et quelques bières qui traînaient dans le frigo, il pensait qu'AJ ne lui en voudrait pas, il fallait bien qu'il boive. Il s'était imaginé être le maître des lieux à qui appartenait cette gigantesque télé… mais l'amusement fut de courte durée et de toute façon petite ou grande, il n'arrivait pas à se concentrer sur ce qui passait à la télé. Il se posait toujours et toujours les mêmes questions, qu'étaient-ils en train de faire, est-ce qu'AJ allait oser lui faire des avances… à voir son air ravie lorsqu'il leur avait annoncé qu'il ne viendrait pas avec eux, il allait en profiter….Il serait bête de ne pas le faire. Il serra les points et bu une bière au goulot d'une traite, puis deux… Pourquoi est-ce que cette idée lui était tellement intolérable ? Il ne se comprenait plus ses derniers temps, il entama une troisième bière… On frappa à la porte interrompant le court de ces pensées. Il posa la bière sur la petite table basse et se leva du canapé, oùlà, il se rattrapa de justesse… il c'était levé un peu vite. Une fois que la pièce se fut arrêtée de bouger, il alla ouvrir la porte et se retrouva face à Morgan.
Morgan : Salut, je passais dans le coin et j'ai vu de la lumière alors je suis passée. Je peux entrer ou tu veux qu'on discute dans le couloir ? Pacey ouvrit plus grand la porte trop surprit pour dire quoi que ce soit, Morgan pénétra à l'intérieur, et bien, j'ai bien fait de venir, c'est pas bon de boire seul.
Pacey : J'avais soif…
Morgan : Je vois ça, mais c'est plus drôle à deux, regarde j'ai amené une bouteille de champagne et un autre paque de bière. Avec ça on a de quoi se faire une bonne petite soirée tous les deux.
Pacey avait l'esprit trop embué pour lui demander si c'était son habitude de se promener avec une bouteille de champagne et de la bière sur elle. De toute façon, même si elle lui mentait, ce n'était pas important. Elle avait emmené de quoi boire, alors pourquoi ne pas en profiter et puis, Joey ne se privait pas elle, pensa-t-il amèrement. Il referma la porte et se tourna vers Morgan. Elle était en train de remplir deux coupes de champagne, une fois fait elle les pris et s'installa sur le canapé. Elle les posa sur la table basse. Elle lui lança un regard aguicheur et tapota à côté d'elle pour l'inviter à la rejoindre. Pour la première fois Pacey remarqua qu'elle était vraiment sexy, elle avait mis une robe très courte avec un décolleté révélateur.
Morgan : Ben alors, dit-elle d'une vois sensuelle, viens t'assoire prêt de moi au lieu de baver dans ton coin, je ne mord pas.
Il savait que si il décidait de s'installer auprès d'elle et de boire avec elle, il se mettrait en danger, il avait déjà bu pas mal et cette fille était dangereuse…, il avait toujours aimé prendre des risques… Il respira un grand coup, après tout pourquoi pas il n'était pas du genre à ne pas saisir une telle occasion. Il était Pacey Witter, le play boy de Capeside comme se plaisait à l'appeler Dawson… Il s'assit à côté d'elle, elle lui tendit la coupe et ils trinquèrent. Au bout de trois coupes il ne savait plus très bien ce qu'il faisait, il n'était pas ivre, mais il n'était plus tout à fait lui-même non plus. Il s'avachie confortablement dans le canapé et Morgan se pencha sur lui, provocatrice. Elle se mit à l'embrasser dans le cou, il se laissa faire, elle remonta vers sa bouche et s'en approcha à quelques millimètres.
Morgan : Alors Pacey, je dois te supplier ou tu vas enfin te décider à m'embrasser.
Il était déjà un peu éméché, et d'entendre cette voix lui susurrer une telle invitation alors qu'elle se frottait à lui, lui fit perdre la tête. Il l'embrassa sauvagement, la renversant il se mit sur elle. Morgan répondait avec ardeur à ses attentes, elle lui arracha les boutons de sa chemise, pendant qu'il lui enlevait sa robe, il se mit à l'embrasser dans le cou puis descendit peu à peu. Morgan le repoussa avec force et se mit sur lui. Elle commença à l'embrasser dans le cou, le torse… Pacey bascula sa tête en arrière et ferma les yeux. Cette fille était hallucinante, c'était génial. Elle remontait le long de son torse arrivant à sa bouche, Pacey lui prit son visage en coupe et l'embrassa passionnément, c'était si agréable il en avait rêvé tout le week-end, depuis leur premier baiser d'ailleurs…
Pacey : Joey, souffla-t-il intensément en ouvrant les yeux. Reconnaissant Morgan il eu un bref mouvement de recul…mais Morgan l'avait senti. Ses yeux lançaient des éclairs. Je suis désolé, dit-il en se dégageant…
Morgan : Tu es désolé de quoi au juste. De m'avoir appelé Joey ou de m'avoir repoussé en t'apercevant que c'était moi. Parce que le fait que tu m'es appelé Joey passe encore, c'est ta petite amie, mais que tu m'ais repoussé ça c'est une injure que je ne tolère pas… On ne m'à
a jamais repoussé tu m'entends…
Pacey : Tu as dit que je t'ai appelé Joey c'est ça….
Morgan : Je ne vois rien de bizarre à ça…elle se rapprocha de lui et se remit à l'embrasser, mais Pacey la repoussa.
Pacey : Ecoute je suis désolé, j'ai un peu trop bu et ça a dégénéré… ça n'aurait pas dû arriver. Tu… tu ferais mieux de rentrer je suis un peu perdu… il ajouta pour lui-même, dire que j'ai cru un instant que c'était Joey…. Qu'est-ce qui m'arrive !
Morgan : Et bien, je n'ai jamais, jamais vu un garçon qui aimait autant sa petite amie. C'est que tu l'aimes vraiment ta brunette.
Pacey la regarda vivement ! Qu'est-ce qu'elle venait de dire… qu'il aimait Joey ? Non… non c'était impossible. Il l'aimait c'était sûr mais comme une amie…comme… Son cœur se gonfla dans sa poitrine et soudain c'est comme si tout s'éclairait en lui… mais oui c'était ça ! Tout ce temps à se demander pourquoi il ressentait des émotions étranges… Elle avait raison, Morgan avait raison et c'est pourquoi il détestait tellement AJ, pourquoi il avait voulu venir à Boston… il voulait être avec elle… Tout ce temps passer ensemble, c'était presque inévitable, il était tombé indubitablement fou amoureux de Joey Potter. Il crut que son cœur allait exploser dans sa poitrine, il ressentait tellement de choses en même temps, c'était beau et fort mais terriblement effrayant. Il allait souffrir, ça il le savait. Quand était-ce arrivé, il n'en savait rien, peut-être ce week-end, peut-être bien avant… sûrement bien avant car ça faisait déjà un bout de temps qu'il avait un besoin presque impérieux de la voir, même si c'était juste pour la taquiner un peu. Il avait mis ça sur le compte de leur nouvelle amitié mais il c'était menti à lui-même. Il avait eu peur de s'avouer ce qu'il ressentait vraiment, peur d'avoir à en subir les conséquences…
Morgan s'accrocha langoureusement à son cou et chercha ses lèvres.
Morgan : C'est pas grave tu sais, je ne te propose pas le mariage je veux juste passer un moment agréable, et je sens qu'avec toi ça doit l'être, c'était plutôt bien parti d'ailleurs. Elle n'en saura jamais rien, c'est promis, dit-elle en l'embrassant.
Pacey : Arrête, dit-il en la repoussant. Il se baissa pour ramasser sa robe et lui tendit, écoute ne le prend pas mal, mais j'ai vraiment besoin d'être seul. Alors rhabille-toi s'il te plaît et va-t-en.
Morgan enfila sa robe et se dirigea vers la porte, au moment de l'ouvrir elle se retourna une dernière fois vers Pacey et lui dit d'une voix triomphante.
Morgan : C'est vraiment dommage pour toi tu sais. J'espère qu'AJ aura eu plus de chance que moi… mais je ne me fait pas de soucis à ce sujet. Bye.
Pacey se précipita vers la porte et la referma d'un coup sec, il saisit Morgan par le bras et la secoua sans ménagement.
Pacey : De quoi tu parles !
Morgan : Ce que tu peux être naïf mon pauvre Pacey ! En voyant Pacey devenir livide elle ajouta, et oui je suis désolée de te l'apprendre mais AJ a des vues sur ta petite amie et d'après ce que j'ai pu voir, c'est plutôt réciproque. Ça m'étonnait aussi qu'une fille comme Joey, en recherche perpétuelle de perfection puisse être amoureuse d'un type comme toi.
Sur ces belles paroles, et se dégagea brusquement et sortie de l'appartement avant que Pacey ne puisse faire un mouvement pour la rattraper, elle avait disparue le laissant seul avec de sombres pensées.
AJ avait emmené Joey dans un très joli petit restaurant français. Il n'avait pas lésiné sur les efforts, l'ambiance était terriblement romantique, les tables étaient assez espacées pour laisser de l'intimité aux jeunes couples, elle avait l'impression de vivre un véritable conte de fées. Lorsqu'elle avait découvert le menu elle avait regardé AJ en écarquillant les yeux….les plats étaient hors de prix ! Mais AJ avait sourit en lui assurant qu'il n'y avait aucun problème et qu'elle devait même prendre le repas le plus cher de la carte si elle voulait lui faire plaisir. Il était de super humeur ce soir, il parlait sans s'arrêter, et il avait même réussi à la faire rire, chose plutôt rare d'habitude. Certes, il n'avait pas autant d'humour que Pacey… mais pourquoi le comparait-elle à Pacey, elle se morigéna, c'était sans doute parce qu'elle culpabilisait depuis qu'elle l'avait laissé seul dans cet appartement … mais il fallait qu'elle arrête d'y penser et qu'elle profite de sa soirée avec AJ, parce qu'il faisait tout pour qu'ils passent une agréable soirée, et pour l'instant il y parvenait plutôt bien.
AJ : Je voudrais m'excuser pour aujourd'hui Joey, je n'ai vraiment pas été d'une très bonne compagnie.
Joey : Mais non, pas du tout, tu as été très bien.
AJ : Non, je m'en rends bien compte. Tout d'abord, je n'aurais pas dû vous emmener à cette réunion d'écrivains amateurs, mais vois-tu j'avais prévu d'y aller avec toi comme je pensais que Pacey ne pouvait pas venir à Boston. Mais quand j'ai appris qu'il venait je n'ai pas voulu annuler, j'aurais dû je suis désolé. Je me doutais bien que ça n'était pas du tout son style…, Joey sourit et qu'il n'allait rien comprendre, son sourire se figea.
Joey : C'est vrai que c'est pas trop son style de passer un samedi après midi à une réunion d'étudiants, Pacey est plutôt un bout en train, toujours partant pour bouger …mais ça ne veut pas dire qu'il n'ai rien comprit, Pacey n'est pas bête tu sais, dit-elle plutôt agacée par le ton condescendant qu'il employait pour parler de Pacey. Et puis tu n'as pas à être désoler, puisque finalement nous avons passé une très bonne après-midi.
AJ sceptique : Oui sans doute… D'ailleurs je voulais aussi m'excuser pour l'accueil que je t'ai fait lorsque vous êtes revenu en retard. J'étais très inquiet pour toi, et plus l'heure avançait, plus j'angoissais, c'est pour ça que j'étais de si mauvaise humeur. Et… à propos de ce que je t'ai dit sur Pacey… c'était déplacé vraiment. Et j'espère vraiment me tromper sur son compte.
Joey : Que veux-tu dire par là.
AJ : Ben… il donne l'impression d'être un homme à femmes… mais après tout je ne le connais pas.
Joey : Tu as raison tu ne le connais pas. Pacey a beaucoup de défauts, il est impulsif, irraisonné, et tout ce que tu veux…. mais c'est quelqu'un d'honnête et de dévoué. Et si c'était une question de vie ou de mort et que je doive compter sur quelqu'un pour m'en sortir… et bien c'est lui sans aucune hésitation que j'appellerais.
Elle avait dit ça d'une traite sans réfléchir, mais elle se rendit compte qu'elle le pensait vraiment. C'était bizarre comme les choses changeaient, avant elle aurait sûrement dit ça de Dawson mais sûrement pas de Pacey… comme quoi ! Elle regarda AJ, qui semblait avoir perdu un peu de sa gaieté… mais qu'est-ce qu'elle faisait là, elle était en train de rater le but qu'elle s'était fixée. Elle devait arrêter de défendre Pacey parce qu'il allait vraiment croire qu'il n'avait aucune chance avec elle et c'était vraiment pas le but rechercher.
AJ : M'ouai sans doute, ça doit être quelqu'un…d'attachant, dit-il méprisant, je n'en doute pas. Le sang de Joey ne fit qu'un tour, elle en oublia ses bonnes résolutions.
Joey : Tu n'as pas l'air de beaucoup l'apprécier dit donc !
AJ : Non au contraire je l'aime bien, il est plutôt marrant comme gars. Il a énormément de chance de t'avoir. Mais, et ce n'est que mon avis, tu mérites beaucoup mieux que lui, vous êtes tellement différents tous les deux. Il n'a rien à voir avec toi, il n'a pas ta classe. Toi tu es belle, infiniment belle, charmante, cultivée, réservée, intelligente, et j'en passe… alors que lui c'est un….enfin excuse moi, mais il est…
Joey, vivement : Gentil, affectueux, dévoué, charmant, il a beaucoup d'humour, et un sens de la répartie aigu, et malgré ce que tu sembles penser c'est quelqu'un de très très intelligent. Et si quelqu'un a de la chance… et bien c'est moi, finit-elle agacée. Et… je n'aime pas du tout ta façon d'en parler.
AJ la regarda stupéfait, il n'avait jamais vu Joey Potter se mettre en colère. Il avait toujours pensé qu'elle avait un caractère doux et paisible… mais apparemment elle savait se montrer. A l'évidence il s'y était mal prit, il avait voulu dévaloriser Pacey à ses yeux… grave erreur ! Il fallait absolument qu'il rattrape le coup. Il voulait cette fille, il se l'était promis et il l'aurait, ça n'était pas un charlot comme Pacey qui l'en empêcherait, il valait tellement mieux que lui.
AJ : Je suis désolée Joey, tu as raison je me suis montré injuste envers Pacey, il m'a tout l'air d'un gars bien, et si tu es avec lui c'est que ça doit être quelqu'un d'exceptionnel, Joey restait boudeuse, il allait falloir qu'il se surpasse, en faite… je crois tout simplement que je suis jaloux…
Joey : Jaloux, dit-elle en relevant la tête soudain intéressée
AJ : Oui jaloux je l'avoue… comment ne pas l'être, tu es une fille géniale, merveilleuse et je t'apprécie énormément et…
Joey : Et… dit-elle pleine d'espoirs
AJ : Et… enfin j'espère que Pacey réalise la chance qu'il a de t'avoir, Joey sourit, c'était gagné !
Joey rougissant : Merci AJ
AJ : Mais merci à toi d'être là ! J'ai la chance de passer une super soirée avec une charmante fille et je gâche tout, je suis désolé. Promis j'arrête, le reste de la soirée sera tout autre, je m'y engage. On passe au dessert, je demande la carte.
Joey : Oh, si c'est pour moi ça n'est pas la peine, j'ai déjà beaucoup trop mangé, c'était délicieux et je te remercie beaucoup. Mais je ne pourrais plus rien avaler.
AJ : Je commande un café alors…
Joey : Non merci, enfin… sauf si toi tu en veux un bien sûr.
AJ : Et bien pas spécialement pour dire vrai, mais ce que je voudrais c'est que cette soirée ne finisse pas en faite…alors si je dois boire dix cafés pour ça, pourquoi pas…
Joey : C'est très gentil, je suis vraiment flattée je t'assure. Mais pour tout te dire je suis exténuée, cette journée a été très fatigante et je n'ai qu'une hâte c'est d'aller me coucher. Surtout que, comme là dit Pacey, demain nous allons veiller tard, il vaudrait mieux être raisonnable pour ce soir.
AJ déçu : Oui bien sûr je comprends et comme d'habitude tu as raison, il leva la main pour appeler le serveur, l'addition s'il vous plaît.
Après avoir payer, AJ et Joey sortirent, la nuit était magnifique, il faisait encore bon, et une douce brise caressait leur visage. Joey marchait d'un bon pas, mais AJ lui prit le bras et la força à ralentir.
AJ : Profitons encore un peu de cette soirée veux-tu. Et rentrons tranquillement.
Ils marchèrent doucement tout en discutant. L'ambiance c'était améliorée et Joey, bien qu'un peu déçue par l'attitude d'AJ un peu plus tôt dans la soirée, profitait de ces derniers instants en tête à tête avec AJ. Dans l'ensemble se dit-elle, cette soirée avait été…sympathique. Et ce qui lui faisait très plaisir, c'était l'intérêt soudain et évident qu'AJ semblait lui porter… elle en était sûr, tout allait bien se terminer pour eux… Elle, Joey Potter la petite souillon allait sortir avec AJ, le prince charmant….Pour une fois le comte de fées allait devenir réalité. Elle espérait de tout cœur que ce soit encore ce week-end, elle attendait beaucoup de la soirée dansante, peut-être que ça se ferait ce soir là entre eux… ça serait tellement romantique…AJ la regarda et ils se sourirent…elle verrait bien… pourvu que ça se fasse, c'est tout ce qu'elle demandait.
Pacey raccrocha rageusement ! Il n'y arriverait pas… et à quoi ça servirait de toute façon ! A rien…sauf à le soulager, parce qu'il avait vraiment besoin de parler sinon il allait péter les plombs. C'était le genre de situation où il avait vraiment besoin de son meilleur ami, et en temps normal il n'aurait pas hésité mais là… il s'agissait de Joey, de lui et des sentiments qu'il éprouvait pour son ex-petite amie! Dans quel pétrin c'était-il encore fourré. Si seulement il avait pu prévoir ce qui allait se passer, il aurait pu mettre des barrières… faire quelque chose, mais il n'avait rien vu venir. C'était arrivé comme ça, on ne choisi pas ce genre de chose ça nous tombe dessus. Et puis quand on connaissait Joey on ne pouvait que craquer pour elle, cette fille était vraiment unique, il n'y en avait pas deux comme elle. Seulement maintenant, il était seul, seul avec lui-même et il ne pouvait même pas appeler son meilleur ami… comment est-ce qu'il pouvait annoncer la nouvelle à Dawson sans risquer de le perdre. Il ne pouvait pas l'appeler et lui dire :
"Eh Dawson c'est moi Pacey ton meilleur ami, j'ai un scoop pour toi, je suis fou amoureux de ton âme sœur, et j'ai besoin de ton aide parce que là ça ne va pas du tout…". Malgré le drame de la situation il ne pu s'empêcher de sourire, sa tête et son cœur c'étaient très vite entendu, ça ne lui faisait même pas bizarre de ce dire qu'il aimait Joey, au contraire c'était un soulagement de pouvoir le reconnaître. Si les choses avaient été différentes, il aurait ouvert la fenêtre et il aurait hurlé "Pacey Witter est amoureux de Joey Potter" ! Ouai….si les choses étaient différentes… si Dawson n'était pas son âme sœur, si Joey n'était pas entiché du boy-scout et surtout si elle éprouvait des sentiments pour lui elle aussi. Ce qui était parfaitement absurde, car il savait très bien qu'il n'avait aucun espoir de voir ses sentiments partager, ça au moins, il le savait… Si seulement il pouvait en parler… il regarda le téléphone et respira un grand coup… peut-être que ça se passera bien après tout… il composa le numéro de Dawson et attendit fébrilement.
Dawson : Allo
Pacey : Salut Dawson, c'est Pacey je suis désolé de t'appeler si tard.
Dawson : Ah Pacey, ça ne fait rien du tout je suis content de t'entendre. De toute façon je viens seulement de finir de bosser au restaurant et je buvais un dernier verre avant de rentrer. Alors quoi de neuf le citadin ?
Pacey : Et bien… rien de spécial en faite, j'appelais juste pour prendre de tes nouvelles.
Dawson : Comment ça rien de neuf, tu rigoles, tu es à Boston, ça doit sûrement être plus vivant qu'ici. Et comment va Joey, elle doit t'en vouloir à mort non.
Pacey, vivement : Pourquoi elle devrait m'en vouloir.
Dawson : Ben de ton intrusion dans son week-end romantique quoi d'autre.
Pacey : Ah ça, oui, oui t'inquiète pas ça c'est arrangé. Elle était un peu en colère au début tu la connais, mais c'est passé.
Dawson : Faudra que tu m'expliques ton secret.
Pacey : Hein, quel secret
Dawson : Celui qui fait que Joey te pardonne toujours tout. Je n'en reviens pas, je la connais elle est rancunière avec tout le monde, …sauf avec toi, t'arrive toujours à te faire pardonner. Alors faudrait que tu me dises ton truc.
Pacey : C'est sans doute mon charme naturel !
Dawson : Oui sans doute… Et maintenant…si tu me disais ce qui ne va pas Pace.
Pacey : Comment sais-tu que… enfin je veux dire, qu'est-ce qui te fais croire que quelque chose ne vas pas ?
Dawson : Pacey, tu es mon meilleur ami, nous avons grandi ensemble tu es…mon frère. Ça serait vraiment grave si je ne savais pas quand tu ne vas pas bien, tu ne crois pas. Alors dis-moi, je t'écoute.
Pacey désinvolte: Oh rien de bien grave, tu me connais…
Dawson : Pacey !
Pacey : D'accord tu as raison je ne vais pas bien du tout, je vis un cauchemar Dawson et crois moi le mot est faible.
Dawson : C'est grave à ce point… elle doit vraiment être spéciale pour que tu sois dans cet état…
Pacey : Et pourquoi est-ce…enfin qu'est-ce qui te fais croire que ça a un rapport avec une fille ?
Dawson : Parce que c'est toujours le cas, chaque fois que tu craques pour une fille, tu m'appels pour décharger ton sac…dit-il en riant gentiment.
Pacey : Cette fois-ci c'est différent.
Dawson : Ah excuse moi, ça ne concerne donc pas une fille ?
Pacey : …Si…mais là c'est la première fois que je ressens ça pour une fille, je l'aime à en avoir des papillons dans le ventre dès que je suis avec elle, ça n'a rien à voir avec mes frasques habituelles… cette fois ça me fait mal ajouta-t-il douloureusement.
Dawson : Et bien ! Je n'aurais jamais cru voir le jour où Pacey Witter connaîtrait enfin le véritable amour et les conséquences qui vont avec. Il faut absolument que tu me la présente, je dois la féliciter pour cet exploit je t'assure.
Pacey : Dawson…
Dawson : Je suppose que tu la rencontré à Boston, donc je ne la connais pas. Mais dis-moi au moins comment s'appelle cette perle rare ?
Pacey : Joey, dit-il après un moment d'hésitation, c'est Joey !
Il avait enfin lâché le morceau, c'était dit et pour être honnête ça le soulageait d'en avoir parlé, même à Dawson. Il espérait sincèrement qu'il aurait la force de le comprendre, de lui pardonner et même de l'aider à supporter cette épreuve, bon il n'était pas assez bête pour y croire, mais il l'espérait secrètement…un long silence avait suivit sa déclaration, personne ne parlait…Pacey attendait que Dawson parle, mais il semblait décider à ne rien dire. Il ne lui avait pas raccroché au nez, c'était déjà ça.
Pacey : Je suis désolé, Dawson, vraiment désolé.
Dawson : C'est arrivé comment, finit-il par dire glacial
Pacey : Comment ! Il eu un petit rire triste, je n'en sais rien Dawson, ça m'est tombé dessus je t'assure.
Dawson : Qu'est-ce que tu attends de moi…, soudain il s'enflamma, je croyais que nous étions ami, tu n'avais …
Pacey : Je le suis toujours…
Dawson : Ah non, certainement pas, tu crois que tu peux me poignarder dans le dos et rester mon ami, mais tu es fou mon pauvre…
Pacey : Attends Dawson, on ne fait pas exprès de tomber amoureux, tout comme on ne peut pas lutter quand ça nous tombe dessus. Et toi mieux que personne peut comprendre qu'on puisse tomber amoureux d'elle non ! dit-il en s'énervant un peu, mince on aurait dit qu'il venait de commettre un crime.
Dawson : Ne me compare pas à toi Pacey, toi tu es le tombeur de ces dames, tu ne sais pas ce qu'est l'amour, une jolie fille et monsieur est amoureux, ça n'est pas l'amour. Nous n'avons rien à voir toi et moi.
Pacey : Et toi Dawson, est-ce que tu sais ce qu'est l'amour ?
Dawson : Moi, mais bien sûr que je le sais…
Pacey : Alors explique moi, puisque tu t'y connais tant que ça en amour, tu dois savoir qu'on ne joue pas avec les sentiments des autres, et vu ta réaction je me demande si tu n'as pas joué tout ce temps avec Jen.
Dawson : Laisse Jen en dehors de tout ça, tu veux, tu es mal placé pour me faire la morale. Elle n'a rien à voir là dedans.
Pacey : Mais au contraire, elle a tout à y voir. Vous êtes ensemble depuis 5 mois Dawson, et toi tu réagis comme un garçon jaloux dès qu'on parle de Joey avec quelqu'un d'autre, comme si Joey était ta propriété privée, mais vous n'êtes plus ensemble Dawson. Tu ferais bien de faire le point sur tes sentiments et de savoir avec qui tu veux être, tu ne peux pas avoir les deux.
Dawson : Non mais je rêve là, tu oses retourner les tords contre moi, tu sais très bien que j'aime Jen.
Pacey : Alors pourquoi prends-tu si mal le fait que je puisse être amoureux de Joey hein !
Dawson : …
Pacey : Tu ne trouves rien à me dire…
Dawson : Tu n'es pas…
Pacey : Je ne suis pas quoi, pas assez bien pour Joey, ne t'inquiète pas je le sais très bien, et je n'espère rien, rien je suis bien conscient de la situation et c'est pour ça d'ailleurs que je t'appelais, j'avais besoin du soutien de mon meilleur ami.
Dawson : Mais tu espérais quoi Pacey ! Enfin soit réaliste, tu n'aimes pas Joey, vous n'arrivez même pas à rester cinq minutes ensemble sans vous entretuer, tout ce que tu veux c'est la mettre dans ton lit !
Pacey : Je ne te permets pas de dire ça, c'est faux et tu le sais.
Dawson : Non je n'en sais rien, écoute Pacey je te connais mieux que personne et je sais très bien ce que tu recherches chez une fille. Et là…
Pacey : Je te l'accorde, c'est vrai j'ai toujours été comme ça, mais combien de fois est-ce que j'ai été amoureux… Tu sais très bien que je n'étais jamais tombé amoureux… Et Joey c'est différent, je l'aime. Et je peux te dire que mes sentiments sont bien réels et ils ne datent pas d'hier, seulement j'avais peur de me l'avouer.
Dawson : Arrête ! Je ne veux pas entendre ça, tu n'as pas le droit, tu ne peux pas être amoureux de Joey, je te l'interdis.
Pacey amer : Tu ne changeras jamais. Tout tourne autour de toi et de tes désirs. J'ai fait une grave erreur, je n'aurais jamais dû t'appeler. Excuse-moi ! Au revoir Dawson.
Il raccrocha et se jeta sur le canapé ! Il n'aurait jamais dû l'appeler, il était encore plus mal qu'avant. Mais qu'avait-il espéré au juste, il se doutait très bien de la réaction qu'il allait avoir… Dawson considérera toujours Joey comme sienne, il eut un rire amer, le couple mythique Dawson et Joey. Même sans être ensemble ces deux là s'aimeront toujours et il le savait pertinemment. Mais qu'est-ce qu'il lui avait prit de tomber amoureux de la seule fille qu'il n'aurait jamais… il devait vraiment être maso ! Pour couronner le tout, il venait de perdre son meilleur ami, car il savait que Dawson ne lui pardonnerais jamais. Il prit le reste de la bouteille de champagne et la vida d'une traite au goulot. Lorsqu'il l'eut fini, il arrivait encore à penser et il souffrait encore… alors il prit le paque de bière et commença à boire bière après bière, bien décidé à ne s'arrêter que lorsque la souffrance disparaîtrait et il allait avoir besoin d'une sacrée dose….
Sephy (02.04.2006 à 16:04)
Dawson : Allo, allo, Pacey… Rrrrh, il a raccroché !
Jen : On peut le comprendre, moi j'aurais raccroché bien avant, dit-elle froidement.
Dawson pâlit et se retourna lentement vers Jen. Elle avait vraiment l'air furieuse. Il s'avança vers elle, mais elle recula vivement.
Dawson : Jen tu es là, je suis vraiment content de te voir. Je croyais qu'on devait se retrouver chez moi, j'ai dû mal comprendre.
Jen : Non tu avais très bien compris ! J'étais venue te faire une surprise, ironique n'est-ce pas, finalement c'est moi qui l'ai eu.
Dawson : Jen…
Jen : Remarque pas tant que ça en faite, je crois qu'au fond de moi je l'ai toujours su.
Dawson : Jen écoute….
Jen : Non sérieusement Dawson, je l'ai toujours su et je dois même te remercier
Dawson : Me… me remercier
Jen : Oui, grâce à toi je viens de comprendre pourquoi je n'arrivais pas à faire l'amour avec toi.
Dawson : Jen je t’en prie, dit-il en s’approchant d’elle, laisse-moi t’expliquer.
Jen : Quoi, hurla-t-elle en le repoussant violemment les larmes aux yeux, qu’est-ce que tu veux m’expliquer, j’ai tout compris c’était très clair. Et je suis une idiote d’avoir voulu croire que tu pouvais m’aimer.
Dawson : Mais je t’aime je t’assure, c’est Pacey qui…
Jen : Laisse Pacey en dehors de ça tu veux. Oh pardon, il a eu le malheur de tomber amoureux de ton âme sœur !
Dawson : Calme toi
Jen : Ne m’approche pas, ne m’approche plus jamais, dit-elle en le regardant droit dans les yeux.
Elle se détourna et partie en courant.
Dawson : Jen !
Il avait tout gâché ! Mais qu’est-ce qui n’allait pas chez lui, il était pourtant persuadé d’aimer Jen. Mais lorsqu’il avait entendu Pacey lui annoncer qu’il aimait Joey…sa Joey, son sang n’avait fait qu’un tour. C’était impossible, il n’avait pas le droit. Joey était … il n’arrivait pas à qualifier ce qu’elle était pour lui… qu’est-ce qu’avait dit Pacey, « Tu considères Joey comme ta propriété privée »… Il se trompait, il avait très bien conscience que Joey n’était pas sa petite amie, mais elle était sa meilleure amie et il se sentait responsable. Il ne voyait vraiment pas le mal à ça. Il connaissait Pacey par cœur, il était son meilleur ami depuis l’âge de 5 ans, c’était quelqu’un de bien ça y’avait pas de doute, mais avec les filles c’étaient un vrai salop, il ne voyait pas d’autres mots pour décrire son attitude car depuis l’âge de 15 ans il collectionnait les filles sans aucun scrupule. Alors de l’entendre dire qu’il avait jeté son dévolu sur Joey l’avait rendu fou, c’était compréhensible, tenta-t-il de se convaincre. Pourtant au fond de lui il savait que Pacey ne prendrait jamais le risque de perdre son amitié pour une simple attirance. Et puis il avait pu constater par lui-même qu’il c’était beaucoup attaché à Joey, et il était devenu un véritable ami pour elle, donc il ne lui ferait pas de mal. Il serra les poings, pourquoi c’était si dur à accepter… Joey était son âme sœur, sa meilleure amie, ils étaient liés l’un à l’autre et… il ne voulait pas la partager. Soudain il releva la tête, il n’était pas amoureux de Joey, il avait juste peur de la perdre. Elle était son repère dans la vie et il serait perdu s’il ne l’avait plus à ses côtés…..là, il devait reconnaître qu’il était injuste envers Jen, Jen était peu à peu devenu son repère elle aussi, elle avait rempli sa vie d’une manière merveilleuse, d’une manière plus forte, plus intense que tout ce qu’il avait pu éprouver jusque là. Mais alors de quoi avait-il peur… il avait peur que les choses changent tout simplement. Si il acceptait que Pacey aimait réellement Joey, il accepterait par la même occasion que Pacey ait changer, et du coup tout changerait autours de lui et il ne le voulait pas, il aimait sa vie comme elle était, il avait une merveilleuse petite amie, une meilleure amie qui lui était très chère et un meilleur ami dévoué… « Tu n’es qu’un égoïste, tout tourne autours de toi », il baissa la tête. Pacey avait raison. Il ne voulait pas que la vie de ses amis change, car ses amis constituaient son monde à lui… et son monde était parfait…pour lui. Il fallait qu’il accepte le changement, et surtout qu’il accepte de ne plus être le centre de leur monde. Il se releva, il avait l’impression d’avoir grandi, mûri d’un coup. Il fallait qu’il parle à Jen tout de suite, il lui avait fait tellement de mal. Pourvu qu’elle accepte de lui pardonner et de lui accorder une seconde chance. Et…demain il appellerait Pacey pour s’excuser, le soutenir comme un véritable ami devait le faire et…lui dire qu’il avait tout à fait le droit d’aimer Joey.
AJ : J’ai vraiment passé une agréable soirée.
Joey : Oh oui moi aussi, c’était vraiment parfait. Merci beaucoup.
AJ : Merci à toi, dit-il en lui faisant un baiser sur la joue.
Joey rougie et se remis les cheveux derrière son oreille. Ils étaient devant la porte de l’appartement d’AJ, et ils n’étaient pas vraiment pressés de rentrer à l’intérieur… enfin surtout AJ, parce que Joey avait quand même envie de voir comment allait Pacey. Toute la soirée elle s’en était voulu de l’avoir laissé seul, il était clair qu’il l’avait fait pour elle, et elle aurait dû insister davantage pour qu’il vienne. Au lieu de ça elle l’avait égoïstement laissé seul, il avait dû trouver la soirée bien longue. Peut-être qu’il en avait profité pour regarder la télé, elle avait bien vu le regard admiratif et envieux qu’il lui avait jeté à leur arrivé, sacré Pacey…
AJ mis la clé dans la serrure et ils pénètrent en silence à l’intérieur. Il faisait sombre et tout était calme, seule une respiration bruyante et régulière venait troubler le silence. AJ alluma les lumières et ce qu’ils virent les laissèrent stupéfaits, Pacey était avachi dans le canapé, jusque là rien de vraiment étonnant, mais la bouteille de bière vide qu’il tenait encore à la main, les cadavres de bouteilles par terre et la bouteille de champagne brisée par terre, exprimaient très clairement ce qu’avait dû être la soirée de Pacey !
Pacey : Mmmh….la lumière, râla-t-il d’une voix pâteuse.
Oh non, c’était une catastrophe pensa Joey, qu’est-ce qu’il avait encore fait, elle ne pouvait pas le laisser seul cinq minute, c’était pas possible, il fallait toujours qu’il gâche tout. Elle avait passé la soirée à le défendre auprès d’AJ, à lui démontrer que c’était quelqu’un de bien et voilà qu’en deux secondes il avait tout foutu parterre. Comme d’habitude….c’était toujours ainsi avec lui, on ne savait jamais à quoi s’attendre. Parfois ça avait de bons côtés, les surprises étaient agréables, mais la plupart du temps c’étaient des surprises de ce genre. Elle osa un regard désolé vers AJ.
Joey : Je suis désolée, désolée et le mot est faible. Je ne comprends vraiment pas comment ça se fait qu’il ait agit ainsi, c’est tellement pas son genre de boire.
AJ la regarda avec sollicitude, ce qui eut le don d’énerver Joey au plus haut point, il avait pitié d’elle, sans doute la voyait-il comme ces filles qui se refusent à admettre que leur petit ami ne changera pas, qu’il restera toujours alcoolique ! Elle eu envie de tuer Pacey Witter sur place tellement elle était morte de honte.
AJ : Il devait s’ennuyer, dit-il avec un petit sourire gentil
Rrrrrh, tout lui dire… elle était à deux doigts de lui dire que Pacey n’était pas son petit ami, qu’elle n’était pas du tout malheureuse et qu’elle n’était en rien une pauvre fille s’accrochant à un garçon irresponsable. Mais elle ne pouvait pas faire ça, surtout pas alors qu’elle était si prêt du but. Elle se pencha sur Pacey et malgré l’envie qu’elle avait de l’étrangler sur place, elle eu un pincement d’inquiétude, il avait l’air dans un sale état, il fallait qu’elle le mette dans sa chambre elle aurait une explication avec lui demain. En attendant elle devait l’aider.
Joey : Peux-tu me dire où est sa chambre ? Elle secoua Pacey, Pacey….
Pacey : Mmmh
Joey : Pacey réveille-toi, nous sommes rentrés, tu dois aller dormir dans ta chambre… lève-toi.
AJ : Votre chambre est là, tout de suite à gauche de l’entrée
Joey : Notre chambre ! dit-elle en relevant vivement la tête.
AJ : Oui pourquoi ça te pose un problème ? Excuse-moi je pensais que…
Joey : Non, non aucun problème. Je ne savais pas c’est tout… ça n’était vraiment pas le moment d’éveiller les soupçons, ou de créer des soucis de logement en plus à AJ, Pacey en avait déjà assez fait. Elle secoua Pacey sans ménagement.
Joey : Pacey, réveille-toi maintenant.
Pacey : Mmmh…il ouvrit un œil et dit d’une voix pâteuse, Joey c’est toi… tu es revenu, il lui caressa la joue, je suis si content de te voir, j’ai pensé à toi toute la soirée Jo, tu m’as tellement manqué mon amour…
Voilà qu’il confondait la fiction avec la réalité maintenant pensa-t-elle, enfin heureusement d’un côté, parce qu’imbibé comme il l’était il aurait facilement pu vendre la mèche. Elle avait envie de retirer sa main de son visage, mais AJ était à deux pas, elle ne savait pas du tout quelle attitude adopter… d’un côté se dit-elle, n’importe quelle petite amie serait en rogne si elle découvrait son homme dans cet état. Et Pacey qui la regardait avec ce regard…ce regard embué certes mais tellement passionné qu’elle en frissonna malgré elle. Elle décida de faire la petite amie compréhensive, après tout même si elle était fâchée contre lui, ça ne servirait à rien de lui parler ce soir.
Joey : Oui je suis rentrée, viens maintenant, elle lui prit le bras et essaya de l’aider à se soulever, on va aller se coucher. Fait un petit effort pour m’aider quand même…
Pacey : On va aller se coucher…tous les deux. Alors on est vraiment un couple toi et moi…
Joey rougissant violemment : Mais bien sûr voyons, tu racontes n’importe quoi. Aller tais-toi maintenant et fait un effort pour te mettre debout. Passe ton bras autours de mes épaules.
Pacey s’assit difficilement dans le canapé et ferma les yeux…tout lui tournait… il attendit un peu que la pièce arrête de bouger autours de lui et se mit debout, il faillit retomber en arrière, heureusement Joey avait passé son bras autours de sa taille et essayait de le maintenir. Il mit un bras autours de ses épaules et lui fit un baiser sur la tempe. AJ vint de l’autre côté et lui pris le bras pour l’aider à avancer. Ainsi soutenu, il parvint à rejoindre la chambre, il s’assit sur le rebord du lit et pendant qu’AJ soulevait les couvertures pour qu’il puisse s’y glisser, Joey lui enlevait ses chaussures. Il la regarda avec amour, elle était si belle, si belle… il mourrait d’envie de la prendre dans ses bras et de l’embrasser partout, sur sa bouche, son nez, son cou, son…
Joey : Voilà, allonge toi maintenant.
Elle l’aida à s’allonger doucement, il se laissa faire comme un enfant, n’ayant pas la force de résister et de toute façon il était tellement subjugué par ces grands yeux vers qu’il n’en avait pas envie. Une fois bien au chaud sous les couvertures il se sentit mieux.
Pacey : Je suis désolée Joey, je crois que j’ai un peu trop bu…
Joey : Oui je m’en suis aperçu, dors maintenant.
Pacey : Tu dois être tellement fâché contre moi, mais j’ai passé une horrible soirée sans toi, m’en veux pas s’il te plaît.
Joey : Mais non, mais non, allez dors maintenant.
Pacey : Je sais que tu m’en veux, je te connais, et je vois dans tes beaux yeux que tu m’en veux.
Joey : Pacey, je te dis que je ne t’en veux pas. Maintenant ferme les yeux et dors.
Pacey : Tu ne viens pas avec moi ?
Joey : Je vais venir, c’est promis. Dors !
Pacey : Non pas avant que tu m’aies embrassé, dit-il la mine boudeuse, je veux que tu m’embrasses et je veux te serrer dans mes bras pour m’endormir.
Joey le regarda surprise. Est-ce que c’était un nouveau jeu pour l’embêter ou est-ce qu’il le pensait vraiment… A l’évidence il était trop saoul pour imaginer quoi que ce soit…. Inconsciemment elle sourit, voilà qu’il y croyait vraiment à leur couple fictif… Il était vraiment trop mignon… Hmm, elle se reprit, non il n’était pas mignon, il était ivre mort et chez le garçon qu’elle voulait séduire… ça n’avait rien de mignon du tout ça, se gronda-t-elle !
Joey : Je vais venir Pacey je te l’ai dit. AJ je suis terriblement gênée et…
Pacey : Je veux maintenant.
AJ : Hmmm, je vais vous laisser,
Pacey : AJ je ne t’avais pas vu !
AJ ignora la remarque, il ignorait d’ailleurs complètement Pacey, il lui montra une porte qui se trouvait dans le fond de la chambre et expliqua à Joey que c’était la salle de bain
AJ :ça va aller toi j’espère, si tu veux je te passe ma chambre..
Joey : Non, non ça va aller ne t’inquiète pas. Bonne nuit AJ.
AJ : Bonne nuit Joey et encore merci pour cette fabuleuse soirée. Bye Pacey lança-t-il méprisant sans un regard vers lui.
Une fois qu’AJ fut sortie, Joey se retourna furieuse contre Pacey. Elle s’apprêtait à lui dire clairement ce qu’elle pensait de lui, à lui dire qu’elle le détestait, le maudissait, le…le… Mais un seul regarde Pacey et elle ne savait plus quoi dire. Il la regardait avec un air tellement bizarre… ces yeux étaient si doux… Au lieu de lui hurler dessus elle s’assit au bord du lit et soupira lasse tout à coup.
Joey : Pacey… il a encore fallu que tu fasses des tiennes. Je ne comprends pas pourquoi tu as toujours besoin de faire des bêtises, dit-elle calmement comme si elle parlait à un enfant, on dirait que c’est plus fort que toi.
Pacey : Tu vois j’avais raison… je savais que tu m’en voulais, parce que MOI je te connais. Oui MOI je te connais et pas l’autre intello. Lui il ne sait rien de…
Joey : Chuuuut ! Tais-toi donc, il va t’entendre, dit-elle en s’énervant, soudain toute sa colère réapparue, et pas besoin de me connaître pour savoir que je suis en colère contre toi, je suis sûr que même AJ la vu. Mais enfin qu’est-ce qui t’as pris, c’est pas toi ça… tu ne bois pas d’habitude.
Pacey : J’étais triste, dit-il doucement.
Joey se radoucit : Tu étais triste, et à propos de quoi ? Tu étais triste qu’on t’ai laissé seul c’est ça,
Pacey : Non !
Joey : Ben alors pourquoi Pacey. Explique moi.
Pacey : Peux pas dire… c’est un secret.
Joey: D’accord alors ne dit rien. Mais laisse moi quand même te dire, que l’alcool n’a jamais rien résolu et qu’être triste n’est pas une excuse valable pour boire. Mais comme de toute façon tu es beaucoup trop ivre pour qu’on puisse en discuter ce soir, nous en reparlerons demain. Pousse-toi maintenant, on va être obligé de partager le lit, alors mets toi bien de ton côté, aussi loin que possible de moi s’il te plaît.
Une fois Pacey bien à sa place, Joey se glissa sous les couvertures. Elle était épuisée, ce week-end n’était vraiment pas de tout repos, et tout ça à cause de Pacey. Voilà qu’elle devait se le coltiner jusque dans son lit, si on lui avait dit un jour qu’elle dormirait avec Pacey Witter elle aurait bien rigolé… mais là ça ne la faisait pas rire du tout. Elle tira sur la couverture, mais Pacey la tenait bien serré, elle se tourna vers lui.
Joey : Donne moi un peu de couverture !
Pacey : J’en ai presque pas, c’est une petite couverture, il faudrait qu’on se rapproche si on veut être bien couvert, tout en parlant il se rapprocha d’elle, leur visage était très proche et Joey pouvait sentir le souffle chaud de Pacey. Et quel souffle… il puait la bière, elle le repoussa.
Joey : Erk vas-t-en, tu pus la bière Pacey, c’est dégoûtant. Elle se retourna de l’autre côté, emportant une bonne partie de la couverture avec elle.
Pacey : Eh j’ai froid moi maintenant.
Joey : Tant pis pour toi ! De toute façon on dit que l’alcool tient chaud, si c’est vrai t’as pas besoin de couverture.
Pacey ne répondit rien, mais il sourit et se rapprocha d’elle, il passa un bras autour d’elle et l’attira à lui en la serrant tendrement dans ces bras. Qu’est-ce qu’il était bien, il avait la tête dans le cou de Joey, elle sentait si bon. Les frustrations de la journée et l’alcool aidant, il perdit complètement la tête et se mit à l’embrasser dans le cou, en promenant ses mains le long du corps de Joey, une jambe au-dessus d’elle. Joey s’arracha de toutes ses forces à cette étreinte et le repoussa violemment.
Joey : Pacey arrête! Mais tu es complètement ivre ma parole. L’alcool t’as bousillé les derniers neurones qui te restaient ou quoi ! Je ne te jette pas du lit pour ce soir parce que tu es saoul et j’ai pitié de toi, mais attends demain, je vais te passer un sacré savon, je te le promets. Dors maintenant, dit-elle en se retournant.
Pacey : Je peux te serrer contre moi si je promets de ne rien faire…
Joey : Il en est hors de question.
Joey n’arrivait pas à dormir, elle n’arrêtait pas de repenser à ce qu’elle avait ressentie lorsque Pacey c’était mis à l’embrasser et la caresser ! Elle en rougissait de honte, mais tout son corps c’était enflammé, et elle avait dû se faire violence pour l’arrêter. Si elle c’était écouté elle se serait même retourné pour l’embrasser… mais alors que se serait-il passé, jusqu’où seraient-ils allé ? Elle se surpris à regretter de l’avoir arrêter… juste par curiosité se disait-elle, mais aussi et surtout parce pour la première fois depuis très longtemps elle c’était sentie vivante ! Au bout de quelques instants, elle sentie le corps de Pacey se rapprocher d’elle et un bras autour de sa taille…son cœur se mit à battre la chamade, allait-il recommencer, si oui elle doutait fort de pouvoir l’arrêter cette fois, elle retint son souffle et attendit… mais rien, soudain elle entendit un ronflement à deux millimètres de son oreille ! Il dormait ! Elle reprit sa respiration et essaya de se dégager de son bras, mais impossible, il la tenait fermement.
Joey : Pacey, souffla-t-elle, lâche moi… je ne plaisante pas.
Mais elle n’obtint aucune réponse, elle s’y attendait d’ailleurs, avec la dose d’alcool qu’il avait ingurgité il devait être dans un profond coma ! Elle essaya de se redresser, mais Pacey resserra son étreinte et elle se retrouva tout contre son torse avec son souffle régulier lui caressant le cou.
Joey : Pacey !
Rien ! Elle comprit qu’il était inutile de lutter, il dormait à point fermé et il était clair qu’elle n’arriverait pas à se dégager. D’ailleurs en avait-elle vraiment envie ? Si elle était honnête envers elle-même elle reconnaîtrait qu’elle était très bien dans ses bras, comme dans un cocon. Elle sentait son corps contre elle et sans savoir pourquoi ça l’apaisait, elle se sentait en sécurité. Et puis personne ne le saurait jamais, Pacey était trop saoul pour qu’il s’en souvienne demain ! Elle se recala confortablement contre lui, et lui prit la main qu’elle serra contre elle. Elle ferma les yeux et soupira d’aise. C’était la toute première fois qu’elle dormait avec un garçon et là se retrouver contre Pacey était très agréable. Demain elle aurait tout le temps d’être en colère contre lui, mais pour cette nuit elle voulait profiter de cet instant. Elle ferma les yeux et s’endormie rapidement le sourire aux lèvres.
Dawson arriva chez Jen tard dans la nuit, il hésita un instant. Toutes les lumières étaient éteintes, il regarda sa montre, rien d’étonnant il était déjà deux heures du matin. Il allait falloir qu’il se rende à l’évidence, il ne pourrait pas lui parler cette nuit. Pourtant il en avait tant besoin, tant besoin de lui dire ce qu’il avait découvert, de lui expliquer qu’il avait été le roi des idiots… Il soupira, il lui faudrait prendre son mal en patience. Il rentra chez lui et s’assit sur le rebord de sa fenêtre. C’était une belle nuit, elle aurait pu être encore plus belle s’il avait pu partager ce moment avec la fille de son cœur. De là il pouvait voir la rivière, avec la lune qui se reflétait dedans, le spectacle était magnifique. Cette rivière lui rappelait tellement de souvenirs… cette rivière lui faisait toujours penser à Joey et à leur enfance. C’était par là que Joey venait le voir, d’ailleurs s’il se concentrait vraiment il pouvait encore la voir arriver sur sa barque. Il sourit, cette époque était loin maintenant, ils avaient grandis depuis. Mais il savait au fond de lui qu’ils resteraient toujours amis, même si c’était différent. Il essaya de s’imaginer comme ça serait si Pacey et Joey formaient un couple… ça lui paraissait complètement hallucinant ! Aussi loin qu’il se souvienne, il revoyait Pacey embêter Joey, Pacey râlant que Joey se joigne à eux et il revoyait encore la réaction qu’il avait eue lorsqu’il lui avait demandé de veiller sur elle ! « Oh non, non, non Dawson… ». Il rie doucement, s’il avait su. Tout compte fait il ne regrettait pas du tout de lui avoir demandé, Pacey avait tellement bien veillé sur elle, mieux que lui ne l’aurait fait c’était sûr. L’amour était tellement bizarre, il se souvenait de ce qu’avait dit Grams une nuit qu’ils dormaient tous chez Joey, « L’amour est le plus dur de tous les bois, il met très longtemps à s’enflammer », elle avait raison, Pacey et Joey en était la preuve vivante. Il se surprit à espérer que Joey ressente la même chose que Pacey. Il n’arrivait pas vraiment à savoir, mais s’il réfléchissait bien, il y avait quelques éléments prometteurs, comme le fait qu’elle lui pardonne toujours tout, ça l’avait souvent suffoqué. Il pouvait lui faire les pires blagues, il trouvait toujours le moyen de ce faire pardonner, si lui en faisait le quart, elle mettait au moins une semaine à lui parler à nouveau, alors que Pacey… il suffisait qu’il s’excuse avec son petit air charmeur et elle fondait… il la connaissait assez pour savoir que derrière ses propos outrés, elle l’avait déjà pardonné au premier sourire contrit qu’il lui faisait, mais elle le faisait mijoter c’était tout… quand même, elle lui avait même pardonné son intrusion à son week-end, ça c’était fort et c’était ce point qui lui faisait penser que peut-être… Il sourit nostalgique, il avait l’intime conviction que les choses allaient changer dans pas longtemps. Etonnement pour la première fois, il pouvait envisager cette idée avec calme. Certes, ça lui ferait toujours bizarre, du moins au début, mais il s’y ferait, il n’aura pas le choix de toute façon. Il n’avait pas à diriger la vie de ses amis. Il se réjouissait d’appeler Pacey maintenant et de réparer le mal qu’il lui avait fait. Si ces soupçons se confirmaient, peut-être que Pacey pourrait rentrer avec Joey le jour même, ensemble…et commencer une belle histoire. Quoi que…. Il la connaissait suffisamment pour savoir que Joey serait complètement flippé et qu’elle mettrait un petit moment à admettre les sentiments de Pacey à son égard et surtout… d’admettre ses propres sentiments. Mais il comptait sur le caractère battant de Pacey pour la convaincre, lui seul savait si bien y faire avec elle. Un sentiment de culpabilité s’empara de lui, Pacey avait l’air tellement désespéré au téléphone… il devait vraiment être au bout du rouleau pour l’avoir appeler lui. Il connaissait trop bien leur histoire commune pour ignorer la réaction qu’il aurait… Peut-être avait-il compté sur son amitié et sa compréhension pour avoir pris ce risque… et lui qu’avait-il fait, il l’avait enfoncé au lieu de l’aider. Il allait réparer, il allait redevenir l’ami dévoué qu’était Pacey pour lui. Il soupira et se mit au lit, il fallait qu’il dorme parce que demain était un grand jour… demain il allait assumer ses erreurs, demain commencerait sa vie d’adulte… Pourvu que ça ne soit pas trop tard…. Pourvu que…
Sephy (02.04.2006 à 16:16)
Pacey commençait doucement à émerger, il sentait les rayons du soleil sur son visage. Il ressentait une vive douleur dans sa tête, c’était horrible on aurait dit que des marteaux étaient décidés à tout détruire à l’intérieur de son crâne… Il ouvrit doucement un œil… mais où était-il ? Il ne reconnaissait rien autour de lui… il se mit à réfléchir et doucement des morceaux de la journée d’hier lui revinrent à l’esprit, ah oui il était à Boston, chez AJ, pour Joey… Joey…ça y était il se souvenait de tout, des sentiments qu’il avait compris éprouver pour elle, de la visite de Morgan et de s’être mis à boire jusqu’à tout oublier, le reste de la bouteille de champagne et le pâque de bière en entier…enfin il croyait, il enfonça la tête dans l’oreiller, rien d’étonnant à ce qu’il ait si mal à la tête et la bouche pâteuse, il c’était pris une sacrée cuite et la suite logique était cette fameuse gueule de bois ! Comment s’était-il traîné jusqu’au lit, ça c’était la question qui le taraudait, à moins que ça ne soit pas lui qui…. Il se leva d’un coup dans le lit, Joey ! Il ne l’avait pas entendu rentrer, ou en tout cas il ne s’en souvenait pas… Il sentit quelqu’un légèrement bouger à côté de lui, il n’était pas seul…oh non qu’avait-il fait, il se souvenait pourtant très bien avoir renvoyer Morgan chez elle, donc si c’était pas elle ça ne pouvait être que…il osa un regard à ses côtés et resta pétrifié ! Joey ! Là, à côté de lui dormait paisiblement Joey, il n’en croyait pas ses yeux, comment était-ce arrivé… et si… non ! La couverture était remontée jusqu’à son menton, il n’arrivait pas à voir si elle était habillée, oh elle devait l’être Joey n’aurait jamais accepté quoi que ce soit, mais la Joey qu’il connaissait n’aurait pas non plus accepté de dormir dans le même lit que lui et encore moins dans l’état où il était ! A cette pensée il rougit, oh là là, elle l’avait vu saoul, pourvu qu’il n’ait pas fait ou dit de bêtise, pourvu qu’il ne lui ait pas dit qu’il l’aimait, ça serait la honte absolue ! Il souleva doucement la couverture et poussa un soupir de soulagement, elle était encore habillée, c’était déjà ça ! Il posa sa tête sur l’oreiller pour la contempler, qu’est-ce qu’elle était belle, comment avait-il fait pour ne pas s’en rendre compte plus tôt, elle était de loin la plus jolie fille de Capeside et d’environs ! Il tendit la main vers elle et hésita, et si elle se réveillait, mais l’envie était la plus forte, il lui caressa doucement la joue et glissa son pouce sur ces lèvres….elle sourit dans son sommeil. Il avait tant envie de la serrer contre lui, de l’embrasser…juste d’effleurer ses lèvres, il approcha son visage du sien… mais au dernier moment il se dégonfla, si elle se réveillait à ce moment là, elle le tuerait ! Il laissa son visage prêt d’elle et profita de cet instant magique, sans tension, ni querelle. Ça n’allait sûrement pas être le cas lorsqu’elle se réveillerait, elle allait lui passer un savon, il n’y échapperait pas, c’était sûrement elle qui l’avait amener jusqu’ici, oh pourvu qu’elle ne sache rien ! Et si Dawson l’avait appeler pour lui dire, ils avaient peut-être bien rigolé tous les deux…non elle était fâché contre lui, mais elle ne lui aurait jamais fait ça…il en était sûr ! Enfin presque…. Il fallait absolument qu'elle ne l'apprenne jamais, elle rirait sans aucun doute. Mais comment allait-il faire elle finira bien par s'en rendre compte, il n'arriverait pas à garder ça pour lui bien longtemps, depuis qu'il l'avait découvert ça le rongeait de l'intérieur… il la regarda tristement, il n'y avait qu'un seul moyen… il allait falloir qu'il mette des distances entre eux, qu'il soit méchant comme ça elle se fâcherait, il se disputeront et… il la perdra pour de bon! C'était la seule solution pour lui éviter de souffrir de trop, il ne pouvait pas rester auprès d'elle comme si de rien n'était, il n'en avait pas la force.
Joey : Mmmh
Pacey fit un bon en arrière et reporta son attention sur elle, elle se réveillait, mince, il paniqua il ne se sentait pas du tout le courage de l’affronter maintenant. Il glissa la tête sous les couvertures et ferma les yeux, il était préférable qu’elle le croie encore endormi.
Joey ouvrit les yeux avec difficulté, la lumière extérieure l’éblouissait, elle avait due oublier de fermer les volets la veille. Elle tourna la tête et sursauta, Pacey ! Ah oui, rien d’étonnant à ce qu’elle ait oublié les volets, la soirée d’hier avait été mouvementée c’était le moins qu’elle puisse dire. Elle se souvenait très clairement c’est endormie dans ses bras, et de la sensation très agréable qu’elle avait ressentie alors. Elle avait enlevé la couverture de son visage en sursautant, elle l’observa et sourit, le pauvre il allait avoir une sacrée gueule de bois à son réveil, il valait mieux qu’il dorme encore un peu… mais il l’avait bien cherché après tout et elle était sensé être très en colère après lui et pas le plaindre. Il mériterait même qu’elle le réveil sans douceur, mais elle ne le ferait pas… Qu’est-ce qu’il lui avait pris de boire ainsi, elle n’arrivait pas à se l’expliquer, ça n’était pas son genre, il était impulsif, chien fou, maladroit et elle en passait, mais là c’était autre chose, et il lui avait dit être triste. Etait-ce seulement des paroles d’ivrogne ou avait-il vraiment quelque chose qui n’allait pas. Si c’était le cas, elle s’en voulait de ne pas s’en être rendu compte, lui savait tout de suite quand ça n’allait pas chez elle. Est-ce que c’était son père, elle ne voyait que ça… ou peut-être que c’était rien et qu’il n’avait aucune excuse…ça devait être ça ! Mais l’inquiétude qu’elle ressentait avait du mal à se dissiper. Elle glissa un doigt le long de sa joue et l’arrêta sur sa tempe.
Joey : Qu’est-ce qui se passe dans ta petite tête, dit-elle tendrement.
Avant qu’elle n’ait pu esquisser un seul geste, Pacey ouvrit grand les yeux et la regarda, leur visage était proche. Joey retira vivement son doigt en rougissant violemment. Mince, prise en flag ! Qu’allait-il penser de ça. Il la regardait avec un drôle d’air, comme si il était en colère contre elle… il était vraiment gonflé, si quelqu'un devait être en colère c'était bien elle.
Joey : J’espère que tu as une explication béton pour ton attitude d’hier soir Pacey.
Pacey : Je suppose que tu ne me croiras pas si je te disais que j’avais soif !
Joey : Oh arrête tu veux ! Cette fois tu ne t’en sortira pas par une boutade, je suis très en colère contre toi, tu n’imagines même pas la honte que j’ai pu éprouver en te découvrant complètement ivre mort sur le canapé avec des cadavres de bières autours de toi, et chez AJ en plus !
Pacey : Oh alors là c'est vraiment grave, c'est la fin du monde, excuse-moi Joey je ne savais pas, mais si AJ m’a vu alors ça change tout, dit-il ironique, j'aurais dû penser à lui demander l'autorisation de me saouler. Mais tu devrais pourtant être habitué à avoir honte de moi non ?
Joey : Mais qu'est-ce que tu racontes…
Pacey : Oh ne fait pas l'innocente, depuis qu'on est arrivé ici ton petit ami me prend de haut et toi aussi d'ailleurs. Et je commence à en avoir marre.
Joey : C'est complètement faux, personne ne te prend de haut ! Mais reconnais que tu fais tout pour te faire remarquer quand même et ça ce n'est pas la faute d'AJ, ni la mienne.
Pacey : Mais oui c'est ça, tout est ma faute, tu as raison, mais tu sais quoi je ne regrette rien ! Ton week-end à Boston est pourri, mentit-il. Parce que honnêtement toi et ton boy-scout vous êtes d'un ennui mortel, même un week-end à Capeside aurait été plus passionnant.
Joey interloquée : Pacey qu'est-ce qui te prend, je croyais qu'on avait passé une bonne après-midi hier, je t'avais donné quartier libre, on a fait ce que tu voulais et c'est toi qui a refusé de venir avec nous au restaurant.
Pacey : Tu en étais ravie, dit-il de mauvaise foi, et puis tu t'entends tu m'avais donné quartier libre, mais je rêve t'es pas ma mère, j'ai pas besoin de ta bénédiction pour vivre.
Joey : Qu'est-ce qui te prend d'être si méchant, tout ce que j'ai voulu c'est te faire plaisir moi… elle était tellement suffoquée qu'elle en oubliait sa légendaire aptitude à répliquer à toute attaque. Elle ne connaissait pas du tout Pacey comme ça.
Pacey : Il n'y a pas que toi qui aies ce privilège ! Et je ne suis pas méchant, je suis franc c'est tout ! Et ne me dit pas que tu as juste voulu me faire plaisir hier, c'est toi qui en avait marre et qui a voulu qu'on aille se promener pas moi, tu la fais pour toi…comme d'habitude, il aurait pu se cogner la tête contre un mur tellement il se détestait et en plus il disait des choses fausses, Joey était quelqu'un de très généreuse, il le savait très bien, et chaque paroles, chaque méchancetés lui assénaient de nouveaux coups au cœur. Tu n'as pas idée comme c'est pénible d'être dans ton entourage parfois, tu veux toujours que les gens soit parfait autour de toi, c'est vraiment épuisant.
Joey resta figée, son visage reflétait à la fois le désarroi et la tristesse, il n'en pouvait plus, il fallait que ça s'arrête, plus il lui faisait du mal et plus il avait envie de la serrer contre lui, de lui dire qu'il l'aimait comme un fou. Il faillit lui parler de Morgan, pour la blesser une bonne fois et qu'elle tourne les talons, mais il savait que s'il le faisait il la perdait à jamais… et il avait vraiment du mal à admettre cette idée, c'était déjà si dur de lui parler sur ce ton, de lui dire toutes ces horreurs, elle semblait vraiment affectée en plus, elle en oubliait de répliquer, elle qui avait pourtant la réplique facile d'habitude… Et puis cette histoire avec Morgan n'était pas très clair, hier soir il était tellement préoccupé par ce que faisait Joey et AJ qu'il n'avait posé aucune question, de plus il avait déjà un peu bu et de la voir si sexy…ça l'avait empêché de réfléchir. Mais il avait conscience que la version de Morgan n'était pas du tout crédible. Il était clair qu’elle s’attendait à le trouver là, mais comment l’avait-elle su ? Une seule explication s’imposait à lui…AJ. Il serra les points. Joey repoussa les couvertures et se leva sans un mot ni même un regard et se dirigea vers la salle de bain, avant de refermer la porte elle le fixa d'un regard noir. Ça avait marché pensa-t-il tristement.
Joey froidement : Sache que tu peux repartir quand tu veux Pacey, personne ne te retient bien au contraire. Et je ne me souviens pas t'avoir supplié de m'accompagner, je te le rappel. Tu es venu juste pour me gâcher mon week-end, ce que tu as parfaitement réussi je te rassure, alors plus rien ne te retient maintenant. Et à l'avenir je ne t'imposerait plus ma présence si ennuyeuse je t'en fais la promesse. Après tout, nous ne sommes même pas amis, sa voix se brisa, elle rentra précipitamment dans la salle de bain.
Une vive douleur vrilla le cœur de Pacey… Il lui avait fait mal, il l'avait blessé et ça lui était intolérable, il avait l'impression que c'était lui qu'il voulait blesser à travers ces paroles. Mais il devait se protéger il n'avait pas le choix. Elle ne l'aimait pas elle en aimait un autre, et si il restait ami avec elle, il en souffrirait tellement… C'était mieux ainsi, peut-être qu’il arriverait à l'oublier. Mais il en doutait fort, et en avait-il envie, il n'en était pas sûr, même si ces sentiments le faisaient souffrir, il se sentait vivant pour la première fois grâce à eux. Il regarda vers la porte de la salle de bain, et les larmes inondèrent ses yeux, son cœur allait se briser, il était à deux doigts de se précipiter à l'intérieur et de se jeter aux pieds de Joey en lui disant à quel point il était désolé, il avait l'impression de l'avoir perdu à jamais. Il se recroquevilla sous les couvertures et attendit. Attendre quoi, il l'ignorait mais il n'avait aucune envie de sortir du lit et de continuer à vivre, d'ailleurs il n'était même pas sûr d'y arriver.
Joey s'enferma dans la salle de bain et se laissa glisser à terre. Un flot de larmes trop longtemps contenues lui monta à la gorge, elle était bouleversée. Pourquoi avait-il été tellement méchant envers elle, ce n'était pas tant tout ce qu'il avait dit qui l'avait tellement blessé, quoi qu'il n'y était pas allé de main morte, mais c'était son regard. Il ne l'avait jamais regardé comme ça, jamais. D'habitude il la regardait soit avec tendresse, soit avec amusement mais jamais si froidement, si méchamment on aurait dit qu'il la haïssait. A cette pensée elle frissonna, non elle ne pouvait pas l'accepter, elle ne voulait pas le perdre, elle avait toujours pensé qu'ils étaient devenu bons amis, même plus, elle le considérait comme son meilleur ami maintenant, elle s'était énormément attaché à lui. De toute évidence ça n'était pas réciproque, elle renifla, elle n'arrivait même pas à imaginer sa vie sans lui, il lui était devenu indispensable. Que c'était-il passé pour qu'il la déteste à ce point ? Elle n'arrivait pas à comprendre, bon elle reconnaissait qu'elle avait un sale caractère, mais elle essayait de ce corriger depuis quelque temps… il avait été tellement injuste. Elle releva la tête, il fallait qu'elle se reprenne, pourquoi était-elle si bouleversée après tout, elle avait sa fierté. Depuis petite, elle c'était fabriqué une carapace pour éviter ce genre de situation, mais voilà… sans qu'elle s'en aperçoive, Pacey l'avait traversé et rendu vulnérable. La tristesse fit place à la colère, il n'avait pas le droit de la traiter ainsi, non il n'avait pas le droit… Et elle ne lui donnerait pas la joie de lui montrer que ça l'avait touché, oh non ! Elle se leva et se déshabilla. Elle fit couler l'eau chaude et rentra sous la douche, ça faisait du bien… ça l'apaisait. Lorsqu'elle sortie de la salle de bain, elle vit que Pacey était toujours sous les couvertures, elle faillit s'approcher de lui, mais elle hésita… non, tant pis pour lui et dorénavant elle devait prendre ses distances avec lui, le pouvoir qu'il avait de lui faire du mal, l'effrayait.
Joey : Il faut te lever Pacey, tu n'es pas chez toi ici, et tu ne peux pas rester au lit jusqu'à midi. Elle hésita, AJ a sûrement une aspirine pour ta gueule de bois, car je suppose que tu dois te sentir mal après ta cuite d'hier.
Elle sortie sans un mot de plus, elle avait déjà dû faire un grand effort pour lui adresser la parole. Pacey l'entendit sortir et ressenti un grand vide. Quelque chose c'était brisé en lui, il ne voulait pas la laisser s'éloigner, il aurait tellement voulu l'aimer tout simplement. Hélas, c'était impossible, il y avait tellement d'obstacles, sans compter le dégoût évident qu'il lui inspirait. Il soupira, non c'était mieux ainsi, il ne devait pas revenir sur sa décision. Il se leva sans entrain et alla prendre une bonne douche, sa tête lui faisait horriblement mal et pour couronner le tout il allait devoir affronter le regard méprisant du boy-scout…génial ce week-end !
Dawson se trouvait devant la maison de Jen, il essayait de rassembler tout son courage pour aller l'affronter. Il se doutait que ça n'allait pas être de la tarte, mais il avait conscience de l'avoir cherché, il fallait qu'il assume ses responsabilités. Il avait mal dormi tout la nuit, faisant et refaisant la conversation avec Jen, et avec Pacey, et il s'était levé très tôt, il avait tellement peur d'avoir perdu Jen, qu'il ne tenait plus dans son lit. Il respira un grand coup et alla frapper à la porte. Elle s'ouvrit sur Grams.
Grams : Bonjour mon garçon, je m'attendais à ta visite.
Dawson : Oh…donc je pense que vous devez être au courant de la situation et très fâchée contre moi.
Grams : Je suis au courant en effet, qu'en à savoir si je suis fâchée contre toi…tout dépend de la raison de ta visite.
Dawson : Je suis venu pour lui demander pardon et…
Grams : Alors tu peux entrer, dit-elle en ouvrant grand la porte, installe toi dans la cuisine, je m'apprêtais à boire un café tu vas me tenir compagnie.
Dawson : Je ne voudrais pas paraître impoli mais j'ai vraiment besoin de parler à Jen et le plus tôt sera le mieux. Je ne tiens plus en place tellement je suis angoissé.
Grams : Oui je te comprends, mais je pense qu'il sera quand même plus agréable de l'attendre dans la cuisine plutôt que sur le pas de la porte.
Dawson : L'attendre mais…
Grams : Jennifer est sortie très tôt ce matin Dawson. Elle avait besoin de se dégourdir les jambes, elle non plus n'allait pas bien. Mais je pense qu'elle ne va pas tarder, elle est sortie l'estomac vide et elle n'aime pas manquer son café noir du matin. Alors ce café tu le bois ?
Dawson déçu : Euh…oui merci, mais vous ne savez pas où elle a pu aller
Grams pensive : Elle ne me la pas dit, elle était trop bouleversée sans doute. Elle souhaitait être seule de toute façon. Heureusement, elle semblait mieux qu'hier, elle regarda Dawson avec un léger reproche, je ne l'avais jamais vu dans cet état, je ne savais plus comment faire pour l'apaiser. Tu lui as fait beaucoup de mal tu sais, et ça ne va pas être facile de te faire pardonner.
Dawson baissant la tête : Oui je sais, si vous saviez comme je m'en veux, j'ai été si égoïste, si… ah si seulement j'avais pu comprendre avant… je l'aime tant.
Grams attendrie : Je le sais…et Jen t'aime aussi, c'est pour ça qu'elle souffre tant. Elle a besoin de savoir que tu n'aimes qu'elle Dawson, c'est un besoin légitime.
Dawson : Je n'aime qu'elle, je n'ai toujours aimé qu'elle…oh Grams j'ai tellement peur de la perdre.
Grams : Parle lui avec ton cœur, sois entièrement honnête envers elle sans rien lui cacher. Tout va s'arranger mon garçon, j'en suis persuadée, crois-en l'intime conviction d'une vieille dame qui voit quand deux jeunes gens s'aiment.
Dawson : Merci Mme Ryan
Grams : C'est tout naturel, je veux que ma petite fille soit heureuse, et je sais que toi aussi.
La porte s'ouvrit à tout volée et Jen rentra dans la maison, elle était pâle et avait les yeux rouge. Elle ne regarda pas autours d'elle, mais fonça directement sur la cafetière. Elle se servit un bol de café, et soupira. Ce n'est que lorsqu'elle se retourna qu'elle aperçu Dawson. Son visage se ferma aussitôt, elle lança un regard significatif à Grams, du genre "pourquoi l'as-tu laisser entrer, tu es de quel côté". Grams connaissait suffisamment Jen pour traduire ses regards.
Grams posément : Je crois que tu devrais écouter ce que ce jeune homme a à dire Jennifer, ça ne prendra que quelques minutes de ton temps, mais ça pourrait changer ta vie ma petite fille.
Dawson : Jen, commença-t-il
Mais Jen ne l'écoutait déjà plus, elle se dirigeait vers sa chambre d'un pas décidé. Dawson se lança à sa poursuite, il eut juste le temps de mettre un pied pour l'empêcher de fermer la porte.
Dawson : Jen attends, tu dois me laisser t'expliquer.
Mais Jen eut une poussé d'adrénaline, elle ne lui devait rien du tout, il était gonflé celui-là pensa-t-elle furieuse, pourquoi venait-il jusque chez elle pour lui faire du mal, il c'était tout dit, elle le repoussa violemment et s'enferma dans sa chambre. Dawson frappa à la porte.
Dawson : Jen je t'en supplie, soit raisonnable, aïe il aurait pu trouver mieux, s'il te plaît laisse moi t'expliquer. Aucune réponse. Il s'assit parterre et attendit. Bien Jen, si tu ne veux pas me parler maintenant et bien… j'attendrais le temps qu'il faudra, mais je ne partirais pas avant de t'avoir parler.
La clé tourna dans la serrure, Dawson se leva d'un bond, Jen ouvrit la porte et se dirigea vers la cuisine où Grams était assise. Elle se planta devant Grams.
Jen : Grams peux-tu dire à Dawson que nous nous sommes tout dit et que nous n'avons plus rien à nous dire.
Grams : Jennifer…
Jen : Et par la même occasion, peux-tu lui dire qu'il a un sacré culot de se pointer là et d'oser me dire que je dois me montrer raisonnable, bon celle-là il l'avait bien cherché. Et pour finir demande lui de partir pour ne plus jamais revenir.
Grams : Jennifer
Jen : Et je te remercie de m'épargner tes leçons de moral.
Sur ces belles paroles, et retourna dans sa chambre, Dawson voulu la rattraper mais elle ne lui en laissa pas le temps. Il était à nouveau derrière la porte.
Jen : Dehors, dégage, vas-t-en, hurla-t-elle hors d'elle.
Dawson voulut parler, mais Grams l'arrêta.
Grams : Non mon garçon, elle est beaucoup trop énervée pour que vous puissiez avoir une conversation efficace. Il vaut mieux attendre, voyant qu'il voulait protester, eh oui je sais que ça n'est pas facile, mais tu n'as pas le choix, sa colère est égale à sa souffrance Dawson. Il est impossible de raisonner quelqu'un dans cet état. Respecte sa décision pour le moment.
Dawson : Mais j'ai besoin de lui parler.
Grams : Oui toi tu en as besoin, mais as-tu songé que ça n'est peut-être pas le bon moment pour Jen. Fais moi confiance, je la connais mieux que personne. Rentre chez toi, peut-être pourras-tu passer en fin de journée.
Il n'avait aucune envie de partir, mais comme Grams venait de lui faire calmement remarquer, il se comportait à nouveau comme un égoïste, il devait penser à Jen. Les conseils de Grams s'avéraient souvent très bon, il se résigna à contre cœur et rentra chez lui. Il ne lui restait plus qu'à attendre.
Joey et AJ buvaient tranquillement un café, tout en discutant. Joey n'avait pas parlé de son altercation avec Pacey, elle avait trop de fierté et elle ne saurait même pas comment expliquer ce qui c'était passé, la dispute avait commencé sans qu'elle comprenne trop comment. Et puis, elle savait qu'AJ n'aimait pas Pacey et même si elle lui en voulait en ce moment, elle n'avait pas envie qu'AJ ait à nouveau une raison de plus de le critiquer. Elle s'énervait elle-même de vouloir le protéger mais c'était plus fort qu'elle, elle savait que Pacey n'était pas méchant et que son attitude de ce matin avait forcément une raison… restait à savoir laquelle.
AJ : Si mal que ça ?
Joey sortant de sa rêverie : Pardon ? Oh excuse-moi j'étais dans mes pensées, je dors encore à moitié. Qu'est-ce que tu disais ?
AJ : Je te demandais comment c'était fini la soirée pour toi ? Pacey a fini par s'endormir, parce que je ne me souviens plus le nombre incalculable de fois où tu le sommais de dormir ! dit-il un petit sourire en coin.
Joey : Oh oui, il c'est très vite endormi, dit-elle troublée au souvenir de leur furtive étreinte, dès que j'ai éteins la lumière. A ce propos, je suis vraiment désolée pour ce qui c'est passé… je… je ne comprends pas ce qui lui a pris.
AJ : Ne t'inquiète pas pour ça, j'en ai vu d'autres tu sais, les étudiants sont connus pour faire des bringues pas possible. Il la regarda soucieux, moi c'est pour toi que je suis inquiets, tu as l'air triste ce matin et je suppose que son attitude d'hier en est la cause.
Joey : Oh non…enfin je suis peut-être un peu inquiète pour lui mais c'est tout. Le reste c'est uniquement dû à la fatigue, je t'assure. Faut dire que la journée d'hier était chargée, dit-elle pour changer de sujet, le voyage, … et tout ça…
AJ : M'ouai, je veux bien faire semblant de te croire, mais si tu as besoin de parler je suis là pour toi tu le sais, dit-il en mettant sa main sur la sienne.
Joey rougissante : Merci, je le sais. Mais tu n'as aucune raison de t'en faire.
AJ : Moi je crois que si, ce type…je sais que tu n'aimes pas quand je dis ce que je pense de lui, mais reconnaît qu'il ne fait rien pour faire bonne impression. Malheureusement elle ne pouvait pas le contredire.
Joey : Je crois que c'est l'air de Boston qui ne lui réussit pas, dit-elle pour détendre l'atmosphère, parce que à Capeside il est tout autre.
AJ : Alors qu'il ne s'inquiète pas, parce qu'un type comme lui ça reste dans son patelin à vie.
Joey vivement : Non, tu n'as pas le droit de dire ça AJ, d'accord il n'a pas assuré ce week-end, il été…exécrable mais ne te base pas sur hier soir pour le juger, ça arrive à tout le monde. Et croit moi, Pacey Witter ira loin, j'en suis sûr. Et zut elle recommençait à le défendre…il ne le méritait vraiment pas pourtant.
Elle mit la tasse à sa bouche et but tranquillement son café, pour mettre fin à la discussion, mais AJ ne l'entendait pas de cette oreille, il était décidé à parler de Pacey… elle soupira et se mit en devoir de lui répondre.
Pacey était douché, habillé et fin prêt à affronter les remarques désobligeantes de son hôte. De toute façon, ça ne pouvait pas être pire que ça l'était, donc un peu plus ou un peu moins… Il devait se résigner, il lui restait encore une journée à tirer avant de pouvoir rentrer chez lui et se réfugier dans son havre à la marina. La première chose qu'il ferait en rentrant sera d'aller sur son bateau, il en avait bien besoin. Il pourrait même appeler Dawson…. Ah non, ça ne servirait à rien de l'appeler, lui aussi il l'avait perdu. Une grande tristesse l'envahie, il avait tout perdu et tout ça pour rien… pour rien ragea-t-il. C'était fait maintenant de toute façon, il ne pouvait plus venir en arrière, il releva la tête.
Pacey : Allez Pacey c'est pas le moment de s'apitoyer sur son sort.
Il respira un grand coup et sorti de la chambre juste à temps pour entendre la fin de la conversation de Joey et AJ.
AJ : Je sais que je me répète Joey, mais après la scène d'hier soir j'en suis encore plus persuadé, ce type ne te mérite pas. Et j'ai vraiment du mal à comprendre ce qu'une fille comme toi fait avec lui, ça reste un mystère, tu mériterais tellement mieux qu'un raté.
Pacey reçu un coup au cœur, il pensait y être préparé mais il se trompait. Ce qui lui faisait le plus mal, c’était que ce type avait entièrement raison, il était un raté et il ne méritait pas du tout une fille comme Joey… mais lui non plus ne la méritait pas, ça il en était aussi persuadé. La seule différence c'était que Joey l'aimait lui et pensait qu'il allait faire son bonheur, il ne pouvait pas lutter contre ça et peut-être avait-elle raison… il l'espérait. Avant que Joey n'ait pu dire quoi que ce soit, il s'avança vers eux, il ne voulait en aucun cas entendre Joey approuver AJ, il ne le supporterait pas. Lorsqu'ils l'aperçurent, leur visage se ferma et chacun baissa les yeux sur sa tasse. Il avait très envie de rabattre son caquet à se blanc bec, mais il regarda Joey, il en avait déjà assez fait comme ça, il n'allait pas en rajouter. Il ravala sa fierté et serra les points.
Pacey : Bonjour…
AJ : …
Pacey : Euh… est-ce que tu aurais une aspirine pour moi s'il te plaît ?
AJ froidement : On te la déjà préparé, il est sur la table.
Pacey : Merci…. Il la bu d'une traite, il avait hâte que ça s'arrête, il n'avait pas besoin de ça. Je tiens à m'excuser pour hier soir, je… je ne sais pas ce qui m'a pris.
AJ : Oui je crois que tu peux t'excuser en effet, c'est la moindre des choses.
Joey le regarda vivement, il abusait là, elle connaissait assez Pacey pour savoir qu'il avait dû faire un effort considérable pour s'excuser auprès d'AJ, elle savait qu'il ne l'aimait pas. Alors il était vraiment gonflé de le prendre de si haut, ça pouvait arriver à tout le monde de faire une erreur quand même. Elle faillit dire quelque chose mais se ravisa, Pacey ne méritait vraiment pas qu'elle prenne sa défense et surtout pas devant lui, qu'il se débrouille, d'ailleurs il lui avait bien fait comprendre qu'ils n'étaient pas amis, elle n'allait pas gâcher ses relations avec AJ pour lui après tout. Elle avait encore un minimum de fierté. Malgré cette pensée elle se mordilla la lèvre inférieure pour éviter de parler.
AJ : C'est à Joey que tu dois des excuses, tu lui as fait vivre un cauchemar hier soir.
Joey : Il s'est déjà excusé ce matin, c'est réglé, et comme je le lui ai dit, ça ne serait pas arrivé si on ne l'avait pas laissé seul, dit-elle en évitant son regard. Elle n'avait pas pu s'empêcher d'intervenir.
Pacey leva les yeux vers elle, il avait dû mal entendre, malgré toutes les horreurs qu'il lui avait débité elle prenait sa défense ! Son cœur fondit pour cette fille si merveilleuse.
AJ était énervé, Joey s'évertuait à défendre Pacey… elle ne devait pas savoir que Morgan était avec Pacey hier soir, sinon elle agirait autrement. Il fallait qu'elle l'apprenne d'une façon ou d'une autre. Si elle l'apprenait, Pacey pourrait dire adieu à son petit couple.
AJ : Ce qui m'intrigue c'est que je n'ai jamais de champagne chez moi, alors comment as-tu fais pour t'en procurer ? Pacey le regarda menaçant, il avait très bien compris où il voulait en venir.
Pacey : Je te le demande AJ, dit-il innocemment, en effet comment ce champagne est arrivé jusqu'à moi ? Est-ce que quelqu'un avait pour mission de me l'apporter pour me faire passer le temps, sachant que j'étais seul à ton appartement ? Non impossible n'est-ce pas, puisque personne à part toi et Joey saviez que j'étais resté.
AJ perdit contenance quelques instants. Quand à Joey elle les regardait l'un après l'autre, elle ne comprenait rien du tout à leur histoire de champagne. On aurait dit deux coques qui s'affrontaient.
Joey : Quelqu'un peut m'expliquer… mais ils l'ignorèrent.
AJ : Je pense que tu avais prémédité ta petite soirée
Pacey : C'est exactement ce que je me disais à propos de toi…
AJ : Comment oses-tu !
Joey : ça suffit tous les deux. Je ne comprends rien du tout à vos histoires, on dirait deux gamins. Elle se tourna vers Pacey, hier soir tu as fais une bêtise, tu n'as vraiment pas assuré, ça ne se fait pas du tout et les faits sont là, elle se tourna vers AJ, ça n'est facile pour personne de reconnaître ses tords et de s'excuser…et encore moins pour Pacey étant donné l'affection qui vous lie tous les deux, alors la moindre des choses c'était d'accepter ses excuses. Maintenant excusez-moi, mais les combats de coques me donnent la nausée, j'ai besoin de prendre l'air.
Elle se leva pour partir, mais Pacey et AJ se levèrent en même temps.
AJ et Pacey : Je viens avec toi ! Ils se regardaient avec défis.
Joey : J'y vais seule !
Pacey regardait la porte par laquelle Joey était sortie, AJ l'interrompit dans ses pensées.
AJ : Tu es content maintenant !
Pacey : Ne me cherche pas, c'est un conseil, parce qu'il ne me manque vraiment pas grand-chose pour que je te fracasse la tête contre la table.
AJ : La violence, l'alcool, c'est tout ce que tu connais, n'est-ce pas, tu n'es qu'un raté, Pacey jeta sa chaise, le pris par le col et le plaqua au mur.
Pacey : Et si on parlait un peu de toi hein, explique moi comment ton amie Morgan a su que j'étais seul dans ton appartement hier soir.
AJ feignant l'étonnement : Morgan ? Tu étais avec Morgan hier soir, et bien dis donc si Joey apprenait ça…Pacey eu un petit rire nerveux et cogna le mur.
Pacey : Ne fait pas l'innocent, toi et moi on sait très bien ce qui c'est passé.
AJ : Toi et moi oui, mais Joey aura beaucoup de mal à croire que tu n'avais rien prémédité…Surtout que je lui avais déjà mis la puce à l'oreille.
Pacey : Tu n'es qu'un salop, et tu n'arriveras jamais à la berner, ton image de boy-scout va tomber en miettes lorsque je lui aurais expliqué qui tu es vraiment.
AJ : A ton avis, qui Joey croira toi qui n'a fait que lui gâcher son week-end ou moi, qui fait tout pour qu'elle se sente bien ? Ecoute Pacey, j'avoue que je ne suis pas très fière de ce que j'ai fait. Mais j'y étais obligé, j'aime Joey, je la veux et ça n'est pas un type comme toi qui pourra m'en empêcher.
Pacey : Qu'est-ce que tu y connais toi à l'amour ? Alors ne me dit pas que tu l'aimes, s'enflammant, je t'interdis de dire ça !
AJ : Je suis désolé pour toi Pacey, mais tu l'as perdu et pour de bon… Il le savait, il savait même qu'il ne l'avait jamais eu, mais d'entendre AJ lui dire avec cet air triomphant le mis hors de lui.
Pacey : Je vais te défoncer, dit-il en le repoussant contre le mur.
AJ : Mais oui c'est ça Pacey, Joey va apprécier !
Pacey le lâcha, il avait raison sur toute la ligne et lui, il était piégé. Il n'était pas dupe, il savait qu'il allait s'empresser de raconter à Joey qu'il avait passé la soirée avec Morgan. C'était fini, mais c'était bien ce qu'il cherchait depuis ce matin non ? Il n'allait pas se plaindre, AJ finirait le travail pour lui, mais il avait tellement de mal à l'accepter, et Joey qu'allait-elle penser… Elle ne croira jamais que ce n'était pas prémédité, et c'était normal lui-même n'y croirait pas. Il recula et regarda AJ, il était tellement sûr de son triomphe… Il devait sortir maintenant parce qu'il allait finir par le tuer. Il sortit rapidement, et une fois dans les rues de Boston il se mit à courir, il courrait sans savoir où il allait, mais ça lui faisait du bien. Au bout d'une demi heure il s'arrêta essoufflé, en sueur, mais ces nerfs étaient un peu plus calmes. Il regarda autours de lui… il était au port de Boston à un mètre du banc sur lequel Joey et lui avait passé un si bon moment. Il s'y installa et resta à contempler la vue.
Sephy (02.04.2006 à 16:38)
Jen était dans sa chambre et broyait du noir depuis des heures, depuis qu'elle avait claqué la porte de sa chambre au nez de Dawson. Elle l'avait vu rentrer chez lui par la fenêtre, il avait la tête basse, et n'avait vraiment pas l'air bien…mais il l'avait cherché, elle non plus n'allait pas bien du tout et c'était sa faute. Elle l'aimait tellement, elle avait tout fait pour que son couple s'épanouisse, elle avait même ravalé la jalousie qui l'étouffait à chaque fois qu'elle voyait Joey et Dawson ensemble, elle leur faisait confiance, mais leur complicité était si flagrante, qu'elle avait toujours eu peur. Et pourtant malgré tout ça, elle était tombée follement amoureuse de Dawson et elle s'était énormément attachée à Joey, au point qu'elle la considérait comme la meilleure amie qu'elle n'ait jamais eu. D'ailleurs, aussi bizarre que ça puisse paraître étant donné les circonstances, elle n'avait envie de parler à personne sauf à Joey. Elle avait besoin de sa meilleure amie, mais comment lui expliquer la tristesse qu'était la sienne sans lui expliquer pourquoi. Elle connaissait Joey et savait que si elle apprenait que Dawson était la cause de sa souffrance, elle l'appellerait sur le champ pour lui dire sa façon de penser. Elle savait que Joey avait accepté sa relation avec Dawson, elle avait tiré un trait sur leur histoire et pour rien au monde elle ne lui ferait du mal. Si elle apprenait qu'elle était au centre de la rupture entre Dawson et elle, elle s'en voudrait alors qu'elle n'y pouvait rien, elle ne voulait pas la perturber avec ça. Surtout qu'elle devait avoir de sacrés dilemmes à régler en ce moment. A en croire ce qu'elle avait surpris de la conversation entre Dawson et Pacey, ce dernier était amoureux d'elle, ça allait lui faire un de ces chocs quand elle allait l'apprendre ! Elle ne pu s'empêcher de sourire à cette idée. Elle n'avait aucune idée de ces sentiments à elle, mais elle ne serait pas tant étonnée que ça si elle l'aimait aussi, après tout ils s'étaient beaucoup rapprochés et qui aurait pensé qu'un jour Pacey Witter tomberait amoureux de Joey Potter. Rien n'était impossible après ça !
On frappa à sa porte, elle leva les yeux au ciel, est-ce qu'elle pourrait avoir la paix un jour.
Jen : Je ne veux voir personne, dit-elle en entrebâillant la porte.
Grams : Tiens Jennifer, c'est la petite Joey, dit-elle en lui tendant le téléphone.
Jen : Merci, elle referma la porte et se coucha sur son lit, salut toi ! Alors tu donnes enfin de tes nouvelles, dit-elle essayant de se montrer joyeuse.
Joey : Ah Jen, si tu savais comme je suis contente de t'entendre, je n'ai jamais autant eu besoin de toi qu'en ce moment je t'assure. Ce week-end est une catastrophe et le mot est faible.
Jen : On est deux pensa-t-elle. Pourquoi une catastrophe c'était sensé être un week-end de rêve. Se pouvait-il que Pacey lui ait parlé ?
Joey : C'était sensé l'être oui, mais c'était compté sans Pacey Witter, parce tout ce résume à ce prénom Jen, crois-moi ! Tu es au courant qu'il est aussi venu à Boston ?
Jen : Oui j'en ai entendu parlé en effet, dit-elle en souriant, et j'avoue que j'aurais bien aimé être là pour voir ta tête quand tu l'as aperçu…tu as dû être très en colère !
Joey : En colère ! C'est rien de le dire, j'étais au bord de l'hystérie oui ! Mais si j'avais su tout ce qui allait se passer une fois ici je l'aurais jeté hors du train en marche ! C'est ce que j'aurais dû faire, je ne suis qu'une idiote, voilà ce que je suis.
Jen : Je suis sûr qu'il a dû avoir envie de sauter, parce que telle que je te connais tu n'y es pas allé de main morte pour lui faire regretter d'être venu. Le pauvre, j'arrive presque à le plaindre.
Joey : Le pauvre ! Ah non Jen, tu n'y es pas du tout, tu pourrais dire "la pauvre", parce qu'il c'est bien vengé entre temps ! Il a fait de ma vie un enfer… je le hais, je le hais… je le…
Jen : C'est bon je crois que j'ai compris Joey, tu le hais. Et si tu me disais pourquoi maintenant.
Joey : Ben déjà le fait qu'il soit venu ça devrait te suffire ! Mais bon, finalement on s'était réconcilié et…
Jen ouvrant de grands yeux : Tu lui a pardonné qu'il soit venu ?
Joey : Ben de toute façon il était là, on n'allait pas se faire la tête tout le week-end quand même et puis je dois dire qu'à notre arrivé j'étais même plutôt contente qu'il soit là. Parce qu'au lieu d'être accueillie par AJ, on c'est retrouvé devant une pétasse blonde ! Tu imagines l'état dans lequel j'étais. J'étais persuadée qu'elle était sa petite amie.
Jen : Et elle ne l'est pas ?
Joey : Non ! Et c'est grâce à Pacey qu'on l'a appris.
Jen riant : Ah laisse-moi deviner, je suppose qu'il la draguait.
Joey vivement : Non, bien sûr que non Jen quelle idée ! Nous sommes sensé être un couple je te le rappel. Non il c'est arrangé pour le demander à AJ sans en avoir l'air, il a été génial sur ce coup là, je crois que je lui aurait sauté au cou tellement j'étais contente.
Jen : C'est plutôt gentil ça. Donc je suppose que ce n'est pas pour ça que tu lui en veux, dit-elle malicieuse
Joey s'enflammant : Non, si je lui en veux c'est parce qu'hier soir il était complètement ivre Jen !
Jen : Hein ?
Joey : Oui tu m'as bien entendu, tu me comprends mieux maintenant. Lorsque AJ et moi sommes rentrés du restaurant, nous avons découvert M. Witter avachi sur le canapé avec des cadavres de bières autours de lui et une bouteille de champagne vide !
Jen : J'arrive pas à le croire, dit-elle abasourdie, c'est pourtant pas son genre, il devait avoir une bonne raison pour ça tu ne crois pas….si c'était ce qu'elle pensait, il devait vraiment être accro pour en arriver à une telle extrémité.
Joey : Je ne sais pas Jen, dans tous les cas on ne fait pas ça quand on est pas chez soit, et puis l'après-midi il avait l'air très bien, on avait même passé une merveilleuse après-midi. On est monté sur un minibus en forme de canard qui nous a fait visiter la ville, ensuite on est allé dans un grand magasin essayer plein d'habits et on a fini par manger une glace au port de Boston… elle sourit à ce souvenir, non je t'assure tout allait bien à ce moment là.
Jen : C'est vraiment bizarre. Mais peut-être que AJ la blessé dans l'après-midi sans que tu t'en rendes compte…
Joey : Mais non, nous n'étions que tous les deux, AJ n'était pas avec nous…Jen écarquilla les yeux, et je ne verrais pas le rapport, il ne semble pas le porter dans son cœur alors ça m'étonnerais beaucoup qu'il se saoul suite à ce qu'il a peut lui dire. Et puis y'a pas que ça, ce matin il c'est montré odieux envers moi. Bon d'accord je ne suis pas toujours très tendre envers lui, mais quand même. Cette fois il c'est vraiment montré méchant, ajouta-t-elle d'une voix triste.
Jen : Tu es sûr qu'il ne plaisantait pas, ce n'est pas son genre d'être méchant, et surtout pas envers toi faillit-elle ajouter, mais elle s'arrêta avant.
Joey : Non crois moi ça n'avait rien à voir avec ces taquineries habituelles. Il m'a carrément fait comprendre qu'il ne m'appréciait pas.
Jen : Bon alors là je suis sûr que tu as mal compris, parce que fait moi confiance, si quelqu'un t'apprécie c'est bien Pacey, soit Joey était carrément parano, soit Pacey devait s'y prendre comme une mufle pour lui montrer ces sentiments… dans les deux cas elle était contente de voir que ça ne laissait pas Joey indifférente.
Joey : Jen tu m'écoutes oui ! Je sais ce que je dis. Il…il a dit que j'étais ennuyeuse et que c'était très pénible d'être dans mon entourage… est-ce que tu ressens la même chose ?
Jen : Bien sûr que non ! Tu es quelqu'un de génial.
Elle ne comprenait plus rien, pourquoi Pacey lui avait dit ce genre de méchanceté alors qu'il était fou d'elle ? A moins que….elle repensa à ce que lui avait dit Dawson "Tu n'as pas le droit d'aimer Joey" un truc comme ça ! Etait-il possible qu'il ait agit comme ça pour l'éloigner de lui et ainsi se préserver. Soudain elle comprit, c'était du Pacey tout craché, il avait tellement peu confiance en lui qu'il était persuadé n'avoir aucune chance avec Joey, la réaction de Dawson l'avait sûrement conforté dans cette pensée, et plutôt que de souffrir, il préférait la faire fuir et pourquoi pas la jeter dans les bras de cet AJ. Son cœur se serra, le pauvre il devait être tellement malheureux en ce moment… il n'avait pas besoin de ça.
Joey : Il a dit qu'il ne s'était pas amusé avec moi hier après-midi…et ça m'a vexé parce qu'en plus je lui avais dit qu'on ferait ce qu'il voudrait pour lui faire plaisir !
Jen : Ecoute Joey, nous parlons de Pacey n'est-ce pas, tu le connais, il n'est pas comme ça d'habitude, s'il t'as dit ce genre de choses c'est qu'il doit avoir un problème important. Il ne faut pas te braquer contre lui, je sais que ce que je vais te dire va te paraître dur, mais tu devrais ravaler ta fierté, aller le trouver et te montrer gentille avec lui pour l'amener peut-être à t'expliquer ce qu'il ne va pas.
Joey : Hein, mais tu n'as pas entendu tout ce que je viens de te dire ou quoi, il est hors de question que je lui reparle un jour et surtout pas gentiment !
Jen : Lui le ferait pour toi ! Combien de fois il est venu vers toi quand tu n'allais pas bien, combien de fois tu le remballais et surtout combien de fois il a ravaler son orgueil pour quand même rester à tes côtés et chercher à savoir ce qu'il n'allait pas ?
Joey d'une petite voix : Des tas de fois !
Jen : Alors Joey, il est tant que tu lui rendes la pareille, il est mal en ce moment et tu le sais, il agit comme toi, il veut se protéger alors il t'envoi balader, mais tu n'es pas du genre a abandonner les amis n'est-ce pas Joey !
Joey : C'est vrai tu as raison ! Mais alors tu crois qu'il m'aime bien quand même ?
Jen : Joey Potter, c'est évident qu'il t'aime…bien et toi aussi d'ailleurs. Alors promet moi d'aller lui parler lorsque tu auras raccroché.
Joey : Oui…oui c'est promis, j'irais.
Jen : Alors comme ça cet après-midi avec Pacey était génial, raconte moi un peu…mais au faite, dit moi Joey, je croyais que le but du week-end était d'être avec AJ. Si c'était pour passer l'après-midi seule avec Pacey tu aurais pu t'éviter le trajet tu sais, dit-elle malicieusement.
Joey : Le but n'a pas changé ! Seulement… AJ nous avait emmené à une réunion d'écrivains débutants complètement barbante. Alors à l'entracte, Pacey et moi on est parti visiter Boston en disant à AJ qu'on le retrouverait à son appartement.
Jen : Ah ça n'a pas dû te plaire qu'il te sépare de lui… je comprends…
Joey : Non, c'était mon idée de nous éclipser j'en pouvais plus. Et je ne regrette rien, parce c'était génial. On a même oublié l'heure d'ailleurs, on est arrivé à l'appartement avec une heure de retard…dit-elle en pouffant. D'ailleurs Jen je dois t'annoncer un scoop, lorsqu'on essayait les habits dans le magasin, Pacey a essayer un costume et… Pacey en costume ça vaut le détour !
Jen : Pourquoi, ça ne lui va pas ?
Joey : Tu veux rire, au contraire… il était même plutôt craquant je dois dire. Et puis tu sais…
Jen sourit, mais elle s'écoutait parlé ? Il était clair qu'elle avait été blessée par ce qu'il lui avait dit, mais elle ne le détestait pas du tout. Au contraire ! Jen commençait de plus en plus à croire que Pacey avait ses chances, la preuve, qui aurait pensé qu'un jour elle puisse dire qu'il était craquant. Et puis, elle ne semblait absolument pas en vouloir à Pacey de l'avoir monopolisé toute une après-midi alors qu'elle aurait pu être avec AJ. Pire, elle prétendait même avoir eu l'idée…. D'après ce qu'elle avait compris, Joey et AJ étaient allés dîner ensemble le soir… et Joey ne parlait que de son après-midi si merveilleux avec Pacey…, elle ne parlait pas d'AJ du tout d'ailleurs et c'était plutôt révélateur, pour une personne follement amoureuse ça avait de quoi troubler. De toute évidence elle était passé à côté de quelque chose d'important, sa meilleure amie et son meilleur ami étaient tombés amoureux l'un de l'autre et elle n'avait rien vu… parce qu'il était clair que Joey aimait Pacey, seulement elle la connaissait par cœur et il allait falloir du temps pour qu'elle l'accepte, mais elle était confiante, en générale elle ne se trompait pas sur ce genre de chose, sauf pour elle malheureusement. Seulement il allait falloir que Pacey fasse un effort pour la conquérir et non pour la faire fuir, ça Joey s'en chargeait déjà bien tout seule ! Que ces deux la étaient compliqués !
Joey : … je ne l'aime pas du tout, si tu voyais les regards qu'elle lui lance…
Jen revenant à la réalité : Ah bon, mais qui lui lance des regards ?
Joey : mais Morgan, je te parle de Morgan depuis toute à l'heure Jen, tu ne m'écoutes pas !
Jen : Si bien sûr que si que je t'écoute, mentit-elle, mais je croyais qu'ils n'étaient qu'amis tous les deux, même que c'était grâce à Pacey que tu l'avais appris…
Joey : Jen Lindley ! Je parle de Morgan qui regarde Pacey, pas AJ ! Mais qu'est-ce que tu as ?
Jen : Rien ! Mais j'y comprends rien qu'est-ce que ça peut te faire que Morgan regarde Pacey, vous n'êtes pas ensemble.
Joey : ça je le sais, mais AJ doit le penser et elle aussi le pense mais ça ne l'empêche pas de le draguer ouvertement devant moi, je n'aime pas ça c'est tout.
Jen souriant : En bref tu es jalouse !
Joey : Ce n'est pas ça ! Oh puis tu m'énerves…tu comprends rien
Jen : Oh que si, pensa-t-elle. Et comment ça se passe avec AJ, tu ne m'as encore rien dit.
Joey : Oh bien très bien, il est toujours aussi charmant et son appartement est fabuleux, Pacey était vert en voyant sa télé, et voilà on parlait encore de Pacey se dit Jen en souriant. Mais je ne fais que parler de moi, raconte-moi toi, d'après mes souvenirs tu avais une soirée spéciales de prévue vendredi soir avec Dawson. Comment ça c'est passé… et attention je ne veux pas tous les détails sordides, dit-elle taquine, juste un petit résumé.
Jen : Oh euh bien…très bien
Joey fronçant les sourcils : Tu as l'air bizarre Jen, qu'est-ce qui c'est passé, vous ne vous êtes pas disputé quand même.
Jen : Et bien pour tout te dire Joey, nous ne sommes plus ensemble.
Joey : Quoi ? Mais pourquoi tu ne me la pas dit plus tôt, je suis désolée je n'ai fait que parler de moi. Mais qu'est-ce qui c'est passé, c'est impossible c'est juste une petite dispute ça peut arriver Jen. Vous êtes fait l'un pour l'autre.
Jen hésitante : Il aime une autre fille !
Joey sûr d'elle : Impossible ! Il y a un malentendu c'est sûr. Ecoute je connais Dawson il est fou de toi Jen, et tu le sais.
Jen : Non Joey, il ne m'aime pas, et ça n'est pas une erreur je l'ai surpris au téléphone.
Joey : Qu'est-ce que tu as surpris ?
Jen : …
Joey : Peu importe ! Fait-moi plaisir tu veux, et va lui parler, je suis persuadée que c'est une erreur, je ne sais pas ce que tu as entendu si ça a mis fin à votre couple ça devait être grave, mais je t'en supplie, va le voir il y a sans doute une explication logique à tout ça.
Jen : Je ne sais pas …
Joey : S'il y a bien une chose dans laquelle je crois, c'est en votre couple alors fait-le. Si tu ne le fait pas pour toi fait le pour moi.
Jen : A une condition
Joey : Tout ce que tu voudras
Jen : Donne une chance à Pacey !
Joey intriguée : Une chance de quoi ?
Jen : Promet
Joey : Oui, oui d'accord je le promet, mais explique moi une chance de quoi ?
Jen : Bye ma puce à demain… elle raccrocha.
Joey : Attends Jen…. Mais j'ai rien compris !
Jen souriait toute seule, discuter avec Joey lui avait fait du bien, elle avait pendant quelques temps oublié ses propres soucis. L'avenir semblait plus joyeux, en tout cas en ce qui concernait ces deux meilleurs amis, car elle était sûre qu'il y allait bientôt avoir du changement. Ça lui faisait plaisir pour Pacey, c'était la première fois qu'il était amoureux il devait être terrifié d'avoir ces sentiments et surtout pour Joey, il devait être malheureux aussi, le pauvre ça n'était pas son meilleur ami qui l'avait aidé en plus. Dawson était vraiment le roi des égoïstes, toujours à penser à ces propres sentiments, il avait beaucoup de chance d'avoir Pacey comme ami et au lieu d'être là pour lui, il l'enfonçait lorsqu'il avait besoin de lui ! Elle espérait de tout cœur que Joey se rende compte rapidement de ses sentiments, mais le danger était qu'elle les refuse surtout si Pacey persistait dans cette attitude d'autoprotection ! Elle repensa à ce que lui avait dit Joey à propos de Dawson… pas une seconde elle avait semblé y croire, elle était sûr à 100% des sentiments de Dawson pour elle… se pourrait-il qu'elle ait vraiment mal interprété les choses et réagit trop brusquement ? "Tu n'as pas le droit d'aimer Joey"…non elle avait bien comprit !
Pacey était seul assit sur son banc depuis des heures, perdu dans ses pensées. Il mourrait d'envie de se foutre des claques, il avait tout gâché et ça depuis le début ! Il était clair maintenant que s'il avait accepté de jouer le petit ami de Joey, c'était parce qu'il avait déjà des sentiments pour elle, et c'était aussi la seule raison de sa présence ici. Inconsciemment, au lieu de vouloir pousser AJ vers Joey, il avait tout fait pour les éloigner, il l'avait détesté dès le premier regard et il ne voulait pas qu'il ait Joey, il avait tout fait pour. Les regards de défis qu'il lui lançait, les petites remarques qu'ils se faisaient, tout ça pour la garder…la garder ? Il rie tristement, il ne l'avait jamais eu, fallait qu'il revienne sur terre, il s'était beaucoup trop impliqué dans cette relation fictive il avait failli y croire et ça l'avait perdu. Il aurait dû écouter sa raison et ne jamais accepter leur petit arrangement, il n'en serait pas là actuellement… Quoi que, il aurait de toute façon finie par réaliser ses sentiments pour elle un jour ou l'autre, il était perdu bien avant tout ça. Il se revoyait l'attendant devant le lycée avec impatience, son cœur bondissant dans sa poitrine lorsqu'il l'apercevait, parfois il avait tellement envie de la voir, qu'il allait la chercher chez elle... lorsqu'elle était triste, il était triste avec elle, et tous les regards admiratifs qui convergeaient vers elle qui le rendaient furieux… Comment avait-il fait pour ne pas s'en rendre compte avant ! Il avait eu peur, et il avait eu raison…voilà où ses sentiments l'avaient mené, il avait perdu son meilleur ami et il avait même perdu Joey, sa Joey! Comment allait-il faire pour vivre sans elle maintenant, il ne savait pas, mais il le fallait de toute façon. Parce que c'était encore plus dur d'être à ses côtés sans pouvoir l'avoir, et puis elle méritait d'être heureuse, si elle pensait qu'AJ pouvait la rendre heureuse alors il s'inclinait. Il n'avait aucune chance contre un cerveau d'Havard de toute façon. Il fallait qu'il trouve un moyen de l'aider, de la pousser dans les bras d'AJ, peut-être que ça sera plus facile après pour lui de l'oublier, se dit-il sans y croire. La première chose à faire était de rentrer chez lui tout de suite, il n'avait rien à faire là il n'était qu'un obstacle entre AJ et Joey. Il savait très bien qu'AJ serait ravi de son départ et pourrait entreprendre de séduire Joey, c'était déjà sans doute le but de ce week-end. Il prétendait l'aimer… Il serra les points, ça lui faisait si mal. Son portable sonna, c'était Dawson, ah non il n'avait aucune envie de se battre maintenant ou de subir à nouveau ses reproches, il allait assez mal comme ça. Il éteint son portable et le remis dans sa poche.
Joey : Tu filtres maintenant ?
Pacey se retourna vivement, elle était là derrière lui, si belle, si vulnérable. Oh non! Il n'avait pas la force de recommencer ses méchancetés envers elle. Mais que faisait-elle là, il s'était montré odieux, comment pouvait-elle encore lui parler. Peut-être qu'elle voulait se venger, oui ils allaient sûrement se disputer, il fallait qu'ils se disputent ! Joey s'avança et s'assit à côté de lui sans un mot. Elle se mit à contempler l'horizon un petit sourire aux lèvres, elle paraissait paisible… pas du tout en colère. Il l'observa, il avait tant envie de la prendre contre lui comme la dernière fois, mais il ne fallait pas.
Pacey : Qu'est-ce que tu fiches ici Potter !
Joey : Je me promenais tranquillement et j'ai fini par arrivé ici, faut dire que c'est vraiment un cadre agréable tu ne trouves pas ?
Pacey : ça l'était avant que t'arrives oui ! Mais maintenant, ça a perdu de son charme, il fit mine de se lever, mais Joey l'en empêcha.
Joey d'une voix douce : Pacey qu'est ce qui ne va pas ? Pacey déglutit elle ne lui rendait pas la tâche facile. Je te connais et je sais que tu n'as rien d'un gars méchant d'habitude, alors parle-moi, je suis là pour toi tu sais.
Pacey : Tu crois me connaître, mais tu sais rien de moi, tu ne sais rien d'autre que ce qui tourne autours de ta petite personne. Je te l'ai déjà dit ce matin je vais très bien, le seul truc qui m'énerve c'est toi, et encore plus quand t'es tout sucre avec moi…t'es d'un ennui Potter !
Joey ravala une réplique acerbe, malheureux ou pas il dépassait les bornes. Mais elle se souvint de ce que lui avait dit Jen et fit un effort.
Joey : D'accord, mais je suppose que tu n'as pas bu parce que j'étais ennuyeuse, donc il y a autre chose !
Pacey : Tu veux vraiment le savoir, et bien sache qu'hier j'ai passé la soirée avec Morgan, Joey pâlit, et oui nous avons passé la soirée ensemble et c'était génial, ça c'est une fille qui sait faire la fête, elle a apporté l'alcool et on c'est saoulé…avant de…enfin je vais pas te faire un dessin.
Elle avait dû se tromper, ça n'était pas Pacey qu'elle avait à côté d'elle, c'était impossible ! Alors si hier il avait refusé de les accompagner c'était pour être avec cette fille. Tant pis pour sa promesse envers Jen elle n'avait qu'une envie c'était de le gifler et de partir pour ne plus jamais le revoir de sa vie. "Pacey l'aurait fait pour toi…il ravalait son orgueil…" avait-elle dit, elle respira à fond, elle allait essayer encore une fois…
Joey : Ecoute Pacey, nous sommes amis tous les deux, je te l'accorde c'est assez surprenant, dit-elle en souriant, mais on a fini par devenir des amis, …je tiens beaucoup à notre amitié… et à toi. Pacey serra les points à se faire mal, il souffrait tellement, elle avait l'air si sincère. Alors s'il te plaît, ne fait pas ça, ne m'écarte pas de toi parce que tu ne vas pas bien. Je veux t'aider, je suis inquiète pour toi Pace.
Pacey : Nous ne sommes pas amis et nous ne l'avons jamais été ! Il détourna les yeux pour ne plus voir cette tristesse sur son visage. Ce que tu peux être naïve. Pourquoi crois-tu que j'ai supporté ta présence hein ?
Joey : …
Pacey : J'ai fait tout ça pour Dawson, il la sentit se raidir, remonte un peu en arrière, tu découvres que Dawson et Jen sortent ensemble ça te fait un choc normal. Là Dawson vient vers son meilleur ami Pacey pour qu'il s'occupe de toi le temps que ça aille mieux, comme un idiot j'ai accepté et j'ai du supporter ta présence, tout ça pour tenir ma promesse envers mon meilleur ami.
Il osa un regard vers elle, et il crut que son cœur allait s'arrêter de battre, elle était livide les yeux pleins de larmes perdus dans le vide. Doucement, elle sembla revenir à la réalité et son regard se durcit… Il avait réussi pensa-t-il malheureux. Elle le regarda droit dans les yeux, elle ne l'avait jamais regardé aussi froidement.
Joey : Ouvre bien tes oreilles, je ne veux plus jamais, JAMAIS que tu m'adresses la parole, je ne veux plus te voir. A partir d'aujourd'hui je n'existe plus pour toi, ça ne devrait pas être trop difficile, et tu n'existes plus pour moi ! Maintenant dégage.
Pacey ne se fit pas prier, il se leva précipitamment et parti sans se retourner. Joey ne vit pas les larmes qui coulaient le long de ses joues, elle ne vit pas non plus les sanglots qui le secouaient alors qu'il courait, qu'il courait sans s'arrêter plein de rage et de désespoir. Elle ne vit pas tout ça, elle resta figée sur le banc, seule ! Elle ne s'était plus jamais sentie seule depuis que Pacey était rentré dans sa vie, maintenant elle était vide, désorientée, ses illusions s'étaient envolées. Toutes ses personnes en qui elle avait cru… un froid insidieux la pénétra pour ne plus la quitter, elle essuya ses larmes et se ferma à toutes émotions, elle ne voulait pas souffrir, elle ne souffrirait plus, pour ça il suffisait qu'à l'avenir elle ferme son cœur. De toute façon, il venait de se fermer à jamais, elle le savait.
Sephy (02.04.2006 à 16:56)