HypnoFanfics

Souvenirs Vivaces

Série : Dawson's Creek
Création : 15.09.2006 à 13h02
Auteur : joey13 
Statut : Terminée

8 ans après L'épisode final où Jen n'est pas morte mais a donné naissance à Amy...

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Résumé : 8 ans après L'épisode final où Jen n'est pas morte mais a donné naissance à Amy...




Quelque part près de la baie de Boston…




Joey était sur son ordinateur portable alors que Pacey s'affairait en cuisine. Leur appartement était très grand. Il s'étalait sur deux étages, grâce à un grand escalier en marbre blanc qui donnait accès à une immense terrasse. Là-haut, se trouvaient un chevalet, deux transats et une petite table sur laquelle était posé ce qui de prime abord pouvait faire penser à un livre, mais qui se révélait être un scénario, signé par un certain Dawson Leery... Un peu plus loin sur la terrasse, un drap blanc en soie, cerné de bougies, était posé sur le sol. Les bougies semblaient avoir été éteinte par la douce brise d'un soir d'été près de la baie de Boston. Pacey et Joey avaient vécu quelques années à New York avant de s’apercevoir que l’eau et le calme leur manquaient trop dans leur environnement. Ils avaient opté tout naturellement pour Boston, compromis idéal entre Capeside et New York. Joey avait demandé à être mutée alors que Pacey avait confié la gérance de son restaurant New-Yorkais à un ami et, dans le même temps, ouvert un troisième restaurant à Boston. Le Ice House était lui, entre les mains de Gail qui s’occupait à la fois de son propre restaurant de poisson Le Leery’s fish. La vie était belle pour eux. Joey avait donné naissance à une petite Katie, aujourd’hui âgée de sept ans. La petite dormait profondemment dans son lit à cette heure avancée de la journée. Pacey, intrigué par la lumière qui filtrait de la porte décida d’aller voir sa fille pendant que le repas finissait de mijoter.
 
Il trouva Katie assoupie le sourire aux lèvres alors que son livre préféré lui avait glissé des mains pendant son sommeil. Elle s’était encore endormie la lampe de chevet allumée...

Pacey : Tu es tellement jolie quand tu dors qu’on te prendrait pour un ange, murmura-t-il tendrement en remontant le drap sur ses épaules, Little Women encore une fois ! Décidément, tu es vraiment comme ta mère !


Arrivée quelques minutes après son époux, Joey avait silencieusement assistée à la scène qui se déroulait sous ses yeux. Attendrie, elle s’approcha de Pacey et vînt se lover contre lui amoureusement.

Joey : Toi aussi elle te ressemble mon amour. Regardes là de plus près, elle a tes yeux, tes magnifiques yeux bleus. Grâce à ce regard océan, tu es toujours prêt à être émerveillé par ce qui t’entoure. Elle partage aussi avec toi ta passion pour le monde marin et ta fougue contre l’injustice. Je t’aime Pace et je suis fière de vous deux. De nous. C’est notre plus belle réussite !
Pacey : Moi aussi je t’aime Jo. Mais, mon coeur tu te trompes sur un point. Elle nous ressemble. Katie possède ta beauté divine et ton intelligence.
Joey : Et tes yeux! ajouta Joey, un sourire malicieux aux lèvres voulant signifier sa victoire.

Pacey : Oui, mes yeux aussi madame Witter ! pouffa Pacey.


Il avait finit par céder, comme d’habitude. Ils s’aimaient tellement ! Ils décidèrent de sortir de la chambre avant de réveiller Katie. Elle avait légèrement bougé, sans doute perturbée par les rires de ses parents.

Cinq minutes plus tard, ils se retrouvèrent écroulés de rire sur le canapé... Pacey s’arrêta de rire lorsqu’il sentit une odeur de brûlé... Ils se précipitèrent en cuisine !


Pacey : Juste à temps ! dit Pacey en riant de plus bel.

Joey : Pacey, tu es sûr qu’on peut manger ? Parce que si je me retrouve à l’hôpital pour intoxication alimentaire, tu t’en voudras à mort mon coeur j’en suis certaine... fit Joey moqueuse.
Pacey : Je suis bien un cuisinier réputé, non ? demanda Pacey l’air outragée.
Joey : C’est ce qu’il se dit en ville, oui. Mais tu les connais, prêts à tous les commérages... Cela se voit qu’ils n’ont pas goûté à la cuisine que tu nous prépares à la maison... répondit-elle tout sourire.
Pacey : Eh bien, si mademoiselle n’est pas contente de mes services, elle n’a qu’à s’adresser à la pizzeria la plus proche et se passer du chef cuisinier, lui dit-il mine d’être blessé.
Joey : Voyons Witter, si je t’ai choisi c’est justement pour tes talents culinaires ! lui dit-elle avant de se glisser à table.


Leur histoire était vraiment merveilleuse. Depuis que Pacey s'était trouvé une véritable passion dans la cuisine, il avait oublié tous ses complexes vis-à- vis de Joey. Il ne se sentait plus inférieur ou mal dans sa peau. S'épanouir socialement lui avait permis d'assumer la personne qu'il était et qu'il est encore aujourd'hui. Son histoire avec Joey s'était développée de jour en jour telle une fleur, et l'apothéose avait été la naissance de Katie. Jamais Pacey Witter ne s'était jamais senti aussi fier que le jour de la naissance de sa fille. Il se sentait l'homme le plus heureux du monde et le plus amoureux. Il ne saurait jamais montrer à Joey combien elle le comblait de bonheur. C'est la mission pourtant qu'il s'était fixé depuis le retour de Joey dans sa vie.


Tout cela c’ était grâce à Jen et Jack, il leurs était vraiment redevable d'une sacrée dette! Joey aussi le savait ! Un sourire lui éclaira le visage alors que tout lui revenait en mémoire...


Le jour où Bessie et Bodie avait annoncé leur mariage, tout le monde se surprenait à dire qu'ils étaient déjà mariés depuis longtemps. L'heure fatidique arriva très vite, trop vite peut-être. Elle était dans l'avion qui la menait de New York à Boston, où elle prendrait le train en direction de Capeside. Joey n'avait pas remis les pieds là-bas depuis bientôt un an et elle n'avait pas vu les autres depuis 5 ans, à l'exception de Jen qui vivait à quinze minutes de chez elle. Elle vivait avec un écrivain, le même homme qui l’avait fait craqué à l’université, Eddie. Mais elle devait rentrer à Capeside et affronter tout le monde pour le mariage de sa soeur. Elle était heureuse d' y revenir mais une part d’elle-même appréhendait. Elle n'avait pas revu Pacey depuis le jour où elle l'avait quitté pour Eddie, justement. Ils vivaient même ensemble depuis quatre ans. Comment Pacey prendrait-il le fait qu'elle soit toujours avec lui ? Et pire encore, pourquoi se préoccupait-elle de la réponse ? N’était-elle pas heureuse avec Eddie ? Cela doit être l'appréhension de le revoir qui me fait réfléchir se disait-elle tandis qu'elle était installée dans le train à lire un énième torchon à éditer prochainement.

Parfois lorsqu' elle regardait Eddie, elle pensait à Pacey. C'est vrai qu’Eddie lui faisait souvent penser à Pacey, par ses mimiques, son regard et aussi la nature très sarcastique de leur relation, elle devait bien l’avouer.
 
Cela signifiait-il qu’elle était avec lui à cause de cela ? Non, elle ne pouvait pas l’admettre, elle n’était pas comme cela ! Elle n'aurait jamais été avec quelqu' un parce qu il lui rappelait son ex ! Telles étaient les interrogations de Joey lorsqu'elle mis les pieds à Capeside... La petite Potter était encore une fois perdue en plein milieu de son coeur. Et elle n'avait pas encore revu Pacey ! Qu’ est-ce que cela aller donner une fois qu' elle l' aurait revue ? Elle n’osait même pas l’imaginer !


Les retrouvailles avaient eu lieu et Pacey semblait détendu et parfaitement à l'aise en compagnie de la jeune femme. Les histoires du passé étaient oubliées si l'on en juger par la merveilleuse entente qui régner dans le groupe. Audrey était de retour d' Italie résolue à être heureuse, Jack était avec le shériff depuis 6 mois, Dawson avait sa propre série dans laquelle il retraçait l' histoire de la bande, Pacey avait son restaurant le Ice House depuis 6 mois et il marchait déjà à plein régime et Jen était enceinte de huit mois et demi, prête à donner naissance à une petite fille. Seule Joey et Jack avaient été mis au courant de la grossesse de Jennifer dans la bande, quoi de plus normal à ses yeux que de prévenir les futurs parrain et marraine ? Jen était le relais indispensable entre les membres du groupe mais elle ne les voyait pas régulièrement, distance géographique oblige.


Ils étaient tous heureux pour la future maman et tout se déroulait à merveille, même Dawson et Pacey semblaient enfin réellement réconcilier, au plus grand bonheur de Joey. Pacey et Dawson avaient même paru heureux pour elle, même si le visage de Pacey s’était quelque peu assombrit à l' évocation d' Eddie... Ils étaient sur la piste de danse lorsque soudain, Jen se tînt le ventre. Elle venait d'avoir les premières contractions.

C'est ainsi qu’ils se retrouvèrent tous à l'hôpital pour guetter la venue au monde de la petite Amy. Elle arriva avec quinze jours d'avance sur la date prévue et pointa finalement le bout de son nez à 4h05 du matin.


La petite bande avait été renvoyée chez elle par Grams qui les appela le lendemain à la première heure pour leur annoncer la nouvelle. Seul Jack avait assisté à l'accouchement de Jen. Ce moment avait été pour tous les deux la plus belle chose qu’ils aient faite ensemble. Jack avait pleuré dans les bras de sa " véritable âme-soeur " après l’accouchement. S’il n' avait pas été homosexuel, ils auraient finis ensemble sans aucun doute possible. C'est pour cette raison qu'il lui avait demandé son accord afin de reconnaître Amy.


Le lendemain, Joey et le reste de la bande vint voir la nouvelle venue et sa maman. Une fois tous réunis. Jen leur annonça la nouvelle.

Jen : Cette nuit, alors que je venais de mettre Amy au monde, Jack m' a fait la plus jolie proposition qu' il ne m' avait jamais faite. Il m’a demandé d' être le papa de ma fille.

Elle fit une pause, le temps de savourer l’instant et le temps que les autres réalisent la portée d’un tel engagement. Ils étaient tous très émus par la déclaration d'amour de Jack. Ce geste était très symbolique pour eux tous, c’était comme l’aboutissement de 10 ans d’amitié. Ce fut Pacey qui brisa le silence le premier.

Pacey : Mais Jen, dans ce cas-là, qui sera le parrain de la petite ? Je sais de mon frère qu'on ne peut pas être père et parrain en même temps, légalement c'est impossible... Donc ta petite n’aura pas de parrain...
Jen : Tu es toujours aussi perspicace Pacey ! D' ailleurs cela tombe bien que ce soit toi qui poses la question car Jack et moi avons pensé à toi... Si cela ne t'offense pas d'avoir été choisit après Jack... Jen semblait gênée, comme si elle appréhendait sa réaction.
Pacey : Oh merci Jen, et Jack ! C’est une super surprise que vous me faites là ! Mais il faut aussi avoir la bénédiction de la marraine, non ?
Jen : Oui, tu as raison. Joey ?

Tous les visages étaient tournés vers elle en un quart de seconde... Elle se devait de détendre l’atmosphère !

Joey : Pacey est encore un enfant, alors il s'occupe très bien des enfants ! D'ailleurs, Alexander se rappelle très bien des séances de baby- sitting avec Pacey, il m'a même avoué que c’était un de ses souvenirs de petite enfance le plus drôle ! Je serai ravie que Pacey m'épaule dans cette nouvelle responsabilité.


Sans qu’ils s'en aperçoivent les regards de Pacey de Joey avaient déviés l'un vers l'autre. Joey semblait nostalgique, Pacey le réalisa, c’était la première fois qu’il lui voyait ce regard plein de regrets depuis leur rupture en terminale.


Pacey :
Je suis touché Potter ! Merci pour ce compliment ! Merci pour tout... lui dit-il timidement.

Pacey prit Amy dans ses bras, et Joey fut instantanément émue par le spectacle. Elle était la plus touchée par ce spectacle et elle devina pourquoi mais refusa d' y croire.

Deux semaines passèrent et Pacey décida d’ouvrir un nouveau restaurant à New York pour être plus proche de sa filleule. Joey et Pacey passaient de plus en plus de temps avec Jack, Jen et Amy. Jack et Jen avaient pris leur congés parentaux pour s' occuper de la petite, ce qui fait que chaque soir la petite bande était à nouveau réunit. Au fur et à mesure des trois mois qui venait de s’écouler, Pacey et Joey se rapprochaient et un soir, Joey avait rompu avec Eddie. Elle lui avait précisé que c’était un homme formidable mais qu' ils n' étaient pas fait l' un pour l' autre. Elle lui avait expliqué la situation sans rien n’omettre et Eddie s' était révéler très compréhensif, lui proposant même de rester en bon terme et de rester son éditrice. Il avait conclut en lui disant une phrase que bizarrement, Joey avait déjà entendu, puis il était parti, simplement et sans dispute.

Eddie : Tu l'aimes comme je t'aime. La différence, c'est que tu l' aimes aussi Jo. Tu l'as toujours aimé, même quand tu étais avec moi. Une part de toi lui appartenait toujours. Mais je ne t’en veux pas. Prends soin de toi Joey

Potter. Je t'appellerai pour mon prochain roman.

Joey partit rejoindre Pacey après avoir écouté Eddie, elle devait être honnête maintenant. Elle avait perdu suffisamment de temps.

Elle tambourina à la porte de Pacey. Il pleuvait et il était quatre heures du matin. Pacey dormait profondément et le temps qu' il vienne ouvrir, Joey était déjà trempée jusqu' au os.


Pacey : Joey, mais qu' est-ce que tu fais là ? Viens entre tu es trempée ! Tu vas attraper une pneumonie !
Joey : Pacey, je... Je...Pacey : Calme- toi Jo. Calme- toi et dis moi ce qu’il se passe. Tu m'inquiètes !


Joey ne trouvait pas les mots, son esprit était embrouillé. Peu de temps avant sa rupture avec Eddie, il y avait eu cette chamaillerie dans la cuisine de Pacey, avec des spagetthis et ensuite cette discussion interrompue par Bessie...

Elle en avait marre de parler. Alors, sans prévenir elle s'approcha, elle s'approcha encore et encore jusqu' à ce que Pacey n’ose plus bouger. Et, à cette seconde où la pluie et la peur la suppliaient de s'enfuir, elle l'embrassa avec toute la passion qu'elle ressentait pour lui depuis l’âge de seize ans. Pour toute réponse, Pacey l'embrassa à son tour, la porta, ferma la porte avec son pied et guida la jeune femme jusqu' à sa chambre...

Alors que ce souvenir lui revenait en mémoire, Pacey avait la chair de poule. Il avait mis du temps à la reconquérir mais aujourd'hui il ne regrettait absolument rien. Pendant le dîner, Joey lui avait annoncé que Katie aurait bientôt un petit frère ou une petite soeur. Il était sur un petit nuage avec cette femme dans sa vie...


joey13  (17.09.2006 à 22:50)
Au même moment… Quelque part à New York… 

Amy, qui était aujourd'hui âgée de huit ans, regardait sa série préférée en compagnie de sa mère. Jen avait beaucoup changé et tout le monde le lui disait mais elle passait son temps à répondre à qui voulait l'entendre que c'était sa fille qui l’avait transformée. Jen et sa fille avait une relation très fusionnelle, Jen tenait à ce qu'Amy connaisse l'amour mère fille, elle ne souhaitait pas que sa fille aie une adolescence aussi difficile que la sienne.

Jen Lindley vivait dans une maison peu conventionnelle en plein Brooklyn. Sa maison était suffisamment spacieuse pour permettre à quatre personnes de vivre en totale harmonie tout en préservant leur intimité.

Le jour où l’état de Grams s’est aggravé, Jen n’avait pas hésité à appeler sa mère comme convenu pour que celle-ci puisse être présente pour sa mère. Ainsi, deux semaines plus tard, Jen et Grams emménagèrent avec Helen.
 
La cohabitation entre les quatre générations de Lindley se passait plutôt bien mais, contre toute attente, c’est entre Helen et Grams que la communication était tendue. De fait, Grams n’avait jamais pardonné à sa fille d’avoir été si peu présente lors des problèmes de Jen. Bien que cela lui aie permis de connaître la merveilleuse jeune femme qu'était devenue sa petite fille, Grams en voulait toujours un peu à Helen. Grams se montrait très fière de
"sa Jennifer" comme elle se plaisait à l'appeler.

Helen elle-même semblait parfois jalouse du lien si particulier qui unissait Jen et Grams. Elle se sentait à l'écart de leur duo impénétrable. Elle le comprenait, mais cela la faisait souffrir. Il était légitime que Jen soit plus proche de sa grand-mère que d'elle mais elle en souffrait, c'était elle sa mère après tout. Mais elle ne pouvait blâmer personne à part elle, n'était-ce pas Grams qui avait guidé les pas de Jen vers l'âge adulte ?

Helen, n'avait jamais su assumer son rôle de mère lorsque Jen en avait vraiment eu besoin. Grams lui avait fournit tout les repères que Jen utilise encore aujourd'hui pour structurer sa vie. En ce sens, Grams était la mère de Jen. Helen s'en mordait les doigts d'avoir perdu sa place au sein de la famille Lindley. Mais jamais Helen Lindley ne pourrait montrer toute la gratitude qu'elle ressentait pour sa mère, elle avait si bien pris soin de Jen.
 
Chaque jour, elle apprenait un peu plus à être mère en espérant que les rancoeurs du passé finissent par s'effacer. Pour ne pas faire les mêmes erreurs que sa mère Jen voulait vraiment montrer à sa fille à quel point elle l'aimait. Amy avait d'ailleurs deux pièces qui lui étaient presque exclusivement réservées, en plus de sa chambre.

Une pièce pleine de jouets et une pièce que Jen appelait
" la salle d'étude ". Jen était très soucieuse de l'éducation de sa fille, pour cela elle avait tout un tas de livres et d'outils scolaires à la portée d'Amy. La salle d'étude était tapissée d'une immense bibliothèque et au centre de la pièce se trouvait un ordinateur dernier cri avec connexion internet. Trois bureaux complétaient le cadre studieux. Celui de Jen était reconnaissable entre tous, c’était le plus désordonné...

Cette maison respirait la bonne humeur, la convivialité et le bonheur. Quiconque y entrait pouvait se rendre compte du plaisir que ces femmes prenait à vivre ensemble.


Une seule ombre venait parfois obscurcir ce tableau presque idyllique, les autres femmes de la maison trouvaient que Jen n'amenenait pas assez d' hommes dans sa vie. Mais la jeune femme disait ne pas vouloir perturber sa fille avec un défilé d'hommes différents auxquelles l'enfant pourrait s'attacher.

Elle savait que sa fille pouvait souffrir de l'absence d'un model paternel mais elle avait encore plus peur que celle-ci soit dégoûtée des hommes à cause d'elle. Et Jen se disait également pour elle-même que personne ne voudrait d'une mère célibataire avec une enfant de huit ans qui en plus vit au crochet de sa mère et de sa grand-mère. Elle pensait protégeait sa fille mais tous, elle-même compris, savaient qu'au fond elle cherchait toujours à se préserver. Jen avait pour cela penser à tout.

Mais c'était sans compter sur la vie qui parfois s'amuse à se jouer de nous pour bouleverser nos certitudes et faire s'éloigner les limites que nous nous imposons à nous-même.

Une semaine plus tard, Jen se baladait dans les rues de Brooklyn lorsqu'un passant inonda sa chemise blanche de glace au chocolat. Elle s'apprêtait à l'insulter copieusement d'imbécile mais elle fut stoppée dans son élan quand elle découvrit le visage de son
"agresseur": C.J.
 
Que faisait-il là ? Etait-il à New York depuis toutes ces années ? Qu'était-il devenu ? Etait-il marié ? Autant de questions qui trouvèrent aussitôt leur réponse quand CJ lui proposa de prendre un café noir avec deux sucres. Jen comprit de suite par ce détail que CJ n'avait rien oublié, certaines choses ne trompent pas. Et à en juger par le sentiment d'allégresse que Jen ressentait depuis qu'il était entré dans son champ de vision, elle ressentait la même joie que lorsqu'ils étaient très liés.

Jen : Tu n'as pas changé ! s'exclama-t-elle plus enthousiaste qu'elle n'aurait voulu le paraître.
 CJ : Toi non plus. Enfin si... Dit-il en continuant sa phrase dans un murmure inaudible pour Jen.
Jen : Oui, je sais ! J'ai pris quelques rides aux coins des yeux ! Amy s'amuse souvent à me faire comprendre que je vieillie, ajouta-t-elle en riant.
 CJ : Non Jen, ce n'est pas ce que je disais... Je disais que tu étais encore plus belle qu'au temps de l'université. Les années t'embellissent, corrigea-t-il en la regardant dans les yeux pour que la jeune fille puisse y lire sa sincérité.
Jen : Oh... Merci... Je... bafouilla-t-elle, tu n'es pas mal non plus dit-elle en se plongeant spontanément dans la contemplation de ses baskets.
CJ : Jen tu veux toujours le boire ce café ? Au fait, qui est Amy ? demanda-t-il intrigué.
 Jen : Amy est ma fille. Je l'élève seule depuis que mon copain s'est enfuit quand je lui ai parlé de mon désir de garder ce bébé inattendu. Grams et maman m'aident également, on vit toutes les quatre. Saches que je comprendrais si tu retirais l'offre du café... dit-elle les yeux plus que jamais les yeux rivés au sol.
 CJ : Jen, l'offre du café tient encore plus maintenant qu'il y a cinq minutes lorsque je vois la moue de petite fille que tu arbores à l'heure actuelle. Aller, viens maman, je t'invite... Je veux tout savoir de ta vie et de ta fille, on a du temps à rattraper je crois !
 
Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent devant un café noir...

Jen : Alors, comment as- tu atterri à New York, tu viens rendre visite à des amis ?
CJ : Eh bien non, je vis ici depuis bientôt trois ans. Je vis à 5 rues d'ici en faite ! C’est hallucinant qu'on ne se soit jamais croisés à vrai dire ! Jen était surprise mais ravie, elle décida de le laisser poursuivre.
 CJ : Mais on ne doit pas vraiment avoir la même vie depuis que tu as Amy. Moi qui m'occupe toujours de l’antenne relais pour les personnes en détresse. Je sors toujours peu, mais je n'ai personne dans ma vie... Mais, parlons de toi, tu ne vois plus Jack ? Cela m’étonnes! Vous étiez tellement inséparables !
Jen : Si, on se voit toujours ! Jack a même reconnu Amy ! Il ne voulait pas que je sois seule, jamais ! Mais il a obtenu un poste d'enseignant à Capeside, notre ville d’origine, et du coup je le vois un peu moins mais il vient ici un week-end sur deux et pendant les vacances nous allons à Capeside le rejoindre. Tout est une question d’organisation en fait.
CJ : Wahou, on peut pas dire que ta vie soit simple, mais c’est ce qui fait que tu l'aimes autant je pense. Tu n’as jamais aimé la simplicité... A part Amy, tu trouves du temps pour toi ? Que fais- tu dans la vie ?
Jen : Après avoir obtenu mon diplôme en psychologie, j’ai essayé de devenir psychologue pour adolescents à problèmes. Mais tu sais ce qu'on dit, la vie change. A une soirée de Dawson, j'ai rencontré un producteur de radio. Le coup de foudre à été immédiat et on s'est très vite installé ensemble. Quand j'ai su qu’il cherchait quelqu'un comme conseiller psychologique pour une de ses émissions, j'ai postulé. Depuis, j’ai ma propre émission de radio où j'aide moi aussi à ma façon les gens qui ont besoin d'aide, et lui n’a pas supporté que je choisisse de garder mon bébé lorsque je suis tombée enceinte après 4 ans de vie commune... Depuis, je n’ai plus laissé d'autre homme entrer dans ma vie... Je me suis fermée encore plus après cette histoire. Mais je ne regrette rien car j'ai connu le véritable amour, l’amour de ma fille. Je ne suis pas douée pour grand chose mais je sais m’occuper de ma fille...
 
Leur conversation s'éternisa sans qu'aucun des deux ne s'aperçoivent du temps qui passe.

Jen : Oh mon dieu, je m'excuse mais tu as vu l'heure, il faut que j'aille chercher Amy à l’école! lui dit-elle précipitamment.
 CJ : Pas de problème, je m’excuse d' avoir accaparé ton temps. J'ai passé une excellente après- midi! Ravi de t'avoir renversé ta glace !
Jen : Moi aussi, répondit-elle en riant à l’évocation de ce souvenir.
CJ : Au revoir Jen.
Jen : Au revoir CJ.

Il se leva et l'enlaça pour la saluer. Il en ressentit des frissons instantanément. Certaines choses restent parfois intactes face aux dommages que les années peuvent causés.

Alors que Jen partait en lui tournant le dos...


CJ : Jen ?

Jen se retourna très vite, comme si elle avait espérait qu’il l' appelle...
 
Jen : Oui ?
CJ : On pourrait se revoir ? Demain soir ?
Jen : Demain soir, j’ai mon émission.
CJ : Oh... dit-il visiblement dépitée.
Jen : Mais demain après - midi je suis libre !
CJ : Moi aussi, lui répondit-il en lui faisant son plus beau sourire.
Jen : A demain alors ! Tu viendras me chercher ? Tu sais où j’habite maintenant! lui dit-elle en lui faisant un clin d'oeil.
CJ : Oui ! A demain ! Salut Grams et Helen pour moi !
Jen : Cela sera fait !

Ils quittèrent sur cette promesse de se revoir le lendemain. Jen Lindley partit chercher sa fille le sourire aux lèvres en se disant qu'elle aurait du prendre une glace au chocolat plus tôt...

Un mois plus tard, CJ rencontrait Amy pour la toute première fois.
" Un bon signe pour leur relation " pensa Grams. Elle était heureuse pour sa petite fille. Elle avait enfin accepté d’ouvrir à nouveau son coeur. Grams n’avait jamais compris la raison de leur rupture. La distance dû à l'université sans doute... Mais au fond d'elle, Grams avait toujours soupçonné que Jen avait pris peur de la force de ses sentiments. Elle n'avait jamais semblaient aussi attachée à un garçon qu'elle ne l'avait été avec CJ. Jen semblait enfin prête à ne plus avoir peur de l'amour... Grams le savait, c’était comme un sixième sens chez elle. Elle sentait quand les hommes de la vie de Jen étaient des gens bien. D' ailleurs elle avait senti que sa petite fille aurait des problèmes avec Robbie. Mais elle avait préférait faire taire cette petite voix devant le bonheur de sa fille... Et là, avec CJ, elle savait qu'elle avait trouvé le deuxième homme de sa vie, après Jack... Son intuition ne la trompait jamais.

joey13  (17.09.2006 à 23:07)
Quelque part à Capeside…

Madame Leery venait d'obtenir l'autorisation de Pacey pour embaucher un nouveau serveur au Ice House qui ne désemplissait pas au bout de bientôt dix ans de service, bien au contraire. Gail menait une vie de femme d'affaire accomplie alors que Bessie et Bodie affichaient complet au Bed and Breakfast des filles Potter, hiver comme été. Il faut dire que le lycée de Capeside avait quant à lui acquit une solide réputation depuis maintenant dix ans. Un certain Jack Mac Phee y enseignait la littérature avec beaucoup de passion et cela se sentait dans ses cours. Jack était devenu ce qu'on appelle un " bel homme " et beaucoup de femmes se désespéraient de le savoir célibataire et surtout homosexuel. Jack ne s'en plaignait pas, il arrivait à capter l'attention de toute une classe grâce à ses pouvoirs de séduction et c'est ce qui comptait le plus à ses yeux. Pourtant, Jack se sentait bien seul depuis sa rupture avec le shérif de la ville qui ne souhaitait pas révéler son homosexualité, huit ans auparavant. Il ne collectionnait que les aventures sans lendemain et il n'arrivait pas à ancrer son coeur définitivement quelque part.

La seule personne à qui il avait donné son coeur était sa meilleure amie, il l'aimait vraiment. Il partageait une telle intimité avec cette femme que le jour de son accouchement avait aussi été le beau jour de sa vie à lui. Ce soir là, il lui fit la seule déclaration d'amour qu’il n’avait jamais faite. La seule qu'il ait faite à une femme d'ailleurs...

Jack : Tu es la femme de ma vie Jennifer Lindley. Tu ne sais peut-être pas toujours d' où tu viens mais une chose est sûre, tu fais partie de ma vie, tu fais partie de moi Jen. Tu es dans mon coeur à jamais. Ma véritable âme-soeur. Le père d’Amy t'a laissé tombé mais moi je serai toujours là pour toi et Amy. Je veux être là pour vous. C’est pour cela que je voudrais qu’Amy porte mon nom si tu n’y vois pas d’inconvénients. Je voudrais reconnaître Amy... Tu auras besoin d'un disciple pour élever Amy et je voudrais plus que tout être ce disciple.

Jack ne pouvait plus contenir l'émotion qu’il contenait en lui depuis que Jen lui avait appris sa grossesse. Il voulait lui faire le plus beau des cadeaux. Jen ne s'attendait pas à une telle demande de la part de son ami. Elle en était toute chamboulée.
 
Jen : Tu voudrais qu'Amy, toi et moi formions une famille ? Tu voudrais être le père de coeur d’Amy ? Tu... voudrais qu’Amy soit ta fille. C'est la plus déclaration d'amour que tu m'aies jamais faite. Bien sûr que j’accepte ! Tu seras mon disciple et tu l’aurais été de toute façon en étant son parrain.
Jack : Justement, il y a un problème Jen... Je ne peux pas être son père et son parrain en même temps. C’est impossible. Et comme j’avais prévu de te faire cette demande depuis longtemps, j’ai pensé à une solution... Pacey pourrait être le parrain d’Amy, qu'en penses-tu ?
Jen : J'en pense que c'est une excellente idée ! Quel meilleur moyen pouvait-il exister pour rapprocher Pacey et Joey ? Jack tu es vraiment un génie ! Ils pourraient réaliser qu'ils passent à côté l'un de l'autre ! Amy les rapprochera forcément ! lui répondit-elle un sourire éclatant aux lèvres.
Jack : Eh oui, que veux-tu ? Je passe trop de temps avec toi ! Je commence à aimer te voir jouer les entremetteuses... finit-il avec un sourire espiègle.
Jen : Avec Amy qui portera ton nom... C’est comme si nous l'aurions eu ensemble ce bébé... pensa-t-elle à haute voix.
 Jack : Oui c'est vrai, dit-il rougissant, Amy sera un véritable enfant de l'amour, je te le promets.
Jen : Je t’aime Jack.
 Jack : Je t’aime aussi.
 Jen : Pourquoi faut-il que tu sois homosexuel ? Tout aurait été tellement plus facile si tu aimais les femmes... dit-elle en riant.
Jack : Parce que si j'avais été attiré par les femmes, on se serait probablement aimé mais cela n’aurait jamais été aussi fort. Dans la situation actuelle je suis sûre que tu es réellement la femme de ma vie. Tu es la seule femme que j'aime à ce point. Tu le sais, tu le sens, c'est plus fort que nous, c'est transcendant. Ta fille est ma fille aussi à cause de cet amour si puissant qui nous transporte. Tu m'as donné le plus beau cadeau au monde ce soir, tu m'as donné la possibilité de prendre soin d'un enfant et de me sentir père.
 
Il la regardait avec un tel amour que Jen ne su quoi répondre, Jen s'approcha de lui, il l'embrassa sur le front et la prit dans ses bras pour la serrer très fort.

Aujourd’ hui encore, ils étaient toujours aussi proche, l’éducation d' Amy y avait d' ailleurs beaucoup contribué.
 
Dawson et sa creek avaient réussi à garder des liens solides malgré les histoires passées, la distance et le temps qui filait. Il était heureux car c'était grâce à lui que le groupe était préservé de ces aléas. En effet, Jack s'arrangeait toujours pour tous les réunir à Capeside pour quelques jours, au moins deux ou trois fois par an. Le traditionnel repas du dimanche qu'ils avaient eu tant de mal à maintenir pendant les années universitaires avait désormais laissé place aux vacances d'été qu'ils passaient tous ensemble, avec beaucoup plus d'assiduité qu'avant. Seule Andie échappait à la règle. S’établir en Italie n'avait pas était une chose facile mais maintenant qu'elle y était parvenue elle revenait rarement au pays. Mais cela ne l'empêchait pas de garder des liens très étroits avec chaque membre du groupe et d'être présente dans tous les coups durs, comme cela avait été le cas pour Audrey, même si à l'époque, elles ne s'étaient jamais rencontrées.
 
Mais pourquoi la naissance d’Amy lui revenait-elle en mémoire ? Sûrement parce qu'il se sentait seul ces derniers temps. Croiser Doug à la gare qui le ramenait à Capeside n’avait sans doute fait qu' augmenter ce manque. Il est rarement bon de voir un ex lorsque l’on se sent seul. Il avait décidé de remédier à la situation ! Il fallait qu’il sorte... Mais Capeside n’était pas le lieu idéal pour cela... Il ne voulait pas qu’Amy le devine triste le week-end prochain lorsqu' il irait voir sa fille, il ferait tout pour cela. Même aller dans les fêtes étudiantes auxquelles il était si souvent invité. Peut- être y rencontrerait-il un homme sympa avec lequel il souhaiterait passer la nuit... Et plus si affinités. Qui sait ? Il avait bien le droit de rêver, non ?

C'est avec ces pensées en tête que Jack quitta la maison de Grams qu’il avait racheté aux nouveaux propriétaires lorsqu' il était revenu à Capeside après l’obtention de son poste de prof de littérature anglaise au lycée.

A l’époque, Jen et Jack vivaient à quelques mètres l'un de l'autre, à New York. Jen vivait avec Robbie depuis 3 ans et Jack avait été contacté par Gail. Il était prof dans un lycée de Brooklyn mais il avait envie d’autre chose... Alors après en avoir discuté avec Jen, il décida de revenir à Capeside. Jen n' avait plus autant besoin lui que par le passé, Grams avait Helen pour s'occupait d'elle. Alors rien ne le retenait vraiment ici. Il savait que l’amitié résistait à la distance géographique. Leur amitié avec Dawson en était la preuve.

Il fit ses bagages et une semaine plus tard, il était de retour chez lui. Les premières semaines avaient été assez étranges pour lui. Il était traité en adulte dans la ville de son enfance et c'était plutôt inhabituelle pour celui qui avait toujours été traité comme le seul homosexuel de la ville. Il avait logé quelques semaines au Bed and Breakfast, chez Bessie et Bodie où il était autant l'enfant du pays qu’un client quelconque. Il avait en effet insisté pour payer son séjour malgré les protestations de Bessie. Le soir, il allait un soir sur deux au Leery 's fish et au Ice House, il ne pouvait se résoudre à choisir...
 
Un soir alors qu'il se rendait à l’épicerie, il sourit au regard d'un mur. Un mur blanc où l'on pouvait lire
" Ask me to Stay " en lettre rouge. Ce mur avait tout changé. Même sa vie à lui avait quelque peu changé grâce (ou à cause ?) de cette si jolie déclaration désespérée. Tant de souvenir lui revînt en mémoire juste à cause d'un mur.
 
Jack : Quand j'y pense, j’ai vécu de vraies jolies choses ici... Dire qu’ils ne sont plus ensemble, c'est tellement triste... Ils sont fait l'un pour l'autre mais je me demande quand Joey s’en rendra compte... dit-il un peu amère en pensant à Pacey, toujours éperdument amoureux de la brune aux yeux marrons avec des reflets verts.

C'est alors qu’il sortit de sa contemplation et se rendit compte qu'il était observé...


Jack : T’es là depuis longtemps ?
 Doug : C'est à toi que je devrais poser la question. Tu es revenu depuis quand ? Jack : Un peu moins d’un mois. Je suis à l’auberge des filles Potter. Tu devrais passé un de ces soirs, je suis sûr que cela leur ferait plaisir.
Doug : Je le ferai. Mais tu sais, depuis que je suis shérif de la ville je n'ai plus beaucoup de temps à moi... Mais j’essayerai de passer un soir, on parlera du bon vieux temps...
Jack : Tu viens souvent ici ou tu passais par hasard ?
Doug : En fait, comme chaque citoyen de cette jolie petite ville je passe ici à chaque fois que je fais mes courses. Mais si ta question était " est-ce que je m’arrête souvent devant ce mur ? " La réponse est oui. Ce mur donne de l'espoir et du désespoir en même temps. De l'espoir dans le fait que l'on pouvait tous rencontrer un jour le véritable amour et le désespoir dans le fait qu'ils se soient perdus malgré tout ce qu’ils ressentaient l'un pour l’autre. On sentait une pointe de regret dans sa voix à l'évocation du passé de Joey et Pacey.
Jack : C'est vrai que quand on y repense, leur histoire était tellement belle qu'on a du mal à croire que tout soit terminé... Mais Joey a choisit Eddie et c'est quelqu'un de bien alors je respecte son choix. Après tout, Joey en avait peut- être marre d’être au centre du triangle amoureux qu’ils formaient avec Dawson. Quoiqu' il en soit, aujourd' hui ils sont tous heureux alors je m' en réjouie.
Doug : C'est vrai que je ne connais pas Eddie mais je regrette de ne plus voir mon petit frère avec les étincelles dans les yeux lorsqu'il regarde une femme... Jack : Tu viens boire un café au Bed and Breakfast ?
Doug : Oui, pourquoi pas ?

Quinze minutes plus tard, ils étaient attablés au Bed and Breakfast autour d’une tarte de Bessie et d'un café.
 
Ils discutèrent un moment et Doug rentra chez lui avec un sourire aux lèvres. Il se sentit soudain beaucoup moins seul dans cette ville.
 
Jack décida d’aller se balader après cette soirée inattendue et inconsciemment ses pas le guidèrent vers la seule maison où il se sentait véritablement chez lui, l’ancienne maison des Lindley. Il l’observa quelques minutes avant d’apercevoir un panneau
A VENDRE sur la devanture. Son visage se fendit d’un énorme sourire. Malgré ses peurs, le voilà enfin réellement de retour chez lui...

6 mois plus tard, alors qu’il dînait tranquillement chez Doug quand vint le moment de débarrasser la table, Doug se pencha pour l'embrasser. Jack ne refusa pas son baiser, au contraire, il l'accueillit avec un plaisir non dissimulé... Cela faisait des jours qu’il pensait au shérif sans oser se l'avouer... Son désir secret prenait forme. Doug avait mis du temps à accepter ses sentiments mais l’attente avait vraiment été merveilleuse.
 
Jack était triste ce soir, il aurait du être encore avec Doug s’il avait eu le courage d'assumer sa sexualité. Huit ans étaient passés mais Jack entendait souvent une petite voix lui dire que Doug était le bon.
 
Malheureusement, leur histoire n'était plus de son ressort. C’était à Doug de bouger. Jack, lui, n'avait aucun regret à avoir, pendant les six mois qu'avait duré leur histoire il avait été plus que patient... Mais malheureusement, cela n’avait pas suffit. Et après une dernière prise de bec houleuse concernant un week-end à Santa Barbara leur histoire prit fin. A chaque fois qu’ils se croisaient Jack passait une triste semaine après...

Pourtant, six mois c’est peu comparé à une vie entière, non ? Cela le rendrait perplexe. Heureusement qu’ils ne se voyaient pas aussi souvent que l'on pouvait le penser... Mais dans ces cas-là, Jack allait voir Jen ou l'appeler et il se sentait mieux. Mais aujourd'hui il voulait sortir !

joey13  (17.09.2006 à 23:26)

Quelque part à Los Angeles …



Dawson et Audrey vivaient ensemble dans une belle demeure californienne, elle n'était pas aussi tape-à-l'oeil que les maisons voisine mais elle était suffisamment grande pour y accueillir du monde. De plus, elle était à l'image du couple le plus romantique d'Hollywood, simple et chaleureuse.

Contre toute attente, ces deux-là formaient un couple depuis bientôt sept ans déjà. Le proverbe qui dit que les contraires s'attirent ne pouvait pas trouver une plus belle illustration. Dawson avait continué à écrire et réaliser ses films tandis qu'Audrey avait abandonné le micro et les tournées pour devenir une des organisatrices de soirées les plus huppées du tout Hollywood.

Quelques fois aussi elle se prêtait au jeu de la comédie quand son réalisateur chéri la faisait devenir l’héroïne d'un de ses scénarii. Par contre, Audrey refusait toujours de tourner sous la direction d'un autre. " Même si ce quelqu'un s'appelait Woodie Allen, je refuserais. Spielberg à la limite je dirais oui, mais uniquement pour ne pas risquer une scène de ménage... Dawson ne me pardonnerait jamais si je refusais de tourner avec le réalisateur qu’il admire le plus au monde. Vous savez, pour moi faire du cinéma c'est juste le moyen de comprendre la passion de mon amoureux et de m’infiltrer dans son univers idéalisé. Je n'ai pas la prétention de me déclarer actrice. Je suis, avant tout, une femme amoureuse qui aime passé du temps avec l'homme qu'elle aime. Tout simplement. " Répondait-elle inlassablement aux journalistes qui lui demandaient sans cesse pourquoi elle ne faisait pas carrière dans le milieu cinématographique.

Dawson et Audrey se complétaient à merveille. Audrey apportait sa spontanéité à Dawson tandis que Dawson avait aidé Audrey à se stabiliser. On aurait pu dire que la jeune femme avait tout simplement mûrie mais Audrey savait très bien que Dawson y était pour beaucoup. L’amour pouvait faire de sacré miracle !


Elle avait changé, elle n’était plus la jeune fille perdue qui avait quitté les bancs de Worthington avec un sentiment de mépris envers le monde entier. Elle avait fait la paix avec elle-même. Sa cure l’avait d’ailleurs beaucoup aidé. Pendant cette période, Audrey avait prit le temps de battre ses « démons intérieurs » comme elle disait. A sa sortie, malgré ses sourires de façade Audrey savait qu’elle avait encore un long chemin avant de se reconstruire totalement et surtout se sentir à nouveau femme à part entière et heureuse.


On dit souvent qu’il faut parfois toucher le fond pour pouvoir remonter à la surface, pour Audrey l’expression trouvait tout son sens désormais. Elle avait décidé de séjourner en Italie, six mois après la fin de sa cure. Elle avait vraiment besoin de changé d’air et, bien que les deux jeunes femmes ne s’étaient jamais rencontrées physiquement, elles avaient tellement entendu parler l’une de l’autre que l’invitation d’Andie avait semblé presque évidente. Elles étaient rapidement devenues très proches, tant et si bien qu’Audrey avait finit par vivre quatre ans en Italie. Alors depuis sept ans Audrey et Dawson rendaient régulièrement visite à Andie et sa petite famille.

« Les deux amoureux », comme la presse people les appelait, avait mis du temps à se mettre ensemble...


Pendant sa « période de reconstruction » Audrey ne voulait aucune liaison amoureuse. Elle disait qu’il fallait d’abord qu’elle soit « en état pour affronter cela ». Elle ne se sentait pas encore « de taille ». Ainsi pendant près de cinq années Audrey n’eut personne dans sa vie. Cela ne la dérangeait pas, elle disait souvent  « mes amis sont là, je n’ai pas besoin d’homme dans ma vie. J’ai tout l’amour dont j’ai besoin grâce à eux. » Tous étaient encore plus proches qu’avant, bien qu’à des kilomètres les uns des autres. Ils formaient une sorte de mur protecteur entre Audrey et le reste du monde.

Le seul à vivre près d’elle était Dawson, puisqu' Audrey avait fait son grand retour en Californie, complètement rétablie, un an avant la naissance d’Amy.


Ils essayaient de se voir au moins une fois par semaine pour dîner ensemble. De plus, ces deux-là étaient restés en contact car dans «  la jungle hollywoodienne » comme Dawson disait, il était facile de se perdre et d’oublier ses racines. Or, nos deux compères ne voulaient absolument pas ressembler aux êtres superficiels, odieux et avides de succès qu’ils détestaient tant. C’était vital pour eux de rester Dawson et Audrey tels qu’ils avaient toujours été et tel que leurs amis les connaissaient. Dawson voyait Audrey reprendre confiance à son contact. Ils étaient amis et étaient toujours là l’un pour l’autre. Une très forte amitié les unissait.

Joey : Une amitié comparable avec celle que j’avais avec Pacey juste avant que lui et moi devenions ce que nous sommes aujourd’hui, lui avait glissait discrètement Joey lors de la naissance d’Amy.

Dawson avait naturellement réfuté l’idée d’une histoire avec Audrey.
Dawson : Il n’y a de comparaison possible, nous sommes comme frère et sœur ! Comme Jen et Jack tu vois… 
Joey : A ceci près que Jack est homosexuel et que toi tu es hétéro… Joey le savait cette réplique « anodine » allait germer dans l’esprit de Dawson…


Oui c’est vrai, il faut reconnaître qu’Audrey et Dawson étaient là l’un pour l’autre comme Pacey et Joey à une certaine époque. Mais qu’est-ce que cela prouvait ? Je n’éprouve que de l’amitié pour Audrey. Une très forte amitié certes mais uniquement de l’amitié. Il semblait essayer de se convaincre lui-même… Pour cela, il décida de ne rien changer. On est bien comme on est elle et moi !


Pourtant depuis cette conversation avec Joey, la relation de Dawson et Audrey changea imperceptiblement pour l’un comme pour l’autre. La fréquence de leur repas ensemble changea, passant de une fois par semaine à un jour sur deux, sans même que l’un ou l’autre s’en aperçoive.


Ils étaient toujours très complices, Audrey riait, le chatouillait, le chambrait, elle semblait vraiment heureuse. Elle avait à nouveau de beaux sourires « grâce à toi » lui disait-elle avec tendresse alors qu’un sourire éclatant illuminait son visage.


Lors des un an d’Amy, le groupe apprit que Dawson et Audrey n’avaient eu personne dans leur vie depuis près d’un an et demi. Cette petite révélation donna lieu à un regard complice entre Jen et Joey. Apres de longues heures à statuer sur leur cas, les deux amies étaient sûres d’elles, Dawson et Audrey finiraient bientôt ensemble. Audrey semblait plus épanouie que jamais et même Pacey le lui fit remarquer.

Pacey : Tu as vraiment l’air heureuse Audrey ! Même quand on était ensemble tu n’avait pas l’air aussi bien ma belle ! Cela me fait vraiment plaisir, même si mon orgueil en prend un coup, ajouta-t-il avec un petit rire complice. Tu mérites vraiment d’être heureuse !
Audrey : Tu sais je le suis, vraiment. J’ai beau ne pas avoir d’amoureux depuis un bout de temps, je me sens bien dans ma peau. J’ai de véritables amis, l’amour ne me manque pas, vous m’en offrez tant ! Mais tu sais, je reste humaine. Et quand parfois la solitude me pèse, je vous appelle toi et Joey. Je vous aime tellement tout les deux… Votre bonheur est beau à voir ! Cela doit être magique de le vivre mais je t’assure qu’y assister c’est très fort émotionnellement ! Après une pause elle reprit. Bien sûr, il y a des soirs où cela ne va vraiment pas, comme tout le monde, mais dans ces cas-là, j’appelle Dawson à la rescousse et il est là dans les dix minutes qui suivent. Alors on passe une bonne soirée de plus ensemble. Tu vois ma « solitude » n’est pas si solitaire qu’on pourrait le croire… Vous avez tous été là pour moi mais je t’avoue que sans Dawson je ne sais pas si je serais sortie de cette fichue dépression, j’ai vraiment trouvé un véritable ami pendant ma cure de désintox. Il a toujours été patient avec moi, et il l’est encore aujourd’hui. C’est un ange avec ses amis, tu le sais bien. C’est pour cela que je suis triste de le savoir seul. Il m’a moi bien sûr mais c’est différent. Je suis sûre qu’un jour il trouvera une femme qui prendra suffisamment de place dans sa vie pour partager son cœur et son lit. C’est impossible qu’il finisse seul… acheva-t-elle avec une pointe de tristesse dans la voix. J’aimerais vraiment qu’une fille se rende compte du mec qu’il est ! Ajouta-t-elle plus joyeusement.
 Pacey : Tu sais ma puce, il suffit parfois de regarder plus attentivement autour de soi pour savoir que l’amour est déjà là. Regardes moi, avec Joe on aurait pu passer à côté de notre bonheur. On se détestait ! Puis un jour, grâce à notre grand cinéaste je dois bien le reconnaître, on est devenus amis. Finalement nous voila bien des années plus tard, je suis avec toi dans cette cuisine à te parler de la femme de ma vie et de la mère de mes enfants ! Peut-être qu’il n’y a pas de femme dans sa vie parce que tu es là, toi. Si vous êtes seulement amis, pourquoi tes yeux s’enflamment quand tu parles de lui ? Ouvres les yeux Audrey ! Je t’aime et je souhaiterai vraiment que tu connaisses un jour le même bonheur que moi. Te réveiller chaque matin avec un sentiment de plénitude. Tu sais dans la vie il faut se battre pour être heureux. Le bonheur ne vient pas à soi. Il se construit peu à peu. La vie est un combat perpétuel dans notre quête du bonheur. Tu es à deux doigts d’avoir ta maison de rêve. Ne passes pas à coté, cela serait dommage ! Penses-y Audrey.
Audrey : Merci Pacey, je suis très touchée, dit-elle troublée et émue par les propos de son ami.
 
Elle s’éloignait de la cuisine pensive lorsqu’elle se retourna d’un coup, un sourire malicieux aux lèvres.


Audrey : Pacey ?
Pacey : Oui, qu’est-ce qu’il y a ?
Audrey : Tout à l’heure, tu as bien dit que Joey était la mère de tes enfants  ou j’ai mal entendu ?
Pacey : Oui, et alors ?
Audrey : Et alors ?! Vous n’avez pas d’enfant ! Soudain son sourire s’agrandit. A moins que Joey soit…
Pacey : Oui ma belle ! Je vais être papa ! Tu te rends compte ?! Pour la première fois de ma vie je vais être papa ! Audrey lui sauta au cou et le serra très fort.
Audrey : Félicitation Pacey ! Je suis ravie pour toi, tu le mérites, tu es quelqu’un d’exceptionnel. Je suis sûre que tu feras un père génial ! lui dit-elle à l’oreille, visiblement émue par la nouvelle et ravie pour ses meilleurs amis.
Pacey : Merci Audrey, ça me touche beaucoup venant de toi, dit-il tendrement. Ne dis rien aux autres s’il te plait, on doit vous l’annoncer ce soir, ajouta-t-il sur le ton de la confidence en lui faisant un clin d’œil.


Sur ce, Audrey quitta la pièce ravie pour ses amis et surprise. Surprise, car elle se prit à penser qu’elle aimerait aussi un jour voir son ventre s’arrondir. Et cela pour elle, c’était une première !



joey13  (18.09.2006 à 09:38)

Une semaine plus tard...



Audrey et Dawson ne s’étaient revus qu’une fois depuis leur retour de Capeside. Et Audrey s’était sentie étrange. Tout avait été comme d’habitude mais au fond d’elle elle se sentait bizarre. Comme si les paroles de Pacey avaient trouvé écho en elle. Elle ne cessait de se rappeler ce que Pacey lui avait dit « Peut-être qu’il n’y a pas de femme dans sa vie parce que tu es là, toi. » C’était en boucle dans sa tête depuis une semaine.


Ce soir, elle avait devait voir Dawson, ils devaient dîner chez lui. Elle avait une drôle d’impression. Comme quand on sait à l’avance que quelque chose de capital va se passer dans votre vie. Elle se sentait stressée. Chose inhabituelle pour elle qui n’avait pas ressenti cela depuis son dernier examen.
« C’est un signe » se disait-elle. Sa chambre ressemblait à un champ de bataille. Elle n’arrivait pas à se décider sur ce qu’elle devait porter. Elle changea trois fois de robes, avant de mettre un top et une jupe, elle jeta la jupe « trop provocante » à son goût, et mis un pull col roulé noir et un jean. « Là on dirait une nonne ! » dit-elle en se regardant dans le miroir. Au bout d’une heure d’essayage intensif, elle opta pour son pull en col roulé blanc à fermeture éclair avec un pantalon de cuir noir. Puis vint le tour de la coiffure, son nouveau dilemme. Cheveux lâchés ? Queue de cheval ? Cheveux ondulés ? Chignon ? Finalement, elle choisit un chignon avec plusieurs mèches libres. Ce qui lui donnait un air très sexy. « Que m’arrive-t-il ? Deux heures pour me préparer ! Jamais je n’ai mis autant de temps avant un rendez vous avec Dawson ! » constata-elle, étonnée. Elle claqua la porte sur cette et fila, elle allait être en retard…


La soirée était sympa. Cela faisait à peine deux heures qu’Audrey était arrivée mais le repas avait été des plus agréable. Dawson avait commandé Italien, sachant que c’était le plat préféré d’Audrey. Il était tranquillement assis sur le canapé. Ils parlaient des futurs parents, lorsque Dawson remarqua qu’Audrey semblait mal à l’aise. Il décida de lui parler.

Dawson : Pourquoi tu sembles gênée tout d’un coup Audrey ? demanda-t-il hésitant.
Audrey : Pacey est venu me parler la semaine dernière… Et tu sais ce qu’il m’a dit ? Il m’a dit que l’amour était à côté de moi mais que je ne le voyais pas…
Dawson : Oh ! Et qui est-ce selon lui ? Robbie, ton associé ? demanda-t-il curieux avec une légère pointe de jalousie dans la voix.
Audrey : Toi. Pacey pense que c’est toi, lui dit-elle timidement.
Dawson : Alors les Witter se sont passés le mot ? Il s’expliqua devant le regard perplexe d’Audrey. Joey est aussi venue me voir. A la naissance d’Amy. A ton sujet…

Audrey était gênée comme jamais elle ne l’avait été auparavant. Sa meilleure amie avait donc elle aussi sentie quelque chose entre eux et cela depuis un moment déjà. Elle sortie de ses pensées lorsque Dawson continua.

Dawson : Franchement, qu’est-ce qu’ils s’imaginent ? On est amis toi et moi ! Et depuis longtemps en plus ! Si on avait voulu être ensemble, on serait un couple depuis longtemps ! On a toujours était là l’un pour l’autre mais…

N’y tenant plus, Audrey l’embrassa. A peine avait-elle effleuré ses lèvres qu’elle guetta sa réaction, comme une enfant prise en faute pour une impulsion incontrôlable. C’est alors que Dawson répondit à son baiser avec toute la passion qu’il possédait en lui mais qu’il refoulait depuis des mois et même des années. On aurait dit que c’était le signe qu’il attendait depuis très longtemps… D’abord surprise de sa réaction, Audrey réalisa ce qui se passait. Et là, pour la première fois depuis 6 ans, elle fut la plus heureuse du monde.


Dawson :
Je t’aime Audrey, lui murmura-t-il simplement.
Audrey : Moi aussi Je t’aime, mon cœur.

A ces mots, leur cœur s’emballa. Ils s’embrassèrent encore et encore alors que d’un geste naturel et presque familier, il la prit dans ses bras, et la porta jusqu’à sa chambre. Il l’allongea sur le lit avec une douceur infinie. Audrey lisait dans son regard autant de tendresse, d’amour, de désir et d’impatience qu’il n’en lisait dans le sien. Il lui fit l’amour, comme s’ils n’avaient jamais fait l’amour avant de se connaître. Encore et encore, jusqu’à s’endormir l’un contre l’autre d’épuisement. Audrey se réveilla le lendemain, blottie contre Dawson et comprit que Pacey avait raison. L’amour était à côté d’elle depuis toutes ses années. Le bonheur était là près d’elle, elle en était certaine, elle le touchait, il dormait près d’elle. Elle le vivait, son moment de plénitude.


joey13  (18.09.2006 à 09:46)

Audrey était nerveuse. Les huit ans d’Amy approchaient et ses sept ans avec Dawson aussi du même coup. D’habitude, ils se retrouvaient en amoureux pour l’occasion mais cette année Audrey avait insisté pour que cela soit différent. Elle voulait passer leur anniversaire à Capeside. Ils en profiteraient en même temps pour voir les autres puisque ces derniers avaient pris un congé d’une semaine, comme eux, pour l’anniversaire d’Amy et pour la surprise qu’Audrey réservait à Dawson. Elle avait dit à Dawson qu’elle voulait retrouver le calme et la sérénité de Capeside mais en réalité, elle avait autre chose de prévu. Pour elle, sept ans ce n’était pas rien et elle se disait que s’était une année charnière. Cette année marque souvent un tournant dans un couple. Pour elle, soit ils allaient rompre, soit ils se rendraient compte qu’ils vivaient le grand amour. Et elle n’envisageait que la deuxième option.


Mais avant cela, tous se retrouvaient chez Jack pour fêter les huit ans d’Amy... Ils étaient heureux de tous se retrouvaient pour l’occasion. Ils ne s’étaient pas revus depuis l’été et ils avaient beaucoup de choses à se raconter...

La famille Witter arriva en premier sur les lieux. Ils entrèrent sans même prendre la peine de frapper, ils étaient un peu chez eux aussi.


Joey et Pacey :
Coucou Jack ! T’es là?
Jack : Je suis en haut, J’arrive ! Jack descendit quatre à quatre. Il vint les saluer avec beaucoup de chaleur. Mais quelle ne fut pas sa surprise de découvrir les rondeurs de Joey...
 
Elle était enceinte de 5 mois et elle n’avait pas voulu leur dire tout de suite, autant par superstition que par envie de leur faire la surprise quand ils se reverraient.

Jack : Bah ma Joey, tu nous avais caché cela !
Pacey : Et oui, ma petite femme m’apporte bientôt un nouveau cadeau !
Joey : Tiens, c’est bizarre, je ne suis plus ta baleine ce matin ?

Tous éclatèrent de rire... Katie arriva à ce moment- là.

Katie : Tonton, t’as vu le ventre de maman ? Il est énorme ! Elle dit que c’est normal parce qu’il y a mon petit frère ou ma petite soeur dedans... Mais... Comment il va sortir le bébé, le ventre à maman va exploser ?

Le fou rire de Jack et Joey avait encore plus de mal à s’arrêter face à cette question. Pacey s’accroupit face à sa fille qui ne semblait pas comprendre en quoi son inquiétude était drôle.

Pacey : Ne t’inquiètes pas ma chérie, le bébé va venir frapper au ventre de maman pour sortir et alors tu le verras enfin. Je te promets que Joey n’aura rien. Tout se passera bien. Toi aussi tu as frappé tu sais. Et quand tu es sortie maman t’a serré très fort contre elle.

Pacey savait s’ y prendre pour rassurer sa fille, il aimait le faire. Pour lui, être père ne se limitait pas à rapporter de l’argent au foyer familial, il voulait être présent dans leur vie quotidienne. Il ne souhaitait pas montrer la même figure paternelle que son père l’avait fait à ses yeux.

La petite rassurée, alla à la balançoire, ce qui tombait bien puisque Jack avait préparé le café dehors en attendant l’arrivée des autres.


joey13  (18.09.2006 à 09:52)

Joey : C’est vraiment magnifique ce que tu as fait de cet endroit ! Jen et Grams doivent être très émues que tu aies repris la maison!
Jack : Oui, cela fait dix ans qu’elles ont les yeux qui brillent dès qu’elles arrivent dans l’allée... Mais dis moi, c’est pour quand ?
Joey : Avril. J’en suis à mon cinquième mois !
Pacey : Il a été conçu ici ce petit !
Jack : Merci de la précision Pacey mais je n’avais pas besoin de le savoir, lui dit-il mort de rire.

Jen : Qu’ est-ce qui vous fait rire ?


Tous s’arrêtèrent de parler au son de cette voix qui leur était si familière ! Jack et Pacey se levèrent comme un seul homme pour aller saluer la jeune femme.

Pacey et Jack : Coucou ma belle !
Joey : Hé !
Pacey : Oh ma baleine, boude pas je t’aime !


Jack ria de bon coeur alors que Jen fut surprise.

Jen : Eh mais pourquoi tu l’appelles « ta baleine » ?! C’est vrai qu’elle semble avoir un peu grossit mais... A ce moment- là, Joey se leva et Jen se tut instantanément.
Joey : Surprise !
Jen : Oh la chipie ! Tu m’avais caché cela ! T’as pas honte ?!
Joey : Moi aussi tu me manques ma belle! Joey vint serrer Jen dans ses bras, aussi fort qu’elle le pouvait étant donné son tour de taille.
Jack : Mais où est ma fille ? demanda-t-il avec une pointe d’inquiétude dans la voix. Elle est malade ? Qu’est-ce qui se passe ?

Jen : Ne t’inquiètes pas Jack. Elle est dans la voiture... avec un ami.
Jack : Un ami ? Tu ne m’en avais pas parlé ! Joey et Pacey ne sont pas les seuls à avoir leur secret apparemment... Qui c’est ? On le connaît ? lui demanda-t-il soupçonneux.
Jen : Eh bien... Oui. Pacey, j’espère que tu ne m’en voudras pas de l’avoir emmener. Promets- moi que le passé est derrière toi, Pacey.
Pacey : Promis, lui répondit-il surpris par la demande.
Jen : Amy, tu peux venir, ma chérie dit-elle tandis qu’elle ouvrait la porte à l’invité surprise.


joey13  (18.09.2006 à 18:18)

CJ se leva timidement et enlaça Jen. Ils appréhendaient la réaction du petit groupe.

Jen : Prêt ?
CJ : Prêt.

CJ embrassa Jen avant d’avancer vers les autres, main dans la main. Amy elle, était déjà partie voir Katie, elle ira voir son père après.


Le petit groupe avait assisté de loin à la scène. Tous semblaient surpris par la présence de CJ mais heureux pour la femme qu’ils considéraient comme une soeur. Personne n’osait interrompre leur moment privilégié. Jack s’approcha le premier des deux amoureux.

Jack : Hé ! Content de te revoir ! Comment tu vas ?
CJ : Salut Jack ! Content de te voir également ! Ca va bien merci et toi ?
Jack : Bien merci ! Qu’est-ce tu deviens ?
CJ : Toujours le même !


Joey et Pacey restèrent quelques minutes à l’écart.


Joey : ça va Pacey ? lui demanda-t-elle alors qu’ elle s’ apprêtait à l’embrasser sur le front comme elle le faisait toujours pour le rassurer.
Pacey : ça va Jo. Le passé est le passé. De l’eau à couler sous les ponts. Allons plutôt le saluer.
 
Il l’embrassa avec passion et lui prit la main pour aller rejoindre les autres. Mais CJ vint leur parler un peu, en retrait du groupe.

Pacey : Salut CJ.
CJ : Pacey. Joey.
Joey : Contente de te revoir CJ.
CJ : Moi aussi Joey. Félicitations pour le bébé à venir. Pacey, je voulais te dire... Je suis désolé pour... ce qui s’est passé.
Pacey : Merci. Laissons le passé à sa place, dans le passé, ok ?
CJ : Ok. Merci.
Pacey : Fais plus de mal à Jen, elle ne serait plus la seule à souffrir maintenant, sa fille est là...
CJ : Pacey, je l’aime...

Pendant ce temps, Jack en profita pour questionner sa meilleure amie.

Jack : Alors vous ... ?
Jen : Oui ! En fait on s’est revu au mois de juillet et ça était comme si on ne s’était jamais quitté. Un mois plus tard, je lui présentais Amy.
Jack : Juillet ! Mais c’était il y a six mois !!!
Jen : Oui, mais... Je voulais être sûre de moi avant de ...
Jack : De me le présenter à nouveau ? Mais dis moi, tu étais déjà sûre de toi, puisque tu l’as présenté à Amy... Et c’est le seul homme que tu as présenté à Amy je te rappelle.

CJ, Joey et Pacey arrivèrent à ce moment mais CJ avait entendu la dernière phrase de Jack.

CJ : C’est vrai ? lui demanda-t-il surpris.
Jen : Oui... lui révéla-t-elle gênée.
Jack : Et comment ! Il y a trois ans je lui ai demandé pourquoi et elle m’a dit :   « le jour où je présenterai un homme à ma fille, c’est que je serai sûre qu’il soit l’homme avec qui je partagerais mon lit pour le restant de ma vie. »
Jen : Jack ! Tu n’avais pas le droit de...

Jen n’eut pas le temps de finir sa phrase, elle fut stoppée par CJ qui s’approcha et l’embrassa très tendrement. Le reste du groupe les regardait affectueusement. Leur baiser aurait mis le feu à l’océan atlantique... Après un moment, CJ s’arrêta et la regarda dans les yeux.

CJ : Je t’aime Jennifer Lindley. Je suis heureux que toutes tes barrières soient enfin tombées. Je t’aime.

Pacey, Joey et Jack étaient émus par cette intimité qu’ils percevaient entre ces deux être. Ils furent tirés de leur rêverie par les commentaires de quelqu’un...

Dawson : L’amour est le plus dur de tout les bois... Il met du temps à prendre mais après les braises persistent encore et encore....
Audrey : Qui a dit cela ?
Jen, Joey, Jack, Pacey et Dawson : Grams répondirent-ils en coeur.


Après les embrassades, ils allèrent tous s’installer sur la même table où ils avaient fêté Thanksgiving, quand Helen était revenue à Capeside. Puis, Joey fit une remontée dans le temps pour expliquer ce souvenir aux personnes qui ne l’avaient pas vécu.

Joey : Pour l’inauguration du Bed and Breakfast, Pacey avait fait venir tout le monde pour qu’ils soient les clients, à cause de la venue d’un critique. Ce soir-là, on s’était tous réuni autour d’un feu de bois car la chaudière était en panne, mais comme on n’arrivait pas à l’allumer, Mme Ryan nous les a mis dans le bon ordre et nous a dit cela. Je crois que cette phrase restera à jamais gravée dans ma mémoire.
Dawson : Moi ce qui m’a marqué c’est l’évocation de nos souvenirs. C’était un moment très particulier pour nous tous.
Pacey : Moi c’est ce qui s’est après que je n’oublierai jamais.
Dawson : On est allé se coucher après !

Tout le monde éclata de rire, le moment passé, Pacey reprit.

Pacey : Toi peut-être, mais pas moi. Mme Ryan nous avait dit que l’on savait qu’on aimait quelqu’un le jour où on pouvait passer toute une nuit à regarder cette personne dormir. Joey s’était endormie sur le canapé. Alors, j’ai remonté les couvertures sur ses épaules et je me suis installé face à elle. J’ai du la regarder dormir un bon moment car je me suis endormi et lorsque je me suis réveiller le soleil levant filtré par la fenêtre. Quand je m’en suis rendu compte je suis vite monté pour que personne ne me surprenne et surtout pas Joey. A l’époque, on ne sortait pas ensemble et je crois bien qu’elle m’aurait assassiné si elle m’avait surpris ! Pacey fit une pause dans son récit et resserra son étreinte sur Joey. C’est ce jour-là que j’ai vraiment compris que j’étais amoureux d’elle...
Joey : Tu ne me l’avais jamais dit mon coeur ! dit-elle en se blottissant au creux de son épaule.
Pacey : Je n’en ai jamais eu l’occasion, lui dit-il au creux de l’oreille, ce qui provoqua un petit sourire sur le visage de sa femme.
Jack : Pacey witter, le romantique !
Pacey : C’est de famille !
Jack : Je sais, dit-il la mine triste.
Pacey : Excuse- moi Jack... Je n’avais pas réalisé mon impair.
Jack : Ce n’est pas grave Pacey. C’est loin derrière moi cette histoire avec ton frère...
Jen : Tellement loin que dès qu’on y fait référence tu te renfermes comme un homme de Cro-Magnon, hein Jack !
Jack : Jen ! Tu... dit- il surpris
Jen : Dis la vérité.
Dawson : Tu sais, tu devrais aller le voir si tu ne l’as toujours pas oublié... C’est peut-être le bon, tu sais dit-il compatissant.
Jack : Depuis le temps, il a du trouver quelqu’un et s’assumer par amour... dit-il amèrement. Pacey lui coupa la parole à ce moment-là.
Pacey : Tu sais Jack, un jour mon frère est venu parler à Joey pour moi, alors je crois qu’il est temps que je lui rende la pareille. Il n’ y a pas longtemps mon frère s’est confié à moi. Il m’a dit que tu étais le seul homme pour lequel il aurait révélé son homosexualité. Cette histoire est peut-être loin dans le temps mais je peux t’assurer qu’il ne t’a pas oublié. Il a juste trop peur de ta réaction pour revenir vers toi. Il m’a dit que le jour de votre rupture il t’avait dit des choses affreuses et qu’il avait trop peur de se faire jeter pour revenir. Mais il t’attend Jack... Doug t’attend.
Joey : Un jour, tu m’as avoué avoir peur de finir seul... Ne laisse pas ta peur se réaliser, compléta Joey.
Jen : Tu te rappelles du séjour au ski Jack ? Il acquiesça discrètement, le soir où on était tellement soûls qu’on a faillit faire l’amour, tu te souviens de ce que tu m’as dit ? Jack répondit de la tête par la négative tandis que CJ avait frissonné sous le poids de cette révélation. Jen s’en rendit compte et se rapprocha davantage de son amant puis poursuivit. Tu m’as dit ce soir là que tu avais peur de ne pas trouver garçon que tu aimes comme tu m’aimes moi. Et je dois t’avouer que tu l’as trouvé. C’est Doug, j’en suis sûre. A la naissance d’Amy tu m’as dit que tu l’aimais quand on en a parlé. Tu l’aimes encore, j’en suis sûre et je ne voudrais pas que tu passes à côté du True love... Pacey et Joey peuvent te dire à quel point cela se joue à peu de chose. Il ne suffit pas de le trouver. Il faut se battre pour l’avoir. A l’époque Doug n’était pas prêt, mais maintenant il l’est peut-être... conclut Jen histoire d’enfoncer le clou.
CJ : Jen en est le meilleur exemple Jack, lui dit CJ discrètement.

Tout cela laissa Jack rêveur puis ils continuèrent leurs conversations.

Le soir venu, Ils fêtaient tous ensemble l’anniversaire d’Amy autour de quatre gâteaux au chocolat lorsque la porte sonna...


Jack : J’y vais !

Il courut jusqu’ à la porte et fut sous le choc lorsqu’ il ouvra la porte...

Jack :
Doug.
Doug : Salut Jack. Je suis venu déposer un paquet pour la princesse de la fête et saluer mon frère et sa famille.
Jack : Je t’en pris, entre... Laisse le paquet sur la table avec les autres, elle les ouvre demain vu qu’elle est née demain matin. On fait toujours comme cela, un moyen de faire durer la fête...

Ils étaient seuls dans la cuisine, Doug en profita pour lui parler.

Doug : Jack, je sais que cela fait longtemps mais je voulais te dire que je suis désolé pour la façon dont cela s’est terminé entre nous.
 Jack : Ne t’en fais pas Doug, je t’ai pardonné depuis longtemps. Tu sais, Pacey et moi avons parlé...
Doug : Oh... fit-il gêné par les supposées révélations de son petit frère.
Jack : Oui et... Euh... Je suis content de ce qu’il m’a dit.
Doug : Ah oui ? demanda-t-il pleins d’espoirs.
 Jack : Oui.

Jack prit le paquet de Doug, le posa sur la table. Doug observait les gestes de l’homme qu’il aimait. Alors qu’ils allaient rejoindre les autres, Jack retint Doug. Il y eut ce silence, un silence qui fait ressentir que quelque chose de capital se passe. Jack ne laissa pas à Doug la possibilité de s’enfuir, il s’approcha sans que Doug n’ait le temps de protester. Jack attrapa Doug par le cou et l’embrassa, tendrement. Ils restèrent yeux dans les yeux quelques secondes.

Doug : Tu m’as manqué.
Jack : Tu m’as manqué aussi, mon coeur.

Ils ne s’étaient pas aperçu que le reste du groupe avait assisté à la scène, derrière l’encadrement de la porte. Tous avaient un magnifique sourire aux lèvres. Plus heureux que jamais pour leur ami et le frère de Pacey...


Le soir des 7 ans de Dawson et Audrey arriva très vite. Une semaine jour pour jour après l’anniversaire d’Amy, Jack fut chargé d’occuper Dawson pendant qu’Audrey préparait sa surprise. Personne n’était au courant de ce qu’était la surprise mais tout le monde l’aidait de bon cœur, en ayant hâte de découvrir le fin mot de l’histoire. Pacey lui avait prêté une salle du Ice House pendant que ses cuisiniers s’affairaient en cuisine. Audrey préparait les lieux. Elle éparpillait des lyses blanches et des roses bleues autour d’une table dressée pour un dîner aux chandelles. Dawson devait arriver d’ici quelques minutes. Elle l’attendit, de plus en plus nerveuse.


Une fois arrivé sur les lieux, les yeux bandés par Jack, Dawson fut très étonné mais surtout incroyablement fier. Audrey avait su garder un secret pour la première fois de sa vie ! Le repas se passa dans une atmosphère particulière. Dawson la couvrit du regard tout le long du repas. Et lorsque après le dessert Audrey s’approcha de lui, Dawson prit son geste pour une invitation, il allait l’embrasser. Au lieu de cela, Audrey le fit s’asseoir au milieu de leurs fleurs préférées.

Audrey : Poussin. Depuis toujours Jen nous pousse à suivre notre instinct et savourer l’instant. Il a tout juste sept ans ce soir j’ai suivit son « Carpe Diem » et depuis je nage dans le bonheur. Tu es à l’origine de ce bonheur. Je sais bien qu’on ne devrait pas avoir besoin de quelqu’un pour se sentir en vie. Pourtant, quand le soir je m’endors contre toi, c’est exactement ce que je ressens. On m’a confié un secret un jour, à propos des gens de mon espèce, les fonceurs. Et je crois qu’il est temps que je le partage avec toi. Nous autres, les fonceurs, on n’est pas aussi costaud que tu le crois, mon cœur peut très bien se briser aussi facilement que le tiens, poussin. Mon cœur peut même plus facilement se briser puisqu’il était déjà en morceau quand tu es arrivé. Pourtant, malgré ce secret, je vais t’en dire un autre, jamais je n’ai eu peur que tu me brises le cœur. A force de patience tu as su venir à bout de toutes mes peurs et de tous les fantômes qui me hantaient. Tu as chassé les nuages pour me montrer le paradis. De toute ta patience tu m’as remise debout. J’ai apprit que la souffrance était la preuve de l’existence mais aussi que l’on arrive à rien tout seul. Et c’est toi qui m’as apprit cela. Tu t’es battu pour moi. Aujourd’hui c’est à mon tour. Tu le mérites. Tu as fait de moi une femme sûre d’elle, posée, amoureuse et épanouie alors que je n’étais plus qu’une poupée de porcelaine prête à se briser. Tu es l’homme le plus gentil du monde, l’homme que j’aime depuis des années et que je veux aimer pour le reste de mes jours. Tu es responsable de mon bonheur, Dawson. Le père de mon enfant. Demandes moi de t’épouser.

Dawson était hébété. Avait-elle réellement dit " le père de mon enfant" et "demande moi de t’épouser " dans la même phrase ou avait-t-il rêver?

Sorti de sa torpeur après d’intenses minutes de silence, Dawson lui donna la plus belle des réponses, un baiser dont elle se souviendrait pour le reste de sa vie. Des larmes coulaient sur des joues du futur père tandis qu’il embrassait délicatement chaque parcelle de son corps, le trésor le plus précieux au monde à ses yeux.
 
Quand ses lèvres touchèrent enfin le ventre de sa compagne, Dawson releva la tête pour la regarda intensément quelques minutes et lui répondit un
" oui " qui s’évapora dans une larme qui coula le long de la joue de la future maman. Il ne l'avait jamais aimé comme il l'aima ce soir-là. Parfois, lorsqu'il était confronté à la vraie vie Dawson était maladroit pour s’exprimer alors il préférait laisser parler les preuves pour son amour envers Audrey...


joey13  (18.09.2006 à 18:51)
FIN.

joey13  (18.09.2006 à 18:52)
Et bien on dirait que j'ai la primeur pour le commentaire! Alors comme tu le sais, j'ai trouvé ça rafraîchissant, c'est léger, c'est lumineux (comme le demain de Joey et Pacey dans la saison 4 après la terrible rupture). Bref, c'est vraiment bien à lire, ça coule tout seul. Et comme tu le sais également, tu m'as fait mourir de rire avec le dernier monologue d'Audrey!

potter  (18.09.2006 à 21:13)

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