HypnoFanfics

Joey, ma vie, mon histoire

Série : Dawson's Creek
Création : 26.09.2006 à 16h18
Auteur : lilis012 
Statut : Terminée

« C'est l'histoire que j'avais écrite pour le concours de Plaisir d'écrire de cet été. » lilis012 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 7 paragraphes

Afficher la fanfic

Je n'ai pas eu le temps de la finir à temps malgré les deux mois donnés. Donc la voici. Je n'ai pas réussi à caser deux mots, il faut dire qu'ils n'étaient pas évident à placer.

Bonne lecture!


lilis012  (26.09.2006 à 16:19)
Message édité : 04.12.2020 à 18:47

Je m’appelle Joey. L’histoire que vous allez lire est mon histoire, enfin une toute petite partie et pour être plus précise ma dernière année de lycée. Je vais essayer d’être le plus fidèle possible à la réalité, mais le temps a passé depuis, beaucoup d’eau à couler sous les ponts et certaines parties ne seront que des souvenirs effacés, ou alors issus tout droit de mon imagination. D’autres des événements m’auront été racontés par des tiers plus tard. Peu importe ce qu’il en ressortira c’est ainsi que j’ai vécu cette année et c’est ainsi que je veux m’en souvenir.
- Alors c’est là que l’on va passer notre dernière année de lycée ? 
- L’endroit à l’air plutôt sympa.
- Sympa ? Et  par sympa tu entends plein de jolis garçons prêts à te faire la cour ? 
- Pas du tout Joey, par sympa je voulais dire…. 
Elle s’arrêta de parler pour regarder passer des membres de l’équipe de football.
- J’avais raison, je savais de quoi tu voulais parler en disant sympa. 
- Ok peut être. Mais j’ai quand même le droit de m’amuser un peu. 
- Jen, tu passes ton temps à t’amuser ! 
- Excuse moi, Miss Intello, mais on n’est pas tous comme toi, à fond dans les études, il y a d’autres choses plus importantes dans la vie.
- Comme quoi ?
- S’amuser !
- Ok, je laisse tomber.
- Je crois qu’il est temps d’y aller, on ne va pas arriver en retard le premier jour.
- D’habitude c’est moi qui dis ce genre de chose !
- Oh mon Dieu, Joey tu déteins sur moi ! Il va falloir qu’on arrête de traîner ensemble !
- Ca va être dur, vu qu’on vit sous le même toit et qu’on a les mêmes parents.
- Ca reste à vérifier. J’ai toujours pensé que l’une de nous avez été adoptée !
Je lui donnai une tape sur l’épaule, puis l’entraînai vers le lycée.
- Je déteste le jour de la rentrée et encore plus quand on est nouveau, on va être examiné à la loupe.
- Ce n’est qu’un mauvais moment à passer.
- Ouais, c’est facile à dire pour toi, tu adores te faire remarquer.
Lorsque l’on poussa les portes du lycée, personne ne nous remarqua tout de suite. Puis le silence se fit peu à peu et les élèves nous regardèrent passer.  Je me souviens avoir voulu trouvé très vite le bureau de principal, je détestais me faire remarquer. Une fois le bureau du principal trouvé, on se dépêcha d’entrer. Il nous donna notre emploi du temps ainsi qu’un petit plan du lycée. Il nous expliqua le fonctionnement de la cantine, de la bibliothèque et nous donna une liste des différentes associations sportives et culturelles du lycée, en nous recommandant chaudement de s’inscrire dans l’une d’entre elles. Lorsque l’on ressortit la cloche avait déjà sonné et le principal nous proposa de nous accompagner dans notre classe. Au détour d’un couloir on croisa un élève visiblement en retard, mais qui ne se pressait pas pour aller en classe.
- Mr Witter !
L’élève se retourna pour faire face au principal.
- Mr Greene ! Ce n’est pas ce que vous croyez, j’allais rejoindre le cours de Mrs Tingle mais en chemin je me suis rendu compte que j’avais oublié mon livre dans mon casier alors je suis parti le chercher et comme la classe est de l’autre côté, je suis un peu en retard !
Nous observions le jeune homme d’un air amusé, il était apparemment habitué des retards et des absences en cours et son excuse n’avait pas du tout l’air de convaincre le principal.
- Mr Witter, vous savez très bien que j’ai arrêté de croire il y a bien longtemps en vos excuses alors économisez votre salive et accompagnez ces deux jeunes filles. Elles ont également cours avec Mrs Tingle. Et pour cette fois ci je veux bien vous accordez le bénéfice du doute.
- Merci Monsieur.
- En cours, immédiatement.
Ce n’est qu’à ce moment là que Pacey nous aperçut. Je sens un sourire naître sur vos lèvres. Pacey est un prénom bizarre, un peu étrange j’en conviens mais il lui va parfaitement. Il est ce genre de garçon, qui n’est pas comme les autres. Mais je ne vais pas en vous parler maintenant, vous le découvrirez le long de mon récit. Un sourire s’afficha immédiatement sur son visage lorsqu’il aperçut Jen. Il lui tendit la main et se présenta.
- Pacey Witter pour vous servir.
- Jen Lindley et voici ma sœur Joey.
- Enchanté.
Il m’accorda un vague regard, pour ensuite se focaliser sur Jen. Elle était amusée de la situation et habituée de l’attitude des garçons à son égard.
- Alors comme ça vous venez d’emménager à Capeside ?
- Nous sommes arrivées ce week-end.
- Si tu veux je peux te faire visiter la ville après les cours ?
Je les interrompis agacée par ce manège. Je n’avais pas de temps à perdre à regarder ma sœur se faire draguer, les études étaient importantes pour moi et je ne concevais pas que l’on puisse arriver en retard en cours.
- On discutera plus tard, on va être en retard.
Pacey me fusilla du regard pour l’avoir interrompu en pleine conversation avec Jen, mais j’étais loin de me laisser intimider et je soutins son regard, les bras croisés. Pacey abandonna la partie, pensant sans doute qu’il aurait tout le loisir de discuter avec Jen pendant le reste de la journée. Lorsque l’on arriva en cours, Pacey se servit de nous  comme excuse pour son retard et alla s’assoir à côté de son meilleur ami, Dawson. Il s’empressa de lui raconter sa rencontre avec Jen dans les couloirs.
- Je crois que je vais adorer cette dernière année de lycée, vieux !
- Je n’arrive pas à croire que tu ne te sois pas fait coincer pour ton retard !
- J’ai eu de la chance, j’ai croisé le principal dans les couloirs et il m’a accordé le bénéfice du doute.
- Tu plaisantes !
- Pas du tout Dawson, et je remercie le ciel de ne pas t’avoir écouté et d’être arrivé en retard ce matin. J’au pu rencontrer la magnifique Jen Lindley !
- Et comment s’appelle l’autre fille ?
- Je ne sais plus, elle m’a dit son prénom mais j’ai oublié.
Ce fut plus ou moins la conversation qu’ils eurent à cet instant, tel que j’ai cru le comprendre plus tard. Ils furent interrompus par Mrs Tingle qui demanda à Pacey de se taire. Durant tout le cours Pacey n’arrêtait pas de lancer des regards à Jen qui faisait semblant de ne rien voir, mais qui ne passa pas inaperçu pour moi.
- Tu as vu comme il te regarde, ca en devient presque indécent !
- Ca lui passera lorsqu’il comprendra que je ne suis pas intéressée.
- Pas intéressée, tu plaisantes !
- Pas intéressée par lui, mais plutôt par le blond assis à côté de lui.
Je me retournai discrètement pour l’observer. Il n’avait rien d’un sex-symbol, bien au contraire, il était le genre tout ce qu’il y a de plus banale.
- Tu as des drôles de goût parfois, je préfère nettement le style de Pacey.
- Tiens donc, tu trouves Pacey à ton goût.
- Non, je n’ai pas dit ça.
- Si tu l’as dit, pour une fois que tu t’intéresses à autre chose qu’aux études.
- Je ne m’intéresse pas à lui, je disais simplement qu’entre les deux c’est lui que…Oh et puis laisse tomber.
- Il vaut mieux parce que là tu t’enfonces.-
 Chut, je voudrais savoir quelle est la liste de livres que l’on va étudier cette année.
- C’est ça, change du sujet.
A la sortie du cours Jen ruminait les livres à livre pour cette année comme à son habitude, la littérature était loin d’être sa matière préférée.
- Shakespeare, génial ! Je vais devoir lire Hamlet à moins que….
- Oh non Jen ne compte pas sur moi pour te faire un résumé, hors de question !
- Allez Joey, s’il te plaît ma petite sœur chérie !
- Tu te débrouilles, je t’ai aidé l’année dernière et tu n’as même pas été capable de décrocher ton diplôme, alors cette fois ci tu ne comptes pas sur moi, et puis tu connais déjà le programme, ça ne devrait pas être trop dur pour toi.
- Tu es une vraie peste parfois.
On fut interrompues par Pacey qui se dirigeait vers nous accompagné de deux autres garçons, notamment le jeune homme blond. C’est ainsi que l’on fit la connaissance de Dawson et Jack. Jen adressa un grand sourire à Dawson que ne manqua pas de remarquer Pacey. Il se renfrogna de voir que Jen portait plus d’intérêt à son ami qu’à lui. En voyant que Pacey ne me présentait pas je me chargeai de le faire. J’engageai alors la conversation avec Jack qui me souhaita la bienvenue. Jen était absorbée par sa conversation avec Dawson et Pacey ruminait dans son coin. On leur parla de nos parents, partis en Inde pour une mission humanitaire, d’où notre emménagement à Capeside chez notre Grand-mère. Ne sachant pas combien de temps ils resteront et étant en dernière année de lycée, ils préférèrent nous envoyer ici. La sonnerie annonça la deuxième heure de cours. La journée se passa rapidement, et à la fin des cours on se retrouva tous devant le lycée.
- Alors Jen on peut vous raccompagner quelque part ?
- Non ca ira merci.- Je ne crois pas m’être adressé à toi, « Joey ».
- Excuse moi « Pacey » mais tu as dit « vous raccompagner », donc tu parles de moi et je n’ai pas envie que tu me raccompagnes.
- Tu n’auras qu’à marcher devant.
- Pourquoi est ce que toi tu ne marcherais pas devant, non j’ai une meilleure idée tu n’as qu’à marcher dans l’autre direction.
Jen s’interposa entre nous, elle savait que j’avais de la répartie et que j’étais loin de me laisser faire. Elle demanda à Dawson dans quel coin il habitait, et il s’avéra être notre voisin. A cet instant je me dis que Jen allait vouloir au lycée avec lui, rentrer avec lui.  J’espérais de tout cœur que ce Pacey n’habite pas dans le coin. Je ne le supporterais pas longtemps, je détestais la façon dont il s’adressait à Jen alors que j’étais juste à côté. C’est comme si j’étais invisible. C’est peut être Jen qu’il draguait mais ce n’était pas comme ça qu’il y arriverait. En tout cas, je m’amuserais bien si Jen continuait de l’ignorer et de draguer Dawson ouvertement. Elle le regardait et il ne semblait pas comprendre que Jen le draguait, elle usait vraiment de tous ses charmes, d’habitude avant la fin de la journée elle aurait obtenu un rendez vous, mais avec Dawson la tâche s’annonçait plus difficile. Et plus cela était compliqué et plus Jen insistait et prenait ça comme un défi, rares étaient ceux qui avaient résisté. Soudain Dawson se figea à la vue d’une jeune fille blonde qui s’approchait d’eux entourées de deux autres filles. Elle s’approcha de Jack.
- Jack, je vais boire un verre avec les filles avant de rentrer, tu pourras prévenir papa.
-Bien sûr.
- Salut Pacey, Dawson.
Dawson émit un faible salut et regarda la fille s’éloignait. Jen qui avait remarqué que cette fille intéressait plus Dawson fut vexée mais n’abandonna pas. Elle voulait savoir qui elle était.
- Qui était cette fille ?
- Ma sœur, Andie.
- Elle est aussi au lycée, je ne l’ai pas vu aujourd’hui ?
- Oui elle est en dernière année également.
- Ah, bon et bien les garçons à demain.
Tout le long du chemin, Jen discuta avec Dawson, lui faisait de grands sourires et lui tenant le bras, mais Dawson semblait insensible à son charme. Il les raccompagna devant chez nous et nous laissa en nous souhaitant une bonne soirée. Jen rentra et alla directement dans sa chambre.
- Quelque chose ne va pas Joey ?
- Non Grand-mère tout va bien, Jen est un peu fatiguée, elle a beaucoup travaillé aujourd’hui. Je monte également je voudrais revoir mes cours avant le dîner.
- Je vous appelle quand tout est prêt.
Je montai dans sa chambre et retrouvai mon chat sur mon lit. Lorsque je le prenais dans mes bras, il se mettait immédiatement à ronronner
- Bonjour Eucalyptus, comment s’est passée ta journée ? Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que Grand – mère t’a chouchouté toute la journée. Viens allons voir Jen, je crois que tes câlins amélioreront son humeur.
Lorsque je frappai à sa porte, elle était allongée sur son lit écoutant de la musique.
- Le hard rock t’aide à te mettre dans l’ambiance de Shakespeare ?
Jen se leva et baissa le son.
- Si tu es venue te moquer de moi, vas y surtout ne te gêne pas.
- Je n’ai pas de raison de me moquer.
- Oh arrête tu jubiles parce que je n’arrive pas à séduire Dawson.
- Je n’irais pas jusque là mais…
- Je ne comprends pas ce qui cloche chez ce mec, toute la journée, je lui ai tendu des perches pour qu’il m’invite à sortir et rien. Et il suffit que cette pimbêche débarque pour qu’il en reste bouche bée.
- Apparemment cette fille ne le laisse pas indifférent, c’est un point positif au moins il n’est pas gay.
- J’aurais préféré.
Jen se laissa tomber en arrière sur le lit, Eucalyptus sauta de mes bras pour aller se lover contre elle.
- Eh, salut toi ! Toi au moins tu es le seul mâle qui ne me rejettera jamais.
- Par contre tu as été un peu dur avec Pacey aujourd’hui.
- Je n’aime pas les mecs qui me collent et qui montrent clairement ce qu’ils veulent. C’est trop facile.
- Trop facile ! Tu peux sortir avec tous les mecs que tu veux mais il faut que tu ailles chercher celui qui te résiste.
- Ca met un peu de piment, et de toute façon je ne vais pas abandonner, je cherche juste un moyen d’attirer son attention.
- Rends le jaloux, ca marche toujours.
- Avec qui ?
- Je ne sais pas il doit bien y avoir un garçon dans ce lycée qui ferait l’affaire. Et pourquoi pas Pacey.
- Non, je ne sors jamais avec le meilleur ami ! Règle n°1.
- J’ai cru mal entendre ! Tu ne sors pas avec le meilleur ami de ton petit copain ?
- Je ne le fais plus depuis le fiasco avec Andrew. Je n’aurais jamais pensé que les mecs puissent connaître le sens du mot amitié.
- Alors tu vas devoir apprendre à être patiente.
- Je vais simplement faire comprendre à Dawson qu’il y a d’autres filles sur terre que cette Andie, dont moi.
- C’est bien ce que je dis, tu vas devoir être patiente  parce que vu comme il la regardait il avait l’air vraiment accro.
- Je me renseignerais d’abord auprès de Pacey ou Jack et après j’aviserais. J’aimerais également te demander un service.
- Non.
- Je ne t’ai encore rien demandé.
- Et alors ? C’est non quand même.
- Allez Joey, juste un petit service pour ta grande sœur préférée.
- Tu es mon unique sœur !
- Allez Joey, je me mets à genou devant toi.
Et Jen exécuta le geste à la parole
.
- Tu es malade relève toi. Ok dis-moi de quoi il s’agit.
- J’aimerais passer le plus de temps possible seule avec Dawson.
- Et en quoi je peux t’être utile ?
- Jack n’est pas un problème, il faudrait occuper …..Pacey.
- Ah non, hors de question, je ne le supporte pas.
- Allez.
- Tu veux que je me coltine cet abruti pendant que toi tu passeras du bon temps. Non, non et non.
- Je te revaudrais ça Joey.
- Il y a tellement de choses que tu me dois pour t’avoir rendu des milliers de services.
- Je ferais tes devoirs.
- Non merci, je peux me débrouiller seule et surtout j’aurais des meilleures notes si je les fais moi.
- Je te file ma collection de CDs.
- Je n’aime pas la musique que tu écoutes.
- Je ferais la vaisselle tous les soirs, j’irais faire les courses.
- Grand-mère trouvera ça louche si tu fais tout, surtout que d’habitude tu ne fais pas grand chose.
- T’en a pas marre d’avoir réponses à tout. Euh, je te donne Eucalyptus.
- Eucalyptus est mon chat.
- Je ferais tout ce que tu veux, quand tu veux et pendant toute la durée de notre séjour ici.
- Tout ce que je veux ?
- Tout ce que tu veux.
Voyant que Jen était prête à tout pour séduire Dawson, j’acceptai à contre cœur sa proposition.
- Je te préviens j’arrête dès que j’en ai marre de me coltiner cet imbécile.
- Merci Joey, je t’adore.
Jen descendit aider Grand-mère pour mettre la table. Je me demandai à cet instant combien de temps tout cela allait durer. Le lendemain, je dus prétendre être en retard pour que Jen puisse aller au lycée seule avec lui. Lorsque j’arrivais au lycée, je me rendis compte que j’étais réellement et je mis à courir dans les couloirs. Au détour de l’un d’entre eux, je percutai violemment quelqu’un et me retrouvai les fesses parterre.
- Eh tu ne peux pas faire attention !
J’étais à terre et ramassais mes bouquins, quand je reconnus la voix de la personne que j’avais percutée.
- Au lieu de râler tu ferais mieux de m’aider Witter !
- Non, je serais en retard en cours.
- Tu es déjà en retard et d’après ce que j’ai pu comprendre tu es un habitué.
- Pas comme toi on dirait !
- Mr Witter, Melle Lindley ! Vous devriez être en cours au lieu de papoter dans les couloirs !
- Mr Greene, je suis désolée, je me dépêchais d’aller en cours mais c’est cet ab….Pacey…qui m’a retardé et…
- Je ne veux pas entendre vos excuses ! Vous serez collés une heure tous les deux, après les cours ce soir. Passez au bureau de Mrs Keller. Elle vous fera un mot pour votre retard que vous donnerez à votre professeur.
Mr Greene s’éloigna pendant que je me dirigeais vers le bureau de la secrétaire du principal. Pacey quant à lui, marchait lentement derrière moi.
- Tout ça c’est de ta faute !
- Eh je ne suis pour rien, on n’a pas le droit de courir dans les couloirs !
- C’est la meilleure, c’est toi qui m’as foncé dedans, si tu ne t’étais pas trouvé là, j’aurais pu arriver en cours sans croiser Mr Greene. Et d’abord on n’aurait jamais du se rencontrer, tu es sensé avoir les mêmes cours que moi, et la classe de Mr Peterson est de l’autre côté.
- Justement, je comptais éviter le cours de biologie, mais maintenant grâce à toi, je vais devoir y aller et en plus je suis collé !
- Vous êtes toujours là ! La punition s’élève à deux heures et si je vous retrouve ici dans 5 minutes, ça passera à 4 heures.
Le principal s’éloigna pour finir sa ronde dans les couloirs. Je fusillai Pacey du regard et me dirigeai de nouveau vers le bureau de la secrétaire sans attendre. Une fois mon mot en poche, je sortis sans attendre Pacey, mais ce dernier me rattrapa dans les couloirs.
- Attends-moi, on doit arriver ensemble en cours, sinon Peterson va me renvoyer chez le principal.
- Ca m’est complètement égal, et si tu pouvais faire en sorte de te tenir le plus éloigner possible de moi je t’en serais reconnaissante.
- Ne joue pas à la vierge effarouchée avec moi, je sais que tu as craquée sur moi !
- Dites moi que je rêve, ma vie est un cauchemar, d’ailleurs, je vais me réveiller, tout ceci n’est qu’un cauchemar.
- Encore là ! La punition est maintenant de 4 heures et vous viendrez les faire samedi matin !
- Oh non ce n’est pas vrai, je te déteste Pacey Witter !
Je me dépêchai de retourner en cours, et lorsque Pacey arriva en cours, il affichait un sourire triomphal que ne manqua pas de remarquer Dawson. Comme Jen s’était assise à côté de Dawson, Pacey alla s’installer au fond de la classe. Malheureusement pour moi lorsque je cherchai une place, je me rendis compte que la seule place restante était à côté de Pacey. Peterson ne me lâcha pas de toute l’heure de cours, me posant sans cesse des questions. Pacey me conseilla de ne rien répondre à sa prochaine question, Peterson irait alors s’acharner sur quelqu’un d’autre. Un quart d’heure plus tard, j’en avais marre d’être la cible de Peterson et je décidai de ne pas répondre et d’appliquer le conseil de Pacey lorsque Peterson me demanda la définition du mot staphylocoque. Il passa alors à quelqu’un d’autre et continua son cours. Je murmurai un merci à Pacey à contre cœur. Lorsque la fin du cours sonna, je me précipitai au cours suivant et m’arrangeai pour être toujours assise à côté de quelqu’un pour éviter d’avoir à m’assoir à côté de ma sœur. Mais au cours du déjeuner, Jen me rejoignit avant les garçons.
- Tu m’évites ou c’est juste une impression.
- Grâce à toi et tes idées stupides, je suis arrivée en retard ce matin, j’ai eu le malheur de croiser cet imbécile de Pacey et résultat je suis collée 4 heures samedi matin. Alors oui je t’évite.
Je pris mon plateau et m’en allai à la bibliothèque. Ils parlèrent de passer une soirée vidéo ensemble ce vendredi, Dawson et Pacey travaillant au Screen Play Video le samedi soir. Dawson lui parla alors de sa passion pour Spielberg et des films qu’il aimait regarder, notamment E.T.,et  Les Dents de la Mer. Bien sûr Spielberg fit d’autres films tels que Minority Report ou encore La Liste de Schindler. Ils évoquèrent également la passion de Dawson pour la réalisation, et son premier film Le Monstre des profondeurs, brillamment interprété par Pacey et Andie. Jen put alors profiter d’un petit tête à tête avec Dawson malheureusement interrompu par Andie.
- Salut Dawson.
- ‘Lut.
Voyant que Dawson ne réagissait pas, Jen se présenta.
- Bonjour, moi c’est Jen.- Je suis déjà au courant.
- Ah.
- Les nouvelles vont vite à Capeside. Dawson, dimanche mon père organise une garden party, je ne sais pas si Jack t’en a déjà parlé, mais si tu veux tu peux venir, ainsi que Pacey.
Dawson hocha la tête. Andie partit et laissa Dawson bouche bée, et rêveur. Jen était jalouse de constater que cette fille lui faisait un tel effet. Elle prit son plateau et partit le laissant seul, il ne se rendit pas compte que Jen était parti.


lilis012  (26.09.2006 à 16:49)
Message édité : 04.12.2020 à 18:47

Samedi était arrivé. J’étais la première à la bibliothèque pour ma retenue. Je me mis dans un coin, en espérant que Pacey ne me cherche pas. Mais à peine arrivé, il se mit à crier mon nom dans toute la bibliothèque. Je me bouchai les oreilles avec mes mains et priai pour qu’il se taise. Voyant qu’il me cherchait toujours, et qu’il venait vers moi, je pris doucement mes affaires et me cachai dans un rayon de livres. Une fois qu’il fut passé près de moi sans me voir, je marchai dans le sens inverse toujours discrètement pour ne pas me faire remarquer. Soudain je ne l’entendis plus m’appeler. Je marchai alors plus rapidement et essayai de le trouver pour voir où il était et ainsi me mettre le plus loin possible de lui. Malheureusement pour moi au détour d’un rayon je tombai sur lui qui m’attendait les bras croisés et le sourire aux lèvres.
- Alors Joey, on essaye de m’éviter. Tu es très bonne à ce jeu, tu ferais une très bonne cambrioleuse.
Je voulus rétorquer mais Mr Flint, le bibliothécaire entra et nous demanda de s’assoir.
- Mr Witter, j’aurais été étonné de ne pas vous voir ici le premier samedi après la rentrée. Heureusement pour vous et moi c’est votre dernière année ici. Du moins je l’espère. Etant donné que vous êtes ici pendant 4 heures, j’ai de quoi vous occupez, vous rangerez d’abord les fiches qui se trouvent dans ces tiroirs, par ordre alphabétique, nous aviserons ensuite et je ne veux entendre aucun bruit.
 Je le remerciai intérieurement, je ne voulais en aucun cas m’adresser à Pacey, j’avais fait tout mon possible pour l’éviter cette semaine, ce qui n’avait pas été au goût de Jen puisqu’elle n’arrivait jamais être seule avec Dawson, Pacey étant toujours après elle, il l’avait d’ailleurs invité à la fête de Jack. Jen s’était empressée d’accepter afin de surveiller le comportement de Dawson face à cette pimbêche d’Andie. Jen m’avait d’ailleurs supplié de venir mais j’avais refusé, je ne voulais pas risquer de rencontrer Pacey. Dès que je l’apercevais dans les couloirs, je faisais demi-tour, et prenais un autre chemin. Parfois, il m’arrivait de le rencontrer, et il s’amusait à me chambrer. Je me contenais pour ne pas laisser échapper ma colère et risquais encore des heures de colles. 4 heures avec lui c’était bien assez. Une fois que  Mr Flint fut installé à son bureau, Pacey prit une chaise et se rapprocha de moi.
- Alors Joey, heureuse de passer 4 heures avec moi ?
- Plutôt mourir et aller en enfer que d’être ici avec toi.
- Ne t’oblige pas à être méchante pour me faire croire que tu ne t’intéresses pas à moi. Je sais que je te plais.
- La ferme Pacey.
Je sentais mon sang bouillonner, toute la semaine, il n’avait pas arrêté de m’embêter avec ça. Mais pour qui se prenait-il ? un sex-symbol ? Il avait peut être de beaux yeux et un corps plutôt musclé, il avait un caractère de macho, il était sûr de lui et très agaçant. Pacey se sentit observer et tourna la tête vers moi. Prise en flagrant délit je détournai les yeux mais aperçut le sourire triomphant de Pacey.
- Je t’ai vu me regarder, il va falloir que tu avoues tes sentiments.
- Tu veux vraiment savoir ce que je pense de toi ? Tu es un imbécile, un crétin, tout ce qui t’amuse c’est de te moquer des autres et de les tourner en ridicule. Tu es un macho, un coureur de jupon, un dragueur sans grande prétention. Ma sœur ne s’intéressera jamais à toi, tu es mec quelconque, sans intérêt, et trop facile à avoir. Et tu veux que je te dise, ça m’amuse de te voir te ridiculiser auprès d’elle à chaque fois que tu lui parles. C’est ma petite vengeance personnelle sur ce que tu me fais subir depuis mon arrivée ici. Voilà tu es content, maintenant laisse moi travailler en paix, je n’ai aucune envie de rester plus longtemps ici parce que le travail n’est pas fini.
- C’est vraiment ce que tu penses de moi ?
- Jusqu’à présent tu ne t’es pas comporté autrement.
- Très bien alors laisse-moi te dire ce que je pense de toi.
- Ne te gêne pas, ce que tu penses de moi m’est complètement égal.
- Tu es une petite intello, prétentieuse, sûre d’elle en cours. Tu es égoïste et froide, sans aucun sentiment. Tu as toujours l’air revêche et de mauvaise humeur. Tu as un sale caractère. Tu es une fille banale et aucun garçon dans le lycée n’aurait envie de sortir avec toi, tu ne souris jamais et tu t’habilles comme un mec.
- Tu as fini ?
- J’ai fini ?
- Bien.
- Bien.
- Je te déteste Witter.
- C’est réciproque.
- Bien.
- Bien. 
On passa les 4 heures chacun dans notre coin, une fois que Mr Flint nous permit de sortir, je partis sans me retourner. Lorsque je rentrai chez moi, Grand-mère m’attendait sur le perron.
- Joséphine, je peux savoir où tu étais ?
- Jen ne t’a rien dit ?
- Elle a marmonné quelque chose à propos de révision au lycée.
- C’est ça.
- Tu es sûre que tu ne me caches rien ?
- Mais non Grand-mère tu me connais, c’est Jen qui est la plus douée dans ce domaine.
- Effectivement tu es une piètre menteuse et demander à ta sœur de mentir à ta place pour te couvrir n’est pas très honnête. Surtout que tu avais l’air d’être fâchée contre elle cette semaine.
- Ok, j’étais collée. Mais je n’ai rien fait, j’étais un peu retard, et j’ai percuté ce crétin de Pacey, c’est à cause de lui que je me suis retrouvée très en retard, et collée.
- Pacey Witter, le fils du shérif ?
- Tu le connais ?
- Bien sûr, Pacey est garçon charmant et serviable, bien sûr il n’aime pas trop l’école mais c’est un bon garçon.
- Tu es sûre qu’on parle du même Pacey ?
- Pourquoi dis tu ça ?
- Parce que Pacey Witter est arrogant, malhonnête, méchant et….et des tas d’autres choses….et je le déteste.
- Tu le juges un peu vite, tu ne crois pas.
- Il ne s’est pas gêné pour me juger également. Il m’a dit que j’étais prétentieuse, sûre de moi….et des tas d’autres choses méchantes. Je ne suis pas celle qu’il a décrite.
- Pacey n’est pas le garçon que tu m’as décrit, il n’est peut être pas bien sous tout rapport comme son ami Dawson, mais il a un bon fond, il suffit de le connaître.
- Jamais de la vie.
- Tu sais que tu es têtue parfois.
Je croisai les bras et me renfrogner, je refusais de croire que Pacey pouvait être un garçon charmant, c’était un imbécile et il était hors de question que j’essaie de le connaître pour en savoir plus sur lui.
- Donne-lui une seconde chance.
- Non.
- Penses-y, tu n’as qu’à venir avec nous à cette garden party, il y sera sûrement.           
- Raison de plus pour que je n’y aille pas. Le sujet est clos Grand-mère. Je ne vous accompagnerai pas.
Je montai m’enfermer dans ma chambre et claquai la porte. Jen qui m’avait entendu rentrer vint frapper à ma porte.
- Joey je peux entrer.
- Non.
- S’il te paît tu ne vas pas me faire la gueule éternellement.
- Si.
- Joey ?
Jen pénétra quand même dans ma chambre avec un mouchoir blanc dans la main.
- Je viens en paix, tu sais que je suis une pacifiste, je déteste la guerre surtout entre toi et moi.
Je la laissai finalement entrer, sachant qu’elle n’abandonnerait pas facilement.
- Je suis désolée je ne te demanderais plus de t’occuper de Pacey.
Je ne répondais toujours rien. Je n’étais pas vraiment d’humeur à lui pardonner. Je restais les bras croisés à regarder dehors, lorsque j’aperçus Pacey qui se dirigeait vers la maison de Dawson. Il se retourna vers notre maison et nos regards se croisèrent quelques secondes avant que Pacey ne continue son chemin.
- Quelque chose ne va pas ?
- Est-ce que tu me trouves prétentieuse ?
- Euh non.
- Et sûre de moi ?
- Non.
- Est-ce que j’ai toujours l’air de mauvaise humeur ?
- Et bien, parfois oui, mais c’est parce que tu ne souris jamais.
- Merci ! Ca fait toujours plaisir
- Qu’est ce qu’il se passe ?
-Rien, tout va bien, c’est juste que papa et maman me manque. Notre petit rituel du samedi soir me manque. Je sais qu’ils ne sont partis que depuis une dizaine de jour, mais cette fois ci ils partent pour plusieurs mois.
- Je sais, j’aimais bien aussi quand on se réunissait et qu’ils nous parlaient de leurs nombreux voyages. Papa commence toujours ses histoires par «  Quand je pense que mes parents voulaient que je sois plombier ou paysagiste ! »
- Oui et maman prépare toujours un bon chocolat chaud avec des cookies.
- Hum j’en ai l’eau à la bouche. Eh mais j’ai une idée pourquoi est ce qu’on ne ferait pas ça ce soir ? On prépare des cookies, Grand-mère doit avoir la recette.
- Ok, c’est une bonne idée.
On descendit  toutes les deux rejoindre leur Grand-mère à la cuisine.
- Dis Grand-mère est ce que tu as la recette des cookies, tu sais celle que maman fait toujours.
- Bien sûr Jen que je la connais, c’est moi qui ait appris à votre mère à les faire.
Grand-mère fouilla dans ses livres de recette pendant que l’on commençait à sortir les ingrédients.
- Tenez la voilà. Est-ce que vous avez besoin d’aide ?
- Ca devrait aller, à deux on y arrivera bien, hein Joey ?
- Oui, tant qu’on ne fait pas brûler la maison.
- Bon et bien je vous laisse, j’ai des courses à faire en ville et j’ai rendez vous avec mon banquier.
- A tout à l’heure.
On sortit tous les ingrédients nécessaire lorsque je posais une question à Jen, j’avais envie de savoir pourquoi elle s’acharnait autant à vouloir séduire Dawson. Finalement une fois qu’elle aurait eu ce qu’elle voulait, elle passerait à autre chose, quelle satisfaction pouvait-elle bien en tirer ?
- Je peux savoir pourquoi tu t’acharnes à vouloir séduire Dawson ? Il n’est pas vraiment ton style de garçon, d’habitude tu passes à autre chose plus rapidement.
- Justement, j’abandonne. Je n’ai jamais vu un gars aussi accro d’une fille alors qu’il ne sort même pas avec, et puis il est tellement timide si ça se trouve il ne l’a jamais fait.
- Et alors ?
- Et alors une première fois n’est jamais super, et je n’ai pas envie de ça. Mais tu n’en sais rien !
Je préférai ignorer sa remarque. Ma virginité était un sujet récurrent Jen ne comprenait pas pourquoi j’attendais si longtemps avant de sauter le pas.
- Tu veux un conseil ?
- Venant de toi ? Tu vis comme une véritable bonne sœur, tu es l’archevêque de la chasteté, non le Pape, encore mieux tu es Sainte Mère Chasteté !
- Moques toi de moi, je suis déjà sortie avec des garçons je te signale, je ne suis pas novice en la matière.
- Peut être pour embrasser mais en ce qui concerne le reste….
- Je ne suis pas une experte comme toi, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais moi j’ai envie de le faire avec quelqu’un que j’aime réellement et pas à l’arrière d’une voiture.
- C’est très confortable dans une voiture ! Mais on s’égare là, tu voulais me donner un conseil ?
-Tu acceptes mes conseils maintenant ?-
 Pourquoi pas ça vaut ce que ça vaut après tout.
- Tu devrais te faire moins pressante, tu détestes les gars qui te collent, peut être que lui aussi n’aime pas les filles trop directes. Ca doit lui faire peur, fais toi désirer, arrête de lui faire des avances. Ca l’intriguera que tu ne sois plus intéressée, il reste un homme malgré tout ! Sois son amie tout simplement.
- C’est une bonne idée, mais je ne suis plus tentée. D’ailleurs j’ai un cavalier pour la fête de demain.
- Et qui est ce mystérieux cavalier ?
- Pacey.
- Quoi, tu vas sortir avec Pacey ! Et ta fameuse règle numéro 1 ?
- Je ne suis pas sortie avec Dawson, donc techniquement on n’a pas rompu. Et puis Pacey est plutôt mignon et d’après ce qu’on dit il n’est pas novice en la matière. Il est sorti avec son professeur d’anglais en seconde.
- Pacey ! Tu es sûr que tu veux sortir avec Pacey. Je n’ai aucune envie de le voir traîner ici.
- Ecoute rien n’est fait pour l’instant. Mais ça le sera demain, alors il faudra t’y faire.
- Ne me demande pas de tenir la chandelle !
- Je crois qu’on s’en passera.
- Ah oui, tu ne vas pas me refaire le même coup qu’avec Pete !
- Avec Pete c’était autre chose, il me faisait un peu peur quand on se retrouvait tous les deux.
- Ce n’est pas ça qui t’a empêché de sortir avec lui.
- Quand on le connaît Pete est vraiment quelqu’un de bien.
- Bref, fais comme tu veux, c’est toujours ce que tu fais n’est ce pas ?
Je changeai de sujet de conversation et préférai oublier Pacey. Mais mon répit ne fut que de courte durée. Une fois les cookies sortis du four, on alla louer une cassette. A peine entré dans le vidéo club j’eue la désagréable surprise de trouver Pacey assis derrière le comptoir.
- Tu savais qu’il travaillait ici ?
- Oui, lui et Dawson se font un peu d’argent de poche.
Je me faufilai à travers les rayons pour chercher une vidéo alors que Jen alla saluer Pacey. Dawson revint de la réserve avec un tas de cassettes sous le bras. Jen l’ignora et le salua vaguement. Elle était en pleine conversation avec Pacey. J’évitais de regarder dans leur direction, je farfouillai dans les rayons lorsque Dawson vint à ma rencontre.
- Tu veux de l’aide pour choisir un film ?
- J’attends Jen.
Dawson tourna la tête vers le futur couple.
- Ils ont l’air de bien s’entendre.
- Ouais Jen s’entend toujours bien avec tout ce qui porte un pantalon.
Dawson me regarda interloqué.
- Désolée.
- Vous venez à la fête demain ?
- Jen y va, je crois que je vais rester à la maison.
- Tu devrais venir, même si tu ne connais pas grand monde, ça vaut la peine d’y assister. Tout le monde attend cet événement à Capeside avec impatience.
- La garden party des McPhee ?
- Oui, ils invitent pratiquement toute la ville. Ils le font chaque année le premier weekend qui suit la rentrée des classes. 
On fut interrompus par Jen qui me demanda si elle pouvait aller boire un verre avec Pacey, au début je ne voyais pas pourquoi elle me demandait l’autorisation puis je compris qu’elle voulait y aller maintenant. Je lui donnais mon accord, puisque je savais que je ne gagnais jamais lorsqu’il s’agissait d’un garçon. Je détestais quand ma sœur agissait ainsi, mais j’avais pris l’habitude qu’elle annule ce que nous avions prévu de faire ensemble pour pouvoir sortir avec un garçon. Je rentrai chez moi, et m’affalai dans le canapé. Dans toute la maison régnait une délicieuse odeur de cookies. Je me dirigeai dans la cuisine pour me préparer un bon chocolat. Seul Eucalyptus était à la maison et je le pris dans mes bras pour rechercher un peu de réconfort mais il s’empressa de sortir lorsque Grand-mère rentra.
- Lâcheur !
- Hum quelle délicieuse odeur.
- Tu tombes bien je me faisais un chocolat tu en veux un ?
- Volontiers, Jenifer n’est pas avec toi ?
- Elle est sortie avec Pacey.
- Je ne l’y aie pas autorisée.
- On l’a rencontré au vidéo club. Mais ne t’inquiète pas elle ne rentrera pas tard.
- Je sais que vos parents vous laissent sortir assez librement et qu’ils vous font confiance. Mais vous êtes ici sous mon toit et il faudra respecter mes règles et me demander avant de sortir le soir.
- Ok.
- Ne t’en fais pas ta sœur aura droit au même discours.
- J’espère bien.
- Bon et bien je suis d’accord pour un bon chocolat. Ta sœur t’a abandonné pour un garçon si j’ai bien compris.
- Ce n’est rien j’ai l’habitude.
- Jenifer ressemble beaucoup à votre tante Jill. Alors que toi tu es le portrait craché de Liliane. Aussi bien physiquement qu’au niveau du caractère. Elle pouvait se montrer têtue parfois, et elle n’avait pas un caractère facile. Avec ton Grand-père on se demandait bien quel garçon voudrait bien d’elle un jour. Et puis un jour ce garçon est venu frapper à la porte, ta mère devait avoir à peu près ton âge. Quand ton grand-père a ouvert la porte, il lui a demandé s’il venait voir Jill, mais il a répondu qu’il venait voir ta mère. Ton grand-père était étonné mais il alla chercher ta mère. J’étais dans sa chambre avec elle, et je savais qu’elle avait rendez vous avec lui. J’ai été aussi étonné que lui de savoir que Mike l’avait invité à sortir.
- Pourquoi c’était si étonnant ?
- Parce qu’ils n’arrêtaient pas de se chamailler. Ils se connaissaient depuis la maternelle et avec Jim et Jill ils formaient un quatuor inséparable. Mike n’arrêtait pas de lui tirer les cheveux, de lui soulever ses jupes. Ils ne faisaient aucun effort pour se parler. Seulement elle avait découvert qu’il n’était pas seulement le garçon qui lui rendait la vie impossible, elle apprit à le connaître et la suite tu la connais.
- Je vois où tu veux en venir Grand-mère.
- De quoi parles-tu Joséphine ?
- Pacey et notre conversation de cet après midi.
- Je ne prétends pas que Pacey et toi allez tomber amoureux comme ce fut le cas pour tes parents. Seulement il ne faut pas juger les gens trop vite et leur accorder une deuxième chance.
- Ok, j’ai compris, je viens avec vous demain. Et ne me dit pas que ce n’était là où tu voulais en venir.
Je me souviens qu’à ce moment Grand-mère éclata de rire. Quand on était petite, elle et Grand-père venaient parfois nous garder à la maison quand nos parents partaient en mission à l’étranger. J’adorais ces moments passés avec eux, Grand-père nous a appris à faire du vélo, à nager et même à faire du patin à roulettes. Quant à Grand-mère je passais parfois des heures avec elle à la cuisine à discuter et à la regarder cuisiner, elle me connaissait mieux que personne et j’étais heureuse de pouvoir partager ce moment avec elle. Elle me manque beaucoup aujourd’hui, j’aimerais tellement me retrouver dans sa cuisine à bavarder avec elle du bon vieux temps.
- Tu es vraiment comme ta mère, quand je discutais avec elle, elle savait toujours ce que j’avais en tête.
Elle se leva et se dirigea vers une armoire d’où elle sortit des albums photos. Elle retourna s’asseoir auprès de moi et ouvrit le premier album.
- Les voilà, là c’est ta mère, ici Jill et voici Jim et Mike. Et là sur cette photo tu peux voir que tes parents étaient loin d’être des amis.
Sur les photos on pouvait voir mes parents, ils n’avaient pas vraiment l’air de bien s’entendre, sur l’une d’entre elles, mon père tirait la langue à ma mère et elle lui répondait par une grimace. Je fus attirée par une autre photo, représentant un homme sur un rameur. Grand-mère m’expliqua qu’il s’agissait de mon Grand-père, et qu’il aimait pratiquer l’aviron. C’était une chose que j’ignorais et j’écoutais attentivement ma Grand-mère lorsqu’elle me raconta son histoire.
- Je ne savais pas que grand-père avait pratiqué l’aviron.
- Il a arrêté à la naissance de ta tante Jill.
 - Pour quelles raisons ?
- Un peu à cause de moi. Je voulais qu’il passe plus de temps avec nous. Entre son travail, les entraînements et les compétitions, je ne le voyais pas beaucoup.
- Et il a accepté de tout abandonner ?
- Oui, il l’a fait. Mais je me suis rendue compte que j’avais été égoïste.
- Tu as agi par amour.
- Certainement.
On continua ainsi à feuilleter les albums une bonne partie de la soirée. Il était tard et Jen n’était toujours pas rentrée, Grand-Mère commençait à se faire du souci et décida de l’attendre. Je montai dans sa chambre et m’allongeai sur le lit. J’entendis Jen rentrait quelques instants plus tard. Grand-mère lui fit un sermon et j’entendis Jen s’excusait, puis elle monta directement dans ma chambre.
- Tu ne dors pas ? Génial, j’ai plein de choses à te raconter-
 - Ca ne m’intéresse pas.
- Ce n’est pas parce que tu n’apprécies pas Pacey que je n’ai pas le droit d’en parler.
- Si.
- Je l’apprécie vraiment alors si tu pouvais faire un effort pour être plus aimable avec lui.
- Comment peux-tu dire que tu l’apprécies, tu le connais depuis une semaine seulement !
- J’ai passé une agréable soirée, il s’est conduit en véritable gentleman. Et c’est une qualité que j’apprécie chez un garçon.
- Ouais.
- Je sais tu m’en veux encore parce que je t’ai abandonné ce soir.
- Non, j’ai passé une très bonne soirée avec Grand-mère, on a regardé ses vieux albums photos. Et puis j’ai l’habitude que tu me laisses tomber pour sortir avec un garçon. Au fait je viens quand même demain, Grand-mère a réussi à me faire changer d’avis.
- Cool, bon et bien je te laisse bonne nuit.
- Bonne nuit.


lilis012  (26.09.2006 à 17:02)
Message édité : 04.12.2020 à 18:48

Le lendemain matin j’étais dans ma chambre en train de me préparer lorsque Jen débarqua en trombe.
- Tu n’aurais pas vu mon soutien gorge rouge, tu sais avec le balconnet et les dentelles !
Jen se mit à fouiller dans ma commode. Elle savait que je détestais quand elle mettait son nez dans mes affaires sans le demander.
- Non je ne l’ai pas vu et ne fouille pas dans mes affaires j’ai horreur de ça.
Jen se dirigea alors vers mon placard.
- Tu es sûre que je ne te l’ai pas prêté !
- Dois-je te rappeler que nous n’avons pas le même tour de poitrine.
- C’est vrai j’oubliais que la nature avait été plus généreuse avec toi.
- C’est pour cela que tu portes un balconnet.
- Ok ca va j’ai compris je vais demander à Grand-mère si elle ne l’aurait pas vu.
Jen ressortit de ma chambre et je descendis pour les attendre dans la cuisine. Lorsque la sonnerie de la porte retentit je me levai et allai ouvrir, j’eu la désagréable surprise de me retrouver nez à nez avec Pacey.
- Salut.
- Qu’est ce que tu fais là ?
- Je suis venu chercher Jen.
Je lui fermai la porte au nez, mais lorsque je me retournai  pour aller dans la cuisine je constatai que Grand-mère était derrière moi et me regardait d’un air réprobateur. Je rouvris alors la porte et m’écartai pour le laisser passer. J’allai ensuite voir si Jen était prête et la découvris encore en peignoir.
- Tu n’es pas encore habillée ?
- Je n’arrive pas à mettre la main sur ce foutu soutien gorge !
- Mets en un autre.
- Je ne peux pas il va avec le chemisier que j’ai prévu de mettre.
- Change de chemisier.
- Non, c’est mon chemisier fétiche, je le mets toujours au deuxième rendez vous et en plus il va parfaitement avec ma jupe.
- Ecoute Jen, décides toi vite, soit tu mets un autre soutien gorge avec ton chemisier soit tu changes de tenue fétiche pour une autre tenue fétiche, mets celle du troisième rencard.
- Je n’ai pas de tenue fétiche pour un troisième, c’est complètement idiot.
Je descendis et la laissai finir de se préparer. Je m’adressai froidement à Pacey pour le prévenir que Jen arrivait et je me forçai de sourire lorsque Grand-mère me donna une petite tape sur l’épaule. Nous étions installés tous les trois dans le salon, j’étais assise dans un fauteuil les bras croisés et Pacey debout devant la cheminée.
- Alors Mme Ryan, vous faites toujours partie de cette association.
- Il y a toujours des gens qui ont besoin d’aide, je fais de mon mieux.
- Vous n’avez pas organisé de tournoi pour les enfants cette année ? Je m’attendais à ce que vous m’appeliez.
- Nous avons manqué de moyen, mais ne t’en fais pas tu es toujours le premier sur ma liste pour interpréter le père Noël.
Je levai un sourcil interrogateur vers Grand-mère qui m’ignora alors que Jen faisait son apparition. Pacey en resta bouche bée.
- Tu es splendide.
- Merci.
Je remarquai que Jen avait tout de même mis son chemisier fétiche, j’appris par la suite que son fameux soutien gorge était sagement rangé au fond de son tiroir. Je connaissais bien Jen et je savais qu’elle n’avait aucune passion pour le rangement, j’imaginai alors le contenu de son tiroir et n’eue aucun mal à croire qu’elle ne l’ait pas trouvé tout de suite. Au moment de sortir elles se dirigèrent toutes les deux vers la voiture de Pacey. Je m’arrêtai net.
- Hé, on ne prend pas notre voiture ?
- Non Joséphine, Pacey a gentiment proposé de nous accompagner.
A l’évocation de mon prénom, Pacey me regarda un immense sourire affiché sur son visage. Je m’installai à contre cœur à l’arrière de la voiture et ne parlai pas du trajet. Une fois arrivée, je fendis la foule présente et retrouvai avec soulagement Jack.
- Tu as pu venir ?
- Oui, ma Grand-mère m’a convaincu.
- Je suis content que tu sois là, Dawson et Pacey ne sont pas encore arrivés.
 - Pacey est avec ma sœur.
- Avec ta sœur ?
- Oui ils sortent ensemble depuis hier.
- J’avais l’impression qu’elle était plutôt intéressée par Dawson.
- Ouais ma sœur change vite d’avis lorsqu’un mec lui résiste et surtout lorsqu’il préfère une autre fille, elle n’aime pas la concurrence.
- Andie.
- Hé oui. Est-ce que je peux te poser une question ?
-Tant que je ne suis pas obligé d’y répondre.
- Qu’est ce qu’il se passe entre Dawson et Andie ?
- Je ne sais pas trop, ils étaient amis, ils étaient même très proches. Pacey et moi on pensait qu’ils sortaient ensemble en cachette et puis du jour au lendemain plus rien, ils s’adressaient à peine la parole, et c’est comme ça depuis quelques mois. Dawson ne nous a jamais rien dit, mais je pense qu’il était amoureux d’elle et qu’il l’est toujours.
Pacey et Jen nous rejoignirent et elle et Jack allèrent chercher à boire me laissant seule avec Pacey.
- Alors Joséphine ca va ?
- J’en étais sûr, j’ai vu ton regard sournois, je me doutais bien que tu ne pourrais pas t’empêcher de le dire un jour ou l’autre.
- Je vois, tu n’as toujours pas digéré ce que je t’ai dit hier.
- Je me fiche de ce que tu penses et de ce que tu as pu me dire à la bibliothèque.
- Je ne pensais pas ce que je te disais.
- Et bien moi si.
- Ah oui ?
- Oui.
- Très bien, je retire ce que je viens de te dire, je te déteste toujours autant.
- Moi aussi.
- Bien.
- Bien.
Lorsque Jen revint, elle remarqua la tension entre nous et me pris à l’écart pour me parler.
- Ecoute, je ne sais pas pourquoi tu ne l’aimes pas, mais j’aimerais que tu fasses un effort, pour moi. S’il te plaît.
 - Je ne deviendrais pas son amie.
- Je ne t’en demande pas autant. Tu peux lui dire bonjour quand tu le vois, sois polie et souriante.
- Tu ne veux quand même pas l’épouser.
- Joey, je ne sors avec lui que depuis hier !
- Alors pourquoi veux tu que je sois sympa avec lui, il ne l’est pas avec moi.
- Parce qu’avec lui j’ai l’impression que c’est différent.
- Ne te vexes pas Jen, mais tu dis ça à chaque fois, alors à moins de recevoir un faire-part de mariage je ne ferais aucun effort.
Et je la plantai là au milieu de parfaits inconnus un verre à la main. Je tentai de retrouver Grand-mère pour l’avertir que je partais. Il était hors de question que je passe toute la journée entourée de Jen et de son nouveau petit copain. Mais une chose était positive dans tout ça, tout serait bientôt fini et je n’aurais plus à le supporter. Jen ne sortait pas longtemps avec les garçons qu’elle rencontrait, au pire, je devrais le supporter un mois ou deux. Je cherchais toujours ma Grand-mère mais elle était introuvable, je décidai alors d’entrer dans la maison. C’était une maison immense de style coloniale, un grand escalier trônait au milieu de l’entrée et rejoignait l’étage. Je me dirigeai un peu au hasard à travers la foule, Dawson n’avait pas menti en disant qu’ils avaient invité presque toute la ville. La maison grouillait de monde et il en était de même pour le jardin. Je décidai finalement de commencer à la chercher ne sachant pas pour où commencer j’entrais dans la première pièce qui se trouvait devant moi. La pièce était grande et l’entrée était située dans un renfoncement. Je m’avançai lorsque j’entendis des voix et mais je m’arrêtai lorsque je reconnus les voix de Dawson et Andie.
- Andie, je suis vraiment désolé, j’ai agi comme un idiot.
- Tu aurais du t’en rendre compte avant d’agir.
- Je sais que je t’ai fais souffrir et j’en suis désolé mais je t’aime toujours et….
Le silence se fit alors dans la pièce et je les soupçonnais d’échanger un baiser.
- Non Dawson arrête, tu ne peux pas tout arranger par un baiser. Tu as couché avec une autre fille et même si je pouvais te pardonner je ne pourrais jamais oublier.
- Andie, s’il te plaît !
- Non, je t’aimais Dawson, et je pensais que tu m’aimais aussi, que tu ne me ferais jamais souffrir et maintenant quand je pense à toi, je te vois avec elle, je te vois dans ses bras et je ne peux pas le supporter.
J’entendis des pas venir vers moi, je sortis précipitamment et lorsqu’Andie sortit les yeux pleins de larmes, elle ne me remarqua pas. J’hésitai à rentrer pour aller voir Dawson mais en même temps j’aurai eu du mal à expliquer ma présence ici. Je m’éloignai silencieusement et sortis par une porte qui donnait sur l’arrière de la maison. Devant moi se trouvait un immense jardin rempli de fleur. Apparemment les gens invités à la garden party n’avaient pas accès au jardin qui se trouvait derrière la maison. Poussée par la curiosité, je suivis le sentier et me retrouvai face à un pré dans lequel se trouvait une jument. Je m’approchai doucement d’elle et lui caressai le museau.
- Salut ma belle. Tu es magnifique. Tu dois te sentir seule dans ce grand champ, je te comprends, je sais ce que ça fait de se sentir seule. Heureusement Eucalyptus me tient compagnie.
Je restai quelques minutes à contempler la jument et en repartant je sentis une présence derrière moi, comme si quelqu’un m’observait. Bizarrement une sensation de bien être m’envahit, je me sentais bien et en sécurité. Je me retournais pour voir si personne ne se trouvait derrière moi mais le pré était vide, seule la jument me regarder. Plus tard, je compris d’où venait cette sensation et je la ressens encore parfois aujourd’hui. En revenant vers la maison je croisai Jen.
- Tu n’aurais pas vu Pacey par hasard, et je dis simplement « voir » pas parler.
- Non, je ne l’ai pas « vu ». Par là il n’y a plus rien, tu ne le trouveras pas.
- Je vais quand même aller voir, il m’a parlé d’un coin tranquille et isolé.
- Ok, amuse-toi bien.
Je fis le tour de la maison et ne trouvai pas Grand-mère, je me dis alors que le meilleur moyen de la trouver était de ne pas bouger. Je m’installai près du buffet et attendis. Au bout de quelques minutes Dawson me rejoignit.
- Salut Dawson.
- Salut, tu n’aurais pas vu Pacey.
- Je peux savoir pourquoi tout le monde me pose cette question ?
- Je ne voulais pas t’offenser.
- Excuse-moi Dawson. Non je ne l’ai pas vu et c’est très bien ainsi.- Je sais que Pacey n’a pas été très sympa avec toi cette semaine mais ne le juge pas trop vite.
- Je me fis toujours à ma première impression.
- Il se comporte parfois comme un vrai rustre mais ce sont ces hormones qui agissent pour lui.
- Ce n’est pas une excuse, de toute façon, je ne suis ici que pour quelques mois alors si je ne m’entends pas avec lui ce n’est pas la fin du monde.
- Vous êtes vraiment différente ta sœur et toi.
- Ouais.
- On te l’a peut être déjà dit.
- Des millions de fois mais c’est la vérité et je l’accepte. Jen est ma sœur et je l’adore malgré le comportement qu’elle peut parfois avoir. Elle est aussi guidée par ses hormones.
- Tu sais je suis un peu soulagé qu’elle ait arrêté de me draguer.
- Je te comprends, mais elle aime relever les défis, plus tu lui résistes et plus elle aime ça.
- Alors pourquoi est ce qu’elle a laissé tombé ?
- Je crois qu’elle s’est aperçu que tu avais des sentiments pour une autre et elle n’aime pas avoir de rivale.
Dawson resta silencieux, je me demandai si je devais parler de sa conversation avec Andie, après tout je ne le connaissais que depuis une semaine. Mais je voyais bien la détresse dans laquelle il se trouvait, je tentai tout de même le coup. Et je ne le regrettai pas, Dawson devint par la suite un véritable ami vers lequel je me tourne encore aujourd’hui.
- Dawson ?
- Oui.
- Ne le prends pas mal mais sans le vouloir j’ai surpris ta conversation avec Andie tout à l’heure.
- Oh.
- Je ne voulais pas écouter, je cherchais simplement ma Grand-mère.
Je le vis hésiter mais il se mit à me raconter son histoire.
- Je n’en ai jamais parlé à personne, même si je sais que Jack et Pacey avaient des doutes.
- Pourquoi ne leur en avoir jamais parlé, ce sont tes amis.
- Oui, mais je me suis rendu compte que je l’aimais lorsque j’avais 12 ans. Je me suis réveillé un matin et c’était devenu comme une évidence. Je me voyais mal dire ça à Jack et Pacey, ils ne pensaient qu’à jouer au ballon, les filles n’étaient pas encore leur priorité.
- Pacey ne s’intéressait pas encore aux filles ! C’est une plaisanterie.
- Tu serais étonné si tu prenais la peine de le connaître.
- Non merci. Mais on ne parle pas de lui pour l’instant.
- Lorsque nous sommes rentrés au lycée nous étions toujours très proches, on partageait tout. Et puis un jour je l’ai embrassé, c’était une impulsion, ce n’était pas prémédité. Et elle m’a rendu mon baiser.
- Pourquoi n’avoir rien dit à ce moment là?
- On voulait garder ça pour nous, les choses auraient été différentes avec Pacey et Jack. Alors on a gardé ça secret. Au début c’était magique, je réalisais enfin un rêve, je l’aimais, elle m’aimait.
- Mais….
- Mais elle ne voulait pas passer à l’acte, elle voulait attendre. Un jour on s’est violemment disputé. Le soir même j’avais rendez vous avec Pacey et Jack, il y avait une fête chez un gars de l’équipe de foot. Il y avait pas mal d’alcool, j’ai beaucoup bu et quand je me suis réveillé le lendemain matin, je n’étais pas seul. Il y avait cette fille, complètement nue à côté de moi.
- Oh, je vois.
- Je me sentais coupable alors je l’ai dit à Andie.
- Ouh, ne jamais dire à une fille qu’on l’a trompé si ce n’est pas sérieux avec l’autre fille.
- Je voulais être honnête avec elle.
- Dawson, tu as couché avec une autre parce qu’elle ne voulait pas coucher avec toi. Ce n’est pas quelque chose que l’on pardonne facilement. Elle a du se sentir offensée, blessée.
- J’étais complètement ivre ce soir là, en colère qu’elle ne comprenne pas mes attentes.
- Mets-toi à sa place. Elle te faisait confiance et cette confiance aurait fait qu’un jour elle passerait le cap  avec toi et toi tu arrives et tu lui dis que tu as couché avec une autre. Elle n’a plus confiance en toi, mais il faut être positif, la confiance, ça se gagne, elle te pardonnera, elle oubliera et réapprendra à te faire confiance, à toi de lui prouver ton amour et ta sincérité.
- Merci Joey, ça m’a fait du bien de t’en parler, je comprends maintenant ce qu’elle a pu ressentir.
- Si tu as besoin de parler n’hésite pas à venir me voir, je sais qu’on ne se connaît pas depuis longtemps mais….
- Mais je pense que l’on peut devenir ami.
- Ouais c’est un peu près ça.
- Je vais appliquer ton conseil et essayer de lui parler. 
Dawson m’abandonna et partit à la recherche d’Andie, il la trouva en compagnie de son père.
- Bonjour Mr MacPhee.
- Tiens, bonjour Dawson. Comment vas-tu ?
- Bien je vous remercie. Andie je peux te parler.
Andie suivit Dawson à contre cœur. Il l’emmena dans un endroit à l’écart de la fête où personne ne pourrait les surprendre.
- Qu’est ce que tu veux, je pensais avoir été clair.
- Je veux que tu m’écoute c’est tout.
- Tu as une minute.
- Je sais que j’ai agi comme le pire des crétins avec toi, que j’ai détruis la confiance que tu avais en moi, je t’ai blessé, je t’ai fais du mal et rien de ce que je pourrais dire ou faire ne pourras l’effacer. Mais je te promets que je vais regagner ta confiance, parce que je n’imagine pas ma vie sans toi. Ca prendra peut être des jours, des mois, des années, mais j’y arriverais.
Et il l’embrassa. Andie encore sous le choc de l’étonnement se laissa faire.
- Je t’aime Andie McPhee.
Il s’éloigna laissant Andie pantelante, elle dut s’appuyer au mur pour reprendre ses esprits. Dawson était fier de lui, il me raconta tout en détails, mais nous fûmes interrompus par Jen et Pacey.
- Salut vous deux.
- Jen tu as un peu d’herbe dans les cheveux et tu ferais mieux d’aller te recoiffer si Grand-mère te voit comme ça, elle n’aura aucun doute sur tes activités campagnardes.
- Je file aux toilettes, arranger ça, Joey tu m’accompagnes.
Elle me tira par le bras, ne me laissant pas d’autres choix que de la suivre. On se faufila à travers les invités, évitant de se faire remarquer. Lorsque Jen aperçut sa tête dans le miroir, elle éclata de rire.
- Effectivement  je suis remplie d’herbe.
- Je croyais que tu ne passais jamais à l’acte avant le troisième rencard.
- Il ne s’est rien passé, nous avons juste…
- …batifoler.
- Oui mais pas dans le sens où tu l’entends, on n’a fait que s’embrasser.
- Ton chemisier est mal reboutonné.
- Ok on a fait un peu plus que s’embrasser mais on n’est pas passé à l’acte.
- Epargne-moi les détails et tourne-toi que je t’enlève l’herbe de tes cheveux.
Jen reboutonna son chemiser correctement
.
- C’est dingue l’effet qu’il me fait, il est toujours resté dans la limite du raisonnable, en même temps, il était tellement doux et prévenant.
- Je ne t’ai pas demandé de m’épargner les détails il ya quelques secondes ?
- Joey s’il te plaît, j’ai besoin de t’en parler, je t’ai toujours parlé de mes anciens petit ami, je ne vais pas arrêter sous prétexte qu’il s’agit de Pacey.
- Ok, ca va, mais pitié je ne veux pas les détails.
- J’épargnerais ta sensibilité. Au fait je t’ai vu discuté avec Dawson, peut être qu’il préfère les brunes finalement.
- Ne te méprends pas, nous discutions tout simplement, on n’était pas en train de flirté.
- Ok, et Jack, tu le trouves comment ?
- Jen !!!
- Quoi ! Tu n’es pas sortie avec un garçon depuis une éternité, depuis Steve !
- Et alors, est ce que je me mêle de tes affaires ?
- Oui.
- Ok, mais accepte que je ne sois pas comme toi, je n’ai pas besoin d’avoir constamment un mec accroché à mes lèvres.
- Non, mais il serait peut être temps que tu passes à l’acte. Tu ne trouveras jamais l’homme parfait, il faut que tu te fasses une raison.
- Je préfère attendre encore un peu.
- Ok, mais si tu continues comme ça tu risques d’être encore vierge à 20 ans….
- Jen ! Parle moins fort. Et mêles toi de tes affaires.
- Je ne serais pas une bonne sœur si je ne m’en mêlais pas.
- Ca y est je t’ai enlevé toute l’herbe, recoiffe toi, je t’attends dehors.
On rejoignit les autres et malgré toute l’animosité qu’il pouvait y avoir entre Pacey et moi on passa une agréable après midi, je crois que c’est à cet instant qu’à débuter notre amitié entre nous tous.


lilis012  (26.09.2006 à 17:12)
Message édité : 04.12.2020 à 18:48

La fin de l’automne arriva et il laissa sa place à l’hiver. On s’était parfaitement intégré au groupe des 3 garçons, et nous passions beaucoup de temps ensemble. La fin de l’année arriva rapidement, Jen sortait toujours avec Pacey à mon plus grand étonnement. Elle qui n’arrivait jamais à avoir de relation sérieuse ! Je décidai alors de faire un effort. Lorsque j’arrivai au lycée un matin, ils étaient déjà tous là. Je rejoignis le groupe et saluai également Pacey, chose qui n’arrivait jamais, et les autres s’étaient habitués au fait qu’on ne s’adresse jamais la parole et ils faisaient avec, mais tous furent étonnés de mon comportement et ils me regardèrent d’un air interrogateur.
- Quoi ! C’est bientôt Noël, je suis d’humeur joyeuse.
Je pointai alors mon doigt vers Pacey.
- Et ne fais surtout aucune remarque qui me ferait regretter mon geste. 
A la cantine, je déjeunais en compagnie de Dawson, je voulais savoir où il en était avec Andie et s’il l’avait finalement invité au bal. Ils passaient beaucoup de temps ensemble, essayant de reconstruire leur histoire et pour l’instant tout se passait très bien.
- Alors où tu en es, tu l’as invitée au bal ?
- Je ne sais pas si c’est une bonne idée.
- Ne me dis pas que tu as la trouille de lui demander ?
- Ce n’est pas ça, on reconstruit doucement notre relation, je ne suis pas sûr qu’elle soit prête à franchir un tel pas. Et puis elle y va peut être avec quelqu’un d’autre.
- C’est sûr qu’à ce rythme là, la nouvelle année sera déjà passée que tu ne lui auras pas encore demandé.
- Tu es sûre que tu ne veux pas y aller avec moi ?
- Non, je ne peux pas, Jack me l’a déjà demandé.
Les autres arrivèrent à cet instant et nous interrompirent. On discuta de tout et de rien mais principalement du bal, le soir même avec Grand-mère nous avions prévu d’aller nous acheter nos robes. Lorsque j’aperçus Andie quitter la cafétéria je me précipitais à sa rencontre pour tâter le terrain, je n’en avais pas encore parlé à Dawson et je n’avais pas l’intention de le faire, il aurait de toute façon refuser.
- Salut Andie.
- Salut Joey.
- Tu vas au bal ?
- Je ne sais pas encore, je n’ai pas trouvé de cavalier.
- Ah, et pourquoi ?
- Ce n’est pas parce qu’on ne me l’a pas proposé mais je n’ai pas envie d’y aller avec n’importe qui sous prétexte d’avoir peur de me retrouver seule.
- Et tu attends quel genre de garçon ?
- Est-ce que par hasard, tu viens de la part de Dawson ?
- Moi, nooon.
- Joey !
- Peut être.
- Peut être ?
- Il ne sait pas que je suis venue te parler.
- Il veut m’inviter au bal ?
- Oui. Est-ce que tu serais d’accord ?
- Je ne sais pas, on réapprend à se connaître, je commence tout doucement à lui faire confiance en tant qu’ami, mais de là à nous imaginer sortir ensemble !
- Ecoute Andie, Dawson est fou amoureux de toi, il l’est depuis qu’il a 12 ans. Il est prêt à tout pour se faire pardonner et avoir la chance d’être de nouveau avec toi. Il ne s’attend pas à ce que tu acceptes, il a même peur de te le demander de peur de tout gâcher entre vous. Alors je te demande de bien y réfléchir, quelque soit la décision que tu prendras. Mais je te conseille de ne pas trop le faire attendre, il t’aime c’est certain mais s’il n’a pas un petit signe d’encouragement en échange, il finira par se dire que c’est peine perdue et tournera la page, aussi dur que cela puisse être.
- Je vais y réfléchir et….merci.  
A la fin des cours, je me dirigeai vers la bibliothèque. En chemin j’aperçus Dawson et Andie en pleine conversation. Je m’approchai alors doucement et me cachai pour entendre leur conversation.
-….alors tu es d’accord ? Tu viens avec moi au bal ?
- Oui, Dawson, j’accepte de t’accompagner au bal.
Je ne pus m’empêcher de pousser un cri de joie qui ne passa pas inaperçu.
- C’est malpoli d’écouter les conversations des autres.
- Désolé Dawson, je n’ai pas pu m’en empêcher, je suis contente pour vous. Mais faites comme si je n’étais pas là continuez. Hé, pourquoi tu ne la raccompagnerais pas chez elle !
- Joey !
- C’est bon je m’en vais. 
J’arrivai de bonne humeur à la bibliothèque, je ne vit pas tout de suite Pacey qui m’observait du coin de l’œil.
- Alors Joséphine, qu’est ce qui te met de si bonne humeur.
J’allai répliquer mais je me retins.
- Non, je ne dirais rien, je ne relèverais pas, je suis joyeuse et ce n’est pas toi Witter qui va gâcher ça.
Je partis à la recherche du livre que je voulais, Pacey sur mes talons.
- Tu n’as rien d’autres à faire que de me suivre.
- Non, je suis intrigué.
- Intrigué ?
- Je dois avouer que tu m’intrigues. J’ai toujours pensé que tu étais une rabat-joie, toujours de mauvaise humeur et aujourd’hui je découvre une autre Joey.
- Par contre moi je n’ai pas découvert un autre Pacey, je pense toujours la même chose de toi, seulement j’ai décidé de faire un effort pour Jen, c’est ma sœur et tu es son petit ami.
- Quelle logique! 
- Bon, ce n’est pas que l’envie de discuter avec toi me manque mais j’ai mieux à faire, alors si tu veux bien aller vaquer à tes occupations.
- Mais c’est ce que je suis en train de faire.
- D’ailleurs qu’est ce que tu fais ici, ne me dis pas que tu es venu chercher un livre tu sais à peine lire !
- Ton compliment me touche beaucoup, Miss Intello.
- Je sais tu es encore collé, alors éloignes toi de moi j’ai déjà passé 4 heures en colle avec toi en début d’année, ça m’a suffit, je n’ai pas envie de retenter l’expérience.
- Je suis sûre qu’on s’amuserait bien maintenant que tu t’es décoincée.
- Je n’ai jamais été coincée. Ah voilà j’ai trouvé. Désolée de t’abandonner avec Mr Flint mais je dois aller me chercher une robe pour le bal. Bye.
Je m’en allai le sourire aux lèvres pour une fois je lui avais cloué le bec et ça n’avait pas entamé ma bonne humeur. Et le fait de savoir que Pacey était déstabilisé par mon comportement me remplissait de joie.  Une fois dehors, je retrouvai Grand-mère et Jen et on alla à Providence pour trouver deux tenues. Je détestais faire les magasins, mais la perspective d’aller au bal de Noël me réjouissait. En plus j’y allais avec Jack, un ami, je n’avais pas eu besoin de me chercher un prétendant. On trouva le magasin spécialisé pour ces occasions et on en fit le tour, prenant chacune plusieurs robes à essayer. On alla ensuite ensemble dans les cabines d’essayage. Jen fut la première à sortir, elle portait une robe violette, très décolletée. Lorsque Grand-mère la vit elle lui fit faire demi-tour immédiatement dans la cabine pour en trouver une autre. Moi, contrairement à Jen, je trouvai mon bonheur rapidement. La robe était simple, vert émeraude, cintrée à la taille et évasée vers le bas. Je me souviens encore comme si c’était hier. Le haut était à bretelle et une fleur rouge ornait le corsage. Une étole complétait la tenue. Je me regardais dans la glace et j’étais plutôt contente du résultat.
- Je crois que j’ai trouvé ma robe.
- Tu es splendide Joey. Tu ressembles beaucoup à ta mère.
- Joey tu veux bien venir m’aider à fermer ma robe !
- J’arrive.
J’entrais dans la cabine et fermais la robe de Jen.
- Alors qu’est ce que tu en penses ?
- Tu es très belle dans cette robe et Grand-mère approuvera aussi.
On sortit alors de la cabine ensemble et on vit Grand-mère émue, prête à verser quelques larmes.
- Vous êtes splendides !!
- Tu crois que Pacey va aimer ?
-Il va te trouver magnifique.
Jen avait opté pour une jupe noire allant à mi-genou rappelant un peu les jupes des années 50. Le haut était également noir, à manches longues, mais celles-ci étaient ouvertes le long du bras jusqu’au épaules. La seule fantaisie de sa tenue était une fine ceinture brillante qui ornait sa taille. On rentra à la maison satisfaite de nos achats.  Alors que j’étais au lit, Jen entra doucement dans ma chambre et se faufila sous mes couvertures. Je me poussais pour lui faire un peu de place, on faisait souvent ça lorsqu’on était plus jeune et que l’on voulait discuter de sujet qui nous tenaient à cœur, pour Jen c’était évidemment les garçons. Alors je sus tout de suite qu’elle voulait me parler de Pacey.
- Tout va bien avec Pacey ?
- Je crois que je vais le quitter.
- Quoi ! Mais pour quelles raisons ? Je croyais que tout allait bien entre vous.
- Justement c’est là le problème. Tout va trop bien.
- Je ne te suis pas.
- On se connaît trop bien, il n’y a plus de mystère entre nous, il n’y a plus toutes ces petites choses qui rendent une relation agréable et excitante.
- De quelles petites choses tu veux parler ?
- Je sais que tu crois que je ne pense qu’au sexe et que je suis prête à tout pour sortir avec un garçon mais j’ai aussi des sentiments, j’ai aussi cette boule au ventre pendant que tu l’attends devant la porte, je ressens aussi ces petits papillons au ventre lorsque je le vois s’approcher de moi pour m’embrasser. Je connais cette effervescence dans laquelle tu te trouves le lendemain et avec Pacey j’ai dépassé ce stade, on vit dans la routine, on fait toujours la même chose.
 - Dans toute relation il y a des stades par lesquels passer, et tu as dépassé le stade de la relation qui débute, tu es dans une relation plus sérieuse, basée sur la confiance, la sincérité et…
- Je ne veux pas de ce genre de relation, je ne veux pas de relation à long terme.
- Alors pourquoi être resté avec lui si longtemps.
- Parce que je pensais qu’avec lui les choses pourraient être différentes. Je voulais vraiment avoir une relation sérieuse pour une fois.
- Tu verras, le jour où tu seras amoureuse, réellement amoureuse,  tu vivras au jour le jour et tu verras ta relation évoluer sans te poser de questions. Tu n’es pas prête à vivre une relation sérieuse, tu veux t’amuser. Et Pacey n’est pas un garçon pour toi, du moins ce n’est pas le genre de garçon avec lequel tu peux tomber amoureuse.
- Oui, mais si je ne trouvais pas le garçon idéal, si aucun garçon ne tombait amoureux de moi.
- Qui te dit que Pacey ne l’est pas ?
- Je le sais c’est tout.
- Alors ta décision est prise. Tu vas lui annoncer quand ?
- Après le bal.
- Après le bal ?
- Ben oui, j’aurais du mal à trouver un cavalier maintenant. 
Le lendemain, Pacey était passé chercher Jen pour l’emmener au lycée comme à leur habitude. Etant donné que Jen était toujours en retard le matin, Je lui ouvris la porte. Même si je le détestais, je savais que Jen allait le quitter et je ne pouvais m’empêcher de ressentir un peu de tristesse qui s’envola rapidement lorsqu’il ouvrit la bouche.
- Bonjour Joséphine !
- Pitié qu’est ce que je dois faire pour que tu arrêtes de m’appeler par mon prénom ?
- C’est simple, tu arrêtes de m’appeler par mon nom de famille.
- Tu plaisantes ! Je ne te connais pas assez pour t’appeler par ton prénom.
- Très bien, je ne te connais pas assez pour t’appeler par ton surnom !
- Ce que tu peux être agaçant !
- Je sais.
Je mis alors mon bonnet, saisis son manteau, mon écharpe et m’emparai de mon sac avant de partir. J’enfonçai mon bonnet sur ma tête et sortis pour aller chez Dawson. En chemin je me retournai ayant de nouveau cette impression d’être observé et de nouveau une sensation de bien être m’envahi comme si rien ne pourrait m’arriver. J’aperçus alors Pacey qui me regardait à travers la fenêtre et je compris que c’était lui qui m’observait lorsque j’étais dans ce pré. Je crois que c’est à partir de ce moment là que tout bascula. A la fin de la journée je passai comme à mon habitude à la bibliothèque.
- Bonsoir Mr Flint.
- Bonsoir Joey, encore à la recherche d’un nouveau livre.
- C’est pour mon exposé de français cette fois ci.
- Si tu as besoin d’aide n’hésite pas à me la demander.
- Merci mais vous savez que j’aime bien flâner dans les rayons.
Je me dirigeai vers le rayon de littérature française. J’aimais prendre mon temps et flâner dans les rayons. J’aimais le calme ambiant, l’odeur des livres. Je prenais un livre, le feuilletais et le reposais ensuite sur l’étagère.  Au détour d’un rayon je tombai sur Pacey. Bien évident, nos joutes verbales commencèrent immédiatement oubliant toute politesse.
- Décidément la bibliothèque est un lieu où l’on se rencontre souvent toi et moi. Etonnant vu tes capacités intellectuelles !
- Très drôle Joséphine, je ne savais pas que tu pouvais avoir de l’humour.
- J’ai également des tas d’autres qualités, mais ta compagnie ne m’est pas assez agréable pour t’en faire profiter.
- Qui te dit que j’aimerais te connaître ?
- Le fait que tu passes ton temps à me suivre dans la bibliothèque.
- Je ne te suis pas, c’est plutôt toi qui me suis, tu y es à chaque fois que j’y suis.
- D’ailleurs….
Je fus interrompue par les lumières qui s’éteignirent une à une.
- C’est une panne de courant ?
- Non, je ne crois pas.
- Alors qu’est ce que c’est Mr je sais tout?
- Je crois qu’on est enfermés dans la bibliothèque.
- Quoi ?
Je me mis à courir en direction de l’entrée, mai je me heurtais à la porte fermée. Je tambourinais  contre la porte et hurlais à l’aide.
- Personne ne t’entendra, Mr Flint est toujours le dernier à partir.
- Tu es bien au courant de l’emploi du temps de Mr Flint, pour quelqu’un qui déteste le voir en colle.
- Je le sais c’est tout.
- D’ailleurs je ne sais toujours pas ce que tu viens faire à la bibliothèque, je t’y rencontre trop souvent pour qu’il ne se passe rien.
- Et pourquoi je te raconterais ça ?
- Tu as raison, je ne veux rien savoir, rien de ce qu’il t’arrive ne m’intéresse.
- Je n’en suis pas si sûre, je sais que tu en pinces pour moi Joséphine et que la perspective de te retrouver avec moi, seule dans une bibliothèque toute une nuit te remplit de joie.
- Je n’en pince pas pour toi, tu es trop prétentieux pour ça.
- Tu crois que je ne suis pas assez bien pour toi ?
- Ca n’a rien à voir, tu n’es pas mon type.- Et c’est quoi ton type ?- C’est….non mais je rêve, je ne vois pas pourquoi je parle de ça avec toi. Trouve plutôt un moyen de nous sortir de là.
- Et pourquoi moi ?
- Tu connais ce lycée mieux que moi, tu dois bien savoir s’il y a une autre sortie.
- Non, je ne sais pas s’il y a une autre sortie mais j’ai un téléphone portable.
- Tu n’aurais pas pu le dire plutôt !
- Mais il n’a plus de batteries.
- Génial.
- Et toi tu n’as pas de téléphone ?
- Je ne le prends jamais à l’école.
- Je te reconnais bien là, Miss Intello. Bon et bien je crois que nous allons passer la nuit ici.
- Quoi c’était ça ta solution pour nous faire sortir ? Appeler quelqu’un ?
- Ecoute Joséphine, on n’a pas le choix alors tu te trouves un coin pour t’installer et tu attends que l’on vienne nous sortir de là demain matin.
- Hors de question que je passe une nuit entière avec toi, j’ai déjà passé 4 heures enfermés ici avec toi ça me suffit.
- Comme tu voudras.
Pacey prit deux chaises et s’installa tant bien que mal. Je fis le tour de la bibliothèque essayant de trouver une issue de secours mais en vain. Il y avait simplement une petite fenêtre, mais une grille était vissée et impossible à enlever sans tournevis. Je retournai alors fouiller le bureau de Mr Flint.
- Je peux savoir ce que tu cherches ?
- Un moyen de sortir d’ici.- En fouillant le bureau ?
- Je cherche une clé.
- Pourquoi y aurait-il une clé ?
- Au cas où quelqu’un resterait enfermé.
Je brandis alors fièrement un trousseau de clé. On se précipita sur la porte pour essayer les clés, mais arrivé à la dernière on se rendit compte qu’aucune des clés n’ouvraient la porte.
- C’est vraiment stupide de laisser un trousseau de clé sans la bonne clé.
- Allez Joséphine, sourit, on va passer la nuit ensemble. Tu n’auras qu’à lire un livre pour t’occuper.
A cette instant, j’avais encore l’espoir que Mr Flint se rende compte qu’il ne m’avait pas vu sortir de la bibliothèque avant qu’il ne parte. Peut être que dans une heure ou deux tout serait fini et je pourrais rentrer. Je partis chercher un livre et prit mon temps pour rester le plus loin possible de Pacey. Il n’y avait qu’à moi ce genre de chose arrivait en plus de ça Grand-mère allait se faire un sang d’encre lorsqu’elle ne me verrait pas rentrer. Lorsque je revins, je constatai que Pacey s’était aménagé un coin avec des coussins. J’allai m’assoir à l’autre bout de la salle sur une chaise et j’ouvris mon livre. Je n’arrivais pas à trouver une position confortable, au bout d’un certain temps Pacey m’invita à le rejoindre. J’hésitai mais finalement je m’installai à côté de lui et je repris la lecture de mon livre. Puis soudain sans que je le lui demande, Pacey m’expliqua la raison de ses présences à la bibliothèque. Mr Flint lui donnait des cours particuliers.
- Pourquoi est ce que tu me dis ça ?
- Tu voulais savoir non ? Il me donne des cours de soutien dans presque toutes les matières.
- J’avais l’impression que Mr Flint avait hâte de te voir partir.
- Il me donne des cours depuis que je suis au lycée, si j’ai réussi à passer dans les classes supérieures c’est grâce à lui.
- Excuse-moi de te dire ça mais tu n’as pas toujours de bonnes notes.
- J’ai une réputation à tenir.
Je fus amusée par cette réflexion, et pour la première fois depuis que le connaissait je lui souris avant de me replonger dans ma lecture. Mais quelques minutes plus tard, je reposai mon livre sur mes genoux, intriguée.
- Pourquoi est ce que tu m’as dit tout ça, je veux dire toi et moi on n’est pas les meilleurs amis du monde.
- Un moment d’égarement. Qu’est ce que tu lis ?
- J’ai trouvé un roman de Patricia Cornwell en fouillant dans des cartons.
- Tu n’as pas peur de lire ce genre de bouquin ?
- Pourquoi ? Ce n’est pas un livre d’horreur que je sache.
- Non mais, c’est assez sanglant parfois et ça donne la chair de poule, d’autant plus qu’on est seuls dans une bibliothèque, qui sait Temple Gault ou Carrie pourrait surgir n’importe quand pour nous étriper.
- Tu connais Patricia Cornwell ?
- Je sais lire même si tu as du mal à le croire !
- Non, je suis étonné que tu lises ce genre de roman.
- Et tu me voyais lire quel genre de roman ?
- Euh, aucun à vrai dire. En tout cas je te remercie tu m’as coupé l’envie de lire la suite. Ma Grand-mère va être morte d’inquiétude si elle ne me voit pas rentrer.
- Vous avez l’air de bien vous entendre avec votre Grand-mère.
- Oui, elle venait souvent nous garder quand nos parents partaient à l’étranger.
- Ils partent souvent ?
- Pas quand nous étions petites, ils travaillaient pour une association à Washington. Ils ont commencé à voyager quand nous sommes entrés au collège, mais c’était uniquement des petites missions, c’est la première fois qu’ils partent aussi longtemps.
- Ils sont partis faire quoi en Inde ?
- Jen ne t’en a pas parlé ?
- Pour être honnête, on ne discute pas beaucoup quand on se voit.
J’imaginais très bien quelle sorte de relation ils pouvaient avoir mais je chassai cette idée de son esprit. Je compris alors que Pacey ne souffrirait pas de leur rupture.
- Ils sont partis aider les gens victimes du tsunami.
- Tes parents ont l’air d’être des gens bien.
- Ils le sont.
Un silence s’installa entre nous, nous étions gênés du tournant que la conversation avait pris, nous n’avions jamais parlé de choses personnelles entre nous, en fait nous n’avions jamais eu une vraie conversation depuis que nous nous connaissions.
- Je commence à avoir faim pas toi ?
- Si mais où compte tu trouver quelque chose à manger ?
- Dans la cachette secrète de Flint. Suis-moi.
Pacey m’entraîna jusqu’à la réserve où était entassé des tas de vieux bouquins, c’est là que j’avais trouvé mon livre. Il se dirigea vers une étagère poussiéreuse et enleva les cartons qu’il ouvrit un par un. Il trouva finalement celui qu’il recherchait.
- Ca y est j’ai trouvé.
Je m’approchai et regarda dans le carton.
- Mr Flint adore les chips et les cacahuètes, il vient souvent ici dans la journée pour en manger.
- Comment tu sais ça ?
- Je l’ai surpris un jour en train de ranger le carton et il n’y a pas que des chips dedans.
Il brandit une bouteille de vodka pleine ainsi qu’une bouteille de whisky.
- Et bien Mr Flint ne s’embête pas, il boit pendant les heures de cours ?
L’espace d’un instant, je vis dans ses yeux qu’il regrettait de m’avoir montré la cachette de Flint.
- Je ne dirais rien à personne.
Il me regarda surpris au début que je puisse savoir ce qu’il pensait et peut être aussi par ma réaction, il s’imaginait peut être que j’allais m’empresser de tout raconter. Il soupira de soulagement et on emporta notre butin pour le déguster. On s’installa sur les coussins mais je me mis à frissonner, en véritable gentleman Pacey alla chercher ma veste et ma la mit sur mes épaules. Je lui souris timidement pour le remercier. On mangea silencieusement alors qu’il faisait de plus en plus sombre dans la bibliothèque. A la fin du repas Pacey voulut remettre le carton à sa place.
- Tu ne vas pas me laisser toute seule ici ?
- Ne me dis pas que tu as peur ?
- Non, bien sûr que non, mais on ne sait jamais et puis ils commencent à faire vraiment noir, on ne voit rien.
- Attends-moi là, je reviens. 
Pacey se dirigea vers le bureau et au bout de quelques minutes brandit fièrement une lampe de poche. On alla ensemble ranger le carton, et au moment de retourner à nos places, je n’entendis plus les pas de Pacey derrière moi. Je constatais alors que j’étais seule, heureusement c’est moi qui avait la lampe de poche, je tournais sur moi-même pour éclairer les alentours.
- Witter, ce n’est pas marrant, sors de ta cachette.
Je continuais de marcher à l’affût du moindre bruit. J’entendis soudain un bruissement derrière moi et je me retournais brusquement. Personne.
- Allez Witter ! Montre-toi.
Je repris mon chemin plus rapidement cette fois et tout à coup au détour d’un rayon Pacey apparut devant moi en hurlant. Je me mis alors à crier de toutes mes forces. Pacey ne pouvait s’empêcher de rire, des larmes coulaient le long de son visage. Au bout de 5 minutes Pacey rigolait toujours, il me mima alors en train de crier. Je saisis un coussin et lui lança en pleine figure. Ce qui fit taire Pacey.
- Tu n’as pas le sens de l’humour !
- Non, je n’ai pas d’humour
.- Je suis désolé. Tu devrais essayer de dormir un peu.
Je m’exécutai, je cherchai une position dans laquelle me mettre et finalement j’optais  pour la position assise. Je fermais les yeux, et sentis Pacey s’assoir à côté de moi. Il faisait maintenant très froid et mon manteau ne suffisait pas à me réchauffer. Je sentis alors Pacey s’approchait de moi et me couvrir avec son manteau. Je rouvris les yeux et me tournais vers lui pour le remercier. Nous étions tous les deux emmitouflés et très proche l’un de l’autre. Je pouvais sentir son souffle. Je plongeais alors mon regard dans le sien et mon corps frissonna de nouveau mais pas à cause du froid. Je ne pouvais pas rester une minute de plus avec lui, il fallait que je trouve une solution pour sortir d’ici.
- Je n’arriverais jamais à dormir dans cette position, il faut qu’on sorte d’ici, je suis sûre qu’on peut pousser la grille qui ferme la fenêtre.
 - Je sais comment on peut sortir d’ici, pourquoi est ce que je n’y ai pas pensé plus tôt.
Il disparu et quelques minutes plus tard, j’entendis l’alarme incendie se mettre en route.
- Tu vas pouvoir rentrer chez toi dans quelques minutes.
On attendit les secours qui ne mirent pas longtemps avant d’arriver, on dut expliquer plusieurs fois la même histoire, la façon dont on s’était retrouvé coincé avant de pouvoir rentré. On fut raccompagné chacun de notre côté et ils expliquèrent à ma Grand-mère ce qui était arrivé. Elle était soulagée de me voir saine et sauve, elle et Jen s’étaient inquiétées de ne pas me voir rentrer. J’étais épuisée et je me couchai rapidement. Je ne cessais de penser  à la soirée que j’avais passée avec Pacey. Il m’avait dit des choses qu’il n’avait pas dites à Jen et je ne comprenais pas pourquoi il m’en avait parlé. Mais j’avais été touché par son geste et avec du recul je me rendis compte que je n’avais pas passé une si mauvaise soirée que ça. Il ne m’avait pas abandonnée, il nous avait fait un petit coin pour nous installer, il nous avait trouvé à manger et surtout, il nous avait sorti de là.


lilis012  (26.09.2006 à 17:23)
Message édité : 04.12.2020 à 18:48

Le lendemain lorsqu’il arriva pour chercher Jen, ce fut encore moi qui lui ouvris la porte. Je le saluais avec un sourire.
- Bien dormi ?
- Comme un bébé et toi ?
- Moi aussi.
- Ta Grand-mère était rassuré de te voir revenir ?
- Oui, elles se sont inquiétées, elles étaient prêtes à appeler la police. Jen va descendre dans 5 minutes.
- Ok, je vais l’attendre dans le salon.
- Witter ?
- Oui ?
- Je voulais te dire merci pour hier soir.
- Merci pour quoi ?
- Pour la soirée et tout le reste.
- Est-ce que par hasard tu avoues avoir passé une bonne soirée en ma compagnie, Joséphine ?
- Je n’ai pas dit ça, mais oui c’est ce que je pense. Et ne fais aucun commentaire !
- Pour tout t’avouer, moi aussi, j’ai passé une agréable soirée.
- Bon et bien j’y vais, Dawson va m’attendre. 
Le soir du bal arriva enfin, tout le monde était excité à l’idée de passer une très bonne soirée. Je savais que Dawson était nerveux, il y allait avec Andie, et il ne savait pas comment se comporter avec elle. Faire comme si c’était un vrai rendez-vous ou simplement deux amis qui allaient danser comme c’était le cas pour Jack et moi. Et puis je pensais à Pacey, Jen n’avait pas changé d’avis et elle avait toujours l’intention de le quitter après le bal. Plus tard Dawson me raconta comment il avait vécu cette soirée. Je vais essayer d’être le plus fidèle possible à mes souvenirs.Lorsqu’il alla chercher Andie, ce fut Jack qui lui ouvrit, lui et Pacey devaient venir nous chercher et on devait tous se retrouver au lycée. Pendant ce temps Andie était descendue les rejoindre.
- Tu es….tu es…wow !
- Merci, je prends ça pour un compliment.
- Tiens j’ai ceci pour toi, comme je ne savais pas la couleur de ta robe alors j’en ai pris plusieurs.
Dawson lui montra deux boutonnières magnifiques. Andie choisit celle avec la fleur blanche et Dawson lui agrafa. Arrivé à la voiture, il lui ouvrit la portière et ils partirent en direction du lycée. Il était tellement nerveux dans la voiture qu’il ne prononça pas un mot du trajet.Pendant ce temps Pacey et Jack étaient arrivés chez nous. Ils nous attendaient dans le salon en compagnie de Grand-mère, pendant que j’étais à l’étage avec Jen et l’aidais à finir de se préparer.
- Joey, tu peux me passer la laque ?
- Tu veux l’aérosol ou le gel ?
- Aérosol.
- Je t’avais dit de ne pas prendre de bain, tu sais bien que tu t’y endors toujours.
- Tu aurais pu venir me réveiller plus tôt.
- J’étais en train de me préparer figures toi et je remercie le ciel que Grand-mère ait deux salles de bain. Sinon je n’aurais jamais été prête.
- Au lieu de râler tu ferais mieux de me passer mes chaussures.
- Elles sont où ?
- Par terre dans ma chambre, dans une boîte.
Je me dirigeai dans sa chambre et tentai de trouver une paire de chaussures dans son fouillis.
- Où parterre ?
- Près de mon lit.
- Je ne vois rien.
- Mais si cherche encore.
Je revins dans la salle de bain sans chaussures
- Je n’ai rien trouvé.
- Près de mon lit, près de la fenêtre.
- Non, elles ne….Jen !
- Quoi ?
- Pourquoi me fais tu chercher tes chaussures alors que tu les as aux pieds !
Jen baissa la tête et constata effectivement qu’elle portait ses chaussures.
- Oups.
- Bon je descends, et dépêche toi un peu, on va être en retard.
Je descendis la première, et Pacey fut le premier à me voir arriver dans le salon. Je fus gênée par le regard qu’il me portait, et en même temps, je ressentis le même frisson me parcourir tout le corps. Personne encore n’avait posé sur moi un tel regard. Je détournai rapidement les yeux et m’avançai vers Jack. Je sentais le regard de Pacey dans mos dos et je compris à cet instant que plus rien ne serait comme avant. Pacey ne détourna son regard que lorsque Jen arriva. Je me souviens encore de sa robe, Jen était magnifique et avait relevé ses cheveux, chose qu’elle faisait très rarement. Après que Grand-mère nous ait pris en photos, on put enfin se mettre en route vers le lycée. En arrivant on retrouva Dawson et Andie et on s’installa tous ensemble à une table. En véritable gentleman les garçons allèrent nous chercher à boire.
- Alors Andie, comment se passe votre soirée ?
- Je suis agréablement surprise, même si Dawson était un peu nerveux durant le voyage, nous avons pu discuté en vous attendant. J’ai retrouvé le Dawson que je connaissais, celui en qui j’avais confiance.
J’avais bien sûr raconté à Jen ce qu’il se passait entre Dawson et Andie une fois que j’étais sûr de les savoir ensemble pour le bal. La nouvelle s’était alors vite répandu au sein de notre petit groupe et  tout le monde s’était réjoui de la nouvelle. Pacey et Jack avait ainsi eu la confirmation de ce qu’ils avaient toujours soupçonné.
- Je suis contente pour vous deux.
- Merci Jen.
- Maintenant il ne reste plus que Joey à caser !
- Tu ne veux pas arrêter avec cette histoire je suis très bien toute seule.
A ce moment là, les garçons revinrent avec les boissons.
- Jack, pourquoi n’irais tu pas danser avec Joey ?
- Bonne idée, Joey ?
Je pris la main qu’il me tendait et le suivi sur la piste, sans oublier de fusiller sa sœur du regard.
- Je suis désolée du comportement de ma sœur. Elle veut à tout prix me caser avec toi.
- Oh, je vois. Sans vouloir te vexer Joey je ne suis pas intéressé.
- Oh.
- Non, ce n’est pas ce que je voulais dire, je….enfin tu n’es pas mon type….
- Tu t’enfonces Jack !
- Désolé, mais je ne veux pas que tu croies que tu n’es pas une fille bien, tu l’es…vraiment…une fille bien…mais….
- Tu n’es pas intéressé, j’avais compris. Je ne t’en veux pas, sans vouloir t’offenser tu n’es pas mon type non plus.
- Donc, tout va bien, tu ne m’en veux pas ?
- Tu as le droit de ne pas me trouver à ton goût, et puis nous sommes amis et je ne voudrais pas gâcher ça.
- Amis, oui, c’est ça, nous sommes amis. Dis je peux te poser une question, Jen et Pacey se sont disputés ?
- Non, pourquoi ?
- Ils n’ont pas vraiment l’air de s’amuser.
Je jetais un regard vers eux, et les vis assis, l’un à l’autre bout de la table, chacun regardant dans une direction différente. Je sentais que Jen était mal à l’aise, elle n’avait jamais rompu avec quelqu’un avec qui elle était sortie si longtemps, d’habitude c’était beaucoup plus simple, il n’y avait pas encore de sentiments en jeu, mais cette fois c’était différent, malgré tout ce qu’elle pouvait dire, je savais qu’elle tenait quand même à lui, même si elle n’était pas  amoureuse. Lorsque mon regard se porta sur Pacey, je le vis qui m’observait. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait en moi, j’étais persuadé de le détester, de le haïr et pourtant à chaque fois qu’il posait son regard sur moi mon corps tout entier se mettait à frissonner, c’était comme si mon corps et mon cerveau était séparé, l’un n’obéissait plus à l’autre, et n’en faisait qu’à sa tête. Je ne contrôlais plus rien. Pour échapper à son emprise, j’abandonnai Jack pour aller aux toilettes mais au détour d’un couloir, Pacey faillit me renverser.
-Encore un peu et on se bousculait.
- Pacey, la dernière fois que c’est arrivé ça m’a valu 4 heures en enfer avec toi.
- Allons Joey, ne sois pas si sarcastique, c’est bientôt Noël, n’oublies pas.
- Comment tu m’as appelé ?
- Joey, pourquoi ?
- Tu n’as pas dit Joséphine.
- Tu as arrêté de m’appeler Witter, ca faisait parti de notre marché.
Je restai quelques secondes silencieuse, je ne m’étais pas rendue compte que j’avais cessé de l’appeler par son nom de famille. Nous étions encore à quelques millimètres l’un de l’autre. Je pouvais sentir son parfum me chatouiller les narines. Je levais les yeux vers lui et de nouveau des frissons me parcoururent le corps. Je plongeai alors mon regard dans le sien, puis je le vis qui s’approchait doucement de moi. Il baissa son regard vers mes lèvres. Je sentis qu’il voulait l’embrasser et je ne fis rien pour l’en empêcher, pire encore j’allai également à la rencontre de ses lèvres. Mon corps et mon esprit était en conflit, je ne voulais pas l’embrasser et pourtant je m’approchais dangereusement de lui. Heureusement nous fûmes interrompus par un élève qui se dirigeait vers les toilettes. Je retrouvai mes esprits et fis plusieurs pas en arrière. Je partis rejoindre les autres sans me retourner. J’étais encore sous le choc, je n’avais pas réussi à me contrôler, si cet élève n’était pas intervenu j’aurais commis une erreur irréparable. Non seulement il sortait encore avec Jen, mais en plus il s’agissait de Pacey. Comme si ça ne suffisait pas, Jen eut l’idée de changer de cavalier pour éviter de se retrouver avec Pacey.
- J’ai une idée, si on échangeait de partenaires pour danser.
- Pourquoi voudrais-tu faire ça ?
- Quel rabat joie tu peux être parfois Joey.
- Moi je trouve que c’est une bonne idée.
-Merci Andie. Pour commencer je danse avec Dawson, Joey avec Pacey et Andie avec Jack, et ensuite on changera.
Ils se levèrent tous pour aller danser. J’étais encore assise à table. Pacey se leva et me tendit la main. Sans un mot, je le suivis pour ne pas éveiller les soupçons, et on se retrouva au centre de la piste. Pacey s’approcha de moi et me saisit par la taille. Je gardai mes distances avec lui, de peur que s’il ne s’approche trop, je recommencerais à défaillir. Au bout d’un temps qui me sembla interminable la musique changea en quelque chose de beaucoup plus rythmé. Tous les élèves se déhanchèrent sur la piste et j’en profitai pour m’éclipser et allai prendre l’air dehors. Mais avant d’y arriver je fus tirée par Pacey qui m’emmenait à l’écart.
- Lâche-moi s’il te plaît.
- Il faut qu’on parle.
- Je n’ai rien à te dire.
- Moi si.
J’essayai de me dégager mais Pacey me tenait fortement. On entra dans un petit local rempli de balai et de produits d’entretien. Pacey me tenait toujours la main.
- Pacey, tu me fais mal.
-Excuse-moi.
J’en profitai pour me diriger vers la porte, je ne pouvais pas rester avec lui, pas maintenant, pas tant que je n’avais pas mis mes idées au clair, mais Pacey, plus rapide, se planta devant moi
- Tu devras me passer sur le corps pour sortir.
- Très marrant, Pacey.
- Ecoute Joey, pour tout à l’heure…
- Pourquoi veux-tu parler de tout à l’heure, il n’y a rien à dire à ce sujet.
- On a quand même failli s’embrasser.
- Tu as failli m’embrasser !
- Ce que tu peux être de mauvaise foi parfois, j’ai vu ton regard qui me suppliait de t’embrasser !
- Tu prends tes rêves pour tes réalités, t’embrasser me donnerait envie de vomir.
- Ah oui ?
- Oui.- Et bien c’est ce qu’on va voir.
Pacey franchit la distance qui nous séparait et s’empara de mes lèvres. Je fus surprise au début mais je mis mes mains autour de son cou et l’embrassai à mon tour. Une fois que Pacey eut relâché son étreinte, je le giflai violemment. Surpris pas mon geste il me laissa partir. Moi-même je n’avais pas compris ma réaction, je l’avais embrassé, je ne pouvais pas le nier, je crois que j’étais tout d’abord en colère, en colère contre moi-même. Comme est ce que j’avais pu succomber à son charme parce qu’il fallait bien se rendre à l’évidence, Pacey me plaisait, j’aurais beau essayer de me convaincre du contraire, la vérité était là. Cette révélation était un choc pour moi, en même temps je me rendais compte qu’il ne pourrait rien se passer d’autre entre nous. Même si Jen avait l’intention de le quitter on s’était promis de ne jamais sortir avec les petits amis ou ex-petits amis de l’autre, c’était notre règle. Le reste de la soirée je fis mon possible pour l’éviter et ne pas croiser son regard. Jack et lui nous raccompagnèrent et Jen en profita pour annoncer la nouvelle à Pacey. Elle me rejoignit dans ma chambre pour me raconter sa conversation avec Pacey. Elle s’affala sur mon lit et poussa un grand soupir.
- Ca y est, je l’ai fais. J’ai rompu avec Pacey. Il l’a plutôt bien pris, je pensais qu’il serait plus…je ne sais pas comment dire.
- Tu ne t’attendais quand même pas à ce qu’il pleure ou te supplie !
- Non, mais il aurait pu faire semblant d’être triste, on est quand même restés ensemble presque 5 mois. En fait, je crois qu’il avait l’air soulagé.
- Peut être qu’il en était arrivé à la même conclusion que toi sur votre histoire.
- Peut être.
- Et toi comment tu te sens ?
- Soulagée que ce soit terminée mais en même temps je…je ne sais pas comment expliquer ça….je ressens comme de la tristesse.
- C’est normal, tu as crée des liens avec lui et je pense que vous pourrez rester amis.
- Oui, on va rester amis, mais ça me fait drôle quand même.
- Ca passera tu verras. 
Je ne fermai pas l’œil de la nuit, je n’arrêtais pas de penser à Pacey et à notre baiser. A chaque fois que je fermais les yeux, je le voyais. Je m’endormais enfin au petit matin, en ayant pris la résolution d’aller le voir pour m’excuser de mon comportement et mettre un terme à tout ça. Peu importe ce qu’il s’était passé, ça ne devait jamais se reproduire, et les sentiments confus qui naissaient en moi devaient rester enfouis au plus profond de mon être. Ce fut son père qui m’ouvrit la porte et m’indiqua le chemin de sa chambre. Je regardais les escaliers et hésitais, prête à faire demi-tour, mais je pris mon courage à deux mains et je frappai à la porte de sa chambre
.
- Entrez.
Pacey était installé sur son lit en train de regarder la télé. Il fut surpris de me voir entrer dans sa chambre. Il était visiblement en colère contre moi et m’accueillit froidement.
- Joey qu’est ce que tu fais là ?
-Je peux m’assoir ?
Pacey m’indiqua la chaise de son bureau. Maintenant que j’étais là je ne savais pas quoi lui dire, ni par où commencer. J’en profitai pour jeter un œil tout autour de moi.
- C’est drôle c’est exactement comme je me l’imaginais.
- Quoi donc ?
- Ta chambre. Mal rangée, des fringues partout, des posters un peu partout aux murs.
Pacey réitéra sa question mais plus calmement cette fois-ci.
- Joey qu’est ce que tu fais là ?
Je me levai mal à l’aise et me mit à faire les cent pas, puis je m’arrêtai et plantai mon regard dans le sien.
- Je suis désolée pour hier soir. Désolée de t’avoir giflé.
Pacey ne dit rien et éteignit la télé, il s’assit sur son lit.
- Non, c’est moi qui suis désolé, je n’aurais pas du t’embrasser.
-Ne sois pas désolé, je l’avais bien cherché.
- Je n’aurais pu t’embrasser alors que je sortais encore avec ta sœur. Mais tu veux toujours avoir raison, tu es agaçante parfois.
Je ne savais plus quoi dire, maintenant que je m’étais excusée, ma présence dans cette chambre n’avait plus lieu d’être.
- Je crois que notre relation a pas mal évolué depuis le début de l’année. On n’est pas les meilleurs amis du monde mais on pourrait apprendre à se connaître.
- Tu es sérieux ?
- Oui, tu n’es pas la fille froide et prétentieuse que je croyais voir en début d’année.
- Tu n’es pas un coureur de jupon sans cervelle.
- Alors amis ?
- Je ne sais pas si on peut devenir amis mais…..on peut essayer. Je ne te garantie pas que je vais arriver à te supporter mais je veux bien faire un effort.
- Je suis content qu’on pense la même chose.
Pacey se leva pour s’avancer vers moi et me tendit la main.
- Amis.
Je me rapprochai et lui serrai la main pour sceller notre nouvelle amitié.
- Amis. Bon et bien je crois que je vais y aller.
- D’accord.
Pacey fit un pas vers moi et plongea son regard dans le mien. Je sentais que je perdais le contrôle peu à peu, il fallait que je me ressaisisse.
- Pacey, j’ai besoin de ma main pour y aller.
- Je sais.
Instinctivement, sans réfléchir je fis à mon tour un pas vers lui. Ce n’était pas la meilleure façon de se ressaisir, mais il suffisait qu’il me regarde pour que je perde toutes notions du temps, de l’espace, je ne savais plus ce que je faisais, je n’étais plus moi.
- Tu sais tu peux rester quelques minutes pur discuter, pour faire connaissances maintenant que nous sommes amis.
- Finalement je ne suis pas si pressée que ça.
Et puis soudainement sans vraiment comprendre ce qu’il se passait, je me jetai dans ses bras pour l’embrasser. A cet instant il me restait encore assez de lucidité pour le repousser et reculer violemment. J’essayer de me convaincre que c’était mal, j’essayais de penser à Jen.
 
- On ne peut pas faire ça.
- Oui tu as raison on ne peut pas.
- C’est mal, Jen est ma sœur.
- Oui c’est mal, très mal. Mais je ne sors plus avec ta sœur.
En même temps que l’on parlait, on se rapprochait l’un de l’autre, le visage de Jen disparaissait peu et peu et on finit par s’embrasser une nouvelle fois.  Mais cette fois ci, je disparus en courant en entendant Pacey m’appeler. Je courus encore et encore jusqu’à ce que mes jambes ne le supportent plus. Je me rendis alors compte que j’avais instinctivement couru jusqu’à la maison. En entrant, je me faufilais jusque dans ma chambre pour ne pas avoir à affronter Jen et ses questions, mais heureusement après la soirée du bal, elle était encore au lit et elle ne se rendit pas compte de ma sortie matinale. Je passais la semaine qui suivit à éviter Pacey, dès que je le croisai dans les couloirs je faisais demi-tour, ou alors je m’arrangeais pour ne pas être seule ou pour être avec Jen. Je savais qu’il ne viendrait pas me voir si Jen était là. Après leur rupture, ils avaient un peu de mal à renouer le contact et le fait que Pacey et moi nous étions embrassé ni était pas étranger.  J’évitais autant que possible la bibliothèque puisque je savais que Pacey y passait beaucoup de temps pour ses cours avec Mr Flint. Mais le dernier jour avant les vacances, je dus me rendre à la bibliothèque pour y emprunter un livre, j’en avais absolument besoin pour faire mon exposé pendant les vacances. Je décidais d’y aller tôt le matin, pour être sûr de ne pas y rencontrer Pacey. Je me dirigeai rapidement vers la section qui m’intéressait et je trouvais le livre que j’avais besoin rapidement. Mais au moment de repartir j’aperçus Pacey qui se dirigeait vers moi. Je m’éclipsai discrètement, préférant éviter la confrontation. Je marchais à reculons pour toujours savoir où il se dirigeait. Malheureusement je butai contre l’un des rayons et renversai plusieurs livres. Le bruit attira inévitablement Pacey.
- Est-ce que par hasard tu m’éviterais ?
- Oui.
- Pourtant on doit discuter.
- De quoi veux tu discuter, du temps qu’il fera cette semaine !
- Joey ! Tu sais très bien de quoi je veux parler.
Je m’agenouillais pour ranger, Pacey se mit à genou à mes côtés et m’aida à ramasser les livres.
- Je peux me débrouiller toute seule, je n’ai pas besoin de ton aide.
Je commençais à devenir nerveuse, je ramassais sans cesse le même livre et le reposais encore et encore. Mais je savais que Pacey n’allait pas abandonner si facilement. Je me laissais aller à terre et m’assis au milieu des livres. Pacey s’installa à côté de moi.
- On n’aurait pas du s’embrasser c’était une erreur, ça n’aurait jamais du arrivé.
- Ce sont des choses qui arrivent Jo.
- Non ça n’aurait pas du arriver, pas entre nous. Pas entre toi et moi, c’est impossible.
- Pourtant ce n’est pas si impossible que ça puisque c’est arrivé.
- Toi et moi ! On se déteste depuis qu’on se connaît, on ne connaît rien de l’autre ou très peu et …on se déteste ! Et puis il y a Jen, même si je prétendais ressentir quelque chose pour toi, ce qui n’est pas le cas, il ne pourrait rien se passer entre nous, c’est ma sœur tu comprends.
- Est-ce que c’est vraiment ce que tu veux ?
- Peu importe ce que je veux, c’est comme ça que les choses doivent être.
- Est-ce que tu ressens quelque chose pour moi ?
- Quoi, mais tu n’as pas écouté ce que je t’ai dit ?
- Si et je comprends que tu ne veux pas faire de mal à ta sœur, mais ce que je ne comprends pas c’est que tu es prête à gâcher ce qu’il y a entre nous de peur de la réaction de ta sœur.
- Pacey, il n’y a pas de nous, nous ça n’existe pas, et si tu avais un frère avec qui tu serais aussi proche que nous le sommes tu comprendrais.
- Tu te trompes, Joey, il y a un nous, il y en a un depuis le soir du bal.
- On s’est embrassé une fois et alors ? Ca ne veut rien dire.
- Tu es tout de même venue me voir le lendemain.
- Uniquement pour m’excuser.
- Tu as une drôle de façon de t’excuser ! Si je me souviens bien on s’est embrassé et ça avait l’air de te plaire.
- Pacey tout ça n’a pas d’importance.
- Au contraire ça en a pour moi, j’ai essayé de me convaincre que tout ça n’en avait pas, mais c’est faux, je n’ai pas cessé de penser à toi.
- Tais toi Pacey, ne dis pas ça
- Non, je ne me tairais pas. Je sais que depuis le début de l’année on se rend la vie impossible, qu’il y a une semaine encore on se disputait, mais tout a changé, et tu ne peux pas le nier. Joey, je tiens à toi, sincèrement et je voudrais savoir ce que tu ressens. Si tu me dis que tu ne ressens rien pour moi, alors je comprendrais, mais si c’est le contraire….
Je ne savais pas quoi dire, je luttais intérieurement depuis une semaine, je ne savais plus où j’en étais et la déclaration de Pacey ne m’aidait pas.
- Ne me demande pas de choisir, je ne pourrais pas.
- Je ne te demande pas de choisir entre elle et moi, je te demande d’être honnête avec moi et de me dire ce que tu ressens, j’ai besoin de la savoir.
- Je ne sais pas, tout est confus, je ne peux pas nier que j’éprouve une attirance pour toi, quand tu es à mes côtes, je me sens attirée vers toi et je ne peux rien y faire mais en même temps je me dis que tout ça n’a aucun sens, que je ne peux pas éprouver de telles choses pour toi.
Le silence s’installa entre nous, peut être étions nous en train de réaliser réellement ce qu’il se passait entre nous, se l’avouer devenait concret, réel et un peu effrayant à la fois. Comme à son habitude Pacey me surprit soudain en me prenant la main et en m’emmenant dehors. On prit sa voiture et durant le trajet on resta silencieux. Je ne savais pas où il m’emmenait et ça n’avait aucune importance, je lui faisais confiance et je voulais savoir où l’on allait par simple curiosité. Lorsqu’il arrêta la voiture j’eue l’impression de me retrouver au milieu de nulle part. Pacey sortit une couverture du coffre et je ne trouvais rien d’autre à dire que cette chose stupide « Tu as l’intention de me tuer et de m’enterrer avec cette couverture ! » Pour toute réponse Pacey me sourit et s’engagea dans une allée bordée d’arbres. Plus on avançait et plus on avait l’impression de se retrouver dans un jardin abandonné. Et soudain devant moi se tenait le soleil couchant, c’était le spectacle le beau qu’il m’ait été donné de voir. Le soleil se reflétait dans la neige, tout était recouvert d’un épais manteau blanc. Il m’expliqua que ce lieu s’appelait les ruines. On s’installa sur un banc et on s’emmitoufla dans la couverture. Je pouvais sentir son odeur et je me sentais bien dans ses bras, apaisée, j’aurais voulu que ce moment magique dure éternellement. Je ne voulais pas quitter ses bras, je voulais rester avec lui, rien qu’avec lui
.
- Tu sais, si les choses étaient différentes, si on était dans un autre temps, un autre lieu, une autre vie….je….peut être que….
Pacey restait silencieux, je m’attendais à ce qu’il essaie de me convaincre, de sonder mes sentiments au lieu de ça il me surprit une nouvelle fois et me proposa un jeu.
- Tu as réellement envie d’être ailleurs, de faire comme si cette vie n’existait, de faire comme si les choses étaient simples entre nous. Alors je te propose une virée à Las Vegas.
- Pacey, tu es fou. Las Vegas est à des milliers de kilomètres….
- Chut,  ferme les yeux.
- Quoi ?
- Fermes les yeux, tu as de l’imagination non ?
- Oui, mais….
- Alors tais toi et fermes les yeux.
 Pacey les ferma le premier et je le regardai d’un air interrogateur. Je ne voyais pas du tout où il voulait en venir. Pacey ouvrit un œil et constata que je le regardais.- Allez fermes les yeux.Je m’exécutai et Pacey ferma les yeux à son tour.
- Bon alors imagines que nous sommes tous les deux dans une voiture en route pour Las Vegas.
- Atlantic City est tout de même plus près.
- Joey !
- Ok, je me tais.
- Bon, nous sommes dans une voiture roulant sur la route 66. Il commence à faire nuit, le soleil descend doucement sur l’horizon, il n’y a rien à perte de vue, juste toi et moi sur cette route….
Je me laissais doucement prendre au jeu et donner libre cours à mon imagination.
- Il est tard à présent et il faut que l’on dorme un peu avant de reprendre la route…
- Nous nous arrêtons dans un motel au bord de la route. Il leur reste justement une chambre avec un très, très, grand lit…. On est tout les deux fatigués, après une bonne douche on se met au lit et on s’endort rapidement….
- Nous faisons un magnifique périple et tu t’endors comme ça, tout simplement. Pacey éclata de rire devant mon indignation.
- Très bien, alors tu sors de la douche avec une simple serviette autour de la taille. Je dépose les courses sur la table et je me dirige vers toi, je commence à t’embrasser et…
- Ce n’est pas à ça que je pensais. Pendant que je me rafraîchis tu vas nous chercher à manger….
- Quand je reviens tu es toujours vêtue de ton unique serviette et tu m’attends sur le lit, et nous passons directement au dessert….
- Ce n’est pas un film porno Pacey !  Bon je continue. Après une bonne nuit de sommeil on reprend la route. Après des heures de conduite et après des milliers de kilomètres derrière nous, Las Vegas est là devant nous…
- On est déjà arrivé ?
- Ce n’est qu’un rêve, on peut très bien arriver à Las Vegas en peu de temps.
- Ok, Las Vegas est là devant nous, brillant de mille feux. Nous n’avons plus assez d’argent pour prendre une suite au César Palace ou encore au Mandala Bay, alors nous prenons une chambre dans un motel en dehors de la ville. Après avoir déposé nos affaires nous partons au Montecito pour tenter notre chance….
- Il ne nous reste plus que 10 dollars en poche…
- 10 dollars !!!! Au moins 100 ! Tu ne fais rien avec 10 dollars
- Ok Pacey, alors 50 dollars. On se dirige vers les machines à sous, il ne nous reste plus qu’un jeton à jouer, nous avons tout perdu….
- On décide alors de jouer à la roulette, on mise sur le 0….
- Et on gagne !!! Alors on décide de continuer…
- Et la chance nous sourit, nous avons maintenant 500 dollars en poche….
- On décide alors de tout miser sur le 5.
- Je ne sais pas comme ça !
- Après un temps interminable où la bille tourne et tourne encore….
- Elle s’arrête enfin sur le 5. On décide alors de prendre une suite au Montecito pour la nuit. C’est alors que l’on rencontre Danny McCoy chef de la sécurité…
- Qu’est ce qu’il vient faire dans notre histoire ?
- Rien, mais je le trouve sexy et comme nous sommes au Montecito…
- Tu es incroyable Joey. Mais comme tu veux. Donc Danny McCoy est accompagné de Sam….
- Ok, on ne rencontre personne, on réserve notre suite et on file en vitesse dans notre chambre.
Un sourire se dessina sur les lèvres de Pacey.
- Et là qu’est ce qu’on fait ?
- On commande du champagne bien sûr et des fraises. Et on passe la nuit la plus romantique de notre vie….
- Je ne savais pas que tu étais romantique.
- Je suis une fille, toutes les filles le sont.
- Très bien, après une nuit romantique, nous devons malheureusement quitter l’hôtel. Mais en devant payer la note on se rend compte que les 1000 dollars ne suffisent pas, alors on finit par faire la plonge pour rembourser l’hôtel….
- Charmant la façon dont se termine l’histoire.
- Je n’ai pas fini Joey. Après avoir fait la plonge nous rentrons au motel. Nous n’avons plus un sous en poche et nous devons encore rentrés, c’est alors que nous passons devant une magnifique petite chapelle. Je m’arrête brusquement et là sur un coup de tête je te demande de m’épouser.
- J’accepte immédiatement et nous nous retrouvons devant un prêtre déguisé en Elvis…
- Elvis ?
- Nous sommes à Vegas.
- Ok, alors un prête déguisé en Elvis. Devant lui nous échangeons nos vœux et nous nous jurons amour et fidélité pour le restant de nos jours.
On ouvrit les yeux. Pacey plongea son regard dans le mien. Je sentis tout mon corps frissonner. A cet instant, je sus que j’étais amoureuse de lui et que je ne pourrais jamais renoncer à lui. Je m’approchai de lui lentement et l’embrassai doucement. Au bout d’un certain temps qui me parut une éternité Pacey me ramena à la réalité et me raccompagna. Au moment où il me laissa un pâté de maison plus loin, je compris que je ne pouvais plus retourner en arrière, j’avais trahi ma sœur et je ne savais pas si elle pourrait me le pardonner. Je rentrais doucement à la maison en espérant que Jen ne soit pas dans les parages, je savais que Grand-mère était absente le vendredi soir et mon retour après le dîner ne lui serait pas raconté. Mais bien sûr Jen était là dans le salon à m’attendre.
- Tu rentres tard, tu étais où ?
- Nulle part.
- Comment ça nulle part, tu rentres après le dîner sans prévenir Grand-mère et surtout sans me prévenir, j’ai bien le droit à quelques explications.
- J’étais…je…
.Je me sentais prise au piège, je ne savais pas quoi lui dire et j’étais la pire des menteuses, Jen le savait, elle le devinait quand je mentais.
- Tu as été acheté mon cadeau, c’est ça, c’est pour ça que tu ne m’as rien dit.
- Oui c’est ça, ton cadeau !
- Mais où est-il je ne vois aucun paquet ?
- Je…je…j’ai…je l’ai caché, oui je l’ai caché. Je sais que tu fouilles la maison de fond en comble avant les fêtes, tu ne peux pas attendre.
- Tu as raison, je suis impatiente que Papa et Maman arrivent enfin.
Au moment où elle prononça cette phrase nous parents franchirent la porte accompagnée de Grand-mère. Après leur avoir sauté dans les bras et assailli de question, ils nous expliquèrent qu’ils avaient voulu nous faire une surprise en arrivant quelques jours plutôt. Nous passâmes alors de joyeuses fêtes de Noël, mais je ne cessais de penser à Pacey, j’avais envie de le revoir, et mon vœu fut exaucé. Le lendemain de Noël, les parents de Dawson nous avaient invité à l’occasion d’une petite fête qu’ils organisaient. Je retrouvais Pacey avec joie, mais nous n’arrivions jamais à être seuls. A un moment je le vis me faire un signe en direction de la cuisine. Je le vis s’éclipser discrètement. J’essayais par tous les moyens d’échapper à Mme Wilson, c’était une ancienne institutrice de mes parents, et elle me parlait d’eux quand ils étaient petits, je n’arrivais pas à m’en défaire, heureusement ma Grand-mère vint à mon secours et elles commencèrent à parler de leur association. J’en profitais alors pour me diriger dans la cuisine pour y retrouver Pacey. Malheureusement il  n’était pas seul. Gale se trouvait avec lui et il tenait un plateau dans les mains.
- Joey, peux tu m’aider et prendre ce plateau s’il te plaît, merci tu es un ange.
Sans avoir le temps de dire ouf, je me retrouvais avec le plateau dans les mains en train de faire le service. Au bout d’une demi-heure je ne tenais plus, il fallait que je sorte d’ici. Je l’attendis dans la cuisine, lorsqu’il arriva, il déposa son plateau et on fila par l’arrière. On se retrouva chez Grand-mère.
- Gale va s’apercevoir que nous avons disparu.
- Elle est tellement occupée qu’elle n’y fera pas attention. Je voulais simplement passer quelques minutes avec toi, seul à seul.
- Tiens donc, si je me souviens bien il y a quelques temps tu étais réticente à cette idée.
- Oui mais depuis je ne cesse de penser à toi, et d’avoir envie de t’embrasser.
- Si tu passais à l’action plutôt que de parler.
Et on s’embrassa encore, encore et encore, comme pour rattraper le temps perdu et prendre un peu d’avance sur celui que l’on n’aurait pas.
- Je crois qu’on devrait y retourner.
- 5 minutes.
- Joey !
- Pacey, 5 minutes.
Au bout d’un certain temps on se décida à repartir vers la fête, chacun de notre côté, lui d’abord, moi ensuite. Personne ne remarqua notre absence, et je ne pouvais m’empêcher d’afficher un sourire béat. J’étais heureuse et amoureuse et le reste n’avait plus d’importance. Malheureusement toute bonne chose à une fin. Le mois qui suivit fut merveilleux, même si on devait se voir en cachette. Notre rendez vous préféré était à la bibliothèque, pas besoin de mentir, j’y allais pour chercher un livre, quant à Pacey, il était soit collé, soit il prenait des cours avec Mr Flint. On se cachait toujours dans le rayon paléontologie, c’était le coin de la bibliothèque le moins fréquenté. Là on pouvait s’embrassait sans aucune retenue. Parfois il nous arrivait même de nous rencontrer dans le placard à balai, là on pouvait discuter sans être interrompu et sans que les autres trouvent ça louche que nous puissions avoir une conversation normale. Pour ne pas éveiller les soupçons de Jen, on ne se voyait jamais en dehors du lycée. Les soirées me paraissaient longues sans lui, et un soir alors que Jen et Andie avaient prévu une soirée entre filles, je leur fis croire que j’étais malade et que je ne pourrais pas les accompagner. Une fois que Jen fut partie, je sautais sur le téléphone pour dire à Pacey de venir me rejoindre. Nous avions la maison pour nous tout seul, Grand-mère était partie à l’une de ses réunions. On alla s’enfermer dans ma chambre, au cas où Grand-mère rentrerait Pacey pourrait sortir par la fenêtre.
- C’est drôle, je ne m’imaginais pas ta chambre comme ça.
- Ah  oui ? Et comment tu la voyais.
- Plus sobre, plus austère, sans tous ces livres et ces photos au mur.
- J’ai une chambre normale, ca t’étonne ?
- Oui et non, maintenant que je te connais, non. Ca te représente.
- On doit lui dire Pace, j’en ai marre de me cacher, après tout c’est elle qui t’a quitté, elle devrait se réjouir pour nous deux, non ?
- Je ne crois pas.
- Pourquoi dis tu ça ?
- Ta sœur m’a fait des avances.
- Quoi ! Mais quand ? Et pourquoi tu ne m’as rien dit ? Et pourquoi elle ne m’a rien dit ?
- Elle est venue la semaine dernière chez moi.
- Chez toi ?! Elle est venue chez toi !
- Elle voulait qu’on discute, elle a commencé à me dire qu’elle regrettait qu’on ait rompu et qu’on pourrait peut être recommencé à se voir, elle a commencé à m’embrasser et…
- Elle t’a embrassé ! Je n’arrive pas à y croire ! Et toi ? Tu l’as embrassée ?
- Non, je ne l’ai pas embrassé, je lui ai fait comprendre que c’était bien fini entre nous et avant de partir elle….
- Quoi Pacey ? Elle a fait quoi ?
- Elle m’a dit qu’elle m’aimait.
A cet instant je sentis le sol se dérober sous mes pieds. Je dus m’assoir sur mon lit pour encaisser la nouvelle.
- Pourquoi tu ne m’as pas dit ça plus tôt.
- Je pensais que ça n’avait aucune importance.
- Aucune importance ! Mais ça change tout, je savais que Jen m’en voudrait en apprenant qu’on était ensemble, mais je savais que ça lui passerait, que ça ne durerait pas mais là ça change tout.- Ca ne change rien pour moi, Jo.- Mais pour moi si, tu ne te rends pas compte de ce que ça signifie, Jen n’a jamais été amoureuse, elle ne sait pas ce que ça veut dire et puis elle ne m’a rien dit, elle qui d’habitude me dit toujours tout, elle ne m’a rien dit, ça signifie que c’est important pour elle.
- Peut être qu’elle ne voulait rien te dire parce qu’elle ne voulait pas te dire que je l’avais rejeté.
- Je me souviens en primaire, elle voulait à tout prix faire partie d’un groupe qui s’appelait….comment s’appelait-il déjà, ah oui la Brigade….la Brigade des….oh zut je ne me souviens plus du nom. C’était une sorte de club très fermé, crée par les petites pimbêches de l’école, il fallait remplir certaines conditions pour y entré et Jen voulait en faire partie, elle ne me l’a dit qu’au moment où elle était sûre d’y entrer.
- Je ne vois pas le rapport avec nous ?
- Ce que j’essaie de te dire, c’est que Jen est vraiment amoureuse de toi et qu’elle était sincère. Ca te fait quel effet d’avoir les deux sœurs Lindley amoureuse de toi.
A l’instant où je prononçais ces paroles, je me rendis compte de leur impact. J’aurais voulu revenir en arrière et effacer mes paroles ou encore me mettre dans un trou de souris.
- Tu es sérieuse ?
- Non, oui, enfin peut être.
Pacey s’approcha alors de moi et me prit dans ses bras. Il déposa un délicat baiser sur mes lèvres. Il me murmura alors à son tour qu’il m’aimait. Pour toute réponse, je l’embrassais en retour. Pacey me coucha doucement sur le lit tout en continuant à m’embrasser. J’aimais quand Pacey me prenait dans ses bras, je m’y sentais en sécurité. Je savais qu’il ne franchirait jamais la limite si je ne l’y autorisais pas. C’est à ce moment que je me sentis prête, je voulais me donner entièrement à lui. Je commençai à déboutonner doucement la chemise de Pacey. Il leva les yeux sur moi, et par un simple regard je lui fis comprendre que je voulais aller plus loin. Pacey ne savait pas que c’était ma première fois, je ne lui avais pas dit par peur de sa réaction, il était expérimenté et était sorti avec ma sœur. Je ne voulais pas avoir l’air ridicule. Mais même s’il n’était pas au courant, il s’avéra être d’une douceur et d’une tendresse sans pareil, Je me laissais guider par ses gestes et ses caresses. Je me sentais bien et toutes mes peurs, mes craintes, mes doutes s’étaient envolés. Ce fut l’expérience la plus magnifique de toute ma vie, encore aujourd’hui, je me souviens de tout en détail. Il se coucha à mes côtés, il avait gardé ma main dans la sienne. Je vins me blottir contre lui sous la couverture. Sans s’en rendre compte on s’endormit et à cet  instant le pire arriva. Jen rentra du cinéma et voulut voir comment j’allais, si je n’avais besoin de rien. Elle me trouva bien dans mon lit mais en compagnie de Pacey. Avant que je n’aie pu dire quoique ce soit, elle avait disparu. Je m’habillais rapidement et partis à sa recherche, avec Pacey on sillonna la ville et j’appelai tous nos amis, mais personne ne l’avait vu. Pacey me raccompagna et je lui demandais de me laisser seule. J’attendis Jen dans le salon, Eucalyptus blotti contre moi. J’attendis encore et encore un temps qui me parut interminable. Lorsqu’enfin j’entendis la clé dans la serrure, je courus ouvrir la porte, mais c’était Grand-Mère qui rentrait de sa réunion.
-Que se passe t-il Joséphine, je te croyais au lit, tu dois te reposer. Allez monte te coucher je t’apporte un bon chocolat.
Lorsque ma Grand-mère revint de la cuisine, elle me trouva en pleurs sur le canapé, les larmes que j’avais retenue jusqu’à maintenant coulaient à flot
.
- Qu’est ce qu’il se passe, Joey, pourquoi pleures tu ?
- Je suis…une …horrible personne….je…je…
- Joey, calme toi et raconte moi ce qu’il se passe ?
- C’est…. Jen.
- Il lui est arrivé quelque chose ? Joey parle moi.
- Elle ne…me…pardonnera jamais….
- Joey de quoi parles-tu ?
- Je l’ai trahi…..elle nous a vu….elle est partie…elle n’est toujours pas rentrée.
- Tu veux dire que Jenifer est en ce moment dehors en pleine nuit par ce froid ? Joey, j’ai besoin de savoir ce qu’il s’est passé.
- J’ai menti, je n’étais pas malade ce soir, je ne voulais pas aller au cinéma avec Jen parce que …en fait… voilà Pacey et moi on est ensemble.
- Je comprends que Jenifer soit en colère contre toi, mais elle reviendra, ne t’inquiète pas.
- Elle ne me pardonnera jamais de l’avoir fait dans son dos, tu ne comprends pas Grand-mère. Jen est amoureuse de Pacey et ce soir elle nous a surpris ensemble…dans mon lit.
- Joséphine ! Comment as-tu pu faire ça, sous mon toit !
- Grand-mère, je l’aime, c’est aussi simple que ça, je l’aime, je suis malheureuse quand je ne suis pas avec lui, à chaque fois qu’il pose son regard sur moi j’ai des papillons qui commencent à s’agiter dans mon ventre. Je ne l’ai pas fait à la légère, je savais que c’était le bon moment, la bonne personne et il m’aime aussi.
- C’est vrai ?
Je me retournais pour constater que Jen était rentrée sans bruit. Elle avait des larmes pleins les yeux.
 
- Réponds moi Joey, est ce que c’est vrai ?
- Oui.
- Depuis combien de temps ça dure ?
- Depuis le bal.
Je savais que lui mentir ne servirait à rien, elle souffrait et j’en étais la seule responsable, autant qu’elle sache la vérité tout de suite.
- Depuis le bal ! Comment as-tu pu me faire ça, de tous les garçons du lycée, il a fallu que tu choisisses celui là.  Lui et pas un autre. Je croyais que tu le détestais, quand je sortais avec lui, tu refusais de faire un effort pour être aimable.
- C’est vrai, mais les choses ont changé entre nous.
- Les choses ont changé ! Toi aussi tu as bien changé pendant tout ce temps tu le voyais en cachette et tu t’envoyais en l’air avec lui !
- C’est bien plus que ça !
- Je comprends que tu sois amoureuse de lui,  je le suis moi aussi, mais ne t’imagines pas que lui soit amoureux de toi aussi, il ne l’ait pas, tout ce qui l’intéresse c’est de te mettre dans son lit.
- Jenifer !
- Laisse Grand-mère, elle a besoin de dire ce qu’elle pense autant que ce soit maintenant.
- Tu ne mérites pas de savoir ce que je pense de toi, c’est terminé, pour moi tu n’existes plus, tu n’es plus ma sœur.
- Jen ! Attends !
Ma Grand-mère m’empêcha d’aller la voir et je passais la nuit à pleurer. Le lendemain Jen ne m’adressa pas la parole de la journée et ce fut pareil pour les jours qui suivirent. Ma relation avec Pacey fut révélée au grand jour et notre petit groupe éclata. Pacey et moi étions seuls contre tous. J’étais perdue, je ne savais plus quoi faire, l’ambiance à la maison était tendue et Grand-mère ne savait plus quoi faire pour essayer d’instaurer le dialogue entre nous. Je pris alors la décision la plus difficile de ma vie. Un soir alors que nous avions rendez vous, Pacey vint me chercher. Comme à son habitude je le retrouvais quelques rues plus loin. A peine montée dans la voiture, il sut ce que j’allais lui dire.
- C’est fini, c’est ça.
- Ne crois pas que ce soit facile pour moi, je n’ai pas envie de te laisser mais je n’ai pas le choix, Jen est ma sœur et j’ai besoin d’elle.
- Plus que tu n’as besoin de moi.
- Pace, je t’aime, je ne pensais pas qu’il était possible d’aimer à ce point à notre âge, je ne savais rien de l’amour, tu m’as tout appris et je ne l’oublierais jamais.
- Alors ne me quittes pas, Jen finira par accepter notre relation et tout rentrera dans l’ordre.
- Je ne crois pas, elle ne m’a pas parlé depuis deux semaines, elle souffre et c’est à cause de moi et j’en souffre aussi. Je suis désolée.
- Je t’aime Jo, et je crois que je pourrais t’aimer jusqu’à la fin de ma vie.
- Il faut y croire, si on n’est fait pour être ensemble, alors on se retrouvera, n’importe où, n’importe quand, nos routes se croiseront de nouveau et cette fois les choses seront différentes.
- Un autre monde, une autre vie.
Je partis sans me retourner et courus jusqu’au ponton, près de la rivière, je ne voulais pas que Jen me voit dans cet état. Dawson vint me rejoindre et me prit dans ses bras et je laissais alors ma peine éclatée. Les semaines qui suivirent furent un véritable enfer, Jen m’ignorait complètement et c’était très dur à vivre. Mais Dawson était là pour moi, pour me soutenir, et encore aujourd’hui il est l’un de mes plus fidèles amis. Quand j’ai un problème ou que je n’ai pas le moral, je peux l’appeler à n’imp


lilis012  (26.09.2006 à 17:41)
Message édité : 04.12.2020 à 18:49
Je partis sans me retourner et courus jusqu’au ponton, près de la rivière, je ne voulais pas que Jen me voit dans cet état. Dawson vint me rejoindre et me prit dans ses bras et je laissais alors ma peine éclatée. Les semaines qui suivirent furent un véritable enfer, Jen m’ignorait complètement et c’était très dur à vivre. Mais Dawson était là pour moi, pour me soutenir, et encore aujourd’hui il est l’un de mes plus fidèles amis. Quand j’ai un problème ou que je n’ai pas le moral, je peux l’appeler à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, je sais qu’il me répondra et qu’il m’aidera. Maintenant qu’il est à Los Angeles et qu’il a réalisé son rêve on se voit moins souvent mais j’ai toujours mon invitation aux premières de ces films et je ne rate pas l’occasion d’y aller. Il est toujours avec Andie, ils sont d’ailleurs mariés et je suis la marraine de leur petite fille. Le temps a passé et de l’eau a coulé sous les ponts, Jen a fini par me pardonner mais notre relation n’est plus la même qu’avant, d’autant plus qu’elle vit en Europe, on se téléphone régulièrement, on essaie de se voir plusieurs fois par an, mais ce n’est pas facile. Elle voyage souvent avec son travail, elle est journaliste pour un grand magazine anglais. Vous voulez peut être savoir comment elle m’a pardonné ? Je ne pourrais pas vous le dire exactement, à la rentrée je suis allée étudiée à Boston et elle à Washington, on se voyait pour les fêtes de famille. Je crois que tout s’est fait peu à peu avec le temps et surtout lorsqu’elle a rencontré Mark. Il était étudiant dans la même université, et faisait les mêmes études qu’elle. Elle est rapidement tombée sous son charme, mais elle a mis du temps à nous le présenter, elle ne l’a fait que lorsqu’elle a su que j’avais moi aussi quelqu’un dans ma vie. Il subsistait encore un doute, elle ne me faisait pas totalement confiance. Aujourd’hui je sais qu’elle est heureuse et que tout ça est loin derrière elle, mais on n’oublie jamais vraiment le premier amour de sa vie, qu’il ait été partagé ou non. Je n’ai jamais oublié Pacey. J’avais parfois de ses nouvelles par l’intermédiaire de Dawson, mais je ne l’ai jamais revu lorsque j’étais à l’université. Je sais que vous mourrez d’envie de savoir si je l’ai revu après,  ce qu’il s’est passé, je laisse libre cours à votre imagination car ceci est une autre histoire.

lilis012  (28.09.2006 à 09:45)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Vanina - Un vicequestore a Catania, S02E03
Dimanche 7 juin à 21:10
2.22m / 13.3% (Part)

Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, Avant-hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages