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Série : Dawson's Creek
Création : 29.10.2006 à 18h16
Auteur : PAceyJOey
Statut : Terminée
Ici sera posté diverses histoires courtes écrites par des auteurs différents.
Cette fanfic compte déjà 13 paragraphes
Le True Love ...
Je m'apelle Pacey Witter, j'ai vingt ans aujourd'hui. Il y a deux ans, j'ai fais la plus grosse erreur de ma vie. En entrant à l'université, j'ai rompu avec la femme que j'aimais le plus au monde, Andie ... Andie McPhee ... Un nom magnifique, n'est-ce pas? Aujourd'hui, je me bats corps et âme pour la récupérer ... Je l'ai quittée parce que je pensais ne plus l'aimer. J'ai rapidement regretté ma décision, je pensais être amoureux de Joséphine "Joey" Potter mais je me suis rendu compte qu'en réalité, elle était plus ma "meilleure amie" qu'autre chose.
Non, sérieusement, avant, j'étais vraiment insupportable ... Pas que j'ai vraiment changé, mais ce que je veux dire, c'est que ... je ne pensais qu'aux filles ... qu'aux femmes. J'étais persuadé que pour me donner de la valeur, il fallait que ma première fois soit avec une femme et c'est ce qui s'est produit avec Tamara Jaccobs, c'était une femme elle. Mais je me suis bientôt rendu compte que ça n'est pas ce que je recherchais vraiment. Bien que j'avais quelques sentiments pour elle, lorsque j'ai fais la connaissance d'Andie, je l'ai rapidement oubliée ! Elle m'a fait complètement changé, je suis devenu sérieux, je travaillais, j'étudais alors qu'avant jamais! Je suis devenu plus mature et j'ai connu pour la première fois ce que le mot "amour" signifiait ... Un mot, mais surtout une définition magnifique lorsque l'on est avec une jeune fille aussi merveilleuse qu'elle ...
Je vous jure, j'étais au paradis avec elle. Bien qu'elle ait quelques problèmes de santé, peut m'importait, c'était elle ... La femme de ma vie car oui, pour moi, elle était bel et bien une femme, une femme magnifique ... Je l'aimais tellement et je l'aime toujours autant, si ce n'est même plus. Notre première fois tous les deux ... Etait si "WhaoUh!" J'ai l'air idiot là à sourir tout seul mais c'est pas grave ... Elle m'a offert sa première fois, j'étais le plus heureux de tous les hommes de la terre et quant à moi, c'était comme si c'était ma première fois également pour la simple et bonne raison qu'avec elle, c'était la première fois que je faisais vraiment l'amour ...
Aujourd'hui, ça fait deux ans qu'elle est partie, que j'ai fais la plus grosse erreur de ma vie et qu'elle me manque. J'avais un bateau que j'ai renouvellé et je l'ai renouvelé "True Love" ... L'amour véritable ... Il représente notre histoire, Andie, notre histoire à toi et moi ...
Son avenir (incertain ?) était en jeu, encore une fois !
Fin
Il était assis dans ce fauteuil depuis 2 heures. Déjà 2 heures ! il n’avait pas vu le temps passé. Il ne bougeait pas, il observait. Il se revoyait encore la veille au soir lorsqu’il avait entendu cette idée. Il n’avait pu s’empêcher de sourire. Simplement parce que cette idée, il en rêvait depuis des semaines. Savoir ce qu’elle impliquait n’avait fait que renforcer son besoin.
Il ferma les yeux et huma l’air. Une douce senteur de vanille se propageait dans l’air. Cette odeur avait un effet électrisant sur lui. A chaque fois que cette odeur atteignait ces narines il se rappelait la première fois qu’il avait senti cette odeur.
Il se promenait dans la rue 6 mois plus tôt quand soudain il avait senti une odeur qui l’avait aussitôt attiré. Mais quand il avait constaté de qui émanait cette odeur, il avait déchanté. Ce n’était pas qu’il n’appréciait pas cette fille, c’était juste qu’ils étaient comme chiens et chats ne pouvant s’empêcher de s’envoyer des piques.
Mais quelques mois plus tôt son meilleur ami lui avait confié la charge de veiller sur elle et il n’avait pas pu se dérober.
Il avait fini par vaincre sa propre réticence et ils avaient fini par nouer une relation amicale. Mais cette amitié s’était rapidement transformé en quelques chose de plus fort, de son côté tout du moins.
Voilà pourquoi il se retrouvait là ce soir à regarder la femme dont il était amoureux dormir. Il avait eu envie de le faire depuis qu’un jour qu’il venait la chercher pour faire les magasins il l’avait surprise endormie dans un fauteuil. Il l’avait trouvé encore plus belle. C’était le seul moment où elle semblait baisser sa garde.
Il la vit bouger dans son sommeil, elle rêvait. De Paris probablement. C’était l’un de ces plus chers désirs, visiter la ville lumière. S’il avait pu il l’y aurait emmener dans l’instant. Avec elle il aurait visiter le Louvre, ils seraient montés en haut de la Tour Effel, Ils auraient visiter Montmartre. Bref, fait toutes les choses dont elle lui parlait.
Il aurait tellement aimé lui ces mots mais voilà, il ne pouvait pas. D’une part parce que, malgré ce qu’il disait, son meilleur ami était toujours amoureux d’elle. D’autre part, il ne sentait pas digne d’elle.
Il continua de la regarder dormir pendant le reste de la nuit et au petit matin il se leva enfin. Il s’approcha d’elle, se pencha vers son visage si doux. Il remonta la couverture sur ces épaules et murmura : « je t’aime ».
Puis, il s’éloigna. La tristesse et la résignation se lisait sur son visage.
Au moment où la porte se refermait la jeune femme allongée ouvrit les yeux. Elle regarda la porteet murmura : « Pacey ».L’angoisse de la page blanche… Ecrire quelques mots, quelques lignes… Les phrases me viendront… M’emmèneront vers une grande aventure… Loin d’ici… Loin de toi qui me manque… De toi, à qui je pense sans cesse… sans vraiment te connaître, je t’ai reconnu. Comme si je te connaissais depuis toujours… Nos regards se sont croisés, nos peaux se sont frôlées, un frisson a parcouru mon corps, et tu as disparu.
Mes gestes étaient-ils maladroits ? Les paroles restaient coincées au fond de ma gorge, ma voix tremblait… Mais tu m’as reconnu à ton tour : avais tu l’impression de me connaître également ? Tu as ce sourire au coin des lèvres qui fait penser que la vie est exceptionnelle… Avec toi j’ai compris ce que ressentait Joey en présence de Pacey. Je l’ai toujours envié quelque part, d’être capable de s’abandonner à l’amour. Mes histoires passées ont fini par créer une méfiance de toute personne m’approchant de trop près. Jack était là pour me protéger, mais maintenant qu’il est loin, la peur l’emporte. Mais avec toi, j’ai fait tomber mon masque, j’ai abandonné toute barricade… Me voilà enceinte et tu as disparu. Tu serais bientôt papa d’une merveilleuse petite fille, si tu étais resté… Au fond, j’ai toujours su que je serais une mère célibataire.
Joey était persuadée que je pourrais être un grand auteur… J’en doute fortement… Que pourrais je raconter qui intéresserait assez de personnes pour être publiée, et lue ?... Ma vie ? Mes rêves ? Ma maladie ?... Oui je sais que le grand voyage approche… Oh comme j’aimerai croire en Dieu ! Peut être serais-je moins terrifiée ? Je vais donner naissance à ma fille et je sais que je ne la verrai pas grandir… Ah si tu étais là… Le sentiment de l’abandonner serait moins fort… Elle aurait son père auprès d’elle, pour l’aider à se construire, à devenir la femme qu’elle sera… Et je ne cesse de penser à toi… Je me demande ce que tu es devenu ces derniers mois… Je suis sensée écrire un roman et voilà que c’est une lettre qui sort de ma plume… Une lettre que tu ne recevras jamais…
Vais-je jeter ce brouillon à la corbeille ? Clic droit… supprimer…
Jennifer Lindley…
Une goutte, puis deux.
Il est temps. Je me lève lentement, pas vraiment pressée de fuir l’averse qui se prépare. Depuis quand suis-je assise ici, à regarder l’eau couler sous mes pieds ? Cinq minutes ? Une heure ? Plus ? J’ai perdu la notion du temps.
Plic, pLOC. Tu as 48 heures pour te décider. Dans 48 heures, je reviendrais ici, tu seras là aussi et tu me donneras ta réponse.
Ce n’était pas vraiment un ordre, une promesse plutôt. Je n’étais quand même pas là depuis 48 heures ? Je ne me souvenais plus de ce qu’il s’était passé entre cette conversation et maintenant.
Plic, PLOC.
La pluie ne l’arrêterait pas. Alors je me devais d’être là aussi. Et puis tout à coup, je sentis sa présence. Pas besoin de me retourner pour savoir qu’il était là, juste derrière moi. Etait-ce un signe ? Jusqu’à cet instant précis, je n’avais pas encore pris de décision. Et maintenant ?
PliC, PLOC.
Un pas à droite, un deuxième, demi-tour effectué. Il me regarde. Il attend. Je souris, timidement, lui aussi. C’est nouveau ça, être gêné. Mais je comprends aussitôt que cette gêne ne vit qu’à cause de l’attente. L’attente de ma réponse, de ma décision.
PlIC, PLOC.
Pacey : ça fait 48 heures.
Joey : je sais.
Pacey : alors ?
Joey : alors c’est oui.
PLIC, PLOC.
L’averse démarre, forte, chaude, rassurante. Je m’approche, il s’approche. Je sens le soulagement dans ses yeux. Ce sourire, sur son visage, me fait comprendre que j’ai pris la bonne décision. Et tandis qu’il me serre dans ses bras, je sens cette chaleur au fond de moi, celle qui me dit qu’après la pluie brillera le soleil, pour toujours…
Il est assis là depuis maintenant deux bonnes heures. Il s’en veut de ne pas lui avoir parlé, de ne pas avoir pu lui demander d’explications. Il se souvient de cette discussion qu’ils ont eu dans la cuisine de son restaurant. Cette discussion sans cesse interrompue, cette discussion qui aurait pu enfin tout changer. Qu’a-t-elle voulu dire par : « Je ne veux pas être tirée d’affaires. »?
Après cet instant, les jours ont passé à une vitesse folle. Plus exactement cinq jours se sont écoulés sans qu’il ne s’en rende compte. Et les voilà tous repartis alors que lui reste inexorablement à la case départ. En y réfléchissant bien il est le seul perdu. Doug à Jack et Aimy (et inversement), Dawson à son cinéma et Joey à son travail et surtout son fiancé. Quel triste bilan, 10 années sont passées et il est le seul à ne pas avoir évolué. Bien sûr il y a plus à plaindre que lui, Jen est morte et elle lui manque terriblement. Elle seule connaissait ses doutes, ses peines et ses regrets. Elle seule savait le trou noir qui habitait son âme. Face à ce constat il ne peut retenir quelques larmes.
Il réfléchit et se demande à quel moment il a fait ce qu’il ne fallait pas pour en arriver là. La réponse s’impose à lui tout naturellement, sa rupture avec Joey. Il était censé se sentir mieux après cette séparation mais pourtant il n’a cessé d’aller de plus en plus mal. Il se souvient de son départ précipité mais surtout il sait la cicatrice que ce départ a ouvert. Cette cicatrice que même le temps n’a pu panser. S’il n’avait pas fait l’idiot, aujourd’hui, il serait à ses côtés, à la place de ce Christopher. Ça, il en est certain.
A présent la seule chose qui le rapproche ne serait ce qu’un peu d’elle, c’est cet océan mais paradoxalement c’est aussi cet océan qui les a éloignés… Tous ces souvenirs s’entrechoquent dans sa tête, toutes ses pensées se combattent les unes avec les autres. La solitude est une chose qu’il connaît que trop bien, à son grand malheur. Son frère a peut-être raison : s’il enchaîne conquête sur conquête, c’est peut-être pour se sentir moins seul. Et s’il prend des femmes déjà prises c’est pour éviter d’avoir à s’attacher. C’est décidé, à partir de ce soir un nouveau Pacey fait son arrivée.
Il refuse de finir amère et seul. Après tout si elle a réussi à tourner la page pourquoi pas lui? Peut-être tout simplement parce qu’il n’aime qu’elle ! Une larme s’échappe de nouveau. C’est seulement à ce moment qu’il sent sa présence… Un sourire fend son visage. Finalement, peut-être que tout n’est pas perdu. Il lui lance alors :
Pacey : Tu comptes t’annoncer où tu veux juste jouer les voyeuses? Potter je t’ai connu plus loquace.
La jeune femme sourit, cela fait plus de dix minutes qu’elle est là. Elle commençait à croire qu’il avait perdu ce don de sentir sa présence, qu’il avait perdu cette connexion qui les liaient par le passé. Sans un mot elle s’assoit à ses cotés sur le ponton, laissant pendre ses jambes dans le vide au dessus de l’eau. Elle tourne la tête vers lui et lui sourit. Les yeux dans les yeux, tous les mots deviennent futiles. Puis, Pacey tourne de nouveau son regard vers l’horizon. Après quelques minutes à sentir les yeux de Joey posés sur lui, il parvient enfin à trouver le courage de lui poser LA question.
Pacey : Pourquoi tu n’es pas partie?
Joey : Je suis partie (il tourne son regard interrogateur sur elle) Ce matin à six heures je suis partie mais pour mieux revenir ce soir. Je suis rentrée il y a une heure.
Pacey : Tu es rentrée? Je croyais que l’on ne pouvait rentrer que chez soi?
Joey : C’est le cas.
Pacey : Ce qui signifie?
Joey : Je me suis évertuée pendant toutes ces années à tout faire pour partir d’ici mais en réalité le seul chez moi que je connaisse c’est Capeside. Je me suis perdue là-bas. Je n’aime pas la femme que je suis devenue. Tu t’imagines qu’on est resté presque trois ans sans se voir!?!
Pacey : Trois ans et vingt jours.
Elle ne peut s’empêcher de lui sourire. Au fond d’elle, elle est soulagée s’il connaît si bien le nombre d’années et de jours qu’ils ont passés loin l’un de l’autre c’est qu’elle lui a manqué au moins autant qu’il lui a manqué. Pacey la coupe dans ses pensées.
Pacey : Tu reviens pour combien de temps?
Joey : Je t’ennuie déjà?
Pacey : Non, c’est juste pour me préparer et ne pas trop espérer.
Joey : Je n’ai pas prévu de départ.
Pacey : Et ton fiancé?
Pour poser cette question il a fixé un point très loin dans l’horizon comme pour fuir la douleur que la réponse de Joey pourrait lui procurer.
Joey : Je ne suis plus fiancée. Je lui ai dis que je ne l’aimais pas assez, pas comme j’ai envie d’aimer l’homme que j’épouserais.
Pacey : Et tu crois que tu peux aimer plus fort que l’amour que tu éprouvais pour lui?
Joey ; J’ai déjà aimé plus que lui, aimé vraiment. Aimé au point de ne vivre que pour les moments où j’étais avec lui. Au point que j’étais capable de tout risquer pour lui. Cet amour je le connais et je refuse que par peur je le fuis et me contente de quelque chose de moyen. Et puis, j’ai promis à une amie d’arrêter de fuir et de vivre enfin!
Pacey : Je suis heureux pour toi. Tu mérites de connaître le vrai bonheur et le véritable amour.
Joey : Je suis du genre à croire que l’on ne peut aimer qu’une seule fois comme j’ai aimé, comme j’aime…
A ces mots le cœur de Pacey se brise, il sait très bien qu’elle parle de Dawson.
Pacey : Alors pourquoi tu es ici au lieu de tout faire pour le récupérer?
Joey : C’est ce que je suis en train de faire.
Pacey pose enfin son regard sur Joey.
Pacey : Tu sais je suis du genre à aimer l’explicite. Tu pourrais être plus clair?
Joey : C’est toi Pacey, cet amour que je ne veux plus fuir c’est toi. Je sais que l’on ne reconstruira pas tout du jour au lendemain. D’ailleurs je ne veux pas que l’on se remette ensemble sur un coup de tête et c’est pour ça que je suis revenue. Si tu es d’accord j’aimerais que l’on réapprenne à se connaître, que l’on se redécouvre. Mais surtout j’aimerais que l’on s’aime de nouveaux. Je ne dirais pas comme avant mais au contraire encore plus fort. En tout cas sur ce dernier point je n’ai pas besoin de temps. Je t’aime, je t’aime encore plus qu’avant. Chaque jour passé loin de toi a été une torture. Te revoir m’a fais comprendre que ce qui me manquait : c’était toi; que ce qui me détruisait c’était ton absence. Alors si tu es d’accord et surtout si tu m’aimes encore ne serait-ce qu’un peu, on pourrait y aller tout doucement et se donner une véritable nouvelle chance.
Un silence s’installe. Joey regarde Pacey inquiète, tandis qu’il baisse les yeux et fixe ses pieds. Elle prend ce silence pour sa réponse et se lève. Alors qu’elle a déjà fait plusieurs pas vers le parking, Pacey se lève en un bond et cri.
Pacey : Qu’est ce qui me prouve que tu ne vas pas repartir?
Joey : C’est vrai que je n’ai aucune preuve à te donner, rien de concret. (il continue à se rapprocher) Mais la mort de Jen m’a fait comprendre que la vie est trop courte pour fuir le bonheur. Je ne suis heureuse que lorsque je suis près de toi.
Pacey (il s’arrête tout près d’elle) : Ca ne suffit pas pour construire une vie avec quelqu’un.
Joey : Ce que tu veux savoir c’est comment être sûr que mon amour pour toi n’est pas juste de la nostalgie et que ça ne s’évaporera pas comme un feu de paille?
Pacey : C’est à peu près ça oui.
Joey : Tu te souviens ce que je t’ai dis quand on est rentré de nos vacances sur le True Love?
Pacey : Rafraîchis moi la mémoire.
Joey : Je t’ai dis que même si mon esprit avait été à Capeside mon…
Pacey : Ton cœur était resté tout le temps avec moi.
Joey : Exact et bien là c’est pareil. Toutes ces années même si mon corps et mon esprit ce sont égarés, mon cœur, lui, est demeuré avec toi à chaque instant. Je n’ai jamais pu le reprendre, ni voulu d’ailleurs. Mais j’avais beaucoup souffert lors de notre rupture et j’ai pensé qu’en étant loin de toi je ne risquais plus rien. Alors que chaque seconde passée sans toi le faisait saigner un peu plus.
Pacey : Tu m’avais convaincu depuis le je t’aime.
Joey : Alors pourquoi?
Pacey : J’avais besoin d’entendre tout ça avant de te dire ça : Je t’aime Joey, je n’ai jamais cessé de t’aimer. Si je suis venu ici ce soir c’est parce que je m’en voulais de t’avoir laissé repartir. Alors bien sûr je ne referais pas cette erreur. Tu veux qu’on y aille doucement, je suis d’accord. Mais je ne pourrais jamais, après ce que tu viens de me dire, me retenir de faire ça.
Il s’approche encore un peu plus d’elle et après l’avoir fixé dans les yeux il l’embrasse. Un baiser d’abord tendre et timide qui se transforme rapidement en un baiser langoureux et passionné. Leurs corps trop longtemps séparés semblent vouloir rattraper le temps perdu et leur lèvres ne veulent plus se dessouder. Lorsqu’enfin ils se séparent, ils se sourient.
Joey : Je suis bien contente que tu ais gardé ton coté fonceur. Je n’aurais pas pu tenir à tes cotés sans t’embrasser.
Pacey : Il va falloir perdre cette habitude que ça soit toujours moi qui t’embrasse en premier.
Elle sourit. Enfin elle semble comme apaisée, de nouveau en phase avec elle-même. Elle a toujours cru que son âme sœur était Dawson mais l’homme de sa vie est et restera Pacey. Ce baiser lui a redonné l’envie, l’envie de vivre. C’est sûr, elle reprendra le dessin et elle écrira un livre. Où va-t-elle vivre? Peu importe du moment que c’est avec lui. Alors la vie peut être douce et belle. Si seulement elle avait pu comprendre plutôt que son bonheur était à Capeside, elle n’aurait pas vécu toutes ces années d’errance.
De son coté Pacey n’ose pas y croire, SA Joey est de nouveau près de lui. Comme-ci on venait enfin de lui rendre son oxygène, il respire de nouveau à pleins poumons. Finalement il a bien fait de l’attendre. À croire que leur deux cœurs les ont guidés durant leurs années d’errance pour faire en sorte qu’ils se retrouvent ce soir là.
Main dans la main, ils marchent jusqu’au B&B. Arrivés devant la porte ils s’embrassent. Joey se détache de lui et tout en le fixant lui dit
Joey : Je n’ai pas envie de quitter tes bras une seule seconde. Je ne veux pas sentir le froid demain à mon réveil. Je n’ai pas envie d’être loin de toi un seul instant.
Pacey : J’espérais que tu dirais ça. Je trouve que l’on a déjà perdu trop de temps. Comme nous aurait conseillé notre amie : La vie est courte alors vivez maintenant pour ne jamais avoir de regrets.
Joey : Jen aurait parfaitement pu dire ça, c’est vrai. Alors que proposes-tu?
Pacey : Viens vivre avec moi! Je veux pouvoir me lever chaque matin à tes cotés, m’endormir en te serrant dans mes bras, sentir ton parfum sur l’oreiller, voir ta brosse à dents à coté de la mienne, retrouver ton sourire chaque soir après le travail. En gros je te veux, toi, à mes cotés à chaque instant de la vie.
Joey : Contente de voir que l’on est sur la même longueur d’onde Witter!
Pacey : Ca veut dire oui?
Joey : Attends moi là, je vais chercher mes affaires.
Pacey : Pacey Witter parviendrait-il à dévergonder la belle Potter?
Joey : Je t’ai dis je suis prête à tout pour toi!
Il lui sourit et la suit dans sa chambre. Elle n’a pas eu le temps de défaire ses affaires. Il attrape deux valises, tandis que Joey porte un sac de sport. Une fois dans le salon, elle dépose le sac et retrouve sa sœur dans la cuisine.
Joey : Bessie, il faut que je te parle.
Bessie : Je t’écoute ma chérie.
Joey : Je vais vivre avec Pacey dés ce soir.
Bessie : Je savais que ça arriverait mais je ne me doutais pas que ça serait aussitôt. Va petite sœur vole de tes propres ailes. Cette fois je sais qu’elles te mènent dans la bonne direction.
Joey : Je reviendrais souvent te voir. Après tout, on vit dans la même ville maintenant.
Bessie : Et ton travail?
Joey : Je vais continuer à travailler pour la maison d’édition d’ici et je retournerais là bas une fois par mois. Ça sera provisoire je vais essayer de trouver quelque chose qui me permette de rester près de mon homme et de ma famille.
Bessie : Fais quand même attention de ne pas abandonner tous tes rêves. Mis à part ça je suis contente de t’avoir près de moi. Aller file, Pacey doit t’attendre.
Après une longue étreinte Joey retrouve Pacey dans la voiture.
Pacey : T’es sûr que tu peux travailler d’ici? Ton patron est d’accord?
Joey : Je vois que tu écoutes aux portes. Pour répondre à ta question, oui, j’ai vu ça avec lui ce matin. Il me faudra passer une semaine par mois là bas. Je sais que c’est pas génial mais ce n’est que provisoire.
Pacey : Je sais, j’ai entendu ça aussi.
Ils sont arrivés chez Pacey. Ils montent les quelques marches du perron et y entrent. Pacey monte les valises à l’étage où Joey le suit. Puis, il la laisse s’installer un peu. Il redescend au salon et se perd dans la contemplation du clair de lune. Joey le rejoint. Elle passe ses bras autour de sa taille et colle son menton à l’épaule de Pacey.
Joey : A quoi tu penses, mon cœur?
Pacey : Tu l’aimes ton travail?
Joey : Pourquoi cette question?
Il se tourne vers elle et la regarde droit dans les yeux.
Pacey : Réponds juste à ma question s’il te plait.
Joey : Oui, j’aime mon travail. Et d'après mon patron je suis plutôt douée dans mon domaine.
Pacey : Alors pourquoi veux tu en changer?
Joey : Pour être avec toi, je croyais que tu avais compris.
Pacey : Je sais que tu veux être avec moi, t’en fais pas, je ne doute plus. Mais pourquoi tu ne pourrais pas avoir les deux?
Joey : Parce que mon travail est à New-York et que tu es à Capeside.
Pacey : Et si j’ouvrais un restaurant là bas?
Joey : Je sais que tu n’aimerais pas vivre là bas. Tu as besoin de Capeside autant que j’en ai besoin.
Pacey : Tu te trompes sur une chose. Je n’ai besoin que de toi à mes cotés. Qu’importe où l’on vivra du moment que tu es avec moi. En plus, ça fait un petit moment que je songe à ouvrir un autre restaurant.
Joey : Tu en es sûr?
Pacey : Je suis sûr que ma vie est avec toi, je suis sûr de vouloir le meilleur pour toi. Je ne veux pas qu’un matin tu te réveilles et te rendes compte que tu es passée à coté de la vie dont tu rêvais pour être avec moi. Je me suis dis que l’on pourrait vivre quinze jours à New-York et quinze jours à Capeside. Tu penses que ton patron serait d’accord?
Joey : Je suis sûre que oui. Il m’a dit qu’il espérait que je change d’avis car il ne voulait pas perdre une employée comme moi. Alors je pense qu’il acceptera tout arrangement qui me permettrait de continuer à travailler là bas.
Pacey : Alors on est d’accord, on fait comme ça ?
Joey : Comment fais-tu Pace ?
Pacey : Faire quoi ?
Joey : Comment fais tu pour tout arranger? Tu me fais toujours passer avant, et tu me montres que la vie a des tonnes de possibilités, qu’il faut seulement ouvrir son esprit.
Pacey : C’est toi qui m’inspire.
Elle lui sourit et l’embrasse.
Joey : Je t’aime Pacey Witter. Je t’aime pour tout ce que tu viens de dire et pour tout ce que tu es. Ne doute jamais que ma vie ne vaut la peine que si tu es à mes côtés. Mon travail passera toujours au second plan, tout passera toujours au second plan. Tu es la plus belle chose qui pouvait m’arriver.
Pacey : Décidément on est vraiment sur la même longueur d’onde.
Joey : Tu en es sûr? Tu sais à quoi je pense, là, tout de suite?
Pacey : J’espère que c’est à la même chose que moi.
Et c’est dans des éclats de rire que Joey et Pacey, main dans la main, montent dans la chambre. Cette nuit fût encore plus magique que la première fois. Au petit matin, Joey est réveillée par la chaleur des rayons du soleil. Elle sourit en sentant la présence de Pacey. Elle se retourne et vient se coller à lui, la tête posée sur son torse. La réaction de Pacey ne se fait pas attendre. Il entoure Joey de ses bras.
Pacey : Bonjour mon ange. Je suis content de voir que je n’ai pas rêvé.
Joey : Mais si mon amour tu rêves. Chaque jour auprès de toi s’annonce être aussi doux qu’un rêve.
Pacey : Non, ça sera encore mieux parce que tu seras belle et bien réelle.
Joey : Voilà ma vie qui commence.
Pacey : Et je ferais de chaque jour un bonheur.
Elle sourit et dans les bras de l’homme qu’elle aime elle se rendort. Bien sûr l’avenir ne sera pas tous les jours facile mais qu’importe ils seront ensemble…
Petite extrapolation concernant la news sur les retrouvailles de deux d'entre eux :
« Salut étrangère »
Cette voix ! Avant même de me retourner, je sais à qui elle appartient.
Des siècles que je ne l'ai pas entendue.
Inconciemment, mon pouce vient trouver mon alliance et la fait tourner autour de mon doigt comme un rappel à l'ordre.
Un sourire sur mon visage que je dissimule aussitôt, contrôle, contrôle, c'est le mot d'ordre de ma vie depuis plus de 3 ans maintenant.
Le temps s'est soudain suspendu pour mieux accélerer sa marche arrière et finalement s'arrêter loin, très loin. Des images défilent en boucle dans ma tête, d'un autre temps, d'une autre époque. Des visages que je ne vois plus, qui s'estompent...Comme tout cela est lointain. Où est passée cette jeune fille que j'étais ? Innocence, fraîcheur, spontanéité...tous ces qualificatifs dont on m'a affublée, envolés. Ma vie de femme, ma vie de mère...est-ce que tout aurait été différent si j'avais... ? Allons, il est temps d'affronter les fantômes de mon passé. Je me retourne.
« Salut Joshua... »