HypnoFanfics

Si seulement...

Série : Dawson's Creek
Création : 21.11.2006 à 13h13
Auteur : potter 
Statut : Terminée

une épreuve difficile à surmonter pour le couple Joey et Pacey

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 14 paragraphes

Afficher la fanfic

Assise devant la fenêtre de la cuisine, elle regardait au loin, pas le jardin, pas la rivière, plus loin encore, là où personne ne pouvait venir la rejoindre. Il l’observait sur le pas de la porte, il sentait sa mélancolie mais ne l’expliquait pas. Il ne souhaitait pas trop la voir non plus, de peur que ça ne cache quelque chose de pire, de plus profond, d’indélébile. Il la détailla longuement :une jambe repliée sous elle, un talon appuyé sur le barreau des pieds de la chaise, elle lui tournait le dos. Ses cheveux détachés lui cachaient la moitié du visage. Elle ne portait pas grand chose sur elle, un t-shirt trop grand et un short. Joey saisit la tasse de thé posée sur la table et la porta à ses lèvres.

Pacey soupira et s’approcha de sa femme. Quand elle fut à sa portée, il lui passa une main le long du dos et elle frissonna. Il lui déposa un baiser dans les cheveux puis s’éloigna pour préparer son petit déjeuner.

 

- Tu as bien dormi ma chérie ?

 

Il n’eut aucune réponse. Cela faisait deux jours qu’elle ne lui avait pas adressé la parole et il ignorait pourquoi. En fait, elle avait tout simplement cessé d’être présente. Il avait appelé Jen en catastrophe mais elle n’avait rien pu faire pour lui, elle n’avait pas réussi à faire réagir son amie. Jen avait proposé de faire venir un médecin mais Joey, à ce moment-là, ouvrit la bouche pour dire non ! Rien de plus, juste un non ferme et définitif. Ils avaient donc décidé de respecter sa décision mais au bout de deux jours, Pacey n’en pouvait plus, il avait besoin de savoir. Depuis, il se disait toujours « ça ira mieux demain » mais il avait décidé de l’emmener de gré ou de force à l’hôpital si la situation ne s’arrangeait pas d’ici deux jours. Joey savait ce qui n’allait pas. C’est le médecin lui-même qui lui avait annoncé. Elle n’avait pas pris le temps de le laisser finir son terrible monologue, elle était sortie de cabinet aussi vite que possible, était rentrée chez elle et n’avait plus parlé depuis.

 

Pacey prit son petit déjeuner face à elle, faisant la conversation. Il faisait comme si tout allait bien mais son regard le trahissait. On pouvait y lire la panique, la peur, l’incompréhension. Il débarrassa son coin puis celui de Joey et partit dans la salle de bain. Quand il en ressortit un quart d’heure plus tard, elle n’avait pas bougé. Ne sachant que faire, il s’éloigna d’elle, à regret. Il était en vacances et ne supportait pas d’être face à un mur. Il se rendit dans son ancien bureau. Ancien parce qu’il allait bientôt abrité un enfant, le fruit de son amour avec Joey. Ce bébé, non attendu mais pourtant désiré. Dès l’instant où elle lui avait annoncé être enceinte, il sut que que c’était ce qu’il attendait depuis des années. L’annonce avait été magique, il ne l’oublierait pas de si tôt. Joey l’avait appelé au restaurant, prétextant qu’elle avait besoin de le voir immédiatement, qu’elle n’allait pas bien et qu’elle l’attendait à la maison, elle ne voulait pas être seule. Il avait foncé comme un fou. Son frère l’avait suivi jusqu’à chez lui en le croisant sur la route et l’avait incendié pour avoir roulé ainsi. Ne se souvenait-il pas que c’était sur cette même route que Mitch Leery était mort sept ans plus tôt ? Comment pouvait-il être aussi irresponsable à 26 ans passés, alors qu’il était marié depuis moins d’un an à une femme qu’il avait attendu si longtemps? Pacey l’avait à peine écouté. Il lui avait dit qu’il ferait attention la prochaine fois mais que c’était justement la femme dont il parlait qui l’avait appelé en lui demandant de venir à la maison le plus tôt possible. Doug l’avait laissé tranquille. Il savait que c’était peine perdue, Pacey se tuerait pour Joey. Il monta les marches du perron et pénétra dans la maison sans aucun ménagement. Son labrador, un cadeau pour Joey, l’accueillit mais il lui tapota vaguement la tête, à la recherche de sa femme. Quand il pénétra dans le salon, il n’y comprit rien. Des ballons marqués « félicitations » étaient gonflés un peu partout, sur la table trônait un gâteau et Joey, assise sur le canapé, l’attendait patiemment.

 

- Ha, te voilà enfin. Heureusement que je n’étais pas en train de me faire agresser parce que sinon, je ne sais pas dans quel état tu m’aurais retrouvé !

-Chérie, tu m’as appelé en me disant que ça n’allait pas, qu’est ce qui se passe ?

 

Joey vit l’inquiétude dans les yeux de son homme, cela la fit sourire. Elle savait à quel point il l’aimait mais ce genre de regard lui faisait comprendre qu’elle n’avait aucune crainte à avoir quant à leur avenir, il serait toujours prêt d’elle.

 

- En effet, je n’allais pas bien mais maintenant, ça va beaucoup mieux.

- Joey, tu sais que le rush du déjeuner commence dans une demi-heure et que je devrais être en train de finir de préparer le plat du jour.

- Et c’est quoi ?

- Des lasagnes mais ne change pas de sujet. Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu n’allais pas bien ? Qu’est-ce que tu avais ?

- Rien de particulier, je me suis inquiétée pour rien mais il va falloir t’y habituer, ça

risque de durer un moment.

- Tu veux bien m’expliquer, je ne comprends rien. Et puis c’est quoi cette décoration ?

- Ça mon chéri, c’est pour fêter un événement.

- Un événement ? Attends, je sais.-il fit la tête qu’il faisait toujours quand il décidait de jouer au plus malin- Tu me félicites parce que j’ai gagné la fourchette d’or de la gastronomie locale c’est ça ? Ou peut-être le diplôme du meilleur patron ? Ou alors... non, en fait, j’ai plus d’idée.

- Pacey, nous allons avoir un bébé, finit-elle par lâcher, exaspérée par son attiude

puérile.

- Un bé ? Un bébé ?

 

Pacey était ahuri. Un bébé. Il allait être papa. Joey, qui jusque là affichait un sourire digne d’une publicité pour dentifrice, attendait sa réaction. Elle semblait de plus en plus anxieuse. L’information fit alors son chemin jusqu’au cerveau de Pacey.

 

- Un bébé !

- Tu l’as déjà dit ça.

- Mais Joey, c’est génial. Quand ? Où ? Comment ? Quoi ?

 

Pacey semblait surexcité. Il la rejoignit et la serra dans ses bras si fort qu’elle ne craint un instant qu’il ne l’étouffe.

 

- Si tu continues à me serrer comme ça, je ne suis pas sûre qu’il naîtra ce bébé.

- Oh oui, excuse-moi Joey, assieds-toi, reposes-toi, laisse-moi faire je m’occupe de tout.

- Pacey, Pacey, je suis enceinte, pas malade. Et pour répondre à tes questions, je dirai dans environ 7 ou 8 mois, à mon avis, ça date d’il y a un mois et demi, tu sais le jour où on a fait ça dans la chambre froide du restaurant, ah non zut, c’était pas avec toi ça ! Fais pas cette tête Pacey, je rigole. Ensuite où ? et bien à l’hôpital, comment, je vais pas te faire un dessin, sauf si à ton âge tu ne sais toujours pas comment on fait les bébés bien que tu m’aies prouvé de nombreuses fois le contraire et quoi, il est un peu tôt pour savoir si c’est une fille ou un garçon.

- Tant que ce n’est pas un singe ou un chien, ça me va, lui répondit-il pour la taquiner.

 

Ils s’étaient pris dans les bras l’un de l’autre et savouraient ce délicieux moment.

 

C’est cette image qui flottait devant ses yeux quand il pénétra dans la future chambre. Jusqu’à il y a deux jours, tout allait bien entre eux mais maintenant… il ne comprenait pas le mutisme de Joey. Il observa la pièce, vidée de tous les meubles, des bâches tendues partout au sol, les pots de peinture entassés dans un coin. Il prépara tout ce dont il avait besoin et commença à peindre. Ils avaient choisi une peinture coquille d’œuf, c’était neutre et ça allait aussi bien pour une fille que pour un garçon. Mais Joey avait absolument tenu à ce qu’ils attendent les trois mois décisifs pour faire quoique ce soit. Il peint une bonne partie de la matinée, trois heures non stop. Il n’en était qu’à la première couche, il ne faisait donc pas trop attention à l’uniformité de son travail. Quand il fit une pause, il se retourna et fut surpris de trouver Joey derrière lui. Son regard vide semblait ne pas le voir. A vrai dire, elle semblait ne rien regarder de particulier. Il lui effleura le bras en lui souriant et là, à cet instant, une lueur apparut dans ses yeux, un contact s’était établi.

 

- Joey ?

- Qu’est-ce que tu fais ?, demanda-t-elle d’un ton légèrement agressif.

- Je prépare la chambre pour Witter junior, dit-il avec un sourire chaleureux.

 

Joey fit le tour de la pièce comme si elle cherchait quelque chose. Elle se saisit d’un pot de peinture et le tint à bout de bras, devant elle.

 

- Joey, je ne veux pas jouer les maris surprotecteurs mais l’odeur de la peinture fraîche, c’est pas terrible pour les femmes enceintes.

 

Elle lui tournait le dos. Elle ramena le pot de peinture près de son corps puis le lança violemment à travers la fenêtre qui vola en éclat.

 

- Joey, mais qu’est-ce qui te prend ?

 

Mais elle ne l’écoutait pas. Tout ce qui lui passait sous la main finissait par la fenêtre. On aurait dit une furie. Elle criait, pleurait, marmonnait des choses incompréhensibles. Pacey la bloqua avec ses bras et la força à se calmer. Quand elle posa les yeux sur lui, il y vit tellement de tristesse qu’il comprit.

 

- Joey, c’est le bébé ?

- Il…-elle n’arrivait pas à parler à travers ses larmes- il…il ne bouge…plus.

 

Elle éclata alors en sanglots, une longue plainte à vous déchirer la poitrine sortait de sa bouche. Pacey sentit ses yeux le piquer. Il se laissa glisser au sol, Joey en larmes dans ses bras, sa tête contre son épaule. Il lui tenait la tête d’une main pendant que son autre main la tenait dans le dos. Il sentait le ventre de sa femme contre le sien. Il y avait leur enfant dedans. Et Joey qui tremblait tellement. Ou était-ce lui ? Tout devint noir autour de lui, il ne pensait plus à rien, il avait sa femme dans ses bras mais ne la sentait plus. Il était totalement absent et il avait l’impression de tomber, de s’enfoncer dans un gouffre sans fond, d’être en chute libre. Il n’entendit pas la sonnerie de la porte d’entrée, ni la porte claquer, ni le chien qui aboya, ni les pas qui montaient les marches en courant, il n’entendait plus rien, comme si la vie, le temps, s’étaient arrêtés.



 

Quand Dawson arriva devant chez ses amis et qu’il vit le champ de bataille dehors, il se douta que quelque chose n’allait pas. Il sonna mais n’obtint aucune réponse. C’est alors qu’il l’entendit, Joey. Elle criait. Ou plutôt, elle hurlait. Un cri qui lui glaça le sang. Il entra sans attendre et fonça à l’étage d’où provenait ce cri, cette plainte. Il trouva ses deux amis, dans les bras l’un de l’autre, pleurant, s’agrippant l’un à l’autre. Il appela immédiatement Jen et l’hôpital. Il tenta de savoir ce qui se passait mais ni l’un ni l’autre ne parlait. Dawson dût s’armer de beaucoup de patience pour les faire se lever, descendre l’escalier. L’inquiétude le transperçait car il ne savait pas ce qui se passait, il savait seulement que c’était grave, très grave. Il parvint à les emmener dans le salon et à les asseoir sur le canapé.

 

- Pacey, qu’est-ce qu’il se passe ?

 

Pacey ne voyait pas Dawson, ne l’entendait pas. Il répétait inlassablement quelques mots.

 

- pas possible, pas possible, pas possible.

- Pacey ? Qu’est-ce qui n’est pas possible ?

 

Il dit ça un peu plus brusquement qu’il ne l’aurait voulu mais Pacey ne réagissait toujours pas.

 

- Pas possible. Bébé, pas possible.

- Le bébé ? Quoi le bébé ? Pacey réagit bon sang !

 

Jen entra à ce moment-là. Le spectacle la cloua sur place. Joey tordait ses mains dans tous les sens, fixait obstinément le sol, se balançant d’avant en arrière comme pour se bercer. En avançant vers ses amis, elle entendit ce que marmonnait Pacey mais voyant qu’il ne réagissait pas, elle fit ce qu’elle pensait le mieux pour son ami, elle lui mit une grande claque. Pacey reprit instantanément ses esprits et regarda ses amis comme s’il les voyait pour la première fois.

 

- Pacey ? la voix de Jen était toute timide, légèrement plus aigue qu’à l’habitude.

- Le bébé. Il…il ne bouge plus.

 

Pacey n’en dit pas plus. Jen et Dawson se regardèrent, gênés, angoissés, tristes et les ambulanciers firent irruption dans la maison. Ils emmenèrent Joey et Pacey en demandant ce qu’il s’était passé.

 



A l’hôpital, Joey subit tout un tas d’examen pendant que Pacey, qui avait vu lui aussi un médecin, attendait avec ses amis dans la salle d’attente. Le temps s’écoulait lentement, trop lentement pour Pacey. Il voyait les gens s’agiter autour de lui, certains riaient, d’autres pleuraient. Il sentait la main de Jen posée sur son bras, il voyait Dawson au téléphone mais n’entendait pas ce qu’il disait et savait encore moins à qui il s’adressait. Une seule donnée occupait son esprit, il n’y avait plus de bébé.Il n’avait pas besoin de diagnostic médical, il savait que l’inimaginable c’était produit. Tout ce qu’il souhaitait, c’était voir sa femme. Quand le médecin arriva au bout du couloir, il se leva d’un bon mais ne put bouger davantage. Il attendit que le médecin arrive à sa hauteur. Celui-ci semblait soucieux.

 

- Monsieur Witter ?

- Oui.

- Veuillez me suivre je vous prie.

 

Ils pénétrèrent dans un bureau attenant à la salle d’attente.

 

- Monsieur Witter, nous venons de faire subir un examen complet à votre femme et je suis au regret de vous confirmer que nous  sommes face à un cas de mort du fœtus in utero. Je suis désolé.

- Comment va-t-elle ?

- Elle est sous le choc. Mais elle semble avoir repris pied dans la réalité.

 

Pacey sentit la colère s’insinuer en lui mais il ne savait pas contre qui elle était dirigée.

 

- Une seconde, comment ça confirmer ?

 

Le médecin sembla hésiter quelques secondes, de toute évidence, il pensait que Pacey était au courant.

 

- Et bien, nous avons contacter le gynécologue qui suit votre femme et il nous a informé avoir prévenu Madame Witter il y a deux jours. Elle était venue en urgence en constatant une baisse d’activité du bébé dans son ventre. Elle s’est enfuie à l’annonce de la mort du fœtus et il n’a pas réussi à la joindre depuis. Nous sommes désolés monsieur Witter.

- Comment ça vous êtes désolés ? Ma femme sait que son bébé est mort depuis deux jours et le médecin qui lui annonce ça n’est pas foutu de la retrouver ? Vous croyez que je vais gober une connerie pareille ?

 

Pacey écumait de rage. Il n’avait qu’une envie, taper sur ce médecin jusqu’à ce qu’il ne bouge plus. Mais il pensait à Joey. Il ne pouvait pas lui faire ça, elle avait besoin de lui.

 

- Je vais vous laisser Monsieur Witter, votre femme va arriver d’un instant à l’autre dans la chambre 104. L’accouchement va être déclanché ce soir.

 

Pacey sortit du bureau du médecin. Il était furieux contre le monde entier. Et Joey qui ne lui avait rien dit. Au lieu de se confier à lui, elle avait gardé tout ça pour elle, mais c’était son enfant à lui aussi non ? Dawson s’approcha de lui et vit cette lueur de colère dans les yeux de son ami. Il le prit par l’épaule et l’emmena dehors.

 

- Je vais tuer ce salaud !

- Calme-toi Pacey, Joey a besoin de toi.

- Besoin de m.. ? Besoin de moi ? Tu crois pas que si elle avait tant besoin de moi que ça, elle n’aurait pas attendu deux jours avant que j’apprenne que mon bébé est mort. Et ce médecin, tu crois pas qu’en annonçant ce genre de nouvelle à une patiente, il aurait au moins pu s’assurer qu’elle ne serait pas seule pour affronter ça au lieu de la laisser s’enfuir. Tu crois pas qu’il aurait dû la chercher, lui téléphoner plutôt que de se cacher derrière ce motif bidon « il n’a pas réussi à la joindre depuis ».

- Pacey, arrête de chercher des coupables, il faut que tu soutiennes Joey.

- Et toi arrête de me dire ce que je dois faire !

 

Pacey se défoula sur Dawson en lui envoyant son point dans la figure. Ce dernier encaissa le coup sans rien dire, sachant qu’il vallait mieux ça qu’autre chose. Quand Pacey n’eut plus la force de taper Dawson, il se mit à pleurer, s’effondrant dans les bras de son meilleur ami.

 

- Excuse-moi Dawson, excuse-moi.

 

Dawson prit son meilleur ami dans ses bras, en silence, sachant qu’aucun des mots qu’il pourrait dire ne réconforterait Pacey.

 



Joey venait de rentrer dans sa chambre d’hôpital. Pacey était devant la fenêtre et il vint la prendre dans ses bras dès qu’il la vit. Ses yeux étaient rougis par les larmes. Joey, elle, n’avait pas la force de pleurer. Déclancher son accouchement ? A quoi bon, le bébé est mort ! N’y a-t-il pas un autre moyen ? N’est-ce déjà pas assez traumatisant ? Elle venait de vivre sept mois de grossesse fabuleux. Elle ne s’était jamais sentie aussi bien. Pacey prenait soin d’elle. Alors pourquoi ? Pourquoi elle ? Pourquoi eux ? Qu’avaient-ils fait de mal ? Pacey lui parlait mais elle ne l’entendait pas. Elle cherchait une réponse à ses questions. Cette dernière s’imposa d’elle-même. Ils n’avaient pas préparé l’arrivée de leur bébé. Ils avaient laissé traîner. Sans doute par superstition. Ils n’avaient acheté que la peinture. Joey retardait toujours le moment où il allait falloir acheter le mobilier, les vêtements. Alors pour elle, c’était clair, elle avait été punie parce que c’était comme si elle avait négligé la naissance de son bébé. Elle sentit les lèvres de Pacey sur son front et le vit sortir de la chambre. Elle vit ses épaules se voûter quand il se crut hors de sa vue. Mais il n’y était pour rien, c’était sa faute à elle.

 

Pacey sortit dans le couloir et soupira longuement. Joey semblait à nouveau absente. Il avait besoin d’air, il suffoquait dans cette chambre d’hôpital. Il alla retrouver Jen et Dawson en salle d’attente.

 

- comment va-t-elle ?

- ils sont obligés de déclancher l’accouchement ce soir. Pour faire sortir le bébé. 

 

Jen s’approcha de lui et le prit dans ses bras. Elle ne savait pas quoi dire. Elle n’était pas à l’aise dans ce genre de situation. Alors elle préférait agir à l’instinct et elle avait eu envie de prendre son ami dans ses bras.

 

Prévenu par Jen, Jack arriva essoufflé à l’hôpital.

 

- salut.

- salut.

- Pacey, je suis vraiment désolé. J’ai amené des fleurs pour Joey, je sais que ça servira à rien mais sur le coup, je me suis dit que c’était une bonne idée. Enfin, c’est que, en général, c’est ce que les gens font non ? Mais à quoi ça sert ?

 

Jack semblait perdu, comme tout le monde d’ailleurs. Mais personne ne dit rien.

 

- c’est gentil.

- désolé, c’est maladroit.

- on peut aller la voir ?, demanda Dawson.

- bien sûr.

 

Quand ils entrèrent tous les quatre dans la chambre, Joey était allongée sur son lit, le drap remonté à la taille et elle regardait par la fenêtre. Ils regardèrent à peine son ventre. Ils étaient gênés. Jen vint s’asseoir sur une chaise à côté de Joey et Dawson s’assit à côté d’elle sur le lit en lui prenant la main. Jack mettait les fleurs dans un vase. Pacey se tenait près de la porte, fixant la fenêtre d’un air absent. Joey tourna la tête et regarda la main de Dawson qui tenait la sienne fermement. Elle releva les yeux vers lui et Dawson fut choqué de ne rien y voir, aucune vie, aucune flamme, aucune étincelle. Jen lui effleura le bras et elle tourna la tête et fixa son amie.

Jen la prit dans ses bras et la berça lentement.

Joey sembla réagir au contact de son amie, elle se détacha d’elle et se recala dans son lit. Elle ouvrit la bouche pour parler et le son de sa voix était morne, terne, sans vie.

 

- C’est gentil d’être venu.

 

Ils se regardèrent les uns les autres, sachant qu’aucun mot n’était utile. A quoi bon dire quoique ce soit ? L’infirmière les sortit de leur réflexion en leur demandant de sortir. Elle regarda Dawson et s’adressa à lui.

 

- Monsieur Witter, vous pouvez rester si vous désirez. Votre femme va partir en salle de travail dans une heure.

- C’est moi monsieur Witter, répondit sèchement Pacey.

- Oh, excusez-moi.

 

Dawson adressa un sourire triste à l’infirmière et sortit de la chambre, suivi par Jen et Jack.

 

Le médecin arriva peu de temps après, il était encore différent de celui qui avait parlé à Pacey, ce qui l’énerva. Il pensa immédiatement que lui et Joey étaient considérés comme du bétail, ils étaient dans une usine géante où le travail se faisait à la chaîne et où le personnel médical se fichait de votre nom, de votre histoire, de vous !

 

- Madame Witter, comme vous le savez, nous allons déclancher l’accouchement pour faire sortir le fœtus. Cela risque de prendre une grande partie de la nuit, il va falloir être courageuse.

 

Joey et Pacey écoutaient attentivement le médecin qui parlait de tout un tas de termes qu’ils ne comprenaient qu’à moitié : prostaglandines, sonde de Foley, ocytocine, contractions. Quand on emmena Joey, elle s’accrocha à la main de Pacey et se mit à pleurer, le suppliant de ne pas la laisser seule. On lui donna une tenue stérile et il pénétra en salle de travail. Joey avait des contractions depuis plusieurs heures, elle avait mal, elle pleurait. Il était fatigué, abasourdi, choqué par l’étrangeté de la situation, il aidait sa femme à accoucher de leur enfant mort ! Où était la logique là-dedans ? Au petit matin, le bébé était enfin sorti, il pesait 1k300 et mesurait 36 cm. Joey refusa de le toucher et Pacey se mit à pleurer en voyant le corps sans vie de son enfant, il avait un fils.

 



Une semaine plus tard, Joey était de retour chez elle. Elle errait dans la maison, tournait en rond, mangeait à peine. Pacey passait le plus clair de son temps au restaurant, travaillant comme un fou pour s’occuper l’esprit. Ils avaient enterré leur enfant mais n’avaient pas eu la force de lui choisir un prénom. On lisait seulement « bébé Witter » sur la tombe. Joey n’était pas allée une seule fois au cimetière depuis l’enterrement. Pacey y allait chaque jour. Leurs amis les soutenaient du mieux qu’ils pouvaient même s’ils étaient mal à l’aise face à la situation. Joey avait des sautes d’humeur et pouvait se montrer blessante parfois. La seule personne dont elle s’occupait était son chien. Elle faisait de longues ballades avec lui, ne le lâchait pas une seconde. Tout était si froid chez eux, la tristesse était palpable, la gêne aussi.

 



Le temps passa et Joey semblait faire tout doucement son deuil. Elle avait décidé de reprendre sa vie en main. Elle était retournée travailler et malgré les regards désolés de ses collègues, elle avait su rester digne et forte. Ce soir, elle avait décidé de préparer un dîner pour elle et Pacey, deux mois s’étaient écoulés et ils n’avaient fait que se croiser. Il était temps qu’ils se consacrent un peu l’un à l’autre. Oh bien sûr, il y avait encore beaucoup de bas, quelque chose s’était brisé en elle, elle le savait mais Pacey était ce qu’elle avait de plus cher au monde et elle avait besoin de lui et surtout de savoir comment il allait. Elle rentra donc chez elle plus tôt que prévu et se mit au fourneaux. Elle dressa la table avec des chandelles, mit une jolie robe et attendit le retour de Pacey. Il arriva vers 20h. Quand il entra, il ne fit pas attention aux efforts que Joey avait déployé pour lui faire plaisir. Il l’embrassa distraitement sur le front et alla prendre une douche. Quand il revint, Joey l’attendait avec un verre de vin. Il remarqua alors ce qu’elle avait fait.

 

- C’est en quel honneur tout ça ?

 

Il lui avait parlé sur un ton sec, un peu agressif mais Joey ne s’en offusqua pas, il était comme ça depuis la mort du bébé et elle savait qu’il souffrait autant qu’elle. Il avait besoin d’évacuer cette souffrance d’une façon ou d’une autre.

 

- Et bien, j’ai pensé que ça ne nous ferait pas de mal une petite soirée en tête-à-tête. Un

dîner au chandelles, un film…

- Si tu veux, répondit-il d’un air totalement détaché.

 

Ils s’installèrent à table et Joey apporta le dîner. Pacey mangeait en silence, ou plutôt, il jouait avec la nourriture, n’y touchant presque pas. Joey essaya de détendre un peu l’atmosphère.

 

- Je sais que je ne suis pas un grand chef comme toi mais je t’assure que c’est

mangeable.

- Mmmhhh.

 

Ils finirent de dîner en silence et Pacey s’installa dans le canapé et lut le journal. Joey débarrassa, fit la vaisselle et vint le rejoindre. Elle s’assit à côté de lui et se rapprochait un peu plus à chaque fois pour finir par se lover contre lui. Pacey ne leva pas une seule fois les yeux de son journal. Mécaniquement, il avait ouvert ses bras à Joey quand elle s’était appuyée contre lui mais aucune chaleur ne transparaissait dans son étreinte. Joey commença alors à lui picorer le cou de tendres baisers qui ne lui firent pas plus d’effet. S’impatientant devant le manque de réaction de son mari, elle lui arracha le journal des mains et vint s’installer sur ses genoux, prenant possession de ses lèvres. Elle commença à jouer avec les boutons de sa chemise, déshabillant lentement Pacey mais ce dernier semblait totalement absent. Quand Joey se fit plus entreprenante, il l’arrêta dans son élan.

 

- Pas ce soir, je suis fatigué.

- Oh mais je suis sûre que ça ne pourra que te faire du bien.

 

Elle l’embrassa fougueusement mais sentait bien que Pacey ne répondait pas à son baiser. Elle s’arrêta alors et le regarda droit dans les yeux.

 

- Qu’est-ce qu’il y a Pacey ?

- Je te l’ai dit, je suis fatigué.

 

Il avait été plus agressif qu’il ne l’aurait voulu dans son ton. Le visage de sa femme se referma instantanément, il la sentit se raidir et la vit se détacher de lui et se lever. Il aurait voulu se mettre une bonne raclée d’être aussi ignoble envers elle. Pris de remord, il la rattrapa dans le couloir et l’empoigna par le bras, la forçant à se retourner pour lui faire face. Il vit qu’elle pleurait. Cette image lui fit mal, elle pleurait à cause de lui ! Il l’a prit dans ses bras, la berça doucement et effleura ses lèvres. Quelque chose brûla en lui, lui fit mal mais il ignora cette douleur. Pacey appuya un peu plus leur baiser et sentit Joey se détendre contre lui. Il l’entraîna dans la chambre et lui fit l’amour, pour la première fois depuis deux mois.

 



Quand Joey se réveilla le lendemain matin, il était encore tôt, à peine 5h30. Le lit était vide, Pacey n’était pas là et n’avait pas laissé de mot comme à son habitude ou plutôt comme à son habitude deux mois plus tôt ! Allongée dans son lit, les yeux grands ouverts, elle repensa à la veille, à leur étreinte. Le constat fut douloureux pour Joey, cela avait été froid, mécanique. Pacey, d’un naturel très doux, lui avait fait l’amour comme s’il était pressé de passer à autre chose. Elle s’était montrée tendre, attentionnée, lui, brouillon et désireux d’en finir. Il lui avait ensuite tourner le dos et s’était endormi.

 

Assis au bar du restaurant, Pacey repensait à sa nuit avec Joey. Avant, il aimait tellement faire l’amour à cette femme, il savait quoi faire pour qu’elle frémisse, quand agir…mais hier, il savait qu’il aurait dû rester sur le canapé, ne pas la rejoindre, ne pas être touché par sa détresse. Il plongea la tête dans sa tasse de café et ferma les yeux. Comment avaient-ils pu en arriver là ? Pacey regarda sa montre, 6h30. Il était tôt mais il avait besoin de parler à quelqu’un et il savait exactement à qui. Il prit le téléphone posé sur le comptoir et composa un numéro qu’il connaissait par cœur. Une voix ensommeillée lui répondit.

 

- allô ?

- Andie, c’est moi.

- Pacey ?

- Oui, désolé, je sais que je te réveille mais j’avais besoin de te parler.

- Bien sûr, qu’est-ce qu’il y a ?

- Je ne sais pas, c’est…c’est difficile à dire, c’est avec Joey, depuis…depuis la mort du bébé, rien n’est plus pareil.

- Pacey, ça fait à peine deux mois, il vous faut du temps pour faire le deuil de cet enfant. C’est normal que les choses soient différentes entre vous mais vous devez vous soutenir mutuellement, discuter, passer du temps ensemble pour surmonter le traumatisme.

- Justement, je n’y arrive pas.

- Ah.

- Je t’ai connu plus loquace McPhee.

- Désolée Pacey. Tu sais, j’ai un confrère spécialiste du deuil. Ça pourrait te faire du bien. Et à Joey aussi.

- J’arrive à peine à lui dire bonsoir, comment veux-tu que j’arrive à lui proposer de voir un psy ?

- Pacey, tu as besoin d’un coupable et c’est normal mais ne dirige pas ta colère contre elle. Joey souffre autant que toi si ce n’est plus. N’oublie pas que c’est elle qui a porté la vie en elle. Et même si cet enfant était le tien autant que le sien, c’est elle qui a dû accoucher d’un enfant mort.

- Oui mais elle n’a pas voulu le voir, le tenir dans ses bras, elle ne sait même pas à quoi

il ressemble. Alors que moi, j’ai son visage, son image qui me hante.

- Pacey, j’appelle mon collègue ce matin et je te recontacte. Tu verras, ça te fera du bien.

 

Pacey était devant l’immeuble où travaillait ce médecin que lui avait conseillé Andie. Il longeait le trottoir de long en large. Il s’arrêtait devant la lourde porte en chêne, la regardait, repartait, s’arrêtait à nouveau…au bout du quinzième aller-retour, il s’arrêta enfin. Il fit un pas en direction de la porte, posa sa main sur la poignée, la relâcha puis la ressaisit. A cet instant, il fut comme hapé, un colosse tirant la porte vers lui pour sortir de l’immeuble. Il regarda Pacey surpris tandis que ce dernier se redressait et tentait de se redonner une contenance. L’homme sortit et lui tint la porte pour que Pacey puisse entrer. Il grimpa l’escalier lentement, commençant à se demander s’il ne ferait pas mieux de faire demi-tour. Non ! Il avait promis à Andie d’essayer. Il pénétra dans la salle d’attente, déserte. Mauvais signe ! Les bons médecins ont généralement des salles d’attente remplies non ? Arrête Pacey, tu cherches des excuses pour ne pas rester. Dix minutes plus tard, il fut accueilli par le docteur Thompson.

 

- Bonjour Monsieur Witter.

- Bonjour Docteur Thompson.

- Asseyez-vous, je vous prie.

 

Pacey prit place dans le fauteuil face au bureau du docteur Thompson. Il observa la pièce. Bonne dimension, meubles sombres, le fameux divan, une multitude de diplômes accrochés au mur. Puis il prit le temps d’observer son interlocuteur.  La quarantaine, les tempes grises, cheveux courts, lunettes rondes, un intello ! Andie avait bien choisi.

 

- Alors Monsieur Witter, que puis-je faire pour vous ?

- C’est une amie à moi qui m’a donné vos coordonnées. Elle est comme vous.

- Comme moi ?

- Oui, enfin, elle est médecin.

- Je vois, et pourquoi cette amie m’a-t-elle recommandé à vous ?

- Elle pense que ça me ferait du bien de vous parler. Mais je ne suis pas fou !

- Parce que vous pensez que voir un psychologue signifie qu’on est fou ?

- Oui, enfin non, j’en sais rien. Mais je sais que je suis en train de devenir fou.

- Racontez-moi.

 

Alors Pacey a parlé, pendant les quarante minutes suivantes, sans s’arrêter. Le docteur Thompson prenait des notes, hochait la tête mais ne l’a pas interrompu une seule fois. Pacey a tout dit, le bébé mort, l’attitude de Joey, leur réaction, leur éloignement et leur étreinte qu’il n’avait pas souhaité. Quand enfin il s’était tu, le docteur Thompson avait regardé ses notes puis lever les yeux vers Pacey.

 

- Monsieur Witter, le processus du deuil est quelque chose d’éprouvant, de long et de difficile. Chacun le vit à sa manière. Certains s’enfermeront dans le silence, se réfugieront dans l’alcool, d’autres taperont dans les murs. Beaucoup culpabiliseront ou rejetteront la faute sur d’autres…

 



Pacey allait voir le docteur Thompson une fois par semaine. Il n’en avait rien dit à Joey, d’ailleurs, il ne lui disait plus grand chose. Cette dernière faisait du mieux qu’elle pouvait pour supporter la situation mais cela lui semblait de plus en plus difficile. Un après-midi, alors qu’elle travaillait chez elle, on frappa à la porte.

 

- Dawson ? Qu’est-ce que tu viens faire ici ?

- Faut-il une raison pour passer voir une amie ?

- Non, en effet, il n’en faut pas. Entre. Tu veux boire quelque chose ?

- Un café ne serait pas de refus, il fait un froid de canard dehors !

- C’est l’hiver. Et dans un mois, ce sera Nöel.

- Vous faîtes quelque chose avec Pacey ?

 

Le visage de Joey s’assombrit aussitôt, ce qui n’échappa pas à Dawson.

 

- Il y a un problème Joey ?

-  Non, pas du tout.

 

Elle avait dit ça de manière précipitée avec un sourire forcé. Dawson la connaissait trop bien pour savoir qu’elle mentait. Il la suivit dans la cuisine et l’observa préparer le café. Ses gestes étaient secs, rapides, comme si elle passait ses nerfs sur la cafetière.

 

- Ca ne s’est pas arrangé ?

- Non.

- Vous en êtes où ?

- Nulle part. On se voit à peine. Il ne m’adresse quasiment pas la parole. Il rentre tard dans la nuit et repart très tôt le matin. Et il passe tous ses week-ends au restaurant. Nous n’avons fait l’amour qu’une seule fois depuis quatre mois et encore, pour ce que c’était…

 

Joey se mit à pleurer. Dawson était gêné qu’elle lui ait confié un détail aussi intime car après tout, le passé les hantait toujours mais la détresse de son amie le bouleversa. Il la prit dans ses bras et la berça doucement. Joey lui semblait si fragile. Il ne comprenait pas ce qu’on pouvait ressentir à la perte d’un enfant. Il imaginait la douleur qu’on ressentait mais quelque chose lui échappait dans ce flot d’émotion.  Il se sentait impuissant et ne savait pas quoi dire ou faire pour aider ses amis. Il se dit qu’il devrait peut-être parler à Pacey.

 

Joey sécha ses larmes et se dégagea des bras de Dawson. Elle n’aimait pas se laisser aller ainsi. Mais il s’agissait de Dawson et elle n’en pouvait plus de cette situation. Une foule de questions se bousculait dans sa tête. Pourquoi Pacey était-il ainsi ? Comment faire pour qu’il revienne vers elle ? et bien d’autres encore.  Elle n’avait pas de réponse. Elle avait tenté une fois ou deux de le séduire à nouveau mais il l’avait repoussé et elle avait fini par laisser tomber. A quoi bon une humiliation supplémentaire ? Il fallait qu’elle parle à Pacey, qu’elle le force.

 

Le lendemain de sa visite à Joey, Dawson alla dîner avec Jack et Jen.

 

- Et tu dis qu’ils n’ont pas fait l’amour depuis ?

- Jen, tu pourrais être un peu plus délicate !

- Désolée. C’est dingue. Pour moi, ils ont toujours représenté le couple insubmersible et là, tout dégringole.

- Vous avez vu Pacey quand pour la dernière fois ?

- Heu…je l’ai vu…il y a un mois environ, on s’est croisé au supermarché.

- Et toi Jen ?

- Moi ? Pareil que Jack, on était ensemble.

- Et moi depuis au moins autant.

- Il se coupe de nous.

- Je connais Pacey et s’il agit comme ça, c’est qu’il va mal.

- Peut-être qu’on devrait aller lui parler.

- Oui, et le plus tôt sera le mieux.

 

Deux jours plus tard, Jack poussa la porte du restaurant de Pacey. Il était onze heures du matin et ce dernier était assis au bar.

 

- Salut Pacey.

- Jack, salut.

- Ça fait un bail qu’on s’est pas vu.

- J’ai été très pris par le restaurant.

- Comment ça va ?

- Bien.

- Jen et moi on organise un dîner demain soir. Un truc simple, Dawson, Grand-mère, Andie. Il manque plus que toi et Joey.

- C’est gentil mais ça va me paraître difficile, demain soir, on a un cuisinier en vacances et il va falloir que je le remplace.

- Ah, celle-là, j’y avais pas pensé.

- Celle-là quoi ?

- Cette excuse ! Pacey, ça fait un mois qu’on s’est pas vu, que tu n’as pas donné de nouvelles. Tu nous fuis.

- N’importe quoi.

- Arrêtes, tu sais très bien que c’est vrai. Qu’est-ce qui se passe ?

 

Un long silence s’installa entre eux. Jack observait Pacey, attendant une réaction mais ce dernier fixait obstinément le bar. Après un long soupir, il releva la tête et regarda Jack. Ce dernier y lut toute la détresse et la peine de son ami.

 

- Je vois un psy depuis quelques semaines.

- Andie ?

- Non, pas Andie, un confrère qu’elle m’a conseillé. A Providence.

- Et ça te fait du bien ?

- Oui et non.

- Comment ça ?

- Et bien, ces séances ont fait apparaître une chose très désagréable. Je te jure, rien que d’y penser, j’ai envie de me frapper la tête contre les murs et pourtant, je n’y peux rien, c’est là, encrer en moi et ça ne bouge pas.

- Et c’est quoi ?

 

Jack était inquiet. Il sentait le trouble de Pacey, il voyait que son ami bataillait contre ses démons intérieurs et il se sentait inutile.

 

- Et bien, depuis…depuis la mort du bébé, j’ai rejetté la faute sur Joey. Je lui en veux parce qu’elle le savait et qu’elle ne m’a rien dit. Parce qu’elle s’est murée dans son silence pendant deux jours. Je lui en veux parce que ce bébé, je le voulais plus que tout au monde. Quand elle m’a dit qu’elle était enceinte, mon cœur a explosé. J’étais fou de joie et tout c’est effondré. Je ne peux pas m’empêcher de lui en vouloir, de croire que c’est sa faute, qu’elle ne le désirait pas autant que moi. Et je m’en veux de lui en vouloir autant. Je n’ai pas à rejeter la faute sur elle, je n’ai pas à chercher un coupable à ça. Je me dégoûte de réagir comme ça. Je sais qu’elle a besoin de moi mais je suis incapable de lui donner ce qu’elle attend, de me montrer présent pour elle, de la soutenir. Je sonde mon cœur et je n’y trouve plus rien.

 

Jack n’avait pas su quoi répondre à son ami. Il venait de relater sa discussion à Jen qui était aussi troublée que lui.

 

- Ils vont se séparer.

- Arrêtes Jen, ils vont surmonter ça.

- Non Jack, je le sens. Ils ne se relèveront pas de ça.

- Qu’est-ce que tu en sais ?

- Rien, je n’en sais rien.

 



Joey avait pris une journée de congés. On était plus qu’à une semaine de Nöel et elle avait décidé que les fêtes de fin d’année marqueraient le début de quelque chose de nouveau, elle ne savait pas quoi exactement mais elle le sentait. Ce soir, elle allait demander à Pacey s’il acceptait l’invitation de Bessie et Bodie pour Nöel. Elle était allé acheter un sapin, le plus gros et le plus grand qu’elle avait trouvé et qui pouvait tenir dans son salon. Le livreur venait de l’installer et Joey commença a déballer les cartons contenant les décorations. Elle mit trois heures à tout décorer, le sapin, la maison, intérieur et extérieur. Elle avait l’impression d’être dans un de ces films vantant la gloire des familles américaines modèles. Même Gail n’aurait pas fait mieux. Elle passa le reste de la journée à emballer les nombreux cadeaux qu’elle avait acheté. Pour sa famille, Dawson, Jen, Jack, Andie, Audrey, ses beaux-parents, Gretchen, Doug…En début de soirée, elle alluma pour la première fois les guirlandes électriques et sortit pour observer le spectacle. Elle sourit, fière du travail qu’elle avait achevé. Elle entendit Pacey se garer dans l’allée et resta dehors à l’attendre.

 

- Whoua, t’as dévalisé le magasin !

- Bonsoir chéri. Tu as passé une bonne journée ?

- Mouvementée. On rentre.

 

Joey glissa sa main dans celle de Pacey et elle sentit la légère pression qu’il exerça à son contact. Elle se sentit bien. Ils rentrèrent dans la maison et dînèrent en silence, une fois de plus. Après le repas, Pacey vint la rejoindre dans le salon. Elle était assise sur le canapé, regardant la télévision. Pacey prit la télécommande et éteignit la télé. Il s’asseya ensuite sur la table basse, face à Joey. Il prit ses mains dans les siennes.

 

- Joey, il faudrait qu’on parle.

- Oui, c’est vrai. J’ai quelque chose à te demander.

- Quoi ?

- Nöel ! Avec Bessie ou seuls ?

- Euh…j’en sais rien. Ecoute Joey, il faut…

-  Non parce que Nöel, c’est dans une semaine et il faut que je prévienne Bessie pour le repas et si on le fait seuls, il faut que je….

- Joey, s’il te plait !

 

Joey s’était emballée. Pacey lui parlait doucement, aimablement, comme avant et ça lui avait mis du baume au cœur. Mais quand il lui coupa la parole, elle comprit qu’elle n’allait pas aimé ce qu’elle allait entendre.

 

- Joey, je…, c’est difficile. Ce que…ce que je veux te dire. Je ne sais pas comment le

formuler.

- Vas droit au but Pacey.

- Ok. Joey, je ne fêterai pas Nöel avec toi.

- Pourquoi ?

- Parce que j’ai…j’ai besoin de faire le vide, le point, de me retrouver. J’ai besoin de m’éloigner un peu d’ici, de toi.

- Tu…tu veux  dire que tu me quittes ?

 

Les yeux de Joey s’emplirent de larmes qui débordèrent vite et dégringolèrent sur ses joues. Elle baissa les yeux et observa les mains de Pacey qui tenaient les siennes. Cela lui fit mal et elle les retira, se calant au fond du canapé, mettant de la distance entre elle…et l’homme qui était en train de lui briser le cœur.

 

- Joey, c’est pas contre toi, je t’assure. Ca vient de moi.

 

Pacey gardait le regard baissé, il n’osait pas la regarder en face. Il n’osait pas car il ne voulait pas voir tous le mal qu’il était en train de lui faire.

 

- Et ça, c’est sensé faire mieux passer la pilule ?

 

Sa voix était saccadée. A cause des larmes qui coulaient à n’en plus finir, elle avait du mal à parler.

 

- Non, bien sûr que non mais….

- Mais quoi Pacey ? Pourquoi tu fais ça ?

- Parce que…parce qu’il le faut. Sinon je ne pourrais jamais m’en sortir. Et tu mérites d’être heureuse Joey.

- Donc parce que je mérite d’être heureuse, tu me qu

potter  (21.11.2006 à 18:09)
- Donc parce que je mérite d’être heureuse, tu me quittes ? lui répondit-elle toujours en larmes.
- Je suis désolé Joey. 


Pacey se leva et monta dans sa chambre préparer ses bagages. Joey s’effondra, ses larmes redoublant d’intensité. C’était fini. Comme ça, sans plus d’explications. Non ! Il fallait qu’il s’explique clairement, maintenant ! Elle monta à l’étage et l’observa faire ses bagages.

 

- J’ai besoin de savoir pourquoi.

 

Pacey se retourna surpris par le ton froid et déterminé de Joey. Pourtant, il ne se sentait pas la force de lui expliquer pourquoi maintenant. Mais elle avait droit à une explication. Mais comment lui dire ? Lui faire comprendre ? Résigné, il capitulait déjà.

 

- Joey, je…

- C’est une autre femme, c’est ça ?
- Non, non pas du tout, dit-il surpris qu’elle pense à ça.
- C’est quoi alors ?
- Joey, pas…
- Non Pacey. Ne me dis pas « pas maintenant ». J’ai droit à une explication.
- Oui, je sais mais…
- Tu m’annonces que tu me quittes, mon monde s’écroule et tu ne veux pas m’expliquer pourquoi ? 


Elle s’était approchée de lui et de rage et de chagrin, elle lui martela la poitrine de coups de poing, pleurant, criant, l’insultant. Elle se défoulait. C’était son exutoire. Pacey la laissa faire puis, n’en pouvant plus, il lui attrapa les poignets pour l’arrêter. Ils se dévisagèrent en silence. Les yeux de Joey étaient à la fois emplis de haine et de tristesse. Ceux de Pacey traduisaient un vide et un désarroi sans fond.

 

- Vas-t’en, souffla Joey.

 

Pacey prit son sac avec les quelques affaires qu’il avait mis devant et partit sans se retourner. Il caressa son chien et lui murmurra :

 

- Prends soin d’elle.

 

Joey était debout dans sa chambre, devant les portes ouvertes de l’armoire où elle et Pacey rangeaient leurs vêtements. La situation lui échappait. Elle n’avait pas compris pourquoi Pacey venait de la quitter, pourquoi sa vie se désagrégeait sans qu’elle puisse y faire quoique ce soit. Ses yeux la piquaient à nouveau et quand elle passa les mains sur son visage, elle sentit les larmes qui l’innondaient. Alors sa peine éclata encore plus et elle se retrouva à genoux par terre, s’entourant de ses bras et pleurant et criant son chagrin. Du pas de la porte, Goldy, son chien, l’observait. Il sentit la détresse de sa maîtresse et vint se coucher près d’elle.


potter  (21.11.2006 à 18:12)

Trois ans plus tard.


Beaucoup de choses avaient changé depuis trois ans. Bessie et Bodie avaient eu des jumelles. Jen était mère célibataire d’une petite fille d’un an et vivait toujours avec Jack. Ce dernier avait un petit ami depuis près de 10 mois et tout allait pour le mieux, ils projettaient de s’installer ensemble. Dawson était marié à une actrice qui attendait leur premier enfant. Ils vivaient à Los Angeles mais venaient une fois par mois à Capeside pour voir leurs amis.


Pacey et Joey avaient divorcé. Pacey était parti vivre à Chicago. Il avait vendu le restaurant et une fois le divorce prononcé, il n’était jamais revenu à Capeside. Jen, Jack et Dawson lui rendaient visite de temps en temps mais il n’avait aucune nouvelle de Joey. Cette dernière avait vendu leur maison et en avait racheté une, beacoup plus petite, avec vue sur l’océan. Elle avait eu beaucoup de mal à se remettre de sa séparation d’avec Pacey et il lui était toujours difficile de penser à lui. Elle n’en parlait jamais à ses amis, seulement à son chien, qui l’écoutait et ne la jugeait pas. Elle lisait souvent la lettre que Pacey lui avait adressé le lendemain de son départ et qu’il avait déposé sur le comptoir de la cuisine en venant chercher le reste de ses affaires pendant que Joey travaillait. Elle se souvenait encore s’être assise dans le fauteuil au coin du feu et la lire en espérant y découvrir qu’il avait changé d’avis et revenait vers elle. Mais elle avait très vite été déçue.


 Joey,

 J’imagine combien il est difficile pour toi de lire ces quelques lignes mais saches qu’il a été encore plus dur pour moi de te les écrire. Tu m’as demandé de t’expliquer pourquoi je partais et ta demande est tout à fait légitime. Joey, ce n’est pas ta faute, c’est de la mienne. Quand le bébé est mort, je me suis lancé tête baissée dans le travail pour oublier. Mais je n’y arrivais pas. Savoir que j’allais rentrer chaque soir dans une maison où j’allais te retrouver seule, entrer dans une pièce emplie de souvenirs que j’avais fabriqué toutes les fois où j’imaginais ce bébé grandir me déchirait le cœur. Je souffrais énormément. Et sans m’en rendre compte, j’ai rejeté la faute sur toi. Je sais, c’est lâche. Tu n’y est pour rien dans ce mauvais coup du destin mais il me fallait un coupable. Je m’en veux tellement de t’en avoir tenu rigueur. J’ai compris que tu n’y étais pour rien dans cette tragédie. Ce n’est pas non plus ma faute mais je n’ai pas pu continuer le chemin à tes côtés. Cela m’est trop difficile. J’avais peur de te toucher, de te faire l’amour, peur que ce schéma se répète sans fin, que tu retombes enceinte et que nous perdions un autre enfant. C’est pourquoi je ne te touchais plus. Et cette peur, cette douleur, malgré le combat que je mène intérieurement, est toujours en moi. Et il n’y a que l’éloignement qui pourra me guérir de ça. Pardonne-moi de t’avoir infligé tout ça, de t’avoir fait souffrir, de te blesser à nouveau avec cette lettre mais tu as le droit de savoir. Joey, je te l’ai dit, je veux que tu sois heureuse et malheureusement, ce n’est pas moi qui pourrais t’apporter le bonheur que tu mérites mais saches que je t’ai aimé à chaque instant de ma vie et que je t’aimerai encore longtemps mais je ne pourrai te donner cet amour. Alors oublie-moi et prends soin de toi.

Pacey. 

Trois ans avaient donc passé. Joey se sentait malgré tout plus forte et même si les histoires qu’elle avait pu avoir depuis n’étaient que des aventures sans lendemain, cela lui avait permi d’avancer. Aujourd’hui, elle pouvait envisager la vie plus sereinement, elle ne culpabilisait plus pour la mort de son bébé ou le départ de Pacey. Elle allait souvent au cimetière parler au bébé ou à sa mère et cela lui faisait beaucoup de bien. Elle avait été idiote de ne pas vouloir le faire. Peut-être que si elle l’avait fait, Pacey serait encore là. La vérité c’était qu’elle n’en savait strictement rien. Elle en était à ses rêveries quand le téléphone de son bureau sonna, la replongeant de plein pied dans la réalité. Une fois sa conversation terminée, elle regarda l’horloge, il était 18h, largement l’heure de rentrer chez elle. Elle sortit de l’immeuble où elle travaillait en baissant la tête pour se protéger du vent et de la pluie. Arrivée au coin de la rue, elle réalisa qu’elle avait oublié un papier important et rebroussa chemin. C’est alors qu’elle le vit. Il était en face d’elle, en train de discuter avec quelqu’un, il avait l’air de lui indiquer un chemin, il tendit le bras dans sa direction et leva les yeux vers elle. Il s’arrêta de parler, l’homme à côté de lui attendait la fin de ses directives mais rien ne venait, il était comme bloqué. Elle était là, devant lui, les cheveux plaqués sur le visage à cause de la pluie, toujours aussi belle. Ils se sourirent timidement, ne se lâchant pas du regard, obsédés l’un par l’autre. L’homme à côté de Pacey s’éloigna en haussant les épaules. Pacey s’approcha alors de Joey et ils restèrent immobiles, l’un en face de l’autre. 

- Tu viens boire un café ?
- Pourquoi pas, lui répondit Joey dans un sourire.  

FIN.  

potter  (21.11.2006 à 18:14)

ARGH ! c'est quoi cette fin ? je veux une suite, que tu me dises que tout se termine bien entre Joey et Pacey ! En plus j'ai les larmes aux yeux, franchement, c'est pas malin, LOL !
Non, sérieusement, tu traites d'un sujet très difficile avec brio. Tu as un style neutre qui montre que tu ne fais pas d'effusion, c'est vraiment parfait pour parler d'un sujet aussi difficile. Les sentiments sont parfaitement représentés et j'avoue que même si ça m'a un peu fait mal, la fin ouverte est idéale pour ce genre d'histoire... Et en tant que médecin en herbe, je te remercie pour avoir calé quelques termes médicaux au bon endroit, ça fait très plaisir...
Pour résumer, FELICITATIONS !! Ta fic est magnifique, émouvante au possible et très bien traitée !! J'adore !!! à quand la prochaine ???


sakura  (21.11.2006 à 20:17)
trop bien ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de nouvelle fanfiction sur le quartier, ca me manquait, en tout cas ta fanfic est super, j'ai adoré... mais triste, très triste, mais je pense pas qu'il faut une suite, ca laisse le lecteur deviner la suite, la suite qu'il aimerait voir... perso c'est ce que j'ai fait ! vivement une prochaine fanfiction


kiss aurele ++

AuReLe02  (22.11.2006 à 10:41)

Magnifique, vraiment magnifique ton histoire. Elle est triste, le sujet est grave, mais tu écris d’une manière absolument merveilleuse et on ressent plein d’émotion quand on la lit. On dirait une histoire vécu tellement les sentiments des personnages sont vrais et justes.

Un très très grand bravo j’ai adoré.

 

Biz


CAROLIN  (22.11.2006 à 11:31)
Tout comme les autres je suis bluffé! Ton episode est magnifique vraiment bien écrit! Et ta pas choisis la facilité avec un tel sujet!
Encore bravo et merci!

Par contre suite ou pas j'aimerais bien le savoir quand même...?

kizou  (22.11.2006 à 13:18)
attention je vais être super original : j'ai adoré !!
Sujet difficile à aborder mais que tu as su traité avec beaucoup de retenue. J'aime beaucoup le dernier paragraphe et le doute qu'il laisse planer.
ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu d'histoire et ça me manquait mais ma patience a été récompensé et je t'en remercies.

A quand la prochaine ?

DC.for.eve  (22.11.2006 à 14:09)
Euh...je voudrais tout d'abord remercier ma maman, mon papa de m'avoir permis.....non, non, je n'ai pas pris la grosse tête avec vos compliments! Je vous remercie tous pour vos commentaires, ça me fait très plaisir de voir que mon travail plait. C'est vrai que j'ai pas mal hésité avant de me lancer et je remercie tout particulièrement Jenny pour ses conseils et misswitter pour son soutien!

Par contre, je vous annonce qu'il n'y aura pas de suite à cette histoire, je préfère que chacun imagine la suite qu'il veut.

Je vous remercie encore d'avoir pris le temps de me lire et de laisser un commentaire aussi encourageant.

potter  (22.11.2006 à 18:21)
Potter,

j'ai cru que je n'allais pas pouvoir trouver les mots pour parler de ton histoire, je l'ai lu hier alors alors qu'elle venait juste d' etre postée et javoue j'étais chamboulée. Très chamboulée. Tu as écrit ça tellement bien que j'ai vu ton episode sous mes yeux et je me sentais bizarre, et mal a laise pour Pacey et Joey. J'aurais voulu t'en dire davantage mais je vais prendre une page entière si je ne m'arrete pas.

au fait, je profite d'etre en train de t'ecrire pour te dire que ta patience sera bientot récompensée, la suite de mon PE est en écriture.

Chapeau bas pour ton histoire, a mon sens c'est une de mes préférées dans tout ce que tu as écrit jusqu' à présent. C'est tellement... réel.

et moi à la fin dans ma tete ils finissent ensemble car ils sont le true love, ne l'oublions pas ;)

joey13  (22.11.2006 à 22:37)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Vanina - Un vicequestore a Catania, S02E03
Dimanche 7 juin à 21:10
2.22m / 13.3% (Part)

Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, Avant-hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages