On dirait que la vie suit son cours...
Je rentre chez moi et je pose les clefs dans l’entrée comme je le fais d’habitude, je prends le courrier que tu as négligemment jeté sur la table basse et je m’installe dans le fauteuil près de la fenêtre pour le lire. Des factures que des factures. En général tu est la quand je rentre, tu m’attends avec un grand sourire et tu me demande comment c’est passé ma journée au bureau. Je t’embrasse, passe la main dans tes cheveux et te souris. Je vois tes yeux s’illuminer comme à chaque fois, toi et moi c’est magique.
Tu t’installes devant la télévision et je vais dans la chambre pour me déshabiller. Tout a coup tu entre et tu pose tes mains sur mes épaules, tu me fais pivoter vers toi et la, comme a chaque fois que tu me regarde, je sens monter en moi se désir toujours inassouvie. Je t’attire a moi et tu souris. Mes vêtements tombe alors sur le sol et rien ne peut nous arrêter.Le téléphone sonne, mais nous ne l’entendons pas...nous sommes déjà loin perdus dans un autre univers ou il n’y a que toi et moi. Tu me caresse, tu m’embrasse et tu me murmure tendrement que tu m’aime et a chaque fois je me rend compte que j’ai fais le bon choix, c’est toi mon amour.Nous passons des heures au lit, riant et parlant comme deux jeunes adolescent et finalement je me lève. Tu me retiens, m’embrasse dans le cou, tu me chatouille et je rie comme d’habitude. J’enfile mes sous vêtement et me dirige vers la cuisine, tu me suis du regard en disant que je suis la plus belle, tu me dit ce que toutes les femmes rêvent d’entendre. Je nous prépare un petit plat pour une soirée romantique. Je sourie...tu as mis de la musique dans le salon, puis tu as mis la table et allumer des bougies, je n’aurais pas pu rêver mieux...Nous dansons au rythme de la musique...Je ne rêve pas, tu est bien la, tu me tiens dans tes bras, je me sens bien, je me sens vivre...
Mais pourquoi n’est tu pas la ce soir ?
Après avoir lu et relut le courrier j’allume la télévision pour me changer les idées. Mais je ne pense qu’as toi. Cela ne te ressemble pas. Je ne regarde pas vraiment les images, je n’entends pas vraiment les voix, je m’assoupi... Le téléphone sonne. Péniblement je me lève, tu n’est pas la.Il fait déjà noir, je suis inquiète. Je prend le combiné convaincu que je vais entendre ta voix, ta voix si douce qui va me murmurer un je t’aime comme tu le fais si souvent quand je décroche... Je sais tout de suite que c’est toi. Mais la, la voix est différente, rauque et indifférente, ce n’est pas toi mon amour !
Cette voix que je ne connais pas me dit...Elle me dit que tu as eu un accident... qu’un chauffard ivre ta renversé alors que tu sortais de chez le fleuriste...tu avais encore le bouquet de roses rouge a la main...Elle me dit que le choc ta tué...Non elle doit se tromper... tu vas rentrer d’un moment a l’autre avec le bouquet de rose et tu va me dire que tu as été retardé au restaurant... alors je t’embrasserais pour te dire que je ne t’en veux pas,je mettrais le bouquet dans un vase et nous danserions encore au rythme de la musique sous la flamme mouvantes des bougies blanches.Mais la voix répète que tu est mort sur le coup, que tu n’a pas souffert. Je voudrais lui crier dessus, lui dire qu’elle ne te connais pas parce que sinon elle saurait que tu est invincible, que tu dois me revenir... Comment peut-elle affirmer que tu n’as pas souffert mon amour ?
J’ai mal...Je ne dit rien. Je l’écoute me donner les détails de ta mort. Je n’étais pas la.A ce moment la je t’en voulait de ne pas être la pour me sourire et m’embrasser...Tu ne sera plus jamais la pour m’aimer...La voix c’est tu.Je murmure quelques mots indistincts, ma tête tourne et mes membres sont engourdis...Je raccroche et me laisse tomber dans le fauteuil. Mes yeux se perdent dans le vide, j’ai une horrible impression d’irréalité, et tout a coup je me met à pleurer, comme je n’ai jamais pleuré. Mes mains tremblent et soudain un cri m’échappe...
Mais ou es tu mon amour ?
Je passe la nuit dans ce fauteuil, a penser a toi, je revois ton visage le soir quand je franchis la porte, je n’ai que toi.Pourquoi faut-il que tu m’abandonne encore une fois ? J’avais confiance en toi...A travers les rideaux, l’aube fuse et je suis toujours la. Je n’ai pas bougé.
Soudain on sonne à la porte. C’est toi ! Je le sais. C’étais une blague un mauvais rêve, tu ne peut pas être mort. Oui j’ai rêver. Je me lève et cour vers la porte d’entrée. Dans une minute je pourrais te serrer dans mes bras, tu sera la a me sourire de ton sourire insolent... Je t’appellerais par ton nom de famille comme a chaque fois que tu me met hors de moi, je te crierais dessus pour cette mauvaise blague mais je finirais par te pardonner et t’embrassant...J’ouvre la porte...La voix d’hier soir est devant moi.C’est un homme en uniforme, un policier. Je veux lui fermer la porte au nez et lui dire qu’il c’est trompé de personne, mais il me regarde et prononce mon nom...puis le tiens...Mes yeux se brouillent et les larmes coulent. Il me demande si il peut entrer, je m’efface et le laisse passer. Pourquoi cette personne inconnue vient-elle bouleversé mon univers ? Je ne lui ai rien demandée. Elle vient me dire que toi mon amour tu m’a quittée...Je lui montre un fauteuil et il s’installe. Les yeux baissé il sort un petit calpin, il commence a parler mais sa voix est lointaine, il me répète ce qu’il ma déjà dit hier.Il me demande de venir pour voir le corps.Le corps ? Il parle de toi ? Tu n’est pas un corps, tu est toute ma vie. J’ai du mal a t’imaginer couché sur un brancard dans une morgue.Il me donne les détails...le chauffard qui ta renversé était ivre, il ne s’est pas arrêter tout de suite mais pris d’un remord il est soudain revenu en arrière... Mais tu étais déjà mort.Il ne ta laissé aucune chance, il ta arraché a moi... Je lui murmure que je viendrais te voir. Je dois me convaincre que c’est bien toi et que plus jamais tu ne reviendra. Il se lève et s’en va en murmurant des vagues condoléances... ils viennent m’annoncer que la vie a quitter ton corps et me disent qu’il sont désolés ? Comment peuvent-il savoir ce que tu représente pour moi ? Ils ne le savent pas...J’ai trop mal...