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Série : Dawson's Creek
Création : 13.04.2007 à 08h45
Auteur : DC.for.eve
Statut : Terminée
Début saison 3, quand Dawson demande à Pacey de s'occuper de Joey
Cette fanfic compte déjà 17 paragraphes
« Pacey, j’aurais besoin que tu me rendes un service. »
Allongé sur son lit, Pacey repensait à cette phrase que Dawson avait prononcée quelques mois plus tôt.
C’était cette phrase si anodine qui avait déclenché les évènements de ces derniers jours. Il ouvrit le tiroir de sa table de nuit et en sorti une photo. Il la regarda pendant quelques instants puis murmura : « Si seulement j’avais su les conséquences… » Mais il savait bien que ça ne servait à rien. Il ferma les yeux et revint à ce fameux soir.
Pacey regardait Dawson attendant la suite. Ils se trouvaient dans la chambre de Dawson. En bas avait lieu une petite fête que Dawson avait organisé pour la fin des vacances.
P : Je t’écoute Dawson. Que puis-je faire pour aider mon meilleur ami ?
Devant la gêne visible de son ami, Pacey comprit que ce qu’il avait à lui demandé n’allait pas lui plaire.
Dawson : Joey sort à l’instant d’ici.
Pacey resta silencieux. Ces deux là ne s’étaient pas parler depuis 3 mois. Joey avait pris cette décision après que Dawson l’ait poussé à dénoncer son père un trafiquant de drogue qui venait de sortir de prison. Joey ne lui avait pas pardonné. Même si elle comprenait que c’était la seule solution.
Le fait qu’elle ait décidé de finalement venir le voir était très surprenant.
Pacey : Ne me fais pas languir Dawson. Elle t’a dit quoi ?
Dawson : Qu’elle était désolée de ce qui c’était passé et qu’elle m’aimait toujours.
P : A ta tête je sens qu’il y a autre chose.
Dawson semblait de plus en plus gêné.
D : Elle s’est jetée sur moi.
Pacey le regarda abasourdi.
P : Comment ça ?
D : Elle est entrée dans ma chambre et elle a commencé à se déshabiller. Elle a sûrement pensé que ça permettrait de renouer les liens je suppose.
P : Et tu as fait quoi ?
D : Je l’ai repoussé. Tu comprends, je ne veux pas que ça se passe comme ça.
P : Je comprends même si je ne suis pas certain que j’aurais eu le même courage que toi dans la même situation. Enfin c’est Potter donc si, je pense que j’aurais eu le courage.
Pacey tentait ainsi de détendre l’atmosphère et y parvint car un léger sourire apparut sur les lèvres de Dawson.
P : Mais dis-moi quel service tu veux que je te rende ?
D : Je sais que ça ne va pas te plaire mais je voudrais que tu veilles sur Joey.
P : Quoi ? Mais enfin Dawson ! Joey et moi c’est comme l’eau et l’huile. On est incapable de rester dans la même pièce sans s’agresser et toi tu veux que je veille sur elle ?
D : Après l’avoir repoussé, je lui ai dit qu’il était encore trop tôt pour qu’on se remette ensemble. Quand elle est partie j’ai bien senti qu’elle était mal.
P : Dawson tu ne te rends pas compte de ce que tu me demandes.
D : Si Pacey je m’en rends bien compte mais tu es la personne en qui j’ai le plus confiance. Je ne te le demanderais pas si j’avais une autre possibilité.
P résigné : Bon d’accord Mais je te préviens que si ça se passe mal je laisse tomber.
D soulagé : Je te remercie Pacey.
P : Et tu sais où elle est partie ?
D : Je pense qu’elle est au bord de l’eau, c’est là où elle se rend quand elle ne va pas bien.
P : Très bien j’y vais alors.
D : Merci Pacey.
Pacey sortit alors de la chambre et se dirigea vers le port.
Pacey marchait vers la marina en repensant à ce que Dawson lui avait demandé. Il voulait qu’il veille sur Joey. Il se demandait bien comment il allait pouvoir y parvenir. Le seul mode de communication qu’il connaissait avec Joey c’était les sarcasmes. Il se demandait encore comment il allait pouvoir l’aider quand il arriva à la marina. Ne sachant où chercher Joey il se rendit sur le ponton où il avait lui-même l’habitude de s’asseoir et fut surpris d’y découvrir Joey. Il s’approcha nonchalamment et s’assit à côté d’elle.
Pacey (joyeux) : Joséphine Potter quelle joie de te voir ici !
Joey (renfrognée) : Parles pour toi. Tu as rien de mieux à faire ? Une petite écervelée à draguer ? Une corde où te pendre ?
P : Je ne te l’ai jamais dis mais ton humour est nul Potter.
J : C’est parce que ce n’était pas de l’humour. Qu’est ce que tu fais là ?
P : Bah je me baladais et je t’ai vu toute seule sur ce banc et j’ai eu pitié de toi.
J (comprenant) : Je suppose que Dawson t’a tout dit ?
P (sérieux) : Oui.
J : Tu dois me prendre pour une idiote.
P : Joey, il y a beaucoup de termes qui pourrait te qualifier, mais certainement pas celui d’idiote.
J : Merci.
P : Tu veux que je te dise autre chose ? Il a eu raison de te repousser. S’il ne l’avait pas fait et que vous étiez passés à l’acte vous l’auriez regretté. Et tu sais pourquoi ? Parce que vous l’auriez fait pour de mauvaises raisons.
J : Mais pourquoi est ce qu’il ne veut pas qu’on se remette ensemble ?
P : Il y a encore trop de non dits entre vous. Trop de choses qui n’ont pas été éclaircie. Si vous repreniez votre histoire maintenant se serait sur des bases fragiles et vous finiriez par vous déchirer à nouveau.
J : Mais qu’est ce que je vais faire moi ?
P : Eh bien tu vas continuer à vivre, à avancer et quand vous serez prêts, vous vous retrouverez.
Joey se mit alors à sangloter doucement. Pacey la prit par l’épaule et l’attira vers lui.
P (doucement) : allez vas-y ça te fera du bien. Tu sais quoi Potter, il se peut que cette année toi et moi nous devenions amis.
J : C’est ça on peut toujours rêver !
Elle sourit et s’appuya doucement sur l’épaule de Pacey
Quelques jours plus tard c’était Joey qui réconfortait Pacey.
Ils s’étaient rendus ensemble à la clinique où Andie avait passé les vacances. Celle-ci ne devait sortir que le lendemain mais il n’avait pas pu attendre..
L’aide soignante qui surveillait les visites avait tenté de les empêché d’entrer mais entre le baratin de Pacey et l’air angélique de Joey elle avait rapidement cédé.
Joey était resté à l’accueil et Pacey s’était dirigé vers la chambre qui lui avait été indiquée. En approchant de la porte, il entendit des rires qui provenaient de la chambre. Il la poussa doucement et aperçut alors Andie en train de discuter avec un garçon. Ils semblaient très proches. Pacey allait entrer quand son sang se glaça. Le garçon en face d’Andie venait de s’approcher d’elle et de l’embrasser ! Pacey observa la scène, incrédule. Il voulait détourner le regard mais il était comme hypnotisé. Il finit par se ressaisir et poussa la porte. Andie se retourna alors et blêmit.
Andie surprise : Pacey ?
Pacey froid : Bonjour Andie. Tu ne me présentes pas ton ami ?
A embarrassée : Pacey je…
P l’ignorant : Enchanté, je suis Pacey Witter. C’est bizarre, Andie ne m’a jamais parlé de toi. A chaque fois que je l’avais au téléphone elle me disait que je lui manquais. Je suis ravi de constater qu’elle a trouvé quelqu’un pour la consoler.
A : Pacey ce n’est pas ce que tu crois, je…
P : Tu n’as pas à te justifier Andie. Apparemment il semble que notre histoire avait plus d’importance à mes yeux qu’aux tiens.Il avait refermé la porte et s’était enfui. Il était passé devant Joey sans s’arrêter et avait rejoint le parking. Joey lui avait couru après et était monté dans la voiture au moment ou il démarrait.Joey attacha sa ceinture et se tourna vers Pacey.Joey : mais enfin Pacey qu’est ce qui se passe ?Pacey ne répondit rien mais Joey voyait la colère dans ces yeux. Il serrait le volant à tel point que ces jointures étaient blanches.J (inquiète) : Pacey tu commences vraiment à me faire peur, arrêtes la voiture et dis moi ce qui ne va pas !Pacey se tourna alors vers elle et vit qu’elle semblait vraiment effrayée. Il se gara alors sur le bas côté de la route et descendit de voiture. Il s’assit sur le bord de la route et se prit la tête entre les mains. Joey le rejoignit et s’assit à côté de lui.J : Pacey, parles moi, dis-moi ce qui se passe.P : C’est Andie…Il lui raconta alors ce qui venait de se passer. Au milieu de son récit il se mit à pleurer. Joey passa alors son bras autour de ces épaules pour le réconforter comme il l’avait fait quelques jours plus tôt.J : Je suis désolée Pacey.P : Mais enfin pourquoi a t’elle fait ça ? Je croyais qu’elle m’aimait !J : Je sais Pacey. Il faudra que vous ayez une discussion ensemble.
P : Je ne pourrais plus jamais la regarder en face. Tu comprends Joey, elle m’a trahi. Elle a piétiné notre histoire comme ci ce n’était qu’une passade.
J : ne dis pas ça Pacey, je suis certaine qu’elle a une explication à te fournir.
P : Quelle explication pourrait-elle me donner ?
J : Je n’en sais rien, mais si tu lui parles pas, tu ne le sauras jamais.
P : Pas maintenant, je ne pourrais pas.
J : Très bien, mais il faudra quand même que tu l’affrontes, comme moi je vais devoir affronter Dawson.
Joey était surprise par la réaction de Pacey. Elle l’avait toujours vu comme un coureur et là elle s’apercevait qu’en fait, il pouvait se montrer sensible. Elle le voyait sous un autre jour, touché, vulnérable.
Après quelques minutes de silence Pacey se leva sans un mot. Il s’assit derrière le volant et attendit que Joey ait bouclé sa ceinture avant de redémarrer.
Le voyage se passa en silence. Arrivés devant la maison de Joey, Pacey se tourna vers elle.
P : Je suis désolé de t’avoir effrayé tout à l’heure.
J : Ce n’est rien Pacey. Je comprends ta réaction.
Pacey semblait gêné.
J : Qu’est ce qui se passe Pacey ?
P : Tu pourrais m’héberger quelques jours ?
J : Quoi ?
P : Je suis désolé de te demander ça comme ça mais j’ai pas envie de rentrer chez moi. Quand Andie va sortir de la clinique elle va se diriger chez moi. Je ne me sens pas prêt à la voir pour l’instant.
J : Mais tu pourrais aller chez Dawson !
P : Et tu crois que je n’y ai pas pensé ? Mais à ton avis, si Andie ne me trouve pas chez moi où va t’elle aller ?
J : Ah d’accord et tu t’es dis qu’elle n’aurait jamais l’idée de venir ici !
P : c’est un peu vrai aussi…
Joey réfléchit quelques instants à la demande de Pacey.
J : Je vais en parler à Bessie. Attends-moi là je reviens.
P : Merci Joey.
Il lui fit un grand sourire charmeur qui l’a fit sourire.
Elle rentra et après quelques minutes de discussion obtint l’accord de Bessie. Elle revint alors vers la voiture.
J : C’est bon Pacey tu peux rester.
P : Merci Joey. Je passe chez moi pour prendre quelques affaires et je revient.
Il démarra alors et reparti chez ces parents. Arrivé chez lui il se dirigea vers sa chambre et mit quelques affaires dans son sac. Personne ne lui posa de question sur son départ.
Il revint chez Joey et trouva les deux sœurs occupées à jouer avec Alexander.
P : Bonjour Bessie, je te remercie d’accepter de m’héberger pendant quelques jours.
Bessie : Je t’en prie Pacey, pour que Joey me demande de t’aider c’est que ça doit vraiment être important.
Ils passèrent un long moment à jouer avec Alex, Pacey surprenant les filles en arrivant rapidement à calmer le petit garçon alors qu’il venait de se mettre à pleurer.
Bessie se leva alors.
B : Bon c’est pas le tout, il faut que je prépares le dîner.
P : Hors de question. Si ça ne te dérange pas je voudrais m’en occuper Bessie.
J : Euh Witter j’ai envie de dîner moi ce soir.
P : Ah ah je rigole ! Saches que j’ai de nombreux talents cachés.
J : Tellement bien cachés que personne ne les a jamais découverts.
P (faisant semblant d’être vexé) : Très bien Joey alors tu ne goûteras pas à ce que je préparerais.
J (ironique) : Quel drame ! Je pense que je ne vais pas m’en remettre.
P (l’ignorant) : Bessie ça ne te déranges pas ?
B : Pas du tout. Mais tu sais, il ne faut pas que tu te sentes obligé Pacey.
P : Au contraire, ça me fait plaisir.
Il se dirigea alors vers la cuisine et commença à s’affairer. Au bout d’une vingtaine de minutes une bonne odeur parvint à Joey. Curieuse, elle se dirigea vers la cuisine. Elle découvrit Pacey penché sur une casserole fumante. Elle s’approcha plus près pour regarder ce qu’il préparait.
Sentant sa présence, Pacey se retourna et lui tendit une cuillère en bois pleine de riz fumant. Joey ne se fit pas prier et goûta.
J (surprise) : Pacey, mais c’est vraiment délicieux !
P : N’exagères pas Joey.
J : Mais si, c’est vraiment excellent.
Pacey était ravi des compliments de Joey. C’était la première fois qu’il cuisinait pour quelqu’un. P : Très bien alors si tu veux te rendre utile met la table.
J (amusée) par le ton qu’il employait. : Oui chef !
Elle mit la table et Bessie et elle s’installèrent. Quelques minutes plus tard Pacey arriva.
P solennel : Alors ce soir le chef vous propose un émincé de poulet sauce aux champignons accompagnés de son risotto.
Les deux jeunes femmes le regardèrent impressionnées. Il les servit et elles commencèrent à goûter. Elles levèrent alors les yeux vers lui.
B : Mais c’est vraiment excellent Pacey. Félicitations !
J : C’est vrai, c’est vraiment très bon. Mais je ne savais pas que tu cuisinais ?
Il leur expliqua alors comment il avait appris la cuisine. Il avait appris la cuisine lors d’un de ces petits boulots d’été et il y avait pris goût même s’il n’avait pas souvent l’occasion de cuisiner.
Ils dînèrent dans la bonne humeur et finirent par allé se coucher. Pacey dormit dans le canapé du salon.
Le lendemain, Dawson se promenait dans les rues de Capeside. Il devait retrouver Jen et Jack pour déjeuner dans le restaurant de ces parents. Il s’arrêta d’abord à la quincaillerie pour faire les courses que sa mère lui avait demandées. Il se promenait dans les rayons quand une voix l’interpella.
Voix : Mais on dirait Dawson Leery !
Dawson se retourna et se trouva face à une superbe jeune femme. Il la dévisagea un instant. Son visage lui rappelait quelqu’un. Il fouilla sa mémoire et soudain…
D (surpris) : Gretchen ? Gretchen Witter ?
Gretchen (riant) : Ravie que tu te souviennes de moi. Comment vas-tu Dawson ?
D (troublé) : Bien. Mais et toi ? Que fais-tu à Capeside ? Tu es arrivée il y a longtemps ? Tu repars quand ? Pourquoi Pacey ne m’a rien dit ?
G : Ouh la pas trop de questions à la fois.
D : Désolé. C’est juste que ça fait tellement longtemps que je ne t’ai pas vu
G : Pour te répondre, je vais bien. Je suis venue à Capeside pour me reposer. Je suis arrivée ce matin. Je ne sais pas encore quand je repars. Pacey ne t’a rien dit parce qu’il ne sait pas encore que je suis là. Il n’était pas à la maison quand je suis arrivée. Voilà, satisfait ?
D : Euh oui merci.
G : Parles moi de toi Dawson, que deviens-tu ? Comment se passent les cours ?
Il allait lui répondre quand il se souvint de ce qu’il avait à faire.
D : Euh Gretchen je suis désolé, je vais devoir y aller, j’ai rendez-vous avec des amis, tu veux te joindre à nous ?
G : Je te remercie mais non. Je termine mes courses et je rentre retrouver mes parents. Après je me mettrais en quête de mon frère. Il n’est pas rentré hier soir.
D : D’accord, tu sais où me trouver si tu veux me voir.
G : Bien sur, avec plaisir. A bientôt Dawson.
D : A bientôt Gretchen.
Ils se séparèrent sur un dernier signe de la main.
Dawson finit ces courses et rejoignit le restaurant. Il donna ces achats à sa mère et retrouva Jen et Jack qui l’attendaient.
D : Désolé pour le retard, je faisais des courses pour ma mère.
Jack : Pas de soucis, de toutes façons on vient d’arriver. La faute à Jen qui était en retard comme toujours.
Jen (offusquée) : Jack ! Je n’étais pas en retard, c’est toi qui ne m’as pas réveillé !
Dawson et Jack se regardèrent et éclatèrent de rire, ils connaissaient tous les deux les difficultés de Jen pour se lever le matin.
D : Alors Jack ta sœur sort aujourd’hui non ?
Jack : Oui. Je vais la chercher avec mon père et Jen tout à l’heure.
D : Pacey ne vient pas ?
Jack : J’ai essayé de l’appeler hier mais sa mère m’a dit qu’il n’était pas là.
Jen : Bah de toutes façons ils auront le temps de se revoir. J’ai du mal à croire que les vacances sont déjà finies. Dans deux jours c’est la rentrée.
Jack (amusé par l’attitude de Jen) : Tu savais bien que ça allait arriver Jen.
Jen : Oui mais quand même.
Ils continuèrent à discuter durant le repas puis se séparèrent.
Ce matin là Joey c’était levé attirée par une bonne odeur de bacon grillé. Cette odeur lui rappela son enfance. Elle enfila son peignoir et descendit. Elle entra dans la cuisine et trouva Pacey installer à table en train de boire un café. Quand il la vit entrer, il lui fit un grand sourire.
P : Eh bien, moi qui croyais que tu te levais à l’aube, je suis déçu Potter.
J : Alors ce n’était pas un cauchemar, tu es bien là !
P : Eh oui, là et à ton service.
J (interloquée) : Comment ça ?
P (amusé) : Tu devais bien aller faire des courses à Providence avec Bessie non ?
J : Oui.
P : Eh bien c’est moi qui vais te servir de chauffeur. Comme ça ta sœur pourra se reposer et profiter un peu d’Alex.
J : Mais ne te sens pas obligé Pacey.
P : Joey ça me fait plaisir. C’est ma façon à moi de te remercier pour ce que tu fais pour moi.
J : Mais Pacey tu ne me dois rien. Je fais ça parce qu’on est am…
Joey se rendant compte de ce qu’elle allait dire sembla soudain gênée.
P : ça me ferait plaisir que toi et moi soyons amis Joey.
Joey regarda Pacey dans les yeux y cherchant une trace de moquerie qu’elle ne trouva pas.
J : D’accord. Mais ne comptes pas sur moi pour te ménager.
P : Tu rigoles ? Ça me manquerait trop nos petites joutes verbales.
Ils éclatèrent de rire.
P : Bon allez viens prendre ton petit déjeuner et après on y va.
Ils prirent donc leur petit déjeuner puis Joey alla se préparer et 30 minutes plus tard ils étaient en route pour Providence.
Joey devait s’acheter de nouveaux vêtements. Ils écumèrent donc toutes les boutiques de la galerie marchande. Joey allait de surprises en surprises avec Pacey. A aucun moment il ne s’était plaint. Il semblait même passé un bon moment.
J : Pacey si tu en as marre tu peux me le dire.
P : Oh non tu sais j’ai l’habitude.
J : Oui tu devais souvent faire les magasins avec And…
Joey se rendit aussitôt compte qu’elle venait de faire une gaffe. Elle vit passer sur le visage de Pacey un voile de tristesse qui lui serra le cœur.
J (gênée) : Pacey, je suis désolée. Je n’ai pas réfléchi avant de parler.
P : Ce n’est pas de ta faute Joey.
J : Allez viens, je t’offre un verre pour me faire pardonner
Il lui lança un petit sourire. C’était déjà ça. Ils s’installèrent à la terrasse d’un café et passèrent commande.
La serveuse revint et un silence pesant commença à s’installer. Joey décida donc de le briser.
J : Racontes moi Pacey
P : Que veux-tu que je te raconte ?
J : Je ne sais pas, parles moi de Andie.
P : Pour quoi faire ?
J : ça pourrait te faire du bien.
Pacey ne semblait pas convaincu. Joey décida donc de l’encourager.
J : Que représentait-elle pour toi ?
P : Je ne sais pas, c’est bizarre. C’est la première personne qui a cru en moi. Qui a vu en moi autre chose que le cancre que tout le monde connaît. Sans elle pour me soutenir, je ne sais pas si j’y arriverais.
J : Mais si tu y arriveras, je suis persuadé que si Andie a cru en toi c’est qu’elle avait de bonnes raisons.
P : Tu ne comprends pas, c’était ma béquille, ma bouée de sauvetage. Maintenant qu’elle n’est plus là je vais couler.
J : Alors accroches toi à moi. Après tout les amis sont là pour ça.
Il lui fit un petit sourire reconnaissant mais ne répondit pas. Ils finirent par rentré à Capeside les bras chargés de paquets.
Dawson de son côté était rentré chez lui. Il était dans sa chambre en train de travailler sur une idée de scénario. Cela faisait 2 heures qu’il piétinait. Il n’arrivait pas à se concentrer. Il y avait eu la visite d’Andie qui cherchait Pacey. Après qu’il lui ait dit qu’il n’était pas ici elle était repartie déçue. Mais ce qui retenait toutes ces pensées, c’était sa rencontre de ce matin. Il ferma les yeux et se revit 2 ans plus tôt. C’était le 4 juillet jour de la fête nationale et ils s’étaient retrouvés avec Pacey, Joey et Gretchen pour assister au défilé. Dans la bousculade due au passage du défilé la petite bande avait été séparée. Dawson s’était retrouvé seul avec Gretchen.
Ils avaient donc assisté au défilé ensemble et après le passage du cortège Dawson avait eu le courage de proposer une glace à Gretchen. C’est à ce moment là qu’il avait enfin eu la certitude qu’il était amoureux d’elle. Juste après elle était partie étudier à Boston. Cette séparation avait été déchirante pour lui, même s’il n’en avait rien laissé paraître. Depuis il ne l’avait pas revu. Jusqu’à ce matin. Et il se rendait compte qu’elle avait toujours le même effet sur lui. Quand il l’avait vu dans le magasin tout à l’heure son cœur s’était emballé, sa bouche était devenue sèche.
Il devait se concentrer, penser à autre chose. Sa vie était déjà suffisamment compliquée comme ça, pas la peine d’en rajouter.
Il fut interrompu dans ces pensées par sa mère qui l’appelait. Il sortit de sa chambre.
Gail : Dawson ? De la visite pour toi.
Il descendit intrigué. Qui pouvait venir le voir ? Si cela avait été un de ces amis ils n’auraient pas eu besoin d’être annoncé. Arrivé sur le pallier, il resta un instant interdit. Devant lui se tenait Gretchen qui le regardait.
Gail : Je vais vous laisser les enfants. Gretchen tu veux dîner avec nous ?
Gretchen : Avec plaisir, mais je ne voudrais pas vous déranger.
Ga : Mais non voyons ça nous fait plaisir de te revoir.
Gre : Merci.
Gail partie, Gretchen se tourna vers Dawson.
Gretchen : J’espère que je ne te dérange pas ?
D : Pas du tout. Quel bon vent t’emmène ?
G : Eh bien il s’avère que je ne me souvenais plus de l’ambiance chez mes parents et qu’au bout de 2 heures j’en ai eu un peu marre.
D amusé : J’imagine, si j’en crois ce que me racontes Pacey.
G : En parlant de lui tu sais où il est ?
D : Tu es la 2ème personne à me poser la question aujourd’hui.
G : Alors Andie est passée te voir aussi ?
D : Oui et je lui ai dit que je ne savais pas où était Pacey. Mais ne restons pas là. Tu veux monter ?
G : Bien sur.
Ils montèrent donc dans la chambre de Dawson. Gretchen entra et observa la chambre. Elle sourit en voyant toutes les affiches.
G : Je vois que certaines choses n’ont pas changé.
D : Effectivement, toi par exemple tu n’as pas changé.
G : Si c’est un compliment je te remercie.
D : C’était bien un compliment.
G : Toi par contre tu as changé.
D : Comment ça ?
G : Eh bien déjà physiquement et puis je trouve que tu as l’air plus posé, plus calme.
D : La vie s’est chargée de me calmer.
G : Comment ça ?
Il lui raconta alors les évènements survenus depuis son départ.
G : Donc, tu es sorti avec Joey et vous avez rompu ? Tu te sens comment ?
D : Je dirais que ça va mieux depuis quelques jours. Joey et moi on doit encore avoir une explication mais pour le moment ça va.
G : C’est le principal alors. Et Joey elle prend ça comment.
D : Eh bien en fait, j’ai demandé à Pacey de veiller sur elle le temps que nous fassions le point.
G : A Pacey ? Mais je croyais que Joey et lui ne s’entendaient pas ?
D : Oui je sais mais je n’avais personne d’autre vers qui me tourner et je ne voulais pas la laisser comme ça.
G : Dawson toujours chevaleresque ! Ça par contre ça n’a pas changé !
D : Comment ça ?
G : L’incident avec Mark Hammil. Mais tu ne dois pas t’en souvenir.
D : Bien sur que si.
Il ne s’en souvenait que trop bien. Quelques années plus tôt alors qu’il se promenait dans Capeside il avait vu un garçon, Mark Hammil, avec Gretchen. Il s’était approché et avait entendu Mark se moquer de d’elle. Gretchen s’était mise à pleurer et Dawson avait vu rouge. Il s’était jeter sur Mark qui pourtant avait 2 ans de plus que lui. Ils s’étaient battus comme des chiffonniers et avaient été séparés par des adultes. Dawson avait été puni par ces parents mais en fait, il s’en fichait car le lendemain Gretchen était venu le voir pour le remercier d’un baiser sur la joue.
A ce souvenir il rougit et Gretchen s’en aperçut.
G : Je vois que tu te souviens aussi de ta récompense pour ton héroïsme.
D (bafouillant) : Euh, oui.
Elle rit et Dawson se lève alors pour mettre un disque. Il choisit Louis Armstrong.
G : Eh bien ! Ça change de ce qu’on écoutait dans ma chambre !
D : Je dois avoir un CD de Robbie Williams si tu veux.
Ils rirent.
D : Et toi ? Parles moi de toi. Pourquoi ce retour à Capeside ?
G (semblant embarrassée) : J’avais envie d’un retour aux sources.
Dawson la regarda un long moment. Elle ne disait pas toute la vérité ça se sentait.
D : En tout cas une chose à changer. A l’époque tu ne m’aurais pas servi un aussi gros mensonge en espérant que je l’avalerais.
G : C’est vrai, j’avais oublié que tu as toujours été capable de lire en moi. Effectivement ce n’est pas la vraie raison mais je ne suis pas encore prête à en parler. J’espère que tu ne m’en veux pas trop Dawson.
D : Bien sur que non. Mais promets-moi de venir me voir si tu as besoin de parler. Je suis là.
G (touchée) : Merci.
Ils continuèrent à discuter pendant un moment jusqu’à ce que Gail les appellent pour dîner. Ils passèrent une très bonne soirée et après le dîner, Dawson raccompagna Gretchen jusque chez elle.
Le jour de la rentrée était enfin arrivé. Joey avait réveillé Pacey de bonne heure afin d’éviter qu’il n’arrive en retard.
Ils se rendent alors au lycée et sont rejoint en chemin par Dawson surpris de les voir ensemble.
D : Bonjour Pacey
Puis d’un ton plus hésitant : Bonjour Joey.
P et J : Bonjour Dawson.
Dawson et Joey semblent gêné mais tente de passé outre.
D : Pacey, Andie est passé me voir, elle te cherche. Elle est aussi passé chez tes parents.
P : Je m’en doutais mais je n’étais pas encore prêt à la voir.
D (surpris) : Mais enfin pourquoi ?
J (les interrompant) : Bon les garçons je vais vous laisser discuter entre vous.
Sur ce elle s’éloigna rapidement pour les laissé discuter.
Pacey regarda partir Joey avec un sourire. Elle avait compris sans qu’il lui dise qu’ils avaient besoin d’être seuls pour discuter. Il expliqua donc à Dawson ce qui c’était passé avec Andie. Son ami sembla surpris par ces révélations..
D : Et que comptes-tu faire avec Andie ? Tu vas continuer à l’éviter ?
P : Non, j’avais besoin de temps pour me calmer. Je vais aller la voir pour qu’on ai une discussion ensemble.
D : C’est une bonne idée je pense. Mais dis-moi, où étais-tu pendant ces 3 jours ?
P : Chez Joey.
D : Quoi ? Tu as dormi chez Joey ? Mais enfin comment ? Pourquoi ?
P : Ecoutes Dawson je voulais éviter Andie et c’est l’un des seuls endroits ou j’étais à peu près sur qu’elle ne me chercherait pas
D : C’est vrai tu as raison. Mais Joey a accepté ?
P : Oui, elle s’est pas mal fait prier mais j’ai fini par la convaincre. Mais comment tu sais qu’Andie est passé chez moi ?
D : Ah oui tu ne dois pas être au courant. Gretchen est à Capeside.
P : Quoi ? Elle est rentrée mais quand ?
D : Il y a 2 jours.
P : Génial, il faudra que je rentre alors. Ça fait trop longtemps que je n’ai pas vu ma petite sœur.
Ils discutèrent encore jusqu’à l’arrivée au lycée. Là ils rencontrèrent Jen et Joey qui discutaient. Pacey les salua puis se dirigea vers les casiers. Là il s’approcha de celui d’Andie et glissa une lettre dedans puis il se rendit en cours.
La journée passa rapidement et aussitôt les cours finis Pacey se dirigea vers la marina. Il avait fixé rendez-vous à Andie. Il s’installa sur un banc et attendit. Après quelques minutes des pas se firent entendre. Il resta immobile.
Andie : Bonjour Pacey.
P : Bonjour Andie.
A : Ecoutes Pacey je suis vraiment navrée, c’était une erreur. Une énorme erreur et je le regrette à un point que tu ne peux pas imaginer. Pardonnes moi je t’en prie.
P : Tu ne comprends pas Andie. Entre toi et moi c’était fort. Notre relation était pure et belle. Tu me faisais me sentir meilleur. Grâce à toi j’ai enfin pu découvrir ce dont j’étais vraiment capable. Avec toi je me sentais pousser des ailes.
A : Donc tu ne me pardonnes pas.
P : Je peux te pardonner Andie, c’est même très facile. Mais je ne pourrais jamais oublier.
A : Mais je t’aime encore Pacey. Tu ne peux pas jeter notre histoire comme s’il ne s’était s’agit que d’une passade !
P : Et toi Andie ? Ce n’est pas ce que tu as fait ? N’inversons pas les rôles, c’est toi qui m’as trompé !
A : Et tu ne crois pas que je le regrette ? Qu’à chaque instant je ne me dis pas que j’aurais du m’abstenir ? Mais voilà j’ai fait une erreur. Je regrette énormément ce qui s’est passé mais je ne peux pas revenir en arrière. Mais je veux que tu saches que je t’aime.
P : Je sais Andie mais ça ne change rien, je suis navré.
Il s’éloigna alors tristement.
Pendant ce temps là, Joey était assise sur le ponton en face de la maison de Dawson. Elle était là depuis quelques minutes déjà quand elle sentit quelqu’un s’approcher.
Dawson : Bonsoir Joey. Alors comment s’est passée cette première journée ?
J : Comme une première journée : dure, longue mais passionnante !
D : Je vois que ça au moins n’a pas changé.
Se rendant soudain compte du double sens qu’on pouvait donner à ces propos Dawson baissa la tête.
J : Ne t’inquiètes pas Dawson, j’ai bien compris ce que tu voulais dire.
D : Comment vas-tu ?
J : Bien je te remercie..
D : Je suis désolé de ce qui c’est passé Joey.
J : Moi aussi. Je m’excuse pour mon comportement avant les vacances.
D : Je comprends Joey ne t’inquiètes pas. Je ne t’en veux pas. Je pense même que cela a été salutaire.
J : Comment ça ?
D : Ne nous voilons pas la face Joey. Ça allait déjà mal entre nous avant ça. Je pense que nous allons avoir besoin de temps tous les deux si nous voulons reconstruire notre relation. Je pense qu’il serait bien pour nous de prendre un peu de large, de voir d’autres gens, au moins pendant un certain temps.
J : Tu vois c’est bizarre. Tu m’aurais dit ça il y a quelques jours je t’aurais dit que c’était une idée absurde et qu’au contraire il fallait qu’on fasse tout pour se rapprocher. Mais j’ai réfléchi et je pense que tu as raison. Je pense qu’il faut qu’on s’éloigne un peu pour mieux se retrouver.
D : C’est vrai. Mais je suis toujours là si tu as besoin de moi. Même si nous ne sommes plus un couple…
J : Mais nous restons toujours Dawson et Joey !
D : Voilà !
Ils se sourient et se serrèrent dans leurs bras puis Joey monta dans sa barque et regagna son domicile. Elle pensa alors à Pacey qui avait été voir Andie. Elle imagina qu’il devait aller mal et décida d’aller le voir. De toutes façons, elle savait où le trouver.
Elle arriva sur la marina quelques minutes plus tard et trouva Pacey là où elle l’imaginait. Sur « leur » banc, comme ils l’appelaient depuis ce soir ou ils s’étaient retrouvés là. Il avait le regard tourné vers l’océan et tenait à la main une bouteille de ce qu’elle imaginait être de l’alcool.
Elle s’approcha de lui et s’assit à ces côtés.
J : Je peux en avoir un peu ?
Il la regarda d’un air surpris.
P : Joey Potter qui se met à boire ? Le monde tourne vraiment à l’envers.
Il lui tendit alors la bouteille. Elle la prit et la jeta à l’eau.
P : Je sais pas pourquoi mais je m’attendais à un truc comme ça.
J : Tu sais bien que ça ne résout rien. Ce n’est pas en fuyant ces problèmes qu’on les efface.
P : Voilà le retour de Joey la grande moralisatrice !
J (du tac au tac) : Et voilà le retour de Pacey le sarcastique ! Racontes moi plutôt comment ça c’est passé avec Andie ?
P (agacé) : Arrêtes de me faire croire que ça t’intéresse Joey.
J (blessée) : Mais c’est le cas ! Je m’inquiète pour toi Pacey.
P : Mais enfin en quoi les problèmes d’un minable comme moi pourraient intéresser la si brillante Joey Potter.
Joey était choquée par la manière dont Pacey lui parlait.
J : Je vois que ça ne sert à rien de te parler dans cet état. Reviens me voir quand tu auras cuvé !
Elle se leva alors, prête à partir. Pacey se leva à son tour.
P : C’est ça barres toi !
Joey fit alors volte face et le gifla.
J : J’espère que ça te remettra les idées en place !
Elle se retourna alors et partit, furieuse. Elle n’avait fait que quelques pas quand elle sentit qu’on l’agrippait par le bras. Elle se retourna et se trouva face à un Pacey dont le regard semblait cette fois tout à fait lucide.
P : Merci Joey, tu m’as remis les idées en place. Je suis désolé pour ce que je t’ai dit.
Il la regardait avec cet air de chien battu qu’il prenait quand il savait qu’il avait mal agi. Elle le regarda un instant et sa colère fondit aussitôt.
J : Allez viens là et racontes moi comment ça c’est passé.
Ils se rassirent donc et Pacey lui rapporta sa conversation avec Andie.
P : Le pire c’est que je me sens coupable. J’ai bien vu que je la faisais souffrir. Mais je ne pouvais pas faire semblant.
J : ça n’aurait pas été un service à vous rendre à vous deux. Le mensonge dans un couple est ce qu’il y a de pire.
P : Dis-moi ça ne te déranges pas si…
J : Le canapé n’a pas changé de place.
Ils se sourirent et se dirigèrent vers la maison de Joey.
La journée du lendemain passa rapidement et sans évènement majeur. Après les cours Pacey rentra chez lui et se fit bien sur réprimander par son père pour son absence. Il n’y fit pas attention et se dirigea vers sa chambre.
Il ouvrit la porte et tomba nez à nez avec sa sœur.
P : Gretchen mais enfin qu’est-ce que tu fais dans ma chambre ?
G : Bonsoir Pacey, moi aussi je suis contente de te revoir. Pour répondre à ta question, étant donné que tu n’étais pas là, les parents m’ont proposé de m’installer.
P : Quoi ?
G : Je suis désolée Pacey ; Mais tu sais bien qu’il ne servira à rien d’aller te plaindre. Je te propose un truc si tu veux.
P : Quoi donc ?
G : J’avoue que moi aussi l’ambiance me pèse ici et je pense donc chercher un petit appart à louer. Ça te dirait de venir avec moi ?
P (surpris) : Euh. Bien sur !
G : ça tombe bien j’ai trouvé un petit appartement et on pourrait aller la visiter ensemble samedi matin si ça te dit ? C’est un peu vieillot mais le loyer est raisonnable.
P : Euh Gretchen je suis désolé mais en ce moment je suis plutôt à cours d’argent donc pour le loyer ça va être dur.
G : Déjà ? Mais tu n’as pas travaillé pendant les vacances ?
P : Si mais cet argent va me servir pour un projet qui me tient à cœur. Désolé mais tu vas devoir te trouver un autre colocataire.
G : Tu as de la chance que contrairement à toi j’ai un peu de sous de côté. Je vais payer le loyer mais je te préviens, tu devras me rembourser.
P (joyeux) : Pas de problème petite sœur. Bon maintenant racontes moi tout ce qui t’es arrivé depuis la dernière fois que je t’ai eu au téléphone.
Elle lui raconta donc sa vie à Chicago et tout ce qui lui était arrivé.
P : Tu as rompu avec Chris ? Mais je croyais que tout allait bien entre vous ?
Gretchen sembla brièvement triste mais se reprit rapidement.
G : Oui mais finalement on s’est éloigné. Mais et toi racontes moi, comment vas-tu ? J’ai appris pour toi et Andie. Je suis désolée.
P : Je vois que Dawson t’en a parlé. Oui on a rompu, je ne pouvais pas continuer après ce qui c’était passé.
G : Je te comprends. Alors tu t’es rapproché de Joey ?
Pacey sembla gêné par la question de sa sœur. Oui il s’était rapproché de Joey mais bizarrement il n’avait pas envie d’en parler.
P : Oui on peut dire ça. Mais dis donc, je dors où moi ce soir ?
G : Eh bien tu ne peux pas retourner là où tu as dormi les nuits précédentes ?
P : Je vois que rien n’a changé ici. Je vais devoir me débrouiller encore une fois.
Il prit quelques affaires et sortit. Bien évidemment il ne pouvait pas retourner chez Joey. Il avait déjà suffisamment abusé de l’hospitalité des sœurs Potter. Il se rendit donc chez Dawson.
Celui-ci était en train de visionner un film (Hook pour ne pas le citer) quand il entendit des cailloux qui cognait contre sa fenêtre. Il se leva et découvrit Pacey qui le regardait. Il ouvrit la fenêtre.
P : Tu en as mis du temps ! Ça fait au moins 5 minutes que je balance des cailloux.
D : Désolé j’étais occupé.
P : A regarder un film je suppose.
D : Oui, mais dis moi ce qui t’amènes.
P : Tu pourrais m’héberger pendant quelques jours ? Avec le retour de Gretchen il y a crise du logement chez moi.
D : Je vais voir avec mes parents mais ça ne devrait pas poser de problème. Attends-moi devant l’entrée, j’arrive.
Il se rendit donc auprès de ces parents qui étaient dans le salon et qui acceptèrent sans difficultés que Pacey dorme chez eux pendant quelques jours.
Il alla donc retrouver son ami et l’aida à s’installer. Il lui sortit un sac de couchage et ils descendirent dîner puis remontèrent se coucher.
Le lendemain au lycée Joey remarqua que Pacey avait mauvaise mine. Elle l’interrogea donc entre deux cours.
J : Dis-moi, c’est mon canapé qui te manque ? Tu as une mine affreuse.
P : Toujours le mot pour faire plaisir Potter. Eh bien figures toi qu’en fait c’est presque ça !
J : Comment ça ?
P : Avec le retour de ma sœur, mes parents lui ont prêté ma chambre. Je me suis donc retrouvé à la rue et j’ai été obligé de me réfugier chez Dawson. Ces parents ont accepté de m’héberger mais bon un sac de couchage par terre ne vaudra jamais un bon lit ni même un canapé !
J : Mais pourquoi tu n’es pas venu chez nous ? On aurait encore pu te prêter le canapé. Tu sais, il n’y a pas grand monde qui se bat pour prendre ta place.
Pacey fut touché par la sollicitude de la jeune femme.
P : Merci Joey c’est gentil de ta part mais j’aurais eu l’impression d’abuser.
J : C’est comme tu veux, mais saches que si tu changes d’avis, la porte est ouverte. Et puis si je fais ça ce n’est pas pour toi. C’est pour tes fabuleux Pan cakes.
P : Je me doutais que ce n’était pas que pour mes beaux yeux ! Mais fais attention Potter ou tu vas grossir
J (faussement énervée) : Si tu le prends comme ça, je retire mon invitation !
Ils se lancèrent un regard complice avant de repartir en cours.
Le reste de la journée se déroula sans soucis.
Le samedi matin, Gretchen et Pacey se rendirent à l’appartement que Gretchen avait repéré. Malgré un aspect assez vieillot Pacey fut sensible à la vue sur la mer et accepta donc de bon cœur le choix de sa sœur et ils signèrent donc le bail. Ils décidèrent de déménager dès le lendemain toute la bande ayant accepté de donner un coup de main.
Pacey passa l’après-midi à préparer ces affaires. Il avait rendez-vous avec les autres à 21heures afin d’aller au cinéma. En effet, le Rialto proposait une rétrospective Spielberg et Dawson était parvenu à convaincre les autres de se joindre à lui.
Il arriva au Rialto en avance et en profita pour prendre sa place. Après un instant d’hésitation il prit également celle de Joey, elle avait l’habitude d’arriver à la dernière minute et détestait faire la queue !
Dawson arriva en compagnie de Gretchen et quelques instants plus tard se fut au tour de Jen et Jack. Joey n’arriva que quelques instants avant le début de la séance.
J : Désolé mais Bessie m’avait confié la garde d’Alex et elle est rentrée en retard. Gardez-moi une place, j’arrive.
Devant l’air contrarié de Joey, Pacey eu pitié d’elle.
P : Tiens Potter je te l’ai prise ta place !
&Joey se tourna vers Pacey surprise et regarda un instant la main qui lui tendait le billet. Puis elle se précipita vers lui pour lui déposer un baiser sur la joue.
J : Merci Pacey !
Jen et Jack se regardèrent, ils ne comprenaient pas ce changement d’attitude entre Joey et Pacey.
Jen : Jack pinces moi, je crois que je rêves !
Jack : Si c’est le cas, alors on est 2.
Joey et Pacey les regardèrent, amusés.
Pacey : Mais enfin de quoi vous parlez ? Tu y comprends quelque chose Potter ?
Joey : Rien du tout, ils ont peut être de la fièvre.
Jen : Mais je le crois pas, en plus ils se fichent de nous !
Joey et Pacey les regardèrent avec un petit regard angélique.
D : Bon allons-y ça va commencer.
P : Partez devant, je vous rejoins dans un instant.
Joey : D’accord, on te garde une place.
Les autres s’éloignèrent et Pacey se dirigea vers le marchand de pop corn. Il acheta un grand pot et se préparait à rejoindre la salle quand il se retourna et récupéra une serviette en papier. Il rejoignit les autres et s’aperçut que Joey lui avait gardé une place à côté d’elle. Il s’assit en silence et lui tendit le pop corn.
J : C’est pour moi ?
P : A défaut de pan cake tu auras au moins du pop corn.
J (riant) : Merci Pacey.
Joey prit le paquet mais sembla ennuyée au bout de quelques secondes. Pacey le remarqua et sourit. Il lui donna alors la serviette qu’il avait prise.
P : Tiens Potter.
Joey prit la serviette et le remercia silencieusement. Ils regardèrent ensuite le film en silence.
A la fin de la séance Jen et Jack rentrèrent ensemble. Les autres se regardèrent un instant ne sachant quoi faire.
G : Pacey tu raccompagnes Joey ? J’ai besoin de parler à Dawson.
P : Pas de soucis. Je dormirais à l’appartement.
G : D’accord à demain alors.
J et P : A demain.
D : Bonne nuit tous les deux.
Ils s’éloignèrent donc. Durant le trajet Dawson remarqua que Gretchen semblait soucieuse. Une fois arrivés devant la maison des Witter il l’interrogea.
D : Alors dis moi ce qui ne va pas.
G : Mais tout va bien.
D : Gretchen, je vois bien que tu vas mal depuis tout à l’heure. Je voudrais t’aider.
G : Merci Dawson mais tu ne peux rien faire pour moi. Personne ne peut rien faire.
D : C’est en relation avec la raison qui t’a poussé à revenir à Capeside ?
G : Dawson je…
Elle ne put poursuivre, elle éclata en sanglots. Dawson la prit alors dans ces bras et la berça pendant de longues minutes le temps qu’elle s’apaise.
G : Je suis désolée.
D : De quoi ? D’être sensible ? D’avoir des problèmes ? Ne dis pas de bêtises, ça ne te ressemble pas. Tu te sens prête à me parler ?
G (hésitante) : Pacey t’a parlé de Chris mon petit ami ?
D : Oui il m’en a parlé. Tu l’as rencontré au journal où tu travaillais, il était stagiaire c’est bien ça ?
G : Exactement. Notre histoire durait depuis 6 mois quand, il y a quelques semaines, je me suis aperçue que j’étais enceinte. Je ne comprends pas comment ça a pu arriver mais bon le fait était là. J’en ai parlé à Chris et sur l’instant il a semblé ravi. Mais j’ai vite déchanté. Le lendemain je n’ai pas eu de ces nouvelles de la journée. Après 2 jours j’ai tenté de le contacter sans résultats. Sa ligne avait été coupée et il avait changé d’adresse. Même son travail était sans nouvelle de lui. J’ai bien été obligé de me faire une raison. Après plusieurs jours de réflexions j’ai choisi de me faire avorter. Cette décision a été la plus dure que j’ai jamais eu à prendre. Voilà pourquoi je suis revenue à Capeside. Pour me ressourcer et faire le point sur ma vie.
Dawson était bouleversé par les déclarations de Gretchen. Comment ce gars avait-il pu l’abandonner dans une telle situation ? Il n’arrivait pas à comprendre.
D : Je suis désolé. Je ne sais pas quoi te dire.
G : Tu n’as pas besoin de parler. J’ai juste besoin d’un ami en ce moment.
D : Alors tu peux compter sur moi. Je suis là tu le sais et je serais toujours là. Et ne t’inquiètes pas, je ne parlerais de tout ça à personne.
Il la prit dans ces bras et ils restèrent ainsi pendant un long moment.
Le lendemain tout le monde se retrouva pour aider au déménagement. Après 3 heures d’effort ils prirent une pause bien méritée.
D : Pacey pour habiller un peu tes nouveaux murs j’ai retrouvé quelques photos que j’avais faîtes l’année dernière. Tiens, je t’en fait cadeau.
P : Merci Dawson.
Il prit le paquet de photos et commença à les feuilleter. Il y a avait des photos de la bande et aussi certains portraits. Il était presque à la fin quand il remarqua une photo. Cette photo le troubla mais comme il ne voulait pas qu’on devine son intérêt il termina donc de regarder les autres mais il garda cette photo en mémoire.
Il releva la tête et regarda ces amis.
P : Je tenais à tous vous remercier pour votre aide. Vous ne pouvez pas savoir à quel point votre ce que vous avez fait m’a touché.
G : Je tenais également à tous vous remercier.
Jen : Mais c’est normal.
Jack : C’est vrai et puis ça nous a changé des traditionnels après-midi vidéo.
Jen : Et puis ça te fait les muscles M le footballeur !
Jack : Et c’est miss pom-pom girl qui me dit ça !
Ils éclatèrent tous de rire. Ils se séparèrent ensuite jusqu’au lendemain matin pour la reprise des cours.
Après le départ de ces amis Pacey se dirigea vers sa chambre. Il reprit les photos que Dawson lui avait donné et chercha frénétiquement la photo qu’il avait vu. Après quelques instants il la trouva. C’était un portrait. La jeune femme représentée sur cette photo avait été photographie sans s’en rendre compte. Elle regardait au loin et semblait sourire à la vie. Mais quand on regardait plus attentivement la photo on remarquait dans son regard un voile de tristesse. Pacey en regardant cette photo en était encore bouleversé. Joey. Car c’était de Joey dont il s’agissait. Joey ne lui avait jamais semblé aussi belle. Bien sur, il c’était déjà aperçu de sa beauté. Seul un aveugle aurait pu ne pas s’en rendre compte mais jamais elle ne l’avait bouleversé à ce point. Il n’arrivait pas à comprendre ces réactions mais garda la photo et la mis dans sa table de nuit.
La semaine se passa rapidement et le vendredi midi arriva. Après le déjeuner Joey se dirigeait vers sa salle de cours quand elle fut happée par un Pacey surexcité.
P : Potter j’ai besoin de toi, viens avec moi !
J : Cher Pacey, au cas ou tu ne l’aurais pas remarqué nous avons cours dans 10 minutes.
P : Sans importance Joey. J’ai vraiment besoin de te montrer quelque chose.
J : Mais enfin ça ne peut pas attendre la fin des cours ?
P : Non.
J : Expliques moi au moins de quoi il s’agit !
P : S’il te plait Joey.
Il lui fit à nouveau son air de chien battu et comme toujours elle finit par céder et le suivit. Ils prirent la voiture de Pacey et se dirigèrent vers la marina. Ils se dirigèrent vers l’endroit où les bateaux étaient mis en cale sèche.
P : Attends-moi ici un instant.
Il s’éloigna alors et alla discuter avec un vieil homme pendant quelques minutes. Il revint et entraîna Joey vers un endroit où reposait un bateau qui semblait en très mauvais état.
P : Tadam !!
J (ne comprenant pas) : Qu’est ce qu’il y a ?
P (vexé) : Ben ça !
Il désigna le fameux bateau.
J : Oui c’est une épave et alors ?
P : Tu n’y connais rien, ce n’est pas une épave, la structure est saine. Il a juste besoin d’être un peu retaper mais c’est tout.
J : Attends, tu es en train de me dire que tu as acheté ce bateau ?
P : Eh oui !
J : Et tu comptes naviguer avec ?
P : Oui je compte partir cet été pendant les vacances.
J : Mais enfin ça va te demander un travail énorme.
P : C’est pour ça que je compte sur toi pour m’aider.
J : Quoi ? Moi ? Mais enfin je n’y connais rien !
P : Ce n’est pas grave, tu apprendras. S’il te plait Joey, j’ai vraiment besoin de toi là.
J : Bon d’accord. On commence quand ?
Il sourit et lui tendit une feuille de papier de verre.
P : Maintenant ?
Il lui fit un grand sourire et Joey prit la feuille qu’il lui tendait. Ils se mirent donc à poncer la coque du bateau.
Les jours et les semaines passèrent et la complicité unissant Joey et Pacey ainsi que celle unissant Gretchen et Dawson ne cessait de grandir.
Mais un matin en arrivant au lycée Pacey eu un choc. Il constata qu’un attroupement c’était formé et que de nombreux élèves regardait une affiche collée sur le mur. Il s’approcha et ce qu’il découvrit l’horrifia. Il s’agissait d’une pétition demandant l’exclusion de Joey en raison du fait que son père étant un criminel, la présence de sa fille pourrait nuire au lycée. Furieux, il fendit la foule et arracha l’affiche.
P : Circulez, il n’y a rien à voir ! S’exclama t’il.
La foule se dispersa et il se rendit devant son casier où il fut rejoint par une Jen effaré.
Jen : Pacey tu ne devineras jamais ce que je viens de découvrir !
P : Une pétition contre Joey ?
J : Tu es au courant ?
Pacey lui tendit l’affiche qu’il avait arrachée.
P (lugubre) : Oui je suis au courant.
Sur ces mots Jack arriva essoufflé.
Jack : A voir vos têtes je suppose que vous êtes au courant.
Jen : Oui.
Jack : Que peut-on faire, il y a l’air d’y en avoir partout.
Personne n’eut le temps de répondre que déjà Dawson accompagné d’Andie arrivait.
D : Qu’est ce qui se passe ? Tout le monde nous regarde bizarrement et Andie à croiser Joey dans les couloirs, elle était en larmes.
Pacey lui tendit alors l’affiche. A sa lecture les deux nouveaux arrivants blêmirent.
Andie : Mais qui a pu faire ça ?
P (hors de lui) : je n’en sais rien mais si je mets la main dessus, je le tue.
Jen : que pourrait-on faire ?
D : Je n’en sais rien.
Ils se turent quelques instants puis Pacey reprit la parole.
P : On va procéder par étapes. D’abord, on va essayer d’arracher toutes les affiches qu’on pourra trouver. Ensuite je vais vous fixer à chacun une mission si vous voulez bien m’aider.
Tous : Bien sur !
P : Très bien alors toi Dawson je veux que tu ailles voir ton père et que tu lui demandes s’il peut nous aider à organiser une sorte de contre pétition avec pour but l’élection de l’élève la plus prometteuse du lycée.
D : Pas de problème.
P : Jen et Jack je veux que vous alliez voir les footballeurs et les pom-pom girls et tous les gens influents du lycée pour promouvoir l’idée. Je veux que le maximum de gens participe c’est pourquoi je voudrais que toi Andie tu ailles voir les gens un peu plus intellectuels du lycée pour la même raison.
Ils hochèrent tous les 3 la tête.
P : Pendant ce temps je vais essayer de trouver qui a pu faire ça. Si de votre côté vous obtenez des informations tenez moi informé.
Ils regardèrent Pacey partir, étonnés par tant d’initiative de sa part. Un peu plus tard Pacey allait sortir du lycée quand il fut rejoint par Andie.
P : Qui a t’il Andie ?
A : ça va toi ?
P : Oui, je vais bien je t’assure.
A : Tu sais que je suis là si tu as besoin. Même si on a rompu, je suis toujours ton amie. Tu peux me parler.
P : Je sais Andie, je te remercie.
A : Tu vas aller voir Joey ?
P : Non, ça ne servirait à rien. Je préfère attendre que tout soit en place. Tu pourras dire aux autres qu’on se retrouve chez moi dès qu’ils auront fini ?
A : Pas de soucis Pacey.
P : Merci pour tout Andie.
Il se retourna et commença à partir mais Andie l’interpella.
A : Au fait Pacey, ça se voit.
P : Quoi ?
A : Que tu es amoureux.
Elle lui fit un grand sourire et se détourna laissant Pacey dubitatif.
Il sortit du lycée et prit son téléphone portable. Il composa un numéro qu’il n’avait pas composé depuis longtemps.
Voix : Tiens Pacey, ça faisait longtemps.
P : Salut Will. Comment vas-tu ?
Will et Pacey avaient été inséparable à une époque. Pas comme lui et Dawson mais très proches quand même. Puis Will était parti à New York car son père avait été muté et les deux amis s’étaient perdus de vue jusqu’à ce qu’un jour alors qu’il surfait sur le web il avait eu la surprise de voir apparaître un article concernant 1 jeune prodige de l’informatique. C’était son ami. Depuis ce jour ils s’appelaient de temps en temps et s’envoyaient de nombreux mails. Il avait tout de suite pensé à lui pour cette recherche.
W : Je vais bien et toi ?
P : J’ai connu des jours meilleurs.
W : Racontes.
Il lui expliqua alors ce qui c’était passé au lycée.
W : Mais si mes souvenirs sont bons, Joey et toi vous ne vous entendiez pas non ?
P : Disons que les choses ont un peu changées.
W : Tu sors avec elle ?
P : Pourquoi dès qu’un gars veut aider une fille il faut qu’il y ait forcément un sous jacent sexuel.
W : parce que c’est souvent le cas.
P : Eh bien pas là.
W : si tu le dis. Alors que puis-je faire pour toi ?
P : Tu es toujours un petit génie en informatique ?
W : Modestement je dois dire que je suis le meilleur dans ma partie.
P : je vois que certaines choses ne changent pas.
W : Alors dis moi ce que tu attends de moi.
P : Je suis persuadé que la pétition a été imprimée depuis le lycée. Tu pense que tu peux retrouver la personne qui l’a fait ?
W : C’est tout ? Je suis sur que même toi tu serais capable de réussir un truc aussi simple. Laisses moi un moment et je te donne ton infos.
P : Merci Will, je te revaudrais ça.
W : Pas la peine.
Il rentra à l’appartement et alluma son ordinateur. Il devait préparer la contre pétition pour qu’elle soit prête pour le lendemain.
Il y travailla pendant de longues heures, ne s’arrêtant même pas pour manger. A 14h elle était prête et il la déposa donc chez le proviseur.
Dans le courant de l’après midi Will l’appela.
W : J’ai ton infos.
P : Je t’écoute.
W : Un certain Matt Cauffield ça te dit quelque chose ?
En entendant ce nom le sens de Pacey se mit à bouillir.
P : Je vais le tuer !
W : Je te le déconseille. Son père est membre du conseil d’administration du lycée. Par contre en fouillant un peu j’ai trouvé un truc amusant.
P : J’ai pas vraiment la tête à ça.
W : Tu vas voir que tu vas trouver ça amusant.
P : Vas y je t’écoute, de toutes façons je crois que je n’ai pas le choix !
W : Vous avez eu un grand examen juste avant les vacances ?
P : Oui.
W : Eh bien ton « meilleur ami » Matt est parvenu, la veille de cet examen, à s’introduire dans le système informatique du lycée et a réussi à obtenir les sujets de l’examen.
P : Quoi ?
W (jubilant) : Je savais que ça te plairait.
P : Mais tu as des preuves de tout ça ?
W : je me doutais que tu poserais la question. J’ai des preuves suffisantes pour résister à n’importe quel examen. J’ai tout préparer pour les faire parvenir à la police de Capeside et au Boston Herald. Tu veux que je le fasse ?
P : Tu es sur que c’est Cauffield ?
W : A 100%.
P : Alors vas y. Tu pense que ça auras des retombées rapidement ?
W : A mon avis ? Avant la fin de la journée.
P : Parfait c’est ce que je voudrais. J’aimerais qu’en fait on croie que Matt a lancé cette pétition pour détourner l’attention de lui.
W : eh bien ! C’est pas bête du tout ça. Bon allez j’envoie ce que j’ai récupéré. J’en envoie aussi une copie à ton proviseur.
P : Merci Will, tu es vraiment un ami.
W : J’ai trouvé un moyen pour que tu me renvoies l’ascenseur.
P : Je crains le pire…
W : Présente-moi Andie.
P : Mais pourquoi ? Tu ne l’as connais même pas ?
W : On a toujours eu les même goûts en matière de fille tu le sais !
P : Ah ah ah ! J’y penserais.
W : Tu as intérêt ! A bientôt.
P : A bientôt et encore merci.
Il raccrocha et se remit au travail.
A 16h30 ces amis arrivèrent.
Dawson : Je viens de passer chez Joey. Elle est anéantie. J’ai tenté de la réconforter mais ce serait bien que tu passe la voir.
P : Je sais, je vais y aller. Alors dites-moi ?
D : J’ai parlé à mon père qui m’a évidemment soutenu, on a été voir le proviseur qui était furieux de ce qui s’est passé. Apparemment quelqu’un a réussi à subtiliser le passe du gardien et en a fait un double. Il a bien reçu ta pétition qu’il a d’ailleurs beaucoup aimé. Elle circule déjà dans le lycée et rencontre un grand succès. Pour ce qui est du vol du passe il va mener l’enquête.
P : Pas la peine, j’ai le nom du coupable.
Tous : Qui est ce ?
P : Matt Cauffield.Jen : Mais comment tu l’as appris ?
P : Un ami à moi est très doué en informatique. Cauffield s’est servi d’un ordinateur du lycée pour taper sa pétition.
D : Je vais aller le voir !
Jack : Attends-moi, je viens avec toi.
P : Pas la peine.
Jack : Comment ça pas la peine ? Après ce qu’il a fait à Joey il mérite une leçon.
P : Je suis bien d’accord et je vous rassure, il va la recevoir.
Il leur expliqua alors ce que Will avait trouvé et ce qu’il avait fait.
P : Donc il va l’avoir sa leçon sans que nous soyons impliqués. Mais dites-moi, comment ça c’est passé de votre côté ?
Jen, Jack et Andie lui expliquèrent alors leurs démarches.
P : Vraiment je vous remercie pour tout ce que vous avez fait.
Jen : Mais tout le mérite te revient, c’est toi qui as eu l’idée et qui a fait le plus gros. Quand Joey saura tout ce que tu as fait…
P : Justement, je voudrais que vous ne lui disiez rien.
Jack : Comment ça ?
P : Ne lui dites pas que l’idée vient de moi.
D : Mais enfin pourquoi ?
P : Parce que je ne l’ai pas fais pour avoir des remerciements. Je l’ai fait pour Joey. Si vous lui racontez que c’est moi qui ai fait ça elle va se sentir redevable vis à vis de moi et je ne veux pas de ça. Alors je voudrais que vous me promettiez de ne rien lui dire.
Jack : Je te le promets mais je trouve ta demande bizarre.
Jen lui donna un coup de coude discret. Les autres promirent les uns après les autres.
P : J’ai une autre faveur à vous demandez. Demain matin, j’aimerais que l’on se donne rendez-vous chez Joey afin de tous l’accompagner au lycée.
Jen : Très bonne idée. On viendra.
Ils s’apprêtaient à partir quand Pacey retint Andie.
P : Je n’ai pas compris ta remarque tout à l’heure.
A (amusée) : Je crois au contraire que tu m’as très bien comprise.
P : Je ne suis pas amoureux de Joey. S’exclama t’il.
A (toujours amusée) : C’est pour te convaincre toi-même que tu parles si fort ?
Elle se retourna alors sans lui laisser le temps de répondre laissant Pacey seul, la tête pleine de questions.
« Se pouvait-il qu’elle ait raison, qu’il soit amoureux de Joey ? » Il réfléchit quelques instants puis balaya cette idée. Il rendait simplement service à Dawson. Il prit alors son manteau et se rendit chez Joey.
Il y arriva quelques minutes plus tard et frappa à la porte. Bessie vint lui ouvrir.
B : Bonjour Pacey. Dawson m’a expliqué ce qui c’est passé.
P : Ne t’inquiètes pas pour ça, on s’en est occupés. Je peux aller la voir ?
B : Oui mais je ne sais pas si elle acceptera de te parler. Je n’ai pas réussi à lui tirer un mot. Si Dawson n’était pas venu, je n’aurais rien su. Qui a fait ça Pacey ?
P : Ne t’inquiètes pas, ta sœur sera vengée.
B : Merci pour ce que tu fais pour elle Pacey. Depuis quelques temps je la trouve changée. Elle est plus souriante et je suis persuadée que tu y es pour quelques chose.
P : Merci Bessie. Ça me touche beaucoup.
G : Allez va ! Redonnes le sourire à ma petite sœur.
P : Je vais faire mon possible.
Il monta les marches et frappa doucement à la porte.
J : Laisse-moi tranquille Bessie !
Il sourit et ouvrit la porte.
P (un large sourire sur le visage) : Etant donné que je ne suis pas Bessie je n’ai pas tenu compte de ta remarque.
J : Pacey qu’est ce que tu viens faire là ?
P : A ton avis ?
J : Si tu es là pour essayer de me remonter le moral tu perds ton temps.
P : ça tombe bien je ne suis pas là pour ça. J’ai trouvé un nouveau magasin de déco pour mon bateau et j’aurais besoin de ton avis.
J : Ecoutes Pacey c’est gentil mais je n’ai pas vraiment envie de sortir.
P : ça tombe bien, j’ai le catalogue sur moi !
J : Ecoutes Pacey je…
Pacey (la coupant) : Alors tu vois pour la couleur de la cabine j’avais pensé à un vert d’eau…
Environ quinze minutes après que Pacey soit monté Bessie décida d’aller écouter ce qui se passait. Elle commença à gravir les marches quand elle fut interrompue par un son qu’elle ne pensait pas entendre : le rire de Joey. Sa sœur riait, et pas d’un rire forcé, un rire gai. Elle sourit et fit demi-tour. Elle ne comprenait pas ce que Pacey avait fait mais en quelques minutes Pacey avait obtenu un résultat que Dawson n’avait pas eu en 30 minutes.
Pacey partit une heure plus tard et rentra chez lui. Il prépara le repas et Gretchen et lui discutèrent des évènements de la journée. Gretchen avait trouvé un travail de serveuse et allait désormais rentrer tard. Après le repas Pacey se rendit dans sa chambre et décrocha le téléphone.
P : Bonjour Bessie, tu peux me passer Joey ?
B : Bien sur Pacey. Je tenais à te remercier. Je ne sais pas ce que tu lui as dis mais ça lui a fait du bien.
P : C’est normal Bessie.B : Merci quand même. Je l’appelle.
Après quelques instants Joey vint au téléphone.
J : Oui ?
P : Fais-moi un sourire.
J : Quoi ?
P : Je t’ai dis de me faire un sourire. Je déteste quand tu fais la tête.
J : Mais qui te dis que je fais la tête ?
P : Je l’entends à ta voix. J’ai lu dans une revue que 80% de la communication était non verbale et passait par, l’intonation, la posture etc…
J : Tu sais lire Pacey ?
P : Je préfère ça !
Ils discutèrent encore quelques minutes ensemble
P : Au fait Potter, Bessie sera là dimanche ?
J : Oui pourquoi ?
P : J’ai pensé qu’on pourrait lui parler de notre idée.
J : Toi tu as pensé ?
P : Très drôle Potter.
J : Je plaisante ! Tu as raison ce serait bien.
P : Alors je passerais dimanche en début d’après-midi si ça te va.
J : Très bien.
P : Allez bonne nuit Potter, à demain.
J : Je ne sais pas si je pourrais venir demain.
P : Ce serait dommage que tu rates ce qui va se passer.
J : Et qu’est ce qui va se passer ?
P : Tu le sauras si tu viens. Bonne nuit Potter.
J : Pacey att…Mais c’était trop tard, il avait raccroché. Qu’est ce qu’il avait voulu dire ? Elle remonta dans sa chambre et s’allongea mais le sommeil la fuyait. Elle pensait à Pacey. A la manière dont il l’avait détourné de ces problèmes alors que Dawson n’y était pas parvenu. A chaque fois qu’elle pensait à Pacey elle se sentait bizarre. C’était comme ci elle avait des papillons dans le ventre. Elle ne comprenait pas ces réactions. Elle finit par s’endormir sans avoir trouvé de réponse à ces questions.
Le lendemain elle se réveilla de mauvaise humeur. Elle ne voulait pas retourner au lycée. Après ce qui c’était passé, elle aurait trop honte. Elle se leva néanmoins et fut surprise d’entendre du bruit dans la cuisine. A cette heure Bessie devait être partie déposer Alex. Elle entra dans la cuisine et découvrit toute la bande attablée en train de prendre le petit déjeuner. A son entrée ils se retournèrent tous et lui lancèrent un grand « bonjour ! .
J (encore sous le choc) : Mais qu’est-ce que vous faites là ?
P : Excusez la, elle n’est pas du matin. Potter, nous sommes en train de prendre le petit déjeuner.
J : Mais enfin qui vous a laissé entrer ? Et pourquoi vous venez prendre le petit déjeuner ici ?
D (amusé) : C’est Bessie qui nous a ouvert. Quant au pourquoi, on voulait être sur que tu viennes au lycée.
P : Assez discuté. A table Potter sinon on va tous être en retard.
J : Mais…
Pacey se saisi alors d’elle et la poussa gentiment jusqu’à une chaise vide où il lui servit un petit déjeuner copieux après lequel elle monta se préparer et après quelques minutes d’attente rejoignit les autres et ils se rendirent ensemble au lycée.
Arrivée au lycée, l’angoisse de Joey réapparut. Jen s’en aperçut et se tourna vers elle.
Jen : Tu n’as vraiment aucune raison de t’inquiéter.
Joey : Mais enfin pourquoi ?
Jack : Tu vas le voir dans quelques instants.
Ils entrèrent tous ensemble dans le lycée. A leur arrivée le silence se fit peu à peu dans le couloir. Les élèves les dévisageaient et Joey se sentait de plus en plus gênée. Elle remarqua alors deux élèves perchés sur des escabeaux qui déployèrent alors une grande banderole sur laquelle était inscrit : « Félicitations à Joey Potter élève la plus prometteuse de l’année. »
En découvrant l’inscription Joey se sentit rougir. Elle se tourna vers ces amis qui la dévisageaient en souriant. Elle leur murmura un « merci » juste avant que n’éclate une salve d’applaudissements.
Le proviseur arriva également pour la féliciter puis invita les élèves à vaquer à leurs occupations habituelles.
A l’heure du déjeuner la petite bande se retrouva et Joey les interrogea sur ce qui s’était passé le matin. Pacey prit alors la parole afin d’éviter que ces amis ne vendent la mèche.
P : Eh bien quand on a découvert ce qui c’est passé, on s’est concertés et on a décidé de contre attaquer. On a été faire le tour des élèves et Dawson a été plaidé auprès du proviseur. Il a aimé notre idée et voilà le résultat.
J : Mais qui avait fait ça ?
P : J’ai demandé de l’aide à Will. Tu te souviens de lui ?
J (ironique) : Comment oublié un garçon dont la principale occupation était de fouiner à la bibliothèque alors que son meilleur ami ne doit même pas savoir où elle se trouve.
P : Tu me paieras ça Potter. Je continue malgré tout. Will est un petit génie en informatique et il s’est introduit dans le système du lycée et a découvert que la personne qui a imprimé ce torchon n’était autre que Matt Cauffield. Mais il a aussi découvert que Matt avait triché lors des derniers examens d’avant les vacances alors il a envoyé un courrier anonyme à la police et au Boston Herald. J’ai appris que ce matin la police était venue le chercher pour lui poser quelques questions à ce propos.
J : Et vous avez fait tous ça pour moi ?
Jack : Enfin c’est surtout Pa… Ouille.
Andie venait de lui envoyer un violent coup de pied dans le tibia.
Jen : Jack voulait dire que c’était surtout parce qu’on avait pas envie qu’ils découvrent toutes les horreurs que nous cachons les uns les autres.
Ils éclatèrent tous de rire sauf Jack qui ne comprenaient pas ce qui se passait. Jen le prit alors à part pour lui rappeler que Pacey avait demander qu’on garde le silence sur ce qu’il avait fait.
Jack : Mais enfin pourquoi ?
Jen : Il a ces raisons.
Jack : Toi tu sais quelque chose !
Jen : Disons plutôt que je soupçonne quelque chose.
Jack : C’est quoi ?
Jen : Je préfères attendre d’en être sure avant d’en parler.
Ils partirent donc en cours sans que Jack soit plus avancer.
La journée se passa dans la même ambiance un peu euphorique après la tempête de la veille.
La semaine s’acheva dans le même état d’esprit. Même Pacey semblait heureux de venir en cours. Le vendredi soir, Dawson était en train de regarder un film quand il entendit des cailloux contre sa fenêtre. « Encore ! » Pensa t’il. Il se leva et ouvrit sa fenêtre.
D : Pacey tu peux ar… Il aperçut alors Gretchen et ces mots moururent dans sa bouche.
G : Si je te dérange, je peux repartir.
D (se reprenant) : non pas du tout. J’arrive.
Il descendit les marches quatre à quatre et ouvrit la porte. Il se précipita dehors et percuta alors Gretchen. Le choc les fit tomber par terre tous les deux Dawson se trouvant sur Gretchen.
G : Bonsoir Dawson, dis-moi quel accueil !
D : Bonsoir Gretchen, je suis désolé je ne m’attendais pas à ce que tu ai déjà fais le tour.
G : Tu n’étais pas le seul à être pressé.
Ils n’avaient toujours pas bougés. Dawson s’en aperçut et commença à se relever. Gretchen s’accrocha alors à lui et le fit retomber sur elle. Ils se trouvaient maintenant coller l’un à l’autre, leurs visages à quelques centimètres d’écart..
G : Qui t’a dit que je voulais que tu t’éloignes ? J’aimerais même plutôt que tu te rapproches.
D : Je ne comprends p… Il fut interrompu par les lèvres de Gretchen qui se soudèrent aux siennes. Il ferma les yeux et se laissa allé. Ce baiser il en avait rêver depuis des années et il était encore plus délicieux que dans ces rêves les plus fous.
Ils furent interrompus par un toussotement derrière eux. Ils se retournèrent et découvrirent Mitch qui les observaient avec un regard mi-courroucé, mi-amusé.
Mitch : Vous pourriez faire ça plus discrètement !
Ils se relevèrent confus et se dirigèrent vers le ponton sous le regard amusé de Mitch. Ils s’arrêtèrent en riant puis leurs regards se croisèrent et ils reprirent leur sérieux.
D : Je peux savoir pourquoi tu m’as embrassé ?
G : Je vois que certaines choses n’ont pas changé, Dawson Leery a toujours besoin de tout analyser. A ton avis pourquoi je t’ai embrassé ?
D : Eh bien je n’en sais rien.
G : Mais parce que j’en avais envie.
D : C’est aussi simple que ça ?
G : Pourquoi faudrait-il que ce soit compliqué ? Il y a 2 ans déjà j’en avais envie mais tu n’étais pas prêt, pas assez mur. Tu as changé, mais tu es aussi si semblable. Les qualités qui me plaisaient chez toi sont toujours là et d’autres sont venues se rajouter. Quand tu m’as pris dans tes bras l’autre soir, je me suis sentie en sécurité. Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Je sais que jamais tu ne me feras souffrir.
D : A aucun prix. Je tiens trop à toi.
G : Je le sais Dawson.
Il s’approcha lentement d’elle et délicatement il posa ces lèvres sur les siennes. Il se revoyait encore quelques années plus. Il en avait rêvé de ce baiser. Il éprouvait une telle joie qu’il aurait voulu que le monde entier soit au courant. Mais la réalité le rattrapa. Il pensa à Pacey et surtout à Joey. Comment allaient-ils réagir ? Il fit part de ces inquiétudes à Gretchen.
G : Pour Pacey je m’en occupe. Par contre tu as raison, il faut que tu en parles à Joey.
D : Je vais y aller maintenant.
G : ça ne servirait à rien. Pacey devait l’emmener à une exposition de peinture à Providence.
D (surpris) : Pacey dans une expos de peinture ? Joey a plus d’influence que je pensais sur lui !
G : Tu veux me rendre un service ?
D : Bien sur !
G : Arrêtes de te préoccuper de ce que peuvent faire Pacey et Joey !
Comprenant le message, Dawson repartit à l’assaut de ces lèvres.
Une heure plus tard elle était de retour à l’appartement et attendit que Pacey rentre. Il arriva 2 heures plus tard.
G : Alors cette expo, c’était comment ?
P : Tu vas pas me croire mais j’ai adoré. Et puis Joey est tellement enthousiaste que ça en est contagieux.
G : Je constate que tu t’entends de mieux en mieux avec elle. J’aurais jamais imaginé ça.
P : Moi non plus mais c’est vrai que ça se passe bien. Elle veut toujours avoir le dernier mot bien sur mais à part ça elle est vraiment géniale.
G : Toi mon frère tu es en train de me dire que Joey Potter est géniale ?
P : Eh oui, tu vois tout change.
G : Il manquerait plus que tu aies des bonnes notes pour que je croie aux miracles.
Pacey tout fier de lui sorti alors son dernier devoir. Celui-ci arborait un grand B+ avec ce commentaire « Progrès impressionnants, continuez ».
G (surprise) : Joey a vraiment une bonne influence sur toi.
P : On dirait oui.
G : Je voudrais te parler de quelque chose.
P : Ouh la, ça à l’air sérieux. Je t’écoute.
G : Je sors avec Dawson.
Pacey la regarda quelques instants surpris.
P : Je suppose que ça devait arriver. Depuis le temps qu’il est amoureux de toi. Racontes moi.
Elle lui raconta alors comment tout c’était passé.
G : Je n’avais rien prévu, ça m’est tombé dessus comme ça. Il était là alors que j’avais besoin de lui. Il m’a soutenu et réconforté.
P : Tu es sure que ce n’est pas plutôt de la reconnaissance ?
G : Non c’est plus fort que ça. Je me sens bien quand je suis avec lui et ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps.
P : Parfait. Je t’interroge parce qu’en ce moment Dawson est plus fragile que d’habitude après ce qui lui est arrivé avec Joey.
G : Je sais. Je ne veux pas le faire souffrir, je tiens trop à lui.
P : Alors tout va bien. Mais lui, il va prévenir Joey ?
G : Il doit être en train de le faire en ce moment.
Ils continuèrent alors à discuter mais l’esprit de Pacey était ailleurs. Il pensait à Joey et à la manière dont elle réagirait à la nouvelle.
Le dimanche, Pacey arriva en début d’après-midi chez les sœurs Potter.
Bessie : Bonjour Pacey, entre. Comment vas tu ?
P : Bien je te remercie et toi ?
B : ça va. Installons-nous dans le salon. Joey n’a rien voulu me dire. De quoi s’agit-il ?
P : Tu le sauras dans quelques minutes. Salut Joey.
J (joyeuse) : Salut Pacey.
Celui-ci, surpris par la bonne humeur de Joey se demanda soudain si Dawson lui avait effectivement parlé.
Ils s’installèrent alors et Joey et Pacey commencèrent à lui exposer l’idée qu’ils avaient eu. Ils pensaient que ce serait bien, avec l’argent versé par l’assurance suite à l’incendie, d’aménager leur maison pour la transformer en bed and breakfast.
P : En fait, il n’y a pas beaucoup de travaux à faire. Juste à aménager les chambres, à créer 1 autre salle de bain plus un peu de décoration et des meubles à acheter.
B : Mais tu es sur que l’argent de l’assurance suffira ?
A ce moment Joey sortit un document.
J : Pacey et moi nous avons fait des recherches et on s’est aperçu que financièrement c’est possible. Le plus coûteux se serait la main d’œuvre mais Pacey a convaincu toute la bande de venir nous aider.
B : Je ne sais pas, c’est quand même un grand risque. Cet argent pourrait nous permettre de tenir le choc en cas de coup dur.
J : Oui mais il pourrait aussi nous permettre de ne plus avoir de problèmes et d’améliorer nos finances. Et puis rappelles toi, c’était le rêve de maman.
B : c’est vrai. Tu pense que ça peux marcher Pacey ?
P : Je pense, il n’y a pas d’établissement de ce type aux alentours. Mais je ne veux surtout pas vous influencer.
B : Ecoutez, je vais réfléchir, mais l’idée me plait bien.
P : Très bien on va te laisser réfléchir. Allez viens Joey.
J : Et on va où ?
P : A ton avis ?
J : Encore ?
Elle se leva alors, faussement résigné mais secrètement ravie de ce moment qu’elle allait encore passer avec lui. Ils allaient continuer à retaper le bateau. Elle en était venue à apprécier ces moments où ils se retrouvaient seuls. Ils pouvaient discuter de tout, de rien. Elle lui parla alors de la visite qu’elle avait eu la veille.
J : Dawson est venu me voir hier.
P : Je sais, ma sœur m’a parlé. Comment vas-tu ?
J : Eh bien c’est bizarre mais je me sens moins mal que je le craignais. Je me doutais bien qu’avec le retour de Gretchen, Dawson ne pourrait pas résister très longtemps. Mais quand il me l’a annoncé ça m’a fait mal mais sans plus. Et puis tu sais je pense que ça lui fera du bien. J’aime beaucoup ta sœur.
P : Donc ça va ?
J : Oui ! Je me sens bien.
Il lui souri, ravi de voir qu’elle prenait les choses de manière si positive. Ils reprirent leur travail pendant encore une heure puis Pacey raccompagna Joey.
Les semaines et les mois passaient. Joey et Pacey étaient devenus inséparables. La construction du bed and breakfast avançait de même que les réparations du bateau. Gretchen et Dawson pour leur part étaient toujours amoureux.. Jen et Jack étaient toujours célibataires mais semblaient se satisfaire de leur relation quasi fusionnelle. Andie avait finalement rencontré Will qui était venu à Capeside pendant les vacances d’hiver et le courant était passé entre eux et ils passaient leur temps à s’échanger des mails.
Peu de temps avant Noël avaient lieu une journée à l’université de Worthington. Pacey et Dawson n’y participaient pas. Le 1er car il n’avait pas envie et le second car il avait déjà choisi où il irait étudier.Il arriva 2 heures plus tard et la raccompagna chez elle. Elle le remercia encore une fois et alla se coucher.
Le soir du 31 décembre tout le monde était réuni chez les Leery pour fêter la nouvelle année. Pendant la soirée Pacey s’approcha de Joey.
P : Tu peux venir avec moi quelques instants ?
J : Pour quoi faire ?
P : C’est une surprise, s’il te plait Joey !
Joey le regardait, cela semblait important mais elle était d’humeur joyeuse et décida donc de le taquiner un peu.
J : Si tu ne m’en dis pas plus je ne viens pas. La dernière fois que tu m’as fait ce coup là je me suis retrouvée esclave tous les week-end pour réparer ton bateau !
En voyant l’air embarrassé de Pacey elle ne put se retenir plus longtemps. Elle éclata de rire.
J : Pacey, je te taquines alors dis moi que veux tu me montrer ?
P : Ton cadeau.
J (surprise) : Un cadeau ? Mais pourquoi ?
P : Dois-je te rappeler qu’il y a quelques jours nous avons fêter Noël ?
J : Tu veux dire que tu m’as acheter un cadeau ?
P (gêné) : Oui. Tu verras c’est pas grand chose mais j’espère que ça te plaira.
Tout en discutant ils étaient sortis dans le jardin. Ils s’installèrent chacun dans un fauteuil et Pacey tendit un petite boite à Joey.
Celle-ci défit le paquet nerveusement et découvrit un écrin qui renfermait un superbe bracelet en argent.
Elle releva des yeux plein de larmes vers Pacey.
J : Mais on dirait celui de ma mère ! Je l’avais vu…
P : Dans la galerie marchande le jour où nous avons été faire des courses avant la rentrée, je sais.
J : Tu t’en ai souvenu ?
P : On dirait. Il te plait ?
J : S’il me plait ? Pacey c’est un merveilleux cadeau mais il a du te coûter horriblement cher !
P : C’est pour te remercier de ton aide pour le bateau et surtout d’avoir été là pour moi quand j’en avais besoin.
J : Mais je n’avais pas besoin que tu me remercies, je l’ai fait avec plaisir. Tu me fais penser que moi aussi j’ai un cadeau pour toi. Attends moi là.
Elle partit alors en direction de la maison laissant Pacey seul. Il était ravi que son cadeau lui ait plu. Il s’était souvenu du regard de Joey quand ils étaient passés devant la vitrine du bijoutier. Elle avait l’air vraiment émue. Mais quand elle avait vu le prix son visage s’était rembruni et elle s’était éloignée de la vitrine.
Pacey était tellement absorbé par ces pensées qu’il n’entendit pas Joey revenir. Elle tenait dans ses mains un grand paquet qui devait sûrement contenir un tableau vu la forme. Elle lui tendit le paquet qu’il s’empressa d’ouvrir. Ce qu’il découvrit le stupéfia. Il s’agissait d’une représentation de son bateau. Une aquarelle sur laquelle on voyait son bateau voguer sur la mer avec les côtes de Capeside dans le fond. Il reconnaissait son bateau à cause des couleurs et de la forme générale. Les couleurs c’était Joey et lui qui les avaient choisi. Il releva les yeux vers elle. Elle le regardait avec une pointe d’angoisse dans les yeux. Elle ne s’était pas assise. Il se releva et la regarda droit dans les yeux.
P : Joey c’est le plus beau cadeau qu’on m’ait jamais fait !
Il s’approcha alors d’elle et la prit dans ces bras et il la fit tournoyer pendant de longues secondes. Joey riait. Elle était heureuse. Heureuse comme ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Elle avait passé toutes ces soirées depuis un mois pour faire ce tableau et elle était ravie qu’il lui fasse tellement plaisir.
Après quelques minutes d’euphorie ils rejoignirent les autres en se lançant de petits coup d’œil complices.
Les jours passaient et c’était un dimanche. Pacey était chez les sœurs Potter pour continuer les travaux. Il était en train de transporter des planches quand, en reculant, il s’érafla le dos contre un mur. Il poussa un grognement de douleur. Voyant cela Joey se précipita.
J : Fais moi voir ça Pacey !
P : Quoi ?
J : Ton dos. Enlèves ton t-shirt.
P : Euh Potter on se connaît pas assez pour ça.
J : Arrêtes de dire n’importe quoi, je veux voir ta blessure.
P : Mais c’est rien je t’assure.
J : Ne discutes pas s’il te plait.
Voyant qu’il n’arriverait à rien il se résigna et enleva son t-shirt.
J : Tournes toi s’il te plait.
Pacey s’exécuta. Joey resta quelques instants en admiration devant le corps du jeune homme. Les muscles étaient bien dessinés, son corps était bronzé… Elle se reprit et regarda la blessure. Elle semblait superficielle et un peu de désinfectant ferait l’affaire. C’est alors qu’elle remarqua une inscription sur son dos. Un tatouage ? Il n’en avait jamais parlé. Elle regarda de plus prêt : « True Love », voilà ce qui était écrit.
J : Je n’avais jamais remarqué ce tatouage.
P : Oui je sais, je l’avais fait faire quand je sortais avec Andie.
J : Désolée. Tu y crois toi ?
P : A quoi ?
J : Au True Love, à l’amour véritable.
P : En fait oui. Je ne peux pas imaginer un monde où chaque être humain n’aurait pas quelqu’un qui l’attend. Quelqu’un avec qui partager ces joies, ces peines. Quelqu’un capable de savoir rien qu’au son de votre voix si vous allez bien ou mal. Mais et toi Joey, tu y crois ?
J : Je sais pas. Je suis pas sure d’être capable de le reconnaître si jamais je le voyais. Bien sur j’espère qu’il existe mais je n’en suis pas certaine.
Ils furent interrompus dans leur discussion par Bessie qui venait apporter des rafraîchissements. Elle fit la moue en voyant Pacey torse nu et celui-ci s’empressa de se rhabiller.
La journée s’acheva et Pacey se préparait à rentrer chez lui quand il interpella Joey.
P : Au fait tu viens la semaine prochaine à la fête ?
J : Je sais pas.
P : Allez viens, ça te changeras les idées. Et puis qui je pourrais embêter si tu n’es pas là ?
J : Bon si c’est pour te rendre service alors…
P : Merci, tu ne le regretteras pas !
Il rentra chez lui et s’enferma aussitôt dans sa chambre. Il sortit la photo de Joey de sa table de nuit et l’a contempla un instant. Il n’avait pas pu. Pas pu lui avouer que ce tatouage, il l’avait fait 2 semaines plus tôt et qu’il n’avait rien à voir avec Andie ou n’importe qu’elle autre fille, puisque de toutes façons, il n’y avait pas d’autre fille. Comment y aurait-il pu y en avoir une autre ? La seule présence de Joey dans une pièce éclipsait toutes les autres filles et même quand elle n’était pas là, il lui suffisait de fermer les yeux pour la revoir. Il la voyait riant, remettant une mèche de cheveux, le regardant de ce regard si pénétrant.
Il se secoua, ça ne servait à rien de penser à ça. Joey n’était pas pour lui de toutes façons. Il se faisait l’effet d’un papillon amoureux d’une étoile.
Il se leva et après avoir dîner, il alla se coucher mais comme toujours, le sommeil le fuyait.
La semaine s’écoula rapidement et vint le samedi soir de la fête. Pacey passa prendre Joey. Ils attendait dans le salon quand celle-ci descendit les escaliers. Il tourna la tête et resta bouche bée. Joey avait adopter une petite robe légère avec des fleurs. Elle avait relevé ces cheveux en un chignon dont quelques mèches s’échappaient. Elle était resplendissante. Joey s’aperçut de son trouble et s’en amusa.
J : Je constate que les efforts que j’ai fait ont servi à quelque chose !
Pacey (reprenant contenance) : Disons qu’il y avait du boulot !
J : Pacey !
P : Je plaisantes Joey, tu es superbe.
J : J’aime mieux ça !
Ils sortirent et montèrent dans la voiture. Ils se retrouvèrent tous à la fête. Ils s’installèrent à une table dans un coin et tout le monde partit danser sauf Andie et Joey.
A : Alors, comment ça va Joey ?
J : Bien et toi ?
A : ça va, Will m’a appelé hier soir et on a discuté jusqu’à minuit.
J : J’arrive pas à croire que Pacey et lui puissent être amis.
A : Tu sais des fois il ne faut pas se fier aux apparences. Pacey est très intelligent, c’est juste qu’il…
J : Qu’il manque de confiance en lui je sais. J’essaye de lui faire reprendre confiance en lui mais il est têtu.
A : ça je sais ! Mais tu te débrouilles bien Joey. Depuis que vous passé votre temps ensemble il a repris confiance en lui. Même ces notes se sont améliorées.
J : Tu sais je n’y suis pour rien.
A : Tu te trompes Joey, Pacey a besoin de quelqu’un pour l’aider à avancer. Avant c’était moi, maintenant c’est ton tour.
Pacey arriva sur ces entrefaites
P : Alors les filles de quoi vous parliez ?
A : De toi !
P : Et je suppose que vous disiez à quel point je suis beau, fort, intelligent…
J : Et modeste, n’oublies pas de dire que tu es modeste !
P : J’allais te proposer de venir danser mais je pense que je vais chercher une autre fille.
J : Oh non je ne voudrais pas infliger cette torture à une autre jeune fille. J’arrive.
Ils partirent donc ensemble sur la piste de danse. Ils croisèrent Jen et Jack qui retournaient s’asseoir. Une fois assise Jen se tourna vers Andie.
Jen : Tu as remarqué toi aussi ?
Andie : Il faudrait être aveugle pour ne pas s’en apercevoir.
J : Tu crois qu’eux s’en rendent compte ?
A : ça m’étonnerait, ou alors ils ne veulent pas le voir. J’ai essayé de mettre Joey sur la voie mais je ne suis pas certaine qu’elle ait compris.
Jack qui ne comprenait pas de quoi elles parlaient les interrompis
J : Je peux savoir de quoi vous parlez ?
A : Laisse tomber Jack.
Pendant ce temps, Joey e Pacey venait d’arriver sur la piste de danse quand un slow commença. Ils se regardèrent un moment, gêné, puis Joey s’approcha de Pacey et ils se mirent à danser, leurs peaux se frôlaient, envoyant des vagues de chaleur dans leurs corps. Troublée Joey mis rapidement fin à la danse et se précipita vers la table. Elle prit un verre sur la table pensant que c’était le sien. Elle l’avait quasiment vidé quand elle s’aperçut qu’il contenait de l’alcool. Elle s’assit alors, étourdie.
Pacey s’approcha alors et s’assit à coté d’elle.
P (ennuyé) : ça va Joey ? Je t’ai marché sur les pieds ?
Joey ne répondait pas, elle commençait déjà à se sentir mal. Elle n’avait pas l’habitude de l’alcool. Pacey remarquant qu’elle n’avait pas l’air bien se tourna vers les autres.
P : Vous avez ce qu’elle a ?
Jen : Je crois qu’elle a vidé ton verre cul sec.
P : Quoi ? Mais c’était un rhum coca ! Joey ne supporte pas l’alcool !
Il se tourna alors vers elle soudain inquiet.
P : Joey, tu m’entends ?
J (la voix hésitante) : Pace, Pacey ?
Elle avait le regard dans le vague. Il prit alors sa décision.
P : Je vais la ramener. Dans son état ça vaut mieux.
Jen : Tu veux que je t’accompagne ?
P : Non ce n’est pas la peine, profitez de votre soirée.
Il se leva et prit Joey dans ces bras puis se dirigea vers la sortie. Il déposa Joey sur le siège passager et attacha sa ceinture puis il fit le tour de la voiture et démarra.
Arrivé devant la maison il fit sortir Joey et lui proposa de s’appuyer sur lui.
J : Pacey mon héros. Toujours là pour moi.
P : L’alcool ne te réussit vraiment pas Potter.
Il l’a pris dans ces bras pour lui faire monter les escaliers en silence. Il voulut la déposer sur son lit mais elle s’accrocha à lui et il bascula avec elle et se retrouva allongé sur elle. Elle le regarda alors intensément. Il essaya de s’éloigner mais ce regard l’en empêchait. Sans même s’en rendre compte il se pencha vers ces lèvres. Ces lèvres qu’il rêvait d’embrasser depuis des mois. A quelques centimètres il s’arrêta, hésitant. Joey s’approcha alors de lui et s’empara de ces lèvres. Le baiser était passionné et sembla duré une éternité mais finalement Pacey y mit un terme bien qu’à regret. Il caressa doucement le visage de Joey et s’aperçut que déjà elle dormait. Il l’installa confortablement dans le lit et remonta les couvertures sur elle. Après lui avoir déposé un baiser sur le front il sortit et rentra chez lui.
Mais à comme il le craignait il ne parvint pas à trouver le sommeil. Il repensait à ce baiser. Aux lèvres si douce de Joey, au feu que cela avait allumé en lui. Il en avait rêvé de ce baiser tout en sachant que ce rêve était impossible. Et voilà que l’impossible venait d’arriver, il n’y croyait pas. Mais un fait lui fit revenir les pieds sur terre. Joey était ivre. Comment allait-elle réagir demain ? Il finit par s’endormir sans avoir répondu à cette question.
Le lendemain matin, Joey se réveilla avec un énorme mal de crane. La soirée était floue dans sa tête. Elle se rappelait la danse avec Pacey, de l’émotion que cela avait éveillé en elle. Elle se rendit dans la salle de bain et se passa un peu d’eau sur le visage pour se remettre les idées en place. Elle entendit alors Bessie qu’il l’appelait.
Bessie : Joey, si tu ne te dépêches pas tu ne seras jamais prête pour recevoir les invités.
Soudain Joey se rappela, aujourd’hui ils devaient fêter l’inauguration de la pension de famille des sœurs Potter. Elle descendit alors prendre son petit déjeuner.
B : Tu as mauvaise mine petite sœur. La fête était bien ?
J : Oui, oui.
B : Je ne t’ai pas entendue rentré, Pacey t’a raccompagné ?
J : Oui.
Elle se rappela alors du reste de la soirée. Le verre qu’elle avait bu, Pacey qui la raccompagnait, qui la déposait dans sa chambre et le baiser. Elle se souvenait soudain de ce baiser. Elle avait bu mais au moment de ce baiser elle était totalement lucide. Elle avait juste répondu à une pulsion, assouvit un désir qu’elle n’avait osé s’avouer. Mais que faire maintenant ? Ce n’était pas possible, elle ne pouvait pas être amoureuse de Pacey ? Et puis de toutes façons ce n’était pas possible, sa vie était déjà suffisamment compliquée comme ça avec les cours, l’ouverture du bed and breakfast et Dawson. Il fallait qu’elle en parle à quelqu’un. Elle se leva et se dirigea vers le téléphone pour appeler Jen.
Jen : Allô.
Joey : Bonjour Jen, c’est Joey.
Jen : Joey ? Alors bien dormi ?
Joey : Oui merci, un peu mal au crane mais sinon tout va bien.
Jen : Mais que t’est-il arrivé hier soir ?
Joey : Justement c’est ce dont je voudrais te parler. Tu peux venir ?
Jen : J’arrive !
Joey raccrocha et monta s’habiller.
De son côté Pacey avait très peu dormi. Il ne cessait de penser à ça qui c’était passé. A ce baiser si doux dans son souvenir mais qui lui faisait également tellement mal. Il l’avait rêvé ce baiser et il avait dépassé toutes ces espérances. Mais maintenant la réalité le rappelait. C’était sans espoir.
Il étouffa un sanglot. C’était plus fort que lui, il avait tout fait pour que ça n’arrive pas. Il n’avait jamais voulu tomber amoureux. Après Andie il avait repoussé toutes les avances qu’il avait pu recevoir. Même Belinda qui lui avait pratiquement sauté dessus. Il avait dressé des murailles autour de son cœur pour que personne ne puisse y pénétrer. Mais il n’avait pas prévu ce qui c’était passé. Joey s’était insinué petit à petit dans son cœur sans qu’il s’en rende compte. Maintenant il était piégé.
Il était tombé amoureux de la seule femme qui lui serait à jamais inaccessible.
Les larmes continuaient de couler quand sa sœur entra dans sa chambre, sans frapper comme toujours. Quand elle vit son frère dans cet état elle s’approcha inquiète.
Gretchen : Pacey ! Mais que se passe t’il ?
Pacey : Rien, ça va passer.
G : S’il te plait, parles moi. Dis moi ce qui ne va pas.
P : Rien. Tout va bien je t’assure.
G : Arrêtes, je te trouve en train de pleurer dans ta chambre alors ne me dis pas que tout va bien.
P : Tu ne peux rien faire de toutes façons.
G : Si tu ne me dis rien c’est certain. C’est à propos de Joey c’est ça ?
P : Joey ? Pourquoi ça concernerait Joey ?
G : Je ne sais pas moi, peut être parce que tu passe plus de temps avec elle qu’avec quiconque, peut être parce que quand tu la regardes tu as comme des étoiles qui s’allument dans tes yeux, peut être aussi parce que dès que tu parles d’elle tu as dans la voix un…
P : C’est bon tu as fini ?
G : Pas encore mais je pense que tu as compris où je voulais en venir.
P (baissant la tête) : oui.
G : Et j’ai raison ?
P : A ton avis ?
G : Racontes moi.
Il commença et c’est comme s’il avait ouvert une vanne. Il lui parla de la demande de Dawson, des moments qu’il passait avec elle, de ce qu’elle provoquait en lui…
Il lui parla des autres filles, ces filles qu’il ne voyait même plus. Il repensa à Belinda qui lui avait presque sauté dessus il y avait quelques semaines. Il avait été flatté et était sur le point de céder quand Joey était entrée dans son champ de vision. C’était à ce moment là qu’il s’était réellement rendu compte de ces sentiments. Il avait complètement oublié Belinda et il l’avait planté là pour allé voir Joey.
G : Mais tu es amoureux petit frère !
P : Merci tu m’aide beaucoup là. Je m’en étais rendus compte.
G : Et que comptes-tu faire ?
P : Ce que je compte faire ? Tu plaisantes ? Je ne peux rien faire ! On parle de Joey Potter là ! Il y a plus de chance que le soleil se mette à tourner autour de la Terre que Joey Potter ne s’intéresse à moi !
G : Pacey je vais te poser une seule question : pourquoi, si tu es si inintéressant passe t’elle autant de temps avec toi ?
P : Je n’en sais rien. Mais de toutes façons ça ne sert à rien. Arrêtons d’en parler. Je prendrais sur moi et tant pis, ça finira par passé.
G : Si tu arrives à t’en persuader alors c’est très bien.
P : Je resterais l’ami sur qui elle peut compter. C’est déjà bien.
Gretchen le regarda peu convaincue par son argumentation.
P : Allez, dépêchons-nous sinon nous serons en retard.
Ils se préparèrent donc pour allé déjeuner au B&B.
Pendant ce temps là justement au B&B, Jen venait d’arriver et Joey et elle était monter dans sa chambre. Joey lui avait alors raconté les évènements de la veille, la danse, Pacey qui l’a raccompagnait et surtout le baiser.
Jen : Donc en fait c’est toi qui l’as embrassé ?
Joey : Non, enfin oui mais ça ne veut pas dire que j’en avais envie…
Jen : Alors dis moi ce que ça voulait dire.
Joey : Mais j’en sais rien. Sûrement une manifestation d’hormones en folie.
Jen : Tu essayes de convaincre qui : moi ou toi ?
Soudain Joey se mit à pleurer. Jen, surprise par sa réaction, s’approcha alors d’elle et la prit dans ces bras.
Joey : je ne sais pas où j’en suis Jen. J’ai déjà trop souffert avec Dawson, je ne veux pas revivre ça.
Jen : Je comprends Joey mais tu ne peux pas te fermer à tout. Que ressens-tu pour Pacey ?
Joey : J’en sais rien. Quand je l’ai embrassé j’en avais envie, ça faisait même des semaines que j’y pensais mais je n’en sais pas plus.
Jen : A mon avis tu n’es pas le genre de fille à embrasser un garçon juste comme ça. Sans raison.
Joey : mais il n’y a pas que moi dans l’histoire, je te rappelle que le meilleur ami de Pacey n’est autre que Dawson, mon ex !
Jen : je sais, ce n’est pas simple. Tu sais ce que tu vas faire ?
Joey : Je vais gagner du temps pour pouvoir réfléchir. Je vais faire comme ci je ne me souvenais de rien.
Jen : tu as pensé à ce que vas ressentir Pacey ?
Joey : Je ne sais même pas ce qu’il ressent, si ça se trouve pour lui ce n’était rien qu’un baiser sans conséquences.
Jen : Je vais te poser une question et je te laisserais y réfléchir : Depuis la rentrée avec qui Pacey a passé le plus de temps et plus important avec quelle fille ?
Sur cette dernière question Jen sorti laissant là Joey seule avec ces réflexions.
Joey réfléchit aux questions de Jen. C’était vrai que depuis le début de l’année Pacey avait passé énormément de temps avec elle mais ça ne voulait rien dire. Non, elle avait raison, elle ferait comme ci rien ne c’était passé. C’était, mieux, c’était plus simple. Elle se demanda si elle n’essayait pas de se convaincre elle-même.
Les invités arrivèrent au fur et à mesure. Gretchen et Pacey arrivèrent en dernier et Joey s’en tint à sa résolution.
Joey : Bonjour Pacey. Qu’est ce qui c’est passé hier soir ? Je me souviens juste de notre danse et d’être revenue à la table pour boire un verre. Jen m’a dit que tu m’avais raccompagné.
En entendant ces mots le visage de Pacey se décomposa ce que Joey remarqua et qui l’attrista. Mais Pacey se reprit rapidement.
P : Tu as bu mon verre et il y avait de l’alcool dedans alors comme tu ne te sentais pas bien je t’ai raccompagnée. Voilà, fin de l’histoire.
J : Merci Pacey.
Elle allait s’approcher pour lui déposer un baiser sur la joue mais se retint à la dernière minute. Malgré le silence de Pacey, Joey sentit comme un souffle glacé dans son dos.
Ils passèrent à table et Pacey choisit une place la plus éloignée de celle de Joey. Quand, durant le repas, Joey se tournait vers lui elle remarquait son air triste et à chaque fois son cœur se serrait. Elle aurait voulu aller vers lui, le prendre dans ces bras et rester comme ça indéfiniment.
Durant le repas Pacey alla voir Gail.
G : Pacey ! Comment vas-tu mon grand ? Tu n’as pas l’air dans ton assiette. Joey non plus d’ailleurs.
Il se tourna brièvement vers Joey et un voile de tristesse tomba sur son visage. Il se reprit néanmoins.
P : Si tout va bien je vous rassure Mme Leery. Je voudrais vous demander un service.
G : Je t ‘écoute.
P : Eh bien je voulais savoir si parmi les gens avec qui vous avez travaillé à la télé il n’y aurait pas un critique touristique ?
G : tu voudrais le faire venir ici ?
P : ben oui, pour donner un coup de pouce aux filles.
G : Pacey Witter tu ne changeras jamais, ton grand cœur te perdra.
P (murmurant pour lui-même) : c’est déjà fait.
G : Je connais effectivement quelqu’un qui pourrait aider les filles. Ecoutes, je lui passerais un coup de fil demain pour lui demander de venir.
P : Mais surtout pas un mot aux filles. Je ne veux pas leur donner de faux espoirs.
G : ne t’inquiètes pas, je ne dirais rien.
P : Merci Mme Leery.
Il s’éloigna alors soulagé.
Il se rendit à la marina pour admirer son bateau. Il était prêt à prendre la mer maintenant. Il en était fier. Il se rappela les moments qu’il avait passé à le réparer avec Joey et un sourire passa sur son visage, rapidement remplacé par un air de tristesse.
Voix : alors c’était à ça que vous passiez vos week-end avec Joey. ?
Pacey se retourna et découvrit Dawson.
P : Eh oui ! Je ne voulais rien dire avant que ce soit fini.
D : Vous avez bien travaillé, il est superbe.
P : Merci Dawson. Mais que viens-tu faire là ?
D : Je suis venu te délier de ta promesse.
P : Comment ça ?
D : Eh bien je pense qu’il n’est plus nécessaire pour toi de veiller sur Joey pour moi. Je sais que ça ne doit pas être facile pour toi.
Pacey parut alors soulagé.
P : Je te remercie Dawson, c’est vrai que c’était dur pour moi.
A ce moment là un grand bruit se fit entendre et ils virent une forme s’éloigner en courant. Pacey se tourna à nouveau vers Dawson.
P : Je te disais que j’étais content mais pas pour la raison que tu crois. J’étais déchirer de mentir à Joey.
Dawson le regardait, il arborait un petit sourire.
D : A ce point ?
Pacey regardait Dawson, de plus en plus gêner
P : Euh Dawson, je crois que… euh.
Dawson regardait son ami de plus en plus amusé.
D : ça doit vraiment être quelque chose qui te tient à cœur si ça te met dans cet état.
P : Tu ne peux pas savoir à quel point. Je crois que je suis amoureux.
D : Et on peut savoir qui est l’heureuse élue ?
P : je veux que d’abord tu me promettes que tu ne m’en voudras pas. Je t’assure que je n’avais rien prévu ni calculé.
D : D’accord je te promets.
P : C’est Joey.
Pacey lui raconta alors tout ce qui c’était passé entre Joey et lui depuis le jour où il lui avait demandé de veiller sur elle. Dawson resta silencieux quelques secondes.
D : Je suppose que c’était à prévoir. A force de rester proche de Joey on finit forcément par s’y attacher voire même en tomber amoureux.
Pacey regardait Dawson surprit.
P : Et c’est tout ? pas de grande tirade sur la trahison, sur le fait que Joey est à toi que de toutes façons je ne la mérites pas…
Dawson le regardait débiter sa tirade amusé.
D : C’est bon, tu as fini ?
P : Oui.
D : Alors je vais te répondre. Tu ne m’as pas trahi puisque tu m’en as parlé avant d’agir. Joey n’est pas et n’a jamais été à moi, tu imagines ça réaction si jamais j’osais prétendre que c’est le cas ? Quant au fait de savoir si tu la mérites ou pas ce n’est pas à moi d’en décider. Ce que je peux te dire c’est que je t connais et que si tu es amoureux tu feras tout ton possible pour la rendre heureuse et c’est vraiment le plus important pour moi.
P : De toutes façons ça ne sert à rien d’en discuter, elle ne partage pas mes sentiments.
D : Qu’est ce que tu en sais ?
P : Eh bien elle a fait comme ci elle ne se souvenait pas du baiser d’hier soir. Mais je la connais, j’ai bien senti qu’elle mentait.
D : Il faut que tu comprennes que Joey est une fille complexe, dure à cerner. Je pense surtout qu’elle est effrayée par ce qu’elle ressent. Parce que croit moi, je sais qu’elle ressent des choses pour toi. Sinon elle n’aurait pas ce regard pour toi.
P : Quel regard ?
D : Celui d’une femme amoureuse.
P : Je ne sais pas Dawson.
D : Vas la voir, vas lui parler de ce que tu ressens. Tu verras bien ta réaction.
P : Je ne sais pas Dawson
D : Ecoutes Pacey, tu fais ce que tu juges le mieux mais ça ne sert à rien que tu continues à souffrir en silence dans ton coin.
P : Merci Dawson, c’est toi qui as raison, je vais aller la voir. Je te remercie aussi pour ta réaction. J’avais besoin de ton soutien.
D : Tu l’as, ainsi que mes encouragements.
Ils se prirent alors dans leurs bras et restèrent quelques instants ainsi puis ils se dirigèrent donc vers la pension.
Ils furent surpris en arrivant de trouver la maison si calme. Ils entrèrent et découvrirent Mme Ryan qui les attendait. Elle semblait très perturbée.
Mme Ryan : Ah vous voilà les garçons !
Dawson : Mais que se passe t’il Mme Ryan où sont-ils tous ?
Mme Ryan : ils sont partis pour l’hôpital.
Pacey : l’hôpital ? Mais enfin pourquoi ?
Mme Ryan : Joséphine a eu un accident.
D et P : Quoi ? Mais enfin comment ?
Mme Ryan : calmez-vous. Je n’en sais pas plus, mais allez à l’hôpital au lieu de rester là. Je me charge d’Alex.
Ils ne se firent pas prier et prirent la voiture de Pacey pour se rendre à l’hôpital Pacey poussa sa vieille voiture à son maximum et ils arrivèrent rapidement.. L’accueil les orienta rapidement vers une salle d’attente où ils retrouvèrent tous les invités. L’angoisse se lisait sur chaque visage.
P : Mais enfin que s’est-il passé ?
Bessie : Après que vous soyez sortis tous les 2 Joey vous a suivi. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Mais sur le chemin du retour elle devait être ailleurs car elle n’a pas entendu une voiture qui l’a percuté. Pour le moment on n’en sait pas plus, on attend.
Pacey en entendant cela devint blême. Il pensait à l’ombre qu’ils avaient aperçus à la marina. Se pourrait-il que ce soit Joey ? Il se tourna vers Dawson qui devait penser la même chose au vu de son regard.
Pacey s’affaissa sur un fauteuil totalement désespéré.
P : Tout est de ma faute !
Tout le monde se tourna vers lui.
D : Mais non Pacey ce n’est pas de ta faute, tu ne pouvais pas savoir qu’elle nous écoutait.
B (agacée) : Mais enfin de quoi vous parlez ?
Dawson lui expliqua alors la conversation qu’ils avaient eu, ainsi que l’ombre qu’ils avaient aperçu et dont ils supposaient maintenant qu’il s’agissait de Joey.
Pacey était anéanti. Il se sentait coupable comme jamais. Il se prit la tête entre les mains et se mit doucement à pleurer. En voyant ça Jen s’approcha et le prit dans ces bras.
Chacun s’assit et commença alors une attente qui dura deux heures. A ce moment là un médecin appela Bessie
Bessie revint après une vingtaine de minute. Elle avait l’air d’avoir pleuré.
B (lugubre) : Elle est inconsciente, le médecin pense qu’elle n’aura pas de séquelles mais il préfère la garder sous anesthésie pour la nuit.
Bodie s’approcha d’elle pour la réconforter.
Ils échangèrent tous des regards soulagés.
Pacey semblait le plus affecté par cette nouvelle. Il ferma les yeux. Il n’en revenait pas. Elle allait s’en sortir ! Mais il se sentait tout de même coupable. S’il avait eu le courage de parler plus tôt à Dawson. Mieux, s’il avait fait en sorte de ne pas éprouvé ces sentiments là !
Il se sentait oppressé. Il fallait qu’il sorte. Il se leva et se dirigea ers la sortie. Il s’appuya sur un mur et commença doucement à pleurer. Quelques instants plus tard il senti une présence à ces côtés. Il releva la tête et découvrit Jen qui lui lançait un pale sourire.
Jen : je vais te dire des mots que tu ne croiras pas mais je te les dirais quand même. Ce n’est pas ta faute. Ce qui est arrivé à Joey aurait pu lui arrivé à n’importe quel moment.
Pacey : mais tu ne comprends pas Jen, elle était là quand j’ai parlé à Dawson, mais elle n’a pas entendu tout ce que je disais. Elle ne m’a pas entendu dire à Dawson à quel point je l’aimais. Elle a été blessée par mes propos et c’est pour ça qu’elle est partie. Donc tu vois Jen, c’est bien de ma faute.
Il resta là les yeux dans le vague, silencieux. Son désespoir était perceptible. Elle s’approcha alors de lui et le prit dans ces bras. C’était la seule chose qu’elle puisse faire pour l’aider pour le moment.
Pendant ce temps à l’intérieur le médecin était venu pour expliquer plus en détails l’état de Joey. Les blessures physiques n’étaient pas très importantes car hormis quelques contusions et une cheville foulée tout allait bien. Il leur dit de rentrer chez eux car ça ne servait à rien de rester là pour le moment. Tout le monde suivit ce conseil sauf Pacey qui décida de rester au chevet de Joey. Au moment de partir, Bessie s’arrêta à la hauteur de Pacey.
B : Tu sais Pacey je voulais te dire une chose.
P : Ecoutes Bessie je suis désolé pour ce qui est arrivé à Joey, je sais que je suis responsable, je…
B : Laisse moi finir. Je voulais te dire que depuis que Joey et toi vous vous voyez je la trouve plus épanouie qu’elle ne l’a jamais été et je pense que c’est grâce à toi. Je ne sais pas ce qu’elle éprouve pour toi, elle ne m’en a pas parler. Mais je sais que tu la rends heureuse et c’est ça le plus important à mes yeux.
P : Merci Bessie.
Elle partit, le laissant seul avec ces sombres pensées. Il rumina toute la nuit.
Au petit matin il rentra chez lui, il était resté au chevet de Joey toute la nuit. Il l’avait regardé, même son visage tuméfié ne pouvait masquer sa beauté. Il avait eu du mal à se détacher de cette contemplation mais sa décision était prise.
Voilà, maintenant Pacey était allongé sur son lit. Il regarda à nouveau la photo de Joey et se leva. Il s’installa à son bureau. Il sortit de sa chambre quelques minutes plus tard, heureusement Gretchen était partie travailler. Il se rendit chez Dawson, il devait lui parler.
Il entra dans la maison sans frapper, depuis qu’il avait 5 ans il venait ici, il était presque chez lui. Il grimpa les marches et frappa à la porte de son ami.
Dawson : Entre Pacey.
Il poussa la porte et entra dans la chambre de son ami.
Pacey : Tu savais que c’était moi,
D : disons que je me doutais que tu passerais. Comment va Joey ?
P : Elle a eu un sommeil agité mais elle a l’air d’aller bien.
D : Tu n’as pas attendu qu’elle se réveille ?
P : Non, et c’est justement ce dont je voudrais te parler. Tu pourrais lui donner cette lettre de ma part ?
D : une lettre ? Mais enfin pourquoi tu lui écris une lettre ? Et puis tu pourras la lui remettre en main propre.
P : Justement non.
Il resta silencieux un instant.
P : Je vais partit Dawson. Je me sens tellement mal après ce qui c’est passé, je m’en veux pour Joey et même si je l’aime à un point tel que j’en ai mal. Mais je ne me sens pas digne d’elle, je ne pourrais pas la regarder en face après ce qui c’est passé.
D : Tu plaisante là ? Dis-moi que tu plaisantes parce que sinon laisse moi te dire que ton raisonnement est tout simplement tordu. Joey est amoureuse de toi et toi tu fuis ? Mais enfin pourquoi ? Quelle raison te pousse à ça ?
P : Mon père, ou plutôt l’image qu’il m’a donné de moi, celle d’un nul, sans avenir et sans intérêt. Je ne veux pas que Joey gâche son temps avec moi. Elle est destinée à de grandes choses et je ne serais qu’un poids pour elle. Et puis rien ne me dis que Joey est amoureuse de moi.
D : Tu dis vraiment n’importe quoi. Pacey je connais Joey depuis que je suis né ou presque. Je peux presque lire dans ces pensées. Pourquoi tu crois que je n’ai pas été surpris quand tu m’as parlé de tes sentiments pour elle ? Parce que j’avais déjà remarqué cette lueur qu’elle avait dans les yeux quand nous étions ensemble au début. Mais quand elle te regardait cette lueur était multipliée par cent. Jamais elle ne te considérera comme un poids pour elle.
P : Elle peut être pas, mais moi si. Je suis décidé Dawson. Je passais juste te demander ce service avant de partir. Mais si tu ne veux pas le faire je comprendrais et je trouverais un autre moyen.
D : Je vais le faire mais ta décision me surprend et m’attriste. Tu comptes partir combien de temps ?
P : Je n’en sais rien. J’espère qu’elle m’oubliera vite et qu’elle trouvera quelqu’un qui puisse la rendre heureuse autant qu’elle me rend heureux.
D : Donnes moi quand même des nouvelles que je ne m’inquiète pas trop.
P : Bien sur Dawson et merci. Merci pour la lettre mais surtout merci d’être mon ami et de ne pas me juger.
D : Prends soin de toi.
Ils se donnèrent l’accolade et restèrent ainsi un moment puis Pacey se détacha et sorti de la chambre sans se retourner. Il avait laissé une autre lettre sur la table de la cuisine de l’appartement pour Gretchen et sa famille.
Après un dernier regard sur la maison qui avait vu tellement de moments de sa jeunesse il monta en voiture et partit pour la marina.
Arrivé au port il se dirigea vers l’embarcadère où était amarré son bateau. Il déposa le sac qu’il avait préparé avec les affaires qu’il souhaitait emmener. Il déposa à côté un autre paquet qui contenait la plaque où était inscrit le nom de son bateau. Il avait prévu de le baptiser en présence de Joey mais les choses n’avaient pas tourné comme il le voulait.
Il largua les amarres et rejoignit rapidement le large après un dernier regard vers Capeside et une pensée pour son amour perdu.
Après le départ de son ami, Dawson resta quelques instants immobile. Il était désolé par la réaction de Pacey. Il savait qu’il manquait cruellement de confiance en lui mais il avait eu l’impression que depuis qu’il s’était rapproché de Joey les choses s’étaient améliorées. Il s’était trompé. Il sortit de chez lui et se rendit au restaurant de ces parents. Il y trouva Gretchen en train de préparer le restaurant. Il lui annonça la nouvelle mais celle-ci ne sembla pas très surprise.
Gretchen : Je craignais qu’il réagisse comme ça. J’ai essayé de lui faire comprendre que l’image que nos parents ont de lui n’est pas réelle. Mais tu le connais, il ne change pas facilement d’avis.
Dawson : il m’a confié une lettre que je dois remettre à Joey.
G : Mon pauvre amour, il ne t'a pas confié la tache la plus facile !
D : Je sais bien mais bon, c’est mon meilleur ami je ne pouvais pas refuser.
G : C’est aussi pour ça que je t’aime.
Elle lui fit un sourire canaille que seuls les Witter savent faire et l’embrassa.
G : Voilà pour te donner du courage !
D : Je ne me sens pas très courageux là.
G (amusée) : Ne serais–ce pas un moyen détourné d’obtenir un autre baiser ?
D : Je plaide coupable.
Elle le regarda amusée et s’approcha à nouveau de ces lèvres. Après un nouveau baiser ils restèrent quelques instants dans les bras l’un de l’autre puis Dawson parti pour l’hôpital.
Sur place il retrouva ces amis qui l’attendaient pour aller voir Joey. Ils se saluèrent et se rendirent jusqu’à la chambre de leur amie. A Jen qui s’étonnait de ne pas voir Pacey il lui expliqua qu’elle aurait sa réponse dans quelques minutes. Ils entrèrent et découvrirent Joey occupée à lire un livre.
Jack : Je vois que tu aimes toujours ça !
Joey leva les yeux de son livre et découvrit ces amis alignés qui lui souriaient. Elle leur sourit à son tour jusqu’à ce qu’elle remarque qu’il manquait quelqu’un. Où était Pacey ? Même si ce qu’elle avait entendu lui avait fait du mal elle avait besoin de le voir, de lui parler. Elle pouvait supporter de ne pas avoir son amour mais pas de ne plus l’avoir auprès d’elle. Elle se tourna vers Dawson pour l’interroger.
Joey : Mais où est Pacey ?
Dawson sembla soudain très mal à l’aise. Il se tourna vers ces amis et leur demanda de sortir quelques instants.
D : J’ai besoin de parlé à Joey seul à seul. Ce ne sera pas long je pense.
Jen : Mais enfin pourquoi ? Et puis c’est vrai ça, où est Pacey ?
D : Je vous expliquerais tout après mais s’il vous plait, j’ai besoin de parler à Joey.
Comprenant qu’il ne changerait pas d’avis et qu’il ne dirait rien, Andie, Jen et Jack sortir de la chambre, laissant les deux amis seuls.
Joey regardait Dawson, l’attitude de son ami l’inquiétait.
J : Dawson, dis-moi ce qui se passe ! Où est Pacey ?
D : Il est parti.
J : parti ? Comment ça parti ?
D : Tiens, il m’a laissé ça pour toi.
Il lui tendit la lettre que lui avait laissé Pacey. Joey s’en saisi et l’ouvrit fébrilement.
A la fin de sa lecture Joey était bouleversée. Il ne pouvait pas avoir fait ça, il ne pouvait pas l’avoir abandonnée ? Elle regarda Dawson, espérant lire dans ces yeux que tout ceci n’était qu’une blague et que Pacey lui réservait une surprise. Mais elle ne lut que le chagrin sincère qu’il éprouvait.
Sa tristesse se transforma alors en colère.
J : Mais enfin pourquoi tu ne l’as pas retenu Dawson ?
D : Joey, toi et moi connaissons bien Pacey, tu sais bien que quand il a une idée en tête rien n’y personne ne peut l’en faire changer. Rappelles toi de la traversée de la crique à la nage.
En repensant à cet évènement Joey ne put retenir un sourire. Ils avaient dix ans et Joey avait affirmé que Pacey serait incapable de traversée la crique à la nage. Il avait relevé le défi, même quand Joey et Dawson l’avaient supplié de ne pas le faire. Il y était arrivé, manquant de se noyer par deux fois. C’était ça Pacey, quand il avait pris une décision il ne changeait pas d’avis. Elle appréciait cette détermination chez lui. Elle comprit alors ce qu’avait voulu dire Dawson. Il avait du essayer de le retenir mais n’y était pas parvenu.
J : Excuse-moi Dawson.
D : Tu n’as pas à t’excuser Joey, je comprends. Tu es amoureuse de lui,
J : Je crois que oui.
Puis après un instant d’hésitation.
J : Non, je le sais. Je m’en suis réellement rendue compte lors de la fête samedi soir. Il m’a raccompagné et on s’est embrassés. Je suis désolée de te dire ça Dawson mais ce fut le baiser le plus merveilleux que j’ai jamais eu.
D : Ce n’est pas juste une question de technique, c’est surtout que quand tu embrasse une personne que tu aimes vraiment et qui t’aime vraiment, ça fait toute la différence.
J : Sûrement, mais dis-moi, il est parti où ? Il revient quand ?
D : je suis désolé Joey, je n’en sais rien. Je pense qu’il est parti avec son bateau mais il ne m’a pas dit quand il comptait revenir. Mais je dois te dire autre chose.
Il lui parla alors de la conversation qu’il avait eu avec Pacey la veille et dont elle n’avait entendu qu’une partie.
Joey reprenait peu à peu espoir. Elle pensait qu’il reviendrait bientôt.
Dawson fit entrer leurs amis et leurs expliqua la situation. Ils furent très surpris de la réaction de Pacey et ne purent cacher leur chagrin. Bessie entra alors dans la chambre pour ramener Joey à la maison.
Les jours puis les semaines passèrent. Le bed and breakfast des sœurs Potter fonctionnaient à plein régime notamment grâce à la visite d’un critique touristique. La petite bande avait expliqué à Joey le rôle qu’avait joué Pacey dans son élection et cela ne fit que renforcer les sentiments qu’elle avait pour lui.
Mais il ne revenait toujours pas. Les vacances passèrent sans nouvelles de lui. Plus le temps passait et plus Joey semblait malheureuse. Elle tentait de le cacher mais ces amis le voyait bien. Ils tentaient de lui changer les idées mais rien n’y faisait.
A la rentrée tout le monde était sans nouvelle et commençait à s’inquiéter. Un soir que Jen, Jack et Dawson étaient chez ce dernier, Jen leur fit part de ces inquiétudes.
Jen : Je ne comprends pas, quand va t’il enfin rentrer ?
Jack : C’est vrai ça, pourquoi il ne donne pas de nouvelles ?
D : Je pense qu’il avait besoin de se prouver qu’il pouvait faire des choses par lui-même. Qu’il n’était pas le nul qu’on lui a toujours fait croire qu’il était.
Jen : Mais il pourrait rentrer maintenant. Tu as vu dans quel état est Joey ?
D : Et tu crois que ça ne me fait pas souffrir de la voir comme ça ? Tu crois que si je pouvais faire revenir Pacey comme ça je ne le ferais pas dans l’instant ? Tu crois que ça me fait plaisir de consoler Joey presque tous les soirs ?
Jen et Jack se regardèrent gênés.
Jen : Désolée Dawson, on se doute que pour toi c’est encore plus dur que pour nous mais je me sens tellement impuissante.
D : Je sais Jen mais il n’y a rien qu’on puisse faire à part espérer qu’il se décide à revenir. Mais dans tous les cas on doit être là pour elle, pour la soutenir.
Jen : Tu as raison, mais c’est tellement frustrant.
Joey quant à elle était sur le port. Elle était assise sur « leur » banc. Elle venait ici tous les soirs depuis le départ de Pacey. Ce soir elle pensait particulièrement à lui. Elle avait dîner avec Andie. Elles s’étaient beaucoup rapprochées depuis le départ de Pacey. Elles avaient parlé de lui et à un moment donné Joey avait abordé le sujet du tatouage de Pacey. Andie était tombée des nues.
A : Un tatouage ? Mais Pacey n’a jamais eu de tatouage !
J (surprise) : Mais si, il m’a dit qu’il se l’était fait faire pour toi. « True Love ».A : Je suis certaine qu’il n’avait pas de tatouage à l’époque ou on sortait ensemble. Et s’il ne l’a pas fait pour moi…
J : Tu pense que c’est moi ? C’est moi le « true Love » ?
A : Je ne vois personne d’autre.
Ces mots résonnaient encore dans la tête de Joey. Elle ressortit la lettre qui ne la quittait jamais. Elle commençait à être froissé à force d’avoir été lu et relu. Elle resta longtemps à contempler cet océan qui avait emporté son amour. Finalement elle rentra se coucher la tête toujours pleine de questions.
Peu de temps après un nouveau garçon était arrivé au lycée, il s’appelait Drue. Il avait immédiatement séduit la plupart des filles du lycée. Mais il n’avait en faites de vue que sur Joey. Il se montra charmant, charmeur même mais rien n’y faisait. Un jour qu’il s’était donné beaucoup de mal pour lui être agréable il l’interrogea.
Drue : Je ne comprends pas Joey, je fais tout pour te plaire mais tu ne semble pas t’en rendre compte. Que dois-je faire ?
J (attristée) : Je suis navrée Drue, je t’aime bien mais il n’y a rien à faire.
D : Mais enfin pourquoi ?
J : Tu n’es pas Pacey.
D : Mais qui est ce Pacey ?
J : Demande à Jen, elle t’expliquera.
Et elle était partie. Laissant Drue sans explication. Il voulait en avoir le cœur net alors il se rendit chez Jen. La jeune femme fut touchée par son désarroi et lui expliqua donc la situation. Quand elle eut fini il comprit qu’il n’avait aucune chance et finit par s’y résoudre avec un pincement au cœur.
Le temps passait, Dawson et Gretchen s’étaient séparés, cette dernière était partie de Capeside quelques temps après. Andie sortait maintenant officiellement avec Will même s’ils ne se rencontraient que rarement ils se voyaient tous les soirs par webcam. Jen cherchait encore et toujours l’amour mais ne trouvait pas de relations satisfaisantes alors elle continuait de s’épanouir dans son amitié avec Jack qui était également à la recherche de l’âme sœur.
Joey de son côté réussissait brillamment cette dernière année. Elle avait décidé de se plonger dans les études afin d’oublier la douleur qui lui rongeait le cœur.
Elle ne l’oubliait pas, non ça ce n’était pas possible. C’était simplement qu’elle c ‘était habituée à son absence. Elle était persuadée qu’un jour il reviendrait et qu’enfin ils seraient ensemble.
Elle avait repris le dessin. C’était un petit peu un moyen de se rapprocher de lui. Elle avait appris qu’il avait emmené son tableau avec lui et ça lui avait redonné le goût au dessin. Elle peignait ou dessinait suivant son humeur mais le plus souvent des paysages marins. Ou alors elle faisait des portraits. Des portraits de lui. Il y en avait plusieurs dans sa chambre. Tout le monde s’accordait pour dire qu’elle avait beaucoup de talent.
La fin de l’année vint. Cela faisait plus d’un an que Pacey avait disparu. Dawson avait aidé Joey à préparer son discours pour la remise des diplômes qui avait lieu le lendemain. Elle l’avait raccompagné jusque chez lui et était repartie en barque, comme avant. Ces parents étaient encore au restaurant, il monta directement dans sa chambre. Il allait allumer la lumière quand une voix interrompis son geste.
Voix : Elle est toujours aussi belle. Je croyais qu’avec le temps ma mémoire l’avait embelli mais non, bien au contraire.
Dawson était suffoqué. Cette voix, c’était…
D : Pacey ? C’est vraiment toi ?
La silhouette qui se dessinait sur la vitre bougea alors.
Pacey : Oui c’est moi, bonsoir Dawson.
Ce dernier alluma alors la lumière et il le vit. Son ami disparu depuis plus d’un an se tenait là devant lui. Il se précipita pour le serrer dans ces bras. Il avait du mal à réaliser que son ami était bien là. Gretchen lui donnait régulièrement de ces nouvelles mais jamais elle ne lui avait dit qu’il pouvait revenir au contraire. Souvent quand ils parlaient de lui elle lui disait à quel point il semblait malheureux mais il ne voulait pas rentré. Toujours son complexe d’infériorité qui le rongeait.
Il se séparèrent alors et Dawson l’étudia de la tête aux pieds. Il n’avait pas vraiment changé mais pourtant il semblait tellement différent ! Il avait pris du muscle et il était bronzé. Mais c’est surtout quelque chose dans son regard qui frappa Dawson. Il y avait une lueur qui n’était pas là avant.
D : Tu as changé Pacey.
P : Pas tant que ça.
D : Si je t’assure, mais racontes moi tout ce qui t’est arrivé depuis ton départ. Gretchen m’a un peu raconté mais elle ne m’a pas donné de détails.
P : D’accord mais si tu veux on va descendre et je nous préparerais un petit truc à manger.
D : Avec plaisir, si j’en crois mes sources tu as un certain talent.
Ils se sourirent et descendirent à la cuisine. Pacey s’affaira immédiatement tout en lui racontant ce qui lui était arrivé. Il lui parla de ces voyages, des gens qu’il avait rencontrés, des boulots qu’il avait fait… Il lui annonça également qu’il venait d’être embauché dans un restaurant de Boston en tant que chef adjoint.
D : Mais c’est génial ça ! Félicitations.
P : Merci mais tu sais ce n’est pas si impressionnant que ça.
D : Pacey arrêtes, tu es second dans un restaurant à Boston alors que tu n’y es que depuis 6 mois et sans formation en plus !
P : N’en parlons plus mais toi, racontes moi ce qui c’est passé que deviens-tu ?
Dawson lui raconta alors ce qui c’était passé depuis son départ en évitant soigneusement de parler de Joey. Il voulait savoir si son ami l’interrogerait.
Il continua à lui raconter la vie à Capeside mais il voyait bien que Pacey ne l’écoutait plus vraiment. Il semblait comme impatient.
Dawson se tut et regarda son ami.
D : On dirait que ce que je te dis ne te passionne pas.
Pacey regarda Dawson, il comprit alors son petit manège.
P : C’est bon, j’ai compris à quoi tu jouais, dis-moi comment elle va ?
D : Tiens ça t’intéresse ?
P : A ton avis ?
D (soudain un peu plus agressif) : Alors pourquoi tu es parti ? Pourquoi ne pas avoir donné de nouvelles ? Tu crois que j’étais heureux de la voir pleurer tous les jours ? Si tu tenais vraiment à elle tu aurais donné des nouvelles, tu ne l’aurais pas laissé comme ça.
Pacey regardait son ami. Il savait qu’il avait raison mais il pensait qu’il avait pris la bonne décision et il le dit à Dawson.
P : C’était la meilleure chose à faire, je n’ai rien à lui apporter.
Il dit cela d’un ton désolé.
D : Alors rien n’a changé. Tu ne comprends toujours pas. Joey se fiche de ce que les gens pensent. Elle se fiche de savoir si tu es millionnaire ou pas. Ce qu’elle veut c’est être avec toi, tout simplement.
P : Je ne sais pas. J’ai peur de ne pas être à la hauteur. Je suis tellement persuadé qu’elle est vouée à de grandes choses. Que pourrais-je lui offrir ? J’ai peur que le temps ne finisse par nous éloigner. Je ne ferais jamais que l’empêcher d’avancer.
D : De toutes façons vous parlerez de tout ça quand vous vous verrez demain. Tu te souviens que c’est la remise des diplômes ?
P : Oui je sais, mais je n’y serais pas.
D : Quoi ?
P : Je ne peux pas Dawson, tu dois comprendre que c’est dur pour moi aussi, mais c’est la meilleure solution pour tout le monde.
D : Mais alors pourquoi tu es venu ?
P : Je voulais la voir, voir sa réussite, demain lors de la remise des diplômes. Je suis tellement fier d’elle.
D : Et comment crois tu qu’elle va réagir quand je lui dirais que je t’ai vu et que tu ne voulais pas la… Attends, ne me dis pas qu’il fat en plus que je garde le silence ?
P : Si Dawson, je t’assure que c’est ce qu’il y a de mieux à faire. Je voudrais que tu me promettes de ne pas dire que tu m’as vu.
D : Tu ne peux pas me demander ça. Je ne peux pas mentir à tout le monde et surtout pas à Joey. Déjà qu’à chaque fois que je lui transmettais de tes nouvelles elle me harcelait pour que j’interroges Gretchen sur le lieu où tu étais.
P : Si tu ne me le promets pas je pars dans l’instant. Promets moi de ne dire à personne que je suis venu ici.
Dawson resta silencieux un moment. Il prit finalement sa décision.
D : Très bien, je te promets de ne dire à personne que je t’ai vu. Mais je suis vraiment déçu que tu réagisses comme ça alors que je suis persuadé qu’une discussion avec Joey pourrait tout résoudre.
P : Merci Dawson, je vais y aller maintenant. Veilles bien sur Joey.
D : C’est un adieu ou un au revoir ?
P : Un au revoir, entre nous il n’y a pas d’adieu.
D : Alors au revoir Pacey.
P : Au revoir Dawson.
Pacey sorti alors de la chambre et partit dans la nuit, laissant Dawson seul. Il savait qu’il avait pris la bonne décision. Mais quand il pensa au lieu où Pacey travaillait il ne put s’empêcher de sourire. Boston, comme par hasard là où Joey allait faire ces études.
Le lendemain matin, Joey se réveilla de bonne heure. C’était le grand jour. Celui de la remise des diplômes. Après elle serait en vacances avant d’entré à l’université dans quelques mois. Elle avait mal dormi, elle avait fait un cauchemar dans lequel elle s’emmêlait les pieds dans sa robe en montant sur l’estrade. Elle jeta un œil à la photo qui trônait sur sa table de nuit : Pacey et elle le soir du jour de l’an. Le père de Dawson avait pris cette photo et la lui avait donné quelques mois plus tôt. Elle descendit ensuite, elle prit son petit déjeuner puis remonta pour se préparer.
Dawson passa la chercher et ils se rendirent ensemble à la cérémonie. Tout le monde était là. Ils étaient tous heureux que ce moment tant attendu soit enfin arrivé. Ils s’installèrent en attendant qu’on les appelle. Ce fut d’abord le tour de Andie, puis Jack, vint ensuite Dawson et enfin Jen. Quand le tour de Joey vint Dawson lui serra la main fort en lui disant « c’est le plus beau jour de ta vie, profites en et souris au monde, le monde te sourira ». Elle n’avait pas eu le temps de l’interroger sur cette curieuse phrase car elle était attendue sur l’estrade. Elle s’approcha du pupitre pour lire son discours.
Joey : Chers camarades, parents, amis, professeurs, nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer notre diplôme. Mais il ne faut pas voir ce jour comme une fin, c’est un commencement. Le début d’une nouvelle aventure. Regardez bien les gens qui sont autour de vous, vous en connaissez certain, d’autre ne sont que des visages croisés dans le couloir. Mais tous ils font parti de nous, ils nous ont aidés à être ce que nous sommes. Certain ne sont plus parmi nous (à ces mots son cœur se mit à battre plus fort) mais tous resteront dans nos cœurs.
N’oubliez jamais ce que vous avez vécu ici, les bons comme les mauvais moments. C’est cet ensemble de chose qui nous ont aidés à grandir.
Je vous remercie tous pour ce que vous m’avez apporté.
Elle quitta alors l’estrade sous les applaudissements de l’assemblée. Elle rejoignit Bessie et Bodie qui la félicitèrent chaleureusement puis retrouva ces amis.
Jen : Super discours Joey, j’en avais les larmes aux yeux.
Andie : Pareil, c’était très beau.
Ils étaient tous heureux mais Dawson semblait mal à l’aise. Joey le remarqua.
Joey : Quelque chose ne va pas Dawson ?
D : J’ai une chose à te dire Joey. Il faut que tu ailles au port.
J : Pardon ? Que j’aille au port ? Mais enfin pour quoi faire ?
D : J’ai appris, ne me demande pas comment, qu’un voilier avait accosté.
J : Dawson, il y en a tous les jours des voiliers qui accostent.
D : Celui là est particulier. Son nom est « True Love ».
En entendant ces mots Joey blêmit. « True Love » ça voulait dire Pacey. Pacey était là. Elle regarda Dawson incrédule.
J : C’est vrai ? Il est là ?
D : Je ne peux rien te dire, mais va au port.
Elle le regarda puis lui sauta au cou et lui déposa un baiser sur la joue. Elle partie ensuite en courant vers la marina.
Jack : Quelle mouche a piqué Joey ?
Andie et Jen qui avait entendu et comprit la conversation se sourirent.
Andie et Jen : L’amour !!
Elles éclatèrent de rire devant l’air ébahi de Jack.
Joey courrait vers la marina. Elle courrait comme ci sa vie en dépendait. Elle arriva devant les docks et chercha du regard le bateau. Soudain elle le vit. Elle se précipita et s’arrêta à quelques pas en découvrant Pacey, dos à elle, affairé à ranger des cordes.
J : Il a vraiment fière allure ce bateau.
Pacey resta immobile quelques secondes. Il avait espéré ce moment autant qu’il l’avait redouté. Il était surpris que Dawson ait dit la vérité à Joey mais bon, il avait pris le risque.
J : Quand Dawson m’a dit qu’il y avait un bateau du nom de « True love » j’ai eu du mal à en croire mes oreilles. J’avais espéré et redouté ce moment et voilà, il est enfin arrivé.
Devant le mutisme de Pacey Joey s’approcha.
J : Tu comptes te retourner ou je vais passer mon temps à parler à ton dos ?
Pacey se retourna. Il la vit alors distinctement. Il avait pensé qu’elle était toujours aussi belle. Il se rendit compte à quel point il s’était trompé. Elle était encore plus belle.
P : Bonjour Joey.
J : C’est tout ? Après tout ce temps, toute cette peine c’est tout ce que tu trouves à me dire ? Et tu pense que je vais me satisfaire de ça ? Je veux des explications Pacey et je les veux maintenant.
P : Je suis désolé Joey.
J : Tu es désolé ? Mais tu es désolé pourquoi ? Pour être parti comme un voleur ? Pour n’avoir pas donné de nouvelles de toi ? Pour être venu ici sans même nous le faire savoir et en essayant de te sauver encore une fois ?
Pacey la regardait, même furieuse comme elle l’était il la trouvait belle. Il ne savait pas quoi lui répondre. Toutes les bonnes excuses qu’il s’était trouvé pour ne pas revenir avaient fondu dès l’instant ou il avait entendu sa voix. Il releva la tête pour croiser son regard.
P : J’avais peur. C’est pour ça que j’ai fuis.
J (surprise) : Peur ? Mais enfin peur de quoi ?
P : Peur des sentiments que j’avais pour toi, peur de te les avouer, peur que tu me rejettes. Mais surtout, peur de ne pas être digne de toi.
J : Quoi ? Mais enfin de quoi tu parles ? Digne de moi ? Ça veut dire quoi tu peux m’expliquer ?
P : C’est pourtant simple à comprendre. Comment imaginer qu’un raté comme moi puisse rendre heureuse une fille, belle et intelligente comme toi ?
Joey s’approcha alors de lui. Elle avait une lueur furieuse dans le regard Elle se planta à quelques centimètres et elle le gifla. Pas une gifle puissante mais suffisamment pour qu’il en sente la brûlure. Il toucha sa joue et la regarda, incrédule.
J : Ne t’avise plus jamais de dire de toi que tu es un raté ! Tu es le garçon le plus tendre, le plus drôle, le plus débrouillard le plus charmeur, le plus gentil, le plus romantique que je connaisse. Tu m’as rendu heureuse alors que je croyais que plus jamais ça ne m’arriverais. Tu as été là à chaque fois que j’ai eu besoin de toi. Quand je vais mal tu sais ce que je fais ? Je pense à toi et invariablement un sourire me vient aux lèvres. Je ne peux pas te laisser repartir comme ça. M’abandonner à nouveau. Pendant ton absence je ne vivais pas. Chaque fois que je fermais les yeux c’était ton visage que je voyais. Quand je regardais l’océan je te voyais sur ton bateau. Chaque lieu où mes pas me portaient j’avais un souvenir avec toi.
P : Qu’est-ce que tu essaye de me dire Joey ?
J : Tu le fais exprès ?
P : Non mais j’aimerais être sur de bien comprendre ce que tu es en train de me dire.
J : Mais je suis en train de te dire que je t’aime !
Pacey n’en croyait pas ces oreilles. Joey venait de prononcer les mots qu’il rêvait d’entendre depuis tellement de temps. Il ne savait pas quoi faire. Il avait envie de s’approcher d’elle, de la serrer dans ces bras, de l’embrasser… comme ci elle avait lu dans ces pensées elle lui dit.
J : Pacey ça serait bien que tu m’embrasses maintenant.
Hésitant Pacey s’approcha de Joey. Il se pencha vers ces lèvres et déposa un léger baiser. Joey insatisfaite se saisit de lui pour un baiser bien plus langoureux.
C’était leur premier vrai baiser ensemble et ils ne s’attendaient pas à ce qu’ils ressentirent. Ils furent parcourus d’un immense frisson et toute notion de temps ou d’espace disparu.
Après un certain temps ils se séparèrent étourdis par ce qui venait de se passer.
Joey se tourna alors vers le bateau.
J : J’espère au moins que tu as tenu ta promesse.
Pacey (soulagé) : Bien sur. Je te l’ai promis. Je tiens toujours mes promesses.
J : Je suis sure que tu ne sais même pas de quelle promesse je te parle.
P : Quelques jours avant que je partes tu m’as fait promettre que tu serais la 1ère à monter sur le True Love. J’ai tenu ma promesse.
Joey était surprise qu’il se souvienne de ça mais ça ne faisait que renforcer ce qu’elle ressentait pour lui. Elle lui fit un grand sourire.
J : Alors ? On part quand ?
Pacey la regarda abasourdi.
P : Quoi tu veux partir ? Maintenant ? Mais et la fête pour votre diplôme ?
J : Je m’en remettrais. J’ai besoin de vacances.
P : Quoi tu veux dire partir pour un vrai voyage ? Pas juste un petit tour dans la baie ?
J : Depuis le temps que j’attends, tu me dois au moins ça.
Sans attendre sa permission elle monta à bord.
J : Allez en route !
P : Mais où veux tu aller ?
J : Peu importe du moment que c’est avec toi.
Il monta alors à bord et après un nouveau baiser ils quittèrent le port en riant. Ils étaient enfin réunis et c’était bien la seule chose qui comptait.
Voilà j’espère que cette histoire vous aura plu, j’attend vos commentaires bon ou mauvais.
Je tenais à remercier particulièrement CAROLIN pour son aide, son soutien et ses idées. Sans elle cette histoire ne serait pas ce qu’elle est.
J’espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que j’en ai pris à l’écrire.