Voilà bon c'est court, mais c'est l'inspi du moment, je ne voulais pas e nfaire long mais j'avais envie d'une autre fin pour eux deux, je sais pas pourquoi, effet Jensen ou quoi dire, bref, ce n'est guère mon ship habituel, mais je me suis dit qu'ils méitaient un meilleur traitement que dans la série ou leurs relations est assez baclé à mon avis, alors j'espère que le faite que ce ne soit pas du P/J ou du D/J ne vous refroidisses pas car j'aimerais beaucoup avoir vos feedbacks
Les mains enfouis dans les poches de son jean, légèrement délavé, il avançait le long de ses quais, il déambulait dans ses rues désertes, il n'avait aucune envie d'être là, il aurait voulu rester auprès d'elle mais les médecins, lui avait demandé de la laisser un peu, il savait pertinemment qu'ils auraient voulu qu'il quitte son chevet pour se reposer mais il n'avait aucunement l'intention de fermer les yeux, pourtant il ne pouvait nier que l'air frais qui lui remplissait les poumons à cet instant précis, lui faisait s'envoler cette oppression constante qu'il avait depuis qu'elle était entre ses murs blancs, tout ses fils relié à son corps. Elle semblait si fragile et il était si impuissant. Il se stoppa, arrivant près d'une berge, ou la lumière d'un réverbère se reflétait dans l'eau noirâtre. Des bribes de souvenirs remontèrent à la surface, à l'image qui s'imposait à lui, un souvenir de moins en moins vague. C'était, un peu moins de 5 ans auparavant, au bord de l'Hudson, dans la ville de New York, un des derniers soirs de l'été indien.
Ils revenaient d'une de ses expositions d'art avant gardiste, il n'aimait pas forcément ça mais il savait qu'elle aimait ce qui sortait des chemins battus. Ils avaient pris un chemin, un peu plus long, voulant flâner, c'était un de leurs derniers soirs de liberté avant la reprise des cours. Ils ne s'étaient pas beaucoup vus pendant l'été, mais il comprenait les raisons, et il avait attendu patiemment. Puis les bonnes nouvelles étaient arrivées, et elle était réapparue, avec son sourire et ses phrases bien à elle. Il s'était rendu compte à quel point alors elle lui avait manqué, et il avait décidé de l'emmener en balade ce soir là, faire des choses ou il serait sur qu'elle et lui passeraient une bonne soirée. Après avoir marcher, avec une fine brise chaude comme compagne, ils s'étaient stoppé devant l'Hudson, admirant les lumières de la ville qui se reflétaient dans l'eau, il avait sourit, elle avait souri, leurs doigts s'étaient entrelacés dans une tendre étreinte, et il avait prononcé ses petits mots, si simple pour la plupart des gens, mais il ne les disait que rarement, cependant ils étaient sortis tout seul, il se rendit compte combien elle avait pris de l'importance dans sa vie, et ses mois ou il ne pouvait la voir que par intermittence, lui avait permis de mettre ses sentiments au clair. Elle avait eu les yeux brillants, et s'était hissés sur la pointe des pieds lui donnant un tendre baiser avant de se reculer, et de lui murmurait " je t'aime moi aussi."
Il reprit ses esprits, quand il entendit au loin une sirène, son coeur se serra, il crispa ses mains sur la rambarde ne bois, une écharde venant se logé dans son index, mais il ne la sentit même pas. Il ne supportait pas de savoir qu'il allait la perdre, des larmes commencèrent à couler le long de ses joues, il n'avait pas encore craqué jusque là, il ne se l'était pas autorisé, pour elle, pour leur fille. Ses genoux s'affaissèrent sur lui, et il se retrouva pliait en deux, pleurant à chaude larme comme un gosse, il n'arrivait plus à s'arrêter. Il l'aimait tellement, comment allait-il vivre sans elle? Comment aurait-il la force d'élever seul leur enfant ?Il pensa a ses cheveux blonds, à ses yeux verts débordant de malice...Il se sentait coupable aussi, de n'avoir pas réussi à faire quoique ce soit pour que cela se produise, pour qu'elle soit en train d'agoniser sur un lit d'hôpital. Il se rendit compte alors qu'il n'avait perdu que trop de temps à marcher en long et en large, il savait pertinemment qu'il ne voulait plus perdre une seule des dernières minutes qu'il lui restait auprès d'elle. Il reprit la direction de l'hôpital, marchant d'un pas rapide, puis plus rapide, jusqu'à par finir par courir comme un fou. Il arriva, complètement essoufflé devant les portes en verre, il se faufila à l'intérieur et s'engouffra dans le premier ascenseur qu'il trouva, il appuya d'une main tremblante sur le bouton de l'étage ou elle se trouvait. Quand les portes en fer s'ouvrirent son coeur se tordit un peu plus, et il avança d'un pas lent, très lent, vers ses portes en contreplaqué, il resta un instant devant la sienne, puis après une bref hésitation, il donna un léger coup, vu l'heure tardive, elle devait déjà probablement dormir. Il entra donc sans attendre la réponse, mais quand il pénétra dans la pièce sombre, éclairait seulement par la lumière de la lune qui traversait la fenêtre, il sus qu'elle ne dormait guère. Il connaissait par coeur sa respiration paisible, lorsqu'elle arrivait à sombrer enfin dans un profond sommeil relaxant et revitalisant. Il s'approcha du lit, et lui prit la main dans un geste d'amour.
" Tu n'es pas raisonnable, tu devrais dormir." murmura-t-il d'une voix tendre.
" Je n'ai pas envie de passer mon temps à dormir, je veux profiter de ce qui me reste." répondit-elle d'un ton calme, sans aucune note mélodramatique. Elle semblait résolue et forte, tellement plus que lui.
" Je sais que quoique je dises de toute manière, tu ne changeras pas d'avis." répliqua-t-il avec un léger sourire en coin.
" Et oui, chéri, je suis une vraie tête de mule, et quand je veux quelque chose, je ne desespères jamais de l'avoir dans la mesure du possible." dit elle posant sur lui, ses yeux brillants, il sus alors qu'elle avait pleuré tout comme lui. Il resserra un peu plus son étreinte autour de sa main, comme pour lui passer un peu de sa force.
" Tu as bien réussi à m'avoir, je dois l'admettre." répliqua-t-il sur un ton léger, il n'avait pas vraiment le coeur à la plaisanterie mais il savait qu'elle tenait à ce qu'il agisse le plus normalement possible avec elle.
" On peut dire que ce n'était pas gagné d'avance, pourtant. Je n'étais pas ton style, si je me souviens bien." dit elle avec une petite moue boudeuse " tu les préférais moins sobre."
Il grimaça légèrement à ce souvenir, bien sur depuis le temps, ils avaient pris le parti d'en rire mais il regrettait amèrement son erreur. Il ne savait pas vraiment pourquoi il n'avait pas été charmé dès le début par sa personnalité atypique et si merveilleuse. Mais quand il avait pris la peine de la connaître, malgré des erreurs de parcours et une relation devenue chaotique, il avait été charmé. Il avait eu peur qu'elle ne lui accorde pas de seconde chance, ce qu'il aurait amplement mérité, mais elle l'avait fait et il n'avait pu que constater depuis ce temps là qu'il avait eu ce qu'on appelle un merveilleux cadeau de la vie.
" J'étais un sombre idiot." se constata-t-il de commenter avec un petit sourire.
" Non, tu n'étais pas idiot. Tu n'étais juste pas près." protesta-t-elle d'une voix douce.
Il était toujours surpris de voir avec quelle indulgence, elle le jugeait, et l'avait toujours jugeait. Elle était ce genre de fille qui ne juge pas et qui accepte les faux pas, comme des erreurs qui nous font grandir. Il l'avait toujours su, et c'est pour cela qu'il lui avait adressé la parole, et qu'ils avaient commencé de se fréquenter de façon amicale, bien qu'à l'époque, elle se jugeait bien trop sévèrement à son goût.
" Tu sais que je t'aime." fut sa seule réponse.Elle eut un léger sourire qui éclaira son visage et à cet instant même malgré la fatigue, elle était merveilleusement belle. Il se pencha et déposa un baiser sur son front, écartant une mèche de ses cheveux.
" Je vous aime aussi, jeune homme." dit elle de ce ton légèrement rieur.Il s'asseya, près d'elle, et la regarda avec toujours cette lueur de tendresse au fond des yeux. Il se souvenait d'un instant semblable, ou elle avait eu ce même genre de ton similaire. Sa mémoire s'éclaira de nouveau, laissant la place à un autre souvenir, un peu moins de deux ans en arrière.
Ils avaient emménagé ensemble un an plus tôt, ils avaient pris leurs temps, elle vivait toujours chez sa mère avec sa grand mère, et lui à la résidence universitaire, mais quand il quitta les bans de l'école pour entrer dans la vraie vie, ils avaient décidé qu'il étaient temps pour eux de prendre leurs envols. Il s'était spécialisé dans le domaine ou il avait toujours était doué, l'écoute des autres et c'est tout naturellement qu'il avait ouvert son propre cabinet, et bien que les débuts furent rempli de période de vache maigre, ils s'en sortaient relativement bien. Ils étaient plus amoureux que jamais et heureux, et c'était tout ce qui leur importait. Il rentrait du boulot, quand il la vit assis, sur le sofa de leur salon, un air pensif, inscris sur le visage. Il s'était approché, légèrement inquiet de la voir si silencieuse et semblant ne plus être en prise avec la réalité qui l'entourait. Il s'était accroupi devant elle, prenant ses mains dans les siennes, et elle avait eu ce magnifique sourire, un de ceux qui vous donne des frissons le long du dos, il avait eu un léger soupir de soulagement. Puis il l'avait regardait un air intrigué sur le visage, et lui avait demandé ce qui l'avait mise dans cet état de transe. Elle n'avait rien répondu, elle avait pris sa main et l'avait posé sur son ventre, puis avec un de ses regards éloquents qui parlent d'eux même, elle avait éclairé ses questions. Il fut légèrement abasourdi, une fraction de seconde, un bébé n'étant guère dans leur plan, puis il l'avait prise dans ses bras, se redressant et déposant un baiser sur son épaule au passage. Puis il l'avait regardait dans les yeux.
" Tu sais que je t'aime, Jennifer Lindley"
Elle avait alors eu cette expression taquine et ce ton légèrement rieur.
" Je vous aime aussi, jeune homme."
Il l'avait alors embrassé avec passion, et il se souvint qu'ils avaient fait l'amour avec une sorte d'émerveillement nouveau, cette nuit là, se rendant compte de ce que cela était au delà du simple désir physique ou d'un contact charnel.
Le contact de la main froide de la jeune femme sur sa joue, le ramena au présent et elle le fixa avec une sorte d'interrogation au fond des yeux. Il sourie et la rassura d'un baiser. Il n'avait pas envie de se la jouer nostalgique sentimentaliste, il n'avait pas envie d'agir comme on se devait d'agir en face d'une personne mourante, ressassant les souvenirs, l'oeil humide et le mouchoir à porter de main. Ce n'était pas ce qu'elle voulait et il n'avait pas l'intention de lui imposer ses réminiscences. Elle semblait si frêle, et pourtant elle ne se laissait pas abattre, il savait pourtant pertinemment qu'elle n'avait aucune envie de mourir, qu'elle n'avait pas envie d'abandonner Amy ou lui, mais il savait aussi que c'était pour eux et pour ses amis, sa famille qu'elle se montrait aussi forte. Et si il n'était déjà pas aussi éperdument amoureux d'elle, il en tomberait encore plus amoureux pour cela. Il s'allongea près d'elle, elle se nicha au creux de ses bras, il respira le parfum qui remontait doucement dans ses narines. Il connaissait cette odeur et la savourait toujours autant même après 6 ans d'une histoire pas forcément de tout repos. Ils étaient à présent dans un silence quasi religieux, quand un son faible et tremblant lui parvint, comme un hoquet. Il compris qu'elle se laissait enfin aller à pleurer dans ses bras, il la berça tendrement contre lui.
" Je ne veux pas te quitter." murmura-t-elle entre deux sanglots.
" Tu ne me quitteras pas, Jen, tu seras toujours là pour moi." chuchota-t-il, alors qu'il s'empêchait de pleurer aussi, son coeur se brisant à ses simples mots, que n'aurait-il pas donner de pouvoir donner sa vie pour sauver la sienne.
" Je sais, mon amour, tu seras fort pour elle." dit elle en posant ses yeux dans les siens.Il lui fit un sourire, et déposa de nouveau un léger baiser sur son front.
" Oui, je serais fort pour elle."
Il la sentit se relâchait et après quelques minutes, la respiration paisible qui s'échappa de ses lèvres, lui firent comprendre qu'elle avait enfin réussi à s'endormir, un peu plus ne paix avec elle. Il posa sa tête contre celle de sa femme, et posa un regard sur sa main ou son alliance, se reflétait à la lumière de la lune. Ils n'avaient jamais été du genre à respecter les conventions, même lorsque Grams émit quelques protestations à l'idée d'avoir un enfant hors mariage. Pourtant peu après la naissance d'Amy, et la découverte de ses problèmes de santé, il avait clairement émit son désir de faire d'elle, son épouse légitime et bien qu'elle répugne de donner raison, aux traditions ancestrales, elle ne pus que flancher et céder, il avait envie que leur histoire soit officialiser, pas pour un simple bout de papier, mais parce qu'il aspirait à un peu de romantisme, elle s'était gentiment moquer de lui devant ses arguments. Mais malgré sa santé fragile, ses jours n'étant pas en danger, elle avait accepté à l'époque. Elle avait appelé tous ses amis et avec l'aide de Joey, elle avait fini par se mettre à rêver de ce mariage, comme une sentimentaliste, il s'était à son tour moquer gentiment. Elle n'avait pu que lui concéder avec un sourire en coin, ils avaient posé une date, décidé de faire ce mariage par un beau jour d'été, à Capeside.
Mais sa santé avait décliné gravement, et elle commençait à émettre des doutes, à trouver des excuses pitoyables, jusqu'à ce fameux soir, ou elle était rentrée tard. Il était fou d'inquiétude, et il avait attaquer, s'en repentant quelques secondes après. Elle l'avait regardé dans les yeux, ses mèches retombant devant ses yeux, elle avait lâché d'un ton sobre.
" Je ne peux pas t'épouser."
Il était rester figé, ne pouvant croire à ce qu'il venait d'entendre, comment pouvait-elle renoncer à eux.
" Quoi?"
" Je ne peux pas faire ça, ce n'est pas juste pour toi."
Il s'approcha et prit ses mains dans les siennes, la forçant à le regarder.
" Ne dis pas ça, Jen. Tu es ce que j'ai de plus précieux dans ma vie, tu es ce pour quoi je me lèves le matin. Tu m'as donné le plus merveilleux des cadeaux, une petite fille adorable. Tu es la raison pour laquelle j'ai envie de me battre contre ce foutu destin, celui qui s'acharne à te faire croire que tu n'as pas le droit au bonheur. Je veux que tu saches que je garde l'espoir, et la foi en nous. Je veux que Amy saches que sa mère et son père se sont marié parce qu'ils étaient fous amoureux l'un de l'autre. Je veux que tu croies en nous."
Elle s'était mordillait la lèvre avant de fondre en larmes dans ses bras, et pour la première fois, elle lui avait fait part de ses angoisses, de sa peur de mourir, de les abandonner, Amy et lui. Il l'avait rassuré du mieux qu'il pouvait mais il savait aussi qu'il partageait l'angoisse de la perdre. Cependant, elle se laissa convaincre, et le mariage se rapprocha rapidement.
La journée fut magnifique, un temps splendide, il avait cru à un bon présage, il avait tort, le destin lui offrait le plus cruel des instants dans ce qui aurait du être la plus belle journée de sa vie. Alors qu'ils venaient d’échanger leurs voeux devant la famille et leurs amis les plus proches, elle s'évanouit sur la piste de danse, il la prit dans ses bras et ordonna qu'on appelle une ambulance. Une fois à l'hôpital, le verdict sans appel tomba, elle était condamnée, il ne lui restait guère beaucoup de temps. Il resta pétrifié, comme foudroyé, puis vint le tour des mots de réconforts qu'il entendit à peine. Il s'asseya tel un automate dans un des larges fauteuils d'osier, et toujours sous le choc, posa un regard trouble sur chacune des personnes présentes, puis au bout de quelques minutes, il avait fini par la rejoindre et elle lui avait fait part de son désir qu'il n'agisses pas autrement qui l'avait toujours fait, elle ne voulait pas qu'on l'enterre avant l'heure par des regards mornes et des propos compatissants. Il avait acquiescé et ils avaient décidé de profiter de leurs derniers instants ensemble au mieux qu'il le pourrait. Il ne l'avait pas beaucoup quitté, laissant sa fille aux soins de Grams. Il avait même était là quand elle avait décidé de faire une vidéo destinée à Amy, écoutant chacun de ses propos, ou il la reconnaissait tellement. Il n'y avait que ce soir, qu'il était sorti de l'hôpital, mais il n'avait pu se résoudre à la quitter bien longtemps, il savait que ces instants de bonheur était les derniers et il ne pouvait en perdre une seule seconde même si les médecins insistaient. Il la regarda dormir un long moment, avant de s'endormir à son tour, la tenant toujours dans ses bras.
Elle partit au petit matin, elle ne souffrit pas, elle dormait toujours, mais comme si il sentait la vie qui s'échappait entre ses bras, il se réveilla instinctivement, et il la serra un peu plus comme un dernier au revoir, avant de se résoudre à lui dire adieu, une fois pour toute, une larme perla sur sa joue, il sentit son coeur manquait un battement, il venait de perdre sa moitié, celle qui avait su faire de lui, un père de famille, un homme marié.
" Je t'aimes, Jen Lindley." dit il fermant les yeux, et serrant ce corps sans vie entre ses bras, la chaleur quittant peu à peu sa peau. Un sourire naquit sur ses lèvres, ses souvenirs le ramenant à une journée d'automne, encore bien ensoleillé, ou sa vie avait changeait en rencontrant ce petit bout de femme qui ne manquait déjà pas de mordant et de repartie. Il l'avait écouté, interpellait par sa voix, qu'il semblait connaître et elle ne s'était guère démontait, puis ils avaient fini par parler un peu et apprendre à se connaître.
Il rouvrit les yeux, et ses yeux se posèrent sur une enveloppe se trouvant sur la table de nuit, il ne l'avait guère remarqué dans la pénombre de la veille, mais il se doutait qu'elle devait déjà s'y trouvait, il se redressa légèrement, et l'enfoui dans sa poche.
Quelques jours plus tard, il se retrouva sur ce petit bout de jetée, et décacheta cette enveloppe, les mains légèrement tremblante, le coeur battant la chamade, il n'avait pas encore eu le courage de la lire jusque là.
" CJ, Tu es parti, voilà quelques minutes, je sais que tu ne supportes pas ces murs blancs, ou tout du moins pas autant que moi. J'ai pris cette feuille, je ne sais même pas pourquoi, je me dis que tout ce que je pourrais t'écrire, tu le sais déjà, mais j'ai besoin de l'écrire une dernière fois, je sais que tu ne vas pas tarder, je te connais, tu ne seras pas respecter les règles bien longtemps..."
Il eut un léger rire à cette phrase, un rire mélangé de larme.
" ... Tu sais, tu es un homme merveilleux, tu m'as apporté dans ce que la vie nous laisse de temps, bien plus qu'aucun homme n'apporte à une femme dans toute une vie entière. Je suis contente de t'avoir épouser, même si je m'en veux de t'abandonner toi et notre fille..."
Ses mâchoires se crispèrent légèrement, et ses doigts froissèrent un peu la feuille de papier.
" ... mais on ne peut rien contre la volonté du seigneur comme dirait Grams, et je suis d'accord avec elle pour une fois. Et puis, je ne peux pas me plaindre, j'ai eu une vie heureuse, malgré un début plus que chaotique, et ce grâce à toi, et à notre histoire. J'écris et je me rends compte que tout ce que je dis n'a pas vraiment de sens, mes mots sont décousues, mes idées embrouillées..."
Les larmes coulaient sur ses joues à présent, sans qu'il ne les retienne.
" l'essentiel, c'est que tu n'oublies pas que je t'aimes et que tu m'aimes aussi, je ne veux pas que tu arrêtes de vivre pour moi, je veux que tu es une vie heureuse, et rempli d'autres instants de joie car tu le mérites vraiment. N'oublie pas mais surtout ne vit pas dans les regrets et le passé sinon notre histoire ne deviendra qu'une fable amère et depuis que je t'ai rencontré, j'ai envie de croire aux happy ends. J'entends des pas dans le couloir, sûrement toi qui revient, comme me l'indique ce silence devant ma porte, n'oublie pas que tu n'y es pour rien, c'est juste la fatalité.
Avec tout mon amour,
Jen"
Ses doigts craquèrent sur la feuille de papier, et il releva les yeux, toujours embués de larmes vers l'eau qui coulait devant lui. Même après sa mort, elle arrivait à avoir le dernier mot, un sourire tendre naquit sur son visage, c'est une des raisons pour lesquels il savait qu'elle avait raison et qu'il devait se souvenir dans un bon sens de leur histoire. Il resta quelques minutes, puis enfoui ses mains dans ses poches, se dirigeant vers une maison, ou un autre petit bout de femme têtu l'attendait avec impatience.
spikygirl (30.05.2007 à 22:26)