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Ensemble c'est tout

Série : Dawson's Creek
Création : 03.07.2007 à 09h48
Auteur : DC.for.eve 
Statut : Terminée

Joey revient à capeside

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Joey était assise sur le ponton devant chez Bessie, elle réfléchissait à ce qui l’avait amené ici. Elle avait voulu fuir cet endroit toute son adolescence et maintenant quelques années plus tard où venait-elle passer ses vacances dans l’espoir de le …? Eh oui ici à Capeside. Que c’était bon de revenir, le calme la tranquillité, la beauté de ces paysages qui n’existent qu’ici.

Elle était de retour comme plusieurs fois ces dernières années et assise sur ce ponton elle était dans ses pensées. Elle avait au fond d’elle l’idée un peu bête que peut être elle allait le revoir, qu’il allait apparaître comme par enchantement. Qu’il allait dériver avec la barque de Dawson jusqu’ici comme il y a plusieurs années.
C’est bizarre mais ça lui faisait toujours ça quand elle pensait à lui, elle souriait. Un sourire timide, un sourire nostalgique et plein de regrets.

Ca ne vous est jamais arrivé à vous de vous poser des questions du style : qu’est devenu mon amour de jeunesse ? Est-il toujours aussi beau ? Que fait-il dans la vie ? Et surtout avec qui ?
Joey bizarrement des centaines, ou plutôt des milliers de fois. Et oui le temps passe, l’histoire change, les amitiés se créent et se dénouent, d’autres se forment à la place, comme les histoires d’amour d’ailleurs, mais des questions, des souvenirs nous hantent toujours, en tout cas la hantent toujours.
C’est peut être pour ça qu’elle revient là à Capeside parce que malgré tout ce qu’elle a pu dire c’est son port d’attache, c’est l’endroit qui la retient à lui. Elle s’est toujours dit que s’ils devaient se retrouver se serait ici, où tout a commencé. Comment le croiser au hasard ailleurs, elle ne sait même pas où il habite, le temps a bien changé. Il y a quelques années ils étaient tous les meilleurs amis du monde et là ils se sont perdus. Oh pas vraiment totalement mais chacun à fait sa vie et malgré ce qu’on veut bien se dire : qu’on ne se quittera jamais que tout sera toujours pareil, ce n’est pas vrai, tout change, tout évolue. Mais pourtant ce sont toujours ses amis et quoi qu’on dise quoi qu’il se passe ils seront toujours là pour elle et elle pour eux, c’est comme ça, ça ne s’explique pas. Pourtant Pacey, ce cher Pacey, mon dieu même son prénom la fait sourire, donc Pacey est le seul dont elle n’a plus aucune nouvelle, pourquoi ? Elle ne sait pas.
Peut être qu’ils ont toujours voulu être ensemble, mais ça ne marchait pas. Et puis un jour ils ne ce sont plus vu, l’a-t-il fuit ?

Après avoir décroché son diplôme, Joey avait trouvé un travail à New York, Jen et Jack également, Dawson était toujours à Los Angeles et Pacey était resté à Boston. Les mois et les années ont passé, ils se retrouvaient tous de temps à temps, pour ne pas perdre le contact mais au fil du temps les rencontres se sont espacées parfois un ou deux manquaient à l’appel jusqu’au jour où Pacey n’est plus venu à leurs rencontres. Au début tout le monde a pensé qu’il était occupé par son boulot ou parti en mer mais les mois sont passés sans nouvelles puis les années.
Joey revoit toujours Dawson, Jen et Jack pas autant qu’elle le souhaiterait mais assez régulièrement. En tout cas Jen est très présente dans sa vie qui l’aurait cru au départ de leur rencontre ?
Elle a aussi quelques nouvelles d’Audrey de temps en temps entre deux tournées. Eh oui elle a réussit à percer dans le milieu musical. Quand Joey n’a plus de nouvelles et qu’elle lui manque elle n’a qu’à acheter un magazine et elle la voit sur papier glacé. Elle rigole toujours quand elle lit les articles, on lui prête tellement d’aventure qu’elle se croit revenue en 1ère année à la fac et même là ce n’était rien comparé à toutes ces aventures que les magazines imaginent sur leurs papiers. Quelle imagination ils ont et surtout quel talent pour faire passer des vessies pour des lanternes.
Enfin ça plait à Audrey c’est le principal, elle trouve que ça lui fait de la pub et que c’est cool. Elle n’a pas changé, elle a retrouvé sa joie de vivre et sa gaieté c’est une vrai bouffée d’air pur cette nana et quelle sacrée nana.
Andie, c’est par Jack que Joey a de ces nouvelles surtout, elle est mariée. Tiens c’est la seule d’entre eux à l’être et elle a un enfant comme Jen mais elle c’est un petit garçon elle vit toujours à Florence et mène une vie tranquille.
Dawson a fait une série sur eux, sur leur histoire, leur adolescence. Elle a remporté un franc succès. Il a eu plusieurs aventures depuis la fac mais rien de sérieux. Pour l’instant il se consacre à son travail.
Jen a donc une petite Amy mais sans papa. Amy était vraiment désirée mais selon les propres termes de cet idiot il ne pouvait pas assumer un enfant, il n’en était pas capable. Il aurait pu se poser la question bien avant et pas seulement un mois avant l’accouchement. Mais heureusement pour Jen, Jack était là comme toujours. Même si maintenant il est casé avec un homme et oui ça n’a pas changé, plusieurs femmes ont bien tenté de le convertir mais rien n’y a fait, quel gâchis pour la gente féminine. En tout cas ça a fait un heureux et depuis 2 ans c’est l’amour fou. Il y a bien sur quelques petites tensions entre Jack et Greg son ami car l’amitié entre Jen et lui est parfois si forte qu’il est difficile à Greg de trouver sa place mais il y arrive, il s’entend super bien avec Jen et tous les 3 apportent beaucoup d’amour à la petite Amy.

Quelqu’un : Joey, Joey, vient chérie on t’attend.
Joey : j’arrive

Joey pour elle : c’est pas possible pas moyen d’être tranquille.

Joey se leva et partit vers le B&B. Mais elle prenait tout son temps encore dans ses pensées pas besoin de se dépêcher sa vie ne changerait pas en quelques minutes.
Elle avançait vers la personne qui venait de l’appeler. C’était un homme d’une trentaine d’années, plutôt pas mal, grand, un peu musclé, brun, avec des yeux bleus magnifiques. Un sourire illuminait son visage en regardant Joey arriver. Quand elle fut à sa hauteur il prit la parole.
Mark : le repas est prêt, Bessie, Alex et Body sont déjà à table.
Joey : alors allons y.
Elle se dirigea vers la maison et Mark la suivi avant de l’attraper par la taille et de lui déposer un tendre baiser sur les cheveux. Ce que Mark ne voyait pas c’était la tristesse dans les yeux de Joey.

Joey et Mark prirent place à table et ils commercèrent à dîner.
Bessie : je suis très contente Mark que tu aies enfin pu te libérer pour passer quelques jours à Capeside. Tu verras c’est une petite ville charmante.
Mark : je n’en doute pas, Capeside à l’air d’une ville très agréable. Je suis désolé de n’être jamais venu avant mais tu sais Bessie avec mon boulot…
Body : eh oui Bessie tu sais bien que Mark est un brillant avocat et que son travail est très prenant.
Bessie : je sais mais comme il est là maintenant, il faut qu’il en profite. Je suis sûre Joey que tu lui feras visiter notre ville dès demain.
Joey encore un peu dans ses pensées, n’écoutait pas vraiment la conversation.
Bessie : Joey, tu es avec nous ? Eh oh, ça va ?
Joey réalisant qu’on lui parlait : Euh oui … Euh qu’est ce qu’il y a ?
Mark attira un peu Joey vers lui en lui passant un bras autour de l’épaule : ça va chérie ? C’est le voyage qui t’a épuisé ?
Joey : non, non, ça va, ne t’inquiète pas. Tu disais Bessie ?
Bessie : que demain tu pourrais faire visiter la ville à Mark comme il n’est jamais venu.
Joey : oui c’est une très bonne idée.
Mark prit la main de Joey et lui déposa un baiser : je suis ravie qu’on puisse se retrouver un peu seuls tous les 2. J’ai la meilleure guide qu’on puisse rêver.
Joey gênée : arrête un peu tes bêtises.
Mark sourit et se tourna vers Alex : alors Alex le collège comment ça se passe ?
Alex : pas mal en plus j’ai été accepté dans l’équipe de basket alors c’est génial.
Bessie : oui c’est génial, mais n’oublie pas les études quand même, c’est important.
Body : ne l’embête pas avec ça Bessie, il a de très bons résultats. Il suit le parcours de sa tante j’ai l’impression.
Joey sourit à Body quand il lui adressa un clin d’œil.
 
A la fin du repas les garçons s’étaient installés devant la télé pendant que dans la cuisine les filles faisaient la vaisselle.
Bessie : Joey tu sais que plus je vois Mark et plus je l’apprécie c’est vraiment un garçon charmant.
Joey : oui j’avais remarqué, depuis que je te l’ai présenté à New York l’an dernier j’ai bien vu qu’il te plaisait.
Bessie : Tu as bien de la chance petite sœur d’être tombée sur un homme tel que lui, gentil, charmant, brillant et attentionné.
Joey : il a aussi des défauts tu sais. En plus il est très pris par son travail et ce n’est pas toujours évident.
Bessie : je m’en doute bien mais il est tellement gentil qu’il doit bien savoir se faire pardonner ses absences.
Joey sourit : oui c’est sur, quand il est là il est merveilleux.
Bessie : tu sais que toutes les femmes doivent t’envier d’être avec lui ? Je suis heureuse pour toi tu sais Joey. Tu as enfin trouvé le bonheur et j’en suis contente.
Joey un peu triste : merci Bessie, mais …
Bessie : oui Joey qui y a-t-il ?
Joey : non rien, tu as raison j’ai bien de la chance.
Bessie remarqua bien dans l’attitude de Joey qu’il y avait un problème mais ne lui posa pas de question. Si Joey voulait lui en parler elle le ferait d’elle même, la brusquer ne servirait qu’à la renfermer encore plus.

Le lendemain matin Joey fut réveillée par une bonne odeur qui lui chatouillait les narines, elle descendit les escaliers et se dirigea vers la cuisine.
Body : tu n’as pas changé toujours aussi gourmande. Dès que je fais des Pancakes tu te lèves. Prends une assiette.
Joey ne se fit pas prier et s’installa aux côtés de Mark en lui déposant un bisou sur la joue.
Mark : bien dormi chérie ?
Joey : oui à merveille comme toujours quand je suis ici.
Joey commença son petit déjeuner et avec la bouche encore pleine elle se tourna vers Body : ça non plus ça n’a pas changé, tu fais toujours les meilleurs Pancakes.
Mark : Joey on ne parle pas la bouche pleine.
Joey irritée : je sais Mark, arrête de me traiter comme une enfant.
Mark tout gentil : c’était pour rigoler Joey, ne te fâche pas.
Joey se leva et alla chercher du lait dans le frigo histoire de se calmer un peu.

Une fois le déjeuner terminé Joey et Mark partirent main dans la main pour visiter la ville.
Joey lui fit faire le tour, elle commença par l’emmener au lycée de Capeside puis aux ruines où ils se baladèrent un moment en parlant de tout et de rien. Joey était heureuse de faire découvrir Capeside à Mark.
Quand l’heure du déjeuner arriva elle décida de l’emmener au Leery’s Fresh Fish ça faisait quelques temps qu’elle n’avait pas vu Gail et elle mourrait d’envie de lui présenter Mark. Gail avait beaucoup compté pour Joey et encore plus depuis qu’elle avait perdu sa maman. Gail elle l’avait toujours considéré un peu comme sa fille. Il était donc plus que normal qu’elle fasse enfin la connaissance de Mark.
En traversant le centre ville Joey s’arrêta net, Mark était en train de lui parler mais elle ne l’entendait plus. Elle ne pouvait ni parler, ni bouger, elle restait là à contempler ce mur, « Le » mur, elle l’avait presque oublié mais il était là devant ses yeux.
Mark : Joey ça va ?
Joey se reprenant : oui, oui, c’est par là, allons y.
Quand ils arrivèrent au Leery’s Fresh Fish Joey avait un peu reprit ses esprits et Gail les accueilli à bras ouverts.
Gail : Joey ma chérie tu es là, je suis si contente de te voir.
Joey : moi aussi Gail.
Elles se serrèrent dans les bras l’une de l’autre un moment, émus et contentes de se revoir.
Joey présenta Mark à Gail.
Mark : je suis ravie de faire enfin votre connaissance Madame Leery, Joey m’a beaucoup parlé de vous.
Gail : je suis ravie également, mais appelez moi Gail.
Mark : d’accord… Gail. Votre restaurant est vraiment magnifique.
Gail : merci beaucoup Mark. Venez avec moi les enfants je vais vous trouver une table un peu au calme.
Gail fut conquise par Mark comme la plupart des gens qui faisaient sa connaissance.

Après leur déjeuner Joey et Mark firent une ballade à la marina, puis Joey lui montra le Yacht Club où elle avait travaillé et le Rialto qui ne ressemblait plus beaucoup au cinéma qu’elle avait connu dans sa jeunesse. Ils rentrèrent en début de soirée le sourire aux lèvres. Ils avaient passé une magnifique journée en amoureux.
Arrivés devant le B&B ils virent Alex sortir en trombe de la maison et prendre sa barque.
Joey sourit en rigolant.
Mark : qu’est ce qui te fait rire ?
Joey : Alex, je suis sûre qu’il va chez les Leery voir Lily.
Mark : qui y a-t-il d’amusant ? C’est sa petite amie Lily ?
Joey : je ne sais pas, peut être. Ce qui m’amuse c’est que l’histoire se répète. Si tu savais le nombre de fois où j’ai pris cette barque pour aller voir Dawson.
Mark en souriant : je sais tu m’en as souvent parlé.
Peut être que le B&B et la maison des Leery sont liées à jamais ?
Joey : ça doit être ça.
Mark : tu me feras faire un tour en barque ?
Joey avec un petit sourire : t’as pas peur que je te fasse tomber à l‘eau ?
Mark : tu n’oserais pas.
Joey se dirigea vers la maison sans répondre, laissant Mark penser à ce qu’elle venait de dire. Il couru pour la rattraper et dit : tu en serais capable ?
Pour toute réponse Joey rigola en le prenant par le bras.

Les jours passèrent et les vacances à Capeside pour Joey et Mark touchaient à leur fin. Bessie demanda à Joey d’aller lui faire quelques courses et Mark se joignit à elle.
En sortant du magasin Mark demanda à Joey : on refait un petit tour du centre avant de partir ?
Joey : si tu veux, avec plaisir.
Mark : j’aime beaucoup Capeside. Je serais bien resté encore quelques jours.
Joey : je suis contente que Capeside te plaise, on pourra revenir si tu veux.
Mark : avec plaisir.
En continuant leur ballade dans les rues Mark et Joey se retrouvèrent à nouveau devant « Le mur » et Joey comme quelques jours plus tôt s’arrêta et le contempla.
Mark : qui a-t-il Joey ?
Joey : rien pourquoi ?
Mark : je sais pas c’est à toi de me le dire, ça fait 2 fois que nous passons devant ce mur et que tu t’arrêtes net.
Joey : non il n’y a rien, c’est juste qu’il m’intrigue.
Mark : oui c’est vrai, il faut dire que cette inscription est bizarre quand même. Il lu l’inscription : Ask me to stay. Qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ?
Joey qui avait le cœur qui battait de plus en plus la chamade essaya tant bien que mal de se contenir : je ne sais pas.
Mark ne voyant pas le trouble de Joey car il contemplait lui aussi l’inscription continua : ça doit faire un moment que ça a du être écrit les lettres commencent à s’effacer. Enfin, moi j’aurais plutôt écrit : Je t’aime et demande-moi de rester.
Joey : pourquoi penses tu qu’il y a une histoire d’amour derrière cette inscription ?
Mark : je sais pas une intuition. J’espère qu’elle ou qu’il lui a demandé de rester et qu’ils ont été heureux.
Joey les yeux plein de nostalgie : moi j’en suis sûre.
Mark se tourna prêt à parti : on y va ?
Joey contempla une dernière fois le mur et se retourna : allons – y.
Ils rentrèrent en silence au B&B. Joey repensait au mur, son mur, leur mur, elle était troublée et beaucoup de souvenir lui venait à l’esprit. Mark lui aussi était dans ses pensées. Joey se demandait bien comment elle aurait pu expliquer à Mark que cette inscription était pour elle et que suite à celle-ci elle avait vécu la plus belle histoire d’amour de sa vie. Il n’aurait pas compris et elle n’avait pas envie de partager cette histoire avec lui de toute façon. Elle avait bien sur déjà parlé à Mark de ses aventures amoureuses passées, elle lui avait parlé de Pacey mais comme d’une histoire d’amour et pas comme sa plus belle histoire d’amour. Pourquoi l’aurait-elle fait il n’aurait certainement pas compris qu’elle ai pu tomber amoureuse d’un garçon comme Pacey, un garçon si différent de lui. Comme elle n’avait aucune envie de débattre du sujet avec Mark elle n’était jamais rentrée dans les détails de sa relation avec Pacey. C’était son jardin secret et il le resterait.


CAROLIN  (03.07.2007 à 10:05)
Pendant ce temps, à l’autre bout du pays…

Dawson était installé dans le canapé de son appartement en train de relire le scénario qu’il avait écrit pour ce qui lui semblait la 1000ème fois. Il modifia quelques lignes mais ne parvenait pas à se concentrer. Dans 3 jours commençait le début du tournage de son 1er film et il lui manquait encore l’actrice principale. En effet, celle qu’il avait prévu s’était cassée la jambe 2 jours plus tôt. Il avait pensé à tout annuler mais Franck son assistant était parvenu à organiser un casting en un temps record. Il devait passer en studio le lendemain pour écouter les essais de voix des actrices. Franck avait déjà commencé à faire un tri et il ne lui restait plus que 20 candidates. Il réfléchissait aux caractéristiques de sa star quand son téléphone sonna. Il sourit, ravi de cette interruption, et tendit le bras.
Dawson : Allô ?
Voix : Comment vas le plus grand réalisateur de tous les temps ?
Dawson : Pacey ?
Pacey : Gagné ! Alors comment vas-tu ?
D : ça irait mieux si la vedette de mon film ne venait pas de se casser la jambe en faisant du ski.
P : En plein mois de juin ?
D : Eh oui vas comprendre ! Que me vaut le plaisir de ton appel ?
P : Je me demandais si tu étais disponible ce soir ?
D : Tu es à L.A. ?
P : Oui, je fais des repérages pour un nouveau restau.
D : Un restau ? Ici ?
P : Oui c’est un projet et puis si ça se fait, ça me donnera une excuse pour venir voir mon meilleur ami.
D : Tu sais bien que tu n’as pas besoin d’excuse. On se retrouve où ?
P : Au même endroit que d’habitude ?
D : ça me va. J’y suis dans 20 minutes.
P : Moi j’y serais dans 5 minutes.
D : A tout de suite alors. Dawson raccrocha. Il avait un grand sourire. Ça faisait 3 mois qu’il n’avait pas eu de nouvelles de Pacey et son appel lui donnait une bonne occasion de faire une pause.

Quelques minutes plus tard, Pacey arriva devant un petit café de L.A. il poussa la porte et ne put s’empêcher de sourire. Derrière le comptoir se tenait une superbe jeune femme. Elle s’appelait Caroline. Il avait fait sa connaissance avec Dawson 2 ans plus tôt lors d’une visite qu’il avait faite à son ami. Il était tombé sous le charme et ils étaient sortis ensemble pendant 3 mois. Il se souvenait encore des mots qu’elle avait prononcé pour rompre avec lui : « Bon Pacey l’intermède est fini. Va la retrouver ». Il avait fait semblant de ne pas comprendre mais en un seul regard elle lui avait fait comprendre que ça ne servait à rien. Il s’était donc résigné à la quitter. Mais ils étaient restés en très bons termes et à chaque fois qu’il venait voir Dawson, ils se donnaient rendez-vous ici.
Il s’approcha du bar et en fit le tour. Il arriva par derrière et la prit par la taille. Elle se retourna prête à lui mettre une gifle mais son geste s’arrêta quand elle le reconnut.
Caroline : Pacey ! Mais enfin tu es fou ?
Pacey (amusé) : Moi aussi ça me fait plaisir de te voir.
Il s’approcha alors d’elle et ils échangèrent un long baiser. Même après leur rupture ils avaient continué à s’embrasser de la sorte.
Caroline : J’espère que tu en as profité ça risque bien d’être le dernier.
Pacey : Pourquoi ?
Caroline : J’ai rencontré quelqu’un. Il s’appelle Dereck et il tient une librairie. Et il est très jaloux !
Pacey : Tu penses que c’est le bon ?
Caroline : Je ne sais pas, mais je me sens bien avec lui.
Pacey : Alors c’est le principal.
Caroline : Dawson arrive ?
Pacey : Oui il ne devrait pas tarder. Tu me sers un verre ?
Caroline : Comme d’habitude ? Pacey acquiesça. Je te l’apporte, va t’installer.
Il rejoignit une table au fond de la salle. C’était la table où ils s’asseyaient à chaque fois qu’ils venaient.
Caroline arriva quelques instants plus tard avec son verre puis retourna derrière le bar.
Après quelques minutes Dawson arriva. Il alla saluer Caroline et rejoignit Pacey à sa table.
Pacey : ça faisait longtemps.
Dawson : Trop longtemps. Alors comme ça tu comptes ouvrir un nouveau restaurant par ici ?
Pacey : Oui, j’ai même trouvé l’emplacement près de Sunset boulevard.
Dawson : C’est super ça. Tu penses ouvrir quand ?
Pacey : J’en sais rien pour le moment. Mais t’inquiètes pas je te tiendrais au courant. Mais toi dis moi, ton film ? Pas trop déçu de ne pas avoir pu faire le sujet que tu voulais ?
Dawson : Si mais bon je me suis fait une raison.
Ils discutèrent pendant un moment puis Dawson regarda Pacey.
Dawson : Bon les préliminaires sont finis, passons aux choses sérieuses.
Pacey : C’est à dire ?
Dawson : Pacey, pas avec moi.
Pacey (résigné) : Bon d’accord, comment va-t-elle ?
Dawson : Bien, son boulot dans son cabinet d’architecture se passe bien.
Pacey : Et avec Mark ?
Dawson : Quand je l’ai eu au téléphone elle semblait heureuse et épanouie.
Pacey : C’est parfait alors. Elle a tourné la page, enfin.
Dawson : Et toi ?
Pacey : Bien sur !
Dawson : Pacey tu mens peut être très bien aux autres mais je te rappelle que je te connais depuis toujours.
Pacey le regarda un instant, gêné.
Pacey : Bon d’accord tu as raison, elle me manque. Mais si elle est heureuse c’est le principal pour moi tu le sais.
Dawson : Et tu ne penses pas qu’elle serait plus heureuse avec toi ?
Pacey : Tu sais bien qu’on a déjà essayé, ça ne marche pas.
Dawson : C’était peut être vrai à l’époque.
Pacey : Ecoutes de toutes façons ça ne sert à rien d’en discuter.
Dawson : Si c’est ce que tu penses…
Ils parlèrent d’autre chose et après une heure ils se séparèrent, Pacey promettant à son ami de le rappeler rapidement.


De retour dans leur appartement de New York Joey écoutait les messages sur le répondeur tout en épluchant le courrier. Ils étaient rentrés depuis une quinzaine de minutes et Mark était déjà parti à son bureau. Joey ne lui en voulait pas ou plutôt elle en avait pris son parti. Son boulot c’était sa vie et au moins durant leur séjour à Capeside il avait mis de côté toutes ses affaires. Elle l’avait donc laissé partir sans broncher. Elle était d’ailleurs contente de se retrouver un peu seule, tranquille. Les messages étaient pratiquement tous adressés à Mark ainsi que le courrier. Quand elle entendit le son de la voix de Jen, elle sourit.
Jen : allo Joey, c’est Jen, bon je sais que tu es encore à Capeside mais…noooooooooon, attend 2 minutes Joey.
Joey entendit que Jen avait posé le combiné du téléphone et qu’elle s’adressait à Amy.
Jen : je t’ai déjà dis Amy d’arrêter de mettre ton doudou dans le micro onde, non mais c’est pas possible, tu ne peux pas arrêter tes bêtises une minute maman est au téléphone.
Joey était amusée, cette scène lui était si familière, quand elles s’appelaient Jen et elle la conversation était très souvent interrompue par Jen car Amy faisait des bêtises.
Jen reprit le combiné : Ah Joey excuse moi c’est encore Amy qui fait des bêtises, bon où j’en étais ? Ah oui, j’aimerai qu’on se voit quand tu rentres de Capeside j’ai besoin de ton avis pour… enfin pour un truc, je préfère t’en parler quand on se verra. Appelle-moi, bisous.
Joey était intriguée par l’appel de Jen de quel truc voulait-elle lui parler ? Sans plus se poser de question elle l’appela.
Joey : salut Jen
Jen : ah Joey, salut, enfin de retour ?
Joey : oui on vient d’arriver. Comment vas-tu et Amy ?
Jen : ça va et Amy est en pleine forme. Et toi ?
Joey : oh très bien merci. J’ai eu ton message de quoi voulais-tu me parler ? Tu sais que tu m’intrigues.
Jen : ah…. Eh bien… Tu voudrais pas qu’on déjeune ensemble un de ces jours pour en discuter ?
Joey : oui si tu veux. Qu’est ce que tu fais aujourd’hui ?
Jen : rien de spécial.
Joey : bon ben génial, on peut se voir alors ?
Jen : oui si tu veux mais Mark ne va pas mal le prendre que tu l’abandonnes ?
Joey : t’inquiète pas pour lui il est déjà parti au boulot.
Jen : ah bon mais vous venez juste de rentrer.
Joey : oui mais tu sais bien comment il est. Le boulot, le boulot et toujours le boulot.
Jen : oui pour ça je l’avais bien cerné. Bon ben on se rejoint pour déjeuner, je vais déposer Amy chez sa nounou comme ça on pourra être un peu tranquille.
Joey : ok, alors comme d’hab. Vers 12 heures.
Jen : ok, à tout à l’heure.


A midi Joey arriva au restaurant elle prit place en terrasse en attendant Jen. Quelques minutes plus tard Jen arriva en trombe.
Jen : je suis en retard, désolée.
Joey : ne t’inquiète pas je viens d’arriver. Alors c’est quoi ce truc dont tu veux me parler ?
Jen : bon avant de t’en parler, promets-moi de ne pas te moquer. Joey en rigolant : promis.
Jen : arrêtes, tu rigoles déjà.
Joey reprenant son sérieux : non mais c’est toi qui m’amuse, tu es un peu bizarre. Allez promis je me moque pas, vas-y.
Jen ouvrit son sac et prit un journal. Joey toujours intriguée regardait Jen faire.
Jen : bon tu m’écoutes ?
Joey : je ne fais que ça.
Jen s’éclaircie la voix : « Jeune papa veuf, intello, sportif, passionné, sensuel, 30 ans, cherche douce amie de préférence maman pour partager ses rires, son amour et … sa vie ? »
Joey un peu abasourdi : oui ? Et alors ?
Jen ne répondait rien, elle était un peu gênée.
Joey : attends Jen, ça veut dire quoi ? Tu cherches un homme dans les petites annonces ? C’est quoi cette idée ?
Jen : c’est pas vraiment une idée à moi, c’est Greg qui la dernière fois m’a donné l’idée. Je crois qu’il en a un peu marre que je sois toujours chez lui et Jack. Il m’a dit que je devrai me trouver un amoureux que ça me ferrait du bien et que se serait bien pour Amy.
Joey : alors là je suis 100% d’accord avec lui mais pourquoi les petites annonces ?
Jen : eh ben c’est lui qui m’a acheté le journal, tu aurais vu ma tête quand il me l’a donné, j’étais furieuse. Quelques jours plus tard j’étais calmée et je suis retombée sur ce journal et je sais pas la curiosité et… Enfin j’ai lu toutes les annonces et je suis tombée sur celle là. Alors t’en penses quoi ?
Joey : je sais pas moi, il a l’air bien ce mec mais comment veux tu le savoir avant de le rencontrer ?
Jen : alors tu penses que je devrais le rencontrer ?
Joey : j’ai pas dis ça, j’en sais rien moi.
Jen : ah ben génial, tu m’es d’un grand secours là.
Joey : tu ne crois pas que tu pourrais rencontrer un homme sans être obligée de faire les petites annonces ?
Jen : oui mais quand et comment ? J’ai Amy, je travaille, ma vie se résume à ça. Comment veux tu que je rencontre quelqu’un dans ces conditions là ?
Joey : vu sous cet angle c’est sur… Et si Mark te présenter un collègue à lui ?
Jen : ah non jamais de la vie les coups arrangés j’ai déjà donné et puis moi j’ai pas envie d’un avocat comme compagnon.
Joey : ça veut dire quoi ça ?
Jen : ne le prend pas mal mais s’il est débordé comme Mark je vois pas comment on pourrait entretenir une relation entre lui son boulot et moi Amy.
Joey : bon ok, alors répond au « jeune papa, intello et sportif ».
Jen : t’es sure ?
Joey : écoutes tu voulais mon avis alors voilà je te dis fonce. Au pire c’est un idiot fini et tu coupes court au mieux c’est l’homme de ta vie. T’as rien à perdre.
Jen : ouais t’as raison je vais lui répondre. Et toi alors ce voyage à Capeside ?
Joey : génial, Mark a été un amour, il a pour une fois laissé son boulot de coté et on en a bien profité. Il a beaucoup aimé Capeside.
Jen : tant mieux. Bessie, Body et Alex vont bien ?
Joey : oui tout le monde va bien. Tu sais qu’Alex est très ami avec Lily ? Ma vieille barque ressert à plein régime. J’ai vu Gail aussi elle est en pleine forme également elle te passe le bonjour.
Un silence se fit et Joey reprit la parole : c’est un peu idiot ce que je vais te dire mais j’espérai un peu revoir Pacey. A chaque fois que je retourne à Capeside j’ai l’idée un peu bête qu’il y sera. Ca fait tellement longtemps qu’il ne donne plus de nouvelles.
Jen : oui c’est vrai, il me manque à moi aussi.
Joey semblait un peu lointaine, Jen le remarqua tout de suite.
Jen : qui a-t-il Joey ?
Joey : oh rien…
Jen : vas-y je t’écoute.
Joey : j’ai revu le mur, notre mur, « Ask me to stay » et ça m’a un peu chamboulé. Ca a ravivé quelques souvenirs.
Jen : ah je vois. Joey : non, non, c’est pas ce que tu crois. C’est que je me demande se qu’il devient et surtout pourquoi il ne donne plus de nouvelles.
Jen : moi aussi je me pose souvent des questions sur lui mais tu sais quand il voudra il pourra reprendre contact avec nous et lui aussi le sait. Il faut juste espérer qu’il le fasse rapidement.
Joey perdu dans ses pensées : oui rapidement…
Jen : bon on va pas déprimer, alors je te propose un après midi shoping pour une fois qu’on est tranquille toutes les 2. En plus il faut que je me trouve des supers tenues si je veux faire craquer « jeune papa, intello, sportif ».
Joey souri, Jen avait toujours le don de l’amuser. Elles partirent donc en rigolant vers les boutiques du centre ville.

CAROLIN  (03.07.2007 à 10:21)
Dawson se réveilla courbaturé. Il s’était encore endormi dans le canapé. Il regarda l’heure et fila sous la douche. Il devait retrouver Cynthia dans 1 heure et se dépêcha donc de s’habiller.
Cynthia, un drôle de rictus se posa sur son visage à l’évocation de ce prénom.
Il l’avait rencontré 8 mois plus tôt lors d’une avant première. Il venait de rompre avec sa petite amie de l’époque et elle l’avait dragué. Ça l’avait flatté et depuis ils sortaient ensemble. Mais cette relation était tout sauf épanouissante pour lui. Cynthia était gentille ce n’était pas le problème. Le problème c’est qu’elle était trop… Lisse. Voilà c’était ça, elle était trop lisse. Jamais un mot plus haut que l’autre. Il avait l’impression que quoi qu’il puisse faire elle ne dirait rien. Il n’aimait pas les disputes mais un peu d’animation dans un couple c’était vital. Ça faisait donc quelques jours qu’il se demandait s’il ne ferait pas mieux de tourner la page mais il n’avait pas encore trouvé le courage de le lui dire.

Il arriva au restaurant avec 10 minutes d’avance et commanda un verre en l’attendant. Elle arriva avec quelques minutes de retard comme toujours.
Elle lui déposa un rapide baiser et interpella le serveur pour commander un Martini.
C : Alors comment va mon grand réalisateur ?
D : Bien et toi ?
C : ça va.
Et c’était tout. Comme toujours elle ne lui racontait rien. Ça faisait 2 jours qu’ils ne s’étaient pas vus et malgré ça elle ne lui parlait pas. Elle semblait ailleurs. Le repas se déroula donc dans le silence, interrompu uniquement par le serveur.

Après le repas il partit pour son audition. Il rejoignit Franck qui l’attendait.
D : Salut Franck.
F : Salut Dawson alors prêt pour la torture ?
D : C’est si mauvais que ça ?
F : Ben j’en ai écouté quelques unes et je te laisse la surprise. Je dirais juste que certaines ont une façon de chanter… Originales !
Il éclata de rire bientôt suivi par Dawson. Il cherchait en fait une actrice capable également de chanter car lors d’une scène son héroïne improvisait une chanson pour gagner un concours.
Ils s’installèrent dans un studio et commencèrent à écouter les bandes. Au bout d’une heure Dawson commença à désespérer. Même si certaines n’étaient pas mauvaises elles ne correspondaient pas à ce qu’il cherchait. Ils avaient presque écouté toutes les bandes quand enfin il trouva ce qu’il cherchait.
Il interpella Franck.
D : Stop ! C’est ça que je cherche. C’est elle mon héroïne.
Franck regarda le nom sur la bande.
F : Oui c’est normal que sa voix te plaise, elle est chanteuse.
Il regarda le CV de la candidate.
F : Par contre elle n’a pratiquement pas d’expérience en tant qu’actrice. A part quelques projets scolaires.
D : Pas grave, c’est elle que je veux. Tu peux la convoquer ?
F : J’appelle son agent.
Il décrocha son portable et composa un numéro après avoir jeté un œil sur sa fiche.
F : Allô ? Franck Parker à l’appareil. Vous nous avez envoyé une jeune femme pour un casting. Oui c’est ça. Elle peut passer nous voir là ? Dans 30 minutes ? Parfait. Au studio Longford.
Il raccrocha et se tourna vers Dawson.
F : Elle sera là dans 30 minutes.
D : Parfait, je t’offre un café ?
F : Avec plaisir.
Ils se rendirent donc au café en face et Dawson acheta 2 cafés à emporter qu’ils dégustèrent devant le studio.
 
Après une vingtaine de minutes ils virent arrivés une jeune femme blonde. Elle avait une démarche envoûtante. A la fois féline et sure d’elle. Dawson avait l’impression d’avoir déjà vu cette démarche. Quand elle s’approcha il se rendit compte qu’effectivement il l’avait déjà vu.
Franck s’approcha d’elle et la salua puis il revint vers Dawson pour faire les présentations.
F : Dawson, je te présente…
D (amusé) : Audrey Liddell.
Audrey qui venait de le reconnaître se jeta sur lui.
A : Dawson ! Oh que ça me fait plaisir de te voir ! Mais que fais-tu ici ?
D : Je suis ton nouveau patron.
A (surprise) : Tu veux dire que le réalisateur c’est toi ?
D : Eh oui !
A : Et tu veux que je joue dans ton film ? C’est pas parce qu’on se connaît hein ?
D : Audrey, avant de te voir je savais même pas que c’était ta voix sur la bande.
Il se tourna vers Franck.
D : C’est bon tu peux rentrer Franck, encore merci pour tout.
F : Pas de problème. On commence quand le tournage ?
D : J’ai encore une ou deux choses à voir avec le producteur mais normalement mercredi ou jeudi prochain.
F : Ok, tiens moi au courant boss.
D : Pas de problème mais arrêtes de m’appeler comme ça !!
F : D’accord… boss !!
Il partit en éclatant de rire laissant Dawson et Audrey seuls.
D : Bon je suppose que le rôle t’intéresse ?
A : Figures toi que je sais même pas de quoi ça parle !
Il la regarda stupéfait puis éclata de rire.
D : Tu n’as pas changé, toujours aussi franche !
A : Ben oui, ça sert à rien de mentir. Alors dis moi de quoi ça parles ton film ?
D : je t’offre un café ?
A : Avec plaisir !
Il l’emmena donc dans le café de Caroline.
Caroline : Tiens, voilà mon réalisateur préféré !
 Dawson : salut Caro, tu vas bien ? Je te présente Audrey une amie.
Carolin : Mais vous ne seriez pas la chanteuse de ce groupe, les… Ah je ne me souviens plus du nom.
Audrey (amusée) : les Creek Cryers. C’est bien moi.
C : Eh ben dis donc, tu ne te refuses rien Dawson !
D : Pourquoi ?
C : Ah oui j’oubliais que le star system d’Hollywood te passe au dessus de la tête. Cette jeune femme qui t’accompagne fait quotidiennement la une des tabloïds pour ces frasques prétendues ou réelles.
A (hilare) : Je vous rassure, la plupart des aventures qu’on me prête n’existent que dans la tête des journalistes. Rien que la semaine dernière on m’a prêté 3 ou 4 relations différentes. S’ils savaient que je passe mes soirées seule devant ma télé ils seraient bien déçus.
C : Allez je vous ai assez embêté. Qu’est-ce que je vous sers ?
D : Comme d’habitude pour moi, et toi Audrey ?
A : Il me faudrait un truc fort pour me remettre. Elle réfléchit : Vous auriez un chocolat chaud ?
Elle regarda Dawson qui finit par éclater de rire et lui désigna une table où ils s’installèrent.
D : J’avais oublié ton humour.
A : Eh oui, j’ai pas trop changé.
D : Non pas beaucoup. Mais racontes-moi ce que tu es devenue depuis la dernière fois qu’on s’est vu ?
A : Ouh la ça risque d’être long !
D : Ce sera toujours mieux que de passer mes soirées seul devant ma télé !
Ils se regardèrent et rirent de bon cœur.
Elle lui raconta alors sa vie depuis qu’ils s’étaient tous perdus de vue. Après sa 1ère tournée elle avait enregistré un album.
D : Ah bon ? Ça ne me dit rien.
A : C’est normal, disons qu’il n’a pas eu le succès espéré.
D : C‘est dommage, il faudra que tu me le fasses écouter.
A : Si tu veux.
D : Continues, donc ton 1er album n’as pas marché.
Elle reprit donc son récit, la sortie du 2ème album qui fut un succès et ensuite une nouvelle tournée.
A : Voilà résumé ma vie depuis qu’on s’est perdus de vue.
D : Mais si tu as fini ta tournée il y a un an qu’as tu fais depuis ?
A : Pas grand chose. C’est justement pour ça que mon agent m’a proposé de postuler pour ce rôle. J’ai pris des cours de comédie histoire d’améliorer mon jeu.
D : Tu étais déjà très bonne à l’époque.
A : Dawson, tu as toujours le chic pour flatter les filles. Joey me l’avait dit. Tu es pire que Pacey !
D : Je ne fais que te dire la vérité. Mais dis moi tu as arrêté la chanson ?
A : En fait oui, je suis sorti pendant 6 mois avec le batteur du groupe et après notre rupture quelque chose était cassé dans le groupe alors on s’est séparés. Mais arrêtons de parler de moi. Toi, racontes moi ta vie.
D : Moi tu sais, pas grand chose. La série que j’avais imaginée s’est terminée il y a 6 mois et depuis je prépare mon premier film.
A : Mais dis moi c’est quoi le scénario de ton film ?
D : Ah oui, j’avais oublié que toi tu viens à un casting sans savoir de quoi parles le film !
A : Bah non, mon agent m’a dit d’enregistrer le morceau et que c’était pour un rôle dans un film sans plus de précision.
Il ne put se retenir plus longtemps et éclata de rire.
D : le hasard fait vraiment bien les choses !
A : Pourquoi ?
D : D’une part parce qu’il  nous a permis de nous revoir et d’autre part parce que mon histoire raconte l’ascension d’une chanteuse dans les années 50.
A : Mais Joey m’avait dis que tu voulais faire un film qui serait un prolongement de ta série ?
D : C’était mon projet mais j’en ai parlé au père de Cynthia qui m’a dit qu’actuellement ce qui marchait c’était les films sur les stars des années 50 alors j’ai suivi son conseil.
A (surprise) : Mais enfin pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y connaît lui au cinéma ?
D : C’est mon producteur. Charles Thompson
A : Ah je comprends mieux. Tu sais que c’est dangereux de mélanger travail et plaisir ?
Il lui lança un regard désolé.
A : Ne me dis pas qu’en plus il n’y a pas de plaisir ?
Dawson rougit à cette remarque.
A : Je vois que là dessus tu n’as pas changé. Raconte-moi.
Il lui raconta alors comment il avait rencontré M. Thompson alors qu’il cherchait un financement pour son film. C’est seulement plus tard qu’il avait découvert qu’il était le père de Cynthia.
A : Et donc maintenant tu te retrouves avec une petite amie charmante mais pour laquelle tu n’éprouves rien mais avec laquelle tu ne peux pas rompre sinon tu risque de ne pas pouvoir terminer ton film.
D : Voilà tu as biens résumé les choses.
A : Et tu as essayé d’en parler avec Cynthia ?
D : J’ai pas encore trouvé le courage.
Ils continuèrent à discuter de choses et d’autre. Entre temps ils commandèrent à dîner et mangèrent de bon appétit.
Puis Caroline vint les voir pour leur annoncer qu’elle fermait. Ils se séparèrent donc non sans avoir échangé leurs numéros de téléphone.

CAROLIN  (03.07.2007 à 10:32)
Le grand soir pour Jen était arrivé, elle allait enfin connaître Jeune papa, Intello, Sportif…
Après avoir répondu à son annonce, non sans avoir modifié une bonne dizaine de fois sa réponse avec l’aide précieuse de Joey, Jeune papa… l’avait contacté quelques jours plus tard pour un dîner.
Jen n’avait pas été déçu rien que le son de sa voix, chaude, grave, comme elle les aimait, une voix de mec de vrai, lui avait éveillé les sens, ce qui ne présageait que du bon.
Ils avaient rendez-vous ce soir pour la première fois. Jen était à la fois intriguée et excitée mais aussi inquiète. Mais il en fallait plus pour qu’elle renonce.
Elle s’était donc préparée, habillée classique mais élégant, après bien sur avoir vidé son armoire et avoir changé un bon nombre de fois sa tenue, puis maquillée discrètement. Le résultat dans la glace lui avait bien plu et lui avait donné confiance en elle.
Tout devait se passer à merveille, c’était sa soirée, elle était la reine du bal et son cavalier serait certainement à la hauteur. Tout se présentait pour le mieux.
Plus qu’un détail et de taille à régler et elle pourrait profiter pleinement de sa soirée. Le détail était Amy, il ne lui restait plus qu’à la déposer chez Jack et Greg qui étaient ravis de la garder pour la nuit.

Arrivée chez Jack et Greg, Jen sonna à la porte. Elle fut surprise car ni Jack ni Greg ne vinrent lui ouvrir mais un jeune homme fort séduisant.
JH : bonsoir
Jen : bonsoir, je …, euh …
Jen était déconcertée, elle descendit les marches qui menaient à la maison vérifia qu’elle était à la bonne adresse et remonta les marches. Le jeune homme était très amusé par l’attitude de Jen.
Jen : excusez moi je croyais m’être trompé de porte mais non, Jack et Greg sont là ?
JH : oui, oui, entré vous devez être Jen et Amy ?
Jen (troublée) : oui, oui, Jen c’est ça, c’est bien moi Jen et elle c’est ma fille Amy, oui, oui, Jen et Amy.
JH de plus en plus amusé : eh bien Jen, Amy, je suis Will le frère de Greg, enchanté de vous connaître.
 Il tendit la main à Jen qui lui serra en répondant : moi aussi Will, moi aussi.
Jen dans ses pensées n’avait même pas remarqué qu’elle ne tenait plus la main d’Amy et que Jack était arrivé dans l’entrée et qu’il tenait Amy dans ses bras en lui faisant plein de câlins.
Jack s’approcha de Jen et lui fit un bisou sur la joue en disant : salut ma belle, tu es magnifique ce soir.
Jen sortie enfin de ses pensées : hein quoi ? Tu disais Jack ?
Jack : je te disais que tu es magnifique. S’il craque pas Jeune papa c’est…
Greg : c’est qu’il est gay, parce que tu es à croquer ce soir.
Jack et Greg éclatèrent de rire.
Jen : et en plus ça vous fait rire. Vous allez arrêter de vous moquez de moi les garçons.
Greg : allez sois pas fâchée, vient boire un verre avant de partir.
Jen : avec plaisir.
Jen était tranquillement installée dans un fauteuil du salon et sirotait son verre, face à elle se trouvait Will également assis dans un fauteuil. De cette manière elle pouvait le détailler tout en étant discrète. Will devait être un peu plus jeune que Greg. Il devait avoir presque la trentaine. Il était grand, brun, pas spécialement beau mais charmant, il était même très charmant. Il avait des petites lunettes rectangulaires qui lui donnaient un petit air sérieux. Mais ce qui avait le plus marqué Jen c’était ce sourire magnifique qu’il arborait depuis qu’il lui avait ouvert la porte.
Will (sortant Jen de ses pensées) : alors comme ça vous avez répondu à une petite annonce.
A ces mots Jack et Greg éclatèrent de rire.
Jen n’y prétend pas attention : oui c’est ton… Pardon votre…
Will : non non, continue avec le tutoiement si ça ne te dérange pas, je préfère.
Jen : oui moi aussi, donc c’est ton frère qui a eu cette brillante idée. Il a tellement envie de se débarrasser de moi.
Sur ces mots Jen se tourna vers Greg et lui tira la langue.
Greg : tu exagères un peu là Jen, ce n’est pas pour ça que je t’ai acheté ce journal d’annonces. C’est parce que je trouve dommage qu’une femme aussi belle, gentille, intelligente que toi, soit seule.
Jen : mais bien sur, rattrape toi.
Will : en tout cas je suis d’accord avec mon frère vous êtes magnifique et c’est bien dommage qu’aucun homme ne puisse en profiter.
Jen rougissait un petit peu en regardant Will : c’est gentil merci.
Jack qui ne perdait pas une miette de la scène, mis un coup de coude à Greg en montrant de la tête Jen et Will. Ces 2 là avaient l’air de très bien s’entendre.
Jack : je veux pas te bousculer Jen mais si tu te dépêches pas tu risques d’arriver en retard.
Greg : comme ça au moins il saura d’entrée à quoi s’attendre.
Jack et Greg se mirent une fois de plus à rigoler. C’était une habitude chez eux de taquiner Jen, même si elle faisait toujours mine d’être vexée elle adorait ça. Et puis ce qui lui faisait encore plus plaisir c’est de voir Jack si heureux et si épanoui.
Jen se levant : si vous continuez de vous moquer je ne vous raconterai rien de ma soirée.
Cette phrase simple eu son effet Jack et Greg arrêtèrent tout de suite de rire et en cœur dirent : on arrête promis.
Jack : on veut tout savoir demain.
Greg : et dans les détails.
Voyant que Jen ne se décidait pas à partir, Jack ajouta : mais bon tu peux tout aussi bien laisser tomber et passer ta soirée avec nous, elle a bien commencé ? lui dit-il avec un clin d’œil.
Jen était bien tentée par la proposition, passer une soirée en compagnie de Jack et Greg était toujours très agréable et la présence ce soir de Will ne gâchait rien, bien au contraire. Mais elle avait un rendez-vous et elle n’était pas du genre à poser des lapins, elle se décida donc à partir.
Jen en regardant Will : c’est bien tentant, elle se tourna vers Jack, mais non merci j’ai rendez-vous et moi qui déteste qu’on me pose des lapins je ne vais pas le faire.
Jack : bon ben amuse toi bien et à demain.
Greg : et pas trop de folies enfin un peu quand même.
Jen : a demain les garçons.
Jen : Amy tu fais un bisou à maman, tu restes chez tonton Jack et tonton Greg ce soir.
Amy sauta dans les bras de sa maman qui s’était accroupi et lui cola un énorme bisou sur la joue.
Jen se releva et se tourna vers Will : j’ai été ravi de faire ta connaissance. A bientôt peut être.
Will : moi aussi et avec plaisir. Passe une bonne soirée quand même.
Jen : merci, toi aussi.


Jen arriva donc devant la porte du restaurant, elle avait les mains moites, la gorge serrée et les jambes tremblantes. Elle se faisait l’effet d’une adolescente à son premier rendez vous amoureux. C’était presque ça, ça faisait tellement longtemps qu’elle n’était plus sortie avec un homme, à part Jack et Greg bien sur, qu’elle était très nerveuse.
Elle poussa un long soupir avant de tendre la main pour ouvrir la porte, une voix derrière elle la coupa dans son élan.
Voix : vous devez être Jen, non ?
Jen se retourna un peu surprise : oui et vous êtes ?
Voix : jeune papa, enfin Paul, enchanté.
Jen : enchantée également.
Paul : on rente ?
Jen : oui allons-y.
Paul ouvrit la porte et laissa Jen entrer.
Une fois installée à table Jen se dit que la soirée avait bien commencée. Paul était un jeune homme fort agréable. Premier bon point, une belle voix, deuxième bon point une allure magnifique et troisième bon point il avait l’air d’un homme galant. Trois bons points après seulement 5 minutes c’était vraiment pas mal.
Jen : comment saviez vous que c’était moi à l’entrée ?
Paul en souriant : je ne connais pas beaucoup de monde qui pousse un soupir comme vous l’avez fait avant de rentrer dans un restaurant et puis le descriptif petite, blonde avec un sac rouge m’ont bien aidés.
Jen amusée : je suis nerveuse d’où le soupir. C’est la première fois que je réponds à une annonce et je suis un peu angoissée disons.
Paul : je comprends tout à fait, je suis dans le même état que vous.
Jen : alors qu’est ce qu’on fait ?
Paul : qu’est qu’on fait quoi ?
Jen : je veux dire quand on se rencontre par annonce, ça se passe comment d’habitude ?
Paul : j’en ai aucune idée, c’est la première fois pour moi aussi (4ème bon point se dit Jen ce n’est pas un adepte des annonces). Mais je suppose qu’on se présente, on parle de nos vies de se qu’on fait.
Jen : très bien allez y.
Paul sourit : alors je m’appelle Paul, j’ai 35 ans, je suis avocat (merde se dit Jen 1 mauvais point, pourvu que se ne soit pas un genre de Mark, sinon je pars en courant), ça veut dire quoi cette grimace Jen ? (merde il m’a vu).
Jen : non non rien, mais les avocats sont très pris par leur boulot non ?
Paul : peut être mais moi non, enfin je travaille beaucoup mais je suis raisonnable j’ai un petit garçon et je veux le voir grandir (5ème bon point).
Jen : comment s’appelle votre petit garçon ?
Paul : il s’appelle Scott, il a 5 ans c’est un très gentil petit garçon un peu turbulent comme tous les garçons mais très gentil. Vous avez des enfants ?
Jen sourit : oui une petite fille Amy, elle a 2 ans. Elle est également très gentille mais un peu capricieuse comme toutes les filles.
Ils se sourirent et un silence s’installa.
Paul reprit la parole d’un air sérieux : la maman de Scott est morte il y a presque 2 ans et depuis je suis seul. Scott a été très touché par sa disparition et moi également, c’était la femme de ma vie et nous serions toujours ensemble si elle n’avait pas eu cet accident. Tout ça pour vous dire que je recherche une femme pour partager ma vie et celle de Scott et pas une aventure. J’ai tourné la page de mon histoire avec la maman de Scott même si elle restera à jamais dans mon cœur. Mais je suis prêt à revivre à nouveau et à reconstruire quelques choses. Vous comprenez ?
Jen qui jusque là avait la tête baissée la releva les yeux embrumés de larmes : oui je comprends, je suis désolée d’être dans cet état là mais vos paroles m’ont ému. Elle poussa un petit soupir et regarda Paul dans les yeux. Le papa d’Amy m’a quitté quand j’étais enceinte de 8 mois, pourtant Amy était très désirée mais il ne se sentait pas prêt et il m’a quitté. Depuis je n’ai plus de nouvelles de lui. C’était l’homme de ma vie du moins je le croyais. J’ai été anéanti et heureusement que j’avais mes amis pour me soutenir sinon je ne sais pas ce que nous serions devenu Amy et moi. Depuis aucun homme n’est rentré dans ma vie et celui qui le fera sera le dernier. Donc oui je vous comprends très bien. Nous n’avons pas la même histoire mais nos cicatrices sont semblables.
Paul lui prit la main et la serra, ils avaient les larmes aux yeux. Après avoir chacun retrouvé leur esprit la soirée continua dans une très bonne ambiance, ils se racontèrent leurs vies, leurs attentes, leurs rêves. Le sujet sur leur vie amoureuse passé ne revint plus une seule fois sur le tapis, ce chapitre était clos pour tous les deux.
Jen arrêta de compter les bons points de toute façon il y en avait tellement qu’elle s’était perdu dans les comptes. Ils passèrent une excellente soirée et quand Paul raccompagna Jen à sa voiture il lui proposa de se revoir 2 jours plus tard, elle accepta sans hésitation et Paul lui déposa un délicat baiser sur la joue. Le sourire aux lèvres chacun rentra chez lui.


Deux jours plus tard Jen était assise à une table de restaurant, elle était de plus en plus énervée, elle consultait sa montre toutes les 2 minutes. Paul avait 10 bonnes minutes de retard et même si elle avait la fâcheuse habitude d’arriver elle-même en retard elle détestait attendre. Pour une fois elle avait été à l’heure et même en avance tellement elle était impatiente de revoir Paul. Mais plus les minutes avancées et plus elle entendait cette petite voix dans sa tête lui répéter il ne viendra pas.
Elle allait consulter sa montre pour la 6ème fois quand son téléphone se mis à miauler signe qu’elle avait reçu un message.
Elle le lu et quand elle eu fini dit à voix haute et assez fort : Mais quel idiot !
Les gens dans le restaurant c’étaient tous retournés comme un seul homme. Jen gênée sourit timidement comme pour s’excuser et s’enfonça dans sa chaise.
Une voix derrière elle : Jen c’est toi ? Mais que t’arrive t-il pour crier comme ça ?
Jen se retourna intrigué mais surtout gênée que quelqu’un qu’elle connaisse l’ai entendu. Elle fut surprise de voir Will debout qui la regardait en souriant.
Jen : Will c’est toi mais que fais-tu ici ?
Will : ce que la plupart des gens font dans un restaurant je viens dîner.
Jen : oui c’est vrai, question très bête.
Will : tu es toute seule ?
Jen : oui, j’avais rendez vous avec Paul, tu sais le mec de l’annonce et il vient de m’envoyer un message pour me dire qu’il ne viendrait pas. Ah les hommes tous pareils, je savais bien que je n’aurai jamais du écouter ton frère, ça m’apprendra.
Will était amusé : c’est un idiot, c’est tout. Il ne sait pas ce qu’il rate. Pour te prouver que tous les hommes ne sont pas comme lui et pour que ton estime en la gente masculine remonte je te propose de t’inviter à dîner, qu’est ce que tu en penses ?
Jen : j’en pense que c’est une très bonne idée. Allez assieds toi.
Will prit place en face de Jen et lui demanda : alors quelle excuse t’a-t-il donné pour te laisser en plan.
Jen : il m’a écrit qu’il avait beaucoup apprécié notre 1er dîner mais qu’après réflexion il me trouvait trop exubérante pour qu’on continue à se voir. Tu y crois toi ? Moi trop exubérante, on aura tout entendu.
Will : c’est bien ce que je disais un idiot ce n’est qu’un idiot et moi un sacré veinard de m’être retrouvé dans ce restaurant et de pouvoir passer la soirée en ta compagnie. Avec moi tu peux être aussi exubérante que tu veux, j’adore ça.
Jen : arrête un peu tes bêtises.
Will : non non c’est vrai je suis ravi qu’on puisse faire plus amples connaissances. En plus si la grande et aussi gentille et rigolote que la petite je sais déjà que je vais passer une excellente soirée.
Jen : que veux-tu dires par là ?
Will : que quand j’ai passé la soirée chez mon frère je me suis beaucoup amusé grâce à Amy, tu as vraiment une petite fille merveilleuse. Et si elle tient de sa maman ce dont je suis persuadé, cette soirée s’annonce très bien.
Jen : c’est gentil. Tu sais qu’Amy m’a beaucoup parlé de toi depuis ce soir là.
Will : j’ai déjà conquis la petite, je suis plus doué que ce que je pensais.
Jen rigola : bon alors parle moi de toi, parce que Greg n’est jamais rentré dans les détails à ton sujet.
Will : que veux-tu savoir ?
Jen avec un petit air coquin : tout.
Will expliqua donc à Jen qu’il était le petit frère de Greg, qu’il avait 29 ans et qu’il était journaliste reporter. Il avait beaucoup voyagé pour son boulot, il avait pratiquement fait le tour du monde, mais que cette vie de baroudeur commençait à lui peser. Il avait envie de stabilité, il souhaitait rencontrer quelqu’un avec qui partager sa vie et fonder une famille. Il avait donc sauté sur l’occasion quand on lui avait proposé de rejoindre l’équipe du journal de NY. Cette proposition ne pouvait pas mieux tomber et voilà comment il avait atterri ici depuis une dizaine de jours.

La soirée se passa plus que bien, Jen et Will s’entendaient à merveille. Jen avait eu du mal à encaisser le désistement de Paul mais elle savait pourquoi il avait fait ça, malgré ce qu’il voulait bien dire il n’était pas prêt à reconstruire sa vie sentimentale. Il n’était donc pas pour elle et elle oublia vite ce petit désagrément car la compagnie de Will était un vrai bonheur.
Elle n’avait peut être pas trouvé l’homme de sa vie en la personne de Paul mais elle avait trouvé Will, une personne gentille, généreuse, drôle avec qui elle adorait être.


Le même soir, Joey arriva enfin au restaurant. Elle avait été obligée de prendre un taxi et de finir le chemin à pied car celui-ci était bloqué dans les embouteillages. Elle se présenta donc à l’accueil et le maître d’hôtel la conduisit à la table où Mark l’attendait. Il était très sexy dans son costume mais il semblait comme contrarier. « Sans doute un problème avec son fichu boulot » pensa t-elle et son visage se ferma.
Quand il la vit il se leva et l’embrassa tendrement. Il lui tint la chaise pour qu’elle puisse s’asseoir et s’assit à son tour.
M : Tu es très belle ce soir.
J : parce que ce n’est pas le cas d’habitude ? Merci c’est gentil !
M : Ce n’est pas ce que je voulais dire. Tu es encore plus belle que d’habitude ce soir. Je suis désolé si tu as mal interprété mes pa…
J : Mark, je plaisantais. Alors dis-moi, que fêtons-nous de si particulier ce soir ? Tu as gagné une importante affaire ?
Il la regarda avec un petit sourire malicieux. Ce petit sourire qui lui faisait penser à… elle se reprit. Ce n’était pas le moment de penser à ça !
Il ne lui répondit pas mais fit glisser vers elle un petit écrin.
J : Qu’est ce que c’est ?
M : Ouvre et tu verras.
A ce moment là, 2 violonistes entrèrent et se plantèrent à côté de leur table et se mirent à jouer.
Joey était gênée. Tous les regards s’étaient tournés vers eux et Joey avait horreur de ça. Elle se tourna vers Mark qui ne semblait pas remarquer sa gêne. Il lui désigna l’écrin qui était toujours posé sur la table.
M : Ouvre-le.
Joey était de plus en plus intriguée. Elle ouvrit l’écrin et y découvrit une bague sertie d’un gros diamant. Elle leva les yeux vers Mark.
Celui-ci se leva de sa chaise et vint se planter devant elle. Il mit alors un genou à terre.
M : Joey, depuis le jour où je t’ai rencontré tu as éclairé ma vie. J’ai beaucoup réfléchi et j’en suis arrivé à la conclusion que je ne pouvais pas vivre sans toi.
C’est pourquoi ce soir je te demande si tu veux bien devenir ma femme ?
Joey regardait alternativement Mark et la bague. Elle était ravie de la demande de Mark mais une petite voix lui disait que ce n’était pas comme ça que ça aurait dû se passer. Elle se reprit rapidement mais Mark ne lui laissa pas le temps de répondre.
M : Je sais que c’est une décision importante et que tu vas avoir besoin de temps pour réfléchir. Rassures toi je n’attends pas de réponse de ta part. Si tu décides d’accepter tu n’auras qu’à porter cette bague je comprendrais.
Joey n’eut pas le temps de répondre. Il se leva et lui déposa un baiser sur les lèvres puis il reprit son repas comme si de rien n’était.
La soirée s’acheva ainsi, Joey ne sachant trop que dire et Mark lui racontant ces histoires de boulot.

CAROLIN  (03.07.2007 à 10:48)
Le lendemain Joey se réveilla très tôt, il faut dire qu’elle n’avait pas bien dormi cette nuit là. Elle avait réfléchi à la proposition de Mark toute la nuit. Des dizaines de questions lui trottaient dans la tête et une en particulier, « est ce que Mark est l’homme de ma vie ? ». Mais elle n’avait pas réussi à trouver une réponse claire et définitive à lui donner. Elle était allongée dans son lit, fixant le plafond en réfléchissant à la vie qu’elle avait avec Mark, quand elle s’aperçut qu’il était en train de s’éveiller, elle ferma donc les yeux faisant semblant de dormir.
Mark lui n’avait eu aucun problème à trouver le sommeil. Rien ne pouvait l’empêcher de dormir à part quand une affaire pour le boulot lui posait des problèmes.
Quand il fut parti au travail, Joey se leva, pris une douche, s’habilla et partie chez Jen. Il fallait qu’elle parle avec quelqu’un et Jen était toujours de bon conseil. Même s’il était encore tôt, Amy devait avoir déjà réveillé Jen.
Joey arriva rapidement chez Jen. Elle sonna à la porte et au bout de quelques minutes qui semblaient être des heures à Joey, Jen ouvrit la porte en peignoir, les cheveux en pétard et baillant.
Jen (surprise) : Joey ? Mais qu’est ce que tu fais là ? T’es tombée du lit ? T’as vu l’heure ?
Joey : heu désolé mais je pensais que vous serriez déjà debout avec Amy.
Jen : mais Amy a dormi chez Jack et Greg. Mais entre, tu veux un café ?
Joey : oui avec plaisir.
Joey et Jen allèrent à la cuisine. Joey prit place sur une chaise pendant que Jen préparait le café.
Joey : pourquoi Amy a dormi chez Jack et Greg ?
Jen : ben tu sais bien j’avais rendez-vous avec Paul hier soir.
Joey (toute excitée) : ah oui c’est vrai, alors c’était comment ?
Jen : il n’est pas venu.
Joey : quoi, il n’est pas venu ?
Jen : qu’est ce que tu n’as pas compris dans ma réponse ? Il m’a posé un lapin c’est tout.
Joey (surprise) : c’est tout ? C’est toi qui dis ça ? Tu te faisais une joie de le revoir.
Jen : oui mais bon c’est pas grave, c’est la vie.
Joey : toi tu me caches quelques choses c’est pas dans tes habitudes de réagir de cette façon.
Jen regarda Joey avec un petit sourire tout en lui servant une tasse de café et prenant place à côté d’elle.
Joey : tu vas faire durer le suspens encore longtemps ? Ou tu vas m’expliquer ta soirée.
Jen : bon en fait je suis pas spécialement fâchée contre Paul parce que le fait qu’il m’ait posé un lapin m’a permis de passée une super soirée.
Joey (curieuse) : avec qui t’as passé ta soirée ? Dis-moi tout ?
Jen souri à nouveau à Joey sans répondre.
Joey : allez Jen vas-y.
Jen : j’ai passé la soirée avec Will.
Joey : Will ? Will le frère de Greg ?
Jen : oui, Will le frère de Greg.
Joey : alors ?
Jen : alors c’est un homme charmant.
Joey : tu le fais vraiment exprès de donner les informations au compte goutte ? Ca t’amuse que je te tire les vers du nez ? Allez, sois gentille explique moi.
Jen expliqua alors à Joey comment d’un dîner avec Paul elle s’était retrouvée à dîner avec Will. Elle lui raconta sa soirée dans les moindres détails et confia à Joey qu’elle appréciait énormément Will et qu’ils s’entendaient très bien.
Le sourire aux lèvres Jen conclu son récit en disant : c’est la première fois que je suis heureuse de m’être fait poser un lapin. Passer une soirée en compagnie de Will est une merveilleuse aventure.
Joey : veux tu dire par là que Will t’intéresse ?
Jen : oui enfin non. Will est quelqu’un de charmant, je pense qu’on c’est bien trouvé et qu’on sera de supers amis.
Joey (perplexe) : des supers amis ? Oui c’est ça, elle est bien bonne celle là.
Jen : tu vas pas commencer. Mais au fait pourquoi ai-je le plaisir de t’avoir dans ma cuisine de si bonne heure ?
Joey avait presque oublié que c’était pour parler de la proposition de Mark qu’elle était venue voir Jen.
Joey : hier soir j’ai dîné avec Mark.
Jen (en rigolant) : ah oui c’est sûr qu’il fallait absolument que tu viennes me le dire de bon matin.
Joey : arrête Jen c’est sérieux.
Jen (reprenant son sérieux) : qui y a-t-il Joey ? Tu m’inquiètes.
Joey sorti de sa poche le petit écrin que Mark lui avait donné hier soir et le posa sur la table : Mark m’a donné ça hier soir.
Jen attrapa la petite boîte et l’ouvrît délicatement : mon dieu, ne me dit pas qu’il t’a demandé en mariage ?
Joey : je ne te dis rien alors.
Jen : c’est pas possible. Il t’a demandé de l’épouser ?Qu'est ce que tu lui as répondu ?
Joey : rien, en fait il m’a dit de réfléchir à sa proposition et que si la réponse était positive de mettre la bague.
Jen : alors ? Tu vas mettre cette bague ?
Joey : j’en sais rien. Je n’ai pratiquement pas fermé l’œil de la nuit, je me pose plein de questions. T’en penses quoi toi ? Je devrais dire oui ?
Jen : tu rigoles là ? C’est à une copine que tu demandes quoi répondre à la question la plus importante de ta vie ?
Joey : oui mais tu es ma meilleure amie, ça compte non ?
Jen : Joey il n’y a que toi qui peux prendre cette décision.
Joey : je sais bien, mais je n’y arrive pas. Je me dis que c’est un homme merveilleux, gentil, qui a beaucoup de qualités et que toutes les femmes rêveraient de l’épouser mais d’un autre côté il est très pris par son travail et ça m’énerve.
Jen : si c’est la seule chose qui t’énerve chez lui ça va. Tu sais Joey l’homme idéal n’existe pas.
Joey dans ses pensées : je sais bien Jen, je sais bien.
Jen : en tout cas il s’est pas moqué de toi, quelle bague magnifique mais il a pas peur que tu te foules l’annulaire ?
Jen parti dans un éclat de rire suivi par Joey.
Joey : arrête elle est pas si grosse.
Jen : ah bon tu crois que plus gros ça existe ? Non c’est pas possible, plus gros et c’est le poignet qui est foulé.
Jen se mit à rire encore plus fort.
Joey : arrête Jen t’es bête. Bon c’est sur qu’elle est un peu trop grosse à mon goût aussi mais bon elle est belle.
Jen (un peu calmée) : ça c’est vrai elle est très jolie. Hé alors la demande raconte ? Le genou à terre et tout et tout ?
Joey : oui la totale. 2 violonistes à côté de la table, le diamant, le genou à terre, la super déclaration comme quoi il ne peut pas vivre sans moi. J’étais quand même extrêmement gênée tout le monde nous regardait dans le restaurant. Moi qui rêvais d’un truc simple, discret et romantique, on peut dire qu’il a mis dans le mille.
Jen : c’est sur que niveau discrétion et romantisme il y a mieux, mais te plainds pas, quoique tu décides au moins toi on t’aura demandé une fois en mariage, on a pas toutes cette chance.
Joey sourit : peut être que dans quelques temps c’est toi qui devras prendre la décision la plus importante de ta vie. Will m’a l’air d’un homme discret et romantique lui, non ?
Jen rigola : on verra, en attendant prends la bonne décision.


Les jours étaient passés et le tournage avançait.
Dawson et Audrey se voyaient évidemment tous les jours sur le plateau mais également au dehors. Au départ c’était pour qu’Audrey puisse un peu mieux appréhender son personnage mais maintenant c’était juste pour le plaisir. Une grande complicité s’était installée entre eux. Ils avaient justement rendez-vous ce dimanche après-midi dans un parc pour pique-niquer. Dawson avait prétexté un déjeuner de travail pour ne pas voir Cynthia. Sa relation avec elle en était presque à son terme. En fait, elle était finie mais

Il n’osait pas lui avouer car il savait que ça entraînerait la fin du tournage. Le père de Cynthia avait en effet abordé plusieurs fois le sujet avec Dawson. Il souhaitait que celui-ci annonce des fiançailles. Il avait jusqu’à maintenant réussi à temporiser mais il sentait qu’il ne pourrait bientôt plus reculer.
Il arriva donc au rendez-vous contrarié. Audrey qui l’attendait remarqua tout de suite que quelque chose n’allait pas. Elle s’inquiéta et l’interrogea.
Audrey : Dawson ? Que se passe-t-il ? Un problème sur le film ?
Dawson : J’ai peur que le film soit compromis.
Audrey : Comment ça ?
Il lui expliqua alors l’insistance du père de Cynthia et la menace sous jacente.
Audrey : Et qu’est-ce que tu compte faire ?
Dawson : C’est justement le problème, je n’en sais rien.
Audrey s’approcha alors de lui et le prit dans ces bras.
Audrey : Mon pauvre Dawson. Tu es dans une drôle de situation.
Ils restèrent ainsi l’un contre l’autre pendant un long moment.
Après quelques minutes Dawson se dégagea de l’étreinte d’Audrey, à contrecœur dut-il reconnaître.
Dawson : Merci d’être là Audrey. Je ne sais pas comment je m’en sortirais sans toi.
Audrey : Tu appellerais sûrement Joey ou Pacey et ils te diraient de plaquer cette nana. Tu trouveras bien quelqu’un que ton projet intéressera.
Dawson : Il a de l’influence ici. J’ai peur qu’il me mette des bâtons dans les roues.
Audrey : Oui il y a des chances qu’il réagisse comme ça mais je ne suis pas inquiète, je sais que tu es brillant. Tu t’en sortiras.
Dawson : Heureusement que tu as de l’optimisme pour deux parce que moi je suis un peu à cours là.
Audrey : Il faut bien qu’on se soutienne non ? Après tout c’est le principe d’un cou…
Elle s’interrompit. Elle avait failli dire couple. Elle regarda Dawson mais il ne semblait pas avoir remarqué son lapsus. Un couple ? Est ce que ça voulait dire qu’elle voulait qu’ils soient un couple ? Elle n’en savait rien. C’est vrai qu’ils étaient devenus proches mais de là à former un couple…
Elle se reprit et continua la discussion comme ci de rien n’était. Après le repas ils firent une longue ballade bras dessus, bras dessous. Ils parlaient peu. Dawson était perturbé par ces problèmes et Audrey quant à elle pensait à ce qu’elle avait failli dire et ça la troublait.
Après cette ballade ils se séparèrent et rentrèrent chez eux.



Le lundi il n’avait pas de tournage le matin, il en profitait donc pour s’offrir une grasse matinée. Du moins c’était son projet mais à 8h son téléphone sonna. Il décrocha et entendit la voit du père de Cynthia qui hurlait.
Charles : Leery ! Espèce d’abruti, si tu n’es pas chez moi dans 10 minutes je te jure que tu ne pourras plus jamais travailler à Hollywood ne serait-ce que pour balayer la rue !
Sans lui laisser le temps de répondre, il raccrocha.
Dawson resta un instant à regarder le téléphone sans comprendre. Il n’avait jamais vu Charles comme ça. Il se doucha rapidement et s’habilla puis pris sa voiture pour se rendre chez son producteur.
Quand il pénétra dans la demeure il entendit des cris provenant du bureau. Il se dirigea donc vers l’origine des cris et trouva Charles et sa fille. Quand Charles le vit entrer il sembla redoubler de colère.
Charles : Tiens voilà ce cher Dawson ! Je dois dire que tu t’es bien moqué de nous ! Tu n’aurais pas du être réalisateur mais acteur !
Dawson : Vous pourriez m’expliquer parce que là je ne comprends rien à ce qui se passe !
Charles : Tu ne comprends rien ? Et ça tu comprends ?
Il lui lança alors un journal. Il regarda la une et demeura incrédule. On y voyait en effet une photo de lui et une jeune femme qu’il reconnut immédiatement comme étant Audrey. La photo avait du être prise la veille au parc. Ils étaient tous les deux assis ensemble. Un autre cliché les montrait bras dessus, bras dessous. Le titre était évocateur : « Nouvelle idylle à Hollywood ».
Il parcouru rapidement l’article qui ne contenait en fait rien du tout et releva les yeux vers M. Thompson.
Dawson : Mais enfin vous n’allez pas croire ce qu’écrivent ces torchons !
Charles : Pas besoin de lire, les photos parlent d’elles mêmes ! On va pas tourner autour du pot. Je veux que d’ici la fin de la semaine tu aies démenti les informations contenues dans cet article et que tu annonces tes fiançailles avec Cynthia !
Dawson : Sinon… ?
Charles : Sinon tu peux dire adieu à ton film !
Dawson : Quoi ?
Charles : Tu as très bien compris. Maintenant sors d’ici !
Cet ordre était sans appel et donc Dawson quitta la résidence.
Il se sentait perdu. Soit il cédait et il se retrouvait dans une situation intolérable. Soit il ne cédait pas et dans ce cas c’était la fin de son film et peut être même de sa carrière.

Il se rendit sur le plateau pour le tournage mais il n’avait pas la tête à ça. Il ne cessait de changer d’avis et n’arrivait pas à se concentrer. Quand Franck vint le voir pour lui demander ce qui n’allait pas il se fit rabrouer. Il alla alors voir Audrey pour lui faire part du problème.
Franck : Audrey, il faut que tu lui parles.
Audrey : Pourquoi il ne va pas bien ? J’ai remarqué qu’il avait l’air soucieux mais je me suis dit que ça devait être à cause du film.
Franck : non je crois que c’est plus sérieux que ça.
Audrey : Bon j’y vais.
Elle se dirigea alors vers la loge de Dawson. Elle entra sans frapper et le trouva assis sur un fauteuil. Il pleurait. En le voyant ainsi elle sentit son cœur se serrer. Jamais elle n’avait eu autant de peine à voir quelqu’un pleurer. Elle se rendit alors compte que son lapsus de la veille n’en était peut être finalement pas un.
Elle s’approcha de lui et, tendrement, elle le prit dans ces bras et commença à le bercer tout doucement. Elle ne dit rien, attendant que ces larmes se tarissent. Après quelques minutes il se reprit et releva la tête. Il lui fit un pauvre sourire sans joie.
Dawson : Audrey, toujours là pour moi.
Audrey : Tu veux m’expliquer ce qui se passe ?
Il lui tendit alors le journal qu’il avait prit le temps d’acheter avant de venir et il lui raconta sa rencontre houleuse avec le père de Cynthia.
Audrey : Mon pauvre Dawson, je t’ai mis dans une drôle de situation. Si tu veux je peux demander à mes avocats de publier un démenti.
Dawson : Tu sais bien que ça ne suffira pas. Il m’a coincé. Soit j’accepte de me fiancer avec sa fille soit je dis adieu à mon film.
Il semblait si désemparé qu’Audrey ne put résister. Sur une impulsion elle s’approcha plus prêt de lui. Il releva la tête et plongea son regard dans le sien. Alors, sans réfléchir, ils s’approchèrent l’un de l’autre et leurs lèvres se touchèrent. D’abord timide, le baiser devint vite plus passionné. Après quelques instants ils se séparèrent. Ils semblaient tous les deux surpris par ce qui venait de se passer. Ils n’avaient rien prémédité, rien calculé.
 Dawson (gêné) : Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m’a pris.
Audrey (hésitante) : Je suis désolée aussi. On est sous pression tous les deux. Ce n’était qu’un moyen de relâcher la tension je pense.
Dawson : Tu dois avoir raison.
Ils s’éloignèrent l’un de l’autre embarrassés.
Dawson : Bon remettons nous au travail.
Il sortit de la loge suivit d’Audrey et ils reprirent leurs activités. Dawson se sentait plus serein après s’être confié à Audrey, même s’il n’avait pas encore pris de décision. Il avait remarqué cette faculté qu’elle avait de rendre tout tellement simple. A chaque fois qu’il lui exposait un problème soit elle lui apportait la solution, soit elle lui démontrait que son problème n’en était pas vraiment un. Il reprit donc son travail le cœur un peu plus léger même si son problème n’avait pas encore trouvé de solution.

La journée s’acheva donc dans une ambiance plus sereine. Dawson rentra chez lui l’esprit plus léger. Il ne savait pas encore ce qu’il allait faire mais il commençait à en avoir une idée.
Il décida de regarder un DVD pour se détendre. Il mit « les dents de la mer ». Il regardait son film depuis 15 minutes quand son téléphone sonna. Il tendit le bras et saisi le combiné.
Dawson : Allô ?
Voix : Comment vas le plus grand réalisateur du monde ?
Dawson : Joey ?
J : eh oui ! Tu vas bien ?
D : Oui et toi ? Ça fait longtemps que je n’ai pas eu de tes nouvelles.
J : Je te signale que toi non plus tu n’en donnes plus beaucoup.
D : Tu as raison. Alors raconte-moi. Quoi de nouveau dans ta vie ? Mark va bien ?
J : Pas grand chose de nouveau tu sais, j’ai eu une promotion, Mark m’a demandé en mariage, j’ai été à Capeside, je…
D (l’interrompant) : Quoi ? J’ai bien entendu, Mark t’a demandé de l’épouser ?
J : Oui.
D (encore sous le choc) : Racontes moi.
Elle lui détailla alors le restaurant, l’orchestre et la demande de Mark.
D : Attends, tu veux dire que tu ne lui as pas encore répondu ?
J : Figures toi qu’il ne m’en a pas laissé le temps.
D : Et tu lui aurais répondu quoi sinon ?
Un silence s’installa.
J : J’en sais rien.
D : Comment ça ? Vous êtes ensemble depuis un moment déjà. Je croyais que c’était ton rêve de te marier et de fonder une famille. Ce n’est plus le cas ?
J : Si bien sur mais c’est juste que…
D : Tu n’es pas sure de le vouloir avec lui.
A l’autre bout de la ligne Joey restait silencieuse.
D : Je vois que même après tout ce temps les choses n’ont pas beaucoup changées.
J : Attends Dawson, ça n’a rien à voir avec Pacey ou…
D : Qu’est ce qui te fait croire que je fais référence à Pacey ?
J : ça fait un moment que j’ai tourné cette page de ma vie Dawson. Je suis heureuse avec Mark. Je ne lui ai pas encore répondu parce que ça m’angoisse c’est tout.
D : Je ne te juge pas Joey, c’est une décision importante tu as raison de prendre le temps de la réflexion.
J : Je te remercie Dawson. Pour changer de sujet, tu as reçu le carton d’invitation ?
D : Pour la fête des anciens ? Bien sur ! Tu y vas ?
J : Bien sur je ne manquerais ça pour rien au monde !
D : Mark viendra ?
J : Non il n’aura pas le temps. Comme d’habitude…
La voix de Joey laissait percer une certaine lassitude face à cette situation.
D : C’est dommage, mais c’est vrai que c’est sûrement très prenant son boulot.
J : Oui, il fait beaucoup d’heures, parfois même le week-end. Mais bon il m’a dit que ça devrait bientôt se calmer. Mais et toi, racontes-moi. Comment va ton film ?
D : Tout va bien même si c’est épuisant.
Ils discutèrent de longues minutes des derniers évènements survenus dans leurs vies. Ils raccrochèrent alors en se promettant de se rappeler bientôt.

Dawson reprit le visionnage de son film mais il avait la tête ailleurs. Son esprit ne cessait de revenir sans cesse à ce qui c’était passé avec Audrey. Ce baiser l’avait troublé. Mais comme Audrey avait semblé ne pas y accorder d’importance il fit comme ci cet évènement n’avait pas de conséquences.
Il s’était assoupi devant son film quand son téléphone sonna à nouveau. Persuadé que c’était à nouveau Joey il répondit :
D : Alors la future mariée tu as oublié de me dire quelque chose ?
Voix : J’ai deux choses à te dire : je n’ai pas encore changé de sexe et je ne suis pas près de me marier.
D : Pacey ?
P : Salut Dawson.
D : Comment tu vas depuis notre dernière rencontre ?
P : Je vais bien, le restaurant marche bien, mes projets de 2ème à LA avancent bien. D’ailleurs ta table est déjà réservée.
D : c’est sympa ça je te remercie. Mais dis moi que deviens-tu ?
Pacey lui raconta alors les évènements qui avaient marqués sa vie depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus puis se fut au tour de Dawson de lui raconter sa vie.
D : Donc tu rentres de 2 semaines en mer.
P : Oui, il faudra que tu viennes avec moi un de ces jours.
D : Si j’arrive à me libérer un jour oui ! Dis moi tu as reçu le carton d’invitation ?
P : Pour la réunion d’anciens élèves ? Oui. Tu vas être la star de la réunion !
D : C’est pas moi qui suis multi millionnaire
P : T’arrêtes de te moquer de moi oui ! Je suis pas si riche que ça !!
D : Tu en connais beaucoup toi des gens qui peuvent se permettre de passé l’année à voguer sur leur bateau en se préoccupant uniquement du fonctionnement de son restaurant ? Ton père doit être fier de toi pour une fois.
P : Je lui ai envoyé un peu d’argent mais il n’a pas réagi. Mais j’ai appris par Doug qu’il avait acheté une nouvelle voiture et qu’il disait partout dans Capeside que c’était moi qui la lui avais offerte.
D : ça doit te faire plaisir. Alors tu viendras ou pas ?
P : Je sais pas encore. Ça fait des années que je n’ai pas remis les pieds à Capeside. C’est vrai que ça me ferait plaisir de revoir ce vieux lycée. Mais…
D : Mais il risque d’y avoir Joey c’est ça ?
P : Oui.
D : Pacey il faudra que tôt ou tard tu l’affrontes. Fuir ne te servira à rien et tu le sais.
Pacey éluda la question et ils continuèrent leur discussion pendant quelques minutes.
Avant de raccrocher Pacey posa une question à son ami.
P : Au fait qui va se marier ?
D : Comment ça ?
P : Quand tu as décroché tout à l’heure tu as parlé d’une mariée.
Un silence gêne s’installa. Pacey finit par en comprendre la raison.
P : C’est Joey c’est ça ?
D : Oui. Ecoutes Pacey je…
P : Pas de soucis Dawson. Je vais devoir te laisser. A bientôt.
Pacey raccrocha sans laisser le temps à son ami de placer un mot. Ce dernier se rassit dans son canapé désemparé.


Quand Audrey rentra dans son appartement elle constata que son répondeur clignotait. Elle caressa la tête d’Hercule son labrador et appuya sur le bouton pour lire le message : « Audrey, salut c’est Joey. Je t’appelais juste pour prendre de tes nouvelles, rappelles moi si tu as le temps. Bisous ».
Le message de son amie fit sourire Audrey qui prit aussitôt son téléphone et composa le numéro de Joey.
 
Après 3 sonneries on décrocha :
Voix : Allô ?
Audrey : Salut ici la future star oscarisée.
Joey : Audrey ? C’est vraiment toi ?
Audrey : Eh oui ! Alors comment vas-tu ma puce ?
Joey : Si tu savais comme ça me fait du bien de t’avoir au téléphone. Je n’ai pas eu le temps de t’appeler jusqu’à maintenant, je suis désolée.
Audrey : Mais ne le soit pas. Alors racontes moi, comment vas-tu ?
Joey lui raconta alors tout ce qui lui était arrivé ainsi qu’à Jen et Jack.
Audrey : Quoi ? Tu vas te marier ? Mais où ? Quand ?
J : Ouh là, du calme. Je n’en sais encore rien. Mais ne t’inquiètes pas, dès que j’en sais plus je te tiens au courant. Bon je vais devoir te laisser parce qu’il est tard chez nous.
Audrey (confuse) : Oh c’est vrai j’avais oublié. Désolée ma puce. Je te laisse, passe le bonjour aux autres. Bisous ma puce
Joey : Je n’y manquerais pas. Bisous.
Après qu’elle eut raccroché Audrey se rendit dans la cuisine et se prépara un dîner léger. Elle n’avait pas d’appétit ce soir. Elle repensait à sa journée et surtout au baiser de Dawson. Elle lui avait dit que ça devait être un moyen de relâcher la tension. Mais plus elle y réfléchissait, moins son explication lui semblait crédible.

CAROLIN  (03.07.2007 à 11:05)

Jen arriva chez Joey vers 20h30. Ils avaient pris cette habitude avec Jack et Greg de se retrouver le vendredi soir pour dîner ensemble pour « ne pas briser les liens » disait Joey.
Elle devait normalement venir avec Jack et Greg mais Will avait décidé de passer la chercher. Elle l’avait attendu et ils étaient parti ensemble mais en chemin il avait voulu s’arrêter chez un fleuriste « ça ne se fait pas d’arriver chez quelqu’un qu’on ne connaît pas les mains vides » disait-il. Il était donc entré dans la boutique et en était ressorti quelques minutes plus tard avec un bouquet pour Joey. Il tenait également en main 1 rose blanche, seule, qu’il lui tendit. « Pourquoi ? » Avait-elle demandé. « Je n’ai pas besoin de raisons pour offrir une fleur à une jolie femme » Elle avait légèrement rougi et avait accepté avec plaisir. Ils étaient donc un peu en retard mais contrairement à son habitude Jen s’en fichait. Les gazouillis d’Amy la ramenèrent à la réalité et elle frappa.
Joey vint leur ouvrir. Will lui tendit le bouquet de fleur et elle le gratifia d’un grand sourire et d’un merci. Puis elle leur indiqua le salon. Ils y retrouvèrent Jack et Greg en pleine conversation.
Jack : Eh bien c’est à cette heure ci qu’on arrive ?
Puis voyant Will entré à la suite de Jen.
Jack (amusé) : Ah je comprends mieux la raison de ton retard !
Il prit Amy dans ces bras et la fit tournoyer pour le plus grand bonheur de la petite qui riait.
Jen (désignant Will): C’est de sa faute !
Will (faussement vexé) : Voilà je suis encore une fois la pauvre victime d’une injustice !
Greg : Tu m’as l’air d’une victime plutôt consentante non ?
Jen (agacée) : C’est ça fait le malin ! Si tu n’avais pas décidé d’acheter des fleurs pour Joey à la dernière minute on n’aurait pas été en retard !
Jack (désignant la rose que Jen tenait en main) : Celle-là aussi elle est pour Joey ?
Ils éclatèrent de rire en voyant la tête de Jen qui se mit à bouder. Mais elle retrouva le sourire quand Amy s’approcha d’elle et lui déposa un gros bisou.
Jen : Merci ma puce, toi au moins tu es gentille.
Ils commencèrent donc à discuter ensemble quand soudain Jen remarqua quelque chose.
Jen : Joey !
Joey : Oui ?
Elle attrapa alors la main de son amie. Celle–ci arborait une bague ornée d’un superbe diamant. Jen leva les yeux vers son amie.
Jen : Alors tu vas accepter ?
Joey : Oui.
Les garçons qui ne comprenaient pas ce qui se passait interrogèrent les filles.
Jack : Elle va accepter quoi ?
Joey : Mark m’a demandé de l’épouser et j’ai accepté !
Jack : C’est vrai ? Félicitations Joey !
Greg : Oui, félicitations Joey !
Will : Félicitations !
Joey : Merci à vous tous.
Jack : Mais dis moi où est le futur marié ?
Joey : Au boulot, mais il ne devrait plus tarder je pense. Je vous offre un apéritif ?
Jack : Oui pour moi un Coca.
Greg : pareil !
Jen : Pour Amy un jus d’orange et pour moi aussi.
Joey : Et toi Will ?
Will : Pareil que les filles.
Son frère fut quelque peu surpris par cette réponse.
Greg : Eh bien si on m’avait dit un jour que j’entendrais mon petit frère demandé autre chose qu’une boisson alcoolisée !
Will : C’est fini ce temps la, je suis devenu raisonnable.
Greg : Et on peut savoir ce qui t’a rendu si raisonnable. Ce disant il glissa un regard amusé vers Jen.
Jen : Mais c’est fini de l’embêter avec ça ! Au contraire tu devrais le féliciter pour son attitude responsable !
Jack et Greg se lancèrent un regard de plus en plus amusés par la situation.
Joey : Bon je vais aller chercher les boissons, Jen, tu viens m’aider ?
Jen : J’arrive.
Elles se dirigèrent vers la cuisine pour préparer l’apéritif.
Jen remarqua que son amie semblait un peu tendue.
Jen : ça va Joey ?
Joey : Oui. En fait non, Mark m’avait promis de rentrer tôt ce soir et regardes l’heure qu’il est !
Jen : Tu sais ça ne doit pas être facile avec son travail.
Joey : Je sais bien mais j’aimerais passer en premier de temps en temps.
Jen resta silencieuse ne sachant que répondre à son amie. Elle l’aida donc à préparer les boisons et elles rejoignirent ensuite le salon.
Elles revinrent et découvrirent Will qui jouait avec Amy.
Jen (à Joey) C’est pas vrai lui aussi s’y met !
Joey : Comment ça ?
Jen (désignant Greg et Jack) : Eh bien déjà que ces deux là sont totalement gâteux avec elle, si Will s’y met aussi je vais pas m’en sortir !
Joey : tu devrais plutôt être contente non ?
Jen : Attends tu sais ce qu’ils m’ont fait la dernière fois ?
Joey : Ben non raconte moi.
Jen : Alors sous prétexte que c’était la journée de l’enfance ils ont débarqués chez moi avec un ours en peluche énorme, il devait faire au moins 2.50m !
Joey (se tournant vers les garçons) : C’est pas vrai !
Jack (offusqué) : Non ce n’est pas vrai. Il ne faisait que 2m !
Ils éclatèrent tous de rire et les filles servirent les boissons que chacun avait commandées.
La discussion reprit pendant un moment puis Joey s’éclipsa. Elle se dirigea vers sa chambre et sorti son téléphone portable.
Elle composa un numéro qu’elle connaissait par cœur, celui du portable de Mark. Après plusieurs sonneries le répondeur s’enclencha. Après l’annonce elle décida de laisser un message.
Joey : Mark, c’est moi. Je voulais savoir si tu comptais rentrer bientôt. Tout le monde est là et nous n’attendons que toi pour passer à table. Appelles moi pour me tenir au courant. Je t’aime.
Elle raccrocha et rejoignit ces amis qui firent mine de ne pas remarquer son air désemparé.
Jen regarda son amie. Elle devait trouver quelque chose pour relancer la conversation. Soudain une idée lui vint.
Jen : Vous avez reçus l’invitation ?
Jack : Pour la fête des anciens ? Bien sur !
Jen : Et toi Joey ?
Joey : Je l’ai reçue aussi. Vous comptez y aller ?
Jen et Jack : Evidemment !
Greg : Pourquoi pas toi ?
Joey : Si, si.
Jen : ça va être sympa de revoir les anciennes têtes.
Joey tu sais si Dawson sera là ?
Joey : Il m’a dit qu’il essayerait de venir mais c’est vrai qu’avec le tournage de son film il est très pris.
Jen : Ah oui c’est vrai qu’il a commencé. Tu sais
comment ça se passe ?
Joey : Bien apparemment, mais il n’a pas eu trop le temps d’entrer dans les détails.
Jack : Tu m’étonnes il doit avoir du boulot par dessus la tête !
Will : Jen n’a pas eu le temps de tout m’expliquer, vous pouvez me raconter comment vous vous êtes connus tous ?
Jen : Ah la la, c’est une très longue histoire !
Ils commencèrent alors à lui raconter les détails de leur rencontre et les liens qui les unissaient les uns aux autres.
Au bout d’un moment Will se permit une question.
Will : Mais dites moi, qui est ce Pacey dont vous parlez ?
Un silence gêné suivi cette question. Chacun tourna son regard vers Joey qui après quelques secondes se leva.
Joey : Je vais voir comment va le repas, je reviens.
A peine Joey avait elle quitté la pièce que Jen s’approcha de Will et lui glissa à l’oreille.
Jen : Pacey est l’ex de Joey. On est sans nouvelles de lui depuis 3 ans. C’est un peu un sujet tabou entre nous.
Will : Donc j’ai fait une bourde, je suis désolé.
Jen : Ne le soit pas, tu ne pouvais pas savoir.

De son coté Joey regardait son poulet cuire dans le four. Elle prit une nouvelle fois son téléphone et tenta de joindre Mark. Elle laissa un nouveau message un peu plus énervé que le précédant et rejoignit ces amis qui avaient entamé une nouvelle discussion.
Jack : Alors le dîner se présente bien ?
Joey : Parfaitement ! D’ailleurs si on passait à table ?
Jack: On n’atte…
Il ne put finir sa phrase. Jen lui avait décoché un coup de coude et lui lança un regard qui signifiait clairement « tais-toi ». Il se reprit alors.
Jack : ça tombe bien, je meurs de faim !
Greg : Jack, tu as tout le temps faim !
Ils rirent tous à cette remarque puis s’assirent à table, une place restant vacante et Joey apporta l’entrée. Il s’agissait d’une salade au saumon agrémentée d’une sauce à la crème fraîche et au basilic. Cette recette elle l’avait apprise des années plus tôt. Rien que de repenser à ce moment lui fit venir un sourire aux lèvres. Sourire qu’elle réprima et reprit la conversation avec ces invités.
Jen : euh Joey, tu pourrais faire réchauffer le petit pot d’Amy ?
Joey : Oui bien sur désolée Jen.
Jen : pas de soucis Joey.
Elle se dirigea alors vers la cuisine et mit le pot d’Amy à réchauffer. Elle revint quelques minutes plus tard et tendit le pot à Jen.
Celle-ci commença à faire manger sa fille mais cette dernière ne semblait pas décider.
Jen : Amy soit gentille, manges.
Will tendit alors la main à Jen.
Will : je peux essayer si tu veux comme ça tu pourras terminer ton entrée
Jen le regarda, surprise : ça ne te déranges pas ?
Will : De faire dîner la plus jolie fille de l’assistance ? Bien sur que non !
Et, joignant le geste à la parole, il se saisit du petit pot et de la cuillère et se mit en devoir de nourrir la fille de Jen.
A la grande surprise de celle-ci, Amy ne fit aucune difficulté à manger son repas. Jack, qui regardait ça s’en étonna.
Jack : C’est pas possible, avec moi elle ne veut rien avaler !! Tu lui as fait quelque chose Will ?
Will : Que veux-tu, c’est mon charme naturel !
Ils éclatèrent tous de rire.

Le repas continua ainsi toujours sans nouvelles de Mark, Joey lui laissa un dernier message.
Elle raccompagna les garçons à la porte et resta seule avec Jen et Amy qui dormait déjà depuis longtemps.
Jen : toujours le répondeur ?
Joey : Je ne sais pas, je n’ai pas essayé de le joindre.
Jen : Bah alors qu’as tu été faire dans ta chambre.
Joey : Je n’étais pas dans la chambre mais dans le bureau. Et pour répondre à ta question j’étais allée faire ça.
Elle lui tendit alors une feuille sur laquelle on reconnaissait l’écriture de Joey. Jen commença à lire.

Mark,
Ce soir encore tu m’as fait défaut. Je devrais en avoir l’habitude mais tu vois ça me fait toujours mal. Je viens de réaliser qu’en fait tu ne pouvais pas m’épouser. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu es déjà marié. Marié à ton travail.
Le pire dans tout ça c’est que je ne t’en veux même pas. Je n’ai pas voulu ouvrir les yeux alors que tout me criait que je faisais fausse route. Je te rends donc ta bague, en espérant que tu trouves quelqu’un capable de t’accepter tel que tu es, moi je ne le peux pas.
Je suis désolée.
Affectueusement,

Joey

Quand elle eut fini sa lecture Jen n’en revenait pas. Elle releva la tête et regarda son amie.
Jen : mais je croyais que tu voulais l’épouser ?
Joey : Je le croyais aussi, mais ce soir j’ai ouvert les yeux. Ce n’est pas la vie que je veux. Je ne veux pas passer mes soirées à attendre en espérant que mon mari rentrera.
Jen : Alors que vas tu faire ?
Joey : je vais partir, Tu pourrais m’héberger jusqu’à la fin de la semaine prochaine ? Après c’est la fête des anciens et j’irais à Capeside.

Jen : Pas de soucis. Mais que vas-tu faire pour tes affaires ?
Joey : Je vais préparer une valise avec les affaires que je veux garder. Tu sais il n’y aura pas grand chose. Surtout des souvenirs. Les vêtements ça se rachètent.
Jen : Tu es décidée ?
Joey : Oui.

Le trajet se fit en silence. Une fois arrivées à l’appartement de Jen, celle-ci alla déposer Amy dans son lit.
Jen : Si tu as envie de boire quelque chose, sers-toi Joey.
Elle ne se le fit pas dire 2 fois et ouvrit le bar.
Quand Jen revint quelques minutes plus tard elle découvrit son amie assise sur son canapé un verre à la main. Sur la table trônait une bouteille de vodka. Jen regarda son amie, surprise.
Jen : Joey tu ne bois jamais !
Joey : Je sais mais je sens que ce soir j’en ai besoin !
Jen : D’accord alors sers m’en un aussi.
Elle revint du bar avec un verre que Joey remplit. Elles se regardèrent un instant et décidèrent de trinquer.
Jen : Et à quoi buvons nous ?
Joey : A mon non mariage ?
Jen : C’est une idée !
Elles burent leurs verres rapidement et s’en resservir un 2ème.
Joey : Tu penses que j’ai bien fait ?
Jen : Tu veux quoi ? La réponse standard ou la vérité ?
Joey : A ton avis ?
Jen : La vérité c’est que je pense que vous n’étiez pas fais l’un pour l’autre.
Joey : Pourquoi ? Et surtout pourquoi ne m’as tu rien dis ?
Jen : Je pense te connaître plutôt bien Joey.
Joey : Tu fais partie des personnes qui me connaissent le mieux.
Jen : Je pense que tu as besoin de quelqu’un qui te fasse rêver, qui te fasse te sentir importante. Mark lui n’en était pas capable. Pourquoi je ne t’ai rien dit ?
Parce que tu n’étais pas prête à m’entendre. Et puis aussi parce que j’espérais me tromper.
Joey avala une nouvelle gorgée d’alcool, elle se sentait légère et bien.
Joey : Tu as peut être raison, je n’étais pas prête à l’entendre. Mais dis moi tu m’as dit que Mark n’était pas capable, je suppose que tu connais quelqu’un qui en serait capable ?
Jen : Pourquoi tu me poses une question dont tu connais la réponse ?
Joey (murmurant) : Pacey…
Jen : Je vais te montrer quelque chose.
Elle se leva alors et partie dans la chambre. Elle en revint quelques instants plus tard avec dans les mains un album photo.
Jen : Tu as une photo de Mark sur toi ?
Joey : Oui
Jen : Sors là je voudrais te montrer quelque chose.
Joey s’exécuta et lui tendit une photo de Mark.
Jen : Dis-moi, qu’est-ce qui t’a attiré en 1er chez Mark ?
Joey : Ben je ne sais pas.
Elle réfléchit quelques instants.
Joey : Je crois que ce sont ces yeux. Il a des yeux très expressifs et tellement beaux. A chaque fois que je plongeais mon regard dedans… J’avais des frissons.
Jen : C’est bien ce que je pensais. Ce regard quand tu y réfléchis ça ne te fais pas penser à quelqu’un ?
Joey : Comment ça ?
Jen lui tendit alors une photo. C’était une photo d’elle et de Pacey. Elle ne voyait pas où voulait en venir Jen quand enfin elle comprit. Ils avaient le même visage ! Pacey et Mark. Enfin il y avait quelques différences mais la ressemblance était troublante. Elle regarda son amie.
Joey : Je ne m’en étais pas rendu compte.
Jen : Bizarre hein ? La fois ou tu nous l’as présenté on s’est tous regardé. Mais comme tu ne semblais te rendre compte de rien, on s’est tu.
Joey : Alors en fait pendant tout ce temps…
Jen : Tu vois où je voulais en venir ! Pacey est le seul qui ait réussi à allumer des étoiles dans tes yeux, on est tous d’accord là dessus.
Joey : Comment ça tous ?
Jen (un peu gênée) : Eh bien, tu te rappelles il y a 3 ans, la dernière fois ou on s’est retrouvés tous ensemble ?
Joey : Oui.
Jen : A un moment donné Pacey et toi vous êtes partis faire des courses. On a alors commencé à discuter et on en est venu à parler de vous deux.
Joey : Et qu’avez vous conclu ?
Jen : Que les moments ou vous avez été heureux l’un et l’autre, c’est quand vous étiez ensemble.
L’alcool commençait à faire son effet sur Joey. Elle se sentait de plus en plus euphorique.
Joey : Jen, Jen, Jen, ma conseillère matrimoniale personnelle ! Tu crois que je ne suis pas au courant ? Que je ne sais pas qu’il est probablement le seul homme qui pourrait me rendre heureuse ? Mais que puis je faire ? La dernière fois que je l’ai vu je lui ai dit ce que je ressentais. Tu sais ce qu’il ma dit ? « Désolé Joey, on a déjà essayé. Entre toi et moi ça ne marche jamais. A croire que le monde entier est ligué contre nous. Soit heureuse Joey, tu le mérites plus que tout autre. » Et après il m’a embrassé. J’ai essayé de le faire changer d’avis mais il n’a rien voulu savoir, il est têtu. Et tu sais à quel moment c’était ? Justement pendant que vous étiez en train de philosopher sur notre histoire.
Jen : C’est donc pour ça qu’il s’est quasiment enfui dès son retour ?
Joey se resservit un verre et en but une gorgée.
Joey : Je suppose. Et c’est aussi depuis ce jour que nous sommes sans nouvelles de lui.
L’alcool avait fait son effet sur Joey.
Joey : Je l’aime tu sais. Je n’ai jamais aimé que lui.
Mais maintenant c’est trop tard.
Jen : Et pourquoi ça ?
Joey : Il a coupé les ponts, et puis il a été clair : il ne peut rien se passer entre nous.
Jen : Et tu vas accepter ça ? Toi qui as demandé à Pacey de se battre pour toi tu ne feras pas la même chose pour lui ?
Joey : Et que puis-je faire ? Je ne sais même pas où il est !
Jen : Joey, dans une semaine il y a la réunion des anciens. Avec de la chance il sera là. Et si ce n’est pas le cas tu pourras toujours interroger Doug ou Gretchen.
Joey : Tu as raison Jen. Tu es mon amie tu sais ?
Elle se mit à rire. Elle se remémorait les premiers moments avec Jen. Elle l’avait immédiatement détesté. Puis le temps était passé et elles avaient finis par se rapprocher au point qu’elles étaient devenues amies.
Mais rapidement ce rire se changea en sanglots. Jen s’approcha alors d’elle et l’a pris dans ces bras. De longues minutes s’écoulèrent avant que les larmes se tarissent. Finalement Joey redressa la tête. Elle avait eu besoin de se libérer de cette tension qu’elle avait en elle.
Joey : Je suis désolée Jen.
Jen : Et de quoi ? De souffrir ? Joey tu viens de prendre sûrement la décision la plus importante de ta vie. C’est normal d’être angoissée.
Joey : Je sais. Merci Jen. Merci d’être là, de me soutenir et de ne pas me juger.
Jen : Tu vas faire quoi maintenant ?
Joey : Je crois que je ne vais pas avoir d’autre choix que de parler à Mark. Je le ferais dès demain. Ça ne sert à rien d’attendre plus longtemps.
Jen : Tu as raison. Bon allez au lit ! Si tu veux être en forme demain pour voir Mark il est temps d’allé te coucher.
Joey : Tu as raison.
Elles se levèrent et déplièrent le canapé-lit. Jen partit dans sa chambre et revient quelques instants plus tard avec des draps qu’elles installèrent. Joey s’installa dans son lit et tenta de s’endormir. Etais-ce l’effet de ce qu’elle venait de faire ou bien l’alcool ? Toujours est-il qu’elle ne parvint pas à trouver le sommeil avant un long moment. Sa dernière pensée fut pour Pacey.

CAROLIN  (03.07.2007 à 11:21)
Pendant ce temps à LA, Dawson se préparait à se rendre chez le père de Cynthia. Il avait appelé pour prévenir qu’il passerait vers 19h. Il était donc devant la porte d’entrée et la mère de Cynthia vint lui ouvrir. Elle le salua froidement mais il n’y prêta pas attention. Il se dirigea directement vers le bureau. En chemin il croisa Cynthia qui n’osa pas le regarder. Il frappa et entra sans attendre la réponse.
Charles se retourna prêt à insulter la personne qui osait pénétrer dans son antre sans attendre son accord. Il reconnut Dawson et eut un sourire satisfait.
Charles : Alors ? Quand as tu prévu d’organiser les fiançailles ?
Dawson : J’ai réfléchi afin de trouver le moment qui conviendrait le mieux.
Charles jubilait. Il avait plié ! Alors que sa fille lui avait affirmé qu’il ne le ferait pas.
C : Et alors ?
D : Alors j’ai trouvé. Le meilleur moment c’est : Jamais ! Je n’aime pas les chantages et surtout je n’aime pas y céder.
Charles était furieux. Ce petit morveux osait lui tenir tête.
C : Tu sais ce que ça signifie ? C’est la fin de ton film ! Et de ta carrière à Hollywood ! Je vais te briser.
D : C’est peut être la fin de mon film et de ma carrière à Hollywood. Mais sachez une chose, vous ne me briserez pas, jamais !
Il quitta la pièce et la demeure sans se retourner.

Après ça il était allé se promener pour se vider la tête. Il était entré dans un bar et avait commencé à boire. Mais il ne parvint pas à se saouler. Trop de choses se bousculaient dans sa tête. Il décida donc de rentrer chez lui. Quand il arriva devant sa grille il trouva une voiture garée devant. Il s’approcha et découvrit Audrey, endormie au volant. Il cogna doucement à la porte et elle finit par ouvrir les yeux. Quand elle le reconnut un sourire illumina son visage, il ne put s’empêcher de lui rendre son sourire. Elle ouvrit la portière.
Dawson : Mais enfin que fais tu ici ?
Audrey : Je voulais savoir comment ça c’était passé.
Dawson : Rentrons, je vais te raconter.
Ils entrèrent donc dans la maison et s’installèrent dans le salon.
D : Tu veux un café ? Ou autre chose ?
A : Un café ira très bien, Merci.
Il alla le lui préparer et revint quelques minutes plus tard avec deux tasses fumantes. Ils burent quelques gorgées en silence puis Dawson lui raconta sa rencontre avec son producteur. A la fin de son récit Audrey était affligée.
A : Dire que rien ne serait arrivé si je n’avais pas été là. Je suis tellement désolée Dawson.
D : Mais tu n’as pas à l’être. De toutes façons j’aurais fini par rompre avec Cynthia. Ça n’a fait que précipiter les choses.
A : Mais si je n’avais pas été là tu aurais peut être pu finir ton film et tu…
Elle ne put finir sa phrase. Dawson s’était approché d’elle et il l’embrassait maintenant passionnément. D’abord surprise elle finit par répondre avec ardeur à son baiser. Après un instant cependant elle mit un terme à ce baiser.
Audrey : Je devrais rentrer. Finalement ce n’était pas une si bonne idée de venir ici ce soir.
Dawson : Reste.
A : Pourquoi Dawson ? Parce que tu es malheureux et que tu as besoin de réconfort ?
D : Non, Parce que depuis une semaine je n’arrête pas de penser à toi, à ce baiser. Je n’en dors pas la nuit.
Un silence s’installa puis Dawson reprit.
D : Reste, parce que je crois que je suis amoureux de toi.
Audrey resta figée en entendant ça. Elle avait espéré ces mots car elle non plus ne cessait pas de penser à ce baiser, à ce qu’il avait déclenché en elle. Elle regarda Dawson fixement craignant d’y lire une trace de moquerie. Mais elle n’y lut rien de tout ça. Ce qu’elle y vit la troubla. Elle s’approcha alors lentement de lui et cette fois c’est elle qui l’embrassa. Le baiser se fit de plus en plus enflammé et Audrey commença à enlever la chemise de Dawson. Celui-ci fit de même avec son débardeur. Tout en continuant à s’embrasser Dawson la guida vers la chambre. Ils tombèrent sur le lit et là ils firent l’amour.
Après, ils restèrent un moment silencieux, savourant ce moment de douceur.
Audrey finit par rompre le silence.
A : La star et le réalisateur ça fait un peu cliché non ?
D : Je ne suis pas certain d’être encore réalisateur.
A : Tu trouveras une solution. Et puis même si mon groupe s’est séparé je gagne quand même pas mal d’argent. Mais dis moi, tu ne regrettes pas ce qui vient de se passer ?
D : Quelle question ! Bien sur que non ! Ce que je viens de vivre était bien plus intense que tout ce que j’ai connu jusqu’à maintenant. Quand je t’ai dis que j’étais amoureux de toi, j’étais sincère. Je t’aime.
A : Et je crois que je t’aime aussi.
Ils s’embrassèrent et sentirent le désir renaître en eux. Ils firent à nouveau l’amour et s’endormirent dans les bras l’un de l’autre.

Quand il se réveilla le lendemain Dawson se sentit heureux comme il ne l’avait pas été depuis des années. Il se tourna et découvrit le lit vide à coté de lui et son visage s’assombrit. Il se leva et découvrit Audrey qui contemplait la vue depuis la fenêtre. Elle portait une de ces chemises bien trop grande pour elle et qui laissait deviner ces formes par transparence.
D : Quand je me suis réveillé seul, j’ai cru que j’avais rêvé. Mais en fait la réalité est encore mieux qu’un rêve.
A : Tu comptes faire ça tout le temps ?
D (surpris) : Quoi donc ?
A : tous ces compliments.
Dawson : Je ne sais pas, pourquoi ?
A (taquine) : Parce que je sens que je vais adorer ça !
Elle s’approcha alors de lui et déposa un doux baiser sur ces lèvres.
A : Tu m’offres un café ?
D : Les désirs de Madame sont des ordres.
Il fit une petite courbette et Audrey éclata de rire.
Ils prirent leur café l’un à coté de l’autre en silence.
Audrey : Je me posais une question.
D : Oui ?
A : Pourquoi tu n’as rien dit à Joey pour tes soucis avec Thompson ?
D : Comment tu sais que j’ai eu Joey ?
A : Je l’ai appelé juste après qu’elle t’aie eu en ligne. Alors ?
D : Je ne voulais pas l’inquiéter.
A : Alors pourquoi m’en avoir parlé à moi ?
D : Parce que je ne veux rien te cacher. Après tout c’est ça être un couple non ?
Il lui fit un clin d’œil et elle comprit alors qu’il l’avait entendu la semaine dernière. Elle lui rendit son clin d’œil.
D : Tu veux faire quoi aujourd’hui ?
A (malicieuse) : Je ne sais pas. Tu as une idée à me proposer ?
D : Une journée sous la couette ?
A : Hm, c’est très tentant ça. Mais que pourrions nous faire sous la couette ?
D : Je sais pas. Viens on va y réfléchir ensemble.
Il lui prit la main et l’entraîna dans la chambre

Mark venait d’arriver chez Jen. La veille quand il était rentré, il avait découvert un appartement vide. Il n’avait pas tout de suite compris mais quand il avait découvert le mot de Joey il avait été anéanti. Pour la première fois de sa vie il ne ferma pas l’œil de la nuit. Joey ne voulait pas l’épouser et elle était partie. Il ne pouvait pas la laisser faire ça. Il savait très bien où elle était, et c’est pour ça qu’il se trouvait sur le pas de la porte de Jen à une heure si matinale.
Il poussa un long soupir avant de sonner.
Jen arriva rapidement à la porte et ne fut pas étonné de voir Mark, elle n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche, Mark l’interrogea.
Mark : Joey est chez toi ?
Jen : bonjour Mark. Oui elle est là.
Mark : bonjour Jen. Désolé pour mon comportement et d’arriver si tôt mais il faut que je lui parle.
Jen : attend là 2 minutes.
Mark : ok.
Jen poussa la porte mais sans la fermer et se dirigea vers son canapé où Joey était encore endormi.
Jen : Joey, Joey.
Joey s’éveilla doucement : oui ? Ah, Jen, laisse-moi dormir encore un peu, s’il te plait.
Jen : se serait avec plaisir mais il est là.
Joey : qui est là ?
Jen : Mark.
Joey se releva : Ah.
Jen : je le laisse entrer ou tu préfères le voir plus tard.
Joey : non vas-y laisse le entrer maintenant ou plus tard c’est pareil, il faut qu’on l’aie cette discussion.
Jen : j’en ai bien peur.
Jen serra tendrement le bras de Joey en lui faisant un sourire, puis se dirigea vers la porte. Elle laissa Mark entrer et partie discrètement vers sa chambre.
Mark : Joey ma chérie je suis désolé, je suis vraiment…
Joey : Mark arrête je t’en prie. Tu n’es pas désolé. Tu es comme ça, ton travail c’est ta vie, il passe avant tout et tout le monde. Je le sais et tu le sais aussi.
Mark : Joey je ne veux pas que tu refuses ma demande en mariage et surtout je ne veux pas que tu me quittes.
Joey : Mark tu es tellement pris par ton boulot que c’est d’une femme à mi temps dont tu as besoin, et moi je ne veux pas de ça, je ne veux pas être une femme à mi temps qui espère avoir parfois des heures supplémentaires. Je suis une femme indépendante et j’en suis fière mais je veux aussi être une épouse comblée. Je veux d’un homme qui me fasse vibrer, qui me fasse rêver au quotidien et pas seulement quand son boulot peut attendre. Et cet homme ce n’est pas toi.
Mark : Joey je peux changer, je peux travailler moins si tu le veux.
Joey : arrête Mark ça ne sert à rien. Tu sais très bien que tu en es incapable.
Mark : Joey je t’en supplie ne me quitte pas. Si tu veux je peux te l’écrire sur un mur si ça peut te convaincre, ça a marché pour Pacey.
Joey (étonnée) : mais qui t’as raconté cette histoire ?
Mark : quand on est allé à Capeside, j’ai bien remarqué ton trouble quand on est passé devant ce mur et j’ai demandé une explication à Bessie. Elle m’a tout raconté, votre histoire, ton amour pour Pacey. J’ai fais exprès de repasser devant le mur pour que tu m’en parles mais tu ne l’as pas fait et je sais pourquoi. Mais Joey, je t’aime, je t’aime comme un fou ne gâche pas notre histoire pour un souvenir, ça fait des années que tu ne l’as pas revu. Je t’en prie Joey.
Joey : je ne te quitte pas pour lui Mark, pas vraiment du moins. J’ai beaucoup de tendresse pour toi, je t’aime mais pas assez pour être ta femme. Je connais le véritable amour, je l’ai déjà vécu et ce n’est pas celui que j’éprouve pour toi.
Mark les larmes aux yeux, dans un murmure : s’il te plait Joey.
Joey les larmes aux yeux également : je suis désolée Mark.
Quand Mark fut parti Jen arriva.
Jen : ça va ?
Joey : oui.
Jen pris Joey dans ses bras : je suis là.
Joey : merci.
Une petite voix : coucou est moi.
Jen et Joey se retournèrent et virent Amy dans l’embrasure de la porte qui tenait son doudou.
Elles rigolèrent toutes les 2 accompagnées très vite par les rires d'une Amy toute contente de son entrée.


Le lundi matin Dawson se rendit au studio et réunit toute l’équipe.
Dawson : Voilà, si je vous ai réuni aujourd’hui pour vous annoncer une mauvaise nouvelle.
Audrey lui serra doucement la main pour lui donner du courage. Il lui fit un sourire et se tourna à nouveau vers l’équipe.
Dawson : Suite à un conflit avec le producteur du film je suis obligé de mettre fin au tournage.
Un murmure d’incrédulité circula dans l’assemblée.
D : Je suis navré que l’aventure se termine comme ça. Sachez que si j’ai l’occasion de réaliser un autre film je ferais en sorte que ce soit vous qui travailliez avec moi. Merci pour tout.
Après un instant de silence Franck commença à applaudir bientôt imité par l’ensemble des personnes présentes. Puis Dawson quitta le plateau le cœur lourd, accompagné d’Audrey.

CAROLIN  (03.07.2007 à 11:34)

Les jours passèrent rapidement et ils partirent donc pour Capeside.
Ils arrivèrent sur place en début d’après-midi. Les filles se rendirent au Bed & Breakfast tandis que les garçons allaient retrouver Andie dans la maison familiale.
Quand la voiture s’arrêta devant la pension Bessie vint à leur rencontre. Elle prit sa sœur dans ces bras.
Bessie : Joey, je suis navrée que tu aies rompu avec Mark. Ça va ?
Joey : Oui je vais bien, je te remercie de t’inquiéter mais tout va bien.
Bessie : Tant mieux alors.
Elle se tourna alors vers Jen.
Bessie : Jen, Amy ! Ça me fait tellement plaisir de vous voir.
Elles entrèrent dans la pension et Bessie leur indiqua leurs chambres.
Bessie : Joey tu prendras ton ancienne chambre et toi Jen celle d’à côté. Si vous avez…
Elle fut interrompue par le téléphone qui sonnait. Après quelques minutes de conversation elle revint voir les filles qui s’installaient.
Bessie : Jen, je suis désolée mais je ne vais pas pouvoir garder Amy ce soir. Des clients viennent d’appeler, ils arrivent dans 2 heures.
Jen : Ce n’est pas grave, je vais demander à Mme Leery si elle peut la garder.
Bessie : Malheureusement non, elle est clouée au lit avec une grippe depuis 2 jours déjà.
Jen semblait vraiment navrée par la nouvelle, elle qui se faisait une joie de revoir tous ces anciens camarades.
Jen : Tant pis je resterais là pour garder Amy.
Joey : Si tu veux je reste avec toi.
Jen : Non Joey, pas la peine que tu rates cette soirée à cause de moi. Tu ferais mieux d’aller te préparer, les garçons ont dit qu’ils passeraient de bonne heure.
Elle rejoignit donc Amy dans la chambre tandis que son amie entrait dans la sienne pour se préparer.

Joey était assise sur son lit. Elle venait de terminer de se préparer pour la soirée. Ce soir, elle verrait peut être Pacey. Qu’allait-elle lui dire ? Elle y avait réfléchi toute la nuit. Mais au final elle savait que ça ne servirait à rien. Les mots qu’elle prononcerait en le voyant ne pourraient pas être anticipés. Elle savait que dès qu’il poserait son regard sur elle tout ces beaux discours s’évanouiraient. Ces réflexions furent interrompues par Jen qui l’appelait.
Jen : Joey si tu ne te dépêches pas tu seras en retard !
Joey sourit et sortit de sa chambre pour rejoindre son amie.
Jen la voyant arriver ne put s’empêcher de sourire. Son amie avait vraiment fait des efforts. Elle était vêtue d’une robe de soirée noire et portait pour seul bijou un bracelet.
Jen : Je ne t’ai jamais vu mettre autant de temps à te préparer pour sortir !!
Joey : N’exagères pas je n’ai pas mis si longtemps !Bessie qui souriait devant les efforts qu’avait fait sa sœur : Non, disons simplement qu’on était à deux doigts d’appeler les pompiers, on croyait que tu avais fait un malaise.
Jen et Bessie sourirent en voyant Joey faussement vexée.
Les garçons arrivèrent à ce moment là.
Joey : Mais Andie n’est pas avec vous ?
Jack : Angelo l’a appelé au moment où on allait partir, elle nous retrouve sur place.
Joey : D’accord.
Jack : Jen, je sais qu’une femme doit se faire désirer mais là on va vraiment être en retard.
Jen (dépitée) : Je ne viens pas.
Les garçons : Comment ça ?
Elle leur expliqua alors les évènements qui l’empêchaient de venir.
Will la regarda un instant.
Will : Vas te préparer, tu vas assister à ta soirée.
Jen : Tu n’as pas entendu ce que je viens de dire ? Je ne…
Will : J’ai très bien entendu ce que tu viens de dire. Tu iras à cette fête, c’est moi qui garderais Amy. Au cas ou tu t’inquiéterais de ma capacité à le faire tu n ‘as qu’à demander à Greg.
Greg : Je te confirme, il est très doué avec les enfants. C’est normal d’ailleurs, ils ont le même âge mental !
Will : Tu me paieras ça ! Alors Jen ? Tu acceptes ?
Jen : D’accord, mais promets moi de m’appeler au moindre souci.
Will : Promis. Allez maintenant vas te préparer.
Elle s’approcha de lui et lui glissa un « merci » à l’oreille avant de lui déposer un baiser sur la joue.
Will : C’est plutôt moi qui devrais te remercier ainsi que la sœur de Joey et la mère de Dawson, grâce à vous j’ai la chance de passer la soirée avec l’une des plus jolies filles de la ville !!
Tout le monde éclata de rire.
Jen monta ensuite les marches quatre à quatre et redescendit au bout de 30 minutes.
Après avoir laissé les dernières recommandations à Will elle monta dans la voiture avec Joey et les garçons.

Ils arrivèrent rapidement et entrèrent dans la salle. Ils y furent accueillis par quelqu’un qu’elles n’avaient pas vraiment envie de voir.
Voix : Enfin des jolies filles !
Jen (cassante) : C’est pas vrai ! Drue Valentine !
Drue : Ne fais pas semblant Jen, je sais que tu es ravie de me voir !
Jen : Ouais autant que si j’avais attrapé la peste !
Ils continuèrent leur chemin et finirent par trouver un visage connu. Andie était assise seule à une table. Quand elle les vit elle se leva et se précipita à leur rencontre.
Andie : Jen, Joey !
Elles se prirent dans leurs bras pendant un long moment. Ils s’installèrent et commencèrent à discuter.
Joey : Alors Andie, racontes nous. C’est comment l’Italie ? Et ta petite famille ?
Andie : Je ne regrette vraiment pas d’être partie m’installer à l’autre bout du monde. Bien sur j’aimerais vous voir plus souvent mais la vie là bas c’est… Fabuleux !
Jen : Racontes !
Andie : Eh bien après être partie pour l’Italie j’ai fait des études sur l’art, notamment la peinture. C’est là que j’ai rencontré mon mari. Il était assistant d’un de mes professeurs et lors de ma dernière année on a été obligés de passer beaucoup de temps ensemble.
Jen : Et vous vous êtes rendus compte que vous vous entendiez bien c’est ça ?
Andie : En fait non. Au début on ne s’entendait pas du tout. Il trouvait tous les prétextes pour se moquer de moi, de mon accent.
Joey : Eh ben ça commençait mal !
Andie : Oui mais à un moment donné j’en ai eu marre et je le lui ai dit et là il m’a surpris. Je l’ai pris à part et je lui ai dis que je commençais à en avoir marre de toutes ces critiques et que s’il avait réellement quelque chose à me reprocher il avait qu’à le dire.
Jen : Et comment il a réagi ?
Andie : A ma grande surprise il n’a rien dit. Il a pris ces affaires et il est parti. Comme je ne comprenais pas sa réaction j’ai voulu l’interroger mais pendant une semaine il m’a évité. Ça m’a évidemment intriguée alors je me suis renseignée auprès d’un de ces amis qui m’a appris qu’il s’était fait plaquer et qu’il en avait beaucoup souffert.
Joey : Mais quel rapport avec toi ?
Andie : C’est la question que j’ai posé à son ami qui n’en savait pas plus alors je me suis décidé à aller l’interroger. Encore une fois j’ai été obligé d’user de stratagèmes mais j’ai réussi à le coincer et là il m’a surpris en me disant qu’en fait s’il me fuyait c’est parce que je lui plaisais beaucoup.
Joey : Il a de drôles de manières de le montrer !
Jen : C’est sur !
Andie : Il faut que vous compreniez que sa précédente histoire d’amour l’avait beaucoup fait souffrir et qu’il avait peur de souffrir à nouveau.
Joey : Ah effectivement et après ?
Andie : Eh bien j’ai appris à mieux le connaître et petit à petit on s’est rapprochés. Un an après nous nous installions ensemble et après nous nous sommes mariés et il y a un an Enzo est né.
Joey : Je voulais te dire que j’étais désolée de ne pas avoir pu venir à ton mariage. J’étais sur un gros projet et comme je venais d’être embauchée je pouvais pas me permettre de m’absenter.
Jen : Pareil, je suis désolée.
Andie : Ne vous inquiétez pas les filles je comprends tout à fait et je ne vous en veux pas du tout.
Ils continuèrent à discuter ensemble, chacun racontant des anecdotes de sa vie.
Après un moment Jack tourna la tête ;
Jack : On ne dirait pas Dawson là bas ?
Andie : Si, mais qui est la fille qui l’accompagne ?
Joey se retourna à son tour et regarda attentivement.
Joey : Mais on dirait Audrey !
Jack (regardant plus attentivement) : Mais tu as raison, c’est bien Audrey !
Jen se leva alors et leur fit signe. Ils la virent et se dirigèrent vers la table.
Joey vint à leur rencontre.
Joey : Bonsoir, mais dites nous ce qui nous vaut l’honneur d’avoir 2 stars pour le prix d’une à notre table.
Dawson : C’est une longue histoire.
Jack : Tu sais vu l’ambiance de la soirée on va avoir du temps…
En effet, depuis le début de la soirée ils s’étaient tous rendus compte qu’en fait ils n’avaient plus réellement d’affinités avec les anciens élèves qui ne faisaient pas partie de la petite bande. Jen avait revu Henry, ça lui avait fait drôle. Il était devenu agent de sportifs et gagnait bien sa vie.

Dawson leur raconta alors ce qui l’avait emmené à revoir Audrey. Il leur expliqua aussi comment ils en étaient venus à se rapprocher pour finalement sortir ensemble.
Jen : Attends, alors vous voulez dire que vous deux .. ?
Audrey : Eh oui !
Ils continuèrent de discuter, chacun racontant sa vie depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Seule Joey participait peu à la conversation. Son regard se portait souvent vers l’entrée de la salle. Dawson le remarqua et se pencha vers elle.
Dawson : Je crois qu’il ne viendra pas.
Joey : Qui ça ?
Dawson : Joey. Pas entre nous, tu sais très bien ce que je veux dire.
Joey : Mais pourquoi dis-tu qu’il ne viendra pas ?
Dawson : Il est au courant pour ton mariage.
Joey : Mais comment..? Tu lui as dit ?
Dawson : Oui.
Il lui expliqua alors sa conversation avec Pacey.
Joey : Mais enfin pourquoi ne m’as tu pas dis que tu savais où il était ?
Dawson : Mais parce que je n’en sais rien ! C’est lui qui m’a appelé. Si tu veux tout savoir il m’appelle de temps en temps et nous discutons un peu. Et quand il passe à LA on sort ensemble.
Joey se sentit confuse de s’être ainsi emportée.
Joey : Désolée Dawson. C’est juste que j’aurais tellement voulu le voir, lui parler. Après un silence. J’ai rompu avec Mark.
Dawson : Quoi ? Tu es sérieuse ? Oui, bien sur que tu es sérieuse. Je suis désolé Joey. Que s’est-il passé ?
Elle lui raconta alors la fameuse soirée quelques jours plus tôt.
Dawson : Alors c’est vraiment fini ? Tu es certaine de ne pas le regretter un jour ?
Joey : Je n’en sais rien Dawson mais je ne pouvais plus continuer comme ça. Je n’étais pas heureuse.
Dawson : Alors tu as bien fait.
Il s’approcha d’elle et la serra dans ces bras.
Ils reprirent ensuite la discussion avec les autres.

A la fin de la soirée tout le monde se sépara, se promettant de se revoir bientôt. Joey annonça à Jen qu’elle avait besoin de marcher un peu et la laissa donc rentré seule. Elle se promena dans Capeside. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas eu l’occasion de le faire. Elle marchait sans but quand soudain elle reconnut l’endroit où elle se trouvait. Elle leva les yeux. L’inscription était toujours là : « Ask me to stay ». Rien n’avait changé, la peinture était un peu passée mais rien ne semblait pouvoir l’effacer pas même le temps. Si seulement elle pouvait savoir où il était.
Voix : En fait on en revient toujours là.
Joey se retourna et découvrit Dawson qui lui aussi regardait une pointe de déception s’insinua en elle.
Dawson : Ce n’est que moi, désolé. Alors on en revient toujours ici. Là où tout à commencer.
Joey : Oui. Je suis désolée Dawson.
Dawson : Je comprends Joey. J’aimerais pouvoir t’aider.
Joey : Je sais Dawson. Je vais sûrement aller voir Doug demain.
Dawson : C’est une bonne idée. Alors tu as fini par prendre ta décision on dirait.
Joey hésita un instant avant de répondre : En fait je crois que ça fait longtemps que je l’ai prise. C’est juste que j’ai eu du mal à l’assumer.
Dawson : Et ce n’est plus le cas ?
Joey : Non. Je sais que c’est lui. Depuis que je suis loin de lui c’est comme si il me manquait une partie de moi.
Dawson : Je vois ce que tu ressens. A une époque j’ai ressenti la même chose quand nous étions séparés.
Joey : Je suis navrée Dawson.
Dawson : Ne le sois pas Joey. C’est du passé tout ça. J’ai changé depuis et je suis très heureux avec Audrey. C’est exactement comme Pacey l’avait dit tu sais ?
Joey : Comment ça ?
Dawson : C’était quoi son expression déjà ? Ah oui, elle me file des papillons dans le ventre !
Joey : C’est vraiment merveilleux pour vous. Et pour ton film ? Tu as trouvé une solution ?
Dawson : Pas encore mais je finirais par trouver ne t’inquiètes pas. Tu veux qu’on rentre ensemble ?
Joey : Non c’est gentil Dawson. Je vais marcher encore un moment avant de rentrer. A bientôt

Dawson : A bientôt Joey
Il partit alors, la laissant seule avec ces pensées.

Pendant ce temps, Jen était rentrée à la pension. Elle avait ouvert la porte en silence pensant trouver Will sur le canapé. Mais quand elle entra elle constata que le salon était vide. Soudain inquiète elle se dirigea rapidement vers la chambre. Elle avait gravi 3 marches quand elle entendit un « chut » murmuré. Elle leva les yeux et découvrit Will qui lui souriait. Elle monta les dernières marches et se retrouva face à lui.
Will : J’ai entendu la voiture arriver alors je descendais pour te dire de ne pas faire de bruit. Amy dort.
Jen (surprise) : Elle a réussi à s’endormir ? Tu ne l’as pas couché tard au moins ?
Will : A 20h comme tu me l’avais demandé.
Jen : Et tu me dis qu’elle a réussi à s’endormir ?
Will : Ben ça n’a pas été une mince affaire. Tu ne m’avais pas parlé de l’histoire du câlin magique pour repousser les monstres.
Jen : Je sais, je suis désolée. Comment tu t’en es sorti ?
Will : Tout simplement en restant à son chevet.
Jen : Depuis 20h ? Mais il est 1h du matin !
Will : Mais rassures toi j’ai trouvé un bouquin passionnant pour passer le temps.
Jen : je suis désolée. Comment pourrais-je me faire pardonner ?
Elle le regardait intensément. Will ne savait pas quoi faire. Il la voyait s’approcher lentement de lui.
Petite voix : ma’am ?
Will (un peu déçu) : ah je crois que la princesse est réveillée. Je vais te laisser dormir, tu dois être fatiguée. Bonne nuit Jen.
Jen (déçue également) : Bonne nuit Will.
Elle rentra dans sa chambre non sans un dernier regard vers Will.

Le lendemain, ils se retrouvèrent tous au Ice House. Au cours du repas Jen souhaita parler à Will en privé. Ils sortirent du restaurant et marchèrent un peu.
Will : Alors dis moi ce que tu voulais me dire de si important.
Jen : je suis heureuse de t’avoir rencontré, tu es un ami un vrai et je sais que je peux compter sur toi…
Will : Jen arrête, on n’est pas ami.
Jen (surprise) : Quoi ??? Mais je …
Will : Ce n’est pas ce que je voulais dire. Je ne veux pas être que ton ami Jen. Je veux être plus, beaucoup plus. Je veux être tout.
Jen (toujours surprise) : Attend tu peux être un peu plus explicite parce que je suis pas sure de comprendre.
Will : Jen ça fait des semaines qu’on se côtoie, qu’on passe tout notre temps libre ensemble. On s’entend très bien, j’adore Amy et je pense qu’elle aussi. Je sais que tu as souffert avec les hommes de ta vie mais avec moi se sera différent parce que je suis différent. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi et je sais que c’est toi que je cherchais. Jen ça ne me suffit pas d’être ton ami. Je veux être ton chéri, ton amant, ton meilleur ami, ton confident, ton compagnon et peux être même dans quelques temps si toi et Amy le voulez bien, devenir ton mari.
Jen avait les larmes aux yeux, jamais aucun homme ne lui avait parlé comme ça. Elle n’arrivait pas à y croire. Will lui avait plu dès l’instant où elle l’avait rencontré et plus les jours passaient et plus elle l’appréciait. Elle était bien avec lui sans retenue, sans se poser de questions. Tout c’était fait naturellement comme s’ils se connaissaient depuis toujours et le plus important de tout Amy était très heureuse et l’aimait beaucoup. Jen avait rêvé de cet instant depuis des semaines mais par peur de souffrir avait préféré enfouir ses sentiments en se disant qu’ils étaient simplement amis. Et là il lui faisait la déclaration qu’elle attendait depuis tellement longtemps.
Sans réfléchir, les jambes tremblantes, le cœur battant la chamade et une sensation de nœud à l’estomac elle s’avança vers lui, quand elle fut presque collé à lui elle lui sourit en murmurant : « tu en as mis du temps ». A ses mots Will souri de son plus beau sourire, soulagé de la réaction de Jen et surtout très heureux il se pencha et l’embrassa tendrement.

Ils reprirent le chemin du restaurant main dans la main. Quand ils entrèrent ainsi dans le restaurant leurs amis se retournèrent et quand ils les virent entrer ainsi ils semblèrent très surpris, sauf Jack et Greg.
Jack : Eh bien vous en avez mis du temps !
Jen : Désolée, on avait pas mal de choses à se dire.
Jack (amusé) : Mais je ne parlais pas de votre absence !
Ils éclatèrent de rire et tout le monde repris sa place. Jen se rassit à côté de Joey. Elle ne cessait de lancer des coups d’œil à Will qui faisait pareil de son côté.
Après un moment elle se pencha vers Joey.
Jen : Bon maintenant c’est ton tour.
Joey : Comment ça ?
Jen : Dawson et Audrey sont ensembles et ont l’air de filer le parfait amour, Jack et Greg sont un vrai petit couple depuis 2 ans, Will vient de rentrer dans ma vie et celui là je ferai tout pour qu’il y reste, maintenant c’est à toi de trouver le bonheur. Et tu le trouveras auprès de Pacey mais comme c’est un garçon et qu’ils sont un peu bêtes, tu le sais bien, c’est toi qui vas prendre les devants d’autant plus qu’il est persuadé que tu vas te marier. Donc ma petite Joey, tu sais que je t’aime beaucoup mais si tu ne te débrouilles pas pour retrouver Pacey et pour que vous soyez enfin heureux ensemble je ne t’adresserai plus jamais la parole.
Joey allait répliquer quand Jen continua sur sa lancée : et je ne tolèrerai aucune remarque ou objection. J’ai été bien claire ?
Joey d'une toute petite voix : oui madame.
Elles se regardèrent et rigolèrent.
Joey : tu as raison Jen je vais retrouver Pacey et on sera heureux.
Jen : Ah voilà, ça c’est la Joey Potter que j’aime !
Joey : Tu sais je crois avoir trouvé où il se cache.
Jen : Comment ça ?
Joey : Tu sais hier soir, je me suis promenée dans Capeside et je suis allée au port. Ça m’a rappelé notre voyage en mer et je me suis souvenue d’une chose qu’il m’a dit. Nous étions dans une petite ville près de Miami, Carltown et il m’a dit « Tu sais quoi ? Si un jour je réussi à fuir Capeside, c’est là que je poserais mes valises. » Je suis sure qu’il est là bas.
Jen : parfait, alors tu pars quand ?
Joey : Tout à l’heure, je voulais encore profiter un peu de vous. Qui sait quand nous nous reverrons tous ensemble.

Ils continuèrent de déjeuner puis Dawson et Audrey se levèrent. Ils devaient se rendre à l’aéroport. Après la promesse de se revoir bientôt ils se séparèrent. Joey en profita également pour s’éclipser.
Elle rejoignit la pension et monta récupérer sa valise. Elle redescendit et croisa sa sœur.
Bessie : Alors tu pars à sa recherche ?
Joey : Comment tu le sais ?
Bessie : Je suis ta sœur. Je sentais bien que ça arriverait. Quand je t’ai vu descendre hier soir pour allé au bal j’ai compris.
Joey : Tu as compris quoi ?
Bessie : Dans tes yeux j’ai revu des étoiles. Il n’y a que quand tu pensais à Pacey qu’elles apparaissaient. Tu sais où il est ?
Joey : je pense. Je vais y aller Bessie, mon taxi vient d’arriver.
Bessie : Bonne chance petite sœur et tiens moi au courant.
Joey : bien sur Bessie.
Elle sortit et s’engouffra dans son taxi, direction la gare.

CAROLIN  (03.07.2007 à 11:47)
Quand Joey arriva à l’hôtel où elle avait réservé une chambre la nuit était déjà tombée. Elle s’installa et rangea ses affaires. Malgré l’heure tardive et l’épuisement dû au voyage, Joey n’arriva pas à s’endormir. Des milliers de questions lui trottaient dans la tête : est-il là ? Et si oui, vais-je le retrouver ? Est-il toujours célibataire ? Pense t-il à moi ? Sera-t-il content de me voir ?
Elle avait l’impression que sa tête allée exploser. Ca ne servait à rien de rester là à ressasser toutes ces questions, elle ne pouvait pas non plus commencer ses recherches, vu l’heure. Elle décida donc d’aller faire un tour pour se changer les idées. Et tout naturellement sans hésiter sur le chemin à prendre elle se dirigea vers le port. Malgré les années et bien qu’elle ne soit jamais revenue ici depuis qu’elle y avait fait escale avec Pacey elle savait exactement par où passer.
En même temps qu’elle arrivait au port un jeune homme, grand, brun avec de magnifiques yeux bleus montait dans sa voiture pour le quitter. Il alluma le contact, bassa sa vitre, il était tard mais il faisait encore chaud, et les premiers accords de « my invitation » commencèrent.

Joey se retourna, cette chanson elle ne la connaissait que trop bien, c’était celle sur laquelle elle avait dansé avec Pacey lors de l’anti bal que Dawson avait organisé dans le restaurant de ses parents, quelques semaines avant que Joey ne choisisse Pacey et parte avec lui pour les vacances. Elle voulu s’approcher mais la voiture avançait déjà et elle disparu sous ses yeux. Elle avait une drôle de sensation et si ce jeune homme c’était Pacey ? Il venait de lui glisser entre les doigts. De toute façon elle n’avait aucune possibilité de le savoir.

Elle se balada un petit moment sur le port avant d’aller s’installer devant l’emplacement où 10 ans plutôt le True Love était amarré. Et là elle se figea le True Love était là ou du moins une copie conforme du True Love. Elle se pencha pour voir le nom de ce bateau et son cœur tambourina dans sa poitrine quand elle lu True Love sur la plaque. Elle se frotta les yeux et relu l’inscription mais c’était bien ça. Assise devant le bateau elle leva les yeux au ciel et contempla les étoiles en se remémorant les quelques jours qu’elle avait passé ici en compagnie de Pacey.

Le lendemain matin Joey se réveilla avec la ferme intention de savoir si oui ou non Pacey vivait bien dans cette ville. Mais par où commencer ?
Quand elle passa devant l’accueil la réceptionniste consultait un annuaire. En voilà une bonne idée pour commercer se dit-elle.
Après quelques mots échangés avec la réceptionniste elle commença à feuilleter les pages, elle avait les mains qui tremblaient. Il fallait qu’elle arrive à se maîtriser. Elle respira un bon coup, s’encouragea mentalement et ouvrit l’annuaire à la lettre W. Avec son doigt elle suivait la liste WI, WIT, WITT, WITTE, WITTER. Oh mon dieu il y avait bien un WITTER ou plus exactement 3. Pour lui faciliter la tache il n’y avait que l’initiale du prénom et bien sur ils avaient eu tous la bonne idée d’avoir un prénom qui commence par la lettre P.
Ca aurait été trop facile se dit Joey s’il n’y en avait eu qu’un et en plus prénommé Pacey. 
Elle griffonna les adresses sur un bout de papier et après avoir trouvé un plan de la ville se dirigea vers la maison du P. WITTER la plus proche. Deux rues plus loin avant de se diriger vers la porte d’entée elle vérifia le nom sur la boîte aux lettres c’était bien WITTER mais le P signifie Phil et non Pacey. Au moins pour le premier ça avait était facile. S’ils ont tous pour habitude de mettre aussi leur prénom sur la boîte aux lettres la tâche va s’avérer plus simple que je ne croyais se dit Joey.
Sans tarder elle continua son chemin jusqu’à la 2ème maison. Là, pas de chance simplement le nom était inscrit sur la boite. Elle sonna donc à la porte et un homme d’une quarantaine d’années, fort charmant, vint lui ouvrit.
Joey : bonjour, excusez moi de vous déranger je cherche WITTER P…
H : Peter oui c’est moi
Joey : ah non désolée, je cherche un Pacey WITTER.
H : c’est bien dommage
Joey : encore désolée de vous avoir embêté Monsieur.
H : Il n’y a pas de mal.
Il n’en restait plus qu’un et elle serait fixée. Dans tous les films c’était toujours le dernier d’une liste le bon, ça faisait durer le suspens c’était plus rigolo. Joey espérait que se soit le cas pour elle aussi.

Quelques minutes plus tard elle arriva face à la maison du dernier P. WITTER. C’était une maison assez grande et très jolie, mais ce que Joey ne savait pas c’est que le jeune homme qu’elle avait croisé hier au port était sorti de cette même demeure seulement 5 minutes avant son arrivé.
Avant de sonner à la porte Joey hésita plusieurs fois. C’était sa dernière chance et elle avait peur de savoir. Mais elle était là pour ça, il fallait qu’elle sache. Elle prit une profonde inspiration et appuya sur la sonnette. Après quelques minutes qui lui semblèrent des heures la porte s’ouvrit sur une jeune femme très jolie d’une vingtaine d’années. Joey resta sans voix la bouche entrouverte.
JF : bonjour je peux vous aider ?
Joey : oui, enfin peut être, je cherche Pacey Witter.
JF : je suis désolée pour vous mais Pacey vient de partir au restaurant.
Joey enregistra la réponse, c’était bien la maison de Pacey WITTER, mais est ce que c’était son Pacey ? Et qui était cette fille ? Il fallait qu’elle sache, il fallait qu’elle lui demande. Au pire elle passerait pour une sans gêne mais de toutes façons elle devait être fixée.
JF, qui voyait que Joey ne bougeait pas : vous voulez savoir autre chose ?
Joey : oui, euh… vous…, euh… vous êtes sa …
JF : la femme de ménage
Joey poussa un soupir de soulagement.
JF, en rigolant : je vois que ça vous fait plaisir.
Joey : désolée, je suis vraiment désolée. Une dernière chose et je ne vous embête plus. Pouvez-vous me donner le nom et l’adresse du restaurant.
JF : c’est au centre ville, L’escargot carnivore …
Joey troublée : l’escargot carnivore ?
JF : oui c’est ce que je viens de dire. Je vous l’accorde le nom est un peu particulier mais on y mange très bien. Il a une très bonne réputation et vous le trouverez facilement il est en plein centre, au 415 Bay Bridge Road.
Joey : merci
JF : de rien.
La jeune fille referma la porte et continua ses activités dans la chambre. Sur la table de chevet était posée une photo en noir et blanc ou un groupe de 6 amis prenaient la pose.

Joey se remit en route direction le restaurant. Son cœur battait la chamade elle pensait avoir retrouvé Pacey, son Pacey. Après le True Love, maintenant le nom du restaurant lui rappelait leur histoire. Lors de leur 1ère année de lycée, ils avaient du faire une étude sur le processus de reproduction des escargots aquatiques et Pacey avait eu la bonne idée de mettre un escargot carnivore avec les autres. Du coup ils avaient du passer la journée ensemble et celle-ci c’était terminée par leur premier baiser même si Joey l’avait repoussé, ce baiser avait été leur premier.
Joey arriva en quelques minutes au restaurant, il était pratiquement plein. Elle entra et un jeune homme s’approcha d’elle.
JH : bonjour, une table pour une personne ?
Joey : bonjour, en fait non, je cherche Pacey WITTER.
JH : vous ne le trouverez pas ici il est parti au port.
Joey : ah, merci.
Et voilà encore une fois Joey avait raté Pacey. Ca commençait à faire beaucoup. Pendant encore combien de temps allait-elle lui courir après ?
Elle parti alors au port d’un pas décidé. Elle alla directement à l’emplacement du True Love et se mit à appeler Pacey. Aucune réponse, elle allait monter à bord quand une voix derrière elle l’interpella.
Voix : si vous cherchez Pacey il vient de partir en mer.
Joey se retourna vers la personne : mais son bateau est ici
Voix : le True Love oui mais il est parti avec son autre bateau La petite sirène. Vous voyez là bas (l’homme lui montra un superbe voilier qui voguait vers le large) et bien c’est lui.
Une coïncidence de plus ? Certainement pas ce dit Joey. C’était son Pacey elle en était sûre. La petite sirène c’était le livre qu’ils lisaient lors de leurs vacances à bord du True Love.
Joey : ah, d’accord, merci. Vous pourriez m’indiquer l’emplacement de La petite sirène ?
Voix : emplacement 12, le quai à coté au même niveau.
Joey : merci beaucoup.
Voix : avec plaisir.
Bien décidée à ne plus louper Pacey, Joey se dépêcha de repasser à l’hôtel, prit une veste et un bouquin, puis alla s’acheter à manger et à boire. Elle retourna au port et s’installa à quelques mètres de l’emplacement N° 12.
S’il faut que je passe toute la journée et toute la nuit pour être fixée et bien je le ferais se dit Joey.
Joey ne vit pas les heures passer elle était absorbée par son livre « Ensemble c’est tout » d’Anna Gavalda, un auteur Français. Il ne lui restait que quelques pages à lire. Elle appréciait tellement ce livre qu’elle ne s’était pas aperçut que la nuit commençait à tomber.

Pacey arriva au port à la tombée de la nuit, sa ballade en mer lui avait fait un bien fou mais l’avait aussi affamé. Il se dépêcha d’amarrer son bateau pour filer au restaurant manger un petit quelque chose. Il fut attiré par un bruit de papier, il regarda dans cette direction et aperçu une jeune femme assise à quelques pas de son bateau en train de lire. Elle avait à coté d’elle, un paquet de bonbons, une boite de gâteaux au chocolat et une bouteille d’eau. Elle avait l’air captivé par son livre. Ca le fit sourire et penser à Joey. Quand il s’attarda sur son visage il se figea, même si quelques mèches de cheveux le couvraient il l’a reconnu tout de suite. Elle n’avait pas changé elle était comme dans ses souvenirs et toujours aussi belle. Des millions de questions lui venaient en tête mais surtout une que faisait-elle là ?
Il s’approcha doucement, le cœur battant, les mains moites, il savourait les derniers instants avant la confrontation. Il ne savait pas ce qu’il allait lui dire, ni comment engager la conversation. Il profita de ces quelques secondes qui lui étaient offertes sans qu’elle ne le voit pour l’admirer.
Arrivé devant elle, il s’arrêta, elle n’avait toujours pas relevé la tête, passionnée par sa lecture.
Pacey : dis donc Potter, je croyais que les études étaient terminées depuis quelques années et pourtant tu as toujours le nez dans un bouquin.
Joey stoppa sa lecture, un frisson lui parcouru le corps, son cœur s’emballa. C’était lui, c’était sa voix.
Doucement elle releva la tête. Pacey était devant elle, il la regardait en souriant. Mon dieu ce sourire, ces yeux bleues magnifiques, ce visage, rien n’avait changé, il était magnifique. Si elle avait eu le courage elle lui aurait sauté dessus et l’aurait embrassé sauvagement mais elle se contenta de se lever tant bien que mal. Elle était assise depuis des heures et ses muscles s’étaient engourdis.
Pacey voyant les difficultés qu’elle avait à se mettre de bout l’aida.
Pacey un peu inquiet : tu as bu Joey ?
Joey rigola : sois pas idiot, j’ai pas bu. J’ai les muscles un peu engourdis, c’est tout. De toute façon c’est ta faute, ça fait des heures que je t’attends.
Pacey : même après toutes ces années, je vois que rien n’a changé, c’est toujours moi qui suis en tort.
Joey le regarda en rigolant : une femme a toujours raison, tu sais bien.
Pacey : oui c’est ce que tu m’as toujours répété, je doute encore un peu mais…
Joey : tu sais que je te cours après depuis hier soir.
Pacey : ah bon ? Hé bien tu as fini par me trouver.
Joey : oui… je suis heureuse de te revoir, ça fait si longtemps.
Elle s’approcha de Pacey et le pris dans ses bras elle lui murmura : tu m’as tellement manqué.
Pacey se laissa faire, il était content de se retrouver dans les bras de Joey. Il la pressa un peu plus contre lui et dit : je suis heureux aussi et toi aussi tu m’as manqué.
Joey se détacha de Pacey à regret et le regarda droit dans les yeux : pourquoi tu nous as laissé sans nouvelle depuis tout ce temps ?
Pacey : tu veux vraiment avoir cette discussion maintenant ? Parce que je meurs de faim. J’ai un restau au centre ville. Je t’invite ?
Joey : c’est une excellente idée que tu as là. J’ai jeté un rapide coup d’œil au menu et je dois dire que plusieurs choses m’ont tenté en particulier le fondant au chocolat.
Pacey étonné : ah bon mais comment tu …
Joey : depuis que je suis arrivée hier soir, je te cherche. Je suis passée à ton restaurant vers midi tu venais de partir. Je crois qu’on s’est croisé plusieurs fois depuis ce matin.
Pacey attrapa le bras de Joey en disant : allons-y.
 Le chemin en voiture se fit en silence, chacun était dans ses pensées.
Joey voulait lui poser des millions de questions et surtout une mais elle ne voulait pas le brusquer. Ce n’était pas lui qui avait fait la démarche de la revoir, elle ne pouvait pas donc risquer qu’il fuit une nouvelle fois.
Quand à Pacey ils se disait que toutes ces années sans la voir n’avaient strictement rien changé. Il suffisait qu’il regarde Joey pour que son cœur s’emballe. Alors quand elle l’avait pris dans ses bras ça avait été un véritable feu d’artifice qui c’était déchaîner en lui. Une question lui brûlait les lèvres pourquoi Joey était elle venue le voir alors qu’elle devait se marier dans quelques semaines ? Pourquoi maintenant et pas avant sa décision de mariage ou après celui-ci ?

Le restaurant était en pleine effervescence quand Joey et Pacey arrivèrent. Pacey salua quelques personnes, donna quelques instructions à ses employés et conduisit Joey à une table un peu à l’écart de toute l’agitation.  
Joey : je suis impressionnée, ton restaurant est vraiment magnifique.
Pacey : merci c’est gentil. Je me suis pas mal débrouillé ces dernières années.
Joey : raconte-moi tout.
Pacey : hé si on commençait par toi ? Honneur aux femmes.
Joey souri : si tu veux. Donc depuis qu’on ne c’est pas vu il n’y a pas eu trop de changement dans ma vie. Je vis toujours à New York et je travaille toujours au Cabinet d’Architecture à un poste un peu plus important maintenant. Je vois très régulièrement Jen et Jack. Et tout va plutôt pas trop mal dans ma vie. Voilà.
Pacey : comment vont Jen et Jack ?
Joey : je pense qu’ils préféreraient te le dire eux même mais ils vont bien.
Pacey : tu sais j’ai toujours pris des nouvelles de vous tous, j’ai gardé le contact avec Dawson et il me parle un peu de vous.
Joey : oui je sais, il m’en a touché 2 mots à la soirée des anciens. Je pensais t’y voir.
Pacey : je comptais venir mais …
Après quelques minutes de silence Pacey changea de sujet : et la petite Amy elle est comment ? Ca m’a fait bizarre quand Dawson me l’a appris.
Joey : tu veux la voir, j’ai une photo ?
Pacey : avec plaisir.
Joey lui tendit la photo.
Pacey : elle est magnifique, on dirait Jen en plus petite. Jen vit mieux le fait que le père d’Amy soit parti ?
Joey : ça a était très dur mais ça va mieux en plus depuis peu elle a fait la connaissance du frère de Greg, tu sais l’ami de Jack. Il s’appelle Will est ils sont ensemble depuis quelques jours mais je pense que celui là c’est le bon.
Pacey : et toi avec Mark ?
Joey troublé : c’est un peu compliqué. Je préfère t’en parler plus tard tu veux bien ?
Pacey acquiesça, il avait posé la question sans s’en rendre compte. De toute façon il n’avait aucune envie qu’elle lui parle d’elle et Mark et encore moins du fait qu’ils allaient se marier.
Joey : alors et toi raconte moi qu’as-tu fait pendant ces 3 années ?
Pacey : je suis venu ici parce que j’avais adoré cette ville, tu te souviens ?
Joey : oui, c’est en pensant à nos vacances en mer que je me suis doutée que tu étais là.
Pacey : donc j’ai atterri ici et au début j’ai fait quelques petits boulots principalement dans la restauration. Ensuite j’ai eu un gros coup de chance en plaçant quelques économies. J’ai pu m’acheter ce restau et le voilier que tu as vu tout à l’heure. Je passe mon temps entre le restau et des voyages en mer. J’ai une belle vie.
Joey : je suis très contente pour toi.

La soirée se passa comme ça tranquillement, chacun racontait sa vie à l’autre, ils plaisantaient, posaient des questions, se taquinaient un peu. Leur complicité était revenu naturellement mais les questions qui leurs brûlaient les lèvres à tous les 2 n’étaient pas posées et certains sujets comme le pourquoi du départ de Pacey et le pourquoi Joey était venue le rejoindre n’étaient pas abordés.

Ils passèrent une bonne partie de la nuit ensemble comme s’ils essayaient de rattraper le temps perdu pendant ces 3 dernières années. Ils finirent pas se séparer à regret avant le lever du soleil devant l’hôtel de Joey.


CAROLIN  (03.07.2007 à 12:19)
Joey était en train de dormir quand on toqua à sa porte.
Joey sous sa couette : revenez plus tard.
Pacey : tant pis pour toi je t’avais amené le petit déjeuner.
Joey sortie en trombe de sous la couette, se regarda dans le miroir, elle avait une tête à faire peur et elle arriva en 2 secondes à la porte, qu’elle ouvrit. Pacey était encore devant la porte un grand sourire aux lèvres.
Pacey : toujours aussi gourmande et marmotte à ce que je vois.
Joey avec un sourire coquin : toujours gentil et attentionné à ce que je vois. Tu entres ?
Pacey ne se fit pas prier et ils s’installèrent sur le lit pour prendre le petit déjeuner.
Joey : alors que me vaut l’honneur de ta visite ce matin.
Pacey : petite rectification il est plus de 2 heures ce n’est plus le matin.
Joey : tu rigoles. Déjà ?
Pacey : Hé oui. Alors je suis venu te chercher pour t’emmener faire une ballade en mer. Ca te dit ?
Joey : avec plaisir.
Joey se leva prit quelques affaires et se dirigea dans la salle de bain.
Pacey : mais qu’est ce que tu fais ?
Joey ressortie la tête de la salle de bain : je me prépare, j’en ai pour 5 minutes.
Pacey en s’allongeant sur le lit dit doucement : mais bien sur 5 minutes.
Joey de la salle de bain : je t’ai entendu Pacey.
Pacey rigola et 5 minutes après Joey sortie de la salle de bain vêtu d’une petite robe.
Joey : alors ?
Pacey se releva du lit, la regarda quelques secondes le sourire aux lèvres : tu es magnifique.
Joey sourit à son tour : je ne parlais pas de ma robe mais merci. Je parlais du temps dans la salle de bain.
Pacey : je dirais 6 minutes mais bon ça valait le coup d’attendre une minute de plus.
Joey lui tira la langue et ils partirent pour leur balade en mer.
Sur le bateau tout se passait bien. La petite sirène était un voilier magnifique. Quand ils furent en mer et que Pacey pu quitter la barre il lui faire une petite visite.
Joey : ton voilier est vraiment magnifique et j’adore son nom.
Pacey esquissa un petit sourire.
Ils accostèrent sur une magnifique petite plage ou ils passèrent l’après midi à se baigner et à profiter du soleil. Ils s’amusaient comme 2 ados, rigolaient comme des idiots, se chamailler comme des enfants.
Quelques fois ils se prenaient dans les bras l’un de l’autre naturellement, sans se poser de questions. Les yeux pétillants ils se regardaient un sourire aux lèvres.  
En fin d’après midi ils remontèrent sur le bateau, Joey alla se changer dans une cabine. Ne la voyant pas remonter Pacey alla la voir et la découvrit endormie sur le lit. Il la regarda quelques instants puis referma doucement la porte de la cabine et s’afféra à préparer le dîner. Une bonne heure plus tard tout était prêt.
Pacey descendit chercher Joey, il la regarda encore quelques minutes avant de s’asseoir à ses côtés sur le lit. Il lui caressa les cheveux et elle s’éveilla doucement.
Joey encore un peu endormi : je crois que je me suis assoupi.
Pacey rigola : ça fait plus d’une heure que tu dors Joey.
Joey : ah bon, désolée. Mais tu n’aurais pas du me laisser dormir.
Pacey : c’est pas grave j’en ai profité pour préparer le dîner. Tu viens ?
Joey : allons-y.
Quand ils sortirent sur le pont Joey n’en croyait pas ses yeux. Pacey avait décoré le bateau. Il y avait plein de guirlandes accrochées un peu partout qui illuminaient le bateau, des bougies de toutes les couleurs étaient disposées ça et là et sur le sol Pacey avait déposé plusieurs coussins et 2 assiettes les attendaient avec une bonne bouteille de vin rouge.
Joey : mon dieu Pacey.
Pacey : ça te plait ?
Joey : tu rigoles, c’est magnifique.
Ils s’installèrent pour le dîner. Le repas était succulent comme toujours quand Pacey le préparait. Le dîner se passa à merveille.

Joey et Pacey étaient allongés cote à cote sur le pont, la tête posée sur les coussins ils contemplaient les étoiles en silence. Leurs corps se frôlaient. Pacey prit appui sur le coté et se tourna vers Joey, elle en fît de même et ils se regardèrent dans les yeux à quelques centimètres l’un de l’autre.
Sans réfléchir Joey se pencha un peu plus vers Pacey et l’embrassa tendrement sur les lèvres. Elle se détacha de lui et le regarda pour voir sa réaction. Sans attendre, Pacey reparti à l’assaut des lèvres de Joey.
Ce baiser fut plus approfondi, plus intense. Quand il prit fin ils se regardèrent quelques instants.
Pacey : je suis désolé.
Joey : ne le soit pas Pacey. Je…
Pacey : Joey, ne parlons pas de ce baiser. Mettons-le sur le compte de l’ambiance un peu romantique que j’ai créé et de 2 anciens amants heureux de se revoir après tant d’années. Tu as ta vie et j’ai la mienne, elles sont bien distinctes maintenant alors ne parlons pas de ce baiser.
Joey acquiesça et sans dire un mot alla s’isoler à l’avant du bateau.
Les yeux emplis de larmes elle regardait l’horizon. Tout était fini, Pacey venait de lui dire clairement il avait sa vie et apparemment aucune envie qu’elle en fasse parti de la manière dont elle le souhaitait.
Pacey lui s’activait à la barre pour rejoindre le port, la tête dans ses pensées. Il avait préféré couper la parole à Joey et faire comme si ce baiser était un petit incident sans conséquence alors que ce n’était pas du tout le cas pour lui mais il n’avait aucune envie que Joey lui explique que plus rien n’était possible entre eux et qu’elle lui dise qu’elle en aimait un autre qui allait devenir son mari.
Ils arrivèrent au port et Pacey ramena Joey à son hôtel. Après leur baiser, ils ne parlèrent que de banalités.

Arrivé devant l’hôtel Joey descendit de voiture en disant un bonsoir à peine audible à Pacey.
Elle se dirigea vers l’hôtel, Pacey n’avait pas encore redémarré et Joey ne put rentrer dans l’hôtel. Perdu pour perdu elle devait expliquer son geste à Pacey et lui dire que son histoire avec Mark était fini.
Quand elle remonta dans la voiture Pacey fut surpris.
Joey : il faut qu’on parle de ce baiser et même si tu n’as pas envie de m’écouter tu le feras quand même.
Pacey ne dit rien et Joey reprit la parole.
Joey : ce baiser n’est pas du à l’ambiance un peu romantique que tu as créé et à 2 anciens amants heureux de se revoir. Pacey si je t’ai cherché et je si suis venue jusqu’ici c’est parce que je pensais que quelque chose était encore possible pour nous deux et voilà pourquoi je t’ai embrassé. Mais j’ai bien compris que tu n’avais pas les mêmes idées que moi.
Pacey : attend Joey je ne comprends pas, tu es venu jusqu’ici pour moi ? Mais Mark et ton mariage ?
Joey : il n’y a plus de Mark et encore moins de mariage. Je me suis rendu compte qu’il n’était pas l’homme de ma vie alors je l’ai quitté. Je pensais que celui que j’aimais depuis toujours sans vouloir vraiment me l’avouer avait toujours des sentiments pour moi mais je me suis trompée.
Pacey : Joey je t’… Je sais pas… Je voudrais…
Après un silence qui parut durer des heures à Joey, Pacey reprit un peu ses esprits : Joey on a déjà essayé plusieurs fois tout les 2 et ça c’est toujours terminé, pourquoi ce serait différent maintenant ?
Joey : Pacey on a grandi, évolué. J’ai cherché le bonheur ailleurs et je ne l’ai jamais réellement trouvé. Je ne suis vraiment heureuse que quand je suis avec toi. Ce sera différent, parce que je suis sûre de ce que je veux maintenant et je sais avec qui je veux partager ma vie. Et cette personne c’est toi Pacey.
Pacey : Joey je suis loin d’avoir les mêmes certitudes que toi. Je suis désolé.
Joey les larmes aux yeux : pas autant que moi Pacey.
Elle prit une enveloppe dans son sac et la tendit à Pacey.
Joey : tiens, j’ai écrit cette lettre hier quand je suis rentrée après notre dîner. J’étais pratiquement sûre que tu réagirais comme tu viens de le faire mais fais moi plaisir et lit la.
Elle sorti de la voiture sans un mot ni un regard pour Pacey et entra dans l’hôtel.
Pacey la regarda s’éloigner et entrer dans l’hôtel. Il n’avait pas pu l’empêcher de partir pourtant il en mourrait d’envie. Elle n’était plus avec Mark, elle ne se mariait plus, son cœur s’était empli de joie quand il avait appris la nouvelle, mais pourtant il n’avait pas pu la retenir. Il avait peur, peur de souffrir encore une fois, peur de s’investir et de la perdre à nouveau mais sa plus grand peur, ce qui le bloquait le plus c’est qu’il ne se sentait toujours pas digne d’elle. Il pensait ne pas la mériter. Elle était brillante, intelligente et lui n’était pas tout ça. Il mit l’enveloppe de Joey dans sa poche et rentra chez lui.

Assis dans sa véranda Pacey buvait un verre de lait, l’enveloppe de Joey était sur la table devant lui, elle était encore cachetée. Il bu une gorgé de lait, posa son verre et prit l’enveloppe. Il la décacheta l’ouvrit et en sortie la feuille qu’elle contenait.
Il poussa un soupir, se dit qu’il aurait du boire quelque chose de fort pour se donner du courage et commença sa lecture.

« Pacey mon amour, 
Si tu lis cette lettre c’est que je n’ai pas su te convaincre de me redonner une chance. Le terme mon amour n’est donc pas approprié mais tant pis quoi qu’il se passe ou ne se passe pas entre nous tu es et tu resteras mon amour.

Même si tu me dis le contraire, il y a beaucoup de signes qui m’invitent à insister une dernière fois.
La ville que tu as choisi pour t’installer, le nom de ton restaurant, celui de tes 2 bateaux me poussent à penser que tu ne m’as pas oublié et que je dois tenter ma chance jusqu’au bout, parce que l’amour que je te porte et qui nous lie vaut le coup d’être vécu.
Il y a des personnes qui cherchent toute leur vie le grand amour. Moi j’ai eu la chance de la connaître à 17 ans et je l’ai laissé partir plusieurs fois mais aujourd’hui je suis prête à me battre pour lui et pour le conserver intact toute ma vie.

Je sais pourquoi tu me repousses, tu as peur. Peur de ne pas me mériter, de ne pas être à la hauteur, peur de me perdre mais ça n’arrivera pas et tu sais pourquoi ? Parce que je suis fière de toi et je l’ai toujours été. Je n’ai pas besoin que tu aies fait des études universitaires longues dans une université de prestige. Je me fiche du métier que tu fais ou du salaire que tu gagnes parce que c’est toi que j’aime. La personne que tu es et que tu as toujours été. Un homme gentil, plein d’humour, attentionné, toujours là pour moi et pour les gens que tu aimes. Tu es l’homme le plus merveilleux que j’ai j’aimais rencontrer. L’homme que toutes les femmes rêvent d’avoir à leurs côtés.

J’ai décidé de rentrer demain, j’ai pris un billet pour le train de 17h15 mais je voulais te dire une dernière chose, il y a 10 ans tu m’as dis « demande-moi de rester ». Tu me l’as écrit sur un mur, à mon tour je te l’écris dans cette lettre, DEMANDE MOI DE RESTER.

 Je t’aime  
                                                               Joey »

A la fin de sa lecture Pacey replia la lettre et la rangea dans l’enveloppe. Il avait le cœur qui explosait dans sa poitrine, les mains qui tremblaient et les yeux emplis de larmes.

Joey était allongée dans son lit. Elle pensait que tout était fini. A cette heure ci Pacey avait du lire la lettre et il n’avait rien fait. Il n’était ni venu, ni n’avait appelé bien que la veille ils aient échangé leurs numéros de portable. Elle se tourna sur le ventre, enfoui son visage dans l’oreiller et pleura toutes les larmes de son corps.


Le lendemain, la gare, 17h05.
Joey avait très mal dormi pour ne pas dire pas dormi du tout. Elle avait une mine affreuse qu’elle dissimulait sous ses lunettes de soleil. Elle savait qu’elle n’avait pas réussi à convaincre Pacey. Il n’était même pas venu lui dire au revoir.
Le train était entré en gare depuis quelques minutes. Elle se pencha pour prendre son sac posait à ses pieds pour aller rejoindre le quai, quand une main le souleva du sol.
Elle releva la tête et vit Pacey.
Joey : tu es venu me dire au revoir ?
Pacey : oui
Joey : c’est gentil.
Pacey : on se reverra bientôt ?
Joey : tout le monde sera ravi de te voir… Tu m’accompagnes jusqu’au quai ?
Pacey : oui.

Ils marchèrent jusqu’au quai sans dire un mot, Pacey portait toujours le sac de Joey.
Joey regarda la pendule : bon, il ne te reste que 5 minutes pour arriver à prononcer une phrase de 4 mots, c’est faisable, non ?
Pacey ne disait rien.
Joey : mince j’ai oublié de composter mon billet… Pacey ?
Il ne parlait toujours pas.
Joey : tant pis.

Elle prit son sac et lui tourna le dos. Elle courut pour attraper le contrôleur.
Pacey la vit, qui récupérait son billet et lui faisait un grand signe de la main.
Et le train lui fila entre les doigts. Il se mit à pleurer, cette espèce d’idiot. Au loin le train n’était déjà plus qu’un petit point gris.

Le téléphone de Pacey sonna.
Joey : c’est moi.
Pacey : je sais, ça s’affiche.
Joey : je suis sûre que t’es en plein dans une scène hyper romantique, là. Je suis sûre que t’es tout seul au bout du quai, comme dans un film, en train de pleurer ton amour perdu dans un nuage de fumée blanche.
Pacey pleurait en souriant : pas… pas du tout, réussit-il à répondre, je … j’étais justement en train de sortir de la gare…

« Menteur » fit une voix dans son dos.

Il se retourna, elle était là, elle n’était pas partie. Et elle avait eu raison. Il s’approcha d’elle, lui caressa le visage, l’attrapa par la taille et la prit dans ses bras. Il la sera fort, très fort, il s’écarta un petit peu la regarda dans les yeux. Les siens étaient emplis de larmes. Il l’embrassa délicatement sur les lèvres et la regarda à nouveau avant de repartir à l’assaut de ses lèvres.

CAROLIN  (03.07.2007 à 12:28)

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