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Le secret

Série : Criminal Minds
Création : 01.07.2010 à 10h06
Auteur : enilec 
Statut : Terminée

« Suite aux conseils de TITBRUNE89, je publie le début de ma nouvelle créa. Merci TITBRUNE 89 » enilec 

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Emily est la première à nous apercevoir.

Emily : hé, vous voilà enfin vous 2.

Elle se lève pour venir nous voir, suivi par JJ et pénélope et des 3 garçons qui furent interloqué par l’agitation soudaine. Prévenant comme à son habitude, morgan quand à lui s’est arrêté vers le canapé où était installé les filles pour m’installer de quoi m’asseoir confortablement.

Morgan : vient donc t’asseoir au lieu de rester debout.

Je m’avance, toujours aider par spencer, pour rejoindre morgan et me poser.

JJ me tend un sac en plastique : voici tes anti-douleurs, je suis passée les prendre à la pharmacie, tu en a peut être besoin.

Je prends le sac.

Moi : merci JJ, c’est très gentil à toi , mais pour l’instant je vais faire sans.

Rossi : la douleur est donc supportable ?

Moi : par rapport à tout à l’heure, je vous assure que ça n’a rien à voir.

Pénélope prend place à côté de moi et chacun va chercher une chaise. Nous sommes tous regroupé autour d’une table de salon, ça donnerait presque l’impression que nous sommes en salle de réunion à Quantico en train de prendre connaissance d’une nouvelle affaire.

Morgan s’amuse à taquiner Reid et lui dit : dis-moi, reid, t’as retrouvé le sourire, on se demande vraiment pourquoi ?

Reid : mais je ne l’avais pas spécialement perdu…

Cette réflexion de reid fait sourire tout le monde.

Morgan en rigolant et prenant reid par le cou : quoi, tu ne l’avais pas perdue selon toi, tu plaisantes ? tu n’as pas vu ta tête à l’hôpital…

Reid en passant une main dans ses cheveux pour relever une mèche, traduisant chez spencer un signe de gêne : tu as toujours tendance à exagérer morgan…

JJ : il n’a pas tord spence, tu ressemblais plutôt à un fantôme…

Garcia : on aurait cru que tu allais bondir sur la première personne qui passait dans le couloir.. .

Spencer : j’appréhendais sans doute un peu  les conclusions du docteur, 2 blessures coups sur coups ce n’est pas anodin, on risque des complications ligamentaires sérieux pouvant entraîner l’inflammation et la dégradation pouvant être irrémédiables et entraîner d’énormes douleurs…

Le début d’explications de reid commence à jeter un froid dans l’assemblée.

Moi le coupant dans ses dires et lui prenant la main : chéri, stop s’il te plaît, j’ai pas vraiment envi de savoir maintenant à côté de quoi je suis passé…pas en sortant juste de l’hôpital…

 

Morgan s’approchant du visage de reid comme pour lui parler à l’oreille, mais parlant d’un e voix forte et distincte : hé, reid c’est une réaction naturelle quand on est amoureux…

Reid semble embarrassé, il a déjà du mal à exprimer ses sentiments même en privée alors en public…. Je  m’approche de reid pour l’embrasser pour le remercier de l’inquiétude qu’il s était fait pour moi.

Pénélope ayant un frisson qui lui parcours le corps : bou, reid, tes explications me font froid dans le dos…

Rossi : j’ai comme l’impression céline, que ces explications vont avoir eu les mérites de t’inciter à suivre les instructions du docteur à la lettre.

Moi d’un air approbateur : je crois bien que oui.

JJ : si on passait à table maintenant.

Nous nous dirigeons vers la salle de restaurant. Spencer part devant nous pour m’installer à son tour de quoi m’asseoir confortablement avec mes béquilles.

Hotch s’adresse à reid : Je m’en occupe reid.

Reid : merci hotch.

Je m’appuye sur hotch pour me déplacer pour ne pas trop forcer sur mon bras.

Hotch me dit très discrètement : céline, strauss m’a appelé tout à  l’heure, elle se doute que tu as mis en application ton étude pour cette affaire.

Je ne fais cas de rien et continue d’avancer comme si de rien n’était et répond à hotch.

Moi : elle veut quoi exactement ?

Hotch : elle veut savoir comment ça c’est dérouler exactement, je lui ai dit que pour l’instant tu étais en train de te faire soigner.

Moi : elle va  rappeler ?

Hotch : il y a de  fortes chances.

 

Nous nous installons à table. Les conversations vont bon train, des éclats de rire fusionnent de temps à autres. La détente est au rendez-vous. Morgan asticote toujours autant reid pour le faire décompresser de la journée. Quand à reid, assi à ma droite, il est toujours aussi complaisant et s’affaire à ce que je ne manque de rien.

La fatigue commence à se faire connaître et je me pose délicatement sur l’épaule de spencer. Soudainement le télphone de hotch se met à sonner ce qui me tire brutalement de mon somnolence. Il décroche. C’est strauss au téléphone. Nous nous arrêtons tous de parler et écoutons attentivement la conversation de hotch avec strauss.

Hotch : bonsoir madame…..oui elle est sortie… .vous voulez lui parler…très bien je vous la passe.

Hotch me tend son téléphone : céline, strauss elle veut te parler.

Un profond sentiment de appréhension m’envahit sous les yeux interrogateur de mes amis: allo….bonsoir madame….oui je vais bien…j’ai eu un os de ma cheville qui s’était déboité…oui tout est rentré dans l’ordre, ils me l’ont remis en place…si un peu, mais je viens d’avoir une piqûre de morphine donc pour l’instant tout vas bien et j’ai des anti-douleur au cas où…..je suis en arrêt de travail pendant 15 jours madame….c’est entendu vous n’avez qu’à passer à  la maison quand nous serons rentré…lundi matin, c’est d’accord…bonsoir madame…merci.

Je raccroche et tous me regardent étonné pas l’appel de strauss et impatient que je leur disent ce qu’elle me voulait. Je redonne le téléphone à hotch.

Moi : c’était strauss, elle à vu la prise d’otage en directe et elle venait prendre de mes nouvelles.

Reid : elle veut passer chez nous ?

Moi : oui, elle veut se rendre compte par elle-même que je vais bien, je ne devais pas être avec vous ce jour là souvenez vous..et ça l’inquiéte un peu. En plus  vu que les médias ont filmé en direct l’arrestation, elle a besoin que je lui expliques en détails tout ce qui s’est passé pour qu’elles puissent répondre aux différents questions que l’on risque de lui poser… à priori on est en train de lui demander de rendre des comptes.

Pénélope : waou, strauss qui se déplace en personne chez l’un de ses agents, c’est qu’elle est vraiment très embété, la dernière fois qu’elle s’est déplacé chez l’un d’entre nous c’était…

Pénélope stoppe nette sa phrase et une immense gène s’installe à table. Elle venait de rouvrir un passé douloureux et délicat, notamment pour hotch : la dernière fois que strauss s’était déplacé c’était à la mort de la femme de hotch pour lui proposer sa mise à la retraite…

Pénélope regardant hotch toute peinée : ..je suis désolée monsieur…

Hotch : ce n’est pas grâve garcia.

David repris la parole pour vite changer de sujet : et si nous commandions nos desserts ?

La réponse est unanime. Hotch et moi nous nous échangeons un regard en douce pour ne pas éveiller les soupçons des autres : effectivement strauss allait passer à la maison, mais la raison que j’avais invoqué n’était pas la bonne et lui seul le savait, lui seul avait été mis au courant depuis le début.

Le repas se finit dans la même bonne ambiance qu’il avait débuté.

Moi : excusez moi, je crois que je vais vous laissez pour aller me coucher.

Je prends appui sur mes béquilles pour me lever de table. Spencer se lève à son tour pour m’aider.

Spencer : je vais y aller avec elle aussi.

Emily : bonne nuit et à demain.

Moi : à demain.

Avant de partir je demande à hotch : hotch, est-ce qu’il me serait possible d’aller à l’hôpital demain avant de partir pour voir roger ?

Hotch se retourne de la table : d’accord on ne partira qu’en milieu de matinée. On se donne rendez – vous à l’aéroport à 10h30.

Moi : merci. Bonne nuit à tous.

Reid : Bonne nuit.

Morgan toujours aussi plaisantin: bonne nuit à vous 2…hé pas de folies ce soir…

Reid se retourne gentillement agacé : Morgan…

Morgan : je plaisante, reposer vous bien.

Pénélope : T’y vas un peu fort tout de même mon chou..

Morgan s’adressant à pénélope : ils avaient besoin de rire ce soir, de se changer les idées.

Nous nous en allons en direction de notre chambre ou après m’avoir aider à me changer et à me coucher, reid et moi nous nous endormons paisiblement dans les bras l’un de l’autre jusqu’au lendemain matin.

Nous nous levons très tôt le lendemain matin, ma cheville me faisant souffrir, une grasse matinée ne pas été octroyée. Cela ne tombe pas plus mal puisque je veux aller à l’hôpital avant d’embarquer. Mon levé n’est pas très discret ce qui réveille Reid.

Reid en s’étirant : tu es déjà réveillée ?

Moi qui es en train de finir de me lever du lit à grand coup de renfort de béquille : je suis désolée, je t’ai réveillée.

Reid : ce n’est pas important. T’as pu passer une bonne nuit ?- et il se lève du lit.

Moi : pas trop mal jusqu’à présent, maintenant ma cheville me titille un peu et ça m’a réveillé. Tu sais où sont mes médicaments ?

Reid attrape le sac qui se trouve sur sa table de chevet et fait le tour de lit pour me le donner.

Reid : tiens ils sont là.

Moi : merci

Notre petit bisou matinal est échangé à ce moment là.

J’ouvre le sac, prend la boîte de cachet et remarque qu’il y avait d’autres choses à l’intérieur du sac.

Moi :Regarde il  y a des compresses stériles et du désinfectant, sacré JJ, elle pensera vraiment à tout.

Reid : elle a raison, il faudra qu’on pense à refaire ton pansement de temps à autre

Moi : on verra ça tout à l’heure.

J’avale un cachet et tout en lui posant une main sur son torse, je lui demande : je vais aller prendre une douche tant bien que mal , tu ne voudrais pas appeler la réception pour qu’il nous monte notre petit-déjeuner dans la chambre qu’on puisse le prendre tranquillement tous les 2 ? Après j’irais à l’hôpital.

Reid me caresse la joue : bien sûr mais je vais t’accompagner à l’hôpital.

Moi : c’est comme tu veux, tu peux rester avec les autres ci tu veux.

Reid s’approchant du téléphone pour appeler la réception : je t’ai déjà laissé partir une fois (allusion au faite que je m’étais retrouver toute seule à l’hôpital pour appréhender le suspect alors que je n’étais pas censé le poursuivre), je ne vais pas te laisser une seconde fois.

Moi : entendu.

Je vais dans la salle de bain me préparer. En sortant notre petit déjeuner était déjà monté. Nous nous installons tous deux et nous dégustons notre tête à tête, main dans la main, yeux dans yeux, avec pour seule conversation le plaisir d’être ensemble.

 En partant de l’hôtel nous prenons bien soin de notifier au concierge de bien laisser la consigne à nos collègues que nous sommes déjà parti tous le2 et que nous les rejoignons à l’aéroport à 10h30 comme convenu. Reid se charge de prendre nos 2 valises pour les ranger dans le coffre du 4x4. Il prend nécessairement le volant : direction l’hôpital.

A notre arrivée au 2ème étage, je préfère traverser ce long couloir très vite et ne croiser personnes, les évènements de la veille me revenaient à l’esprit et me mettent très mal à l’aise, ce qui n’échappe pas à spencer qui m’aide toujours  pour me déplacer pour ne pas que je ne force trop sur les points de suture.

Spencer : va doucement, tu n’as personne à poursuivre aujourd’hui, les événements d’hier ne vont pas se répéter aujourd’hui.

Moi : on avait dit jamais de profilage entre nous spencer

Spencer : ce n’est pas du profilage c’est de la logique.

Moi : tu joues un peu sur les mots

Spencer : vu ton attitude, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose que tu sois revenu.

Moi : je peux pas partir sans avoir revu roger, il s’est passé quelque chose entre nous 2- très tendrement je continue en lui disant : tu peux le comprendre spencer ?

Spencer : bien sûr, t’es le seul être vivant à être arrivé à analyser ses comportements. Tu as besoin de le revoir une dernière fois pour  lui dire au-revoir et essayer de trouver une dernière fois des signes pouvant l’aider à le guérir.

Je lui donne un baiser sur la joue pour lui faire comprendre qu’il a vu juste.

Arrivé devant la chambre de roger, spencer frappe à la porte. Une petite voix douce nous répond : oui entrez.

Spencer m’ouvre la porte et nous nous introduisons dans la pièce. En entrant nous apercevons ces parents à son chevet. C’était la voix de sa maman que nous avons entendue.

Moi : Bonjour Mr et Mme smith.

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase,que son père et sa mère se lèvent précipitamment et avec un grand sourire viennent vers moi pour me saluer. Sa maman même me serre dans ses bras.

Mme smith : agent guichard, nous sommes heureux de vous voir.

Un peu surprise par cette réaction , je reste dans un premier instant sans rien dire et  spencer se met à l’écart.

Mr smith me regardant de haut en bas : on a vu que vous avez été blessé en direct à la télévision. Le docteur armstrong nous a dit que vous étiez sorti de l’hôpital mais nous n’avons pas osé vous appeler  hier sur votre ligne professionnelle pour vous demander de vos nouvelles. Comment allez vous ?

Moi : ce n’est pas trop grave, quelques points de suture et une quinzaine de jours sans mettre le pieds par terre et tout serra rentré dans l’ordre. Mais dites moi qu’a donné le scanner de roger ?

Mr smith me fait signe de m’approcher du lit de roger.

Mr smith : le scanner pas grand-chose, mais venez voir…

Je m’approche du lit et spencer intervient.

Reid : céline, tu ne devrais pas rester debout comme ça.

Mr smith un peu embarrassé de ne pas me l’avoir proposer avant au regard de mon état physique.

Mr smith : oui, oui désolée, venez vous asseoir (et il me présente une chaise).

Moi tout en allant pour m’asseoir : Mr et Mme smith ; je ne sais pas si vous connaissez déjà le docteur reid ?

Mme smith : nous nous sommes aperçu la première fois que le FBI est venu pour interroger roger.

Tour à tour, ils se serrent la main. Le docteur armstrong fit son entrée à ce moment là.

Dr armstong : agent guichard et agent reid, vous ici ?..c’est très bien à ce que je vois vous suivez bien mes instructions..

En me retournant vers reid : j’ai un bon garde du corps, docteur.

Reid, bras croisé à l’écart au fonde la pièce, gêné, lève la main pour faire signe que c’est  lui dont je parle

Dr armstrong : j’imagine aisément vu l’inquiétude qu’il avait pour vous hier….,et puis, vous êtes une patiente difficile à peine soigner, si je ne vous avais pas arrêter vous posiez déjà le pied par terre…, votre fiancé à raison de vous surveiller.

Moi en plaisantant : je suis beaucoup plus docile et discipliné à l’extérieur docteur…

Dr armstrong répondant à ma plaisanterie : vous m’avez réservé cette faveur alors ?

Moi toujours en plaisantant : oui, c’est ça, on est tellement rigoureux, ordonné et discipliné au FBI pour mené à bien notre travail que je me suis dit, tiens je vais aller faire une course poursuite sur le toit de l’hôpital de phoenix pour me blesser et pour aller  embêter ce brave docteur armstrong.

Dr armstrong fini de sourire : trêve de plaisanterie maintenant. La nuit s’est bien passée ?

Moi : bien, nous sommes venu prendre des nouvelles de roger avant de repartir pour quantico.

Dr armstong se tourne vers reid : agent reid, comment s’est réellement passé la nuit ?

Reid s’approche : non, bien docteur, sa cheville la juste réveillé ce matin  de bonne heure parce qu’elle la lançait.

Dr armstrong se tournant maintenant vers moi : c’est tout à fait normal, vous avez pris vos cachets ?

Moi : oui docteur et je ne sens presque rien.

Dr armstrong en s’approchant du lit de roger : je ne vous l’ai pas dit hier, mais vous penserez à désinfecter votre plaie régulièrement.

Moi : une collègue m’a pris tout le nécessaire.

Dr armstrong : très bien. Vous vouliez des nouvelles de roger approchez vous un peu avec votre chaise.

Les parents de roger trépignent sur place.

Le docteur armstrong prend sa petite lampe de poche qu’il place et agite  devant les yeux de roger. Oh, surprise le regard de roger s’est allumé, ses pupilles se sont dilatées et ses yeux suivent la lumière.

Abasourdi par ce que je viens de voir, je ne peux m’empêcher de sourire, je prend la main de roger et demande au docteur armstrong tout en balayant du regard ses parents qui serrés l’un contre l’autre me souri à pleines dents .

Moi : ça veux dire qu’il va mieux et qu’il va s’en sortir docteur.

Dr armstrong en rangeant sa lampe dans sa poche : tout à fait, il va progresser de jours en jours , le scanner n’a absolument rien révélé d’anormal, il devrait récupérer la totalité de ses facultés d’ici quelques temps.

Je murmure à roger : Roger, je suis fier de toi, tu t’es bien battu et maintenant que ton ravisseur est sous les verrous et que tu ne risque plus rien, tu va pouvoir avoir de nouveau une vie normale avec ton papa et ta maman qui t’aimes et qui attendent impatiemment ton retour.

A l’écoute de ma voix, les 2 petits doigts de roger se mirent à bouger.

Mme smith, excitée : regarder, docteur , regardez il vient de bouger…

Dr armstrong : on est vraiment sur la bonne voie.

Un doux parfum de bonheur se met à planer dans cette chambre.

Reid le suspend : céline, il va falloir y aller, on nous attend à  l’aéroport.

Moi : oui tu as raison…(et je me lève, mr smith et le docteur m’aidant à rejoindre reid).

Avant de partir, les parents de roger nous saluèrent.

Mme smith me pose les mains sur les épaules et après m’avoir embrasser me dit : nous vous remercions agent guichard, pour tout ce que vous avez fait pour nous et notre enfant.

Moi : je vous en prie, madame, ça fait parti de mon métier.

Mme smith : non c’est bien plus que ça, on a bien senti que vous avez dépasser les frontières de votre métier avec nous, que vous avez une excellent instinct maternel…vous ferez une très bonne mère plus tard…vous aurez de très beaux enfants ensemble (mr et mme smith avaient compris que reid et moi étions ensemble suite à l’intervention du dr armstrong qui avait qualifié spencer de mon fiancé).

Mr smith : si vous avez besoin de quoique ce soit un jour, n’hésitez surtout pas.

Moi : je ne vous demanderais qu’une chose c’est de m’appeler de temps en temps pour me donner des nouvelle de roger.

Mr smith : c’est entendu.

Sur ces paroles, reid et moi quittons la pièce, direction la voiture et l’aéroport pour rentrer à la maison…et la confrontation prochaine avec strauss.

 


enilec  (21.07.2010 à 16:27)

Le retour en jet à Quantico se déroule comme à l’accoutumé, à l’exception près que cette fois ci je me suis allongé sur le canapé pour étendre ma jambe et m’assoupir. Prentiss et reid font une partie d’échec, tandis que morgan assis seul au fond écoute son MP3, que JJ et garcia parlent de tout et de rien et que Rossi et hotch font le débriefing de l’affaire.

Hotch : nous avons eu de la chance cette fois-ci.

Rossi en se retournant sur moi : oui, on aurait pu avoir beaucoup plus de perte….

 

Le lundi matin est là, et j’attends la visite d’Erin Strauss comme nous l’avions convenu au téléphone. Je me suis habillée de bonne heure en raison de sa venue et Spencer, fini de me refaire mon pansement quand la sonnette de la porte d’entrée sonna. Spencer termine de me poser le pansement et se dirige vers la porte pour l’ouvrir.

Reid : bonjour madame.

Strauss : bonjour agent reid, je suis venue voir l’agent guichard.

Reid : oui, elle vous attend.

Strauss : merci .

Elle franchi le seuil du palier et se dirige jusqu’au canapé sur lequel je me trouve pour me saluer.

Strauss : bonjour, comment allez vous ?

Je lui fait signe de s’asseoir à me côtés.

Moi : Bien merci, asseyez vous je vous en prie madame.

Strauss : merci beaucoup.

Elle prend place. Reid toujours debout près de l’entrée, attrape son sac qui se trouve pendu sur le porte manteau et glisse la bandoulière de celui-ci autour de son cou. Il s’apprête à partir travailler.

Reid : je vais vous laissez, faut que j’y aille.

Il fait des grandes enjambées pour rejoindre  rapidement le derrière du canapé. Je penche ma tête vers l’arrière et reid m’embrasse sur le front.

Moi : a ce soir spencer

Reid : à tout à l’heure, tu m’appelles en cas de besoin.

Je lui fais comprendre que oui. D’un signe de tête reid, salue Erin Strauss.

Reid : Madame….

Strauss : bonne journée docteur reid.

Reid traverse notre salon, pour s’en aller à la BAU.

Strauss et moi sommes seules dans l’appartement.

Moi : vous voulez boire quelque chose ?

Strauss : non, merci ça va aller. Il faut que nous parlions.

Moi : je vous écoute.

Strauss, toujours avec son air sérieux : vos supérieurs m’ont appelés. Ils ont eu vent de votre intervention. Ils ont vu comme toute l’Amérique d’ailleurs, la libération de la prise d’otage en direct à la télé. Ils se demandent jusqu’à quel point vous avez contribuer à la résolution de cette affaire.

Moi d’un ton assez grave : effectivement, j’ai dû pas mal m’impliquer pour qu’on y arrive.

Strauss, s’enfonçant dans le canapé en prenant ses mains l’une dans l’autre : et qu’avez-vous fait ?

Je garde mon regard fixe droit devant moi et lui répond : j’ai du mettre en application les méthodes de l’étude sur laquelle je travaille…

Strauss se redressant et me fixant intensivement : c’est bien ce que nous pensions. Et le résultat ?

Moi : c’est prometteur, c’est grâce à elle que nous avons trouvé notre point de départ, que nous avons pu relié les événements à la patinoire.

Strauss :  je sais que vous êtes en arrêt, mais nous aurions besoin que vous nous fassiez parvenir au plus vite le rapport de cette enquête, afin que nous puissions suivre l’évolution de cette recherche…vous savez que vous avez 3 ans pour la mener à bien , cela fait déjà 1 an que vous travailler dessus et jamais vous n’aviez eu une aussi belle occasion pour la mettre en œuvre.

Moi la regardant : oui, jusqu’à présent je les ai juste mis en parallèle à nos méthodes traditionnelles de profilage, mais c’est vrai que les résultats étaient probants aussi…

Strauss se lève du canapé et me tend la main pur me saluer : très bien, nous sommes satisfaits de votre travail, continuez ainsi.. Est-ce que je peux compter sur vous pour me rendre le compte rendu au plus vite que je puisse en prendre connaissance ainsi que  vos supérieurs ?

Moi : entendu madame, je vais demander à ce qu’on m’apporte mon ordinateur à la maison et je vous enverrais le détail de cette affaire via votre ligne sécurisée.

Je commence à me lever pour raccompagner Erin strauss à la porte .

Strauss : non, ne vous donnez pas cette peine, je fermerais là porte derrière moi.

Moi : merci.

Elle s’éloigne et clos la porte derrière elle.

Strauss : au-revoir..et bon travail…on se voit dans 15 jours au bureau, en attendant rétablissez vous bien.

Moi : merci madame, à bientôt.

Je me retrouve seul dans l’appartement, reprend mes esprits et me dis que l’entretien avec strauss ne s’était pas si mal passé que ça enfin de compte.

J’attrape le téléphone pour appeler garcia.

Garcia : bureau de Pénélope Garcia, informaticienne de génie du FBI, j’écoute.

Moi : pénélope, c’est céline.

Garcia : hé, salut toi, comment ça va ?

Moi : bien, merci…pénélope j’aurais besoin de toi .

Garcia étonnée : bien sûr ma chérie, mais comment peux tu avoir besoin de moi alors que tu ne dois pas travailler ?

Moi : j’aurais juste besoin que tu me fasses porter mon ordinateur à la maison, strauss veut que je lui fasse son compte rendu.

Garcia : elle exagère, quelqu’un d’autre que toi peut le rédiger, je suis sur que reid ou  qu’Emily se ferait un plaisir de le faire à ta place…je vais leur demander ..

Moi : non pénélope, elle veut que j’explique dedans comment ça c’est passer avec le kidnappeur lorsque nous j’ai essayé de l’appréhender, je suppose qu’elle veut  voir si je n’ai pas fait d’erreur car je me blesse trop souvent en ce moment, et ça personne d’autres ne peux le faire à ma place.

Pénélope : d’accord.

Moi : tu me mets tous les branchements avec.

Pénélope : sans souci, je les donne à reid ?

Moi : oui, il n’a qu’a me l’emmener ce soir quand il rentrera.

Pénélope : OK , reviens vite c’est vide sans toi.

Cette remarque de garcia me tire un sourire.

Moi : merci penny, vous me manquez tous aussi ? tu les embrasses pour moi et tu leur dis que la porte de la maison leur est ouverte, vous pouvez passer chez nous, ça me ferait plaisir de vous voir.

Garcia : Ok baby, la commission sera faites .bye

Moi : a plus pénélope, j’appel reid pour lui dire pour l’ordinateur.

Je raccroche d’avec garcia pour appeler directement reid. Il décroche très vite.

Moi : spencer, c’est moi

Reid d’un ton un peu paniqué, pensant sûrement que si j’appelais c’était parce que j’avais un problème : qu’est-ce qui se passe ?

Moi : en rentrant ce soir, est-ce que tu pourrais me ramener le PC qui est sur mon bureau s’il te plait ? Garcia va tout préparer.

Reid : pourquoi as-tu besoin de ton ordinateur à la maison ?

Moi : strauss, veut que je lui fasse moi-même le compte rendu.

Reid : si le docteur t’a dis de rester à  la maison pour te reposer, ce n’est pas pour que tu y ramènes du travail.

Moi : mon cœur, c’est pas ça qui va me fatiguer, ça m’occuperas un peu en plus. Tu sais les journées sont longues.

Reid : entendu, je le récupère tout à l’heure.

Moi : merci spencer, à ce soir…hé, je t’aime.

Reid a un petit rictus de plaisir : moi aussi.

 

Morgan qui est au bureau d’en face de celui de reid lui demande :

Morgan : il y a un problème chez vous ?

Reid, légèrement énervé : non, strauss lui demande de finir son rapport, il faut que je lui emmène son PC tout à l’heure.

Morgan : toujours aussi compatissante celle-là.

 

 

Les 15 jours passent et le jour de mon retour au bureau est enfin là,  je peux enfin quitter mes béquilles. Je boite encore un peu mais pas trop. Spencer et moi, arrivons bras-dessus bras-dessous, un peu d’appui m’est toujours encore un peu utile. Ma première envi en arrivant est d’aller embrasser tout le monde. Garcia n’est pas encore arrivée ainsi que Rossi, mais  JJ, Morgan et Prentiss se trouvent dans le bureau central. Nous arrivons  tranquillement.

Morgan qui nous voit au loin : tiens, nous 2 tourteraux sont de retour.

Morgan avance en notre direction et m’étreint amicalement, suivi par Prentiss :

Prentiss : t’as l’air en pleine forme.

Moi tout en tapotant par terre le pied de ma blessure : t’as vu  c’est du solide maintenant.

Reid : hé, doucement tout de même, ne vas pas te démettre encore autre chose.

JJ : il a raison, fait attention, surtout si tu veux pouvoir danser pour le bal annuel du FBI vendredi soir.

Moi :pas question que je le loupe et puis ne vous inquiétez pas, 15 jour d’immobilisation c’était trop pour moi , je suis pas prête de recommencer…Les autres ne sont pas encore là ?

JJ :garcia et rossi ne sont pas encore arrivé, mais hotch est déjà dans son bureau.

Moi : je vais aller le saluer avant de retourner dans mon bureau.

Je lâche spencer et me dirige vers le bureau de hotch. Chacun vaque à ses occupations. Je frappe à sa porte.

Hotch : entrez.

J’entre et m’avance vers lui. Il se lève de sa chaise.

Hotch m’embrassant sur la jour : céline, je suis content de te revoir. Tu es entièrement rétabli maintenant ?

Moi : entièrement oui.

Hotch : assied toi 5 minutes .

Il me tend la chaise qui est en face de son bureau et je m’assois dessus. Il retourne prendre place sur son fauteuil et croise les mains sur son bureau pour prendre la parole.

Hotch : strauss est venu te voir ?

Moi :oui, elle voulait que je lui rédige mes conclusions en relation avec mon étude sur l’affaire du kidnappeur de la patinoire.

Hotch : elle m’e l’as dit ? Tu as pu le finir ?

Moi : oui, je lui ai transmis via la transmission sécurisée qu’elle m’avait donné en fin de semaine dernière.

Hotch : est-ce que tu as eu des échos ?

Moi : non , pourquoi je devrais en avoir ? Je lui ai juste expliquer comment j’avais mis en application mes méthodes sur ce cas, c’est tout.

Hotch : et ta conclusion au final c’était quoi ?

Moi : que sur cette affaire, le résultat est positif, mais vous le saviez vous étiez là avec moi pour le voir. Pourquoi me poser vous cette question ?

Hotch embêté : elle m’a demandé à ce que nous venions la voir, dès son retour demain après-midi. Pour l’instant elle a Pittsburg.

Moi d’un air inquiet : vous savez pourquoi ?

Hotch : pas la moindre idée, elle ne m’a absolument rien laissé paraître. Attendons nous verrons bien.

Je commence à me redresser de la chaise.

Moi : bon ben en attendant, je vais retrouver mon bureau et avancer sur les dossiers que j’ai laissé.

Hotch : d’accord vas-y. Je te tiens au courant si jamais j’apprends quelque chose d’autres.

Sur ce je m’éloigne de son bureau pour regagner le mien.

 

La journée se déroule sans encombre, tout est routine, et les discussions vont bon train sur le bal annuel de vendredi soir. Nous ressemblons tous à  des  lycéens en attente de leur bal de promotion. D’ailleurs, JJ, Emily, Pénélope et moi-même profitons pour une fois de notre fin d’après-midi pour aller choisir nos robes pour cette soirée. JJ s’est même arrangée pour faire garder Henry pour qu’elle puisse venir accompagné de William.

Ce bonheur est de courte durée puisque le lendemain, le ciel est devenu beaucoup plus sombre.

En effet, strauss est rentré et elle nous a appelé hotch et moi à venir la rejoindre dans son bureau.

Hotch et moi partons séparément, chacun de notre côté en direction du bureau de Strauss pour ne pas éveillez les soupçons de nos collègues, et subir un interrogatoire en règle  à notre retour du comment du pourquoi nous étions allé tous les 2 voir strauss.

Je frappe à la porte de strauss.

Strauss : entrez.

Hotch est déjà assis là.

Strauss : asseyez vous agent guichard.

J’obéis.

Le visage fermé de Hotch ne me laissait rien présagé de bon et les mouvements saccadés de strauss ne me rassurent pas non plus.

Strauss : si je vous ai convoqué tous les 2, c’est que quelque chose d’important vient de se passer.

Un silence de mort règne dans la pièce.

Hotch : quoi donc madame ?

Strauss ennuyée : votre mission auprès de nous touche à sa fin agent guichard.

Hotch surpris, s’avance de sa chance tandis que je deviens blafarde.

Moi : mais ce n’est pas possible, ma mission doit durée 3 ans, ça ne fait qu’une année que je travaille dessus …

Strauss tout aussi embêtée que nous : oui je le sais, mais vous savez bien que vous ne dépendez pas uniquement de nous, nous avons donné notre accord pour que nos services travaillent ensemble… vos supérieures là-bas, en on décidé autrement…ils trouvent  que les conclusions de votre dernière enquête étaient tout à fait concluantes et ils désirent arrêter là cette étude qui pour eux est arrivé à bout et à porter ces fruits….ils vous demandent de boucler le projet……(elle avale sa salive pour mieux arriver à prononcer la suite de son discours)…..pour la fin de la semaine….

Hotch : comment ça pour la fin de la semaine ? mais c’est totalement impossible….

Moi, commençant à m’énervé légèrement : pour la fin de la semaine, c’est une plaisanterie ???

Strauss reprenant son visage sérieux d’à l’accoutumé : non pas du tout, vos supérieurs arriveront jeudi après-midi et ils désirent assister à la conférence que vous tiendrez vendredi à 11h devant tous nos agents sur les conclusions de votre étude et comment vos nouvelles méthodes peuvent aider  la BAU….(elle s’arrête, se retourne vers hotch)…bien entendu agent Hotchner, d’ici là vous n’acceptez aucune mission,  vous avez l’obligation d’assister vous ainsi que toute votre équipe à cette conférence.

Moi : je devais rester ici pour 3 ans, je fais quoi…

Strauss ennuyée : je suis désolée agent guichard, mais votre mission auprès de nous s’achève en même temps que votre étude, vous rentrez en France…samedi à 14h ,par le même vol que vos supérieurs.

L’annonce de la nouvelle, me fait m’effondrer sur ma chaise. Hotch m’attrape le bras comme pour me soutenir moralement et s’adresse violemment à Strauss.

Hotch : sauf le respect que je vous dois madame, c’est n’est pas possible, comment voulez vous que j’annonce ça à mon équipe ?

Strauss : je suis encore une fois désolée, mais je ne peux absolument rien faire… nous savions que tôt ou tard cela arriverais.

Je reprends mes esprits et intervient.

Moi : attendez, il y a quelque chose que je ne comprends pas. J’ai signé un contrat avec eux de 3 ans, ils ne peuvent pas l’arrêter comme ça…

Strauss : vous en parlerez avec eux, mais il me semble que pendant les 2 années qu’il vous reste, vous soyez en charge de l’enseignement de votre technique.

Hotch : pas du tout ça ne devait pas se passer comme ça….elle devait rester 3  ans avec nous et après nous avions convenu de la garder ou pas avec nous selon si nous étions satisfait ou pas de son travail et si elle s’était bien ou non intégré…c’était à cette seule condition que j’ai accepté de garder le secret auprès de mon équipe…parce que sa venue n’aurai en rien bouleversé leur esprits et leur habitudes de travail.

Mes yeux deviennent larmoyant et m’agrippant au bureau de Strauss .

Moi : madame, ma vie est ici dorénavant, je me suis construite une nouvelle vie qui me plait, je vie même en couple, je voudrais rester, s’il vous plait…

Strauss : la solution n’est malheureusement pas entre les mains du FBI…si je pouvais faire quelque chose je le ferais,soyez en assuré.

Hotch : vous vous rendez compte, que c’est tout le travail d’une équipe que vous êtes en train d’anéantir, et la vie d’un homme en particulier ?

Strauss, mécontent de cette intervention : vous savez bien que le rapprochement  entre agents est normalement interdit. Nous avons toléré que l’agent reid et guichard se fréquentent et vivent ensemble, tout comme l’agent garcia et Kevin  pour la simple et bonne raison que leurs relations n’ont jamais entravé leur travail..et ce n’est pas cet argument qui fera basculer la balance.

Strauss se lève et vient vers nous et se place debout devant son bureau.

Strauss s’adressant à moi : j’espère que vous comprenez que nous sommes pieds et poings liés dans cette histoire ?

 Moi : je sais, mais je suis encore sous contrat avec eux pour 2 ans et je ne veux pas partir.

Strauss : je comprend bien,  il faudrait que votre agence vous libère pour que nous puissions faire quelque chose pour vous…nous pourrions éventuellement vous créer un poste d’ici quelque temps mais même si c’était le cas, en attendant,  vous seriez sans « green card » et vous ne pourriez plus résider sur le sol américain….et vous seriez obligé de repartir pour la France pour quelques mois.

Strauss me pose une main sur l’épaule droite .

Strauss : écoutez moi. Préparez consciencieusement votre présentation pour vendredi. Nous discuterons de tout ceci avec les membres de votre agence puisque comme le veux le protocole de chez vous allez devoir passer tout leur  séjour avec eux

Je fait un signe de tête pour acquiescer mais je sens au fond de ma poitrine mon cœur se serré lentement.Elle regarde l’agent hotchner.

Strauss : agent hotchner, je compte sur vous et votre équipe pour être présents vendredi , vous  conviendrez  bien de vous-même de l’utilité de cette présence.

Hotchner : bien entendu

Strauss : Je pense que dorénavant  ce secret n’ a plus lieu d’être et qu’il faut leur dévoilé la vérité sur la présence de céline guichard au BAU, sans toutefois leur révélé totalement la nature de cette étude.

Hotchner ; nous le ferons.

Strauss : faites moi appeler quand vous leur parlerez, je tiens à être présente pour lever tout doute concernant nos agissements.

Sur ces dires, hotch et moi nous nous retirons de son bureau. Hotch ferme violemment la porte derrière nous. Abasourdi par la nouvelle, mes jambes n’arrivent plus à porter mon corps et se dérobent sous moi. Je me retrouve accroupi dans le couloir du bureau de strauss. Hotch s’approche doucement de moi.

Hotch : on va trouver une solution ne t’inquiètes pas.

Je lève brusquement la tête.

Moi : laquelle ? Même si je démissionne, vous avez bien entendu, je suis obligée de retourner sur le sol français, mon visa expire samedi.

Hotch m’aide à me relever et me fixe droit dans les yeux.

Hotch : écoute moi bien, tu fais et feras toujours parti intégrante de cette équipe et il est hors de question que l’on se passe de tes services, surtout maintenant que tu nous a prouvé que tes  méthodes peuvent nous aider sur nos enquêtes….tu sais que tu ne peux pas démissionner, tu as signer un contrat et tu encours de gros risque si tu faisais une chose pareille, tu ne t’attaques pas à la petite police locale si tu te les mets à dos.

Moi : je sais bien, mais je me fou des conséquences.

Hotch ; raisonne toi…, si tu fais ça tu risque d’être  éloigner des Etats-Unis et de Reid  encore plus longtemps que ces 2 années , ….ils te mettront des bâtons dans les roues pour ne pas que tu puisses revenir …… Surtout tu ne fais pas de bêtises….. En attendant, tu fais le travail que l’on t’a demandé, tu prépares ta présentation, ça t’occupera l’esprit. Attend qu’ils arrivent de France pour voir avec eux ce qu’on peut faire.

Il me prend le menton pour me faire relever la tête que j’ai de baissée.

Hotch ; hé, regardes moi…je te lâcherais pas…maintenant reprend toi, il faut qu’on y retourne. Tu veux qu’on se réunisse maintenant pour leur en parler.

Moi, totalement décomposée : pas tout de suite, j’ai besoin de réaliser avant de pouvoir leur en parler.

Hotch :ne tardes pas trop, ils ont le droit de savoir.

Nous repartons Hotch et moi, ensemble cette fois-ci, puisque secret, il n’était plus obligé de tenir au BAU. Mon bureau se situant avant le bureau central, je  m’arrête en premier et aaron continue son chemin pour rejoindre le sien.

Je passe la journée enfermée dans ma salle (ce qui m’arrive de temps en temps en fonction de ma charge de travail et ne met la puce à l’oreille de personne sur l’état déplorable dans lequel je me trouve aujourd’hui). Je passe par des phases de grandes détresses et de désespoirs me voyant déjà reparti pour la France et vivre loin de mon amour et des phases de grandes confiances où je me dis que ce n’est pas possible qu’on trouvera forcément une solution, que tout être humain ne peux pas rester insensible à mon cas et m’obliger à laisser derrière moi tout ce qui représente ma vie et mon bonheur….et ma présentation avance, doucement mais lentement et plus j’avance plus j’ai l’impression qu’au fur et à mesure que mes doigts pianotent les mots sur le clavier, plus ils m’amènent sur l’échafaud.

J’arrive à passer ma soirée avec Reid comme à l’accoutumée. Il me trouve bien un peu bizarre et les traits tendus. A table pendant note dîner, Reid me questionne un peu.

Reid : je te trouve bizarre ce soir, il y a quelque chose qui ne vas pas ?

Ca question me met très mal à l’aise, je n’arrive toujours pas à trouver le courage de lui parler et de lui avouer la vérité. Je lui prends la main qu’il avait posée sur la table.

Moi, trouvant un bon prétexte pour ne pas l’affronter : ma cheville me fais souffrir ce soir.

Reid : tu as déjà pris tes comprimés ?

Moi : oui, j’en ai pris (effectivement je venais d’en prendre car la douleur bien que minime par rapport à ce que je dit à spencer est quand même là).

Reid : tu iras te reposer sur le canapé, une fois qu’on aura fini de manger, je m’occuperais de ranger la cuisine. Je te la masserais après si tu veux.

Ces paroles me firent couler une larme : t’es un ange, j’ai vraiment de la chance de t’avoir à mes côtés.

Ces mots gènes comme à l’accoutumée, reid, qui est très pudique au niveau de l’expression de ses sentiments.

Nous finissons ensemble la soirée sur le canapé, et regardons le DVD de « Twilight 2 », ce qui ne m’aide pas à me sentir mieux. Bien souvent au court du film, mes yeux se détournent de l’écran pour se poser sur Spencer. Comment allais-je pouvoir lui dire ? Comment allai-je pouvoir vivre loin de lui ? Comment allais-je faire pour ne pas devenir folle si jamais je ne pouvais pas rester ? L’histoire d’amour que vivait Bella Et Edward, dans Twilight, faisait raisonner en moi l’amour entre spencer et moi. Oh, combien je pouvais comprendre et ressentir la détresse et le désarroi de Bella, abandonné sans Edward…et dire que prochainement, Reid et moi nous allions vivre la même chose. Non c’était impossible  je ne veux pas le faire souffrir autant, en plus il a l’air tellement paisible et tranquille en train de regarder le film…je ne peux vraiment pas.

Au court du film je glisse à Spencer.

Moi : Spencer, demain soir, j’ai envie d’inviter toute l’équipe à venir manger à la maison, depuis le temps que je leur promets un repas typiquement français.

Reid : tu avais mal ce soir, tu risques aussi d’avoir mal demain soir, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

Je m’approche de lui et m’assois à califourchon sur lui, face à lui.

Moi : si je suis occupée à autre chose, je ne penserais pas que j’ai mal.

Reid passe ses bras autour de ma taille.

Reid : on a déjà le bal vendredi soir, tu ne trouves pas que ça fait un peu beaucoup pour une première semaine de reprise ?..on ferra ça plus tard.

Moi : je t’assure que je me sens en état de le faire, spencer . Je me suis tellement ennuyée pendant 15 jours que là j’ai besoin de me rattaper..j’ai vraiment très envi.

Reid : si tu t’en sens capable, c’est à toi de voir.

Contente, je l’embrasse.


enilec  (22.07.2010 à 17:02)

Mercredi matin : arrivée dans les locaux du FBI, tout semble anormalement normal pour moi. Aujourd’hui Spencer et moi sommes les derniers à arriver, et chacun se trouve déjà à sa place. Hotch, Rossi,JJ et Garcia dans leur bureau respectif et Prentiss et Morgan dans les bureaux communs. Le besoin de passer une dernière soirée ordinaire, est ma préoccupation du jour et je n’attends même pas d’être arriver pour interroger Emily et Derek pour leur projet pour la soirée. De loin je les interpelle.

Moi : Emily, Derek, vous faites quoi ce soir ?

Ils se retournent.

Morgan : Quoi ?

Reid, amusé : attend au moins d’être arrivé vers eux pour leur demander.

Je continue à m’avancer vers eux, toujours accompagné de spencer.

Moi : je vous demandais si vous faisiez quelque chose ce soir car spencer et moi, nous voulions inviter toute l’équipe à la maison pour que je vous prépare enfin les plats français que je vous avais promis depuis des semaines.

Morgan avec une expression de plaisir : un repas fait avec la meilleure cuisine du monde, je ne raterais ça pour rien au monde.

Moi : Et toi Emily ?

Emily me donne une petite tape amicale avec le dossier qu’elle tient à la main.

Prentiss : tu rigoles, depuis le temps que j’attends ça, bien sûr que je serais là.

Moi : génial, je vais aller voir hotch et rossi…

Ni une, ni deux, je me dirige vers le bureau, sourire aux lèvres.

Morgan s’adresse à Reid, surpris mais heureux de me voir joyeuse : qu’est-ce qu’elle a aujourd’hui ? Elle a forcé sur la dose de ses analgésiques ce matin ou quoi?

Reid hoche les épaules.

Reid : aucune idée, ça lui a pris hier soir…elle m’a dit qu’elle avait mal vécu ses 15 jours d’arrêt et que maintenant elle voulait se rattraper.

Prentiss : tu m’étonnes, on voit bien que tu n’as jamais vécu avec elle morgan…

Morgan interrogatif : Pourquoi ?

Reid d’une moue résigné : elle est plutôt du style à ne pas tenir en place, sauf si elle-même le décide. – il s’adresse à Emily- elle était comme ça chez toi aussi ?

Emily en approbant : oh que oui, la semaine où elle est venue se réfugier chez moi quand vous vous étiez disputé, c’était tout à fait ça, tant qu’elle ne s’ennuyait pas tout allait bien, mais alors dans le cas contraire chaud devant….

Morgan : c’est comme à l’hôpital alors….

Dans un rire discret général.

Reid en enlevant se sacoche en bandoulière et en s’asseyant : c’est tout à fait ça…

Je monte les escaliers pour atteindre en premier le bureau de rossi. Je frappe à sa porte.

Rossi : oui, entrez.

J’entrouvre la porte, penche juste la tête à l’intérieur sans entrez totalement dans la pièce.Rossi est en train de lire des papiers qui sont disposés sur sa table.

Moi : Rossi, repas français chez nous ce soir, vous êtes des nôtres ?

Rossi :heu…attends…oui, c’est gentil à toi.

Moi : super, à ce soir 20h

J’attends à peine la fin de sa phrase que je me retourne et m’en vais en direction de vers Aaron.

Je frappe à sa porte.

Hotch : entrez.

Hotch raccroche son téléphone.

Hotch : céline, c’est toi, entre.

Je m’avance.

Moi : Hotch, Spencer et moi nous réunissons l’équipe pour un repas français chez nous ce soir, on serait content si vous pouviez venir ce soir avec Jack ?

Hotch se lève de son bureau.

Hotch : tu as donc pu parler avec reid hier soir ?

Ce dur retour à la réalité, me glace le sang et me fait perdre toute ma gaieté.

Moi : non, pas encore.

Hotch : attends, ce dîner ce n’est pas pour…

Je le stoppe net dans sa phrase.

Moi : non, ce n’est pas du tout un dîner d’adieu….(je commence à m’énerver et à sortir de mes gonds)…et je ne ferais pas de dîner d'adieu…

Hotch s’approche de moi pour me calmer.

Hotch : ce n’est pas ce que j’ai voulu dire céline, mais avoue que cette invitation peut porter à confusion..

Je hoche la tête pour montrer que je suis d’accord avec ce qu’il vient de dire.

Hotch : tu as l’intention de leur dire ce soir ?

Je m’approche et regarde par les baies vitrées qui donnent sur les bureaux centraux, bras croisés et le visage triste.

Moi : non, pas ce soir, pas aujourd’hui…

Hotch s’approche derrière moi.

Hotch : céline, il faudra bien leur dire un jour où l’autre…il ne te reste plus beaucoup de temps…

Moi : regardez les…(JJ et Garcia avaient rejoints les autres, et on les voyaient parler, rire et chahuter)..mais regardez les…ils sont si joyeux…je n’ai pas envi de les faire souffrir…j’ai tellement mal hotch, j’ai tellement mal….je ne veux pas qu’ils puissent ressentir la même chose que moi, c’est effroyable …comment est-ce que je pourrais leur annoncer une telle nouvelle sans les faire souffrir ?

Hotch : je ne sais pas céline, je ne crois pas qu’il existe de remède miracles mais ce qui est sûr c’est qu’ils ont le droit de savoir.

Moi : ils sont tellement heureux…plus je leur dirais tard, plus tard ils souffriront.

Hotch : et plus leur douleur sera forte si tu fais ça….et tu penses à Reid ?

Moi : je ne fais que ça…s’il vous plait hotch, mon retour en France est inéluctable.(hotch baisse la tête car il sait que j’ai raison), même si nous arrivons à convaincre mes supérieurs de me libérer de mon contrat, vous savez que je n’ai pas le choix que de rentrer dans mon pays de naissance pour quelque temps.

Hotch : je le sais, ton visa expire samedi, et même si ils acceptent d’annuler ton contrat…

Moi : …je ne pourrais pas rester sur le sol américain car je n’aurais plus de travail, et il me faudrait attendre non seulement de retrouver un nouvel emploi mais aussi attendre que l’administration me renouvelle ma « green card ».

Je me retourne ver hotch.

Moi : alors hotch, s’il vous plait, laisser nous passer une dernière soirée heureuse.

Hotch en me prenant dans ses bras : c’est d’accord, mais demain matin sans faute…

Moi : demain matin, il n’y aura pas le choix…ils arrivent.

Hotch : je viendrais avec jack ce soir tu peux compter sur nous.

Moi : merci, c’est important pour moi de vous avoir tous une dernière fois auprès de moi.

Je m’apprête à sortir du bureau.

Hotch : il y aura encore le bal de vendredi.

Moi : Le bal, à votre avis, il va avoir quel goût ce bal quand ils sauront… ?

Et je referme la porte derrière moi. Je rejoins « ma petite équipe ».

Reid : JJ et Garcia sont OK pour ce soir.

Je prend sur moi et fait comme si je ne venais pas d’avoir cette discussion avec Aaron.

Moi : c’est nickel.

JJ : tu vas avoir le temps de tout préparer pour ce soir ?

Moi  d’un ton taquin : mais oui, je partirais de bonne heure ce soir pour aller faire quelque course et en rentrant je m’y attaque directement..la cuisine française est peut être la meilleure au monde, mais elle n’est pas forcément très compliquée et longue à faire…et puis spencer va m’aider.

Reid a une expression de surprise  en m’entendant, et il se redresse de sa chaise sur laquelle il était en train de basculer.

Morgan rigole : tiens, je parie que tu n’étais pas au courant que tu devais cuisiner ce soir Reid, c’est ça les femme mon vieux, va falloir t’y habituer..

Emily : tu veux que je vienne vous donner un coup de main ?

Reid s’empresse de répondre comme soulagé par la proposition d’Emily : oui ce serait pas de refus.

Moi : Garcia, tu viens avec Kevin. Et toi JJ, tu viens avec Wil et Henry.

JJ et Garcia en même temps , s’entremêlant leurs mots et leurs paroles: ben oui, il n’y a pas de problèmes.

Moi : c’est génial. On se retrouve ce soir.

Reid qui tapote sur son clavier d’ordinateur : tiens, un mail qui nous indique que nous avons une énième conférence vendredi.

Morgan se dirige vers son bureau pour regarder à son tour son messagerie : effectivement, il semble que nous soyons tous convoqués..ha non, c’est quoi le sujet de cette prise de tête cette fois-ci ? Ils ne peuvent pas nous laisser faire notre job tranquillement.

JJ taquinant Pénélope car la dernière fois cette réunion l’avait mis mal à l’aise : …c’est peut être la suite de « pourquoi le rapprochement entre agent est prohibé ? »

Nous rions suite à cette réflexion.

Reid sérieux : le thème c’est : une nouvelle technique à l’aide du profilage.

Morgan agacé : qu’est-ce qu’ils sont encore allé nous inventer… ?

Emily en regagnant sont bureau : attendons de voir…

Mal à l’aise, je décide de retourner au travail pour ne pas éveiller les soupçons. Je m’éloigne en direction de mon poste accompagné par JJ et Garcia qui elles aussi rejoignent leur bureau.

Arrivée à mon poste de travail, l’émotion est trop grande et je m’effondre sur mon bureau.

 

La soirée est enfin là. Emily est là avec spencer et moi depuis la fin de son travail. Elle s’applique à dresser la table pendant que moi, devant les fourneaux avec mon tablier, taquine spencer pour qu’il coupe correctement les légumes.

Notre cuisine étant ouverte sur le salon - salle à manger, l’échange de discussions entre nous est très simple.

L’heure de l’arrivée de nos invités arrive. Ils sont tous enchantés d’assister à cette soirée. C’est JJ qui arrive en premier avec William et Henry. Qu’est-ce qu’il peux changer vite se petit bout de chou…et quand je le reverrais, comment sera-t-il à ce moment là ???Est-ce que même je le reverrais un jour ?? Non, il faut que je m’enlève cette idée de la tête, bien sûr que oui je le reverrais, bien sûr que oui je vais revenir…mais me pardonneront-il pour ce mensonge ?

Des éclats de rire, des farces, fusionnent de part et d’autres. Tous semblent heureux d’être ici.

Je dévore chaque instants que je passe avec  eux, j’observe attentivement leurs moindre gestes, leurs moindre éclats de voix, comme pour graver en mémoire ces précieux moments, ces derniers moments.

Rossi : qu’est-ce que tu nous à prévu au dîner ce soir ?

Moi pour l’embêter : on va commencer par des cuisses de grenouille, suivi pas des escargots et ensuite nous finirons par du bon fromage français bien fort…

Ils font tous des bruits et des visages de dégoûts suite à mon annonce, mais ils ont tous compris que je plaisantais.

Moi : Je plaisante, en entrée la traditionnelle quiche lorraine accompagnée d’une salade, en plat principale un gratin dauphinois avec un filet de bœuf et en dessert île flottante.

Kévin : ça à l’air bon tout ça, vivement que l’on passe à table

Pénélope lui donne un petit de coude sur la cuisse.

Garcia le fixe : Kévin, tiens toi un peu, on ne dit pas ça quand on est en société

Moi : en société ? t’abuses un peu garcia…

Emily : hé, garcia, je suis là depuis la fin de l’après-midi et je peux te dire que moi aussi j’ai faim, toutes ces odeurs ça m’a ouvert l’appétit…

Reid : on va peux être passer à table alors.

Tout le repas se déroule dans cette ambiance bon enfant. Même hotch ne laisse rien paraître de la tragique réalité. La soirée se fini très tard et tous rentrent chez eux, enchanté….je suis contente.

 

Le jour fatidique de la révélation est arrivé. J’observe attentivement tous les moindres recoins du bureau, les objets, les personnes qui s’y trouvent, les odeurs, l’atmosphère, les petits dégâts matériels, rien ne m’échappe… je marque à jamais en moi, toutes ces petites choses qui ont fait parti de mon quotidien pendant une année et qui à été l’année la plus merveilleuse de ma vie. La première chose que je fait en arrivant c’est d’aller dans le bureau d’Aaron Hotchner, mais il m’attendait déjà sur le pallier. Il me fait signe de venir le voir quand il me voit arriver. Je lui obéit et vais le voir.

Hotch : assied toi.

J’exécute.

Hotch : tu es prête aujourd’hui.

Moi : Prêtes, pas du tout…mais j’ai pas le choix, c’est aujourd’hui.

Hotch : tu veux le faire maintenant.

Moi : autant se débarrasser de cette corvée au plus vite.

Il se dirige derrière son bureau pour prendre son téléphone.

Hotch : je vais prévenir Strauss que nous allons leur annoncer maintenant.

D’un signe de tête je lui dis que oui, tourmentée, je m’approche de la fenêtre pour regarder ce qui se passe à l’extérieur, comme si je voulais fuir cette pièce et rejoindre le dehors.

Hotch : madame, nous allons leur annoncer la vérité maintenant…très bien.

Il raccroche.

Hotch : elle descend dans une demi-heure.

Moi : est-ce que je peux rester ici en attendant..

Hotch : bien sûr que oui, assied toi en attendant.

Moi : non merci, je préfère rester debout.


Hotch s’approche de moi.

Hotch : ils comprendrons ne te fais pas de souci pour ça.

Moi : vous croyez vraiment.. , rien n’était censé se dérouler comme ça. Non seulement je vais leur  annoncer que le les ai leurrer pendant une année et qu’en plus de ça je dois partir maintenant…à leur place je suis pas certaine que je prendrais très bien la chose…

Hotch : fait leur un peu confiance.

Je me retourne face à Aaron .

Moi : je ne veux pas qu’ils croient que j’ai joué avec eux et leurs sentiments en sachant pertinemment qu’un jour ou l’autre j’allais devoir les abandonnée…, je pensais que j’aurais eu le possibilité et le choix de rester…si j’avais su que ça se déroulerait ainsi je n’aurais….

Hotch me fixe dans les yeux d’un regard sombre et me serre très fort sur les épaules.

Hotch : …tu n’aurais pas quoi ?...tu n’aurais pas chercher à apprécier les personnes avec lesquelles tu as travaillé , tu n’aurais pas chercher à les connaître ?…sois honnête envers toi-même, ça ne t’aurais pas été possible..ça ne nous aurait pas été possible..tu sais bien que cette équipe ne fonctionne pas  ainsi..tu fréquentes même Reid, tu serais arrivé à dénigrer tes sentiments envers lui pendant tout ce temps si tu avais su comment ça allait se finir ?

Moi : pour ne pas rendre malheureux les gens que j’aime,oui j’en aurais été capable.

Hotch : ne ment pas, je te connais, tes sentiments sont toujours plus forts que ta raison chez toi.

Et je m’effondre en pleurs dans ses bras jusqu’à ce qu’on entende frapper à  la porte et que Strauss arrive.

 

A l’extérieur, le temps passe et ne voyant toujours pas sorti du bureau de hotchner au bout d’une demie heure, les interrogations commencent à se lire sur leur visage. L’arrivée de strauss traversant l’unité et se dirigeant directement vers le bureau de hotch sans pour autant que je n’en ressorte surprend tout le monde. Rossi en sort même de sa salle pour rejoindre Prentiss, Morgan et Reid.

Prentiss s’adressant à Rossi : vous savez ce qu’il se passe ?

Rossi : pas du tout. Reid , céline t’a-t-elle dit quelque chose ?

Reid : absolument rien.

Rossi : attendons de voir.

 

Strauss pénètre à l’intérieur du bureau de Hotch et me trouve dans les bras de Aaron en train de pleurer. Son arrivée me fait m’arrêter et lever la tête. Mon désarroi, lui coupe toutes paroles, c’est hotch qui entame le premier la conversation.

Hotch : je vais aller chercher l’équipe…

Strauss gênée : nous vous attendons.

Hotch pris sont téléphone pour dire à JJ et Garcia de nous rejoindre maintenant puis, il sort de la pièce et, du pallier, leur fait  signe de nous rejoindre dans la salle de réunion. J’essuye mes larmes pour essayer de retrouver visage humain. Strauss ne sait toujours pas comment m’adresser la parole, et nous sortons toutes les 2 du bureau de Hotch pour rejoindre la salle de réunion. Je déambule sur ce pallier tel un zombie, tête basse et entre dans ce cher bureau dans lequel je me dirige encore une fois vers les fenêtres donnant sur l’extérieur tandis que Strauss se dirige vers la table.

Strauss : vous êtes prêtes ?

Moi lui répondant sèchement : non pas vraiment, mais ai-je le choix ?

Tous s’introduisent  dans le bureau.  L’atmosphère est pesante. Malgré mes efforts, mes yeux sont rouges et je ne peux le leur masquer. Me voyant dans cet état, reid se rapproche de moi.

Reid : mais qu’est-ce qui se passe ?

Moi stoïque, pour ne pas flancher de nouveau : je vais vous expliquer…

La tension est montée d’un cran ce qui se lit sur le visage de tous.

Strauss : asseyez vous, nous avons besoin de vous parler.

Tous regardèrent Hotch, interrogatif. D’un signe de tête il leur demande d’obéir et de s’asseoir.

Reid prend place à mes côtés ainsi que Strauss. Je suis la dernière à m’asseoir, espérant reculer encore un peu l’échéance….quelques secondes de silence…je prend ma respiration pour essayer de mieux faire sortir les mots.

Morgan s’impatiente : bon vous allez nous dire ce qui se passe ?

Strauss : mademoiselle guichard, c’est à vous…

JJ, garcia, Prentiss, Morgan et Rossi s’échangent un regard d’incompréhension, tandis que Reid me fixe : mademoiselle, voilà un mot que jamais Strauss n’utilise pour parler d’un de ses agent..

Rossi s’adressant à strauss : mademoiselle ???

Hotch : céline, est-ce que tu veux que je leur explique ?

Moi : non, c’est à moi de le faire.


enilec  (23.07.2010 à 15:10)

Assise, je pose mes bras sur la table, mes mains sont liées entre elles. Je n’arrive à fixer personne en particulier alors mon regard est dans le vague. Je prends mon courage à 2 mains et les premiers mots sortent de ma bouche. Ils sont tous attentifs à ce que je vais leur dire.

Moi : comme vous le savez je viens de France….et on vous a dit que si je suis venu ici c’était pour renforcer votre équipe avec une spécialiste en analyse du comportement enfantin.. 

Ils ont l’habitude d’analyser les dires des personnes et l’emploi de ces termes fait réagir Morgan qui m’interrompt.

Morgan : ho, ho,  comment ça « on vous a dit »…

Hotch élève la voix contre Morgan : Morgan, ça suffit laisse la finir

Déstabilisée par son intervention, je réfugie mon visage entre mes mains et ferme les yeux pour me reprendre.

Moi : Morgan, je suis bien une analyste en comportement enfantin,  ça c’est vrai, mais la différence avec vous c’est que je n’ai  pas  suivi de formation pour le devenir, on m’a recruté parce que depuis toute petite je baigne au milieu des enfants et que j’ai appris sur le tas à communiquer avec eux,…a la base j’ai une formation de comptable pas d’analyste…

Garcia reprenant confiance en l’issu de cette réunion : y’a pas de souci avec ça, tout va bien , moi aussi je n’ai suivi le cursus normal pour intégrer le FBI, c’est eux qui sont venu me chercher.

Moi donnant un coup d’œil à Hotch : ce n’est pas tout Pénélope…ce n’est pas la raison principale pour laqué le on est venu me recruter.

JJ interrogative : y’en a une autre ?

Prentiss : attend qu’est ce que t’essaye de nous dire ?

Moi : en fait on est surtout venu me chercher parce que j’ai étudiée et mise en application une nouvelle technique de perception des choses et ils voulaient savoir si cette méthode pouvait venir renforcer les méthodes d’analyses que vous utilisez déjà.

Reid : la conférence de demain…

Moi : oui c’est la mienne.

Rossi: mais pourquoi ne pas nous l’avoir dit ?

Strauss intervient sur ce domaine qui la concerne : on ne pouvait pas vous mettre dans la confidence, seul l’agent hotchner était habilité à connaître la vérité pour facilité la mission de mademoiselle guichard…

Morgan se lève de sa chaise, les bras sur sa tête et s’adresse à hotch : vous étiez au courant et vous nous avez rien dit, je croyais que vous aviez confiance en nous, et là vous nous mettez sur la touche.

Hotch : Morgan assied toi et laisse-nous le temps de finir nos explications. Vous ne deviez pas influencer céline sur son étude et elle ne devait pas non plus vous influencer à son tour. SI jamais vous aviez été au courant qu’elle testait une nouvelle méthode, ne serait-tu pas aller l’aider ? tu n’aurais pas cherché avec elle ?

Morgan se rassoie plus calme : si, bien sûr que oui.

Hotch continue : et dans le sens inverse, tu n’aurais jamais été tenté d’aller lui demander si elle arrivait à la même conclusion que toi grâce à sa méthode..

Morgan : probablement.

Strauss : alors comprenez notre décision agent Morgan, si toute l’équipe avait été au courant , vous auriez put non seulement fausser les résultats de l’analyse de mademoiselle guichard, mais aussi compromettre vos enquêtes car vous vous seriez reposé sur les analyses de mademoiselle guichard qui jusqu’à présent n’avaient pas prouvé leur fiabilité.

Rossi , classe comme à son habitude : c’est donc qu’elles sont fiables alors ? Elle porte sur quoi cette étude ?

Hotch : oui, on en  a eu la confirmation avec la dernière affaire à Phoenix, quand à l’étude céline vous en parlera demain  plus en détail lors de sa conférence.

JJ se tournant vers moi, l’air contente de comprendre : c’est pour ça que tu es rentrée toute seule dans la chambre de roger pour pouvoir l’interroger ?

Je lui fais signe que oui.

Prentiss faisant de grands gestes pour s’adresser à toute l’assemblée : bon, d’accord c’est assez déstabilisant comme révélation, mais il n’y a pas mort d’hommes.

A la vue de l’expression ennuyée de mon visage, même Pénélope qui n’est pourtant pas une analyste du comportement comprend très bien que ce n’est pas fini.

Garcia : Quoi ce n’est pas tout, il y a encore autre chose ?

Moi : malheureusement oui garcia…mon étude est dorénavant terminée.

Garcia paniquée et en bégayant : et alors…je ne vois pas où est le problème…ta méthode es une réussite…tu vas continuer à travailler avec nous, n’est ce pas madame Strauss ?

L’expression de mon faciès fait vite comprendre que ce n’est pas le cas.

Strauss : malheureusement non.

Un mouvement de panique se fait sentir.

Strauss : mademoiselle guichard n’a jamais travaillé pour nous.

Garcia : mais comment ça… ?

Strauss se tourne vers moi : voulez vous continuer à leur dire ?

Moi : oui c’est à moi de le faire.

J’attrape la main de Reid, car la suite ne va pas être simple à entendre pour lui.

  Moi : …je travaille pour Interpol.

Ruée général dans le bureau, tous s’exclament, ont des mouvements d’incompréhension.

Moi : ….des recherches comme la mienne ont déjà été porté aux Etats Unis mais dans d’autres domaine. Interpol voulait savoir si elle était vraiment crédible a et en France nous ne sommes pas encore assez ouverts pour  l’accepter, c’est pour ça qu’ils m’ont demandé de venir  la faire sur le continent américain et qu’ils ont demandé la collaboration au FBI…

Ils viennent de comprendre quelle conséquence cela engendrait.

JJ : tu travailles pour Interpol et ton étude est fini, ça veux dire que…
une larme m’échappe.

Spencer retire sa main de la mienne et la met sous la table.

Moi : c’est exactement ça JJ…je dois retourner en France…mais je vous assure que ça ne devait pas se passer comme ça…je pensais pouvoir rester…

Hotch observe déconcerté son équipe volé en éclat : Morgan se lève et frappe contre le mur, garcia commence à pleurer, JJ et prentiss se regardent mutuellement, Rossi s’est replié dans ses pensées….et Reid se lève de la table et part sauvagement salle de réunion.

Je me lève à mon tour, me précipite vers l’entrée de la porte tout en pleurant et en essayant de le retenir.

Moi : Reid…Reid…ne pars pas…attends….laisse moi t’expliquer.

Mais c’est trop tard, Reid s’éloigne sans même se retourner, prend son sac et s’en vas. Je n’ai même plus la force de le suivre, je suis appuyer sur la porte d’entrée, anéantie.

Strauss s’adressant à moi : restez ici, nous allons bientôt partir pour aller chercher vos supérieurs…

JJ s’approche tendrement de moi et me prend par les épaules comme une mère : quand dois tu repartir ?

Moi, me retournant face à elle : dans 3 jours seulement…mais je ne pensais pas devoir partir un jour JJ je te l’assure..autrement...

JJ : je te crois.

Hotch : il faut que vous sachiez que ce n’était pas prévu comme ça. Céline avait un contrat de 3 ans avec Interpol durant lequel elle devait mener à bien son étude, après elle était libre de tout mouvement et nous avions convenu de la garder ou pas avec nous selon si nous étions satisfait ou pas de son travail et si elle s’était bien intégré ou non à notre équipe…c’était à cette condition unique que j’ai acceptée son affection temporaire avec nous et que j’ai accepté de gardé le secret. Malheureusement, Interpol trouve que l’étude est satisfaisante et ont décidé de l’arrêter là au bout d’un an …et il lui reste encore 2 ans de contrat avec interpol.

Garcia : elle ne peut pas démissionner ?

Prentiss : non avec eux je peux te dire que ça ne plaisante pas là-dessus. Ma mère a déjà eu affaire avec eux.

JJ : il n’y a vraiment aucune solution ?

Hotch: même si  Interpol, acceptait de la libérer de ses engagements, son visa arrive à expiration samedi…

Rossi : elle pourrait  rester travailler avec nous, elle a prouvé son efficacité mainte et mainte fois.

Strauss : c’est une possibilité, mais pas dans l’immédiat, pour l’instant aucun nouveau poste n’a envisagé d’être créer dans votre service.

Prentiss : et dans un autre en attendant …

Moi : ….j’irais même balayer les rues si il le fallait….

Strauss : d’ici samedi, trouve un nouvel emploi et refaire toute la paperasserie pour renouveler votre visa, c’est totalement impossible…

Je me retourne pour regarder de nouveau le couloir que spencer venait d’emprunter et qui était totalement vide de sa présence. Mon cœur est totalement brisé.

L’agitation du début commence à laisser place à l’abattement général de ma tendre équipe.

Hotch essayant de remotiver ses troupes : les membres d’Interpol arrivent tout à l’heure, nous espérons pouvoir trouver tout de même un arrangement avec eux, pour faciliter au plus vite son retour parmi nous.

Strauss : à condition de ne pas créer un incident diplomatique.

Morgan s’énerve après Strauss et nous rejoint JJ et moi : un incident diplomatique ???non mais il faut que vous arrêtiez de vous ficher de la gueule de gens….vous n’avez donc aucun sentiments vous là haut ???....vous arracher des personnes à leurs amis, à leurs familles sous le seul prétexte d’un hypothétique incident diplomatique…vous êtes donc sans cœur.

Hotch : Morgan , ça suffit.

Morgan : avec tout le respect que je vous dois, je suis désolé, mais je ne suis pas d’accord avec vos méthodes de considérer vos employés comme des objets.

Rossi : laisse-leur le temps de discuter avec Interpol avant de t’emballer.

Hotch : je vous promets qu’on faire le maximum.

Morgan s’adressant à moi : hé, mon cœur, écoute moi, file à ton rendez-vous avec tes patrons…trouve leurs les bons arguments pour que tu restes avec nous, concentre toi uniquement là-dessus, moi je m’occupe de te ramener Reid.

Emily : Derek à raison, occupe toi simplement de ça, nous on s’arrange de ramener Reid à la raison.

Je souris.

Moi : D’accord.merci.

Straus : nous devons y aller maintenant, c’est l’heure, nous devons aller les accueillir à l’aéroport, ensuite nous leur ferrons visiter notre base et ensuite nous irons dîner. Demain  matin agent Hotchner, je compte sur vous pour être présent avec nous pour leur faire le débriefing de la mission de mademoiselle guichard.

Hotch : je serais là ne vous inquiétez pas.

Tous viennent m’enlacer avant de partir en me souhaitant bon courage.

M’adressant à Morgan : Tu as entendu, je ne serais pas de retour avant ce soir…

Morgan : j’en informerais reid.

Strauss : dites lui également qu’il y a une bonne nouvelle. Vendredi lors du bal de FBI, mademoiselle Guichard sera notre invité d’honneur puisque nous lui remettrons la médaille d’honneur pour bons et loyaux services rendu à la patrie américaine…d’ailleurs il faudra aussi que vous voyez avec les organisateurs de la soirée pour le déroulement de celle-ci.

Moi : si vous saviez comme j’en ai rien à battre de votre médaille…

Et nous voilà parti pour l’aéroport.

Toute la journée, ils essayent de retrouver Reid, mais sans succès. Reid s’est mis au vert et ne répond pas à son téléphone, ni ne revient au travail. Je n’ai qu’une hâte c’est de rentrer chez moi, chez nous, pour pouvoir discuter avec Spencer.

L’heure de revenir à la maison est enfin là. J’introduis la clé dans la serrure. Au moment de poussée la porte pour entrée, j’entends des bruits et aperçoit les lumières tamisées de l’appartement. Je suis contente, Spencer est rentré, Morgan et les autres sont arrivés à le raisonner, je vais pouvoir m’expliquer avec lui. J’entre précipitamment n’en tenant plus. Je pose mes affaires sur le porte manteau de l’entrée et je le cherche des yeux. La télé est allumée dans le salon mais spencer n’est pas dans le canapé. Je m’avance alors jusqu’à la chambre. Il est là…endormi dans notre lit. Je m’approche de lui et le contemple. Il a l’air si paisible…je ne peux pas le réveillé. Je lui passe une main dans ses cheveux, l’embrasse sur la joue et lui dit .

Moi : je t’aime mon amour.

Je me dirige vers la salle de bain pour aller me mettre en chemise de nuit. Je m’assois tranquillement sur le lit. Je m’allonge auprès de lui, lui soulève un bras et vais faufiler mon corps tout contre le sien, laissant son bras envelopper mon dos. Il est là c’est ce qui compte, demain matin avant que je ne m’en aille nous parlerons. Je m’endors ainsi blotti contre lui ?

Le lendemain, un claquement de porte me réveille. J’ouvre les yeux. Spencer n’est pas à côté de moi. Je me lève vais dans le salon et vois que ses affaires n’étaient plus là : il était déjà parti…il était donc toujours fâché après moi. J’essaye de l’appeler mais sans succès son portable est sur messagerie.

Moi lui laissant un message : spencer c’est moi, j’ai besoin de te parler, je t’assure que je ne pensais pas du tout que ça allait ce dérouler comme ça, je t’aime je t’assure, je ne veux pas te perdre, rappel moi.


enilec  (24.07.2010 à 10:38)

Je m’habille pour la conférence d’aujourd’hui. Comme le veux notre protocole, je dois me vêtir des vêtements officiels d’Interpol (attention là j’invente tout). Je me retrouve devant la glace de la salle de bain. Je dégrafe le protège habit qui contient mon costume, que j’ai si soigneusement rangé à clés jusqu’à présent dans mon bureau ainsi que toutes mes affaires qui prouvaient mon appartenance à Interpol, pour que jamais Spencer ne puisse tomber dessus. J’enfile la jupe droite bleue marine, ajuste mon chemisier blanc, revêt la veste de tailleur bleue marine. Je me coiffe avec le chignon réglementaire et recouvre ma tête du béret assorti. J’ouvre en dernier une petite boîte. Il me faut quelques instants pour l’ouvrir. Une fois ouverte je contemple quelques minutes sont contenu … : mon insigne d’Interpol. Je la caresse d’un doigt et l’agrafe à ma veste. Je me tiens fixement devant la glace affublé de la sorte.

Un an, un an déjà que j’avais rangé ce costume, un an que j’étais ici, un an que je ne l’avais pas porté. La dernière fois c’était à la descente de l’avion qui m’avait emmené sur le sol américain, juste avant de n’avoir franchi le pas de seuil du FBI…et déjà je devais le revêtir de nouveau. Mon dieu que le temps passe vite, j’aurais tellement aimé n’avoir jamais à le ressortir.

Mais ce n’est pas le pire.

Après être allé chercher mes supérieurs à leur hôtel,  j’entre avec eux dans l’immeuble du FBI.

En arrivant dans le bâtiment du FBI, on me donne une nouvelle plaque d’indentification. Je ne rentre plus dans les locaux en tant que « membre du FBI » mais en tant que « VISITEUR », c’est le premier pas vers le retour à mon ancienne vie et le premier pas qui commence à me séparer de la vie que je chérie tant. Cela m’arrache le cœur.

J’arrive à l’étage de la BAU et nous nous dirigeons vers la salle de réunion où nous avons rendez vous avec Hotchner et Strauss pour le débrief de ma mission. En passant devant le bureau central, je vois que tous me collègues et amis sont là, même JJ et Garcia sont présentes et ne tiennent pas à rester seules dans leur bureau en cette heure si cruciale. Tous nous regardent passer , un peu déconcerté par ma tenue d’agent d’Interpol qui rend réel les  choses .Ils me font soit un signe de la tête, de la main ou même un sourire pour me dire qu’ils me soutiennent et que ça va aller. Tous sauf Spencer qui me regarde passer comme si c’était une étrangère qui déambulait dans les couloirs, ne laissant retranscrire aucun sentiment.

Nous rentrons dans la salle de réunion.

Pendant ce temps, ils essayent d’expliquer la situation à Reid.

JJ  s’adressant à Spencer : tu as vu Céline  hier spence ?

Reid d’un ton normal et dégagé : oui, je l’ai vu quand elle est rentrée.

JJ : elle a put tout t’expliquer ? elle t’as dit qu’elle allait décorée pendant le bal de ce soir ?

Reid : non j’ai fait semblant de dormir quand elle est rentrée

Morgan tourne la chaise de Reid sur laquelle il était assi pour qu’il se trouve face à lui : comment ça t’as fait semblant de dormir ?, ce n’est pas le moment de faire l’enfant Reid, elle a des choses importantes à t’expliquer, tu n’es même pas rester à les écouter avec nous hier.

Reid se lève brusquement de sa chaise : je n’ai pas besoin de plus d’explications, elle nous a menti et elle s’est jouée de nous.

Prentiss : ce n’est pas vrai tu ne peux pas dire ça.

Reid s’énerve : et t’appelle ça comment toi ? tu le savais qu’elle travaillait pour Interpol ? Tu le savais qu’elle devait repartir ?

Prentiss : non bien sûr que non…

Reid l’interrompt : nous, non, mais elle oui elle le savait ….elle a agit avec nous en connaissance de tout état de cause.

Garcia : Reid mon trésor, ce n’est pas tout à fait ça.

Reid : stoppe, je ne veux plus rien savoir, le reste ne m’intéresse pas.

Et il s’en va de la pièce centrale.

Morgan commençant à partir derrière lui : Reid, ne soit pas stupide, reviens qu’on t’explique…

Rossi attrape le bras de Morgan pour l’empêcher de le suivre : Ca ne sert à rien pour le moment, il est totalement muré, il est incapable d’entendre ce qu’on à a lui dire, sa douleur est trop grande.

Garcia paniquée : oui, mais on ne peut pas rester là sans rien faire, céline repart bientôt, et ils ne peuvent pas se séparer comme ça.

Rossi : espérons que le temps jouera entre notre faveur et qu’il retrouvera vite sa raison.

Et ils regardent partir Spencer s’isolé à deux pas d’eux, juste au fond de la pièce, en train de se servir un café, tandis que eux sont scotchés aux moindres mouvements et aux moindres sons qui peuvent jaillirent de la salle de réunion ou nous nous trouvons.

 

Dans le bureau de Hotch, nous sommes assis en rond autour de la table. Strauss et Hotch d’un côté, moi et mon supérieur en face.

Mon supérieur, Mr Creek est le premier à débuter la conversation en entrant.

Mr Creek : Nous allons commencer par nous présenter, je suis Monsieur Creek le directeur d’Interpol.

Strauss : je vous présente l’agent Hotchner, directeur de la BAU, c’est lui qui a pris en charge dans son service mademoiselle guichard pendant son service.

Hotch se décolle de sa chaise pour lui serrer la main.

Hotch : enchanté monsieur.

Creek : de même, et nous vous remercions pour votre collaboration, elle a dû être très fructueuse vu l’avancée rapide de bons résultats de cette mission.

Hotch : ce fut un plaisir pour moi et pour toute mon équipe de pouvoir travailler avec l’agent guichard.

Strauss : oui, mademoiselle guichard s’est très vite intégrée à nos services.

Creek : cette étude est très importante pour nous, elle va nous permettre d’appréhender différemment la psychologie des tueurs en série et  nous vous sommes redevables. Grâce à vous, les conclusions auront beaucoup plus de poids que si elles avaient été menées uniquement en France, vous savez nous sommes encore pionnier dans ce domaine, alors que votre pays l’a déjà utilisé dans les services secrets.

Hotchner : vous ne vouliez pas la menée sur 3 ans pour être sûr et certains des résultats ?

Creek : oui c’est ce qui était prévu initialement, mais l’affaire de Roger Smith à Phoenix, le fait qu’elle a été en grande partie avancée et résolue grâce aux savoirs faire de céline guichard, nous a convaincu du bien fondé de cet nouvel outil et nous semblait donc inutile de faire durer cette mission.

Moi : monsieur, j’avais un contrat de 3 ans avec vous…
Creek : ne vous inquiétez pas nous avons encore grandement besoin de vous.

Ces paroles ne me rassurent pas et je regarde Hotch d’un air inquiet.

Creek continue sa phrase : …vous allez apprendre à nos agents à se servir de votre technique.

Moi : monsieur, c’est-à-dire que j’aimerais bien rester ici.

Creek surpris : comment ça ?

Moi : je voudrais rester ici, je me suis créée une nouvelle vie ici et je suis heureuse, je voudrais rester ici.

Strauss enchaînant de suite derrière moi : nous nous proposons même de lui créer un poste d’ici quelques temps.

Creek s’énerve : mais il en est hors de question, vous êtes sous contrat avec nous durant encore 2 ans  (il s’adresse à Strauss en se levant) : le FBI ne voudrait quand même pas nous voler un de nos agents quand même ? L’éthique du FBI aurait-elle changé à ce point là à allant jusqu’à risquer de  compromettre l’entente entre nos 2 pays ?

Strauss ennuyée : non, bien sûr que non, c’était juste une proposition de notre part, mais nous ne ferions jamais rien sans un accord entre nos 2 agences.

Creek : nous avons beaucoup investi de temps et d’argent sur cette mission, notre agence veut rentabiliser cet investissement (il se tourne vers moi) :3 ans, vous avez signé un contrat de 3 ans et vous nous devez encore 2 ans.

Je me lève et me tiens face à lui  en colère : très bien , je démissionne alors.

Creek s’énerve : vous ne pouvez pas, vous n’en avez pas le droit, si vous faites ça, nous vous poursuivrons et vous perdrer tout.

Moi tout aussi : j’ai déjà tout perdu si vous me faites partir d’ici, qu’est-ce que je risque ?

Hotch et Strauss essayent d’intervenir pour calmer le jeu.

Hotch : céline, calme toi, ce n’est pas comme ça que tu arriveras à quelque chose.

Je sorts de la salle de réunion furieuse, en direction de la sortie des bureaux de la BAU, sans que l’on m’en ai donné la permission. Creek me suit furieux. Strauss et Hotchner le suivent. Nous sommes sur le pallier surplombant les bureaux centraux, aux yeux de tous.

Creek en criant : je vous ordonne de vous arrêtez agent guichard.

La colère étant trop grande en moi, je me mets à lui parler en français.

Moi en haussant la voix : vous m’ordonnez quoi ?

Creek continuant à me parler en français : je suis votre supérieur et je vous ordonne de vous arrêtez.

Moi, toujours en français, lui lançant un regard méchant : vous m’ordonnez, voilà ce que j’en fais que vos ordres.

Je m’enlève le berret de la tête, arrache violemment mon insigne d’Interpol de mon chemiser et jette à terre ma veste de blaser .Je piétine le tout, sous les yeux ahuris de tous.

Moi toujours en français : voilà ce que j’en fais de vos ordres, je ne veux pas travailler et recevoir d’ordre de supérieur qui ne considère ses employés que comme des objets set qui n’en ont rien à foutre de leur désir et de leur bonheur.

Creek : je vous interdits de dénigrer Interpol de cette façon là, vous n’avez pas le choix de toute façon, vous nous devez encore 2 années.

De leur côté, mes collègues ne comprennent pas ce qui se passe, d’autant que la conversation se déroule en français.

JJ s’adressant à Prentiss : Emily, tu parles français ?

Prentiss ; j’ai quelque notions, mais sans plus.

Morgan : Est-ce que tu peux essayer de traduire ?

Prentiss : je vais essayer, mais ils sont un tel débit de parole que je ne suis pas sûr d’y arriver

Rossi : je n’ai jamais vu céline dans un état de furiosité pareil

Prentiss : ….a priori il ne veut pas annuler son contrat.

Garcia : oh non s’il vous plait pas ça.

Ils continuent à regarder et à écouter ce que nous disons et Emily essaye de se concentrer pour comprendre ce qu’il se raconte. Cette agitation à eu pour côté positif que Reid , interpellé par ce qu’il se passait, est revenu près des autres .

Moi toujours aussi furieuse en m’approchant de lui en le menaçant :Ok vous voulez jouer à ce petit jeu là avec moi…Ok je vais rentrer avec vous en France et je vais travailler pour vous pendant 2 ans…mais je ne formerais personne, ça je peux vous le jurer.

Creek : vous n’avez pas le droit.

Moi : vous n’avez personne d’autres que moi qui puissent former vos agents à cette nouvelle méthode,…personne d’autres que moi ne sait comment ça fonctionne …oh si pardon, il y a bien d’autres personnes qui sont capables de faire la même chose que moi mais ça vous coûterais cher aussi bien en temps qu’en argent avant  qu’elles soient opérationnelle… si je veux je peux très bien rentrer en France et ne rien leur apprendre du tout puisque je suis la seule pour l’instant d’opérationnelle.

Creek furieux et tout rouge : vous ne pouvez pas faire ça, nous vous traînerons devant la cour martiale.

Emily a compris de quoi je parle et la menace que je viens de proférer auprès du directeur d’Interpol.

Emily paniquée  se retourne vers les autres : non, ce n’est pas possible, elle est complètement folle.

Garcia : quoi ? qu’est-ce qui se passe ? dis nous vite.

Emily décontenancé par ce qu’elle vient d’entrer : elle vient de les menacer de saborder sa mission.

Rossi estomaqué : elle a fait quoi ?

Emily : et il vient de lui dire qu’il la traînerait devant la cour martial si jamais elle mettait ses menaces à exécution..attendez ils continuent…

Ils arrêtent de poser des questions à Prentiss pour que celle-ci puissent finir de traduire la conversation.

Moi l’air dédaigneux : allez-y, traîner moi devant la cour martial, je n’en ai rien à faire, ma vie sera de toute manière ruiner si vous m’obliger à revenir en France

Prentiss très concentré et fini pas traduire : elle dit qu’elle s’en fou si jamais ils la poursuivent que sa vie est de toute manière ruiner.

Silence de mort, ils se tournent vers Reid qui au vue de son attitude devient moins insensible que tout à l’heure.

Creek fou de colère me saisit violemment le bras pour me faire taire et m’empêcher de partir. Voyant cela, Morgan se précipite vers nous et empêche Creek de lever la main sur moi en l’attrapant net par le poignée.

Morgan  fixe creek droit dans les yeux d’un regard sombre : N’y songez même pas..

Hotch en s’avançant vers derek: lâche le morgan…

Morgan lui lâche le poignée mais pas le regard.

Moi m’adressant à strauss et hotchner, dans leur langue cette foi-ci : je vous retrouve dans la salle de conférence dans 30 minutes.

Morgan me ramasse les affaires que j’avais jeté à terre . Je les prends, tourne le dos et m’en vais en direction de la salle de réunion.

Hotch très froid s’adresse à Creek avec un humour très noir, mécontent de la scène qu’il venait de voir : vous avez de drôle de mœurs à Interpol.

Creek réajustant sa veste : c’est une petite effrontée

Hotch : c’est bizarre mais nous ne n’avons jamais eu à nous plaindre de son comportement...

Hotch passe devant Creek pour s’en retourner dans son bureau, le laissant seul avec Strauss.

 

L’heure de la révélation complète de mon secret est enfin là. Je me trouve debout devant un pupitre et un tableau blanc derrière. Devant moi je contemple des dizaines de chaises vides qui se remplissent peu à peu d’agents appartenant au FBI. Strauss et Creek ne s’installent pas face à moi mais se prennent deux chaises pour s’asseoir sur mon côté gauche. Mon équipe est la dernière à entrer. Elle s’assoit au fond, comme pour ne pas me troubler dans mon élocution. Leurs visages et leurs sourires me procurent un immense réconfort….à part celui de Reid, qui se plaçant à l’extrémité droite de la pièce, montre qu’il est toujours fermé à mon égard. Pour autant, Reid semble être avec nous cette fois-ci et enclin à écouter ce que j’allais dire.

Moi devant le pupitre : messieurs dames, bonjour, je me présente je suis l’agent céline guichard et comme la plupart d’entre vous le savez je viens de France.

Je prends une grande respiration, je me retourne vers Hotch, celui-ci me fait signe que c’est bien, de continuer.

Moi reprenant : Par contre ce que vous ne savez pas c’est que j’appartiens à Interpol.

Un silence se fait sentir dans la salle. Je reprends très vite mon discours pour ne pas laisser s’installer plus le malaise.

Moi : Si je suis venue de France pour travailler ici, c’est que certes je suis spécialiste en analyse des comportements enfantins mais surtout, nos 2 agences m’ont chargé d’une mission celle d’étudier une nouvelle méthode pouvant aider au profilage de criminels.

Un agent lève la main : on peut savoir laquelle ? On les connait déjà toutes ?

Moi : non je ne pense pas que vous connaissiez celle-là. Avant de vous l’exposer, vous trouverez devant vous un bout de papier avec un crayon et une enveloppe. Je vous demanderais de bien vouloir tous y dessiner quelque chose, un objet ou autre…ne me faites pas de l’art, dessinez moi juste l’aspect général de l’objet.

Etonnés mais disciplinés ils s’exécutent.

Moi pendant qu’ils dessinent : une fois que vous aurez fini votre dessin, je vous remercie de bien vouloir l’insérer dans l’enveloppe et de la cacheter et de bien vouloir déposer votre enveloppe dans le panier que Mme Strauss a en sa possession.

La chose étant faite, je reprends ma conférence.

Moi :après seulement 1 an d’étude (je fais une grimace laissant comprendre à ceux qui mes connaissent que ça ne plaisait pas), nous sommes arrivés à la conclusion qu’une nouvelle méthode de profilage pouvait s’avérer utile, que la parapsychologie pouvait nous être utile pour rechercher les criminels.

Un agent : qu’est-que c’est ?

Du fond de la salle une voix jailli, c’est Reid qui répond à la question à ma place : c’est l’étude et le développement des sensations extra-sensorielles et intuitives.

Moi regardant Reid, paralysée par son intervention, lui qui depuis 24 heures ne voulait pas m’adresser la parole : c’est exactement ça, merci Reid.

Un autre agent : en clair ?

Moi : La parapsychologie englobe tout ce qui est psychométrie, clair audience, clairvoyance et télépathie.

Un agent : Ok la télépathie on sait ce que c’est mais le reste ?

Moi : c’est la faculté de raconter l’histoire d’un objet, à partir de sont toucher ou de celui de tout autres éléments ayant été en contact avec un objet.

Un  agent : c’est de la voyance.

Moi : non pas du tout, je ne suis pas voyante du tout, je ne possède aucun don. C’est juste une méthode intuitive afin d’obtenir des informations inaccessibles aux voix rationnelles : c’est ressentir. Nos méthodes d’actions actuelles ne sont-elles pas elles aussi déjà basées sur notre intuition ? Sauf que là ,à part de faire de l’intuition grâce à des choses concrètes, nous sommes plus basés sur du ressenti des choses, des personnes , mais n’avez-vous jamais eu l’impression que quelqu’un vous mentait sans jamais en avoir vraiment la preuve concrète ?

Un broua dans l’assistance se lève, pour m’indiquer que tous avait au moins une fois ressenti cela durant une enquête.

Moi : c’est exactement ça la parapsychologie, et la poussant un peu plus loin, elle peut parfois nous être très utile pour nos enquêtes.

Un agent : qu’est-ce qu’il nous le prouve que ça marche ? qu’est-ce qu’il nous le prouve que ça peut nous aider ?

Moi : je m’attendais à cette question. Vous avez tous entendu parler de notre dernière affaire de kidnapping à Phoenix ?

L’assemblée : oui.

Je me retourne vers Hotchner : agent Hotchner, pouvez vous  s’il vous plait, leurs exposés les faits, l’avancé de l’enquête avant que je ne me serve de la parapsychologie ?

Hotch prend la parole : L’enquête était au point mort, nous n’avions pas le plus petit indice pour dresser un profil, rien sur les lieux d’enlèvements, rien sur l’enfant retrouvé, aucune corrélation entre tous les individus enlevés. Nous allions être obligés d’attendre une prochaine victime en espérant que cette fois-ci nous aurions un début de quelque chose.

Moi : merci monsieur. C’est là-dessus que l’agent Hotchner m’a fait appeler pour essayer de voir si je pouvais faire avancer l’enquête grâce à cette nouvelle méthode. Elle était encore au point de l’étude, rien n’était concret mais il fallait essayer de trouver quelque chose et on ne risquait rien à essayer, et ça a marché.

Un agent : comment ? Par quel moyen ?

Moi : En l’occurrence pour cette affaire je me suis servi de la télépathie. Je me suis isoler avec notre seule témoin mais qui était prostré et ne disait et ne faisait absolument rien depuis que nous l’avions retrouvé et qui ne pouvait pas être interrogé par les méthodes traditionnelles. Je me suis isoler seule avec lui, je lui ai pris la main et j’ai essayé de communiquer avec ses pensées, ses émotions, ses sensations.

U n agent : le résultat ?

Moi :le résultat..JJ tu était présente avec nous, peux tu leur dire ce qui s’est passé quand je suis sortie de la chambre de Roger.

JJ se lève : elle était gelée, et nous a dit que si Roger ne voulait pas revenir parmi nous c’est qu’il avait peur de revoir son ravisseur..mais elle était surtout gelée.

Moi toujours parlant à JJ : et on a retrouvé les enfants  où donc ?

JJ : dans une patinoire…

De nouveau un broua d’étonnement se fait sentir dans la salle.

Un agent : qu’est-ce qui nous prouve que ça peut marcher à chaque coup, c’est peut être de la chance que vous avez eu ?

Moi : oui tout à fait, la parapsychologie n’est pas une science exacte et comme le vient de vous le dire l’agent Jarreau, sur l’affaire de Phoenix la télépathie elle ne m’a pas permis de déterminer le lieu exact. Je ne suis pas ressorti de la chambre est disant « les enfants sont dans une patinoire », non loin de là, la télépathie nous a juste aidé sur cette affaire à dégager une tendance, une base de départ…après c’est grâce à mes coéquipiers et leurs savoirs faire que nous sommes arrivé à faire le rapprochement avec la patinoire. Seule, la parapsychologie, ne nous serait pas d’une grande utilité. Elle peut nous être d’un grand secours, pour avoir un point de départ ou confirmer ou infirmer des hypothèses, mais seule elle nous est inutile, voilà ma conclusion, mais je me doutais que vous alliez être septique, c’est pour ça que je vous ai demandé de faire un dessin et de le cacheter.

Je m’approche de Strauss pour lui prendre le panier qui contient les enveloppes.

Moi : je vais prendre une enveloppe au hasard et je vais essayer de deviner ce qu’elle contient. Je ne vais certainement pas être capable de vous dire de quel objet il s’agit exactement mais je vais essayer de vous dégager les grandes lignes de ce dessin. Pour cela, j’aurais besoin de quelques minutes de concentration et je vous demanderais le plus grand silence.

Je tire une enveloppe au hasard, la serre et la frotte entre mes deux mains. Je ferme les yeux et me concentre.

Après 3 minutes je commence à parler.

Moi : je vois une figure ronde….mais le rond n’est pas parfait..il rentre à l’intérieur à un moment donné.(je m’arrête quelque instant)…il y a un trait droit aussi , non il n’est pas droit il fait des zigzag comme des lacets…ce dessin me donne la sensation de souffrance.

Je reviens à moi et rouvre les yeux.

Moi : voilà c’est tout ce que je suis arrivé à voir.

Je m’avance vers l’assemblée et donne l’enveloppe à la première personne qui se trouve devant moi.

Moi : vous voulez bien ouvrir cette enveloppe et nous montrer ce qu’elle contient s’il vous plait ?

La personne s’exécute, elle décachète l’enveloppe, se lève, se tourne face à l’assistance, lève le dessin en l’air pour le montrer à tous.

Cette personne : on dirait un cœur brisé.

Stupéfaction générale, je n’étais pas trop loin de la vérité : le rond pas parfait qui rentre à l’intérieur, c’est la forme du cœur, le trait en zigzaz c’est la fêlure de ce cœur…et m’a sensation de souffrance : il représente l’amour perdu.

Moi : comme vous pouvez le constater ça marche, en me servant de la parapsychologie je suis parvenue à dégager une tendance.. et je finirai ma conférence en vous disant que ça tout le monde peut être capable de le faire, ce n’est pas un don que je possède. Merci messieurs dames pour votre attention.

La foule commence à se lever quand je reprends la parole.

Moi : juste un instant s’il vous plait, pourrai-je savoir qui a fait ce dessin.

Une main se lève dans l’assistance, celle de Reid. Voilà pourquoi je ressentais tant de souffrance en tenant ce dessin, et comme le hasard fait bien les choses.

JJ ; Prentiss, Garcia, Morgan, Rossi, Hotch, Strauss et Creek se tournent vers Reid et le regarde. Ils ont compris le dur message que celui-ci venait de me faire passer : il est malheureux et anéanti.

Creek s’adressant à Hotchner et Strauss, sentant le malaise ambiant de cette découverte : quel est ce garçon ?

Hotch un peu énervé : c’est le fiancé de l’agent guichard.

Creek est confus et stoppe là la conversation, tandis que Hotchner  se dirige pour aller rejoindre son équipe au fond et que moi aussi je m’avance pour aller les rejoindre ou tout du moins pour aller rejoindre Spencer, sans quitter mon regard de sur spencer. Mais me voyant arriver, et n’acceptant à priori toujours pas la vérité, Spencer part de la pièce.

Je n’ai même pas le temps d’arriver jusqu’à eux que je me fais monopoliser par Creek et Strauss, pour poursuivre le programme de notre agenda du jour. Et Reid s’en va encore une fois sans que nous n’ayons pu encore discuter.


enilec  (25.07.2010 à 10:54)

La journée se passe, moi d’un côté occupé à mon rôle protocolaire, eux de l’autre avec les tâches habituelles. Pas un mot n’a été échangé jusqu’à présent au sujet de la conférence que j’avais tenue quelques heures auparavant.

Ce soir bal oblige, tous les membres du FBI ont été autorisés à quitter le bureau plus tôt.

Garcia arrive en courant excitée comme une puce : JJ, Emily, vous êtes prêtes, ont va se pomponner pour se faire toutes belles pour ce soir, le coiffeur de talent nous attend.…faut qu’on déchire la baraque mes poupées.

Emily range ses affaires de son bureau et attrape le sac contenant sa robe du soir : prêtes, on peut y aller. JJ c’est bon pour toi ?

JJ : c’est tout bon.

Emily s’adressant à Hotchner, Rossi, Morgan et Reid : pensez à vous habiller tout de même les garçons.

Morgan : ne t’en fais pas, pour nous il nous faut moins de temps que vous pour être irrésistible pour cette soirée, notre charme naturel opère de lui-même et fait des ravages.

Hotchner : ce serait d’ailleurs une bonne idée de faire comme les filles et d’aller se préparer maintenant.

Tous sont sur le point de départ.

Garcia un peu embêté : on n’attend pas céline ???

Emily s’avance vers elle : je crois que ce n’est pas nécessaire Garcia, je pense qu’elle va juste avoir le temps de passer vite fait se changer au bureau.

Garcia un peut triste : vous êtes sûre on s’était dit qu’on ferait ça toutes les 4 ensembles pour que ce soit marrant??

JJ : on va essayer de l’appeler pour savoir comment elle compte faire.

JJ prend son téléphone et m’appeler.

JJ : céline, c’est JJ, avec garcia et prentiss on part se préparer pour ce soir, est-ce que l’on t’attend ?....OK à tout à l’heure alors.

Garcia impatiente de la réponse de JJ.

JJ : elle ne peut pas nous rejoindre maintenant, elle va se préparer de son côté, par contre elle voudrait qu’on y aille ensemble, donc on  passe la prendre à son bureau avant de partir.

Tous restent songeurs sur cet état de fait.

Rossi : c’était une belle conférence qu’elle nous a faite ce matin..

Hotch s’avance et tape sur l’épaule de Rossi : ça lui ressemble tout simplement.

Morgan : on ne s’est vraiment douté de rien c’est hallucinant…

Hotch : elle s’est toujours plus ou moins cachée de vous lorsqu’elle mettait en application sa méthode.

Rossi : oui, mais elle n’a jamais rien laissé échappé, jamais elle ne nous a amené un indice sur une enquête qui aurait put nous mettre la puce à l’oreille en nous faisant nous demander mais comment elle en est arrivé à de telles conclusions.

Hotchner : vous comprenez mieux pourquoi maintenant, cela devait demeurer secret….vous auriez douté d’elle, comme elle l’a dit ce matin c’est une méthode irrationnelle et si elle avait débarqué en vous disant « je ressens telle ou telle chose » vous ne l’auriez sans doute pas prise au sérieux.

Morgan : alors que maintenant qu’on a put voir le bien fondé de sa méthode de travail, on ne peut plus en douter du tout.

Hotchner : exactement.

Morgan donne une claque sur la tête de Reid qui est assis mais fait semblant de ne pas écouter tout en écoutant.

Morgan : t’as compris maintenant ?

Reid se lève : Peut-être, mais  n’empêche qu’elle nous a menti quand même, et qu’elle savait pertinemment depuis le début comment ça allait finir.

Hotchner : arrête et écoute nous…

Reid interrompt hotch dans sa conversation.

Reid tout en attrapant sa veste : …bon à demain.

Morgan : comment ça à demain ?

JJ étonnée : et le bal de ce soir ?

Reid en s’éloignant leur répond : non, ce n’est pas mon truc les bals et vous le savez, ce soir je me fait tranquillement un plateau télé.

Emily, sur place parlant de loin à Reid qui s’en va et donc très fort, elle fait de grand geste de désespoir : ..mais enfin Reid, tu ne peux pas faire ça ce soir…elle a besoin de toi pour ce soir..Il faut que tu viennes…il faut que tu soit son cavalier pour ce soir. …c’est sa dernière soirée…et elle va être décorée

Reid entre dans l’ascenseur situé au bout du couloir, se retourne face à eux et leur fait au-revoir d’un signe de la main et leur dit : elle n’a qu’à se trouver un autre cavalier…

Morgan : Reid, ne soit pas stupide…

La porte de l’ascenseur se referme et Reid part.

Emily met ses mains sur sa tête et se retourne face aux autres, surprise de l’attitude de Reid .

Emily : mais c’est pas vrai..

Garcia tétanisée : mais qu’est-ce qu’on va faire ?

Morgan : il est têtu ce n’est pas possible.

JJ : mon dieu, elle va être détruite quand elle va savoir ça ?

Hotchner : on ne  peut pas le laisser faire, il va le regretter toute sa vie…

Garcia : il va la laisser partir…

Rossi reprenant les choses en main : il faut qu’on fasse quelque chose.

Ils se rapprochent les uns des autres pour en parler.

Morgan : je vais attendre qu’il rentre chez lui et j’irais lui parler avant d’aller au bal…s’il le faut je l’emmènerais par la peau des fesses.

Hotchner : je vais venir avec toi, il faut que je lui explique qu’elle n’était pas censé partir maintenant et qu’on espérais qu’elle resterai définitivement.

JJ : en espérant que venant de votre part Hotch, il vous écouteras.

Rossi : je me chargerais d’aller chercher céline pour l’amener au bal et je lui servirais de chevalier servant jusqu’à ce que vous rameniez Reid.

Hotchner : Ok on fait comme ça.

Emily  en regardant Garcia et JJ : nous on passera voir céline un peu avant pour lui expliquer , histoire qu’elle ne tombe pas des nus.

Les filles acquiescent d’un signe de tête.

Tous partent pour se préparer. Aaron et Derek font vite afin qu’ils puissent s’habiller pour ce soir avant d’aller chercher Reid.

 

Hotch et Morgan sont derrière la porte sur laquelle il frappe. De l’autre côté Reid regarde la télévision , un oreiller blotti contre lui. Il se lève pour ouvrir.

Reid étonné : mais qu’est-ce que vous faites là ?

Morgan lui force le passage pour entrée suivi par Hotchner.

Hotchner est habillé d’un beau costume noir comme à son habitude et Morgan porte un joli ensemble, veste pantalon noir avec une chemise violette en soie mais sans cravatte..mais quelle classe il a.

Morgan : on est venu te faire revenir à la raison.

Hotch enchaîne : il faut au moins  que tu ai toutes les cartes en main avant de prendre une décision.

Reid faignant l’ignorant : mais de quelle décision vous parlez ?

Morgan : celle de laisser céline repartir en France.

Reid dédaigneux: elle a déjà pris sa décision à priori, elle l’a prise depuis le début qu’elle est ici d’ailleurs.

Hotch lui lance un regard très froid : tu n’y es pas du tout Reid.

Reid s’énerve : elle savait qu’elle n’était là que pour 3 ans et elle nous a laissé s’attacher à elle, alors qu’elle savait pertinemment qu’un jour elle devrait repartir.

Hotch : effectivement elle devait repartir en France au bout de 3 ans , mais depuis elle avait décidée de ne pas renouveler son contrat avec Interpol au bout de ses  3 ans. Elle est même venu me voir pour me demander si jamais à sont terme je  pouvais appuyer sa candidature pour un futur poste au seing de notre unité….et tu veux savoir quand est-ce qu’elle est venue me le demander ?...le jour où vous avez décidé de vivre ensemble.

Morgan s’avance vers Reid et le plaque contre le mur : tu as entendu, maintenant tu vas te bouger pour ne pas la  laisser partir comme ça.

Reid ébétê par ce qu’il venait d’entendre: mais elle nous a menti.

Morgan il lui crie dessus : ça suffit maintenant tes conneries…tu vas nous dire pourquoi tu lui en veux encore ainsi….pourquoi tu t’entête à ce points là…pourquoi tu ne veux même pas lui parler…pourquoi tu veux la faire souffrir à ce point là.

Reid n’en tenant plus sous la pression de Morgan : …c’est que je l’aime.

Reid se laisse tomber à terre jusqu’à s’y asseoir. Il se prend la tête dans les mains.

Reid tête baissé et marmonnant : je l’aime, je l’aime.

Hotch et Morgan se baissent à sa hauteur .

Hotch : si tu l’aimes, tu ne peux pas la laisser partir sans lui dire de revenir.

Reid : quoique je lui dise, elle sera tout de même obligée de partir, et je ne veux pas souffrir d’avantage.

Hotchner : écoute moi Reid, on a tout essayé elle voulait même démissionner et aller balayer les rues pour pouvoir rester avec toi, mais même si Interpol avait accepté sa démission, son visa expire et elle aurait été obligée de rentrer en France quelques temps, le temps qu’elle obtienne de nouveau sa « green card »…mais elle n’a pas le choix .

Morgan : elle reviendra si tu lui demandes de revenir…dans 2 ans au maximum elle sera de retour

Reid : 2 ans c’est long.

Morgan :  et toute une vie sans elle, ce n’est pas plus long ?

Hotchner :  pour ne plus souffrir, tu serais prêt à laisser partir la femme de ta vie ?..es-tu certains que tu ne souffrirais pas d’avantage ?

Reid rempli d’émotions ne peux plus parler et fait un signe de tête pour dire oui.

Morgan : comprend bien Reid,ce n’est pas ce qu’elle prévoyait et  elle a vraiment tout essayé. ..est-ce que c’est vraiment ce que tu veux ,la laisser partir ?

Reid : non

Hotchner : alors habille toi et vas vite le lui dire.

Reid : mais nous sommes en retard et…

Morgan : ne t’inquiètes pas Rossi se charge de lui servir de cavalier jusqu’à ce que tu arrives.

Hotchner : va vite te préparer pour ne pas la faire attendre d’avantage.

Spencer va dans la salle de bien s’habiller d’un costume tout à son image et ils s’en vont tous les 3 pour nous rejoindre à la salle de bal.

 

Pendant ce temps là dans les locaux du FBI je suis dans mon bureau en train de me préparer. Je m’habille d’une longue robe rouge  toute simple, sans manche cintrée sous la poitrine. Elle ne nécessite de porter aucun bijou puisque des cordons scintillants remonte du milieu du haut de la robe pour m’entourer l e cou. Je suis en train de finir de mettre mes boucles d’oreilles, un tout petit diamant quand on frappe à ma porte.

Moi : entrez.

Apparaît alors mes 3 amies. Emily porte une somptueuse longue robe noire, très simple mais très élégante relevée d’un magnifique collier en perle de culture. JJ quand à elle porte une robe marron, sur laquelle un superbe bustier orné de dentelles  marque ses fines hanches et ses cheveux sont relevés en chignon. Comme à son habitude Pénélope, porte toujours  une tenue aussi décalée, une longue robe multicolore cintrée par le devant par un gros nœud en strass.

JJ : tu es prête ?

Moi : oui dans quelques minutes, je n’ai plus que mes chaussure à enfiler.

Elles regardent mes pieds .

Emily en se moquant : oui, en effet comme ça ça ne le fait pas.

Nous rigolons suite à cette réflexion.

Moi : où sont les autres ?

JJ : ils nous rejoindront plus tard.

Je me tourne vers JJ d’un air surpris : comment ça se fait ?

Elles se regardent toutes les 3 l’air embêté.

Moi : qu’est-ce qui se passe ? qu’est-ce que vous me cacher ?

Garcia gênée : assied toi 5 minutes.

Je m’assois pas rassuré du tout par ce qu’elles vont m’annoncer.

Emily : on a eu un petit problème tout à l’heure.

Garcia l’interrompt : mais ne t’inquiètes pas Hotch et Morgan sont en train de le régler..

Je regarde pénélope puis retourne mon regard vers prentiss qui avait commencé l’explication.

Emily : Reid à décider de ne pas venir au bal ce soir.

Moi à la fois paniquée et triste : ce n’est pas vrai…il est venu à la conférence…je pensais que ça…je pensais qu’il avait compris…je pensais qu’on allait pouvoir se parler ce soir…tout est fini alors..

Je suis complètement abattu, JJ s’approche de moi et fini d’arranger ma coiffure.

JJ : derek et morgan sont partis le raisonner, ils le ramèneront, fais leur confiance.

Moi : je comptais tellement sur cette soirée…j’aurais aimé qu’il soit là à mes côtés…

Soudainement on voit apparaître dans l’entrebâillement de la porte la tête de Rossi. Il entre dans mon bureau.

Rossi : …en attendant qu’il revienne à tes côtés, c’est moi qui vais avoir l’immense honneur de t’amener à la soirée et de te servir de cavalier…alors viens, lève-toi, garde la tête haute et crois en l’avenir..

Il me tend la main. Je me lève, lui glisse ma main dans la sienne et me il me prend par son bras et il m’amène ainsi jusqu’à la scène de bal. JJ, garcia et Prentiss referment la porte derrière elles et nous suivent.

 

Devant la porte de la salle de bal, Kévin et William sont en train d’attendre respectivement Pénélope et JJ .Ils s’embrassent.

David me tient toujours pas le bras tel un père qui emmène sa fille à l’hôtel de l’église pour son mariage. Nous entrons dans la salle. Nous avons à peine mis le pied à l’intérieur de la salle que les regards se jettent sur nous, nous sommes accaparés par de nombreuses personnes et nous ne pouvons même pas rester à discuter avec  les autres. David ne me lâche pas et me suit pas à pas dans toutes les présentations que l’ont me fait.

Soudain l’heure de l’ouverture des festivités est là. Hotch, Morgan et Reid ne sont toujours pas là. Je scrute attentivement l’ouverture de la porte d’entrée, espérant les voir arriver d’une minute à l’autre, mais toujours rien.

Un haut ponte du FBI prend la parole : mesdames, messieurs, nous vous remercions d’être tous là ce soir pour le grand bal annuel du FBI au profit des enfants maltraités. Avant de commencer les festivités, le FBI à décider d’honorer cette année, un membre d’Interpol qui a été en activité au sein de toute cette année. Pendant cette année elle est arrivée à prouver les biens fondés d’une nouvelle technique de profilage et a pu ainsi nous aider sur de nombreuses enquêtes. C’est pour ça que cette année le FBI a décidé de lui remettre la médaille des bons et loyaux services rendus à notre nation. Je vous demande d’applaudir l’agent d’Interpol  céline guichard.

Poussé par Rossi, qui me lâche le bras et me fais comprendre que c’est le moment d’aller faire mon discours et de recevoir ma récompense. Je m’approche du devant de la scène, reçoit ma médaille  et prend le micro.

C’est alors que je vois la porte s’ouvrir et renter en courant à moitié, Aaron, Derek et spencer. Une fois les pieds mis dans la salle, ils se mettent à marcher et à réajuster leur veste pour aller rejoindre notre table à laquelle ils s’assoient.

Contente de les voir, de le voir, la prononciation de mon discours me devient plus facile. Pourtant je ne sais toujours pas si Spencer m’a pardonné pour autant.

J’attrape le micro et commence : mesdames, messieurs, je tiens d’abord à vous remercier de m’avoir accueilli chez vous, cette année à été la plus merveilleuse année que j’ai put vivre de toute ma vie. Je vous remercie également pour cette décoration. Au-delà du fait que j’ai eu un travail très motivant, j’ai eu l’immense chance d’avoir rencontrer des personnes extraordinaires. Mais je ne suis pas une personne à faire de long discours pour vous expliquer tout ce que j’ai pu apprendre, découvrir, en bien comme en mal (ces mots jettent un froid dans l’assistance), je préfère de loin les chansons qui traduisent par elle-même tout le fond de mes pensées en ce moment même.

Je me tourne vers l’orchestre, leur murmure à l’oreille…L’orchestre commence à jouer, une musique très douce, j’attrape et me mets à chanter ces paroles.

« Parle plus bas car on pourrait bien nous entendre

Le monde n’est pas fait pour tes paroles tendres

Le monde n’est pas fait pour  nous

On dirait tout simplement que nous sommes fous …..(sous entendu je suis folle si je m’attaque à Interpol)

Parles plus bas mais parles encore

De l’amour fou de l’amour fort …(sous entendu Reid, il faut qu’on s’explique car on s’aime)

Parles plus bas car on pourrait bien nous surprendre…(sous entendu le rapprochement entre agents est interdits)

Tu sais très bien qu’ils ne voudraient jamais comprendre

Que dans nos cœurs moi j’ai trouvé

Ce que le monde refusait de nous donner ..(sous entendu Interpol ne veut pas comprendre qu’il a fallu que vienne aux Etats Unis pour trouver l’homme de ma vie et que je ne veux pas en partir).

Parles plus bas mais parle encore

De l’amour fou, de l’amour fort

Parles plus bas car on pourrait bien nous entendre

Tu sais très bien que nous ne pouvons rien attendre

De ceux qui ont fait des chansons

Sans un je t’aime ou l’amour rime avec raisons..(sous entendu, malgré tous mes efforts je ne suis pas arriver à les convaincre de me faire rester car ils ne fonctionnent pas avec des sentiments) »

La chanson terminée, je vois de loin JJ la larme à l’œil et Pénélope en train de se sécher les yeux. Tout le monde est estomaqué par les paroles d’amour mais à la fois déguisées que j’ai chanté. Reid quand a lui est assis et me regarde fixement.

Je commence à m’avancer vers la table pour aller les rejoindre mais l’animateur de la soirée m’attrape par le bras et enchaîne.

L’animateur : après ce magnifique et émouvant discours, elle va maintenant ouvrir le bal.

Je le regarde étonné, ne pensant pas que l’ouverture du bal allait être maintenant et allait m’empêcher à son tour d’aller rejoindre mes amis, d’aller rejoindre Spencer.

L’animateur : pour l’ouverture du bal que céline guichard va ouvrir avec notre hôte, Mr creek directeur d’Interpol, elle a choisi la chanson des parapluies de cherbourg.

Mr Creek s’avance vers moi je n’y crois pas, je ne pensais pas que j’allais devoir ouvrir le bal avec lui. Quelle sombre surprise. Il vient vers moi, me fait la révérence, et m’emmène sur la piste de danse pour valser.

 

A table JJ toujours aussi ému, tenant la main à William fait la réflexion suivante : décidemment, elle les a choisi ces chansons aujourd’hui.

Emily : oui, les parapluies de cherbourg, c’est de circonstances, n’est-ce pas Reid ?

Elle donne un coup de coude à Reid. Mais Spencer n’est pas avec eux, il me regarde danser avec Creek. Non ce n’est pas tout à fait exact, il me regarde, le chercher du regard en permanence. En effet, pendant que Creek me fait valser, je tourne ma tête sans arrêt, à chaque tour afin de pouvoir voir Spencer en permanence pendant que la chanson défile avec ces paroles.

« Depuis quelques jours je vis dans le silence

Des quatres murs de mon amour

Depuis ton départ l’ombre de ton absence

Me poursuit chaque nuit et me fuit chaque jours

Je ne vois plus personne j’ai fait le vide autour de moi

Je ne comprends plus rien parce que je ne suis rien sans toi

J’ai renoncé à tout parce que je n’ai plus d’illusions

De notre amour écoute la chanson

Non je ne pourrai jamais vivre sans toi

Je ne pourrai pas, ne pars pas, j’en mourrai

Un instant sans toi et je n’existe pas

Mais mon amour ne me quitte pas

Mon amour  je t’attendrais toute ma vie

Reste  près de moi reviens je t’en supplie

J’ai besoin de toit je veux vivre pour toi

Oh mon amour ne me quitte pas »

C’est à ce moment là que débute un solo instrumental de quelques minutes. Je m’arrête de danser, lâche la main de Creek, attrape ma longue robe d’une main et avance, doucement au son de la musique vers notre table. Spencer comprends mes intentions et se lève à son tour, devant les yeux de tout le monde,(lui qui est pourtant si timide). Il s’approche vers moi. Je m’arrête et lui tend  la main. Il vient me rejoindre, m’attrape par la taille pour finir la danse avec moi.

Sur les paroles de la fin de cette magnifique chanson, nous valsons ensemble, sans une parole, sans un mot. D’abord front contre front, puis n’en ayant rien à faire de tous les autres, nous lèvres se rejoignent et nous nous enlaçons, nous nous embrassons sans cesse, presque à s’en arrêter de danser. De légères larmes coulent sur ma joue, mais ce sont des larmes de soulagement et de bonheur d’avoir retrouvé Spencer, qui maintenant me tient la tête dans ses mains pour continuer de nous embrasser. Les seuls mots que nous échangeons sont des « je t’aime ».

« Ils se sont séparés sur le quai d’une gare

Ils se sont éloignés dans un dernier regard

Oh je t’aime ne me quitte pas »

 

Nous ne bougeons toujours pas de la piste de danse alors l’animateur ouvre le bal à tous et lance un nouveau slow. La piste se rempli vite autour de nous. Creek est là seul et se trouve un peu embarrassé par la situation. JJ va danser avec William, Pénélope avec Kévin, Morgan invite Emily, Rossi va chercher Strauss pour la « décoincer » car elle fait une drôle de tête au vu de nos agissements à Reid. Aaron se lève et va vers Creek.
Hotch : vous nous avez dit que vous nous étiez redevables monsieur…(il lance sa tête et son regard vers la direction de Spencer et de moi)…c’est peut être le moment de nous renvoyez l’ascenseur.

Sur ces mots, Aaron part se chercher à boire.

A la fin de la deuxième chanson, l’animateur annonce le début du repas et invite les hôtes à retourner à table. Toute l’équipe retourne s’asseoir pour commencer le dîner et Spencer me tient par la taille pour me faire regagner la table. Tel un homme galant, il me tire la chaise du dessous de la table afin que je prenne place. Devant cette situation , Kévin, William et Derek font de même avec leurs cavalières, amusant un peut notre petite galerie.

Garcia s’adressant à Kevin : merci beaucoup, gentleman !

A table nous attendons d’être servi. Spencer et moi nous nous tenons inlassablement la main.

JJ dont les bras de William sont autour de ses épaules : ça fait plaisir de vous voir comme ça.

Morgan : est-ce que ça vous arrive de faire les choses simplement tous les 2 ?

Reid et moi nous nous regardons amusés.

Ensemble : non pas vraiment..

Sourire général.

Moi en faisant un clin d’œil à Morgan : c’est ce qui met du piment dans notre couple.

Nous mangeons dans la bonne humeur, malgré l’échéance sinistre qui arrive à grand pas. A la fin de l’entrée Reid prend la parole : Hotch je voudrais vous demander quelque chose.

Hotch interrogatif : quoi donc Reid ?

Tout le monde est suspendu aux lèvres de Reid se demandant bien ce qu’il allait bien pouvoir demander à Hotch.

Reid : je vous demanderais de bien vouloir accepter ma démission.

Stupéfaction générale.

Morgan et Rossi : Quoi ?

JJ : tu veux démissionner du FBI.

Garcia : tu ne vas pas nous abandonner toi aussi.

Moi : mais tu es fou

Reid s’adressant à moi : si tu es obligée de partir, je pars avec toi, je ne peux pas vivre sans toi pendant 2 ans…je part avec toi en France

Je lui lâche la main et me tourne face à lui.

Moi : mais ça ne vas pas, je serais prête à faire n’importe quoi pour rester ici et toi tu veux t’en aller ? Et tu ferais quoi en France ?

Reid : je trouverais un autre travail,  je veux juste que l’on reste ensemble.

Moi : je t’interdis de démissionner pour moi, tu aimes ton métier, tu aimes cette vie…tu ne vas pas les laisser, tu ne vas pas laisser ta mère, penses à elle qu’est-ce qu’elle ferait sans toi, elle n’a plus que toi ?…il est hors de question que je te laisse abandonner tout ça.

Reid tout en songeant à ce que je viens de lui dire : mais tu t’en vas dans quelques heures…

Moi l’interrompant et en lui mettant mon index devant sa bouche : je m’en vais certes, mais la distance et le temps ne nous sépareras pas…. je peux te promettre que je reviendrais, je veux vivre avec toi et ici, pas ailleurs…c’est ici que l’on s’est connu et qu’on a été heureux ensemble, c’est ici que je veux continuer à construire notre histoire…

Reid : mais tu t’en vas pour 2 ans..

Moi : tu viendras me voir de temps (je relève la tête pour regarder les autres), d’ailleurs vous pouvez tous venir me voir de temps en temps, et moi aussi je reviendrais de temps à autre...jusqu’au jour ou je reviendras définitivement cette fois-ci.

Je me lève pour m’asseoir sur ses genoux ?

Moi : spencer si tu m’aimes autant que tu le dis, tu ne démissionneras pas…et si tu le fais, je te quittes, comme ça tu n’auras plus aucune raison de démissionner.

Reid : c’est entendu, mais ça ne va pas être facile.

Moi : c’est sûr mais on y arriveras.

Je lui pose un baiser délicat sur ses lèvres.

L’intervention de Spencer a un peu plombé l’ambiance. La musique reprend, pour remédier à ça, Morgan se lève me prend la main pour me ôter des genoux de spencer et m’emmène danser sur le rythme d’un bowggie endiabler.

Morgan : allez viens, c’est à mon tour maintenant de danser avec toi.

Voyant Reid un peut triste suite à mon refus catégorique qu’il me suive en France, Hotch tente de lui remonter le moral.

Hotch : Reid, de toute façon je n’aurais pas accepté ta démission…

JJ : déjà que Céline va nous manquer, alors si vous n’êtes plus là tous les 2.

Emily danse sur place à table, pour tenter de convaincre Rossi de venir danser avec elle, pendant que Garcia et Kevin viennent sur la piste de danse, danser à la manière des surfeurs en se passant les doigts devant les yeux dans un déhanchement endiablés.

Reid, tristounet mais souriant tout de même , nous regarde Morgan et moi enflammé la piste de danse. A la fin de la chanson, nous revenons tous à table, essoufflés, mais heureux de partager le moment présent.

Tout en m’asseyant je dis : oulala, stop pendant un moment, je crois que ma cheville ne vas pas tenir toute la soirée autrement.

Je me baise pour la masser un petit peu.

C’est alors que Reid prend la parole et m’annonce soudainement, alors que j’ai encore la tête pencher sous la table pour soulager la douleur de ma cheville.

Reid : Epouse moi.

Je relève la tête mais en me cognant avec le dessous de la tête.

Une main sur la tête frottant l’endroit où je viens de me cogner, je me tourne vers spencer et lui demande : quoi ?

Tous sont tout aussi surpris par cette demande que moi  et s’arrête net dans ce qu’ils étaient en train de faire pour écouter si oui ou non Reid venait bien de me demander en mariage.

Reid me prend la main que j’ai mis sur la tête : oui, épouses moi…nous n’avons qu’à partir tout à l’heure pour Las Vegas pour nous marier ce soir …tu pourras ainsi rester avec nous.

Garcia : oh, c’est trop chou

 

Touchée par sa demande je lui réponds : Spencer, tu  sais que je t’aime et que je serais enchantée de devenir un jour ta femme…mais pas comme ça, je ne veux pas me marier avec toi par arrangement..si on se marie un jour je veux que ce soit un mariage d’amour.

Reid me contredis : mais c’est le cas…

Moi : non tu le  fais uniquement pour me donner la nationalité américaine et que je puisse rester, avoue le ?

Reid baisse la tête, un peu gêné par  le faites que j’ai deviné ses véritables intentions mais aussi parce que j’ai refusé sa demande.

Moi : si tu le veux toujours, on se mariera plus tard, quand je reviendrais…pour l’instant on va essayer de profiter de cette dernière soirée tous ensemble.

La soirée se fini comme elle a commencée. Reid et moi sommes quasiment collé l’un à l’autre mais , tous ensemble,nous dînons, dansons, plaisantons, en essayant d’oublier en vain la triste réalité.

 

L’heure de mon départ est arrivée. Reid et moi nous nous tenons très fort l’un contre l’autre en arrpantant les couloirs qui me conduisent aux pieds de l’avion privé qui doit me ramener en France.

Reid : tu m’appelles quand tu arrives.

Moi : bien sûr mais je risque de te réveiller avec le décalage horaire.

Reid : ce n’est pas grave.

Moi : de toute manière, on s’appelle tous les jours, et j’embéterais garcia pour qu’elle nous branche en webcam.

Reid : elle sera très certainement enchantée de le faire, elle va bien nous trouver une formule magique pour démultiplier la vitesse de connexion de la fibre optique..

Son intervention me fait sourire.

Moi : Reid tu ne changeras jamais..mais ne change surtout pas c’est comme ça que je t’aime.

Et nous nous embrassons.

Arrivée aux pieds du jet, nous sommes surpris de voir que toute l’équipe est là au grand complet pour me dire au-revoir, même jack dans les bras de Hotchner  et le petit Henry dans sa poussette sont là.

En me voyant arriver, Arron pose Jack à terre qui courre pour me sauter dans les bras. Je m’arrête et m’accroupi pour le prendre dans mes bras. Jack se blotti dans mon cou. Et nous avançons ainsi, Jack dans mes bras et Reid me tenant par la taille.

Moi : mais vous êtes tous là ?

Rossi s’avance vers moi et m’enlace tendrement alors que je porte toujours Jack : on n’allait pas te laisser partir sans venir te dire un dernier au-revoir.

Je m’approche de la poussette de Henry et je lui dis : surtout ne change pas trop vite bonhomme en mon absence.

Je me baisse  pour embrasser Henry sur sa tête puis me relève pour embrasser William et enlacer JJ.

William : prends soin de toi.

JJ : je t’enverrais régulièrement des photos d’Henry pour que tu puisses le voir. Donnes nous de tes nouvelles toi aussi.

Moi : ne t’inquiètes pas JJ vous n’êtes pas près de vous débarrasser de moi comme ça.

Les larmes de JJ coulent et elle se réfugie dans les bras de William.

Je continue sur ma lancer, après avoir dit au revoir à Kévin, c’est au tour de Garcia.

Toute penaud, ne sachant pas quoi me dire pour ne pas se mettre elle aussi à pleurer elle me tend un petit sac noir : tiens je t’ai configuré ton ordinateur pour que tu puisses recevoir la meilleure connexion possible avec nous.

Moi, la prenant par le cou et en lui posant un baiser sur la joue : merci beaucoup pénélope.

Je la lâche pour me diriger vers Derek et Garcia prend son visage dans ses mains pour tenter de masquer sa tristesse.

Morgan me soulève par-dessus le sol : fais un bon voyage, reviens nous vite

Moi : Derek….

Morgan m’interrompe et me serre fort dans ses bras : ne te fais pas de souci, je veillerais à ce qu’il n’arrive rien à ton prince charmant pendant ton absence.

Moi blotti dans ses bras : je te remercie Derek.

Morgan : prends soin de toi ma poupée.

Moi : Promis.

Tout à côté de Morgan, se trouve Arron. Je lui remets Jack dans ses bras.

Hotchner  aussi digne qu’à l’accoutumé, ne laissant paraître presque aucune émotion : céline, tu auras toujours ta place promis nous, tu fais aussi partie de notre famille à Jack et moi,  tu nous reviens dès que possible

Moi : c’est d’accord merci.

Mais le bouleversement de la séparation est trop grande et Hotch me saissit violemment par les épaules pour me donner une dernière étreinte paternelle.

Ne reste plus que Prentiss.

Je me dirige vers elle, nous restons planté là, l’une devant l’autre sans qu’aucune de nous deux ne puissent dire ni faire quelque chose.

Moi : Emily…

Prentiss : ça va être tout bizarre sans toi.

Moi plaisantant : tu m’étonnes tu ne risque plus de me voir débarquer chez toi pour squatter ton appartement parce qu’il y aura eu de l’eau de gaz avec Reid.

Cette remarque fait sourire tout le monde.

Prentiss : tu viens quand tu veux à la maison , ma porte t’est toujours ouverte.

Mes larmes commencent à couler.

Moi en essayant de faire de l’humour malgré tout : oui, ce n’est pas que je ne veux pas, mais là ça risque de me faire un peu loin…

Emily et moi tombons dans les bras l’une de l’autre, nous n’arrivons pas à nous séparer.

Moi : je compte sur toi pour venir  mes voir ?

Emily toujours dans les bras l’une de l’autre : je viendrais, mais penses toi aussi à revenir.

Moi : toutes mes vacances seront ici..

Après plusieurs minutes, nous nous séparons Prentiss et moi. Je me réfugie dans les bras de Spencer, et là n’y tenant plus, je me  mets à pleurer. Impuissant devant ma douleur, Spencer pose délicatement ses lèvres sur ma tête et  m’enlace très fort à tel point que j’ai l’impression d’étouffée.

Toutes les filles ne tiennent plus et se mettent à pleurer également. Même Morgan renifle un peu mais essaye de garder son image de gros dur au cœur tendre.

Ne comprenant pas trop ce qui se passe, jack veut descendre de les bras de son père. Il se dirige vers moi et vient s’accrocher à mes jambes et me tire sur mon chemisier.

Jack : pourquoi tu pleures ? pourquoi t’es triste ? Tu vas bientôt revenir de toute façon ?

Je sors des bras de Reid, le visage mouillé de larmes et je caresse la tête de Jack .

Moi : tu as raison Jack, je vais revenir..

Hotch vient chercher Jack.

C’est alors que tut d’un coup nous entendons la voix de Creek. Il avait assisté à toute la scène depuis la porte d’entrée de l’avion. Il descend les escaliers qui mènent de l’avion à la piste.

Ceek : 2 mois, je vous demande 2 mois.

Nous sommes étonnés et ne comprenons pas du tout ce qu’il veut dire.

Il s’approche de Reid et moi.

Creek : j’accepte d’écourter votre contrat mais  je vous demande de rentrer tout de même  avec moi en France pour 2 mois, afin de former au maximum nos agents.

Creek s’approche de moi pour me serre la main.

Creek : je pense que vous serrez d’accord avec cet arrangement ?

Moi  heureuse, affichant un large sourire, les larmes ayant laisser place à une certaine illumination : d’accord monsieur.

Creek en continuant de me serrer la main : mais attention,vous n’avez que 2 mois pour mener à bien votre mission, ce sera donc pénible et long, il ne vous faudra pas compter vos heures de travail.

Moi : ce n’est pas un problème, pourvu que je puisse revenir très vite.

La joie générale fusionne de partout.

Creek se retourne vers Hotch : maintenant la balle n’est plus dans notre camp…je pense que vous n’aurez aucune difficulté à trouver à mademoiselle guichard un poste au seing de votre équipe afin qu’elle puisse venir s’installer définitivement dans votre pays.

Hotch pose Jack par terre, s’approche de Creek pour lui serre vigoureusement la main et affiche un large sourire, chose très rare : ne vous faites aucun souci pour ça, je me charge personnellement de faire en sorte de lui créer un poste avec nous et de faire accélérer toutes les démarches administratives pour son renouvellement de visa…., on en a déjà discuter avec Strauss et elle ne s’y opposera pas.

Je saute dans les bras de Spencer, tellement je suis heureuse.

Reid : je peux peut-être venir avec toi pendant ces 2 mois ?

Creek : elle va être surchargée de travail vous savez..

Moi : attends moi ici, .. 2 mois, nous n’avons que 2 mois à attendre.

Reid : dès que tu reviens, on part pour Las Vegas, je veux te présenter à ma mère.

Il se retourne vers Hotch. Hotch lui donne une tape amicale.

Hotchner : Tu auras droit à tous les congés qui tu voudras pour aller voir ta mère lorsque céline reviendra.

Après avoir dit une nouvelle fois au-revoir une dernière fois à tout le monde et embrasser spencer très fort, mais avec le cœur beaucoup plus léger, je monte dans l’avion.

Moi d’un signe de main pour les saluer : à dans 2 mois


enilec  (26.07.2010 à 15:00)

FIN

 

Après 121 pages d'écriture je suis arivée à la fin de cette histoire : contente mais triste à la fois....

121 pages c'est très long..peut -être que je devrais aller travailler pour CBS (lol!!!)

Merci à tous ceux qui ont eu le courage de lire toutes ces pages surtout avec les fautes d'orthographes et de français ;-)

J'attends toujours vos commentaires pour permettre de me faire avancer


enilec  (26.07.2010 à 15:05)

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