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Série : Dawson's Creek
Création : 17.02.2012 à 10h20
Auteur : jptruelove
Statut : Terminée
Durant les années lycée de nos camarades, une histoire avec d’autres couples...
Cette fanfic compte déjà 9 paragraphes
C’est l’automne à Capeside. Il fait beau, les habitants de la ville ont droit à un automne ensoleillé. Les feuilles des arbres sont jaunes, certaines tombent déjà...
Sous le soleil, les étudiants se rendent au lycée. Ce temps les met de super bonne humeur car ils peuvent passer du temps dehors, jouer au foot ou à d’autres sports, se balader dans la nature aux tons chaleureux de l’automne.
Un couple se retrouve en chemin. Ils sont souriants et se donnent la main, la conversation allant bon train entre eux. Depuis qu’il est arrivé à Capeside, ils s’aiment et sont maintenant ensemble depuis quelques mois. De taille moyenne et d’une beauté naturelle, elle a de longs cheveux bruns et des yeux bruns. Lui, aux cheveux bruns et aux yeux bleus, est beau garçon d’un tempérament calme et joyeux.
Jack et Joey, après avoir fait le chemin du lycée main dans la main, retrouvent leur groupe d’amis devant le lycée.
Andie, la sœur de Jack, ayant laissé celui-ci en amoureux, discute avec Jen, Dawson et Pacey.
Dawson : On fait comment pour le travail de Petterson ? Il faut être par deux, une fille et un garçon, pour jouer un extrait de pièce de théâtre. C’est sympa à lui de nous laisser choisir les duos, mais voyons entre nous comment on fonctionne. Sauf si quelqu’un veut aller avec quelqu’un d’autre de la classe...
Andie : Les amoureux font ensemble, je suppose ?
Jack : Bien sûr.
Joey (souriante) : On peut faire une belle scène d’amour et se voir quand on veut pour répéter.
Jen (connaissant les talents d’acteur de Pacey) : Vous avez raison. Pacey, tu fais équipe avec moi ?
Pacey : Si cela peut te faire plaisir.
Dawson (se tournant vers Andie) : On fait ensemble ? C’est la combinaison qui reste.
Andie : Pas de soucis, Dawson. On se voit après les cours pour choisir et commencer à répéter ?
Dawson : Parfait, tu peux venir à la maison.
Joey : C’est pas tout ça, mais il est temps d’aller en cours. Petterson ne nous attendra pas.
Jen : Tu as raison, allons-y.
Ils se rendent en classe pour commencer la journée de cours.
Ils ont bien fait de s’arranger le matin même, car Petterson demande à connaitre la constitution des duos pour jouer un extrait de pièce de théâtre au choix. Il leur annoncera quand même que le choix est limité entre 5 extraits. Il s’agit de la scène du balcon dans Roméo et Juliette de Shakespeare, d’un extrait de Don Juan de Molière, d’un extrait de Cyrano de Bergerac de Rostand, d’un extrait d’Othello de Shakespeare et d’un extrait de la Nuit de Valognes d’Eric-Emmanuel Schmitt.
Durant le temps de midi, les amis se retrouvent ensemble à table. Ils discutent de la demande de Petterson et réfléchissent aux extraits à choisir en duo.
Andie : Quel choix limité. Mais ce sont de belles pièces... Qu’en pensez-vous ? Vous allez choisir quel extrait à jouer ?
Pacey : Pour moi, la question ne se pose pas... Don Juan, ça va de soi.
Joey : Monsieur se prend pour Don Juan, ce n’est pas étonnant...
Jen : J’ai aussi mon mot à dire. Si tu veux être Don Juan, on jouera la Nuit de Valognes. Je veux être une de tes anciennes conquêtes qui te fait ton procès.
Pacey : Va pour la Nuit de Valognes alors, ma belle. Mais je suis fait pour jouer Don Juan.
Dawson : Moi, je ne me vois pas en Don Juan. Cyrano ou Othello, Andie? Je te laisse choisir.
Andie : Cyrano de Bergerac, j’aime bien cette pièce. Et vous, les amoureux, vous aller jouer quoi ?
Jack et Joey, en chœur: Roméo et Juliette.
Pacey : Comme c’est mignon.
Jen : Je vous imagine bien jouer les amoureux fous. Surtout que c’est la scène du balcon qu’il faut jouer...
Chaque duo va s’impliquer dans son interprétation des extraits de pièce de théâtre choisis. Ils ont quelques mois pour préparer les représentations devant la classe. Les élèves ont décidé de s’impliquer et de s’appliquer, c’est le travail le plus important pour Petterson. Leur côte dépendra fortement de l’appréciation des représentations théâtrales.
Les répétitions sont fréquentes pour les trois duos que composent nos amis.
Joey et Jack prennent plaisir à répéter la romantique scène du balcon dans Roméo et Juliette. Chaque fois qu’ils se retrouvent chez l’un ou chez l’autre, il y en a toujours un des deux pour lâcher une réplique de la scène et lancer le dialogue à partir de ce moment-là. Ils connaissent leur texte par cœur et mettent beaucoup de sentiments dans leur interprétation.
Joey : Quel homme es-tu, toi qui, ainsi caché par la nuit, viens de te heurter à mon secret ?
Jack : Je ne sais par quel nom t'indiquer qui je suis. Mon nom, sainte chérie, m'est odieux à moi-même, parce qu'il est pour toi un ennemi : si je l'avais écrit là, j'en déchirerais les lettres.
Joey : Mon oreille n'a pas encore aspiré cent paroles proférées par cette voix, et pourtant j'en reconnais le son. N'es-tu pas Roméo et un Montaigu ?
Jack: Ni l'un ni l'autre, belle vierge, si tu détestes l'un et l'autre.
Andie et Dawson s’appliquent aussi à répéter leur texte. Leurs répétitions les rapprochent, ils passent beaucoup de temps ensemble car veulent une interprétation la plus réussie possible. Ils s’appliquent à apprendre leur texte par cœur en se retrouvant chez Dawson ou chez Andie.
Un soir, comme ses parents sont partis et qu’il ne veut pas passer la soirée seul, Dawson propose à Andie de rester manger un bout et de regarder un film ensemble. Celle-ci accepte volontiers. Avant d’aller dans la chambre de Dawson pour regarder « Mary à tout prix », ils préparent des pâtes avec une sauce blanche aux lardons. Ils rigolent, se racontent des blagues et se livrent un peu l’un à l’autre sur leur enfance. Quand Andie quittera la maison des Leery pour rentrer chez elle, elle restera sur un nuage le temps de sa marche nocturne. Ils se disent tous les deux qu’ils ont passé une soirée très agréable et qu’ils apprécient ce qu’ils découvrent l’un chez l’autre.
Du côté de Jen et Pacey, les répétitions se passent bien aussi. Jen doit provoquer les répétitions car Pacey n’y pense pas de lui-même mais il joue à chaque fois merveilleusement bien son rôle. Pacey est un acteur né, Jen est vraiment contente de faire équipe avec lui.
Après une répétition chez Jen alors que Grams est chez des amis, ils décident de commander des pizzas car ils sont affamés. Ils vont discuter en mangeant...
Jen : Dis-moi Don Juan, tu es discret sur tes amours... Y a-t-il une dame qui fait vibrer ton cœur plus que les autres ?
Pacey : Puisque tu es une amie, je vais t’avouer que non. Je ne suis pas un Don Juan, c’est juste que j’admire ce personnage. Mais dans la réalité, je n’attire pas les femmes comme lui. Je suis plutôt celui qui les fait fuir. Le rustre, le comique, Pacey Witter.
Jen : Ne dresse pas un tableau aussi négatif de toi Pacey, tu es un gars bien et je suis sûre qu’il doit y avoir des filles qui en pincent pour toi.
Pacey : Elles se cachent bien alors...
Jen : Mais sache que tu es quelqu’un de bien Pacey. Tu es un ami formidable, toujours présent pour aider tes proches, qui peut écouter mais qui a aussi de l’humour... Je suis contente de t’avoir parmi mes amis.
Pacey : Tu es aussi une amie formidable tu sais. Celle qui écoute le plus les autres parmi nous, c’est toi. Et tu essayes de comprendre, tu ne juges pas, tu veux redonner le sourire,... Tout le monde en voudrait des amis comme toi. D’ailleurs, je ne comprends pas qu’une fille aussi belle et aussi attentionnée que toi soit toujours seule...
Jen : Je dois sûrement être plutôt la bonne amie que celle dont les hommes tombent amoureux.
Pacey : Tu sais quoi ? On est seuls tous les deux. De toute façon, c’est pas plus mal d’être célibataire car l’amour a une fâcheuse tendance à tout gâcher.
Jen : C’est bien vrai.
Pacey : Mais le sexe, c’est bien.
Jen : C’est vrai aussi, ça.
Pacey : Je crois que le mieux c’est le sexe libre.
Jen : Le sexe n’est jamais libre.
Pacey : Même si les partenaires sont d’accord à l’avance ?
Jen : Comme un accord prénuptial ?
Pacey : Oui. Comme un accord pré-couple. Je pense tout haut, mais l’idée d’ados obsédés se réunissant pour un joyeux coït et se séparant en amis est révolutionnaire pour notre époque.
Jen : En théorie, c’est génial !
Pacey : Pas de culpabilité.
Jen : Pas de honte...
Pacey : .... Pas de soucis. Ca te tente ?
Jen : Tu pense franchement qu’on peut le faire ?
Pacey : Si on est d’accord tous les deux, rien ne nous en empêche.
Jen : Tu n’as pas se sentiments pour moi ?
Pacey : Pas un seul, sans vouloir te vexer.
Jen : Je ne l’ai pas mal pris.
Pacey : Et toi ?
Jen : Je ne pense jamais à toi.
Pacey : Parfait !
Jen : On peut s’embrasser, pour sceller le pacte et voir ce que ça nous fait.
Pacey : Oui, c’est une bonne idée.
Ils s’embrassent. Cela leur parait bizarre au départ mais ils apprécient la douceur de ce baiser concluant leur pacte sexuel.
Jen : Tu me diras quand tu voudras le faire, et je ferai de même.
Pacey : Donc, si j’ai besoin d’un soulagement, tu m’aideras. Et ça marche dans l’autre sens aussi. Ca me parait super !
Jen (souriante) : N’est ce pas ?
Pacey : Oui !
En dehors des répétitions, la vie suit son cours normal pour nos jeunes lycéens... L’automne laisse place à l’hiver.
Les six amis vont aux cours, passent du temps ensemble, vont au cinéma, passent des soirées vidéo chez Dawson... C’est toujours un plaisir pour eux de se retrouver ensemble même si certaines amitiés sont plus fortes que d’autres.
Dawson et Joey sont les meilleurs amis du monde depuis l’enfance, ils ne peuvent rien se cacher et n’ont besoin de presque rien pour se comprendre. Ils passent pas mal de temps ensemble, même quand les autres ne sont pas avec eux. Il n’est par exemple pas étonnant que Joey rejoigne Dawson pour une soirée vidéo dans sa chambre. Ils peuvent discuter pendant des heures. Ces derniers temps, Joey constate que Dawson parle de plus en plus d’Andie...
Cette proximité entre Dawson et Joey ne pose pas de problème à Jack. Il sait que c’est de la pure amitié, même si Joey est sortie avec Dawson avant d’être maintenant heureuse avec Jack. D’ailleurs Jack apprécie beaucoup Dawson. Cela a bien évolué car il faut se souvenir qu’il y avait de la jalousie entre eux à l’arrivée de Jack et Andie à Capeside. Les deux garçons s’entendent maintenant très bien.
Les amoureux sont heureux. Ils se retrouvent souvent chez Joey quand celle-ci doit être là pour accueillir les clients du Bed and Breakfast ou pour s’occuper d’Alexander, son neveu. Ils passent aussi des moments dans la maison des Mac Phee, au grand bonheur d’Andie qui s’entend très bien avec Joey. Ils se font aussi des sorties en amoureux, quand ce n’est pas avec les amis : cinéma, restaurant, plage, ballade dans le parc,...
Ce soir, ils sont chez les Potter car Joey doit garder Alexander, Bessie passant la soirée en amoureux avec Bodie. Une fois Alexander mis au lit, Jack et Joey s’installent dans le fauteuil pour regarder la télévision, « Bodygard ». Dans les bras l’un de l’autre, ils sont bien installés.
Joey (émue, une fois le film fini) : C’était magnifique !
Jack : Et elle chante admirablement bien.
Joey : Ca c’est sûr !
Jack (après un temps de réflexion) : Joey, tu sais quoi ? Je viens de m’en rendre compte, cela fait six mois aujourd’hui que nous sommes ensemble.
Joey : Oh oui, tu as raison. Six mois de pur bonheur...
Ils s’embrassent et repensent à leur premier rendez-vous comme si c’était la veille...
FLASH BACK
C’est l’été à Capeside, Joey vient de mettre fin à sa relation avec Dawson car elle a besoin de temps pour elle, pour se chercher et se construire. Entre temps, elle s’était rapprochée de Jack, celui-ci ayant rejoint leur groupe d’amis.
Un jour après les cours, Jack propose à Joey d’aller ensemble au cinéma. Elle accepte et ils se retrouvent le vendredi suivant devant le cinéma. Ils choisissent leur film et puis décident d’aller manger un bout car ils ont le temps avant la séance. Ils se rendent dans la pizzeria à proximité et mangent de délicieuses pizzas à la lueur des chandelles. La discussion coule bien et Jack est heureux que Joey ait accepté sa proposition, il est sur un petit nuage pendant toute la soirée...
Alors qu’elle était encore avec Dawson, Jack était tombé sous le charme de Joey et aspirait à avoir une relation avec elle. Celle-ci étant maintenant libre, il a décidé de tenter sa chance.
Quand ils sortent du restaurant, ils se baladent. Aimant se promener à la lueur de la pleine lune, ils décideront de ne pas aller au cinéma. Ils préfèrent rester dehors et profiter de la douceur de cette soirée. Ils vont se poser dans l’herbe, la tête de Joey appuyée sur l’épaule de Jack et leurs regards dirigés vers le ciel plein d’étoiles. Tournant la tête, leurs yeux vont se trouver et Jack va prendre les devants. Il caresse de sa main la joue de Joey et approche tout doucement ses lèvres des siennes pour un tendre baiser, qui sera fortement apprécié par Joey.
Joey : Jack... Depuis quand tu voulais m’embrasser ?
Jack : Depuis que je t’ai vue...
Joey : Et tu as attendu tout ce temps pour te dévoiler ? Tu nous as regardés Dawson et moi sans broncher ?
Jack : Oui. Que voulais tu que je fasse. Je n’allais pas gâcher votre bonheur pour espérer le mien...
Joey : Tu as raison, je comprends... Et je suis heureuse de découvrir tes sentiments pour moi, qui pourraient très bien être partagés.
Jack : Tu es sérieuse ?
Joey : C’est tout nouveau, mais ce qui est sûr c’est que tu ne me laisse pas insensible. Donnons-nous une chance, et on verra où ça nous mènera.
Sur ce, ils s’embrassent à nouveau, heureux de s’être découverts.
Depuis, les amoureux sont heureux. Cela fait maintenant six mois qu’ils sont ensemble et qu’ils s’aiment d’un amour fort et véritable. Que de l’amour, pas de jalousie. Les amitiés garçon/fille sont possible, comme celle entre Joey et Dawson ou celle entre Jack et Jen.
Jack et Jen, c’est effectivement une grande histoire d’amitié. Dès l’arrivée de Jack à Capeside, c’est une des premières du groupe à avoir été vers lui. Ils ont passé beaucoup de temps ensemble, dans le lycée ou en dehors. Ce sont de véritables confidents l’un pour l’autre. Chacun se dévoile et écoute l’autre dans un respect immense. Entre Jack et Jen, c’est aussi de l’humour et des joutes verbales... Une amitié entre une fille dynamique et un garçon très compréhensif !
Des confidences, il y en a aussi pas mal entre frère et sœur. Jack et Andie sont très proches et se disent beaucoup de choses l’un à l’autre. C’est d’ailleurs Jack le premier qui saura que Dawson ne laisse pas Andie indifférente. Elle lui parlera après une de leurs répétitions.
Jack : Salut Andie ! Tu viens d’où ?
Andie : De chez Dawson, on vient de répéter une fois de plus Cyrano pour Petterson.
Jack : Bien ça, et vous commencez à gérer ?
Andie : Oui, on sera prêts et ça donnera bien.
Jack : Tant mieux.
Jack retourne en cuisine pendant qu’Andie dépose ses affaires. Une fois le repas préparé, Jack annonce à Andie qu’ils peuvent passer à table. Jack observe sa sœur pendant qu’elle mange le hachis parmentier et la trouve bien rêveuse.
Jack : Si c’est pas indiscret, je peux savoir à quoi tu penses ?
Andie (souriante) : Tu devrais plutôt demander à qui...
Jack (curieux) : Et donc, à qui tu penses ?
Andie : A Dawson...
Jack (souriant, heureux pour sa sœur) : Les répétitions ça rapproche, c’est ça ?
Andie : Oui, on peut dire ça. Je découvre Dawson sous un autre angle et j’apprends à le connaitre. Je dois dire que le Dawson que je découvre me plait bien.
Jack : Tu veux dire que tu es en train de tomber amoureuse de Dawson ?
Andie (avec un grand sourire et plein d’étoiles dans les yeux): Je pense bien...
Jack : Et c’est réciproque ?
Andie : Justement, je n’en sais rien.
Jack : Il faut que tu lui en parle. Les répétitions lui font peut-être le même effet, sait-on jamais...
Andie : Je n’oserais pas. J’ai trop peur qu’il me dise que je ne lui plais pas.
Jack : Ce sera peut-être lui qui viendra à toi et t’annoncera ses sentiments.
Andie : Peut-être, mais moi je ne ferai rien. Je laisse venir et on verra ce que l’avenir nous dira...
Alors qu’elle croyait en début d’année scolaire qu’elle n’arriverait pas à tourner la page Pacey Witter (Et oui, ils sont sortis ensemble avant qu’elle quitte Capeside l’été pour se faire soigner), Andie Mac Phee est en train de tomber amoureuse d’un autre garçon. Dans un tout autre genre que Pacey, Dawson est un garçon gentil, attentionné, passionné,... Andie sent qu’elle pourrait être heureuse avec lui.
Ce qui est sûr pour Andie, c’est qu’elle est heureuse de l’amitié qu’elle garde avec Pacey. Leur rupture fut difficile mais maintenant une amitié véritable et sincère les lie.
Pacey, qui est et restera pour toujours le meilleur ami de Dawson. Comme ils se le sont promis enfants, rien ne les séparera.
Pacey, qui ne comprend pas pourquoi le pacte avec Jen ne se passe pas aussi facilement qu’ils s’y attendaient...
Il est venu une première fois chez elle et Grams étant présente, ils ont été dans la chambre de Dawson qui était absent. Mais rien ne s’est passé... Blocage pour les deux jeunes gens !
Une autre fois, ils se sont cachés dans un cagibi du collège, sous la demande de Jen. Ils ont commencé à s’embrasser, elle a déboutonné la chemise de Pacey... Et de nouveau, le blocage !
Depuis, ils se sont dits qu’ils verraient, mais ils ne croient plus trop au sexe libre et à leur accord...
C’est la fin de l’hiver, il neige sur Capeside.
Comme tout autre jour de cours, les amis se retrouvent devant le lycée. Le froid les pousse à entrer rapidement dans les bâtiments. Ils rejoignent Dawson qui, étant arrivé le premier, prend un livre dans son casier.
Joey : Salut Dawson ! Tes amis sont là...
Dawson (il se retourne) : Salut la compagnie ! Vous allez bien ?
Jen : C’est vendredi donc tout va bien, c’est le dernier jour de cours de la semaine...
Dawson : Vous avez des projets pour ce week-end ?
Andie : Non, rien de prévu.
Les autres : Non plus
Joey (regardant Jack, souriante) : A part passer du temps en amoureux !
Dawson : Ca vous dit une soirée vidéo chez moi ce soir ? On peut même manger ensemble, on commandera des pizzas.
Pacey : Super programme, présent !
Jen : Présente aussi !
Andie : Très bonne idée.
Joey : Ca fait un petit temps, une soirée tous ensemble...
Jack : Raison de plus pour être présent.
Dawson : Vous pouvez venir dès 19h chez moi.
Les autres : On sera là !
Ils se rendent tous ensemble en classe, ils ont cours avec Monsieur Petterson. Après une heure de monologue du prof sur la littérature anglaise, les élèves sont heureux d’entendre la sonnerie.
Petterson : N’oubliez pas, vos présentations d’extraits de pièces de théâtre sont pour dans deux semaines. Nous aurons l’occasion de bénéficier de l’amphithéâtre pour vos prestations. Bon week-end et à la semaine prochaine !
Nos amis n’ont pas peur car ils sont déjà presque prêts, grâce à leurs nombreuses répétitions.
Les autres cours sont aussi passionnants que celui de Petterson, la fin de la journée est donc accueillie avec joie par les élèves. Une fois les lycéens sortis, ils découvrent une couche de neige au sol. Des flocons tombent encore du ciel, tout blanc. Un jeune homme, prenant de la neige en main pour en faire une boule va lancer une bataille de neige à laquelle beaucoup de ses condisciples vont se joindre, dont Jen et Pacey.
Avant de rentrer chez lui, Dawson passe louer une cassette vidéo. Il choisit « Sister Act ».
Andie rentre chez elle pour faire ses travaux et être débarrassée de toute obligation scolaire pour le week-end.
Les amoureux, Jack et Joey profitent de la fin d’après-midi pour faire une belle balade dans la campagne enneigée.
A 19h, comme proposé par Dawson, ils se retrouvent chez celui-ci. Chacun fait son choix et Dawson contacte la pizzeria pour se faire livrer.
Une fois les pizzas mangées, ils vont s’installer dans la chambre de Dawson pour regarder le film prévu par Dawson. Andie, Dawson et Jen prennent directement place sur le lit, Dawson entre les deux filles.
Pacey (pour taquiner les filles) : Un ange entre deux diables...
Andie : Oh, Witter, tu te trompes... Ce serait plutôt nous les anges.
Joey : Je ne dis pas que vous êtes des diables les filles, mais Dawson est un véritable ange, il n’y a pas de doute. Il ne ferait pas de mal à une mouche
Jack : Donc, ce sont trois anges. Il n’y a pas de diable dans le lot.
Pacey (taquin) : Pour Jen, ne je suis pas sûr...
Dawson : Grams est là pour veiller qu’elle soit un véritable petit ange.
Et tout le monde rigole.
Une fois tout le monde installé, Joey et Jack sur des coussins, appuyés au lit et Pacey sur une chaise à côté du lit, Dawson lance le film.
Pendant le film, le regard de Jen dévie à plusieurs reprises pour se tourner vers Pacey. Elle ne peut s’empêcher de le fixer, de perçevoir ce qui fait sa beauté et son charme, de penser à leur relation amicale et à leur pacte.
Pourquoi ne marche-t-il pas ? Ils étaient d’accord tous les deux et Pacey semblait en avoir besoin autant qu’elle. Le pacte était convenu, pas de sentiment, juste un soulagement des envies. C’était peut-être ça qui n’allait pas, elle ne voulait pas faire ça avec un ami. Un véritable ami qui compte beaucoup pour elle et qui est souvent présent pour l’écouter.
Jen vient enfin de comprendre pourquoi le pacte ne marche pas. Elle ne veut pas de quelque chose de ce genre avec un de ses meilleurs amis, et ça doit être la même chose du côté de Pacey.
A sa grande surprise, plus elle regarde Pacey pendant la soirée, plus elle le trouve attirant. C’est vrai que Pacey est un beau garçon, qu’il a du charme. Jen pense aussi à toutes les qualités de ce jeune homme et ne comprend pas pourquoi il est seul. Elle finit par se dire qu’un gars comme Pacey, gentil, attentionné, charmant, galant, avec de l’humour et un grain de folie, elle ne le laisserait pas partir, elle espérerait quelque chose avec lui. « Oh Jen, qu’est-ce que tu viens de dire ? Tu espérerais quelque chose avec un gars comme Pacey ? Tu es en train de dire que tu es amoureuse de Pacey Witter ? » Après s’être posé ces questions, Jen en vint à la conclusion que oui, elle était en train de tomber sous le charme de Pacey. Mais elle n’est pas prête à le lui dire, elle préfère laisser les choses comme elles sont. Et peut-être que si le pacte marche mieux, ce qui lui ferait plaisir de pouvoir embrasser Pacey, sentir ses caresses sur son corps, peut-être que cela pourrait être plus qu’un pacte...
Après cette soirée vidéo chez Dawson, Jen prend le temps de réfléchir et d’analyser sa relation à Pacey. Elle est maintenant sûre d’être amoureuse de Pacey. Elle pense de plus en plus souvent à lui, elle l’observe et se rend compte qu’elle aime ses manies, ses sourires.
Mais Jen ne sait pas ce que Pacey pense d’elle... Elle ne lui en a pas parlé. Mais bon, quand ils se sont mis d’accord pour leur pacte, il lui avait dit ne pas avoir de sentiments pour elle. C’est vrai qu’elle lui avait dit la même chose... Elle ne sait pas quoi penser et n’ose pas en parler à Pacey.
Pour le moment, elle compte juste profiter de leur pacte pour passer des moments privilégiés avec l’élu de son cœur. Jen espère donc que ce pacte marchera mieux car cela n’allait pas trop. Ayant eu des blocages lors des premiers essais, ils ont un peu abandonné.
Croisant Pacey dans les couloirs du lycée entre deux cours, Jen décide de voir si leur pacte est voué à l’échec ou s’ils ont une chance de passer un bon moment ensemble.
Jen attrape la main de Pacey et le dirige vers le cagibi que l’autre fois. Dans le noir de la petite pièce, ils sont serrés l’un contre l’autre et elle commence à embrasser Pacey dans le cou, sur les joues, sur le front, sur la bouche,... Elle sent l’envie monter en elle, envie provoquée par ses sentiments pour Pacey. Jen veut s’offrir à celui qu’elle aime. Elle déboutonne sa chemise. Pacey semble apprécier, il ne dit rien mais lui rend ses baisers et caresse tendrement ses joues, son dos, ses épaules, il passe sa main dans les cheveux de Jen... Pacey sent aussi le désir monter en lui.
Pacey : Jen, ne faisons pas ça ici. On est quand même dans le lycée.
Jen (se ressaisissant) : Tu as raison Pacey, excuse-moi.
Pacey : Tu n’as pas à t’excuser. C’est juste que le lieu n’est pas approprié.
Jen : Et tu veux aller où ? Grams est à la maison...
Pacey : Allons chez moi, nous serons seuls et tranquilles.
Ils quittent le cagibi et le lycée, silencieux. Pendant tout le chemin jusque chez les Witter, ils ne parleront pas. Une fois arrivés, ils se dirigent dans la chambre de Pacey et reprennent là où ils s’étaient arrêtés.
Jen : Pacey, j’en ai très envie là maintenant.
Pacey : Vos désirs sont des ordres, demoiselle.
Pacey attrape une capote dans le tiroir de sa table de chevet et ils se laissent guider par leurs envies.
Pour la première fois depuis qu’ils ont conclu leur pacte, ils ont passé un agréable moment ensemble.
Pacey : Dommage que ça ne marchait pas les autres fois.
Jen : A qui le dis-tu ?
Emportés sur un nuage pas leurs ébats, ils s’embrassent.
Les jours suivants, Pacey pense à Jen et à leur pacte. Pourquoi cela ne marchait pas avant et cela marche si bien maintenant ? Depuis leur performance, il a sollicité Jen et c’est chaque fois aussi merveilleux. Pourquoi ? Qu’est ce qui a changé dans ses rapports avec Jen. Pour lui, la situation est toujours la même : ils sont deux grands amis qui prennent leur pied ensemble.
Pacey ne comprend pas pourquoi leur pacte marche si bien maintenant mais il est heureux et épanoui car à chaque occasion, Jen rend cela fabuleux...
Juste pour signaler que l'épisode n'est pas fini... Mais la fin n'arrivera pas avant mercredi
De son côté, Andie tombe de plus en plus amoureuse de Dawson. Elle est charmée par sa beauté, sa gentillesse, sa culture, sa timidité,... Andie aime Dawson mais ne veut rien faire pour provoquer les choses.
Elle a tort, car Dawson se pose des questions depuis quelques temps. Avec les répétitions pour Petterson, il passe beaucoup de temps aux côtés d’Andie et apprend à la connaitre. Il découvre qu’il apprécie cette jeune fille intelligente, motivée, dynamique,... Mais est-ce de l’amour ou de l’amitié ? Joey le fera se poser la question.
Un soir, alors qu’ils regardent un film tous les deux sur son lit dans sa chambre, Joey interrogera Dawson sur ses sentiments pour Andie.
Dawson : Andie aurait adoré ce film !
Joey : C’est vrai que des films romantiques comme « Coup de foudre à Notting Hill », ça doit lui plaire.
Dawson : J’en suis sûr, je lui conseillerai de le regarder.
Joey : Peut-on savoir pourquoi vous parlez de plus en plus souvent d’Andie, jeune homme ? Depuis quelques mois, il n’y a pas un jour où tu ne parles pas d’elle.
Dawson : Joey Potter ferait-elle une crise de jalousie ? Tu es toujours la meilleure amie tu sais.
Joey : Je le sais et je ne suis pas jalouse. Je n’ai pas à être jalouse car ce n’est pas de l’amitié que tu ressens pour Andie...
Dawson : Tu veux dire que tu crois que... ?
Joey : Ne le nie pas. Tu parles tout le temps d’elle, avec une étincelle dans les yeux. Et il faut te voir quand tu la croise ou es à ses côtés, tu souris et tu n’as d’yeux que pour elle. Et bien sûr dans ces cas-là, tu as des étoiles plein les yeux.
Dawson : Merci de m’éclairer car dernièrement j’étais en train de me poser la question à savoir si c’était purement de l’amitié que je ressens pour Andie. Tu as raison, elle me manque quand elle n’est pas là, ça me fait un bien fou, rien que de la savoir à mes côtés et quand on répète ensemble la pièce de théâtre et qu’elle prend ma main dans la sienne, je me sens vivant...
Joey : Tu es amoureux Dawson, heureuse de te l’apprendre. Surtout qu’Andie est une fille formidable.
Dawson : Mais elle ? Est-ce qu’elle m’aime d’amour ou d’amitié ?
Joey : Il faut le lui demander pour le savoir.
Dawson : Je n’oserais pas.
Joey : Crois-moi, ses regards ressemblent aux siens. Tu gagnerais beaucoup à lui parler.
Et joey avait raison. Quelques jours après cette discussion, Dawson prend son courage à deux mains et prend Andie à part du groupe après les cours pour lui parler. Il lui propose de se promener un peu.
Dawson : Andie, je voulais se retrouver tous les deux car j’ai quelque chose à te dire...
Andie : Je t’écoute Dawson.
Dawson : Au début, on n’était pas vraiment les plus proches du groupe. Tu étais surtout amie avec Jen et en couple avec Pacey. Maintenant, toi et Pacey c’est terminé mais vous êtes restés très proches et restez de très grands amis. La relation entre Jack et Joey t’a rapprochée de celle-ci et tu t’entends vraiment bien avec elle.
Andie : Viens en au fait Dawson. Ca ne sert à rien de tourner autour du pot
Dawson : Voilà, depuis qu’on répète pour Petterson on s’est beaucoup plus vus, on passe pas mal de temps ensemble pour répéter et on a appris à se connaitre. L’Andie que j’ai découverte depuis ces répétitions me plait beaucoup.
Il se met devant elle et s’arrête, en prenant ses mains dans les siennes.
Dawson : Je dirais même que je suis tombé amoureux d’elle.
Andie, heureuse d’entendre ces paroles sortir de la bouche de Dawson, l’enlace et l’embrasse fougueusement.
Dawson : Dois-je prendre ça comme une réponse me disant que tu m’aimes aussi ?
Andie : Oui !
Et ils s’embrassent passionnément.
Plus tard, le même jour, Andie se promène sur la marina. Elle est heureuse d’être enfin avec Dawson. Elle voudrait crier son bonheur au monde entier.
Elle voit une ombre sur un banc et se rapproche... C’est Pacey. Plongé dans ses pensées, celui-ci n’a pas l’air aussi heureux qu’elle.
Andie : Salut Witter !
Pacey : Salut Mac Phee ! Tu m’as l’air bien heureuse ? Ce serait lié au fait que Dawson t’ai prise à part à la fin des cours ?
Andie : Oui ! Il m’a avouée qu’il m’aime. Et comme je l’aime aussi, on est heureux de s’être trouvés...
Pacey : Si cela pouvait être aussi facile pour tout le monde
Andie : Qu’est ce qui ne va pas Pacey ?
Elle lui laisse le temps de répondre et s’assied à ses côtés sur le banc.
Pacey : Je crois qu’on a fait une bêtise avec Jen...
Andie : Ah bon ? Quoi comme bêtise ?
Pacey : il y a déjà un petit temps, on a fait un pacte tous les deux. Un pacte disant que quand on en avait envie, on pouvait s’adresser à l’autre et se laisser aller sans sentiments, juste pour assouvir nos envies.
Andie : Pourquoi un tel pacte entre amis ?
Pacey : On en avait besoin tous les deux... Mais cela ne marchait pas, peut-être à cause de l’amitié. Et dernièrement, cela se passe beaucoup mieux. Et cela me fait voir Jen sous un autre jour, je pourrais tomber fou amoureux d’elle si on continue comme ça. Elle est tellement belle et elle rend ces moments merveilleux.
Andie : Justement, ce serait beaucoup mieux de faire ce genre de choses avec des sentiments
Pacey : Tu ne comprends pas... Le pacte, c’était parce qu’on n’éprouvait pas de sentiments l’un pour l’autre. Maintenant, s’il y en a un qui tombe amoureux, on ne peut plus continuer le pacte sinon on se ferait du mal.
Andie (perspicace) : Et si les deux tombent amoureux ? Et si c’est parce qu’elle t’aime qu’elle rend ces moments si fabuleux ?
Pacey : Jen, amoureuse de moi ?
Andie : Qui sait, tu es un gars formidable Pacey. Je croyais que c’était entré dans ta tête depuis que je te l’ai dit...
Pacey : Je sais ce que tu penses de moi, mais ce n’est pas pour autant que Jen m’aime comme tu le sous-entends.
Andie : Tu devrais lui en parler, tu serais peut-être surpris...
Alors qu’Andie quitte le banc pour retourner chez elle, Pacey retourne à ses réflexions et repense aux derniers moments passés avec Jen. Et si Andie avait raison ? Si Jen était vraiment amoureuse de Pacey ? Et si lui, comme il le pensait, était en train de tomber sous le charme de Jen Lindley ? Cela changerait tout entre eux...
C’est aujourd’hui le jour des présentations théâtrales au cours de Petterson. Celui-ci a invité ses élèves à se rendre dans l’amphithéâtre de l’école.
Petterson fait passer les différents duos en diversifiant à chaque fois selon les extraits choisis pour ne pas avoir deux fois de suite la même chose.
Petterson : Nous avons tout l’après-midi pour les interprétations des extraits proposés. Je vais faire passer les duos selon une liste établie à partir des choix que vous m’avez annoncés, pour ne pas avoir deux fois de suite le même extrait. Ce sera à chaque fois d’abord un duo sur l’extrait d’Othello de Shakespeare, suivi d’un groupe présentant l’extrait de Don Juan de Molière, pour continuer avec l’un extrait de Cyrano de Bergerac de Rostand, l’extrait de la Nuit de Valognes d’Eric-Emmanuel Schmitt, et terminer par la scène du balcon dans Roméo et Juliette de Shakespeare. Veronica et Ben, veuillez donc commencer.
Veronica et Ben font une interprétation réussie de l’extrait d’Othello. Ils seront suivis de Belinda et Matt sur Don Juan, Madison et Ethan jouant Cyrano de Bergerac, Betty et Harry pour la Nuit de Valognes et Angelina et Brad sur Roméo et Juliette.
Un deuxième tour est lancé. Les interprétations se suivent mais ne se ressemblent pas. Tim et Kelly interprètent Othello pour ensuite laisser la place à Tom et Katie sur Don Juan, Pamela et Jimmy sur Cyrano de Bergerac, Lizzie et Calvin sur la Nuit de Valognes. Le deuxième tour se clôt avec Mary et Jonathan jouant la scène du balcon de Roméo et Juliette.
Petterson ayant gardé les six amis pour la fin, le troisième tour va commencer avec Emma et Drue jouant Othello pour continuer avec Morgan et Tobey interprétant l’extrait de Don Juan.
Jen et Pacey seront formidables dans leurs rôles respectifs d’Angélique de Chiffreville, celle qu’il doit épouser et de Don Juan, invité à son procès par cinq femmes qu’il a charmées et conquises.
La Petite Angélique de Chiffreville (JEN) : A quel Don Juan ai-je affaire… celui qui m’a aimée ou celui qui m’a quittée ?
Don Juan (PACEY) : C’est le même. Femelles ! Femelles ! … Cette mauvaise foi qui est le fumet de vos égoïsmes !... Quelqu’un vous flatte et prétend vous aimer ? Il est dans le vrai ! Il vous délaisse, il part, il ne vous aime plus ? C’est qu’il se trompe ! Il ne te viendrait pas à l’idée qu’un séducteur cherche quelque chose qu’il a définitivement obtenu une fois que tu t’es bêtement laissé séduire ? Il n’y a pas de raison de rester : la viande est morte !
La Petite : S’il a recommencé ailleurs, s’il erre sans cesse en se cognant de femmes en femmes, c’est qu’il ne trouve pas ce qu’il cherche, parce qu’il ne sait même pas ce qu’il cherche.
Don Juan : Et que chercherait-il qu’il ne trouverait donc pas ?
La Petite : Cette question !... L’amour bien sûr.
Don Juan : Voilà, le mot est prononcé, tu as tout dit : l’amour ! Pauvre fille, à soixante ans tu diras « Dieu » comme tu as dit « l’amour » à vingt, avec les mêmes yeux, avec la même foi, le même enthousiasme. C’est bien une femme qui parle.
La Petite : Et c’est bien un homme qui raille ! Reconnaître qu’on a un cœur, un cœur insatisfait, un cœur brisé : quel déshonneur ! Comme si le fait de pisser debout était incompatible avec les sentiments !
Don Juan : Pourquoi vous êtes-vous mis en tête que je cherchais quelque chose ? Je ne cherche rien, je prends, je cueille les pommes sur l’arbre et je les croque. Et puis je recommence parce que j’ai faim. Vous appelez ça une quête ? Je dois avoir trop d’appétit pour vous : ma bouche a voulu goûter tous les fruits, toutes les bouches, et diverses, et variées, des dodues, des humides, des tendres, des fermées, des ouvertes, la bouche étroite de la prude, les lèvres rentrées de la sensuelle, la lippe épatée de l’adolescente, j’ai tout voulu. Les hommes m’envient, petite, parce que je fais ce qu’ils n’osent pas faire, et les femmes m’en veulent de ce que je leur donne du plaisir à toutes. A toutes !
La petite : Sornettes ! Les hommes vous haïssent parce que vous volez leurs épouses ou leurs sœurs, et les femmes parce que vous les abandonnez après leur avoir fait les plus douces promesses. Ni un saint, ni un héros, Don Juan, ne vous leurrez pas, mais un escroc, un petit escroc de l’amour.
Don Juan : Sornettes à votre tour ! Vous avez tous peur du plaisir, mais vous avez raison d’avoir peur : les forts seulement peuvent se l’autoriser. Imaginez ce qui se passerait si l’on disait au monde entier : « Posez vos pioches et vos aiguilles ! Notre monnaie c’est le plaisir ; prenez-le, ici, et sans vergogne, ici, maintenant, et encore et encore ! » Que se passerait-il ? Plus personne pour travailler, pour suer, pour se battre. Des hommes inactifs, vaquant à leurs seuls plaisirs. Plus d’enfants légitimes ou illégitimes, mais une joyeuse marmaille avec trente-six mères et cent vingt pères ! Plus de propriété, plus d’héritage, plus de transmission des biens ou des privilèges par le sang, car le sang désormais est brouillé, il coule partout, et le sperme aussi. La vie comme un joyeux bordel, mais sans clients, sans maquerelles, avec rien que des filles ! Vous imaginez la pagaille ? Et l’industrie ? Et le commerce ? Et la famille ? Et les fortunes ? Il n’y aurait plus de pauvres, car la richesse ne serait plus d’argent mais de plaisir, et tout homme est suffisamment bien doté pour connaître le plaisir. Alors, petite, ne me sers pas ces discours que j’ai entendus cent mille fois, ces histoires de quête, de recherche… On ne cherche que si l’on n’a pas trouvé ! C’est le frustré qui cherche, l’heureux s’arrête. Et moi j’obtiens constamment ce que je veux des autres : mon plaisir !
Andie et Dawson seront amenés à aller sur la scène après Jen et Pacey pour interpréter l’extrait de Cyrano de Bergerac ou celui-ci fait comprendre à son amie qu’il l’aime et que les belles paroles ainsi que les lettres de Christian, son amour, c’est à lui qu’elle les doit.
Cyrano (DAWSON) : Sa lettre !... N'aviez-vous pas dit qu'un jour, peut-être, vous me la feriez lire ?
Roxane (ANDIE) : Ah ! Vous voulez ?... Sa lettre ?
Cyrano : Oui... Je veux... Aujourd'hui...
Roxane, lui donnant le sachet pendu à son cou : Tenez !
Cyrano : Je peux ouvrir ?
Roxane : Ouvrez... lisez !...
Elle revient à son métier, le replie, range ses laines.
Cyrano, lisant : "Roxane, adieu, je vais mourir !..."
Roxane, s'arrêtant, étonnée : Tout haut ?
Cyrano, lisant : "C'est pour ce soir, je crois, ma bien-aimée ! J'ai l'âme lourde encore d'amour inexprimé. Et je meurs ! Jamais plus, jamais mes yeux grisés, mes regards dont c'était..."
Roxane : Comme vous la lisez, sa lettre !
Cyrano, continuant : "...dont c'était les frémissantes fêtes, ne baiseront au vol les gestes que vous faites. J'en revois un petit qui vous est familier pour toucher votre front, et je voudrais crier..."
Roxane, troublée : Comme vous la lisez, - cette lettre !
La nuit vient insensiblement.
Cyrano : "Et je crie Adieu !..."
Roxane : Vous la lisez...
Cyrano : "Ma chère, ma chérie, Mon trésor... Mon amour..."
Roxane : D'une voix... Mais... que je n'entends pas pour la première fois !
Elle s'approche tout doucement, sans qu'il s'en aperçoive, passe derrière le fauteuil se penche sans bruit, regarde la lettre. L'ombre augmente.
Cyrano: "Mon cœur ne vous quitta jamais une seconde, et je suis et serai jusque dans l'autre monde celui qui vous aima sans mesure, celui..."
Roxane, lui posant la main sur l'épaule : Comment pouvez-vous lire à présent ? Il fait nuit.
Il tressaille, se retourne, la voit là tout près, fait un geste d'effroi, baisse la tête. Un long silence. Puis, dans l'ombre complètement venue, elle parle avec lenteur, joignant les mains.
Roxane : Et pendant quatorze ans, il a joué ce rôle d'être le vieil ami qui vient pour être drôle !
Cyrano : Roxane !
Roxane : C'était vous.
Cyrano : Non, non, Roxane, non !
Roxane : J'aurais dû deviner quand il disait mon nom !
Cyrano : Non ! Ce n'était pas moi !
Roxane : C'était vous !
Cyrano : Je vous jure...
Roxane : J'aperçois toute la généreuse imposture. Les lettres, c'était vous...
Cyrano : Non !
Roxane : Les mots chers et fous, c'était vous...
Cyrano : Non !
Roxane : La voix dans la nuit, c'était vous.
Cyrano : Je vous jure que non !
Roxane : L'âme, c'était la vôtre !
Cyrano : Je ne vous aimais pas.
Roxane : Vous m'aimiez !
Cyrano, se débattant : C'était l'autre !
Roxane : Vous m'aimiez !
Cyrano, d'une voix qui faiblit : Non !
Roxane : Déjà vous le dites plus bas !
Cyrano : Non, non, mon cher amour, je ne vous aimais pas !
Roxane : Ah ! Que de choses qui sont mortes... qui sont nées ! Pourquoi vous être tu pendant quatorze années, puisque sur cette lettre où, lui, n'était pour rien, ces pleurs étaient de vous ?
Cyrano, lui tendant la lettre : Ce sang était le sien.
Roxane : Alors pourquoi laisser ce sublime silence se briser aujourd'hui ?
Cyrano : Pourquoi ?...
Clôturant les interprétations, Joey et Jack vont faire sensation en jouant Roméo et Juliette, les amoureux maudits.
Roméo (JACK) : Mais doucement ! Quelle lumière jaillit par cette fenêtre ? Voilà l'Orient, et Juliette est le soleil ! Lève-toi, belle aurore, et tue la lune jalouse, qui déjà languit et pâlit de douleur parce que toi, sa prêtresse, tu es plus belle qu'elle-même ! Ne sois plus sa prêtresse, puisqu'elle est jalouse de toi ; sa livrée de vestale est maladive et blême, et les folles seules la portent : rejette-la !... Voilà ma dame ! Oh ! Voilà mon amour ! Oh ! Si elle pouvait le savoir !... Que dit-elle ? Rien... Elle se tait... Mais non ; son regard parle, et je veux lui répondre... Ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse. Deux des plus belles étoiles du ciel, ayant affaire ailleurs, adjurent ses yeux de vouloir bien resplendir dans leur sphère jusqu'à ce qu'elles reviennent. Ah ! Si les étoiles se substituaient à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe ; et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n'est plus. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main ! Oh ! Que ne suis-je le gant de cette main ! Je toucherais sa joue !
Juliette (JOEY) : Hélas !
Roméo : Elle parle ! Oh ! Parle encore, ange resplendissant ! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en amère pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs !
Juliette : O Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.
Roméo (pour lui-même) : Dois-je l'écouter encore ou lui répondre ?
Juliette : Ton nom seul est mon ennemi. Tu n'es pas un Montaigu, tu es toi-même. Qu'est-ce qu'un Montaigu ? Ce n'est ni une main, ni un pied, ni un bras, ni un visage, ni rien qui fasse partie d'un homme... Oh ! Sois quelque autre nom ! Qu'y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. Ainsi, quand Roméo ne s'appellerait plus Roméo, il conserverait encore les chères perfections qu'il possède... Roméo, renonce à ton nom ; et, à la place de ce nom qui ne fait pas partie de toi, prends-moi tout entière.
Roméo : Je te prends au mot ! Appelle-moi seulement ton amour et je reçois un nouveau baptême : désormais je ne suis plus Roméo.
Juliette : Quel homme es-tu, toi qui, ainsi caché par la nuit, viens de te heurter à mon secret ?
Roméo : Je ne sais par quel nom t'indiquer qui je suis. Mon nom, sainte chérie, m'est odieux à moi-même, parce qu'il est pour toi un ennemi : si je l'avais écrit là, j'en déchirerais les lettres.
Juliette : Mon oreille n'a pas encore aspiré cent paroles proférées par cette voix, et pourtant j'en reconnais le son. N'es-tu pas Roméo et un Montaigu ?
Roméo : Ni l'un ni l'autre, belle vierge, si tu détestes l'un et l'autre.
Juliette : Comment es-tu venu ici, dis-moi ? Et dans quel but ? Les murs du jardin sont hauts et difficiles à gravir. Considère qui tu es : ce lieu est ta mort, si quelqu'un de mes parents te trouve ici.
Roméo : J'ai escaladé ces murs sur les ailes légères de l'amour : car les limites de pierre ne sauraient arrêter l'amour, et ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter ; voilà pourquoi tes parents ne sont pas un obstacle pour moi.
Juliette : S'ils te voient, ils te tueront.
Roméo : Hélas ! Il y a plus de péril pour moi dans ton regard que dans vingt de leurs épées : que ton œil me soit doux, et je suis à l'épreuve de leur inimitié.
Juliette : Je ne voudrais pas pour le monde entier qu'ils te vissent ici.
Roméo : J'ai le manteau de la nuit pour me soustraire à leur vue. D'ailleurs, si tu ne m'aimes pas, qu'ils me trouvent ici ! J'aime mieux ma vie finie par leur haine que ma mort différée sans ton amour.
Juliette : Quel guide as-tu donc eu pour arriver jusqu'ici ?
Roméo : L'amour, qui le premier m'a suggéré d'y venir : il m'a prêté son esprit et je lui ai prêté mes yeux. Je ne suis pas un pilote ; mais, quand tu serais à la même distance que la vaste plage baignée par la mer la plus lointaine, je risquerais la traversée pour une denrée pareille.
Juliette : Tu sais que le masque de la nuit est sur mon visage ; sans cela, tu verrais une virginale couleur colorer ma joue, quand je songe aux paroles que tu m'as entendue dire cette nuit. Ah ! Je voudrais rester dans les convenances ; je voudrais, je voudrais nier ce que j'ai dit. Mais adieu, les cérémonies ! M'aimes-tu ? Je sais que tu vas dire oui, et je te croirai sur parole. Ne le jure pas : tu pourrais trahir ton serment : les parjures des amoureux font, dit-on, rire Jupiter... Oh ! Gentil Roméo, si tu m'aimes, proclame-le loyalement : et si tu crois que je me laisse trop vite gagner je froncerai le sourcil, et je serai cruelle, et je te dirai non, pour que tu me fasses la cour : autrement, rien au monde ne m'y déciderait... En vérité, beau Montaigu, je suis trop éprise, et tu pourrais croire ma conduite légère ; mais crois-moi, gentilhomme, je me montrerai plus fidèle que celles qui savent mieux affecter la réserve. J'aurais été plus réservée, il faut que je l'avoue, si tu n'avais pas surpris, à mon insu, l'aveu passionné de mon amour : pardonne-moi donc et n'impute pas à une légèreté d'amour cette faiblesse que la nuit noire fa permis de découvrir
Roméo : Madame, je jure par cette lune sacrée qui argente toutes ces cimes chargées de fruits !...
Juliette : Oh ! Ne jure pas par la lune, l'inconstante lune dont le disque change chaque mois, de peur que ton amour ne devienne aussi variable !
Roméo : Par quoi dois-je jurer ?
Juliette : Ne jure pas du tout ; ou, si tu le veux, jure par ton gracieux être, qui est le dieu de mon idolâtrie, et je te croirai.
Roméo : Si l'amour profond de mon cœur...
Juliette : Ah ! Ne jure pas ! Quoique tu fasses ma joie, je ne puis goûter cette nuit toutes les joies de notre rapprochement ; il est trop brusque, trop imprévu, trop subit, trop semblable à l'éclair qui a cessé d'être avant qu'on ait pu dire : il brille !... Doux ami, bonne nuit ! Ce bouton d'amour mûri par l'haleine de l'été, pourra devenir une belle fleur, à notre prochaine entrevue... Bonne nuit, bonne nuit ! Puisse le repos, puisse le calme délicieux qui est dans mon sein, arriver à ton cœur !
Roméo : Oh ! Vas-tu donc me laisser si peu satisfait ?
Juliette : Quelle satisfaction peux-tu obtenir cette nuit ?
Roméo : Le solennel échange de ton amour contre le mien.
Juliette : Mon amour ! Je te l'ai donné avant que tu l'aies demandé. Et pourtant je voudrais qu'il fût encore à donner.
Roméo : Voudrais-tu me le retirer ? Et pour quelle raison, mon amour ?
Juliette : Rien que pour être généreuse et te le donner encore. Mais je désire un bonheur que j'ai déjà : ma libéralité est aussi illimitée que la mer, et mon amour aussi profond : plus je te donne, plus il me reste, car l'une et l'autre sont infinis. J'entends du bruit dans la maison. Cher amour, adieu ! J'y vais, bonne nourrice !... Doux Montaigu, sois fidèle. Attends un moment, je vais revenir...
Roméo : O céleste, céleste nuit. ! J'ai peur, comme il fait nuit, que tout ceci ne soit qu'un rêve, trop délicieusement flatteur pour être réel.
Juliette revient.
Juliette : Trois mots encore, cher Roméo, et bonne nuit, cette fois ! Si l'intention de ton amour est honorable, si ton but est le mariage, fais-moi savoir demain, par la personne que je ferai parvenir jusqu'à toi, en quel lieu et à quel moment tu veux accomplir la cérémonie, et alors je déposerai à tes pieds toutes mes destinées, et je te suivrai, monseigneur jusqu'au bout du monde !
Joey et Jack seront ovationnés par toute la classe. Ils ont fait fureur auprès de tous leurs condisciples. Ils connaissaient leur rôle à merveille et ont mis beaucoup de sentiments dans leur interprétation. C’était, selon tous les autres, la meilleure interprétation de tout l’après-midi.
Petterson leur donnera d’ailleurs la note maximum, il a aussi été bluffé. Tous les autres auront réussi, personne n’ayant eu de trou de mémoire ou fait d’interprétation foireuse.
Le printemps est bien installé et la vie suit son cours à Capeside... Les cours continuent, les amis passent pas mal de temps ensemble, Joey aide Bessie en s’occupant d’Alexander.
Les couples sont heureux. Jack et Joey s’aiment comme au premier jour et la romance s’installe entre Andie et Dawson. Celui-ci est plein de petites attentions pour sa bien-aimée : il l’emmène au restaurant, lui offre des fleurs, lui écrit son amour sur de belles petites cartes,... C’est le bonheur !
Entre Jen et Pacey, le pacte continue dans le silence sur les sentiments de chacun. N’étant pas sûrs des sentiments de l’autre, ils préfèrent se taire et profiter des moments passés ensemble. La règle était pas de sentiments alors si l’un avoue aimer l’autre, cela mettra fin au pacte. Ils préfèrent donc profiter des câlins permis par le pacte, apprécier ces moments sans en abuser.
Il n’y a toujours qu’Andie qui est au courant du pacte mais Joey sent que les choses ne vont pas comme elle veut pour Jen. Elle va rentrer un jour du lycée avec elle pour en discuter.
Joey aperçoit Jen qui sort du lycée devant elle et court pour la rattraper.
Joey : Jen !
Jen se retourne et attend Joey.
Jen : Salut ! Ca a été les derniers cours ?
Joey : Oui, et pour toi ?
Jen : Il y a plus chouette que d’aller au cours... Mais ça a été. Tu veux qu’on rentre ensemble ?
Joey : Oui, c’est toujours plus agréable de rentrer avec une amie que seule.
Jen (avec un grand sourire) : Ca c’est sûr !
Joey : Et je voulais te parler... Peut-être que je me trompe, que ce n’est qu’une impression, mais dernièrement en te regardant aux cours ou quand il est avec les autres, on dirait que quelque chose te trotte dans la tête, que ça ne va pas comme tu veux pour toi pour le moment.
Jen : Ah bon ?
Joey : Tu es souvent dans tes pensées et la tête que tu fais ne donne pas l’impression de pensées heureuses, parfois si mais d’autres fois non. Donc si tu veux en parler, je suis là...
Jen : C’est gentil à toi Joey et c’est vrai que je commence à me dire qu’il faudrait que j’en parle à quelqu’un. Je crois que tu es la bonne personne car tu m’écouteras sans juger.
Joey : Effectivement, je t’écoute alors.
Jen : Voilà, ça a commencé avec la demande de Petterson et la constitution des duos pour interpréter un extrait de pièce de théâtre.
Joey : Je vois pas ce que Petterson vient faire, je croyais que c’était plutôt d’ordre sentimental...
Jen : C’est maintenant que j’y viens. On a décidé de faire équipe avec Pacey, on a commencé à répéter, bon il fallait provoquer les répétitions mais ça allait et en discutant un soir après une répétition chez Grams, on a fait un pacte.
Joey : Quoi comme pacte ?
Jen : Un pacte sexuel. Je t’explique, la discussion a tourné sur nos célibats et le manque d’amour, de tendresse et de plaisir. On s’est dit que pour le plaisir, il y avait une solution : le sexe sans amour entre personnes consentantes. On était d’accord tous les deux et on aimait beaucoup l’idée. Pas de sentiments, juste la possibilité de soulager nos envies. On a commencé à essayer plusieurs fois, ça ne marchait pas, on ne savait pas trop pourquoi. On a donc abandonné l’idée pendant un petit temps. Et c’est là que les choses se compliquent : je suis tombée amoureuse de Pacey. J’ai donc voulu voir ce que donnerait une nouvelle tentative, sans avouer mes sentiments à Pacey, et le pacte marche beaucoup mieux. Ca doit être parce que j’y mets de l’amour et de la tendresse. Et j’ai voulu continuer, les moments sont de plus en plus passionnels. Je ne peux pas me passer de Pacey et de ces moments privilégiés mais je ne veux pas lui dévoiler mon amour, au risque de perdre ce que j’ai pour le moment, même si ce n’est pas la relation idéale.
Joey : Parle lui, peut-être que ses sentiments à lui aussi ont évolué...
Jen : J’ai trop peur d’essuyer un refus, que ce soit un amour à sens unique, je l’aime tellement...
Joey : Tu te fais du mal Jen, et si ça continue comme ça tu vas t’en faire encore plus. Parle lui, tu seras peut être étonnée...
Jen : Merci de m’avoir écoutée, ça fait du bien d’avoir pu en parler. Et merci pour le conseil !
Joey : Pas de quoi, tu sais bien que je suis toujours là si tu as encore besoin de parler...
Arrivées devant chez Jen, elles se séparent pour rentrer chacune chez elle.
Pendant ce temps-là, Dawson rentre chez lui et découvre Pacey dans sa chambre, couché sur son lit.
Dawson : Pacey, qu’est-ce que tu fais là ? D’ailleurs, pourquoi t’étais pas en classe aujourd’hui ?
Pacey : J’avais besoin de méditer et je me suis dit que la chambre de mon meilleur ami était un bon endroit pour ça...
Dawson : Pacey manque les cours pour méditer, c’est nouveau ça...
Pacey : Il faut te faire au changement mon ami. D’ailleurs, je ne crois pas que le changement t’ait posé souci quand tu as déclaré ta flamme à Andie et qu’elle t’a embrassée.
Dawson : Effectivement, je dois dire que les changements qui ont suivi ce moment me plaisent beaucoup. Je crois comprendre... C’est ça ton souci ? Que je sois avec Andie ?
Pacey : Non, pas du tout. C’était tout à fait fini entre Andie et moi, on est amis maintenant et je suis très heureux pour vous. Andie rayonne de bonheur et toi aussi, soyez heureux !
Dawson : Mais toi tu n’as pas trouvé celle qui te rend heureux, il est là le problème de Pacey Witter.
Pacey : Et pourquoi je devrais avoir un problème ?
Dawson : Je te rappelle, tu n’étais pas aux cours, je te trouve dans ma chambre, venu pour méditer. Et je crois bien que si tu as besoin de réfléchir et méditer, c’est parce qu’effectivement, il y a quelque chose qui te pose problème. Je suis ton ami Pacey, on peut en parler.
Pacey : Je suis obligé d’en parler ?
Dawson : Ca ne peut te faire que du bien de partager, alors je t’écoute.
Pacey : Si tu insistes... Avec Jen, de commun accord, on a fait un pacte sexuel.
Dawson s’apprête à couper la parole à Pacey, surpris de ce qu’il vient d’entendre.
Pacey : Laisse-moi t’expliquer, Dawson. On était tous les deux d’accord. Ca s’est décidé en discutant après une répétition pour Petterson. On est seuls tous les deux et on voulait pouvoir combler un manque. On s’est dit que le mieux, ce serait le sexe entre jeunes consentants, sans sentiments. Parce que l’amour ça a une fâcheuse tendance à tout gâcher. Donc on a fait ce pacte mais contre toute attente, ça ne marchait pas. Il y avait à chaque fois un blocage. On a donc un peu abandonné, sans totalement l’arrêter mais chaque tentative fut un échec jusqu’à cette fois...
Dawson : Quelle fois ?
Pacey : Une fois où elle est venue m’accoster au lycée et qu’on s’est dirigés chez moi pour assouvir nos envies. C’était merveilleux Dawson, c’était magnifique ! Et tout ça grâce à elle car c’est elle qui a dirigé les opérations. Tu n’as rien fait avec elle quand vous étiez ensemble, mais crois-moi, c’est fantastique ! Jen est une déesse...
Dawson : Elle serait sûrement heureuse de t’entendre faire son éloge. Et maintenant tu n’oses pas me dire que vous êtes ensemble, c’est ça ?
Pacey : C’est plus compliqué que ça Dawson. Donc cette fois-là, à mon grand étonnement, ce fut merveilleux et depuis c’est à chaque fois pareil. Jen me fait passer des moments mémorables ! Mais c’est juste un pacte sexuel et je deviens fou d’elle. Depuis, je la regarde autrement et je me rends compte que je l’aime...
Dawson : Et tu le lui as dit ?
Pacey : Non, Dawson. Sinon c’en est fini du pacte et des moments merveilleux passés ensemble. On avait dit, pas de sentiments...
Dawson : Mais Pacey, tu ne peux pas continuer comme ça, il faut que tu lui avoues que tu l’aimes ! Surtout que si elle rend ça si merveilleux comme tu le dit, il y a peut-être une raison. Tu ne crois pas qu’il y aurait de l’amour et de la passion derrière tout ça ?
Pacey : Andie m’a dit un truc du genre...
Dawson (souriant) : C’est qu’on doit avoir raison ! Qu’est-ce que tu fais encore ici ? Vas lui parler !
Sur ces paroles, Pacey quitte la maison de Dawson et toque à la porte de la maison voisine. On vient assez rapidement lui ouvrir la porte.
Pacey : Bonjour ! Je viens pour voir Jen, elle est là ?
Grams : Entres, elle est dans sa chambre. Je crois qu’elle fait ses devoirs mais tu peux monter.
Pacey monte les escaliers et se retrouve face à la porte entrouverte de la chambre de Jen. Stressé par sa réaction, il respire un bon coup avant de toquer et de rentrer dans la pièce.
Jen : Pacey, que me vaut cette visite ?
Elle se rapproche de lui et commence à caresser tendrement son torse, sous la chemise. Pacey se sent bien et sourit en sentant les mains de Jen si douces sur sa peau.
Jen : Si c’est pour ce que je crois, Grams est là. Et tu sais bien que je ne fais rien si Grams est dans la maison.
Pacey (posant délicatement ses mains sur le visage de Jen) : Je suis plutôt là pour mettre fin à notre pacte, ça ne peut pas continuer comme ça.
Jen (déçue, croyant qu’elle perd le peu qu’elle avait) : Pourquoi ? On a eu du mal au début, mais il faut dire que ça marche bien maintenant.
Pacey (souriant) : C’est sûr que ça marche bien, très bien même.
Jen : Ou est le problème alors ?
Pacey : Le sexe pour le sexe, comme dans notre pacte, il ne faut pas de sentiments. Si ça ne peut pas continuer, c’est parce que je suis tombé fou amoureux de toi Jen...
Jen : J’avais tellement envie de t’entendre dire cela car moi aussi je t’aime, Pacey.
Ils s’embrassent, heureux ! Leur baiser est tendre et passionné. Ils espéraient tant ce moment tous les deux...
Pacey : Le pacte est fini, mais notre histoire, elle ne fait que commencer...
Prenant Jen par la taille, il la pose doucement sur le lit et l’embrasse tendrement.
Jen : Et je sens qu’elle sera magnifique !
FIN