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Série : Dawson's Creek
Création : 10.04.2016 à 16h12
Auteur : kystis
Statut : Terminée
écrit par jptruelove dans le cadre de la st valentin, Épisode virtuel basé sur le 314 : gardés à vue
Cette fanfic compte déjà 4 paragraphes
Épisode virtuel basé sur le 314 : gardés à vue, comme mon épisode virtuel Happy Valentine’s day mais avec une toute autre tournure des évènements.
Cadre : Saison 3. Joey est en couple avec AJ, Jen avec Henry et les autres sont célibataires même si les sentiments de Pacey pour Joey émergent…
Épisode basé sur celui avec la fête de Matt Caufield au terrain de golf et la soirée Saint Valentin de Jen et Henry mais plus que légèrement modifié…
**********
Dans les couloirs du lycée, Dawson retrouve Joey devant son casier.
Dawson : Salut !
Joey : Salut ! Ca va ?
Dawson : Oui, et toi ?
Joey : Interro en histoire, mais ça va aller…
Dawson : Comme toujours, tu as bien étudié et tu vas cartonner !
Joey : Je n’ai pas étudié aussi bien que voulu, Alexander était en forme hier soir…
Dawson : Il en faut plus pour t’empêcher de réussir une interro !
Pacey arrive près d’eux.
Pacey : Bonjour les amis !
Dawson : Salut !
Pacey : Vous faites quoi ce soir ? Il parait que les pom pom girls du lycée organisent une soirée…
Joey : Ah bon ?
Pacey : Et oui, je me suis informé… Qu'est-ce que tu en dis Dawson, toi et moi, nous pourrions inviter Miss Joséphine Potter à aller avec nous à cette soirée ce soir, sauf si bien sûr tu as un plan pour la Saint Valentin, avec ton dévoreur de volumes anciens.
Joey : Non, parce que justement il dévore ce soir.
Pacey : Pardon ? Il faut vraiment être nul pour rester le nez dans ses bouquins, au lieu de sortir avec sa dulcinée à la Saint Valentin…
Joey : Je sais que c'est une idée que tu as du mal à intégrer, mais il y a quand même plus de gens que tu ne crois qui ont envie d'évoluer et de réussir de brillantes études.
Dawson : Si tu n'as pas de projet, viens avec nous, ce sera sympa.
Pacey : Et il n’y a pas besoin de cavalier pour la soirée… Ce n’est pas comme le bal où il faut s’inscrire en couple.
Belinda, la chef des pom pom girls, passe dans le couloir, Pacey la regarde. Il faut dire que c’est une belle fille…
Belinda : Salut Pacey ! J’espère que tu viendras à notre soirée ce soir…
Joey : C’est ça qui t’intéresse, Pacey ? Il y aura plein de jolies filles célibataires… Tu pourras faire ton choix.
Pacey : Mais pas du tout, je veux passer une bonne soirée avec mes amis et je trouve que c’est une occasion formidable !
Joey : A la soirée des pom pom girls… Je ne suis pas sûre que cela me tente de voir ça !
GENERIQUE
Cantine du lycée de Capeside
Dawson et Pacey sont assis à une table. Pacey regarde vers les pom pom girls où la blonde Bélinda au corps de rêve gère les préparatifs de dernière minute.
Dawson : Alors elle te plait ? C’est sûr elle que tu as jeté ton dévolu ?
Pacey : Qu’est ce qui te fait croire ça ? C’est vrai que c’est une fille canon mais il n’y a pas que ça qui compte… Je tenterai peut-être une approche ce soir. Pour savoir si tu veux quelque chose avec une fille, il faut discuter un tant soit peu avec elle pour voir si on s’accorde, s’il y a des accroches…
Dawson : Je vois, le séducteur n’est pas sûr de lui…
Pacey : Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.
Jack et Jen arrivent à la table.
Jack : Alors, vous venez ce soir ? Où vous m’abandonnez comme Jen a prévu de le faire ?
Dawson : Une soirée avec Henry serait prévue ?
Jen : Et oui, on verra bien ce que cela donnera…
Jack : Jen est stressée pour ce soir…
Jen : Mais non ! Et donc votre soirée, c’est quoi le programme ?
Pacey : La fête des pom pom girls !
Jen : Vous allez sûrement vous amuser.
Elle voit Joey qui arrive avec son plateau dans leur direction.
Jen : Joey, on est ici !
Joey : Salut les amis !
Dawson : Alors, ça a été histoire ?
Joey : Oui, je crois que j’aurai un 7 ou un 8 sur 10.
Dawson : Tu vois que j’avais raison !
Joey : Oui.
Dawson : Et alors, pour ce soir ?
Joey : Je ne sais pas encore si je viens.
Jack : Si ça peut influencer ton choix, Andie sera des nôtres.
*****
Dans une bijouterie
Bijoutière : cela fera 70 $, pour la bague et le bracelet.
Henry : Mince, je n’ai plus que 40 $...
Bijoutière : Il faut choisir alors Monsieur. Je ne peux pas vous faire un prix.
Henry : Pourquoi ? Enfin, j'ai rendez-vous avec un ange ce soir, tout est déjà quasiment parfait, j'ai travaillé pendant deux semaines et demie dans son restaurant favori pour lui offrir un dîner, en plus j'ai réussi à réserver une des meilleures tables, et il ne me manque que son cadeau pour que ce soit parfait !
Bijoutière : Avec ce que vous avez, ce sera la bague ou le bracelet mais pas les deux. Ce n’est pas possible…
Henry : Mallory, quelque part il y a un garçon qui ne cesse de penser à vous, qui rêve constamment de vous toutes les nuits, un garçon qui vendrait son sang rien que pour vous offrir du bonheur. Un garçon prêt à tout pour vous rendre heureuse !
Mallory : Il ne s’est pas encore montré… Et il n’est pas prêt d’arriver à mon avis…
Henry : Peut-être qu’on ne lui permet pas d’acheter ce qu’il veut vous offrir, de mettre en place la plus belle soirée imaginable pour vous conquérir…
Mallory: Il faut pouvoir choisir, ce n’est pas comme si vous le savez rien lui offrir. Alors, la bague ou le bracelet ?
*****
Dans l’appart de Doug, celui-ci rentre et retrouve Pacey couché sur le divan.
Doug : Tu sèches les cours ? Ce n’est pas la première fois que je retrouve ici, rêveur, en pleine journée… Alors c'est à cause d'une fille ?
Pacey : Quoi ?
Doug : D'accord, c'est à cause d'une fille, on peut savoir qui c'est ?
Pacey : Tu veux que je te dise Doogie, ça n'a aucune importance.
Doug : Comme tu veux.
Pacey : Bon, mais n'empêche qu'elle est très, très casse-pieds.
Doug : Ah, oui ?
Pacey : Oui, je te jure, elle est incroyable. Il n’y a pas un seul sujet, je dis bien pas un seul sujet dans ce monde sur lequel elle n'a pas un avis. Ca me sidère, moi !
Doug : Et ben dis-donc, ça doit être un vrai cauchemar…
Pacey : Oui, enfin non, c'est différent, je veux dire il faut que tu comprennes, cette fille est hyper intelligente, en général c'est elle qui a raison. Quand elle discute, qu'elle argumente, c'est jamais uniquement rationnel, c'est pur, c'est beau. Alors comment veux-tu lutter contre ça ? C'est impossible, surtout pour un abruti comme moi !
Doug : Elle est jolie au moins ?
Pacey : Oui, elle est jolie en plus, cette fille est vraiment, vraiment jolie. Le genre de beauté qui te fiche des papillons dans le ventre, tu vois ?
Doug : Ouais, garde les ces papillons.
Pacey : Quoi ?
Doug : C'est peut-être ce qui craint le plus. En fait quand on vieillit, on les perd en route, ces fameux papillons
Pacey : Oui.
Doug : Alors la question qui se pose, c'est qu'est-ce que tu vas faire?
Pacey : Faire ?
Doug : Oui, je verbe faire, synonyme d’agir.
Pacey : Non, sans vouloir te vexer, tu n'as pas l'air d'avoir saisi la gravité de la situation, Doogie. Il faut savoir que si je tentais quoi que ce soit de normal auprès d'elle, il y aurait de fortes possibilités pour que le soleil cesse de briller, et que les marées cessent de monter, je serais prêt à parier tout ce que j'ai, que la terre se fendillerait, qu'elle s'ouvrirait sous nos pieds et Capeside se transformerait alors en un gigantesque gouffre béant, qui cracherait sans relâche des hordes de monstres et démons, qui viendraient étrangler les citoyens de cette ville meurtrie, les malheureux se mettraient à genou et prieraient pour que reviennent les jours bénis, ceux d'avant, avant que je fasse quelque chose, tu comprends ? C'est de ça qu'il s'agit là !
Doug : Hein ? Ouais possible. Ecoute Pacey, d'après mon expérience, il n'y a pas beaucoup de personnes capables de nous coller des papillons dans le ventre, elles sont rares. Si tu ne dis pas à cette fille ce que tu ressens, tu finiras dans cette prison où tu te seras toi-même enfermé.
Pacey : Doug ?
Doug : Quoi ?
Pacey : Merci !
*****
Maison des Mac Phee. Andie est dans sa chambre au téléphone, Jack dans le couloir.
Andie : Tu tournes à gauche sur "Rivebord", et c'est la troisième maison sur le trottoir de gauche. Je t'attends pour 19 heures. Allez, Kate, s'te plaît, faut que tu viennes vraiment. Mais si ce sera sympa et puis ça te changera les idées, t'en a besoin hein ! Ouais génial, à tout à l'heure, je t'embrasse.
Andie raccroche, Jack entre dans sa chambre.
Jack : Kate ? Quelle Kate ?
Andie : Kate Douglas ! Elle va venir pour le week-end, elle logera à la maison.
Jack : Kate Douglas, alias mon ex petite amie.
Andie : Alias une de mes meilleures amies, aussi.
Jack : T'aurais pu me demander si j'étais d'accord au moins avant de l'inviter chez nous !
Andie : Jack, c'est la Saint Valentin, et elle vient de rompre avec son petit ami dans ce cas-là ça aide de changer de décor, et puis y'a un moment où...
Jack : Tu lui as parlé de moi ?
Andie : Ben, oui. C'est normal, vous vous connaissez.
Jack : Qu'est-ce que tu lui as dit ?
Andie : Que ça roulait !
Jack : Quoi d'autre ?
Andie : Quoi d'autre ?
Jack : Quoi d'autre ?
Andie : Rien d'autre, d'accord je lui ai rien dit là-dessus.
Jack : T'es incroyable !
Andie : Jack, entre nous, c'est pas sorcier, hein. Elle est dans le salon, tu lui demandes si elle veut un verre d'eau, et ensuite tu lui annonce que maintenant t'aimes les garçons !
*****
Gare de Capeside
Pacey attend Will Krudsky, un ami d’enfance qui arrive en train. Il vient à Capeside pour le week-end et sera de la partie pour la fête des pom pom girls.
Will : Salut !
Pacey : Salut ! Ca a été le trajet ?
Will : Oui, pas eu de souci ! Alors, on fait la fête ce soir, c’est ça ?
Pacey : Oui, tu pourras revoir Dawson et d’autres têtes connues mais je vais aussi enfin te faire rencontrer de nouveaux amis : Jack et Andie.
Will : La fameuse Andie !
Pacey : On est amis maintenant.
Will : C’est cool ça !
Pacey : Oui !
*****
Chez Grams, dans la chambre de Jen
Jen choisit une robe pour la Saint Valentin.
Jen : Qu'est-ce que tu en penses, rouge ou noir ?
Grams : C'est la Saint Valentin, rouge ça va de soi.
Jen : D'accord, c'est ce que je pensais moi aussi.
Grams : A la Saint Valentin, c'est naturel d'avoir le trac, c'est un des jours les plus existants qu'il soit.
Jen : Ahh… Je n'ai pas le trac, rassure-toi, c'est un jour ordinaire, un dîner ordinaire.
Grams : Ce n'est pas un jour ordinaire, c'est le jour où Saint Valentin a préféré donner sa vie aux romains plutôt que de cesser de marier de jeunes fiancés chrétiens, et, et là, je sens son esprit flotter autour de nous.
Jen : Oh ! On appelle ça des courants d'airs, et en général ils se glissent sous les portes vers la mi-février.
Grams : Oh, Jennifer, tu es beaucoup trop jeune pour être déjà blasée.
Jen : Comment ça blasée ? Je trouve ça génial qu'il y ait un jour où nos sentiments font marcher le commerce.
Grams : Même le tintement discordant d'une caisse enregistreuse ne fera pas reculer l'amour.
Jen (en parlant de sa robe): Il manque un petit quelque chose.
Grams : Tu es ravissante, Jennifer… Tu es ravissante !
Jen : Non, franchement, je trouve qu'il manque un truc.
Grams : Oh ! Un cou dégagé sans rien, il n'y a pas mieux pour le premier rendez-vous, chaste, pure.
Jen : C'est tout à fait moi ça !
Grams : Tu sais je me suis rendue compte que le mieux lorsqu'on est un peu tendu, c'est d'inspirer bien à fond et d'expirer.
Jen : Je croyais avoir été claire, je ne suis pas tendue d'accord ? Je n'ai pas la moindre raison d'être nerveuse ou d'avoir le trac. J'ai eu pleins de rendez-vous, avec pleins de garçons différents, pleins de fois différentes, c'est un rendez-vous ordinaire, je t'en prie Grand-mère n'en fait pas tout un plat, ce dîner n'a rien d'extraordinaire, alors arrête !
Grams : Amuse-toi bien chérie !
Elle sort de la pièce, laissant Jen terminer de se préparer.
Jen (devant son miroir) : J’espère que la soirée sera belle…
*****
Dans la voiture, Andie est au volant et Kate et Jack sont derrière.
Andie : Bon, alors, le planning. D'abord on retrouve nos amis et ensuite on profite de la fête.
Kate : Jeckers ? Tu es bien silencieux pour quelqu'un que je n'ai pas vu depuis un an…
Jack : Ca fait bizarre de te revoir, c'est pour ça.
Kate : Je t'ai manqué pendant tout ce temps ?
Jack : Evidemment.
Kate : Je suis du genre à beaucoup manquer aux autres, qu'est-ce que tu en dis ?
Jack : Que c'est extrêmement bien vu.
Kate : Raconte, y a-t-il une fille qui compte plus que les autres dans ta vie ?
Jack : Euh... En fait, c'est drôle que tu me demandes ça...
Kate se met à pleurer soudainement.
Jack : Il y a quelque chose que j'aimerai que tu saches...
Andie : Kate, mais qu'est-ce que tu as ?
Kate (en pleurant) : Mon petit ami, il a commencé par cette phrase le soir où notre relation s'est arrêtée. Quand, j'ai voulu savoir ce qui n'allait pas, il a dit « C'est drôle que tu me demandes ça » et il a enchaîné en m'annonçant qu'il était gay...
*****
Au lycée, soirée des pom pom girls
Will et Pacey arrivent près de Dawson, le premier du groupe à être arrivé.
Pacey : Salut ! Regarde qui j’amène…
Dawson : Will Krudsky ? Salut ! On était en primaire la dernière fois qu'on s'est vu. Et tu flanquais une correction à Pacey…
Will : Il l'avait cherché. Il passait son temps à m'appeler Will Kradok.
Pacey : Tu as bien fait d'aller habiter à New Raleigh. Après, à la récré, j'ai pu régner en maitre absolu.
Dawson : Bien. Et qu'est-ce-qui t'amène à Capeside ?
Will : L'envie de revoir un vieil ami.
Dawson : Ca fait plaisir de te revoir.
Andie, Jack et Kate arrivent.
Andie : Salut tout le monde !
Pacey : Salut Mac Phee !
Will : Bonsoir !
Andie : Hum... Pacey, qui est ce garçon aussi charmant ?
Will : Will.
Andie : Enchantée Will, je m'appelle Andie.
Will : Pacey m’a parlé de toi.
Andie : En bien j’espère…
Will : Bien sûr ! Et toi tu dois être Jack.
Jack : Oui. Et je vous présente notre amie Kate Douglas !
Kate : Bonsoir !
Dawson : Enchanté Kate !
Kate : Ravie, les amis de Jeckers deviennent automatiquement les miens.
Pacey : Jeckers ? J'ai l'impression qu'elle vient de dire Jeckers.
Jack : Nous nous connaissons depuis un bail, un long bail…
Kate : Oui, Jack a été mon premier petit ami. Autant vous prévenir tout de suite, je viens de rompre avec mon petit ami, il est homosexuel, et je suis dans un état émotionnel très très chargé. Ok ? Merci de votre attention !
Les quatre garçons se lancent des regards.
Pacey : Vous permettez une minute, merci !
Pacey prend à part Dawson.
Pacey : Tu as entendu ce qu'elle a dit ?
Dawson : Oh oui, c'est terrible pour elle avec Jack ça ne fait pas un mais deux petits amis gays.
Pacey : Euh, en réalité, je ne voulais pas revenir sur ce qu'elle a dit, mais plus sur ce qu'elle veut dire.
Dawson : Il y avait quelque chose à décoder ?
Pacey : Cette fille a de toute évidence besoin d'oublier l'amour qu'elle vient de perdre, hein. Même si ça ne dure qu'un week-end, elle a besoin de se changer un peu les idées…
Dawson : Oh, Pacey !
Pacey : Tu te rends compte la soirée vient de se transformer en conte de fées et toi mon ami, tu peux devenir un prince charmant. C’est parfait le soir de la Saint Valentin !
Dawson : Je voyais ça sous un autre angle, pour être franc.
Pacey : Oui, et je suis justement là pour élargir ton champ de vision, hein ?
Ils rejoignent les autres.
Jack : Regardez qui arrive !
Andie : Oh, Joey ! Salut, ça va ?
Joey : Ca va. Bonsoir tout le monde !
Pacey : Tiens, tiens, tiens, comme c'est étrange… Ca ne peut pas être Miss Joséphine Bulldozer, vu que normalement la demoiselle en question devait boycotter cette soirée.
Joey : Je suis venue m'assurer que tu n'allais pas débaucher Dawson.
Dawson : Joey j'apprécie ta sollicitude, mais je peux sortir sans être flanqué d'un chaperon.
Joey : Crois-moi, un jour tu me remercieras. Si Pacey Witter insiste pour être le diable juché sur ton épaule gauche, je peux au moins être l'ange qui sera juché sur ton épaule droite.
Pacey : Bien. Dans ce cas, viens avec moi, mon cher petit ange, tu es le bienvenue, seulement il est hors de question, je répète hors de question que tu sabotes notre soirée.
*****
Chez Grams
Henry frappe à la porte de Jen.
Jen : Bonsoir !
Henry : Bonsoir Jen !
Il ne peut rien dire de plus, subjugué par sa beauté et heureux de passer enfin cette soirée avec Jen.
Jen : Henry, ça va ?
Henry : J'en rêve depuis tellement longtemps que si je parle j'ai peur de me réveiller.
Jen : Tu es réveillé, je suis bien là en face de toi.
Henry : Tu es splendide, Jen !
Jen : Toi aussi, Henry !
Henry : On porte la même couleur.
Jen : Oh ! Noir, ma grand-mère dirait sans doute que c'est une manifestation de l'esprit de la Saint Valentin.
Henry : Bien sur je le crois moi aussi. Tiens c'est pour toi.
Il lui offre une rose.
Jen : Oh ! Merci Henry, c'est parfait !
Jen se pique avec une épine de la rose.
Henry : Oh, je suis vraiment navré.
Jen : Non, ce n’est rien !
Henry : Tu saignes ce n'est pas rien.
Jen : Mais si ça va je t'assure, ce n'est qu'une égratignure. Je sens que cette soirée sera magnifique.
Henry : J’ai tout fait pour…
*****
A la soirée des pom pom girls, les slows commencent. Dawson invite Kate à danser, Will danse avec Andie et Pacey se retrouve avec Joey sur la piste.
Joey : Bravo, c'était à peu près aussi subtil qu'un film d'Oliver Stone.
Pacey : De quoi tu parles ?
Joey : De jeter Dawson dans les bras de cette fille.
Pacey : Quoi, t'es jalouse ?
Joey : Non, non ! Je m'inquiète pour lui c'est tout.
Pacey : Pourquoi ?
Joey : Parce qu'il est à côté de ses baskets, tu ne le vois pas ?
Pacey : Je suis d'accord avec toi Joey, à fond. Dawson est perdu ces temps-ci, c'est pour ça qu'il a besoin de vivre le plus grand nombre d'expériences possibles.
Joey : Pacey, pourquoi faut-il que l'expérience se traduise toujours en termes de supers fêtes, de gueules de bois et de flirts sans lendemain ?
Pacey : Et sans ça, qu'est-ce qu'on ferait nous les hommes ? Hein, tu voudrais qu'on s'abonne à des clubs de lecture peut être ?
Joey : T'es d'une mauvaise foi !
Andie : Bon Will, petit interrogatoire éclair. Film préféré ?
Will : Facile. J'avais à peu près 5 ans quand mon père m'a emmené voir la planète des singes qui passait au cinéma d'à côté. Ce qui, compte tenu de la personnalité de mon père, était un événement. C'est pour cette raison qu'il reste mon préféré. Mais sinon je suis plutôt bouquin.
Andie : Tu a vu un film où n'apparaissent ni Adam Sandler, ni Steven Seagal et tu lis en plus. T'es sûr que t’es un ami de Pacey ?
Will : Oui !
Andie : On continue : ton livre préféré ?
Will : Sans hésiter « l'attrape coeur », Salinger est un dieu.
Andie : Tu veux faire quoi plus tard ?
Will : Je n'en sais rien, je veux seulement être heureux.
Andie : On peut savoir ce qui te rend malheureux aujourd’hui?
Will : Il y a tellement de trucs, ça prendrait des heures. Et tu fais toujours un tel interrogatoire aux personnes que tu rencontres ?
Andie : Pardon ! C’est vrai que tout le monde n’a pas droit à un tel interrogatoire. Excuse-moi. C’est plus fort que moi, dès que je t’ai vu, j’ai voulu en savoir plus sur toi.
Will : C’est gentil ça. Je dois dire que j’ai aussi envie de mieux te connaitre même si Pacey m’en a déjà beaucoup dit sur toi.
Andie : Que t’a-t-il dit sur moi ?
Will : Tu ne dois pas t’inquiéter, Pacey t’apprécie beaucoup. Tu es une véritable amie pour lui et tu es quelqu’un de formidable et d’intelligent. Je veux donc mieux te connaitre.
Andie : Formidable et intelligente ?
Will : Ce sont les propos de Pacey et je veux pouvoir en juger par moi-même.
Kate : Y a-t-il quelque chose en moi de terriblement repoussant ?
Dawson : Euh, non… Je ne crois pas, non.
Kate : Dave, le garçon avec qui je viens de rompre, le garçon qui vient de se révéler homosexuel et tellement fier de l'être, me disait régulièrement « je suis habitué à toi ». Etait-ce une façon gentille de me dire qu'au fond, il me trouvait d'une laideur sans nom ? Tu me trouves laide, honnêtement ?
Dawson : Non, Tu es très belle, enfin dans le sens où on l'entendait avant que ce mot ne soit galvaudé.
Kate : Merci pour le compliment, Dawson !
*****
Au restaurant, tout se passe à merveille !
Jen : Merci Henry, c’est une magnifique soirée !
Henry : Autant d’éloges ?
Jen : Peut-être qu'au début j'avais un léger doute mais, en fin de compte je trouve cette soirée très agréable, nous sommes dans un cadre sympa pour dîner, et, le plus important je crois c'est que nous puissions passer un peu de temps à faire ce que j'espérais que nous ferions un jour de Saint Valentin, c'est-à-dire discuter, se découvrir un peu.
Henry : Se découvrir un peu… Que veux-tu savoir sur moi Jen ?
Jen : Tout !
Et ils discutent sans voir le temps passer, ils parlent de leurs passions, se posent des questions sur leurs préférences en termes de musique, de film,… pour se découvrir quelques points communs.
Ils passent vraiment une très agréable soirée.
*****
Au lycée, le groupe d’amis discute sur le côté entre deux danses lorsqu’une pom pom girl vient leur proposer un plateau de petits verres à boire cul sec.
Jack, Pacey et Kate se servent. Joey et Andie refusent. Dawson va pour prendre un gobelet sur le plateau.
Joey : Tu as réellement l'intention de participer à ce jeu débile ?
Pacey : Laisse le vivre deux minutes, laisse le décider tout seul !
Joey : Dawson, ça ne te ressemble pas !
Pacey : L'intérêt que tu portes à Dawson est à la limite de la pathologie, Potter.
Dawson : Nous ne sommes pas aux portes de l'enfer, vous n'avez pas à décider du sort de mon âme.
Il prend un gobelet et le boit d’un trait.
Joey s'en va, puis Andie la suit alors que les autres retournent sur la piste de danse.
*****
Dehors, Andie retrouve Joey.
Joey : Comment fait-il ?
Andie : Qui ? Dawson ?
Joey : Non, Pacey ! Comment se débrouille-t-il pour toujours nous entraîner dans ce genre de situation ?
Andie : Oh ! Il risque tout, c'est ce qui fait tout son charme.
Joey : Ouais, mais je doute que le rôle d'idiot du village qu'il s'est attribué rime avec charme.
Andie : Oh, il ne pense pas à mal.
Joey : Pourquoi est-il aussi exaspérant ?
Andie : Si tu réfléchis, il a juste un petit côté jeune chien fou.
Joey : Ouais, t'as raison. Le genre à courir dans la maison, à salir et à tout ravager sur son passage et à te dire en levant les yeux vers toi « Qu'est-ce que tu espérais, je ne suis qu'un chien ! ».
Andie (rigolant) : Sais-tu qui on croirait entendre ?
Joey : Non.
Andie : Moi, juste avant que je sorte avec lui.
*****
Dans le lycée, Dawson se dirige vers Kate qui se serre un verre.
Dawson : Ca va ?
Kate : Salut Dawson !
Dawson : Je me demandais si ...
Kate : Tu te demandais si...
Dawson : As-tu l'intention de répéter tout ce que je dis ?
Kate : As-tu l'intention de répéter tout ce que je dis ? C'est agaçant hein ? Je suis désolée, tu te demandais si ... ?
Dawson : Je me demandais si ça te dirait d'aller faire un tour ?
Kate : Avec toi ?
Dawson : Avec moi, oui.
Kate : Excellente idée, allons-y alors.
Dawson : D'accord.
*****
Henry ramène Jen chez elle.
Jen : Merci pour cette formidable soirée !
Henry : Merci à toi Jen de me permettre de passer de si bons moments à tes côtés…
Ils se posent sur le banc devant chez Grams.
Henry : Je suis le plus heureux des hommes depuis que je suis avec toi Jen. Tu mets du soleil dans ma vie. Tu es la plus merveilleuse des femmes à mes yeux…
Jen : Je ne mérite pas tant d’éloges Henry. C’est toi qui as fait de la Saint Valentin une soirée formidable. Merci encore pour cette merveilleuse soirée.
Henry : C’est moi ou tu étais stressée en début de soirée ?
Jen : Oui, c’était la première fois que la Saint Valentin signifie quelque chose pour moi. Tu sais Henry, quand j'habitai New-York, la Saint Valentin c'était le jour où le garçon avec qui je sortais invitait à dîner la fille qui lui plaisait vraiment, il lui offrait des cadeaux, du chocolat...
Henry : Je ne te crois pas une seule seconde.
Jen : Si, c'est pourtant vrai. Je ne suis jamais sortie avec un garçon à la Saint Valentin, encore moins à un premier rendez-vous,…
Henry : J’espère que cette soirée était à la hauteur de tes attentes.
Jen : Oui Henry, même plus ! Si on continue cette relation, et je le souhaite de tout cœur, je pense que ce serait bien que l'on soit nous-même et qu'on arrête de vouloir jouer le grand jeu…
Henry : Ca signifie que je ne dois pas t’offrir ce bijou ?
Il sort de sa poche un petit écrin et l’offre à Jen.
Jen : Henry, il ne fallait pas !
Elle ouvre et voit un superbe bracelet en argent.
Jen : Waw !!
Henry : Je suppose que cela veut dire que tu souhaites le garder ?
Jen : Oui !
Ils s’embrassent et restent quelques minutes comme ça sur le banc…
Henry : Maintenant, je vais te laisser rejoindre ton lit et continuer cette soirée dans mes rêves…
Jen : Bonne nuit Henry !
Henry : Bonne nuit Jen ! Et vivement demain pour te retrouver…
Ils s’embrassent une dernière fois avant que Jen ne rentre dans la maison, laissant Henry retourner chez lui.
*****
Aux alentours du lycée, Kate et Dawson marchent.
Kate : Je sais ce que tu fais !
Dawson : Tiens donc, et qu'est-ce que je fais ?
Kate : Tu es l'ange gardien de service, le gentil garçon du groupe. Tu es celui qui se porte toujours volontaire, celui qui prend sous son aile les pauvres cas désespérés, les grands blessés de la vie, comme ça les autres ne sont pas embêtés, ils peuvent s'éclater ! Mais ne te fait pas de souci pour la brave Kate, je ne tiens pas à être un fardeau pour toi ou je ne sais quelle corvée.
Dawson : Qu'est-ce qui te fait penser ça?
Kate : Penser quoi ?
Dawson : Que je suis un gentil garçon. Je pourrais peut-être essayer de profiter de la situation…
Kate rit aux éclats.
Dawson : Et toi ce que je dis, ça te fait rire !
Kate : On ne se connaît pas depuis longtemps, mais ça n'est pas ton style !
Dawson : Tu en es sûre ?
Kate : Ouais, ça n'est pas du tout ton style. Non mais réfléchis une seconde, franchement quel genre d'individu désireux de profiter de la situation irait utiliser l'expression « Je pourrais essayer de profiter de la situation » ? (rires)
Dawson : Est-ce trop demander aux forces de l'univers d'être bienveillantes ? Rien qu'une fois, rien qu'une seule, une seule et unique fois ? Et d'être en phase avec mon désir, de façon à ce que je prenne du bon temps ?
Kate : Arrête de pleurnicher ! Songe aux pauvres malheureux qui meurent dans les Balkans, Dawson !
Dawson : Soit gentille, hein. Tu te tais, parce que là ça se passe entre moi et le destin.
Kate : Au risque de te paraître folle, tu pourrais peut-être agir au lieu de gémir, de bafouiller, de t'interroger, de discourir et après peut-être que tu aurais des résultats bénéfiques ?
Dawson : Ah oui, et tu peux préciser ?
Kate : C'est simple je t'explique. Si aujourd'hui tu ne veux plus être un gentil garçon, quand tu fais un tour avec une fille, au lieu de lui dire que tu pourrais l'embrasser, embrasse-la, surtout après lui avoir dit que tu la trouvais belle, et toi belle tu l'emploies dans le sens où on l'entendait avant que le mot ne soit galvaudé.
Dawson : C'est aussi simple, tu crois ?
Kate : C'est aussi simple.
Et il l’embrasse tendrement. Il lui prend la main et ils continuent leur balade.
*****
Chez Grams, Jen et sa Grand-mère dans la cuisine.
Grams : Alors, la magie de la Saint Valentin a opéré ?
Jen : Oui, la soirée fut magnifique…
Grams : Je savais que ce charmant garçon te ferait passer une belle soirée.
Jen : Inoubliable ! Une rose, un des meilleurs restaurants de Capeside, un bracelet, ne pas voir le temps passer, si bien s’entendre…
Grams : Un vrai gentleman on dirait !
Jen : Oui, et très gentil et adorable !
Grams : Je suis heureuse que ma petite fille ait passé une superbe soirée pour se réconcilier avec la Saint Valentin.
Jen : Je pense toujours ce que je t’ai dit tantôt. Ce n’est pas la Saint valentin qui me rend heureuse, c’est Henry !
Grams : Ma petite fille serait-elle en train de tomber amoureuse ?
Jen : On dirait bien…
*****
A la fête, le groupe s’est retrouvé et rassemblé. Ils sont tous ensemble assis sur des chaises mises en rond.
Kate : Vous vous amusez comme ça tous les week-ends ? Parce que je dois reconnaître que ça faisait une éternité que je n'avais pas rigolé autant. C'est vrai, j'ai l'impression d'avoir fait le deuil de mon ex petit-ami.
Jack : Je suis vraiment très content de te l'entendre dire, il y a quelque chose d'important que tu devrais savoir... J’ai changé depuis qu’on s’est quittés et j’ai viré de bord…
Kate : Oh mon dieu ! Tu es gay toi aussi ? (rires) Mais pourtant on a...
Jack : Oui, je sais on a ...
Kate : Et tu assurais !
Jack : Merci, mais, ça n'influe en aucun cas sur ce que je suis aujourd'hui, je suis homosexuel
Kate (s'adressant à Dawson) : Tu es gay toi aussi ?
Dawson : Moi ? Non !
Kate : Tu en es sûr ? Parce qu'apparemment seuls les gays ont envie de m'embrasser.
Joey : Tu l'as embrassée ?
Dawson : Euh...
Kate : Oui ! Et c’était très agréable…
Joey : Dawson, mais enfin à quoi tu pensais ?
Dawson : Je ne pensais pas (rires), pendant un court laps de temps, j'ai arrêté de penser et c'était bien agréable !
Joey : Pour profiter d'une fille qui était vulnérable et en plein chagrin d'amour ? Est-ce une impression ou tu joues subitement un autre rôle ?
Dawson : Quel rôle je devrais jouer selon toi ? Celui de la gentille scénette que tu écris dans ta tête pour le brave Dawson ? Je t'avais peut-être habitué à autre chose, il se peut même que je me ridiculise parfois, mais il va falloir que tu acceptes que je n’agis pas toujours comme tu le voudrais.
Pacey : Et c'est reparti les enfants, pour la 1498ème semaine consécutive, le numéro 1 de notre hit-parade est ... la ballade de Dawson et Joey. Question à 1 $, ces deux âmes enterrées raccrocheront-elles les wagons ? Pourvu que oui !
Joey : Pacey, reste en dehors de ça !
Pacey : Bien sûr, c'est trop hermétique pour moi, qui ne suis qu'un être décérébré et larvaire contraint de rester devant la porte d'entrée de votre sanctuaire privé. Désolé d'insister, mais je trouve ta façon de le traiter fascinante Potter !
Joey : Qu'est-ce qui vous fascine Docteur Witter?
Pacey : Tu le considères comme une espèce d'innocente créature vierge et châtrée.
Dawson : C'est quoi ton problème ?
Pacey : Je n’ai aucun problème ! Et comme le cœur antique, je ne suis là que pour observer et commenter.
Joey : Pacey, depuis quand tu donnes dans la pure méchanceté ?
Pacey : Allons, Joey, toi et moi, nous sommes bien connus pour notre grand sens de la répartie, notre humour subtil et percutant.
Joey : Oui, et jamais exercé au dépend des autres, c'est marrant j'ai beau me creuser la tête, je ne me souviens pas d'un humour blessant, bourré de sous-entendus.
Pacey : Ou d'un humour que tu as un mal fou à digérer ?
Joey : Comment voudrais-tu qu'il en soit autrement Pacey, c'est vrai tu m'as envoyé toute une série de vacheries pendant la soirée, je me demande ce que je fais pour mériter ça ?
Pacey : Je te rassure tu n'as rien fait de particulier. Le rustre aviné est dans son coin, plaide l'absolue frustration. Non mais, savez-vous à quel point, c'est épuisant d'évoluer au quotidien dans votre périphérie, d'assister à votre valse d’hésitations ? Une semaine vous êtes comme les deux doigts d'une main, et la semaine qui suit vous renoncez à vous voir parce que vous sentez que c'est mieux. Serait-il possible qu'un jour enfin, vous vous décidiez ? Mais alors, pour de bon là, faites un effort, parce que je ne vous dis pas… Le culte que vous vouez à cette saga d'un autre temps, c'est des coups à filer une nausée monstrueuse à n'importe quel mec !
Et il sort, suivi d’Andie.
*****
Maison de Grams
Henry jette des cailloux à la fenêtre de Jen, espérant qu’elle entende le bruit mais que cela ne réveille pas Grams.
Se demandant de quoi il s’agit, Jen se lève et va voir à la fenêtre. Elle sourit quand elle découvre qu’il s’agit d’Henry.
Celui-ci grimpe et entre dans la chambre de Jen.
Henry : Tu me manquais déjà…
Jen : Je suis heureuse de te voir.
Et ils s’endorment dans les bras l’un de l’autre.
**
Dans Capeside, Pacey et Andie se promènent.
Andie : Pacey ? Quelque chose ne va pas ? Tu irais sûrement beaucoup mieux si tu en parlais.
Pacey : Si je parlais de quoi ?
Andie : Ben, de ce qui te prend la tête.
Pacey : Rien ne me prend la tête, moi.
Andie : Oh, c’est cool.
Pacey : Très cool. Je vais super bien.
Après un bref silence, Pacey se lance.
Pacey : Ok, je l’avoue, j’ai un problème.
Andie : Je l’avais remarqué.
Pacey : Ca crève les yeux à ce point ?
Andie : C’est quand même assez évident.
Pacey : Est-ce que à ton avis ce serait possible de faire comme si ce n’était pas à ce point évident ?
Andie : Dans ce cas, il faudrait qu’on fasse comme si on avait une discussion.
Pacey : Tu veux que j’en parle, t’es sûre ?
Elle le regarde.
Pacey : Bon, d’accord. Si je te disais histoire d’alimenter la conversation, que je m’étais fourré dans la pire impasse qui soit. Que j’étais, c’est une hypothèse, que ce soit bien clair, tombé amoureux ou en train de tomber amoureux de la seule personne sur cette planète dont je ne devrais pas tomber amoureux. Qu’est-ce que tu me dirais ?
Andie : Que dans les situations qualifiées d’impossible, les choses ne s’arrangent que si on prend le taureau par les cornes au lieu de pleurer.
Pacey : Conclusion, je devrais lui déclarer ma flamme pour qu’elle rigole comme une malade ? Super idée ! Je préfère garder son amitié.
Andie : Tu es quelqu’un de formidable, Pacey. Tes sentiments sont peut-être partagés. Pour le savoir, il faut lui parler et lui avouer les tiens. Une seule question se pose : cette fille pour qui tu dis avoir développé des sentiments insensés, resteras tu auprès d’elle ou laisseras tu la frustration et l’orgueil te freiner et t’empêcher de rester l’ami pour lequel tu essayes de te faire passer avec tellement d’innocence ?
Pacey : Tout ce que je peux dire c’est que je souffre.
Andie : Alors ça signifie que tu ne fais plus du tout comme ci. Il faut te dévoiler Pacey, sinon tu vas le regretter…
Maison des Macphee, Kate et Jack font les lits.
Jack : Ca va ?
Kate : Oui, tu sais, je commence à me dire que ce n'est pas si tragique qu'on le pense, une relation qui prend fin parce que le garçon découvre qu'il est gay, je t'explique, c'est sûr que ça fait mal au cœur d'une certaine manière mais ça n'est pas ma faute et de toute façon je ne peux rien y faire.
Jack : Non, bien sûr ce n’est pas de ta faute.
Kate : Ni la tienne d'ailleurs.
Jack : Je sais.
Kate : Non sérieux ? Alors pourquoi tu ne voulais pas me le dire ?
Jack : Je ne voulais pas te blesser.
Kate : A d'autres ! C'est pas ça. Il va falloir trouver une explication plus crédible Jeckers
Jack : D'accord. A l'époque où on se fréquentait tous les deux, j'ai toujours senti qu'il y avait un petit quelque chose de décalé, enfin...
Kate : Je vois.
Jack : J'ai fait du chemin depuis mais en te revoyant ça m’a ramené à cette période où je croyais que les sentiments que j'éprouvais n'étaient pas sincères, et j'ai pensé que si je te le disais, après tu serais déçue.
Kate : Pour me décevoir jack il faudra te lever de bonne heure, gay ou hétéro, tu es avant tout quelqu'un que j'apprécie beaucoup, c'est pour ça que je voulais te voir, tu me ramène dans cet univers sympathique et protégé où les histoires sont éternelles, où les cœurs ne sont pas brisés… J'avais besoin de ça ce week-end.
Jack : Et bien, tant mieux, j'espère que tu es satisfaite.
Kate : Oui, satisfaite et ravie de connaître enfin le vrai Jack.
Jack : Et avec Dawson ?
Kate : C’est un garçon très charmant, on verra ce que cela peut donner…
Chez les Leery, Dawson se couche dans son lit en pensant à Kate.
La relation pourrait-elle se prolonger ? Seul l’avenir le dira. Mais ce qui est sûr c’est qu’il veut vivre les choses au jour le jour.
*****
Chez les Witter, Will et Pacey sont dans sa chambre.
Will : C’était sympa comme soirée !
Pacey : Ouais !
Will : Je t’ai vu danser tantôt avec Joey, j’ai vu tes regards vers elle et comment tu te sentais lors de la discussion sur le baiser entre Dawson et Kate. Pacey, il faut que tu agisses. Le Pacey que je connais, il ne renonce pas… Il faut qu’elle sache que tu l’aime !
Pacey : Merci pour le conseil ! Et je vois que tu me connais toujours aussi bien… A moi de te parler maintenant. Quels sont tes projets pour faire savoir à Andie qu’elle te plait ?
Will : Je voudrais d’abord organiser un moment à nous deux, mais c’est vrai qu’elle me plait bien. On verra ce que cela pourra donner…
*****
Le lendemain, chez Joey, Pacey vient frapper à sa porte.
Pacey : S'il te plaît, ne me ferme pas la porte au nez. Ce que j'ai dit hier soir était déplacé. J'étais saoul, et le plus important je pense, c'est que j'avais tout faux. Je veux que tu saches que je suis sincèrement désolé. Je veux que tu saches que le plus important pour moi c’est notre amitié. On est amis, Joey, et je ne veux pas perdre cela…
Joey : Moi non plus, Pacey !
Pacey : Ah bon ? Tu tiens tant que cela à moi ?
Joey : Oui Pacey, je t’apprécie beaucoup. Et j’avoue que je m'inquiétais pour toi, Pacey.
Pacey : Ah oui ? Pourquoi ?
Joey : Ben, c'est simple. Si Satan en personne entraînait Dawson dans les fins fonds brûlants de l'enfer, je parie qu'il se débrouillerait pour remonter de là blanc comme neige. Mais toi, je me dis sans doute, que personne ne s'inquiète pour toi, ces temps-ci.
Pacey : Et donc, ce que tu essaies de dire, c’est que compte tenu de la nature hautement névrotique de notre relation, et bien, c'est ta façon à toi, d'exprimer l'intérêt que tu me portes ?
Joey : C'est dingue ce que tu peux être premier degré parfois, je le crois pas…
Pacey : T'as raison.
Joey : Alors, on a fini ça y est ?
Pacey : Euh... Non, à vrai dire, il y a encore un petit truc…
Joey : Un petit truc ?
Pacey : Euh, oui. Je ne sais pas où cela va me mener, mais j’ai décidé de suivre les conseils que m’ont donné Doug, Will et Andie dernièrement. Je ne sais pas où cela va me mener, mais je ne veux pas regretter de ne pas suivre mon instinct, alors je me lance.
Et sans laisser à Joey le temps de réagir, il l’embrasse.
Fin