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How To Disappear Completely

Série : One Tree Hill
Création : 04.02.2007 à 21h11
Auteur : WoodyA 
Statut : Terminée

« Une fiction complète en deux parties, centrée sur le personnage de Peyton. Enjoy! » WoodyA 

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             Le coffre se ferma dans un claquement bruyant et sec. C’était la dernière valise. Elle retourna devant sa porte pour la verrouiller puis se dirigea vers la voiture. Elle en ouvrit la portière côté conducteur et s’installa au volant. Un dernier regard à sa gauche. Son cœur se serra. Elle prit une profonde respiration puis mit le moteur en marche avant de partir, sans regarder derrière elle.
              Au bout de 7 minutes  à peine, elle dépassa, peut-être pour toujours, le panneau « Tree Hill, see you soon». Désolée, elle n’en avait pas l’intention. La voiture fila sur la ligne droite asphaltée. Peyton conduisait le coude sur l’ouverture de la fenêtre, soutenant sa tête, trop pleine des souvenirs qu’elle fuyait.  

FLASHBACK :
 

            J-1 
           Peyton était dans sa chambre, occupée à ranger quelques affaires dans des cartons et valises en tout genre, posés sur son lit. Chaque objet avait une valeur inestimable dans cette pièce. Elle posa les T-shirts qu’elle était en train de plier, contourna son lit et s’avança vers l’étagère où les précieux vinyles d’Ellie étaient soigneusement alignés. Elle les toucha du bout des doigts, qu’elle posa ensuite sur sa bouche. Les larmes l’envahissaient peu à peu. Elle commença à en sortir un, puis deux, puis une dizaine, tentant de sélectionner ceux qu’elle préférait. Elle se retrouva bientôt debout au milieu de centaines de disques, complètement effondrée. Elle n’arrivait ni à faire stopper ses larmes, ni à faire un choix. Elle les voulait tous ou aucun. Elle sécha ses larmes sur la manche beige de son pull, qui s’en trouva maculé de mascara. Elle n’en prendra aucun.

             Lucas apparut devant sa porte, mais n’osa pas entrer dans la chambre rouge. 

_Lucas : Alors tu pars ?
_Peyton : Va-t-en.
_Lucas : Peyton...
_Peyton : S’il te plaît. Pars d’ici.
_Lucas : J’aurais aimé qu’on en parle au moins.
_Peyton : Tout a déjà été dit un bon millier de fois. Je t’en prie, va-t-en.             Il n’ajouta rien et fit ce qu’elle lui demandait.  

FIN FLASHBACK.

             Au bout d’un moment, il lui fallut tout de même s’arrêter à la station pour faire le plein et boire un petit café.
             Elle remplit donc le ventre de son auto, la gara puis entra dans la petite station, qui faisait également cafétéria. La clochette de l’entrée tinta. Elle s’assit à une table, la tête légèrement basse. Elle tripotait le distributeur de serviettes en aluminium, tout en lançant de temps en temps de furtifs regards à droite, à gauche. Une serveuse vint à sa rencontre. Une femme de 45 ans, marquée par la vie, légèrement bedonnante. Son badge indiquait «Ginger. Ginger, donc, se planta devant la jeune fille, avec son petit carnet, et retira le stylo de derrière son oreille, avant de se lancer, avec toute l’amabilité d’une serveuse de station service perdue de Caroline du Nord. 

_Serveuse : Vous avez choisi ?
_Peyton : Un café s’il vous plaît.

             Elle gribouilla la commande interminable de Peyton sur son carnet et la quitta. Peyton lâcha son distributeur de serviettes et s’enfonça plus profondément dans son siège, elle sortit un bout de papier chiffonné de la poche droite de sa veste et quelques billets de 1 dollar. Elle rangea le papier et ne garda que l’argent. La serveuse revint avec son café. 

_Serveuse : 3 dollars ma belle. 

            Peyton lui tendit 4 dollars, l’autre lui rendit la monnaie.

 _Peyton : Merci.

             Elle s’éloigna. Peyton souffla un peu sur son café, agita le petit sachet de sucre et en saupoudra son petit noir. Elle ne le but pas tout de suite. Elle faisait trembler sa jambe sous la table, visiblement perturbée...Après une longue minute, elle se décida à tremper les lèvres dans son café. Son regard se perdait dans le tableau au fond de la pièce, une copie douteuse du Pont Japonais de Monet. Elle aimait bien l’impressionnisme. Pas dans une cafétéria miteuse, certes, mais c’était toujours ça de familier. On a besoin de repères, même quand on veut tout quitter, certaines choses doivent nous rappeler qu’on ne change pas de monde pour autant.

WoodyA  (04.02.2007 à 21:17)
FLASHBACK : 

            J-2
            Nathan était chez lui, en train de tout ranger, il préparait quelque chose.
             Toc-toc-toc.
             Il alla ouvrir, interrompant sa manipulation de peluches. Derrière la porte, se tenaient ses boucles blondes préférées. 

_Peyton : Salut Nathan.

                        Elle tenait une petite peluche en tissu en forme de poire, avec de gros yeux rieurs et un sourire trois fois trop grand par rapport au reste du jouet. Elle l’agita devant son nez et le lui tendit. 

_Peyton : C’est pour le futur petit Keith.
_Nathan se saisissant de la peluche: Merci Peyton. Entre.

             Il referma la porte derrière elle. 

_Nathan : Qu’est-ce qui t’amène ?
_Peyton : Je voulais te dire au revoir.
_Nathan : Au revoir ?

             Ils s’assirent tous les deux sur le canapé. 

_Peyton : Je m’en vais demain. C’est décidé...
_Nathan : C’est à cause de Lucas...
_Peyton : A cause de qui d’autre ? Elle se mit à pleurer, doucement, sans grands sanglots ou explosion de peine. J’aurais adoré voir votre bout de chou vous rendre la vie impossible, mais je ne peux pas rester ici. Plus maintenant. Je vous ai écrit une bafouille à Haley et toi.
 
             Elle lui tendit une enveloppe. 

_Nathan : Je ne peux pas t’empêcher de vivre ta vie... malheureusement.
 
             Il la regarda un long moment, elle fixait ses pieds, toujours en larmes. Il se demandait comment elle avait pu en arriver à une telle souffrance... Il comprit en posant ses yeux sur une des photos de Haley et lui peuplant l’appartement. Il la serra fort dans ses bras. 

_Nathan : Mais tu vas nous manquer. Ils s’éloignèrent. Tu penses que tu reviendras quand même ?
_Peyton : Pas tout de suite.
_Nathan : Je n’arrive pas à me dire que je ne te verrai plus tous les jours, au lycée, sur le terrain, avec tes pompons...
_Peyton essuyant ses larmes en riant: Tu rateras moins de ballons !

             Elle le poussa pour le taquiner. Il rit, puis prit sa main et y déposa un sage baiser. Elle posa son autre main sur la sienne et la serra. Puis elle se leva et partit. Nathan resta quelques instants à réfléchir au départ de son premier amour. Il reprit la peluche en forme de poire, se leva et se dirigea dans sa chambre. Elle était remplie d’affaires de bébé. Il déposa le jouet dans le petit lit en bois blanc, un sourire paisible aux lèvres. 

FIN FLASHBACK.
 

            Elle but le fond de sa tasse, laissa un pourboire et quitta la salle, au son de la clochette de la porte. Elle regagna sa voiture et reprit son petit périple jusqu’à Charlotte.
             En effet, c’était à Charlotte qu’elle se rendait. Pour commencer sa nouvelle vie. Elle n’était guère loin de l’ancienne, mais ça suffisait amplement. Rien que 300 kilomètres entre Tree Hill et elle. Ce qui faisait donc encore 100 kilomètres à parcourir

WoodyA  (04.02.2007 à 21:20)

Quand elle arriva à Charlotte, elle sortit le papier chiffonné, à un feu rouge. Elle l’étudia attentivement puis le posa sur le siège passager, avant de démarrer, car c’est ce qu’il faut faire quand le feu passe au vert. Elle roula vingt minutes dans la ville, à la recherche d’une adresse. Elle se gara devant la porte bleu roi d’un tout petit disquaire, Blue Door Discoshop. Elle sortit de sa voiture en s’étirant puis entra dans le minuscule magasin. Une fois de plus, une clochette tinta à son passage. On pouvait entendre Penny Lane, des Beatles. Il ne semblait y avoir personne.  

_Peyton tripotant les cd: Il y a quelqu’un ?
_Voix à l’arrière du magasin : J’arrive !

             Un homme d’une trentaine d’année, barbu, cheveux jusqu’aux oreilles et avec de petites lunettes rondes se pointa. Elle pensa immédiatement à John Lennon. D’autant plus que la moitié des posters qui tapissaient les murs concernaient au moins un Beatles !  

_Peyton tendant la main vers lui: Bonjour, je suis Peyton Sawyer, on s’est parlé au téléphone il y a trois jours.
_Homme : Ah oui. C’est toi. Moi c’est Peter.
 
             Peyton avait rangé ses mains dans les poches arrières de son jean et se balançait maintenant d’avant en arrière, ne sachant pas trop quoi ajouter. 

_Peter : Eh bien ! Tu as l’air bavarde toi ! Viens, je te montre ta chambre.

             Ils passèrent derrière la caisse, puis dans l’arrière boutique. Au milieu des centaines de cartons de cd, on pouvait trouver un canapé et un petit bureau, où s’empilait trop de bazar pour le rendre utilisable, et vieil un escalier en bois. Le vernis de ses marches était usé par le temps et il faisait un bruit épouvantable.
             Il les mena à un couloir assez sombre. La tapisserie était vert bouteille, le plancher extrêmement foncé et les ampoules des appliques clignotaient quelque peu. Peter ouvrit la deuxième porte à droite. Peyton pénétra dans la pièce.
            Elle était petite, mais étonnamment propre par rapport au reste du bâtiment. Les murs étaient gris et tristes, le lit en fer forgé semblait sorti d’un dortoir militaire et l’armoire occupait la moitié de la pièce, mais c’était bien suffisant.  

_Peter : Bon, la salle de bain est en face, les toilettes sont tout au fond du couloir. Tu as beaucoup de bagages ?
_Peyton : Deux valises et quelques cartons.
_Peter : Je vais t’aider à les monter et je te laisserai t’installer. 

                       Ils descendirent donc à la voiture de Peyton, et remontèrent les bras chargés. Peyton rangea ses vêtements dans l’armoire et installa son matériel de dessin sur le petit bureau sous la fenêtre. Elle n’avait rien pris pour décorer son antre, mis à part quelques unes de ses planches favorites. Elle les sortit de leur carton, mais se rendit compte qu’ils se rattachaient tous à son ancienne vie. Elle se ravisa, referma le carton et le glissa sous son lit...
             Une fois qu’elle eut finit, elle descendit rejoindre Peter dans le magasin. Peter était l’ami d’un cousin de son père. Elle avait réussit à se loger grâce à lui, il lui avait même proposé de travailler à mi-temps dans son magasin, contre un salaire, somme toute, dérisoire. Mais surtout, il était chargé par son père de veiller sur elle. Peyton avait beau vivre seule les 2/3 de son temps à Tree Hill, Larry s’inquiétait de la savoir loin de chez eux.  

_Peter : Les règles sont simples, ici. Il y a trois sections dans le magasin : 123A à K, L à R, R à Z. Surtout pas de classifications par genre ! Les clients sont des habitués, pour la plus part, voire des amis, et ils savent 90% du temps ce qu’ils recherchent. Les 10% qui restent sont insupportable, ne connaissent souvent rien à rien et ne savent même pas trop ce qu’ils cherchent. Donc, les 3 C : tu conseilles, tu cherches, tu passes à la caisse.

             Peyton sourit. 

_Peter : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a de drôle ?
_Peyton : Rien... je ne vous imaginez pas comme un professionnel du marketing, c’est tout !
_Peter : Et bien figures-toi que si ! Maintenant que tu connais le B-A BA, à savoir les 3C, tu vas aller derrière m’étiqueter les nouveaux cd à l’aide de ceci. Il lui tendit une machine. Tu as juste à entrer le prix qui est sur le listing sur le carton correspondant et à appuyer sur le bouton vert. Zou !

             Elle se rendit donc dans l’arrière boutique et se mit à la tâche. Le reste de la journée fila à toute allure, les émotions du départ, la fatigue du voyage, le travail, l’avaient épuisée.
             Elle ne trouva pourtant pas le sommeil, pour sa première nuit dans sa minuscule chambre de bonne. Elle repensait à son départ, à ses circonstances, mais aussi à l’inconnu que lui réservait sa nouvelle vie. Demain elle découvrirait un nouveau lycée, de nouvelles têtes. Même si, au fond, elle sait que ce seront les même. Des sportifs, des chearleaders, des têtes de turcs, des filles et des garçons qui ne vivent que pour attirer l’attention de l’autre sexe. Ils auront juste des noms différents...
            Elle se tourna et retourna dans son lit. Remodela la forme de son oreiller un bon millier de fois. Impossible de chasser ses souvenirs.  

FLASHBACK:
 



            J-3.
            Peyton était dans sa chambre, au téléphone. _Peyton :C’est bon, c’est noté. Merci. A dimanche alors.
              Elle ne vit pas entrer Brooke. 

_Brooke gênée: Salut, boucles d’or.
_Peyton : Salut.

             Elles restèrent un instant sans rien dire, concentrées sur le sol. Peyton prit son courage à deux mains.
 
_Peyton : Alors, ça fait quoi ?
_Brooke : Quoi ?
_Peyton : D’être moi.
_Brooke : C’est assez bizarre. Je n’ai jamais été une grande fan de l’ironie.
 _Peyton : Je sais. Ecoutes Brooke, je ne vous en veux pas, enfin, pas à toi. Pas par indifférence. Crois-moi, ça ne me laisse pas du tout de glace. Mais je me dis que j’ai été à ta place, plusieurs fois, je te comprends. Et puis, je me dis que peut-être vous étiez fait pour être ensemble ou peu importe. Je ne t’en veux pas. Je ne te comprends pas, mais je ne t’en veux pas. 

FIN FLASHBACK.

WoodyA  (04.02.2007 à 21:25)
             6h30 sonnèrent à son réveil. La radio se mit en route sur les informations locales. Elle donna un grand coup sur le réveil, le faisant taire par la même occasion. Elle se gratta un peu le crâne, bailla avec fracas, puis s’assit sur le lit. Elle se prépara, et, à 7h24, quitta l’immeuble, le ventre vide.
             Elle prit sa voiture jusqu’à son nouveau lycée. Il faisait un peu gris, dehors. Elle se gara sur le parking de l’école, il était minuscule. Le lycée n’avait rien à voir avec celui de Tree Hill. En effet, il était en plein centre ville, donc, par conséquent, l’entrée était celle d’un banal immeuble administratif. Tout en brique rouge. Elle franchit les portes et se trouva dans un hall immense, au centre duquel se tenait une colonne d’information, qu’elle alla consulter. Elle y trouva les renseignements dont elle avait besoin et se dirigea en classe, comme tous les autres. Elle commençait par un cours d’Histoire. Ca n’avait jamais été sa matière préférée à vrai dire. Mais qu’importe, ici comme ailleurs, il y avait de l’Histoire.
            Elle se rendit dans la salle, au 3ème étage. Ca lui faisait bizarre d’être « en hauteur » pour suivre ses cours ! Elle s’installa à une place à l’avant dernier rang, au milieu. Elle était entourée d’adolescents. Exactement les mêmes. Les Ravens étaient juste devenus les Fox... et après ? Entrèrent alors deux amies, riant aux éclats, une blonde, une brune, suivies d’un beau blond. La blonde déposa un baiser coquin sur la joue du garçon avec un clin d’œil. Peyton ne pût s’empêcher de remarquer que la brune détournait le regard, bras croisés, ce que remarqua aussi le garçon, qui baissa la tête, honteux. Comme un air de déjà vu. Elle sentait que ses amis ne feraient pas parti du lycée, sinon elle aurait aussi bien fait de rester chez elle.
            Le cours commença par les formalités administratives de recensement de la population de la classe. Le nom de Sawyer Peyton fit sensation, déclanchant à son passage murmures et œillades intriguées. Elle s’enfonça dans son siège et gribouilla quelque chose sur la 1ère page de son cahier. Il s’agissait d’un dessin d’elle dans au milieu d’un chapiteau de cirque, les spectateurs portaient tous des T-shirts F ou R et il la montraient du doigt. Cela ne lui prit que quelques minutes, mais lui fit rater le début du cours.
             Toute la journée, le cirque de l’appel recommença, jusqu’à la sonnerie finale de 15h, qui les libérerait tous. Elle sorti de sa classe de Littérature, sans avoir parlé à personne de la journée. Ca lui aurait presque fait plaisir, si les gens n’avaient pas passé leur temps à la dévisager. Quand elle arriva à son casier, on lui tapa sur l’épaule. Elle se retourna et se trouva nez à nez avec une fille aux cheveux blonds vénitiens, yeux verts et peu très claire. 

_Fille : Salut !
_Peyton : Salut.
_Fille : Moi c’est Chloé.
_Peyton : Peyton.
_Chloé : Je sais. Nos casiers sont voisins ! Tu viens d’où ?
_Peyton : Tree Hill. C’est...
_Chloé toute excitée: Oh nan !!! C’est là où il y a eu la fusillade !! Tu y étais ?

             Peyton leva les yeux au ciel, ferma la porte de son casier et la planta là. Elle allait maintenant devenir la fille du lycée de la fusillade... chouette !            Elle retourna au Blue Door, traversa le magasin dans un « salut Peter !» peu enthousiaste et monta s’allonger. Peter la rejoignit peu après. 
           Toc toc toc. 

_Peter de l’autre côté de la porte : Je peux entrer ?
_Peyton : Oui.
_Peter passant uniquement sa tête par la porte: alors, ce 1er jour ?

             Peyton se cacha le visage avec son oreiller. Elle venait de découvrir avec effroi que Peter allait être son unique ami jusqu’à ce qu’elle ait son diplôme... Elle retira le coussin de son visage, le reposa à sa place, se leva et rejoignit Peter dans le couloir.  

_Peyton : Tu as besoin d’aide en bas ?
_Peter : Oui, j’ai deux ou trois petites choses à te faire faire. La première c’est de me mettre en rayon les deux cartons étiquetés derrière le comptoir. Ensuite je mettrais tes talents de dessinatrice à contribution.
_Peyton : Du dessin ?
_Peter : Je voudrai une fresque derrière le comptoir, avec le nom du magasin et tout.
_Peyton : Oh !
_Peter : Je croyais que c’était ta spécialité de peindre sur les murs ! Je t’aime bien, mais tu me fais un aperçu sur papier avant, hein !

             Peyton rit et ils descendirent. Elle commença à faire ce qu’il lui avait demandé. Elle rangeait les CD. Etre entourée de toute cette musique lui rendait un peu le sourire. Elle repensa à sa chère collection et à Ellie. Elle se disait que c’était tout à fait le genre de petit boulot qu’elle aurait pu faire. Penser à elle ne lui faisait plus mal. Elle s’était apaisée à ce sujet. A vrai dire, penser à Ellie était un million de fois plus agréable que de penser à Lucas et Brooke. 

FLASHBACK :
 

            J-4
            Peyton claqua la porte de chez Lucas et partit en courant à sa voiture. Lucas sortit torse nu pour la rattraper, mais elle lui jeta le collier qu’il lui avait offert au visage. Brooke sortit à son tour en reboutonnant son chemisier.
 
 _Lucas : Peyton ! Attends !
_Peyton : Tu veux peut-être que je vous rejoigne ?
_Brooke : Peyton !
_Peyton tendant son index devant le visage de Brooke: Toi ! Mais comment ?! Tu ne m’as pas assez punie ?
_Brooke ne sachant pas quoi dire: Je suis désolée.
_Lucas : Laisse moi t’expliquer...
_Peyton : Non. Ca suffit. J’ai été assez stupide pour penser que tu pourrais faire un choix un jour, et que ce choix ça serait moi. Tu veux que je te dise ? La seule personne avec qui tu mérites d’être, c’est ta main droite. Brooke, si j’étais toi, je m’éloignerais de ce type une bonne fois pour toute, avant qu’il ne me saute dessus. Encore.
 
             Brooke et Lucas se regardèrent, Peyton leur avait tourné le dos et se mit au volant avant de démarrer en trombe.

 
 FIN FLASHBACK. 

            Alors qu’elle était perdue dans ses pensées, elle tourna la tête en direction de la vitrine, qui donnait sur la rue. Elle regarda défiler les gens. Des grands, des petits, des gros, des maigres, des amoureux, des amis, des familles, Jake, des chiens...JAKE ?
                        Elle se précipita dehors, mais ce n’était qu’un mirage. Un vilain tour joué par son esprit. Ca faisait longtemps qu’elle n’avait pas pensé à lui d’ailleurs... Elle n’avait plus eu de nouvelles depuis qu’elle lui avait préféré Lucas inconsciemment. Elle s’en voulait toujours de la manière dont tout ça s’était terminé.

WoodyA  (04.02.2007 à 21:30)
              Monsieur & Madame Scott,
 
             Cela va faire plusieurs mois que je ne vous ai pas écrit, alors voici de mes nouvelles...
            J’ai passé mon diplôme avec succès, après une fin d’année mitigée. Rien ne s’est arrangé avec les gens de mon nouveau lycée, mais il est vrai que je n’ai pas vraiment fait d’efforts. Je suis restée la fille du lycée de la fusillade, un peu bizarre, renfermée ! Peu importe, ils avaient tous l’air ennuyeux.
 
            Maintenant je prends une année sabbatique, pour réfléchir sur ce que je vais de mon avenir. Mais je vais quand même continuer à travailler chez Peter, d’autant plus qu’il m’héberge toujours pour presque rien. C’est un amour. Il s’est instauré entre nous une relation presque fraternelle, il n’est pas du tout compliqué, tout est évident avec lui. Il m’apporte beaucoup de soutien, de protection, même s’il sait se montrer d’une immaturité incomparable par moments ! 
           Je participe de temps à temps aux illustrations d’un hebdomadaire local, il faudrait que je vous envoie un numéro un de ces jours. Rappelez-le moi ! J’ai aussi finit la fameuse fresque de Peter... je vous explique
.... elle représente un monde gris et triste, d’où se détache une porte bleue et la vitrine remplie de musique de Peter, que j’ai même prit soin de reproduire en tout petit sur la pochette de l’un des CD que j’ai dessinée dans la vitrine. J’ai calligraphié le nom du magasin au dessus. On le remarque depuis l’extérieur ! Je me suis fais plaisir sur ce coup.
            J’espère que tout va bien de votre côté, que vous ne vous laissez pas trop submerger par le petit monstre !
            Je vous aime, vous me manquez. Peyton.

 
             Elle avait écrit plusieurs lettres et e-mails à Nathan et Haley. Les siennes se ressemblaient toutes, mais celles de ses amis étaient remplies de bonheur, d’anecdotes de parents, parfois accompagnées de photos. Peyton possédait presque tout un album du petit Keith. De temps en temps, ils glissaient de petites nouvelles de Lucas et Brooke, juste au cas où, comme on dit.


              Nous étions lundi, Peyton ouvrait le magasin, comme toutes les semaines, étant donné que Peter se remettait de son week-end de folie. Elle leva la grille, et comme la moitié de la ville avait fait la fête avec Peter, il n’y avait pas un chat. Elle traversa la rue et alla chercher son petit café matinal, puis se posa derrière le comptoir avec une feuille et un crayon de papier, elle lança Extraordinary, de Nizlopi sur la chaîne hi-fi du magasin, et plongea dans son dessin. Un client inattendu vint la tirer de sa fougue créatrice matinale, au son de la fameuse clochette de l’entrée. Peyton leva le nez de son travail, pour saluer son client.  

_Peyton : Bonjour.
_Client : Bonjour.

             Un beau jeune homme, d’une vingtaine d’années, mal rasé, habillé à la va-vite, converses trouées. Ses cheveux, en manque de coiffeur, commençaient à obstruer son champ de vision. Peyton le trouva charmant.  

_Peyton : je peux vous aider ?
_Client : Oui. En fait je fais parti d’un groupe, je démarche les commerçants pour pouvoir coller nos petites affiches sur leurs portes ou sur leurs caisses. On fait un concert dans 2 semaines.
_Peyton : Oh, euh... Je pense que Peter sera ok avec ça ! Je lui demanderai. Vous pourriez repasser plus tard peut-être, avec vos affiches ?
_Client : Ok, merci ! -il lui tendit la main- Au fait moi c’est Gary, enchanté !
_Peyton lui serrant la main : Peyton.
_Gary : Alors, à plus tard Peyton.
_Peyton : A plus.

             Il quitta le magasin avec un sourire particulièrement charmant. Elle se remit à dessiner et l’oublia rapidement.
 
             Quand il repassa, le lendemain, il prit le temps de faire plus ample connaissance avec Peyton. Elle était toujours derrière son petit comptoir. Il lui tendit une affiche imprimée sur un papier jaune, son groupe s’appelait The Thumbs... Les pouces ? Peyton dévisagea l’affiche, malgré elle. 
_Gary : Quoi ?
_Peyton levant vers lui des yeux étonnés et gênés de s’être fait prendre: Quoi « quoi » ?
_Gary : Tu te rends compte de la grimace que tu viens de faire ?
_Peyton confuse: Je suis désolée, vraiment. Essayant de dévier la conversation Tu préfères qu’on l’affiche sur le comptoir ou sur la porte d’entrée ?
_Gary : Vu ta tête, je me demande si j’ai envie qu’on l’affiche ! C’est quoi le problème ?
_Peyton mentant très mal: Rien du tout, elle est très bien. Alors, porte ou comptoir ?
             
                Gary éclata de rire. Elle le regarda, un peu étonnée.  

_Gary : Allez, Peyton, le groupe en est encore au stade où les critiques constructives sont acceptées. Quand on aura vendu des millions de CD, on pourra se permettre de cracher sur la critique. Dis-moi tout.
 
             Il appuya ses coudes au comptoir et la regarda droit dans les yeux. Peyton les baissa immédiatement sur ses chaussures. 

_Peyton : A vrai dire, je ne suis pas fan de la photo de groupe où les pouces sont agrandis... Mais c’est mon avis, je suis sûre que vos fans adorent ! Il faut dire que j’ai des goûts bizarres !
_Gary : Je vais te dire un secret... Nos fans ont tous les mêmes surnoms, et, sachant qu’il s’agit de « maman », on ne peut que douter de l’objectivité de leur opinion !

             Peyton rit à son bon mot. 

_Peyton : Si tu me laisses quelques chansons et cette affiche, je peux te dessiner quelque chose de plus... vendeur, disons.
_Gary : Ca va me coûter combien ?
_Peyton : 10 % de vos cachets, 15 % sur les royalties, 95% sur les recettes de produits dérivés à l’effigie de mes créations et un pass back stage pour rencontrer Bono, quand vous serez amis ! Elle rit. Pas un dollar, ça me ferais plaisir de vous aider. Je baigne dans la musique et le dessin depuis toujours.
_Gary : Je pourrais voir à quoi ressemblent tes « créations » ?
_Peyton : Bien sûre. 

            Elle pointa du doigt la fresque derrière elle, sans même se retourner. Gary resta bouche bée. Ils discutèrent quelques minutes encore de musique et de dessin. Peter les interrompit. 
_Peter : Peyton, pas pendant le service !
_Peyton : Hey Peter ! C’est Gary, qui veut nous refiler ses affiches pourries !

             Ils se lancèrent un regard complice. Peter croisa les bras et observa Gary de haut en bas. Il lui tendit le bras et ils se serrèrent la main. Il prit ensuite l’affiche dans ses mains. Il l’examina et eut un sourire en coin. Il regarda Peyton. 

_Peyton : Je lui ai déjà proposé de revoir entièrement l’affiche.
_Peter : Je crois que ça s’impose. Bien, Gary, merci d’être passé. A bientôt.

             Gary scruta Peyton, perplexe. Elle leva les épaules comme pour lui dire « je ne sais pas ce qui lui arrive ». Il les salua puis quitta le magasin. Peyton se tourna alors vers Peter, la main droite sur la hanche. _Peyton : Ok, qu’est-ce que tu viens de nous faire là ?

_Peter : Peyton, ce type te drague !
_Peyton : Oui, et alors ?
_Peter : ET alors je connais ce genre de petit minet. Ils se trouvent un groupie, jouent la carte de la passion pendant quelques tout petits mois, puis, à la moindre épreuve, ou paire de seins plus gros, lâchent prise. La fille est alors dévastée, sans un rond, sans amis et finit par se prostituer pour payer sa dose de came !
_Peyton : Tu n’exagèrerait pas un tout petit peu, là ?
_Peter : Bon, j’ai peut-être un peu romancé la fin, mais le fait est que ces types sont émotionnellement instables et, crois moi, ce n’est pas ce qu’il te faut.
_Peyton : Et que me faut-il ?
_Peter : Tout le contraire. Un type responsable, voire ennuyeux, qui n’aie d’yeux que pour toi et qui veille sur toi.
_Peyton : Ennuyeux ?
_Peter : Tu es assez complexe pour deux !

             Ils rirent. Peyton attrapa sa planche et son crayon, et alla s’installer sur le canapé, dans l’arrière boutique. Peter s’assit sur le petit tabouret du comptoir, et examina l’affiche.  

_Peter à lui-même : Les Thumbs..

.              Il leva les épaules et posa l’affiche. Il sortit son journal plié de sa poche arrière et le lut. Gary réapparut aussitôt dans le magasin. Quand il vit Peter derrière le comptoir, il stoppa un quart de seconde son élan vers le comptoir. 

_Gary : Euh... Peyton voulait quelques chansons, je lui ai ramené la démo qui traînait dans ma voiture...

             Peter prit le CD et le posa sur le comptoir. 

_Peter : Je lui donnerai. Merci. Au revoir.  




             Il sortit. Peter remis le CD à Peyton à la fin de la journée. Elle s’empressa de le copier sur son iTunes. Quand elle ouvrit le boîtier, elle trouva un petit post-it vert, qui disait Appelle moi !!!! , accompagné d’un numéro. Elle chargea les 6 chansons sur son ordinateur portable et les transféra sur son iPod. Une fois que ce fut fait, elle enfila une veste, attrapa son sac, y glissa son iPod et sortit manger.
             Elle avait pour habitude de marcher jusqu’au quartier voisin, ce qui lui prenait presque 1 heure à pied. Elle se rendait dans un petit café/resto, qui faisait des sandwichs terribles ! Elle s’était liée d’amitié avec la patronne, qui devait avoir 70 ans, mais une pêche incroyable! Elle disait à Peyton qu’elle lui rappelait sa jeunesse.
 
            Elle s’assit au bar, son amie vint rapidement prendre de ses nouvelles et sa commande. 

_Peyton : Bonsoir Hellen !
_Hellen : Bonsoir Peyton, comme d’habitude ?
_Peyton : Comme d’habitude !

             Elle fit partir la commande rejoignit Peyton. 

_Hellen : Alors ma belle, tu vas bien ?
_Peyton : Ca va.

             Elle afficha un radieux sourire. Hellen leva un sourcil intrigué. 

_Hellen : Je n’avais jamais vu ce sourire là. Il s’appelle comment ?
_Peyton : Quoi ?
_Hellen : Ne fais pas l’innocente ma jolie, ça se voit comme le nez au milieu de la figure que tu as rencontré quelqu’un !
_Peyton : Mais non enfin ! Je n’ai rencontré personne !
_Hellen : Peyton...
_Peyton : Bon... je n’ai pas vraiment « rencontré » quelqu’un comme vous l’entendez. Mais disons qu’il y a ce type, qui est venu deux fois au magasin et... je ne sais pas, je sens un truc passer entre nous.
_Hellen : Voyez-vous ça !
_Peyton excitée comme une adolescente : Il s’appelle Gary, il chante dans un groupe, j’ai écouté quelques unes de ses chansons... ce mec est un géni ! Et puis si vous le voyiez ! Il est beau, à en couper le souffle, pis, le peu de temps où j’ai pu discuter avec lui, il m’a l’air vraiment, vraiment sympa...
_Hellen : Et bien dites moi ! On dirait que tu as tourné la page !
_Peyton : Cette histoire de triangle, elle est derrière moi, je m’en rend chaque jour de plus en plus compte. Je ne pense jamais à Lucas comme avant. Je regrette encore Brooke, des fois, mais je sais maintenant que je peux vivre sans eux.
_Hellen : Je suis ravie pour toi.  Je suis désolée mais il commence à y avoir du monde, je vais me remettre au travail, je viens te voir tout à l’heure !
_Peyton : Vas-y !

                        Hellen accueillit les nouveaux clients. Peyton fut servi et mangea tranquillement son petit sandwich. Une fois qu’elle eût fini, elle constata que le restaurant ne désemplissait pas. Elle lança un sourire à Hellen, laissa quelques dollars sur la table et partit.

WoodyA  (04.02.2007 à 21:39)
Une fois dehors, elle décida de se balader un peu avant de rentrer. L’automne s’achevait, il faisait froid et le vent se levait. Elle rajusta son écharpe et sortit son bonnet de son sac. En le cherchant, elle cogna son portable. Elle le prit en même temps que le bonnet, et, après une légère hésitation, composa le numéro de Gary. Elle en profita pour se poser sur un banc. Tout en écoutant les interminables bips, à l’autre bout du fil, elle tripotait son sac. Il décrocha enfin... 

_Gary : Allô ?
_Peyton : Gary, salut ! C’est Peyton... euh... je... j’ai trouvé ton message, alors voilà. Je me suis dit qu’il fallait battre le fer tant qu’il est chaud...
_Gary : Oh... euh, écoutes, Peyton, je suis désolé mais le message n’était pas pour toi. C’est un vieux CD qui traînait dans ma bagnole, il appartenait sûrement à mon ex ...
_Peyton : Ah. Euh, bon ben...je vais te laisser, enfin... ben désolée, je... je te tiens au courant pour l’affiche, hein !
_Gary (en éclatant de rire) : Je plaisantes, Peyton ! J’aimerais bien voir ta tête !
_Peyton offusquée: J’en reviens pas ! Tu es vraiment ...
_Gary : Allez, Peyton ! Tu n’as pas d’humour ? Je suis content que tu m’appelles si vite, j’avais peur que tu sois hésitante.
_Peyton : Oui ben j’aurais mieux fait !
_Gary (riant) : Je suis désolé, c’est une blague débile, je sais. Ecoutes, pour me faire pardonner, je veux bien traverser la ville pour t’emmener boire un verre où tu veux, et c’est moi qui régale. Tu es au magasin ?
_Peyton : Non, je suis devant un bar qui s’appelle Le ...  oh non, j’en reviens pas qu’on appelle encore des endroits comme ça !
_Gary : Comme quoi ?
_Peyton : Le Chi-chi...
_Gary : Je peux y être dans 10 minutes. Tu te sens de m’attendre aussi longtemps ?
_Peyton : Je ne sais pas trop... Allez, soyons fous ! Je reste sur mon petit banc et je t’attends 10 minutes ! A tout de suite.
_Gary : A tout de suite.

             Ils raccrochèrent. Peyton affichait un sourire malicieux. Elle sortit un crayon et un bout de feuille de son sac... Quand Gary la rejoignit, 8 minutes plus tard, il n’y avait sur le banc qu’un petit mot, qui disait « Et toi, tu as le sens de l’humour ?». Gary sourit. Il glissa le mot dans sa poche, et repartit par là où il était arrivé.

WoodyA  (04.02.2007 à 21:42)
             Dès le lendemain, à la 1ère heure, il se rendit au magasin. Il avait pensé à ce qu’il allait lui dire toute la nuit, mais, lorsqu’il arriva, Peyton n’était pas là. A sa place, il trouva Peter. 

_Gary : Peter, bonjour ! Peyton est là ?
_Peter froid: Ouais elle est là haut.
_Gary : Euh... merci. Silence. Bien...Je vais monter alors.
_Peter : 1er étage, 2ème porte à droite.
_Gary : Ok, merci.

             Il monta. Arrivé devant la porte, il toqua. 

_Peyton derrière la porte : Peter, je suis en repos aujourd’hui ! Sa voix s’approchait. Si tu me demandes d’étiqueter quoi que ce soit, Elle ouvrit la porte, puis ajouta dans un souffle, étonnée : j’appelle l’inspection du travail... Gary ?
_Gary : Bonjour.
_Peyton : Salut.

             Elle s’adossa à l’encadrement de la porte, bras croisés. 

_Gary : Très drôle ton mot hier. J’aurais peut-être plus rit s’il avait fait 10 degrés de plus.
_Peyton : C’est vrai qu’il faisait très froid. C’est dommage !
 
             Elle lui sourit, puis le laissa entrer dans la chambre. Il s’assit sur le lit, elle se remit à son bureau, où elle dessinait. 

_Gary : Alors tu habites ici ?
_Peyton : Original comme approche. Tu me diras, c’est toujours mieux que celle d’hier.
_Gary : C’est vrai, c’est absolument naze comme phrase. Je t’emmène boire un chocolat ?
_Peyton : Avec plaisir.
 
             Elle mit sa veste. Ses cheveux étaient restés dans le col, elle n’avait pas prit la peine de les retirer. Comme elle passait devant, Gary en profita pour passer sa main sous ses cheveux et dégager son cou. Elle se retourna, surprise par ce geste. Outre les millions de frissons qui venaient de la parcourir en un dixième de seconde, elle se surprit à rougir. Gary le remarqua et lui sourit. Elle se retourna comme si de rien n’était et ils partirent.
             Ils marchèrent jusqu’à un café un peu plus loin. Ils y passèrent tout l’après-midi, à discuter. Gary lui raconta l’histoire de son groupe, Peyton lui parla de ses dessins, de ce qu’elle comptait faire cette année, de son expérience dans l’organisation de concerts.  

_Gary : Tu faisais quoi avant de venir ici ?
_Peyton fixant sa tasse vide: Je subissais vaguement ma vie.
 
             Il la couvait du regard. Elle releva la tête et sourit.  

_Peyton : Sans trop entrer dans les détails, j’ai cru longtemps être liée à quelqu’un, pour qui je n’étais qu’une roue de secours, ou je ne sais pas trop quoi de débile ! Mon 1er amour, ma meilleure amie et moi, on formait un triangle infernal. J’ai préféré m’éloigner de tout ça. Il s’est passé trop de choses là bas.
_Gary : Si je peux me permettre, ce type est un abruti. Bon, c’est vrai que je ne connais les mensurations de ta copine, alors c’est facile à dire ! 

             Elle rit. C’est vrai que Lucas était devenu un abruti dès l’instant où il a fait naître ce stupide triangle. Ni Peyton ni Brooke n’étaient vraiment toute blanches dans cette histoire, mais Lucas n’a jamais su se décider ou résister, ce qui en faisait effectivement un coupable parfait. Peyton avait émit une théorie à ce sujet. Brooke et elle étaient tellement différentes, ce n’était ni l’une ni l’autre qu’il fallait à Lucas, mais quelqu’un qui ait un peu des deux. La preuve, son histoire avec Brooke ne marchait pas si bien que ça, à en croire les lettres de Nathan. Cela dit, ça faisait longtemps qu’elle n’avait plus eu de nouvelles.
             Quoi qu’il en soit, elle était assise en face de ce talentueux et séduisant mâle, ses yeux étaient noirs, il avait un regard d’une intensité incroyable, à chaque seconde. Il la contemplait comme si il n’y avait qu’elle dans la pièce, lui souriait avec spontanéité, effleurait de temps en temps ses mains et, pour ne rien gâcher, avait une conversation passionnante. Il étudiait la musicologie à l’université de Charlotte, mais était doté d’une curiosité naturelle pour à peu près tout, ce qui en faisait quelqu’un de cultivé et d’intéressant. Peyton était sous le charme. Elle ne se sentait même pas le besoin de rester sur ses gardes, tant tout en lui laissait transparaître sa sincérité. Elle s’abandonnait peu à peu à la découverte d’une nouvelle relation.

WoodyA  (04.02.2007 à 21:45)

             Ils passèrent le reste de la soirée ensemble, également. Il lui montra le quartier latin, aux abords duquel se trouvait un petit parc. On y célébrait en ce moment une fête, il y avait des percussionnistes cubains. En passant devant eux, Gary prit Peyton par la main et la traîna au milieu de la fête, où ils ne connaissaient personne. Il posa ses mains sur ses hanches et commença à danser. Elle le suivit sans même hésiter, ils se déchaînèrent, au son de la musique. Les gens autour d’eux étaient chaleureux et souriants, ils échangèrent tous leur partenaires, et Peyton se retrouva à danser avec un type de presque 2 mètres, avec des dreadlocks et un petit marcel un chouilla trop transparent à son goût... mais quel danseur ! Au bout d’une demi heure, Gary réapparut derrière elle, passant ses bras autour de sa taille pour la récupérer. Elle se tourna vers lui et ils continuèrent à danser, de plus en plus proches. Il émanait tellement de sensualité de cet instant, la musique, la danse, les gens, Gary,... Elle se laissait complètement submerger par tout ça. Ils étaient essoufflés et moites de sueur quand Gary posa ses mains sur le visage de Peyton, de part et d’autre de sa bouche, il y senti brûler ses joues. Il l’embrassa fougueusement. Elle lui rendit son baiser avec autant d’intensité. Leurs corps étaient collés, au milieu de la foule. Etaient-ce les tam-tams ou son cœur, qui allait de plus en plus vite ? Toujours était-il que la Terre semblait tourner plus vite, alors qu’elle aurait voulu que le temps se fige. Quand il éloigna son visage, il lui sourit. Elle lui rendit son sourire. Il prit ses mains et ils continuèrent à danser pendant quelque temps. Puis il la raccompagna au magasin. Ils marchèrent main dans la main et, arrivés devant la porte bleue, il l’embrassa et lui murmura quelques mots à l’oreille. Elle sourit et rentra chez elle.

            Le jour était sur le point de se lever.
            Peyton n’alla pas se coucher. Elle s’assit à son bureau, où elle dessina une bouche murmurant à une oreille. On ne voyait pas leurs têtes, juste la partie basse du visage de la bouche et le profil de celui de l’oreille, elle sous-titra son dessin des mots « pas de regrets ».
             Il faisait complètement jour lorsqu’elle eut terminé. Elle ne prit pas la peine de se coucher. Elle n’avait même pas sommeil d’avoir dansé toute la nuit. Le bonheur la tenait éveillée, elle en savourait chaque seconde, n’étant que trop au courant de son caractère éphémère. Elle allait se doucher quand son téléphone bipa. C’était un message de Gary « J’ai passé une soirée fabuleuse. Je n’arrive pas à croire que je reprends les cours dans 1 heure... je pense à toi. XXX ». Elle lut attentivement les quelques lignes, deux ou trois fois, puis alla se laver, en affichant toujours le même sourire. Son nouveau sourire. Son sourire pour Gary.
              Elle descendit une fois prête et alla saluer Peter. 

_Peyton: Salut.
_Peter: Hey Peyton! On est rentrée à pas d’heure cette nuit...
_Peyton : Ce matin même !
_Peter : Tu as passé toute la nuit avec le gros pouce ?
_Peyton : Parfaitement monsieur ! Je peux te confier un secret, Peter ?
_Peter : Ne me dis pas que tu es amoureuse, s’il te plaît !
_Peyton : Eh ! Je ne suis pas si midinette. Mon secret est encore plus fantastique... je suis HEU-REUSE !

             Peter porta sa main à son front, baissa la tête et la secoua, avec un air exaspéré. Peyton lui mit un coup de coude amical. Il haussa les épaules et lui donna les instructions de la journée. Elle allait la passer à trier et attendre des clients qui ne viendraient sûrement pas avant 15 heures, sorties de classe oblige. Peu importe. Elle dégoulinait de bonheur, c’en était presque écoeurant, comme on dit, trop de sucre tue le sucre ! Elle s’accorda tout de même une sieste en fin d’après-midi. Courageuse mais pas téméraire !

WoodyA  (04.02.2007 à 21:49)

            Le soir même, elle retrouva Gary. Il passa la chercher pour l’emmener au restaurant. Il l’attendit dehors, de peur de se retrouver confronté une fois de plus à Cerbère... enfin Peter quoi ! Peyton dévala les escaliers à toute allure, dès qu’il l’appela pour lui dire qu’il était en bas. Elle courut jusqu’à la porte, mais, une fois devant, fit semblant de ne pas s’être dépêchée. Gary était là, debout, grand, beau, souriant comme à son habitude. Elle déposa un sage baiser sur sa joue. Il l’attrapa par le bras et lui fit un baiser digne de ce nom. 

_Gary : Tu es belle à couper le souffle. Mais je t’ai vu venir en courrant, alors ne fait pas semblant d’être détachée, boucles d’or !

                        A ces mots, Peyton fit volte face. 

_Gary : Quoi ? Je t’ai vexée ? Parce que je trouve ça mignon, je ne me moque pas de toi.
_Peyton : Non, ce n’est pas ça. C’est le petit surnom que tu m’as donné.
_Gary : Tu déteste ?
_Peyton : Disons qu’il est copyrighté par ma meilleure amie... enfin mon ex-amie.

             Gary ouvra grand la bouche pour en sortir un « Ahhhhhh » de compréhension.  

_Peyton : Peu importe. Boucles d’or est prohibé dès maintenant. Je meurs de faim, tu m’emmènes où ?

             Elle passa son bras sous le sien et l’entraîna. Il prit sa main et l’entraîna de l’autre côté. 

_Gary : En fait c’est par là.

             Peyton rit honteusement et le suivit. Il la conduisit dans le restaurant de son amie Hellen, sans savoir que Peyton en était une habituée. Ils entrèrent, Hellen les accueillit chaleureusement, demandant des nouvelles à Peyton dès qu’elle fut assise. Elle discutèrent quelques secondes puis partit s’occuper d’autres clients. 

_Gary : Moi qui pensait te faire découvrir un endroit sympa...
_Peyton le taquinant: Je suis une excellent cliente ici. Si tu veux du rab de ketchup, n’hésite pas !
 
             Ils en étaient au dessert quand... 

_Gary : Parle moi un peu de ta famille !
_Peyton : Oh... euh. Et bien, pour ne rien te cacher, ce n’est pas très gai, comme histoire.
_Gary : Je veux connaître ton histoire, gaie ou non.
_Peyton : Très bien. Accroche toi...

             Elle lui parla de la mort de sa mère, de l’absence de son père, d’Ellie, de Derek et même de Psycho-Derek.
             Gary l’écoutait attentivement, essayant de comprendre comment toutes ces histoires avaient pu lui arriver. Elle en parlait en essayant d’avoir l’air sereine, mais dès qu’il s’agissait d’Ellie ou de sa mère, sa voix se faisait moins sûre. Il fixait ses grands yeux verts, pour mieux comprendre ce qu’elle ressentait pour toutes ces personnes. Un nom était revenu à plusieurs reprises, sans qu’elle ne dise de qui il s’agissait. Lucas. Il se doutait qu’il devait être le fameux « abruti » dont ils avaient parlé la veille, aussi il ne releva pas. 
           Derrière son comptoir, Hellen les couvait du regard, un sourire bienveillant aux lèvres. De son poste, elle pouvait voir Peyton parler, en baissant de temps en temps la tête. Lorsque c’était le cas, Gary prenait ses mains, puis attrapait son menton pour qu’elle la relève. Il caressait ensuite sa joue, puis portait la main qu’il tenait à sa bouche pour y déposer un petit baiser. Peyton souriait, inspirait une grande bouffée d’air et reprenait son récit. L’image que Gary lui renvoyait était positive, aussi ne prit-elle pas la peine d’interrompre leur dîner. 
           Quand ils eurent fini de dîner, ils sortirent se balader. Pas de salsa endiablée cette fois. Ils se contentèrent d’arpenter les rues, main dans la main. Ils se retrouvèrent trop rapidement près de la porte bleue. Lorsqu’elle aperçut qu’ils s’en approchaient, elle ralentit le pas, posant sa tête sur l’épaule de Gary. 

_Peyton : C’était trop court.
_Gary : Beaucoup trop. 

            Ils étaient maintenant devant la porte.
 
_Gary : Vraiment ... trop court.
_Peyton : Alors peut-être que tu pourras me consacrer un peu de temps demain ?

             Elle l’embrassa, sortit ses clefs et s’apprêtait à rentrer, à vrai dire, elle était sur le point de fermer la porte, quand... 

_Gary : Tu pourrais ... je ne sais pas... prendre une brosse à dent et des sous-vêtements propres et dormir... chez moi... peut-être ?

             Peyton s’arrêta net. Elle le fixa quelques secondes, puis reprit ses esprits.  

_Peyton : Euh... chez toi ?
_Gary s’approchant d’elle: Chez moi.

             Elle le regarda droit dans les yeux, d’un air interrogateur, comme si elle pensait comprendre où il voulait en venir sans vouloir y croire vraiment, puis lui sourit. 

_Peyton : J’en ai pour deux secondes.
 
             La porte se ferma, Gary resta là, les mains dans les poches. Quand elle ressortit de l’immeuble, presque en sautillant, il l’attrapa par la taille et l’embrassa furtivement dans le cou. Ils prirent la voiture de Peyton pour se rendre chez lui.
             Gary habitait un modeste 2 pièces. C’était un appartement de mec, pas super bien rangé, les murs étaient pleins de posters, des centaines de groupes, cultes ou pas, des affiches de tous les Tarantino, et bien entendu, de son groupe.
            Peyton regardait partout autour d’elle, elle essayait de tout découvrir de lui, en observant son univers. Elle posa son sac sur le fauteuil qui faisait dos à la porte d’entrée. Gary était dans la mini cuisine ouverte sur le salon. Il sortait des verres du placard.

 _Gary : Tu veux boire quoi ?
_Peyton : De l’eau, ça ira, s’il te plaît.

             Il apporta un plateau. Tout deux s’assirent sur le canapé kaki.  

_Gary : Alors dis moi, tu en es où avec mon affiche ?
_Peyton : Je savais que cette invitation était intéressée !
_Gary posant une main sur son genou: Mes intentions ne sont pas cet ordre... 

            Il rit.

 _Peyton riant : Pourtant, c’est tout ce que tu auras de moi...
_Gary : Non, sérieusement, ne crois pas que je t’ai demandé de venir pour... tu sais...
_Peyton : Je sais. Je ne crois rien de tout ça. Rassures-toi.

                        Elle l’embrassa. Mais leur baiser commença à devenir vraiment passionné. Gary se recula, reprenant sa respiration. 

_Gary : Si tu veux que je reste un parfait gentleman, je te conseille d’adopter une attitude un peu moins... enflammée, disons... 

FLASHBACK :
 

            J-30...
            Lucas était assis sur le bord du lit de Peyton, il enfilait son t-shirt. Elle se redressa derrière lui et commença à embrasser tendrement son cou. 

_Lucas : J’ai été si nul que ça que tu veux déjà recommencer ?
_Peyton ironique: C’était atroce. Estime toi heureux que je t’accorde une seconde chance...

             Elle le tira vers elle, il tomba à la renverse. Elle prit alors les devants. Ce qui suivit ne peut être décrit pour d’évidentes raisons de pudeur... Une fois qu’ils eurent fini, Peyton posa sa tête sur le torse de Lucas. Il passait sa main dans ses cheveux, absorbé par le plafond. 

_Lucas : L’année dernière, j’étais persuadé que ce genre de choses était destiné à ne jamais se produire.
_Peyton : C’aurait été dommage de manquer ça. 

            Il sourit et embrassa son front. Peyton aurait pu rester contre lui toute sa vie. Ils avaient attendu presque 4 mois, ils voulaient « prendre leur temps ». Elle ne savait pas encore que Lucas ne serait jamais le garçon pour elle. A cet instant, tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle avait trop attendu pour vivre ça et que ça en valait vraiment la peine. Ils passèrent leur après-midi dans ce lit. 
             4 mois. C’est tout ce qu’avait duré leur bonheur. Lucas était redevenu la girouette qu’il a toujours été, Brooke s’est retrouvée de l’autre côté du miroir, Peyton est tombée de haut. Nathan était un connard intégral avec elle, sa relation avec Jake était impossible et Lucas s’était avéré être indécis, faillible. En un mot, humain... Mais, à l’époque, Peyton ne voulait pas d’un simple humain. C’était un super héros qu’il lui fallait.  

FIN FLASHBACK.
 

_Peyton : Qui a envie de sortir avec un parfait gentleman ?

             Elle s’allongea sur lui sur le canapé et l’embrassa de plus belle. Il se laissa faire quelques instants mais se reprit rapidement. 

_Gary : Ecoutes Peyton...
_Peyton : Tais-toi...

             Elle lui coupa la parole. Elle se fichait d’attendre que tout soit parfait, qu’elle soit sûre de ses sentiments, ou des siens. Elle en avait simplement envie. Et sa nouvelle vie, elle voulait se la dédier exclusivement. Vivre pour soi. Elle déboutonna lentement le haut de sa chemise et lui ôta. Elle en profita pour retirer son débardeur. Elle était maintenant à moitié nue devant lui, pourtant, elle se sentait bien, c’était naturel, simple. Elle ne se sentait pas vulnérable... 

            La nuit fut trop courte. Déjà, le réveil sonna. Gary, qui commençait à peine à s’endormir, l’éteint d’un coup violent. Peyton ouvrit péniblement les yeux. Elle regarda autour d’elle. Quand ses yeux se posèrent sur lui, elle oublia son manque de sommeil et s’étira comme un chat. Il la contempla et passa sa main sur son visage pour se réveiller. Il s’assit au bord du lit, se leva et se dirigea vers la salle de bain. Elle attrapa un t-shirt à côté du lit pour aller faire du café. 

_Gary depuis la salle de bain : J’aurais peut-être dû te laisser chez toi hier... je suis un peu fatigué maintenant !

             Peyton sourit en dosant son café. Le bruit de la douche se fit entendre. Peyton s’assit, en attendant que la cafetière fasse son travail, elle alluma la radio. Elle entendit soudain la porte d’entrée s’ouvrir. Une jeune femme d’environ 25 ans entra dans l’appartement, posa son sac, sans même remarquer Peyton, à qui elle tournait le dos. Quand elle ferma la porte, Peyton découvrit que l’autre moitié du corps de la jeune femme portait un bébé... 

_Femme criant: Gary, chéri ! J’ai besoin d’un coup de main dans le salon !

             Elle se retourna et vit Peyton, à moitié nue, la fixant avec de grands yeux tout ronds. Ne sachant que dire, elle se contenta de tirer sur son t-shirt pour cacher un peu ses jambes. 

_Femme : Oh, désolée... Je ne savais pas qu’il n’était pas seul. Salut.
_Peyton : Euh...bonjour...
_Femme : Hum... Alors, Gary est dans la douche ? J’avais peur qu’il ne soit déjà parti en cours.
_Peyton : Non, non, il est là.
 _Femme : Tant mieux...

             Elle s’assit sur le canapé, son enfant sur les genoux. Peyton restait plantée là, priant pour qu’il ne s’agisse pas d’une ex et d’un enfant illégitime. Pas encore. Après d’interminables minutes, Gary sortit de la douche, une serviette autour de la taille, les cheveux trempés. Il n’aperçut pas tout de suite la jeune femme, aussi se dirigea-t-il vers Peyton pour un tendre baiser. Mais aussitôt qu’il l’eut prise dans ses bras, elle émis un son bizarre en pointant du doigt la fille. Gary se retourna et vit les occupants du canapé. Il se dirigea immédiatement vers eux. Il prit l’enfant dans ses bras et le couvrit de baisers. 

_Gary : Bonjour ma princesse ! Salut Laura!
_Laura : Ecoutes, je suis désolée de débarquer sans prévenir, mais j’ai besoin que tu gardes les petites demain après-midi, j’ai un rendez-vous et Mark est à Chicago pour la semaine !
_Gary : C’est bien parce que c’est toi ! Il regarda Peyton. Suis-je bête ! Et mes bonnes manières ! Laura, je te présente Peyton, ma petite amie. Peyton, voici Laura, ma grande sœur.

             Peyton sentait que son souffle revenait. Elle gratifia Laura d’un beau sourire, soulagée de ne pas se retrouver dans une situation inconfortable, une fois de plus. Certes, elle était presque nue devant la sœur de son nouveau petit ami, qu’elle ne connaissait depuis même pas une semaine, mais quelle importance ! Pas d’autre femme dans sa vie pour l’instant.

WoodyA  (04.02.2007 à 21:56)


             Cher Nathan, Chère Haley,
             Je ne saurais comment vous décrire ma vie ces temps-ci. Tout me sourit. L’amour, la chance, le bonheur. Cela va faire maintenant six mois que j’ai rencontré Gary, et j’essaie de me rappeler comment j’ai fait pour vivre ma vie sans lui... mais trêve de niaiseries, si je vous écrit, c’est pour vous annoncer l’incroyable nouvelle : dans moins d’un mois, je déménage à New York ! Gary et son groupe commencent à connaître un petit succès, ils vont signer avec une maison de disque indépendante là-bas. Dès qu’on y sera, ils entreront en studio pour enregistrer quelques morceaux, apparemment, la boîte veut leur faire sortir « Bless P. » en single d’ici quelques mois... ce qui est génial étant donné que cette chanson parle de moi ! Alors faites attention quand vous allumez la radio ces prochains mois!
            Je vais donc m’inscrire pour la rentrée à NYU, y suivre des cours de gestion, car figurez-vous que c’est un peu grâce à moi qu’ils en sont là aujourd’hui. J’ai mis ma petite expérience à contribution et ça a payé.
 
             Du coup, je m’installe avec Gary dans un appartement en plein Greenwich Village, vous imaginez ? Moi, entourée d’artistes, vivant avec le plus formidable des musiciens de tous les Etats-Unis. Je nage en plein rêve depuis que j’ai appris tout ça.             J’attends de vos nouvelles avec impatience. Duke, Keith, vous deux, je veux tout savoir. Je vous laisse ma future adresse au dos de ma lettre. D’ici un mois, c’est à celle-ci qu’il faudra m’écrire.
             Je vous aime, vous me manquez atrocement...
             Enormes baiser. XXX 

                          
Peyton 

 
                         Nathan posa la lettre, ravi du bonheur de Peyton. Haley apparut dans le salon, avec son fils aux bras. Nathan le prit et le mis sur ses genoux. Haley s’assit à côté de lui, remarquant la lettre. 

_Haley : C’est quoi ?
_Nathan : Une lettre de Peyton. Elle déménage à New York.
_Haley : C’est pas vrai ? Peyton à New York ?
_Nathan : Apparemment son Gary va signer un contrat là-bas, ils vont s’installer ensemble etc.

                        Haley, toute excitée, attrapa la lettre et la lut d’une traite. 

_Haley : J’en reviens pas ! 

                        Elle posa le morceau de papier sur ses genoux, songeuse.
 
 _Nathan : Ce dont je ne reviens pas, c’est de la surprise qu’elle va avoir quand elle va entrer à NYU...
_Haley : Je n’y avais même pas pensé. Peut-être qu’on devrait lui dire ?
_Nathan : A Peyton ou à Brooke ?
_Haley : J’en sais rien. Aux deux, probablement.
_Nathan faisant sauter son fils sur ses genoux: Laissons les tranquille. Si Peyton l’apprends, elle risque de tout remettre en cause, tu sais comment elle est...
 _Haley : ...Oui, peut-être que tu as raison.

             Il se leva et l’embrassa sur le front, lui redonnant Keith au passage. 

_Nathan :
Bien sûr que j’ai raison. Je file à l’entraînement. Je t’aime.... toi aussi bonhomme !

             Il embrassa sa famille, prit son sac et sortit. Haley se balada dans l’appartement avec son fils dans ses bras, sa petite merveille. Elle le lava et le coucha. Quand il fut endormi, elle attrapa le téléphone.

 _Voix : Allô ?
_Haley : Salut Lucas.
_Lucas : Salut. Ca va ?
_Haley : Oui, tout le monde va bien. On vient de recevoir une lettre de Peyton.
_Lucas : Comment elle va ?
_Haley : Elle va bien, Lucas. Elle est heureuse.

             Lucas soupira à l’autre bout du fil. 

_Lucas : C’est tout ce qui importe, j’imagine.

WoodyA  (04.02.2007 à 22:00)

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