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Série : One Tree Hill
Création : 16.03.2007 à 16h54
Auteur : petichat
Statut : Terminée
« Première fiction, premières appréhensions sur le net :) ... 2 vers d'une chanson se cachent dans le premier chapitre, celui qui les trouve est vraiment très fort! » petichat
Cette fanfic compte déjà 23 paragraphes
Préface
L’amour tue. C’est le titre de mon livre. Il peut sembler dur, voire ridicule. Mais, pour tout avouer, c’est sûrement le constat le plus évident de ma vie. Je ne parle pas de tuer au sens premier du terme, je parle de cette douleur dans le haut du ventre, qui ne disparaît que lorsque l’on retombe amoureux mais qui revient souvent très vite, lors d’une dispute ou encore d‘une perte. Ca vous dit quelque chose non ? J’ai regardé le dernier Klapisch et je trouve que son film montre la réalité des choses sur l’amour. Même si ma vie à moi ne semble plus tellement réelle, j’ai réussi à m’identifier à ce personnage. L’amour, c’est vraiment un foutu bordel. Voici un extrait :
« C’est quoi ce bordel avec l’amour ?
Comment ça se fait qu’on devienne dingue à ce point ?
T’imagines le temps qu’on passe à se prendre la tête la dessus ?
Quand t’es seul, tu te plains : est-ce que je vais trouver quelqu’un ?
Quand t’as quelqu’un : est-ce que c’est la bonne ? Est-ce que je l’aime vraiment et est-ce qu’elle m’aime autant que moi je l’aime ? Est-ce qu’on peut aimer plusieurs personnes dans sa vie ? Pourquoi on se sépare ? Est-ce qu’on peut réparer les choses quand on sent que ça se barre en couille ?
Toutes ces questions à la con qu’on se pose tout le temps. »
Chapitre 1 : Une journée spéciale
Quand j’étais jeune, tout allait. J’étais naïf, aimé très fort et passionné par beaucoup de choses. C’est à partir de mes douze ans que tout a commencé à déconner bien fort. J’avais décidé de fêter mon anniversaire avec mes plus grands copains soit Skills, Fergie, Micro, Jimmy et Haley. Je me souviens que la petite Katerina du coin de la rue me faisait tourner la tête. Elle avait le visage très pâle, les cheveux très blonds. Je ne me souviens plus très bien de quelle couleur étaient ses yeux, je ne crois pas qu’ils étaient bleus mais ce qui m’éblouissait c’était son regard. Elle souriait aussi très souvent et j’aimais beaucoup ça, la voir sourire.
Comme toujours, Haley devait s’exécuter aux tâches les plus difficiles. Chez elle, ses frères et sœurs l’obligeaient à éplucher les patates. A l’école, les profs l’amenaient toujours au tableau. Dans la cour, elle ramassait le ballon orange lorsqu’il nous glissait des mains.
Cette fois, Elle devait parler à Katerina, fille d’un riche PDG. Elle la trouva dans la cour, entourée d’une douzaine de filles, toutes coiffées parfaitement, et étonnamment blondes.
Haley : Bonjour – dit-elle intimidée.
Elles la dévisagèrent toutes sans dire un mot. Katerina, qui devait être le chef du groupe se leva, l’air interrogateur.
Haley : Je voudrais te parler… en privé.
Katerina : Comment tu t’appelles ? –dit-elle d’un air supérieur.
Haley : Moi ?- tiqua t-elle perturbée- Haley... Hum est-ce que tu connais Lucas ? –enchaîna t-elle.
Katerina : Montre-le moi.
Haley : C’est le garçon blond… qui se gratte la tête- dit-elle en pointant du doigt.
Katerina : Oh oui, il habite près de chez moi.
Haley : On voudrait que tu viennes à son anniversaire.
Katerina : Ah oui, pourquoi ?
Haley : Parce que… tu as l’air gentille – elle ne trouva pas une explication plus plausible, mais la trouva vite idiote.
Katerina : Je peux te donner ma réponse demain ? Il faut que j’en parle à mon père.
Haley acquiesça et fit un petit signe de la main avant de nous rejoindre en courant. Elle fut assez fière de ce défi relevé. Parler à Katerina n’était pas rien.
Le lendemain, nous étions tous assis près de la cage à poule. Katerina arriva en roulant du popotin, les cheveux lâchés.
Katerina : Salut Haley… Lucas !
Je me demandai pourquoi elle venait me parler. Même quand elle passait devant chez moi en vélo, elle ne détournait pas le visage.
Katerina : Je ne pourrais pas venir à ton anniversaire. Mon père veut pas. Il a dit que t’étais un enfant illégitime…
Elle partit sans donner plus d’explications, c’est souvent comme ça que font les enfants, cruellement. Je me souviens que j’ai regardé Haley pendant plusieurs minutes d’un air horriblement méchant. Je ne sais pas ce qui me préoccupait le plus : ce que mes amis avaient tenté de faire dans mon dos ou ce que voulait dire « enfant illégitime ». Je rejoignis la classe, honteux.
Après les cours, Haley arriva en pleurs au café et se réfugia auprès de ma mère.
Karen : Qu’est-ce qui ne va pas ma petite ?
Haley : Oh Karen, c’est trop affreux. Je voulais faire plaisir à Lucas mais maintenant, il ne veut plus me parler.
Karen : Ca ne vous ressemble pas.
Haley : Je sais bien, c’est cette fille populaire du bout de la rue qui a tout gâché !
Karen : Hum je comprends, Lucas t’a avoué qu’il était amoureux de Katerina et tu as du mal à l’accepter…je sais c’est compliqué les chagrins d’amour Haley mais crois-moi…
Haley : Tu n’y es pas du tout Karen.
Elle claqua la porte du café en sanglotant et revint quelques minutes plus tard, calmée. Karen la prit dans ses bras et la consola grâce à sa subtile douceur maternelle.
Plus tard, ma mère me raconta l’anecdote et après quelques larmes versées, je compris qu’après tout Haley n’y était pour rien ou qu’en tout cas, elle n’avait pas voulu que ça finisse ainsi.
Mais, au final, toute cette histoire fut sans importance…enfin, je parle de l’histoire en elle-même. Ce n’était pas un chagrin d’amour…non ! On en connaît tous des scénarios pareils. C’est ce sur quoi elle déboucha qui changea d’un coup ma vie.
Chapitre 2 : Un enfant illégitime
Le lendemain, j’allai m’asseoir auprès d’Haley pour le cours d’histoire de Madame Chameau. Elle me regarda, coupable, et je lui souris. Sans un mot, elle avait compris mon pardon. Je notai sur un papier rose de bloc-notes : « CA veut DIRE QUOI enfant ILLEGITIME ? ».
Elle me répondit comme il se devait sur le verso « C’EST un ENFANT qui a DES PARENTS pas MARIES» et me le tendit en faisant de petits yeux incompréhensifs.
En lisant ces mots, je n’en revenais pas. C’est vrai que mes parents n’étaient pas mariés mais qu’est-ce que ça pouvait bien faire au PDG du coin de la rue. Karen était ma mère, Keith était mon père. Ils s’entendaient et s’occupaient bien de moi.
A la sortie de l’école, je croisai Katerina. Je continuai mon chemin sans oser l’interpeller mais Micro me persuada de faire demi-tour. Elle était assise sur le rebord du self avec tout un groupe qui s’esclaffait. Je m’incrustai donc.
Lucas : Katerina, désolé de t’interrompre mais je ne comprends pas pourquoi cette histoire d’enfant illégitime gène ton père.
Elle me sourit et sans comprendre ce qu’elle disait, répéta les mots de son cher papa.
Katerina : C’est un grand ami de Dan, voilà pourquoi ! C’est simple non ?
Lucas : Désolé mais plus tu parles et moins je saisis – je voulais définitivement lui fermer son clapet.
Katerina : Dan ! – répéta t-elle comme une évidence- ton père !
Alors que ses « amis » se moquaient de moi, je partis au galop. Ils me prenaient sans doute pour un idiot qui ne connaissait pas le prénom de son père mais ce n’était pas le cas, j’ignorais ce dont cette gamine parlait et qui était ce Dan. Haley et Micro, qui avaient guetté la scène, me poursuivirent. Je me posais tant de questions sur le chemin que je fus forcé de m’arrêter au River Court, essoufflé. Mes deux amis, qui avaient courus après moi pendant tout ce temps, s’assirent à mes côtés. Nous avions parlé pendant plus d’une heure et avions finit par conclure qu’il fallait que je parle à ma mère, qu’elle m’expliquerait la situation, et que ce que me disait Katerina était probablement une blague de mauvais goût.
Malheureusement, ma mère ne se trouvait pas chez moi. Je pris un chocolat chaud tout en me rongeant les ongles. J’essayai de lire le Times mais le premier article que je vis traitait des pères absents. Or, petit, on ne croit pas aux coïncidences. J’allai alors au café. Ma mère travaillait derrière le bar et Keith était assis sur le tabouret d’en face. Il la faisait rire en parlant d’un clodo homosexuel qui lui avait proposé de partir en Europe.
Katerina : Bonsoir chéri, tu as déjà fini tes leçons ?
Lucas : Demain c’est les vacances, tu sais bien que la veille, il n’y a rien à faire…
Katerina : Hum oui, c’est vrai.
J’étais hésitant mais je voulais en finir au plus vite.
Lucas : Maman, est-ce que tu connais Dan ?
J’aurai espéré que ce nom lui fut étranger, qu’elle me jure qu’elle n’en avait jamais entendu parler et que Keith nous fasse une blague à deux balles sur ce nom pitoyable. Malheureusement, ils se regardèrent d’un air grave. Un sentiment de malaise s’abattit sur leurs sourires. L’éponge qu’elle tenait dans les mains glissa et ne sachant que dire, elle essuya le reste de la vaisselle qui gisait dans l’évier. J’étais jeune mais pas idiot. Je savais à ce moment là que j’avais dit ce qu’il ne fallait pas dire et que Dan était forcément mon père. Keith, lui, savait que ce moment arriverait un jour et avait toujours prié Karen de m’en parler mais elle avait peur. Aujourd’hui encore, j’ai du mal à la comprendre. Ce qui m’attrista le plus, c’était pour Keith, cet homme que j’avais toujours vu en héros, en qui j’avais cru dur comme fer, lui qui savait me consoler, qui m’avait appris à raisonner et à distinguer le bien du mal ; je compris qu’il n’était plus mon père en une phrase que ma mère prononça d’une simplicité torturante.
Karen : Keith, tu peux nous laisser seuls. Je dois parler à mon fils.
Elle avait dit « mon fils ». En une seule phrase, elle excluait Keith de notre famille. Je ne lui en voulais pas de ne pas être mon père, pire encore j’avais pitié de lui.
Elle me résuma la vérité en une soirée. Dan était bien mon père biologique. Il avait fait beaucoup de mal à ma mère et n’avait jamais voulu me reconnaître. Il n’habitait plus en ville. Il vivait loin. Peut-être même qu’il était mort. Tout ce qu’il fallait que je sache, c’est qu’il m’avait toujours écarté. Elle n’osa pas tout de suite me dire que c’était le frère de Keith. Quand je l’appris, ce ne fut pas un très grand choc. Ne le connaissant pas, c’était plus facile.
C’était trop peu, redessiner mon enfance en une soirée. Mais, ma mère avait beaucoup pleuré ce soir là et je devinais que revivre ces instants pour elle était presque plus difficile que pour moi de les apprendre. Je décidais de ne plus en parler. Mais, dans ma tête, je m’imaginais Dan comme une sorte de grand monstre à deux têtes. On en parlait beaucoup avec Haley. Je crois que sans elle, je serais resté un petit garçon renfermé toute ma vie.
Le pire fut la suite…
Chapitre 3 : Le lycée
J’avais imaginé le lycée comme l’incarnation de la liberté.
Ma première année commençait bien. Je me retrouvai dans la classe d’Haley. Les autres élèves étaient chouettes, les profs, passionnants. Nous étions tous les deux les ringards de base à passer notre temps à la bibliothèque mais ça ne me gênait pas. On se moquait de tous ces gens populaires et les mots « fashion » et « cheerleaders » étaient bannis de notre vocabulaire. Pendant les récréations, je passais mon temps avec Fergie, Skills et Feith, une copine de classe, à mettre des paniers dans le terrain « pourri », tels que l’appelaient les Ravens. Ils étaient le groupe de basket officiel du lycée. La première fois que j’en avais entendu parler c’était avec Keith. Il avait fait parti de cette équipe et me racontait qu’elle l’avait grandit intérieurement. Mais quand je voyais les joueurs actuels, je me disais que l’esprit du groupe avait du beaucoup changé : des fêtards qui couchent avec les pom pom girls…Oui, j’avoue que je les résumais à ça.
J’ose avouer aujourd’hui que je rêvais secrètement d’être invité à l’une de leur soirée. Si j’avais su…
Haley : Tu as déjà pensé à ce qui arriverait si tu faisais parti de l’équipe ?
Lucas : Sûrement pas.
Haley : Tu ne me parlerais plus…
Lucas : Haley, qu’est-ce que tu racontes !
Haley : Baah oui ! Je serais bien trop intello pour faire partie de tes amis.
Lucas : Mais, je n’ai aucune envie d’être avec ces mecs là.
Haley : Au fond, si je raconte ça Lucas, c’est qu’il y a une raison, c’est parce que tu as ta place dans cette équipe. Je ne voulais pas avoir cette conversation avec toi…
Lucas : Haley, même si ça arrivait, ce qui est impossible, tu resterais ma meilleure amie…pour toujours ! Tu es la seule qui puisse me comprendre aussi bien. Et mets-toi bien ça dans la tête, tu ne pourras pas me lâcher de sitôt.
Haley : Hum, n’empêche que ce serait cool de traîner avec des gens populaires des fois.
Je pense qu’elle avait tellement peur que je la laisse toute seule qu’elle a préféré m’abandonné la première.
Chapitre 4 : L’étape 3
Mais, chronologiquement, je vais un peu trop loin. Il faut d’abord que je vous raconte l’épisode Nathan. Un épisode ? C’est ce mot si simpliste que je viens d’utiliser pour qualifier le renversement de toute une vie? Je vais plutôt dire « étape », l’étape trois de ma vie.
Petite parenthèse pour ceux qui ne suivraient pas :
Etape 1 : De ma naissance à mes 12 ans (le long fleuve tranquille)
Etape 2 : Dan, l’inconnu (la tornade)
Avant cette minute infâme, il ne me dérangeait pas. J’entendais parler de lui bien sûr. Qui ne connaissais pas Nathan Scott ?! Mais je ne pouvais pas faire de lien entre nos deux noms similaires tout simplement parce que nous étions complètement différents. D’abord physiquement, il était brun, mat, musclé, grand, « le mec le plus sexy du lycée » d’après les petites minettes…Et puis surtout mentalement, Nathan était le genre de mec à qui on ne disait pas merde. Il se foutait de tout le grand monde qui l’entourait ou qui ne l’entourait pas d’ailleurs. A moi, il ne m’avait jamais parlé mais dés que je l’approchai par hasard, il envoyait balader ses soi-disant potes ou draguait des filles pour mieux se les taper le soir suivant. Le hic c’était que sa petite amie était magnifique - je la rangeais toutefois dans la case des pom pom girls idiotes mais il me semblait qu’elle n’avait rien à faire avec ce grand dadet - je passais souvent plusieurs heures à la regarder sur sa Webcam, en fermant la page subitement dés que quelqu’un franchissait la porte ou qu’un petit bruit me perturbait. J’avais honte d’éprouver ce genre de sentiments à son égard sans même la connaître mais sa beauté me coupait le souffle. Elle avait aussi le même regard arrogant que son petit ami quand nos regards se croisaient mais elle ne l’assumait pas. Elle détournait toujours les yeux la première et c’était presque devenu un jeu pour moi, de la regarder je veux dire. Bien sûr, je n’osais imaginer aucune relation que ce soit avec elle. Mais, Nathan voyait les choses autrement. Lui qui trompait sa copine à tout va ne supportait pas qu’un autre la regarde.
Nous partagions un seul cours lui et moi, le cours de soutient d’espagnol. J’étais comme d’habitude au deuxième rang près du radiateur. Lui se mettait souvent à l’arrière, histoire de rallonger sa sieste sans se faire remarquer. Mais cette fois là, il s’était installé juste devant moi. Je n’avais pas trouvé ça étrange, le coach lui conseillait souvent de mieux suivre les cours. Mais en fait, son intention était toute autre. Au bout de dix petites minutes, il s’approcha de mon oreille et chuchota assez fort pour que toute la classe soit au courant : « C’est pas parce qu’on a le même père qu’il faut t’imaginer avoir une chance avec Peyton » et avait finit par ajouter d’une voix forte « Boulet ! ».
Ma première réaction fut de rougir atrocement, je me levai, bousculai maladroitement la fille à côté de moi et me sauvai pour trouver les premières toilettes sur le chemin. Vu que je n’avais rien mangé ce matin-là, je n’arrivai pas à sortir quoique se soit de ma gorge. Je n’avais pas déjà assez honte comme ça que le professeur de soutien, une jeune espagnole, attendait derrière la porte.
Prof : Loucas, sorrr des chiottes mainténant. Tou né vas pas nous fairrr oune tentative !
Savoir que j’avais un père quelque part dans le monde était assez perturbant mais ne changeait pas vraiment ma vie. Là, d’un coup, j’apprenais qu’il vivait à Tree Hill et qu’il avait fait un gosse minable. Pathétique situation. Je ne pouvais même pas reposer ma tête sur l’épaule d’Haley en plus de ça.
Ma prof insistait de plus en plus pour que je sorte et plus elle insistait, moins j’avais envie de sortir et plus j’attendais, plus ça en devenait ridicule.
Prof : Loucas, tou nas pas à t’en fairrr, tou es intelligent, beau…j’avoue que tou es même ploutot canon.
J’hallucinai. Ma prof était-elle en train de me draguer ? Loufoque mais après tout, elle n’avait que 25 ans et puis, elle n’était qu’une prof de soutient. Je m’en veux aujourd’hui d’avoir raisonné comme ça, mais j’étais tellement bouleversé que ma passion l’emportait. Je tournai alors le verrou, ne pensant plus à ce qui venait d’arriver dans sa classe.
Prof : Loucas ! Je souis contente que tou sortes- m’a-t-elle dit enjouée.
Je la regardai intensément dans les yeux. D’un coup, elle se lâcha les cheveux et rougit. Retournement de situation, je devenais le dominateur. Je la pris, la plaquai contre le mur et l’embrassai. Elle essayait comme toute femme de résister.
Prof : Loucas, ce n’est pas oune bonne idée, jé souis marrriée !
Mais, elle en voulait. Une seule insistance suffit.
Lucas : S’il vous plaît.
Cette fois, c’était elle qui m’embrassait, sur la bouche, le menton, dans le cou, sur le torse.
Prof : Jé né souis plous ta prrrof à prrrésent et tou n’es plous mon élève. Je m’appelle Clarrrissa…- dit-elle en dégrafant son soutien-gorge.
Clarissa n’était pas très jolie, elle était même un peu vulgaire avec sa grosse poitrine arrondie et ses minis jupes inconvenues, mais elle avait beaucoup charme. Son grain de beauté près des lèvres me faisait frémir, son regard aguicheur me faisait de l’effet et son accent était vraiment sensuel. Mais je dois dire que ce qui me motivait le plus, c’était son statut. Tout étudiant normalement constitué rêve secrètement d’avoir une liaison avec son prof, pas vrai ? Evidemment, pas un sur mille n’assouvit sa passion. Bien moi, oui. Ce fut ma première relation sexuelle. Je dois dire que je n’en étais pas très fier. N’ayant pas d’expériences, elle m’avait fait quelques réflexions incommodantes.
En rentrant chez moi, je ne fis pas d’histoire au sujet de Dan. J’en touchai juste quelque mots à ma mère, d’un air complètement irréaliste, d’un banal complet.
Karen : Ca a été ta journée ?
Lucas : J’ai appris que j’avais un frère et que mon père habitait à Tree Hill. Très sympa. Au fait, t’as pas autre chose à m’annoncer ? Une deuxième mère, une sœur malade?
Karen : Je suis désolée Lucas.
Lucas : Ouais je sais, on n’en parle plus.
Karen : Pourtant il faudra qu’on en parle !
Lucas : Plus tard.
Je me réfugiai dans ma chambre et n’arrivai plus à m’enlever Clarissa de la tête. Je me demandais comment je devais me comporter à présent avec elle. Il ne fallait pas se faire de films, une liaison était impossible. Après l’amour, elle avait dit qu’il me fallait de l’exercice. Je lui avais répondu que je voulais bien recommencer tout de suite. Mais, elle m’avait rebuté en ajoutant qu’elle ne pouvait plus tromper son mari et que c’était déjà une fois de trop.
Ma mère me surprit dans mes pensées en frappant fort à la porte.
Karen : Haley pour toi !
Je pris le téléphone, épuisé.
Haley : Allo Lucas, j’appelai pour les leçons.
Lucas : Oh…heu oui.
Haley : Tout va bien ?
Lucas : Hum pas vraiment. Dis-moi que tu vas mieux et que tu reviens en cours demain.
Haley : J’ai encore vomi aujourd’hui alors ce n’est pas vraiment sur.
Lucas : Bon écoute, j’ai fait une grosse bêtise…
Je lui racontai tout sur tout. Elle fit face et me conseilla raisonnablement, comme toujours. Evidemment, il ne fallait plus que je m’immisce au cours de soutien. Clarissa n’oserait de toute façon pas en toucher un mot au surveillant. Je me sentais limite idiot de plus m’en faire pour un coup de dix minutes que pour la nouvelle de Nathan. Aujourd’hui encore, seule Haley est au courant...
D’ailleurs, si jamais un jour ce livre est publié, je voudrais dire aux deux femmes que j’ai aimé que mon silence à ce sujet ne fût pas de la malhonnêteté. Ce n’était simplement pas juste d’en parler parce que ce jour là, je n’étais pas moi. Si j’y fais référence ici, c’est pour faire ressentir l’aliénation que j’ai vécu en apprenant que Nathan était mon frère. Les deux évènements étaient liés bien sûr. Lorsque l’on me demande quelle a été ma première fois, je ne parle pas de Clarissa tout simplement parce que dans cette histoire de dix minutes, il n’y eut aucun sentiment, aucune émotion, juste de la sauvagerie.
Chapitre 5 : Une rencontre étonnante
Le lendemain fut moins abominable que ce que j’avais imaginé. Haley, toujours un peu patraque, était venue en cours me soutenir. Tout le lycée était au courant pour Nathan et moi, même les profs. Je suppose que les élèves de soutient n’avaient pas pu contenir plus longtemps un tel « potin » comme on dit.
Je rasais les murs avec Haley, essayant d’atteindre le plus vite possible ma salle de cours, évidemment celle qui se situait à l’opposé de l’entrée principale. J’ai cru sur le moment que c’étaient les plus longues minutes de ma vie. Bien sûr je me trompais.
Lucas : Tout le monde me regarde.
Haley : Je sais, c’est assez gênant mais si ça peut te rassurer, la première chose que m’a dit Shelly ce matin concernait ma jupe. Bon après, elle a renchéri sur toi mais ça avait l’air de moins la choquer.
Lucas : C’est pour moi que tu t’es fringuée comme ça ?
Haley : Hum oui, je me suis dis qu’ils allaient peut-être oublier ton histoire si moi, Haley James, mettais une minijupe…
Lucas : Ca ne marche pas tellement.
Haley : Oui et bien ne me demande pas de l’enlever !
Lucas : C’était une bonne idée pourtant :)
Elle me fit ses petits yeux malicieux. Toujours, elle réussissait à dédramatiser les ennuis.
La matinée fut plutôt agaçante. Tous ces regards furtifs m’embarrassaient. Je ne pus profiter pleinement du cours de littérature. Le prof l’avait remarqué !
Mr. Folio : Vous préférez la lune ou la terre Mr Scott ?
Lucas : La terre je crois bien.
Mr. Folio : Et bien restez-y dans ce cas.
Heureusement, je ne pouvais pas croiser Clarissa dans les couloirs puisqu’elle ne donnait qu’un cours et c’était le mardi matin. Ca enlevait un poids.
Les mercredis midis, Haley et moi attendions souvent Micro et Skills pour manger. Ils finissaient une demi-heure après nous alors, pour passer le temps et oublier notre faim, on s’asseyait près du kiosque et on se marrait à imiter nos profs. Pas d’exception à la règle pour ce mercredi là. Haley faisait tout pour passer une journée « normale ». Elle imitait une dizaine de profs et moi je devinais.
Seulement, un évènement incroyable allait arriver. Une de ces filles populaires se dirigeait dans notre direction. C’état sans doute pour le kiosque, oui, elle voulait savoir s’il y avait des profs absents. Non, elle nous regardait, elle semblait même me sourire à moi. Dans ma tête, j’imaginais des paparazzis pour immortaliser l’évènement. Cette fille venait parler aux deux ringards de base.
…: Monsieur Skinner !?
Haley : Ouiii ! – s’exclama Haley en se retournant. Elle aperçut alors Brooke Devis et tomba écarlate.
Brooke : C’était bien imité !
Haley : Hum c’est un jeu stupide – répondit-elle t gênée.
Brooke : Bon alors, c’est toi le frère de Nathan ?! – elle tourna au tour de moi et m’observa sous toutes les coutures – Pas mal !
Complètement bloqué, je n’arrivai à sortir aucun mot de la bouche.
Brooke : Je me demandais si tu aurais voulu venir à ma petite fête vendredi soir ?
Lucas : Heu ça dépend,…il y aura qui ?
Brooke : Toi et moi…
Elle se mit à rire.
Brooke : J’blague ! Il y aura plein de monde…d’ailleurs tu peux venir l’intello.
Haley : L’intello ?! Je m’appelle Haley !
Brooke : Bon baah viens Haley, tu pourras me faire tes imitations, j’adore ça !
Lucas : Brooke, tu m’invites parce que je suis le frère de Nathan c’est ça ?
Brooke : Baah oui ! Ma meilleure amie sort avec Nathan donc je ne peux pas le lui piquer. Je me suis dis qu’avec son frère ce serait plus facile…
Je la regardai alors étrangement.
Brooke : J’blague Lucas ! Bon alors vous venez ?
Elle nous donna tous les renseignements utiles pour aller chez elle et pour nous sentir à l’aise. Nous restions tranquilles et indifférents mais à l’intérieur, ça bouillonnait. Cette excitation ne dura pas. Nathan et toute la clique vinrent foutre leur « merde »…
Nathan : Brooke, parles pas à cet imbécile ! – dit-il en la prenant par la taille.
Brooke : Je fais encore ce que j’veux, nan ?
Nathan : Tu ne disais pas ça hier soir !
Brooke : Oh ! Où est Peyton ?
Nathan : Je sais pas…Lucas, t’es pas au courant, toi, qui es toujours en train de la mater ?
Lucas : J’en ai rien à faire de ta Peyton.
Nathan : Fais gaffe à ce que tu dis !
Tim : Alors ça te fait quoi d’être un bâtard Lucas? Héhé – me demanda t-il moqueur.
Brooke : Et, toi Tim, ça te fait quoi de te cacher toujours sous les jupes de ta mère ?
Tim : Ma belle-mère !
Brooke : La ferme–elle se tourna vers Nathan et lui annonça toute souriante - J’ai invité ton frère à ma fête !
Nathan : Quelle idée, de toute façon il ne viendra pas, c’est une mauviette. Pas vrai Lucas ?
Haley : Arrête…
Nathan : T’es qui toi ?
Haley : Qu’est-ce que ça peut te faire ? Tu l’auras oublier dans la seconde qui suit.
Nathan : Là, je dois dire que t’as pas tord.
Tim rigolait au dessus de l’épaule de Nathan. On aurait dit un bouffon de l’époque monarchique.
Nathan : J’ai faim ! Tu manges avec nous Brooke ou tu restes avec tes deux nouveaux amis ?
Brooke : J’arrive – cria t-elle.
Elle avait l’air désolée. Mais, je n’avais pas envie de la connaître. Rien qu’en dix minutes, elle nous avait attiré des ennuis.
A suivre :) (enfin peut-être...)
Coucou, je me suis connectée, j'ai lu ton message quand ma messagerie a (enfin) daignée s'ouvrir, puis avec exitation, j'ai lu ta fic, tout ça pour te dire que je n'ai pas été déçue, dans ton message tu me parles de ce petit moment d'exitation avant la mise en ligne et je crois que tu n'as pas à avoir peur car tu cernes très bien, Lucas, son univers est vraiment bien reconstitué, j'aime beaucoup ta façon d'écrire, et ces petites phrases anodines glissées par ci par là qui font tout de meme sourire....
Un seul point noir à cette histoire (mais tu peux le rectifier), tu n'as pas le droit de t'arreter là... "A suivre, enfin peut etre"
Mais tu as raison le suspense est une arme imparrable pour garder de l'audience ( du moins à la TV) donc la grande question existensielle de ma journée sera " Va-t-elle faire une suite" et heureusement j'ai trouvé une réponse....OUI!
Voilà je vais terminer sur une mension spéciale : Le vocabulaire est riche et varié, c'est très agréable !!!!! Alors continue ainsi !!!!
Bizzz et bonne chance pour la suite !!!!
Super fic mais tu ne peux pas nous laisser comme ça il faut que tu fasse une suite.
Bravo!!! Pour une première fic c'est réussi.
Continue et je le redis, il faut une suite.
Bizz.