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Série : One Tree Hill
Création : 14.06.2007 à 20h31
Auteur : S0h0o
Statut : Terminée
« Fic complète. » S0h0o
Cette fanfic compte déjà 20 paragraphes
Peyton regarda sa montre Cartier. 4h28 du matin. Elle n’était même pas fatiguée. Elle marcha un peu dans l’allée de pierre du manoir et souffla une bouffée d’air froid. Elle s’assit sur un banc un peu gelé, se fichant d’abîmer sa robe ou de la mouiller. Elle prit son paquet de cigarette, dans son nouveau sac à main, offert à la dernière soirée de sa copine Lindsay L. et en alluma une. Elle tira une longue bouffée, mais cela ne lui faisait rien. Elle ne se sentait pas mieux pour autant.
Elle venait de perdre à jamais sa meilleure amie, son meilleur ami, sa famille, et se retrouvait coincée dans un immense manoir à grelotter dehors sur un banc gelé. Elle tira plus fort sur sa cigarette, mais cela ne produisit toujours pas l’effet escompté. Des larmes jaillirent de ses yeux, mouillant ses joues refroidies par l’air ambiant, sa cigarette, sa robe.
- Peyton !
Cette dernière tourna la tête vers le balcon est du manoir, instinctivement. C’était Taylor qui l’appelait, évidemment.
Une musique assourdissante retentissait du manoir, tout comme des cris ivres, des rires aigues et des verres brisés.
- Peyton ! Paris vient de lancer son string dans le salon, c’est trop marrent ! Pouffa Taylor.
Peyton baissa la tête. Elle se fichait de Paris, elle se fichait de son string et par-dessus tout, elle se fichait de cette fête. Tout ce qu’elle désirait était de rentrer chez elle, se coucher tranquillement et dormir. Pendant plusieurs année si possible.
- Peyton ! Hurla encore une fois Taylor, du balcon, j’ai récupéré quelque chose qui devrait t’intéresser.
Curieuse, Peyton leva la tête. Elle distingua un petit sachet blanc dans les mains de la jeune fille. Elle se leva alors.
Elle avait perdu Brooke, Nathan, sa famille, tout ce qui lui importait. Pour la première fois depuis des mois, elle se demanda comment elle en était arrivée là.
- Saluuuut, t’es sur mon répondeur ! Comme tu l’as deviné, je ne suis pas disponible. Alors laisse moi un message !
- Brooke … c’est moi. Tu dois encore dormir, ou alors tu n’a peut-être pas finit la fête à laquelle tu étais hier … rappelle moi s’il te plait.
Peyton raccrocha son téléphone et retomba dans son lit. Elle regarda son plafond pendant plusieurs minutes. Une tache d’humidité d’étalait de plus en plus.
Finalement, elle se traîna vaguement jusqu’à son réfrigérateur où elle vit un yaourt périmé et une tomate. Elle prit le yaourt, remonta jusqu’à son lit. Elle l’ouvrit, mais une odeur nauséabonde s’en échappa et elle le laissa sur sa table de nuit.
Elle se mit sur le côté et regarda les draps trempés de larme. Elle avait pensé presque toute la nuit à lui. Cela faisait une semaine qu’il avait rompu avec elle et depuis, elle avait passé tous son temps à pleurer. Elle n’arrivait plus à dormir et se goinffrait de cochonneries. Heureusement pour les cochonneries, son frigo semblait à présent vite.
Elle regarda son réveil, 6h13. Son téléphone sonna alors, elle regarda l’afficheur, Brooke. C’était la seule personne à qui elle avait envie de parler.
- Allo Brooke ?
- Peyton, dit la voix de Brooke, cachée par la musique, j’ai reçu ton message mais j’ai pas tout comprit … que se passe t’il ?
Elle comprit que Brooke était encore à une fête démente et ne voulu pas l’importuner.
- Rien, ce n’est pas grave. On en parlera une autre fois.
- C’est encore à cause de Jack ?
- Non, mentit Peyton.
- Tu mens ! Je te connais comme si je t’avais faîte…tu veux que je vienne chez toi ?
- Non, tu as l’air de bien t’amuser à ta fête, reste-y ! On en parlera plus tard.
- Bof, cette fête n’est pas si géniale que ça …
- Toi aussi tu mens ! Moi aussi je te connais, tu sais.
Elle sentit que Brooke souriait, à l’autre bout du fil.
- Bon Brooke, continua t’elle, je t’appelle plus tard.
- Promis ?
Peyton raccrocha, les larmes lui montant aux yeux. Brooke se montrait vraiment gentille avec elle, mais rien n’y faisait. Elle enfouit sa tête dans son oreiller et pleura, longtemps.
Vers 10h, la sonnerie de la maison retentit. Elle leva la tête. La première pensée qu’elle eut fut évidemment, Jake. Mais très vite, comme à chaque fois que ça sonnait chez elle, elle sut que ce n’était pas lui.
- Brooke, dit elle d’une voix égale en ouvrant la porte
Brooke portait un gros sac plastique dans les bras, rempli. Elle entra en bousculant Peyton et déposa le gros sac sur la table de la cuisine.
- Qu’est ce que c’est que ça ?
- « Ca », c’est ce qui va t’aider à guérir, Boucle d’or.
Peyton vit que Brooke avait son mascara qui avait coulé, ses chaussures à la main et son sac à main recouvert de poussière, mais ne fit aucun commentaire.
Brooke sortit alors du sac une grosse boite de chocolat, une boite de mouchoirs XXL, une paire de chaussure à talon vertigineux, un album photo dont la couverture annonçait « Brooke et Peyton », un appareil photo, quelques DVD, des grosses couvertures, une bouteille de champagne et des préservatifs.
- Alors, expliqua t’elle, on mange la boite de chocolat devant la télé, en pleurant devant les films à l’eau de rose des les plus nuls que j’ai pu loué, en buvant une bouteille de champagne que j’ai piqué à la fête et en regardant notre album photo. On prendre une photo de nous les yeux gonflés et le nez tous rouges et on la rajoutera à la fin.
- Et les chaussures ?
- Je n’en ai qu’une paire. On instaurera un système de roulement, t’inquiète pas.
- Tu ne réponds pas à ma question. Comment tu as fait pour acheter des Jimmy Choo ? A 10h du matin en plus.
- Techniquement, je ne les ai pas acheté. Disons qu’elles traînaient dans un coin de la fête et que elles sont tombées dans mon sac par mégarde.
Peyton sourit, pour la première fois depuis longtemps, et dit :
- Elles étaient sûrement à une fille qui dansait !
- Oui et bien elle n’avait qu’à pas les abandonner ! Des chaussures comme ça, ça se protège.
- Et les préservatifs ?
Brooke prit les petits carrés de plastique dans ses mains et grimaça :
- Ca, ça a du se caser par mégarde dans mon sac. Je te les donne, ça peut toujours servir.
Peyton prit les préservatifs dans ses mains et sut qu’elle ne les utiliserait pas de si tôt.
- C’est gentil d’avoir quitté la fête pour moi, articula t’elle en retenant ses larmes.
Brooke la prit dans ses bras.
- C’est tout à fait normal. Maintenant, viens avec moi au salon, qu’on se passe une après midi sympa.
Vers 20h, Peyton sentit que quelque chose se tramait. Nathan, son meilleur ami, ainsi que Brooke parlaient à voix basse pendant qu’elle était dans sa chambre. Elle s’approcha d’eux doucement et les prit par surprise :
- Qu’est ce qui se passe ?
Brooke sursauta.
- Rien. On discute, c’est tout.
Nathan roula des yeux, et dit :
- Ca ne sert à rien de lui mentir. (Puis se tournant vers Peyton) On va à une fête ce soir.
Peyton haussa les épaules.
- Cool. Amusez-vous bien.
Brooke sourit et prit le bras de Peyton :
- Non, non. Tu viens avec nous.
Peyton soupira et se laissa tomber sur son canapé pelucheux.
- Non merci. Tu sais très bien que je ne suis pas en état.
- Peyton ! On est en vacances en même temps, on ne va pas les ruiner en restant à la maison !
- Je ne vous oblige pas à me surveiller. Allez vous amuser.
- Peyton ! Une fête n’a jamais tué quelqu’un !
Peyton secoua la tête, définitivement négative.
Brooke regarda Nathan, qui hocha de la tête. Peyton comprit qu’ils allaient la forcer et s’apprêta à se glisser hors de la pièce quand Nathan la prit par un bras et Brooke par l’autre.
- Nooooon ! Hurla Peyton, lâchez moi !
- C’est pour ton bien.
Ils l’emmenèrent dans la chambre, où Nathan les laissa entrer en restant dehors. Peyton se calma, mais elle était toute décoiffée, et avait l’air furieuse.
- Laissez moi tranquille. Je n’ai pas envie de sortir !
- Rentre dans cette chambre, ordonna Nathan.
- Non je ne …
- Rentre dans cette chambre.
- Je ne rentr…
- Tu rentres dans cette chambre !
Brooke la poussa alors et ferma la porte. Nathan attendit, quelque temps. Il entendit quelques protestations émanant de Peyton, des cris de Brooke mais elles sortirent finalement, habillée, coiffée et maquillé.
- Tu es magnifique Peyton, dit Nathan sincèrement.
Peyton et Brooke était amie depuis leur plus petite enfance. Elles ne s’étaient jamais séparées, même durant leurs études universitaires. Quand Brooke était devenue journaliste à Teen Vogue, et Peyton une médiocre journaliste à « Economiser ou gagner plus », un magazine économique, elles étaient restées amies. Quand Peyton avaient faillit épouser Jake mais qu’il l’avait abandonnée du jour au lendemain, elles étaient restées amies. Quand Brooke s’était mis à sillonner les fêtes les plus branchées de New York pendant que Peyton restait dans son misérable studio à regarder des vieilles émissions de télé jusqu’à 2h du matin, elles étaient restées amies.
Brooke avait rencontré Nathan au magazine. Ce dernier était prof de sport dans une école privée très huppée de New York. Teen Vogue avait organisé une séance photo dans cette école quelques années auparavant, et Nathan et Brooke avaient sympathisés. Ils étaient devenus amis rapidement, et elle l’avait présenté à Peyton. Ils s’étaient tout de suite bien entendu et depuis 2 ans, il l’aidait en cas de coups durs. Néanmoins, il avait toujours espéré que Peyton le voit comme plus qu’un simple ami, et sa rupture avec Jake l’avait –un tout petit peu- réjouit.
- Merci, répondit Peyton, même si elle n’y croyait pas trop.
Elle portait une simple petite robe noire courte que Brooke avait volée à sa rédaction, et les Jimmy Choo, une taille trop grande.
Ses cheveux, un peu sales, bouclaient naturellement. Ses yeux verts étaient lourdement soulignés de khôl, ce qui cachait toute trace de larmes.
Brooke, fière de son travail, était habillée plus simplement, comme Nathan.
- Où va-t-on ? demanda Peyton, boudeuse.
- Au Balcoon, l’informa Nathan gentiment.
Peyton lui lança un regard noir. L’obliger à sortir était une idée typique de Brooke, mais Nathan avait été influencé, c’était clair.
- Je n’arrive pas à croire que tu puise accepter que Brooke te commande ainsi, lâcha Peyton.
Nathan sourit. Il savait que la tactique préférée de Peyton, quand 2 personnes se mettaient contre elle, était de les monter l’une contre l’autre. Il ne se laissa donc pas démonter et la fit descendre les escaliers.
- En route !
Quand ils arrivèrent devant la boite, Peyton soupira en voyant la queue qu’il y avait. Des kilomètres de jeunes filles et garçons sublimes, tous habillés de façon plus classe les uns que les autres. Mais Brooke se dirigea directement vers le videur.
- Salut Gary, dit Brooke en faisant la bise à l’homme d’environ 2m de haut et de large.
- Salut Brooke, ça te gène d’attendre quelques minutes ? C’est la folie à l’intérieur.
- T’inquiètes pas, l’assura Brooke, on a notre temps.
Puis innocemment, elle dit :
- On est que trois …
Le videur passa alors la tête à l’intérieur et dit :
- Allez passez, si vous n’êtes que trois, ça devrait aller.
Brooke le remercia d’un grand sourire et pénétra dans la boite. Une musique Française hurlait, sortant des baffles, des tonnes de gens dansaient collés serrés, en rythme.
Brooke et Nathan s’installèrent à une table dans un coin, comme des habitués, et Peyton les suivit.
- Vous voulez quoi ? Hurla Nathan pour couvrir le son de la musique
- Un Cosmo pour moi.
- Euh … une vodka pomme s’il te plait.
Nathan sourit et se dirigea vers le bar.
- C’est sympa, non ? Hurla Brooke
- Ouai, mais ça le serait un peu plus si on pouvait parler.
Une fois leurs consommations bues, ils entraînèrent Peyton sur la piste. Cette dernière, plutôt gênée, dansait de façon assez raide.
- Lâche toi Pey !
Elle grommela et repartit s’assoire à sa table, d’où elle commanda une autre vodka. Et encore une autre. Et une dernière.
Quelques heures plus tard, Peyton se déhanchait sur la piste, comme jamais. Elle arrivait presque à oublier cette histoire avec Jake, grâce à l’alcool. Elle savait que tout le monde le regardait et elle s’en fichait.
Un homme qu’il lui semblait avoir déjà vu quelque part, s’avança vers elle et lui prit la main. Enivré par ce contact, elle se colla à lui.
Une musique douce (the horses), plutôt ringarde, s’enclencha et elle se colla encore plus.
- Je m’appelle Peyton Sawyer, lui souffla t’elle dans l’oreille en riant.
- Moi c’est Lucas Scott.
Ce nom lui disait quelque chose, mais elle était incapable de réfléchir. Elle posa la tête sur son épaule et vit que Nathan la regardait, de leur table. Elle ferma alors les yeux.
- Vous êtes très belle, lui murmura Lucas.
Peyton sentit un frisson lui parcourir l’échine. Elle rouvrit les yeux et regarda la table. Nathan n’était plus là.
Quand Peyton se réveilla le lendemain matin, sa tête la faisait tellement souffrir, qu’elle eut l’impression qu’une aiguille lui transperçait le crâne.
Elle partit rapidement dans sa cuisine, et avala une aspirine. Elle se rappela alors vaguement d’une vodka, d’une piste de danse, d’un DJ d’Angleterre et d’un certain Lucas Scott …
Le téléphone sonna alors et la sonnerie stridente fit instinctivement mettre ses mains sur ses oreilles à Peyton. Elle espérait que ce soit Brooke ou Nathan, pour lui expliquer ce qui s’était exactement passé hier soir, bien qu’elle s’en doute.
- Allo ?
- Ma chérie, comment vas-tu ?
- Papa ! Ecoute, je ne peux pas trop te parler. J’ai très mal à la tête et je préfèrerais me reposer.
- Ah je comprends.
Peyton entendit des cris en fond, derrière son père. Il habitait toujours dans leur vieille maison de Tree Hill.
- Où es-tu ? demanda t’elle
- Chez ta tante Marine. Je dois l’aider à garder Pitchou.
- Pourquoi ? La baby-sitter n’est pas là ?
- Si, mais il s’est cassé le poignet à cause d’un de ses camarades d’école, et il doit rester constamment sous surveillance pendant 45 jours. Alors j’aide tante Marine.
- Pauvre Pitchou ! Je viendrais vous aider quand vous voulez.
- C’est gentil Peyton, dit Larry Sawyer, reconnaissant.
- Maintenant je dois te laisser, je t’aime Papa.
- Moi aussi.
Elle raccrocha et se laissa tomber comme une masse sur son lit, où elle s’endormi.
Vers 15h, la sonnerie du téléphone la réveilla.
- Moui ?
- Peytooooooooooooooooooooooon !
Peyton écarta le combiné de son oreille. Le cri strident qui s’en échappait appartenait forcément à Brooke.
- Brooke.
- Dis moi que tu as lu la page 6 du New York Times. Dis-le moi.
- Non désolée Brooke, je ne l’ai pas lu, j’ai été plus occupée à dormir.
- Il est 15h, il est temps de te réveiller ! J’arrive tout de suite.
Une sonnerie répétitive se fit alors entendre à l’autre bout du téléphone, et au bout de quelque seconde, Peyton comprit que Brooke avait raccroché. Elle se leva doucement et enfila un vieux short tout déformé, ainsi qu’un vieux T-shirt universitaire. Elle releva ses cheveux en queue de cheval et se posta devant la porte, prête à voir Brooke débouler d’une minute à l’autre.
Cela ne se fit pas attendre, Brooke entra en trombe, une pile de journal dans les bras.
- RegardeRegardeRegardeRegardeRegardeRegarde ! Hurla t’elle en ouvrant la page 6 du New York Times.
Peyton prit le journal, peu convaincue et ouvrit de grands yeux en voyant sa photo. Une grande photo d’elle, en train de danser sur la piste du Balcoon. Une photo plutôt avantageuse, soi dit en passant.
En tout petit caractère gras, il était écrit à côté :
Peyton relut le texte 5 fois avant d’y croire vraiment.
- Je … c’est …
- Génial hein ? S’éxita Brooke.
- Ce n’est pas moi, ce n’est pas possible.
- C’est vrai qu’ils ont écrit Peyton « Saver », mais on leur demandera de rectifier. Tu es la nouvelle fille en vue, Pey’ !
- Mais c’est n’importe quoi ! Je ne suis sortie qu’une fois ! Une soirée !
- On s’en fiche, dit Brooke en balayant cette excuse d’un revers de main, c’est comme ça que naissent les « it girl » !
- Les quoi ?
- Les It Girl ! Ces filles à la mode qu’on voit partout dans les magasines … c’est ce chroniqueur qui fait et défait les it Girl.
Brooke sautillait dans tous le sens.
Peyton regarda le nom du chroniqueur, écrivain de l’article et lu : Lucas Scott.
Bien-sur.
- J’ai dansé avec ce chroniqueur hier soir, il m’a dit que j’étais très belle.
Brooke arrêta alors tout net de sautiller et ouvrit de grands yeux :
- Tu as dansé avec Lucas Scott ? demanda t’elle très lentement
- Oui.
- Olala Peyton, mais tu es douée ! Je n’arrive pas à croire que tu sois la nouvelle It Girl.
- Mais … je ne suis PAS la nouvelle fille à la mode, c’est impossible. Je ne sais même pas à quoi ça sert d’être une it Girl …
- Ca sert que tous les couturiers te prêtent leurs fringues, tu peux entrer dans toute les boites que tu veux –et me faire entrer avec toi-, et … oh mon dieu !
- Quoi ? demanda Peyton effrayée.
- Le festival de Cannes est dans 2 semaines ! Ca se trouve tu vas avoir des places pour y entrer!
- Il ne faut pas exagérer …
- Je n’exagère pas. L’année, la it Girl de l’époque était … attend que je me rappelle, Rachel Gattina je crois, et elle a accompagné Christophe Eliot là-bas.
- Qui ?
- Un réalisateur qui était supposé être le futur Scorsese, enfin on s’en fiche. Ce qui compte, c’est toi. Il faut qu’on sorte ce soir.
- Où ?
Brooke réfléchit un moment et un sourire méchant éclaira son visage :
- Au Famous.
- C’est impossible d’y rentrer, sauf quand on s’appelle Eva Longoria et encore …
- Justement. Maintenant que le nom de Peyton Sawyer est connu, on va pouvoir y rentrer.
- Je ne suis pas sure …
- Moi je le suis. Cette poufiasse de la compta’ n’arrête pas de me raconter ses exploits au Famous, et comme je n’arrive jamais à y rentrer, je suis obligée de sourire bêtement. Maintenant, on va voir qui va rigoler. Et puis n’oublie pas qu’une fête n’a jamais tué personne …
Peyton soupira. Tout ceci ne lui plaisait pas trop.
Le soir même, cela lui plaisait beaucoup plus. Elle était assise entre Hugh G. et le mannequin de la dernière pub pour Calvin Klein, très sexy, mais dont personne ne connaissait le nom.
Elle avait déjà ingurgité plusieurs verres d’alcool et sentait incroyablement sereine.
Brooke et elle étaient arrivés à peine une heure plus tôt. Le videur avait d’abord rechigné à les laisser entrer, puis une fille, qui était dans la queue, avait hurlé: « C’est Peyton Saver ! ». L’information s’était répandue comme une traînée de poudre et le videur avait finit par les laisser entrer, s’excusant.
A présent, elle en était à son troisième gin tonic et elle observait Brooke, se faire draguer par Wentworth. M, ce jeune acteur si sexy.
La musique était forte, les gens riaient autour d’elle. Un malaise la prit soudain. Sa tête se mit à tourner. Elle se dégagea de l’étreinte du mannequin, et se tira hors de la discothèque. Elle s’assit alors au bord du trottoir et respira très fort.
- Etes-vous déjà ivre ? demanda une voix amusée, derrière elle.
Elle se retourna, et vit Lucas Scott, les mains dans les poches de son pantalon parfaitement droit et coupé, s’avancer vers elle, un sourire aux lèvres.
- Je ne suis pas ivre, annonça t’elle bien qu’elle n’en fut pas si sure.
- Vraiment ? Vous semblez en mauvais état pourtant.
- Non je me sens bien. Très … bien. Parfaitement bien.
Lucas rit en s’asseyant à côté d’elle.
- Qu’est ce qui vous fait rire ? reprit Peyton
- Vous. Vous êtes amusante.
Peyton soupira et prit sa tête entre ses mains, suppliant son mal de tête de se calmer.
- Cela faisait bien longtemps qu’on ne m’avait pas dit que j’étais amusante.
- Pourquoi ça ?
- Disons que je n’ai pas eu une vie très amusante.
- Racontez moi.
Peyton releva la tête et le regarda droit dans les yeux.
- Je ne vous connais même pas, dit-elle d’une voix blanche.
- Et alors ?
Il sourit alors et Peyton sentit de nouveau un frisson la parcourir. Ce garçon était tellement … sexy. Tout ceci était frais et nouveau et cela lui plaisait.
Contrairement au matin dernier, quand Peyton se réveilla, le matin suivant, elle se rappelait parfaitement de la soirée qu’elle avait passée. Une soirée presque entière à déballer sa vie à ce parfait inconnu, qui lui plaisait tant. Sa mère morte, son père absent, sa mère adoptive décédée elle aussi, ce psychopathe qui l’avait séquestré le jour du bal de promo, la drogue, son boulot pourri, sa dépression après le départ de Jake.
Malheureusement, il lui manquait une partie de l’histoire d’hier soir.
En effet, elle ne pouvait expliquer pourquoi elle n’était pas dans son lit ce matin là. Elle était dans un appartement de grand standing, avec une baie vitrée donnant sur la Vième avenue, dans un lit King size aux draps immaculés et, évidemment, nue.
Ce n’était pas très difficile de deviner à qui appartenait l’appartement, néanmoins elle n’avait strictement aucun souvenirs de la nuit. Elle se leva, enfila une chemise qui traînait sur un fauteuil et parcouru l’appartement. Spacieux, grand luxe, assez simple. Elle vit alors un petit papier blanc, posé sur la table basse du salon.
Elle prit le premier stylo qui lui tomba sous la main et écrit son portable, sur le papier. Elle aurait préféré avoir le numéro de Lucas, mais apparemment, elle n’avait pas le choix. Elle s’habilla en vitesse avec ses habits sales de la vieille, appela un taxi, et quitta l’appartement.
Il faudra que je pense à dire à Lucas que mon nom est Sawyer, se dit elle.
Elle se demanda s’il avait pensé à elle ce matin, en publiant cette photo. Cette pensée la fit sourire. Elle prit alors le Daily News : « Peyton Saver au Belucina, accompagné du nouveau mannequin … ».
Elle attrapa le Present Effect : « Peyton Saver qu’on a vu au … »
Enivrée de toute cette publicité, elle attrapait plusieurs journaux à la fois, cherchant son nom.
- Hé mademoiselle ! Il faut payer pour lire les journaux !
Peyton, en souriant, reposa la pile de magazine.
- Désolée.
- Vous ne prenez rien ? demanda le vendeur grincheux
Sans répondre, Peyton se dirigea d’un pas joyeux vers son appartement. Elle ouvrit sa boite au lettre et trouva pas moins de 9 lettres dont 7 de forme plutôt accueillante. Dans l’ascenseur, elle croisa une jeune fille, agent de la poste, et la salua gaiement.
- Peyton Saver ? demanda la jeune fille
- Euh …Oui.
- J’ai un paquet recommandé pour vous.
Elle sortit alors une boite plutôt volumineuse de son dos et la lui présenta :
- Merci, dit Peyton en signant le registre.
Arrivé chez elle, elle se demanda ce que cela pouvait être que tout ce courrier.
Elle ouvrit d’abord les 2 factures, raisonnables et les rangea dans un coin, faignant de ne pas être impatiente d’ouvrir le colis.
Elle ouvrit alors les autres lettres et trouva des invitations, pour diverses avant-premières et soirées. D’abord réjoui, elle se demanda comment ces gens avaient pu avoir son adresse. Lucas avait-il dévoilé son adresse à tout le monde ?
Elle ouvrit alors le colis et en sortit une robe en soie vert pale, peut-être la plus belle qu’elle ait jamais vue. Elle lut le petit carton dans la boite :
Peyton ne fut pas plus impressionnée que ça. Brooke lui avait déjà parlé de ce créateur, et lui avait raconté qu’il harcelait souvent les filles en leur offrant ses créations, pour coucher avec elle.
Néanmoins, la robe était magnifique, et il était dur de devoir la renvoyer.
Le téléphone sonna alors, et Peyton s’affala sur son canapé, pour répondre.
- Alloooo ?
- Toi, tu es heureuse.
Peyton sourit. Nathan la connaissait par cœur.
- Comment tu le sais ?
- Tu dis toujours « Alloooo » quand tu es heureuse. Je te connais.
- C’est vrai, avoua la jeune fille, je suis heureuse. Qu’a tu fais hier soir ? On a essayé de t’appeler pour sortir, avec Brooke, mais tu n’as pas répondu.
- Désolé, j’étais plutôt occupée. C’est les conseils de classe en ce moment …
- Je vois.
- Vous avez passé une bonne soirée ? demanda t’il après un silence de quelques secondes
- Très bonne. En tout cas pour moi, je n’ai pas beaucoup vu Brooke.
- Vous me raconterez tout ça mardi soir, ok ?
- Mardi ? Comment ça ?
- Brooke ne t’a pas dit ? On a rendez-vous au bar Sud Est.
Peyton grimaça. Le bar Sud Est n’était pas trop mal, mais maintenant qu’elle avait goûté aux boites de nuit hyper luxueuses, le bar allait sûrement être un peu fade.
- Ok, dit elle à contre cœur. On se retrouve là-bas à 19h mardi?
- Pas de problème.
Vers 19h, le téléphone de Peyton n’avait pas sonné, pas de nouvelle de Lucas. Néanmoins, elle ne s’inquiéta pas, se répétant que Lucas devait sûrement travailler tard tout les soirs et qu’il avait du penser à elles chaque secondes. Ou du moins chaque minute.
Elle arriva au bar, sereine, et trouva Brooke et Nathan autour de leur table habituelle, un verre à la main.
- Salut.
- On parlait justement de toi, l’avertit Nathan.
- Et qu’est ce que vous disiez ?
- On parlait de ton nouveau statut de star …
Peyton s’assit et appela le serveur :
- Star ? Il ne faut pas exagérer, disons que New York a entendu parler de moi …
- Tu es dans presque toutes les rubriques peoples aujourd’hui Pey’.
- Mmmh, fit-elle, comme si elle n’y avait pas pensé toute la journée.
- D’ailleurs, où étais-tu passé hier soir ? Je ne t’ai plus vu après minuit.
- Oh, dit Peyton en rosissant, pas grand-chose. Et toi avec Wentworth ?
- Menteuse ! Tu as rencontré un garçon ! Ce ne serait pas ce mannequin de chez …
- Non non, l’assura Peyton.
- Qui est-ce alors ? demanda Nathan
- C’est … Lucas Scott.
- Le journaliste ? Celui qui t’a fait connaître ? C’est vrai que tu lui dois une fière chandelle remarque …
- Brooke ! Je n’ai pas fait ça pour le remercier mais parce qu’il me plaisait vraiment.
- C’est vrai qu’il est canon, objecta Brooke.
- Alors vous avez couché ensemble ? demanda Nathan d’une voix faussement joyeuse
- Plus ou moins.
Brooke sirota son verre en réfléchissant. Nathan, lui, tapota la table nerveusement :
- C’est bien, mais tu ne penses pas que ça va un peu vite ? Avança t’il
- Peut-être, je ne sais pas.
Ses ébats avec Lucas étaient la dernière chose dont elle avait envie de parler. En plus, elle détestait quand Nathan se montrait jaloux ainsi. Elle savait depuis le début qu’il avait un faible pour elle et avait toujours trouvé ça mignon, mais là, ça la gonflait.
- Je veux dire … vous vous connaissez depuis quoi, 2 jours ? Ce n’est pas ton genre de coucher avec un garçon à peine deux jours après l’avoir rencontré.
Peyton posa son verre sur la table de façon sonore, et foudroya Nathan du regard :
- Qu’est ce que tu insinue ?
- Rien du tout. Je dis juste que d’habitude tu n’es pas très … aventurière.
Brooke sourit gentiment et prit la main de Peyton.
- Il n’a pas tort Pey’.
- Vous insinuez que je suis chiante ?
Les deux amis se regardèrent, sans rien dire.
Peyton retira sa main violemment et se leva, remontant la hanse de son nouveau sac à main, gracieusement offert par Christian D.
- Je m’en vais.
- Peyton ! Ne le prend pas comme ça ! dit Brooke.
Nathan, lui, restait assis, immobile, observant la jeune fille blonde.
- A +, dit elle en sortant.
Tout ce dont elle avait besoin était de voir Lucas. Et elle savait comment le trouver.
Elle avait d’abord cherché Lucas au Tribeca bar et avait croisé Paris H. qui l’avait accompagné jusqu’à une soirée privée chez Colin F., elle en était sortie vers 2h et était partie au S.O.S où elle avait rencontré Gisèle, qui s’était avérée très sympathique.
Mais pas de Lucas.
Gisèle appela une voiture en sifflant. Peyton observa ses longues jambes bronzées et les compara avec ses maigres jambes blanches. Il fallait qu’elle remédie à ça.
Elles montèrent toute les deux dans la voiture, et une autre personne réussit à se faufiler avec elles. Une certaine Cory, d’après ce qu’avait comprit Peyton.
- Allez au 18 Chapter Road !ordonna Gisèle au conducteur, qui conduisait la longue voiture noire.
- J’ai plus envie de faire la fête, bouda Peyton, pour se faire remarquer.
- Une fête n’a jamais tué personne ! hurla Gisèle
Peyton posa sa tête sur la vitre et contempla le ciel noir. Elle ferma les yeux et s’endormi.
Musique
Vers 15h, Peyton s’apprêtais à sortir de chez elle, quand son téléphone sonna. Elle fouilla dans son fourre-tout et répondit :
- Allo ?
- Peyton, c’est moi. Je suis désolé pour hier, on ne voulait pas te vexer. Vraiment.
Peyton soupira. Elle n’allait pas faire éternellement la tête à Brooke, surtout pour une histoire aussi minable.
- C’est bon, ne t’inquiète pas.
- Je suis passée à ton appartement ce matin, mais tu n’y étais pas.
Peyton se mordit la lèvre. Elle ne voulait pas avouer à Brooke qu’elle s’était réveillée vers 11h, dans une voiture inconnue. Ses copines Gisèle et Cory avait du partir à l’after en la laissant là, et elle avait du prendre un taxi pour rentrer chez elle.
- Ah bon, bizarre.
- Tu veux qu’on se voie ? J’ai loué le nouveau film avec Julia Roberts, je suis chez toi dans 2 minutes.
- Non j’ai un rendez-vous là, d’ailleurs je dois te laisser. Je te rappelle ce soir Brooke.
- D’accord, dit-elle déçue.
Peyton raccrocha et entra dans l’institut de beauté.
- Bonjour, je viens pour un bronzage intégral s’il vous plait, annonça t’elle.
- Douche ou cabine ?
Les cabines donnaient, paraissait-il, le cancer.
- Douche.
- D’accord, vous avez rendez-vous ?
- Oui, au nom de Peyton Saver.
Elle avait prit l’habitude de donner ce nom, car sinon, les gens ne la reconnaissaient pas.
- Bien, dit l’esthéticienne en souriant, asseyez-vous là-bas, nous vous appellerons.
Peyton s’assit dans la salle d’attente, entourée de femmes plus belles et bronzées les unes que les autres. Elle regarda les journaux présentés sur la table et observa avec satisfaction que c’était les journaux du jour. Dans la salle d’attente de son docteur, elle se retrouvait toujours avec des numéros d’août 2003 de Marie-Claire.
Elle attrapa le Daily Studio et une photo lui sauta aux yeux, dans le sommaire. Elle. Elle partit directement à la page 62, toute éxitée de ce que les gens pourraient lire d’elle.
Le titre la foudroya sur place :
Elle lu rapidement l’article en diagonale. Ils parlaient de sa mère morte. De son père absent. De sa mère adoptive décédée elle aussi. De ce psychopathe qui l’avait séquestrée le jour du bal de promo. De la drogue. Son boulot pourri. Sa rupture avec Jake, son fiancé.
Elle jeta violemment le journal sur la table et quitta la pièce d’un pas pressé.
- Je veux voir le responsable de ce magazine.
Peyton tapotait furieusement des doigts sur le comptoir de la réception du Daily Studio, attendant qu’un responsable arrive.
- Le directeur de publication n’est pas là, je suis désolée mademoiselle.
- Bien. Est-ce que Lucas Scott est ici ?
La réceptionniste parut surprise.
- Non, Lucas Scott ne travaille pas pour nous.
- Bien sur que si ! Il a écrit cet article sur moi, pour vous ! Sous un pseudonyme débile …
- C’est possible. Mais sachez que ce n’est qu’un journaliste free-lance, il n’est presque jamais dans nos bureaux.
- Je vous conseille de prendre un bon avocat, car cela ne va pas se passer comme ça ! Cracha Peyton.
La jeune fille partit alors en claquant la porte, fière du scandale qu’elle avait produit.
Le soir même, Peyton eut Brooke au téléphone.
- Pey’, j’ai vu l’article dans le Daily Studio … je suis désolée.
Cela n’aida pas Peyton. Elle avait en effet espéré que personne ne lirait ce torchon, mais apparemment, tout le monde l’avait lu.
Voir sa tête dans tous les magazines l’avait amusée, mais juste accompagnée d’une petite légende inoffensive. Pas d’un énorme article dévoilant toute sa vie.
- Je fais avec.
- Tu sais, avec Nathan, on a imaginé que tu penserais que c’est nous qui avons donné toutes ces informations à la presse mais tu ne crois pas ça, hein ?
- Non ne t’inquiète pas. Je sais exactement qui a dit ça à la presse.
- Qui ? demanda Brooke curieuse
- Lucas Scott.
- Ton … le Lucas Scott ?
- Celui-là même. C’est à lui que j’ai raconté tout ça.
Peyton soupira. Elle était déçue, mais de toute façon, Lucas ne l’avait même pas rappelée. Ce n’est pas comme s’ils sortaient ensemble.
- Je dois te laisser, Brooke.
- Tu ne veux pas qu’on se voie ce soir ? Pour décompresser et oublier cet article stupide.
- Euh non je préfère rester chez moi seule. On se voit un autre jour ?
- D’accord. A bientôt.
Peyton sentit que Brooke était déçue, c’était la deuxième fois dans la journée qu’elle la rembarrait. Mais ce soir, elle avait juste envie de sortir en boite, sans parler de ses problèmes avec quiconque.
Quelques jours plus tard, en rentrant chez elle de sa fameuse séance de bronzage, elle se rendit compte que Nathan et elle ne s’étaient pas parlés depuis presque une semaine. Depuis qu’il l’avait vexée en fait. Malgré qu’elle n’ait pas une minute à elle et qu’elle ne soit toujours accompagnée de personne glamour, elle avait pensé à lui. Il lui manquait un peu. Elle s’apprêta à passer chez lui quand son nom retentit derrière elle :
- Peyton Saver !
Elle se retourna et se retrouva devant une jeune fille, plutôt jolie et très bien habillée, l’air ahurie.
- C’est moi.
- Je vous idolâtre ! Peyton Saver je vous aime !
Peyton fut un peu gênée. Il n’y avait pas grand-chose à répondre à ça.
- Et bien, merci.
- Vous voulez bien que je vous suive un moment ?
Là, ça devenait un peu flippant. Sa tête était apparue dans quelques magazines, elle avait l’habitude que les couturiers et les videurs la reconnaissent, mais pas les gens de tous les jours. Et surtout pas qu’ils lui demandent de la suivre.
- Si … si vous voulez.
- Vous êtes tellement belle. Vous êtes mon modèle.
- C’est très gentil mais je n’ai rien fait de particulier … comment vous appelez vous ?
- Taylor James.
- Ah, et bien enchantée Taylor, dit Peyton ne lui serrant la main.
Elles continuèrent à avancer en silence, Taylor observant Peyton.
- Qu’est ce que vous faîtes dans la vie ?
- Rien. Je sors, je rencontre des gens … comme vous ! répondit Taylor avec un grand sourire.
Peyton rit intérieurement. Si elle savait qu’elle faisait un boulot minable à « Economiser ou gagner plus », elle ne l’aimerait peut-être plus autant.
Le soir même elles sortirent toute les deux. Et le soir suivant aussi. Et le soir d’après, elles sortirent encore. Traîner avec Taylor était très valorisant pour Peyton. Elle l’adorait littéralement et la complimentait sans arrêt.
Avec Brooke, elle était toujours passée au second plan, elle avait moins d’amis, elle sortait moins le soir, elle sortait avec moins de garçons, elle récoltait toujours les mauvais plans. Mais avec Taylor, elle était mise sur un pied d’éstale. Elle appréciait. Bien sur, elle essayait de garder Brooke comme amie, néanmoins, elle ne faisait plus autant d’effort qu’avant. Si Brooke tenait réellement à rester son amie, elle n’aurait qu’à y mettre son énergie. Peyton avait la sienne à dépenser en autre chose.
Pendant la semaine passée avec Taylor, elle avait réussit à sortir avec Jensen.A et Jamie.C. en 3 jours. Elle s’était fait beaucoup de nouveaux amis connaissant des gens qui connaissaient des gens qui connaissait quelqu’un. Elle s’était prit pas mal de cuites. Et elle avait passé environ 10 minutes par jour dans son appartement.
Musique
Or ce soir là, Peyton n’était pas à la fête. Elle avait mal à la tête et était fatiguée.
Un illustre inconnu s’évertuait à la draguer, mais elle n’y prêtait pas attention. Il n’était que 1h, mais elle avait envie de rentrer chez elle. Quand tout à coup, Lucas surgit de nulle part.
- Je peux vous inviter à danser ? dit-il en tendant sa main à Peyton.
Cette dernière lui lança un regard noir et fit semblant d’écouter ce que lui disait l’inconnu.
Lucas s’assit donc à côté d’elle et lui dit dans l’oreille :
- Tu es donc en colère ?
Elle fit volte-face et lança :
- Je n’ai absolument pas envie de te parler. Après tout, tu pourrais rapporter tout ce que je dis à la presse !
Au lieu de baisser les yeux d’un air gêné comme Peyton s’y attendait, il sourit amusé.
- Tu as lu l’article ? Pas mal hein ?
- Pas mal ? Tu as dévoilé ma vie à de parfaits inconnus !
- Peyton, réfléchis mon ange, si je ne l’avais pas fait, tu ne serais pas ici aujourd’hui.
Cette dernière, même si elle le détestait toujours, aimait la façon dont il prononçait le mot « ange ».
- Qu’est ce que tu veux dire ?
- Peyton, ne te fais pas plus bête que tu ne l’es. Une it girl ne dure jamais plus de 3 ou 4 semaines ! Cet article a permit la continuité de ton règne. Cet article t’assure une place dans la jet-set pour encore 2 semaines minimum.
Peyton plissa les yeux, faisant mine réfléchir. Evidemment, il avait en parti raison, mais révéler toute sa vie était impardonnable.
- Et pourquoi as-tu fait ça pour moi ?
- Essentiellement pour le fric qu’allait me rapporter le journal.
Sous le regard choqué de Peyton, il reprit son sourire amusé. Il lui prit la main et dit de sa voix la plus charmeuse :
- Je rigole. Parce que je t’apprécie.
Il posa alors sa main dans son dos avec force et la serra contre lui. Il colla alors sa bouche contre la sienne et Peyton lui pardonna tout immédiatement.
- Je suis désolé Peyton, j’aurais vraiment du t’en parler. Mais je fais tout ceci pour son bien.
Peyton sourit et le recolla contre lui :
- Tait-toi et embrasse moi.
- Taylor, je veux ce sac ! Offre le moi pour mon anniversaire !
- Ton anniversaire n’est que dans quelques jours …
Taylor, rayonnante, suivait Peyton faire les magasins. Cette dernière pensait avoir sérieusement besoin d’une nouvelle robe, pour l’anniversaire de Nicole R. le soir même, dans un manoir perdu au milieu de nulle part, en banlieue de New York. Seulement jusqu’ici, elle avait acheté des chaussures, des sacs, des boucles d’oreille, mais pas de robe …
Durant les dernières semaines, Peyton avait démissionné de son job en secret. Elle détestait l’idée de devoir y retourner et s’était promis de retrouver un job meilleur, dès qu’elle en aurait le temps. Depuis, elle vivait avec sa carte de crédit, son autorisation de découvert, Lucas et la bonne âme des créateurs.
- C’est vrai qu’il est génial. Achète le, proposa Taylor comme si l’idée n’était même pas venue à l’esprit de Peyton.
- Ou alors garde ton argent, dit une voix derrière elles.
Elles se retournèrent en même temps, pour voir Brooke, souriante.
- Brooke !
- Peyton ! Ca fait tellement de temps qu’on ne s’est pas vue.
- Oui … conçeda Peyton.
Brooke s’approcha de cette dernière mais Peyton sourit gênée, ne pouvant pas la prendre dans ses bras à cause de tous ses paquets.
- Comment vas-tu ?
- Bien. Je te présente Taylor.
- Enchantée Taylor.
Cette dernière fit un sourire condescendant à Brooke et tourna la tête.
- Tu veux qu’on se voie ce soir ? Proposa la jeune fille brune
Peyton regarda Taylor, qui lui jeta un regard significatif.
- Désolée, mais je préfère rester chez moi ce soir, s’excusa Peyton, peut-être un autre jour !
- Je vois. A bientôt alors, dit Brooke froidement.
A l’intérieur du magasin, Peyton regretta son geste. Elles ne s’étaient pas parlées depuis pas mal de temps et Brooke avait vraiment l’air vexée. Mais elle vit Taylor jouer avec un chapeau et éclata d’un rire moqueur, oubliant sa meilleure amie.
Tant pis pour Brooke.
Juste avant de partir chez elle, Peyton entendit son téléphone sonner. Elle hésita à répondre, mais revint sur ses pas et lança un « allo » pressé :
- Peyton, c’est papa.
- Désolé papa je n’ai pas le temps de te parler, je dois y aller.
- Peyton ! Ca fait des semaines qu’on ne s’est pas parlé ! Est-ce que tu viens à la maison pour ton anniversaire ?
- Désolé, je te rappelle bientôt.
- J’ai besoin de toi. Tu m’avais dit que tu garderais Pitchou, si tante Marine et moi on en avait besoin … ce soir on en a besoin.
- Ce soir, c’est impossible. Je vais à une fête.
- Décommande toi s’il te plait, c’est vraiment très important.
- Non je ne me décommanderais pas papa, tu me préviens au dernier moment ! S’énerva Peyton
- Je sais bien, mais je te demande ça comme une faveur. Et puis une fête un jeudi soir …
- Une fête n’a jamais tué personne. Je ne peux pas. Désolée.
- Ce que tu peux être égoïste Peyton !
- Egoïste ? C’est moi l’égoïste ? L’égoïste c’est la personne qui demande au dernier moment à sa fille de décommander tous ses projets pour pouvoir sortir, c’est la personne qui laisse sa fille toute seule tous les soirs pour partir en mer alors qu’elle n’est qu’une enfant, l’égoïste c’est la personne qui ne comprend pas que sa fille souffre et qui l’appelle uniquement pour lui demander des faveurs ! Explosa Peyton.
Un silence se fit entendre au bout du fil.
- Tu souffre ? demanda finalement Larry.
- Je n’ai pas le temps d’en parler. Au revoir.
En raccrochant, Peyton comprit qu’elle avait perdu une part de son père en lui disant tout ça. Que tout ce qui l’avait fait culpabilisé durant toutes ses années lui avait été balancé à la figure et qu’il avait souffert lui aussi. Elle descendit lentement les escaliers, monta dans son taxi, et appuya sa tête contre la fenêtre, essayant d’oublier ses problèmes.
En arrivant à la fête dans le manoir, Peyton chercha Lucas de vue. Ne le trouvant pas, elle chercha Taylor. Introuvable elle aussi.
Elle s’assit finalement sur un fauteuil, et observa les environ. Des mains se glissèrent alors sur ses yeux.
- Devine qui c’est ?
- Lucas …
Ce dernier l’embrassa et au moment où Peyton ré ouvrit les yeux, elle découvrit quelque chose qui la fit trembler d’effroi.
- Brooke !
Cette dernière semblait horrifiée.
- Salut Peyton, alors, tu t’amuses bien ? demanda t’elle d’une voix amère
- Je … qu’est ce que tu fais ... là ?
- Mais je peux te retourner la question …
Lucas, qui comprit le malaise, s’éclipsa.
- Je suis désolée Brooke, je … j’ai changé d’avis et … j’ai pensé qu’il était trop tard pour t’appeler …
- Te fatigue pas Peyton.
Elle la scruta de bas en haut, puis ajouta:
- Tu as tellement changé.
- Je n’ai pas changé, je suis toujours ta meilleure amie c’est juste que …
- Non, tu n’est plus ma meilleure amie. Ma meilleure amie m’aurait appelée durant les dernières semaines, rien que pour avoir des nouvelles. Ma meilleure amie aurait parlé à Nathan, et n’aurait pas coupé les ponts avec lui pour une histoire aussi stupide. Ma meilleure amie ne m’aurait jamais fait un coup pareil. Nous ne sommes plus amies Peyton. Tu as tout gâché.
Brooke lui jeta alors un regard noir et quitta la pièce calmement. Peyton était scotchée à son siège, il lui était impossible de parler ou de bouger. Elle se leva finalement, et, sans un mot, elle sortit du manoir.
Peyton regarda sa montre Cartier. 4h28 du matin. Elle n’était même pas fatiguée. Elle marcha un peu dans l’allée de pierre du manoir et souffla une bouffée d’air froide. Elle s’assit sur un banc un peu gelé, se fichant d’abîmer sa robe ou de la mouiller. Elle prit son paquet de cigarette, dans son nouveau sac à main, offert à la dernière soirée de sa copine Lindsay L. et en alluma une. Elle tira une longue bouffée, mais cela ne lui faisait rien. Elle ne se sentait pas mieux pour autant.
Elle venait de perdre à jamais sa meilleure amie, son meilleur ami, sa famille, et se retrouvait coincée dans un immense manoir à grelotter dehors sur un banc gelé. Elle tira plus fort sur sa cigarette, mais cela ne produisit toujours pas l’effet escompté. Des larmes jaillirent de ses yeux, mouillant ses joues refroidies par l’air ambiant, sa cigarette, sa robe.
- Peyton !
Cette dernière tourna la tête vers le balcon est du manoir, instinctivement. C’était Taylor qui l’appelait, évidemment.
Une musique assourdissante retentissait du manoir, tout comme des cris ivres, des rires aigues et des verres brisés.
- Peyton ! Paris vient de lancer son string dans le salon, c’est trop marrent ! Pouffa Taylor.
Peyton baissa la tête. Elle se fichait de Paris, elle se fichait de son string et par-dessus tout, elle se fichait de cette fête. Tout ce qu’elle désirait était de rentrer chez elle, se coucher tranquillement et dormir. Pendant plusieurs année si possible.
- Peyton ! Hurla encore une fois Taylor, du balcon, j’ai récupéré quelque chose qui devrait t’intéresser.
Curieuse, Peyton leva la tête. Elle distingua un petit sachet blanc dans les mains de la jeune fille. Elle se leva alors.
Elle avait perdu Brooke, Nathan, sa famille, tout ce qui lui importait. Pour la première fois depuis des mois, elle se demanda comment elle en était arrivée là.
Elle rentra dans le manoir, se demandant si la drogue allait l’aider à oublier. Requinquée par cette idée, elle chercha Lucas. Elle chercha dans le salon, rempli de monde, puis monta à l’étage. Elle entra dans la salle de bain et dans la chambre, quand elle entendit su bruit, venant des toilettes. Elle entra prudemment et ouvrit de grands yeux :
Taylor, sa jupe remontée, « s’amusait » avec Lucas.
Sans être vraiment choquée, Peyton fut un peu surprise. Elle savait que son amitié avec Taylor était fondée sur le néant. Elle savait qu’elle lui ferait un sale coup pour monter dans les échelons, mais … Lucas, cela lui fit un petit pincement au cœur. Elle savait aussi qu’ils n’étaient pas amoureux et qu’il n’allaient nulle part ensemble, mais espérait tout de même qu’il la larguerais en bonne et due forme. Raté.
- Peyton … je suis désolé … s’excusa Lucas, mi gêné - mi énervé
Taylor, elle, ne disait rien. Peyton fit quelques pas en arrière et descendit calmement les escaliers. La musique envahit à nouveau ses oreilles. Elle sortit du manoir, claqua la porte, et marcha, un long moment. Les rares personnes passant par cette route déserte en pleine nuit pouvaient penser que c’était une pauvre fille ne retrouvant pas son chemin. Mais ils se trompaient. Elle savait exactement où aller.
- Papa ! C’est moi !
Larry apparut dans l’entrée, un air surpris accroché au visage.
- Peyton ? Je ne pensais pas que tu viendrais …
La jeune fille inspira un grand coup et déballa :
- Je suis désolée pour tout ce que j’ai dit, je ne le pensais pas vraiment, j’aurais du venir quand tu me l’a demandé parce que je t’avais promis et …
Un gazouillement se fit alors entendre à l’entrée. Pitchou s’était assis devant la porte et regardait Peyton en souriant, levant son petit plâtre.
- Pitchou ! Tu es bien amoché mon chéri.
Elle le releva et sourit : il lui avait manqué.
Larry s’approcha d’eux et sourit lui aussi. Il prit sa fille dans ses bras et dit tout bas :
- Je suis désolé.
C’était la seule chose qu’elle avait envie d’entendre. La seule chose dont elle avait besoin.
Quelques jours plus tard, Peyton était retourné dans son appartement. Elle avait acheté les journaux, chez son père, et avait découvert dans la rubrique mondaine du New York Times que Taylor James était la nouvelle It Girl à suivre. En effet, en rentrant chez elle, au lieu de retrouver les lettres d’invitation à de grandes fêtes habituelles, elle avait retrouvé des cartons l’invitant à rendre les vêtements qu’on lui avait prêtés. La fête était donc bien terminée.
Maintenant qu’elle n’avait plus ni boulot ni ami, le temps lui paraissait long, et retourner chez son père à Tree Hill lui paraissait une idée de moins en moins mauvaise.
Mais s’échapper n’était pas une solution, elle le savait. Elle acheta tous les journaux d’offre d’emploi, résistant à l’envie d’acheter des journaux people, et s’installa sur son lit, dans son appartement. Munis d’un gros marqueur noir, elle raya, cocha, barra, déchira, plia le journal. Aucun boulot ne lui convenait vraiment, mais elle ne pouvait pas faire la difficile.
Juste à côté d’elle, était posé son portable. Elle savait ce qu’elle avait à faire, mais n’osait pas. Appeler Nathan ou Brooke serait trop difficile. Elle décida de passer voir Brooke.
Sur le chemin, elle essaya de se rassurer. Brooke était sa meilleure amie. Enfin … plus tout à fait.
En montant les escaliers de l’immeuble, Peyton sentit son cœur battre très fort. Qu’allait-elle lui dire ? Comment allait-elle réagir ? Sur le palier, Peyton sonna, d’une main tremblante.
Elle entendit quelques pas puis le claquement du loquet.
- Brooke, c’est … moi.
- Je vois ça, répondit-elle d’un ton froid.
- Ca va ?
- Je n’ai pas très envie de te parler, là.
- Je suis désolée Brooke. J’ai perdu la tête, le succès m’a enivré et sans réfléchir j’ai perdu toute notion de la réalité. J’aurais pu garder la tête sur les épaules, continuer à faire comme si de rien était et ignorer que mon visage était dans tous les tabloïds, mais j’étais instable à cause de ma rupture avec Jake et cette ascension m’a permis d’échapper un peu à mon quotidien ringard. J’étais jalouse de toutes tes sorties, le monde glamour que tu côtoyais. J’ai juste voulu y goûter et …
- C’est bon Peyton, arrêtes. Tu sais que je ne peux pas vraiment t’en vouloir. Mais je mettrais du temps à nouveau te faire confiance.
- Je suis désolée de ne pas t’avoir appelé l’autre jour, j’aurais du t’inviter.
Brooke secoua la tête.
- Ce n’est pas pour ça que je t’en veux Peyton, tu n’as rien comprit. Je t’en veux parce que pour quelques paillettes et quelques pages glacées tu m’as écarté de ta vie. Je sais que tu n’étais pas habitué mais … je n’y peux rien, je ne te fais plus confiance. J’ai l’impression que tu peux m’écarter à nouveau à tout moment.
Peyton se mordit la lèvre pour ne pas pleurer.
- Je suis désolée Brooke. C’est tout ce que je peux te dire.
- Je sais.
Un petit silence s’installa. Brooke ne l’invitant pas à entrer, Peyton comprit le message.
- Je vais m’en aller.
- Je crois que ça vaut mieux. A bientôt Peyton.
En sortant, Peyton, la tête baissée, rentra dans un jeune homme.
- Je suis désol …
En relevant la tête, elle s’aperçut que c’était Nathan.
- Oh … Nathan.
- Peyton, tu vas bien ?
Il souriait paisiblement, comme s’ils n’étaient pas fâchés. Comme si ils n’étaient que de vieux amis ne s’étant parlé depuis un bout de temps.
- Oui, pas trop mal et toi ?
Elle remarqua alors qu’il était accompagné d’une jeune fille, plutôt petite et châtain. Jolie, songea Peyton.
- Très bien. Je te présente Haley, c’est mon amie.
Peyton eut l’impression de recevoir un coup. Son amie ? Mais … n’était-il pas censé être amoureux d’elle ? A peine un mois plus tôt, il n’avait dieu que pour Peyton !
- Enchantée.
La petite brune lui fit un grand sourire et dit :
-Je vais t’attendre à l’intérieur, vous devez avoir des choses à vous dire.
Nathan la remercia d’un sourire, et elle pénétra dans l’entrée.
- Elle est géniale, commenta t’il en la regardant entrer.
- Ou vous êtes vous rencontré ?
- Elle a un fils dans l’école. Il n’a que 4 ans, mais il est adorable.
- Hum je vois.
Elle comprit alors que tout avait changé. Plus rien ne serait comme avant. Ces quelques semaines dans une bulle l’avait changé à jamais, que ce soit dans ses relations ou dans sa maturité. Et elle devait faire avec. Elle s’apprêta à partir, quand Nathan dit finalement :
- Au fait … bon anniversaire Peyton !
Peyton sourit. Elle avança de nouveau sur le trottoir, plus sure d’elle. Sa vie était chamboulée, c’était un nouveau défi. Tout reconstruire, s’aider des personnes qu’on aime pour ça.
En tout cas, les fêtes étaient finit pour elle. Plus jamais. Ou seulement des fêtes entre amis, mais les fiestas branchées ne lui convenaient plus.
Plus de folies, juste le quotidien, qui lui convenait parfaitement.
Elle avança alors pour appeler un taxi, quand elle se rappela qu’elle manquait d’argent … elle se repositionna sur le trottoir mais trop tard, le taxi s’était arrêté, et une voix dit derrière elle :
- Vous n’utilisez pas ce taxi ?
Peyton se retourna alors. Un superbe homme la dévisageait :
- Vous n’utilisez pas ce taxi ? Redemanda t’il
- Euh non.
- Dommage, on aurait pu faire le trajet ensemble, répondit il en lui faisant un clin d’œil.
Peyton haussa alors les sourcils et sans s’en rendre compte, s’engouffra dans le taxi avec l’homme.
- Je m’appelle Peyton, dit t’elle.
- Enchanté Peyton. Moi c’est Michael.
Peyton s’installa confortablement sur son siège, se demandant où elle allait.
- Je vais à l’aéroport, annonça Michael au chauffeur. (Puis à l’attention de Peyton) je vais à Ibiza. Une fête avec des amis, ça vous tente ?
Peyton réfléchit alors à toute vitesse.
- Ca me tente.
Evidemment, c’était dangereux. Et ç’allait à l’encontre de toutes les résolutions qu’elle avait prise, quelques minutes auparavant, mais c’était si excitant …
Juste une dernière fête.
Une toute dernière.
Ca n’a jamais tué personne, hein ?