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Série : One Tree Hill
Création : 17.06.2007 à 17h20
Auteur : brucas62
Statut : Terminée
« Ma troisiéme fiction compléte.. Bonne lecture! » brucas62
Cette fanfic compte déjà 26 paragraphes
Charles Bukowski a ecrit : Il y aura toujours quelque chose pour ruiner nos vies. Tout dépend de qui nous trouvera en premier. On est toujours prêt pour se faire prendre.
« Quand à l'automne une feuille tombe, l'ours la sent, l'aigle la voit et la biche l'entend.. C'est dans un de mes livres.. Tout le Monde sait que tu n'as pas eu ce que tu prévoyais, Tout le monde fuit ce qu'il ne comprend pas, tout le monde dissimule les culpabilités de sa jeunesse, tout le monde a ses fantômes, ce vide qui hante, quand tout le monde ajoute ça, ils ont perdu plus que ce qu'ils n'ont gagné.. C'est si triste, je m'en souviens clairement. Demain ce sera l'automne. Je déteste l'arrivée de cette saison. C'est la seule chose qui mette un peu de gris dans mes yeux. Je pense à elle.. Ma grande soeur de coeur, qui est morte à 18 ans à peine, une journée comme ça. C'était il y'a longtemps, pourtant elle restera toujours ma meilleure amie. »
C'était un 19 septembre.. Comme Aujourd'hui. Je rentrais chez nous. Ce n'était pas une journée normale, c'était bizarre. Je continuais à marcher une valise à la main, les clefs de la maison dans l'autre, le sourire aux lèvres. Mon sourire s'estompa au bout de la rue, quand je vis des personnes qui discutaient en pointant notre maison. Au fil et à mesure, une foule abondante était là.. C'était le voisinage, plus curieux que jamais.. Dès qu'une personne s'approchait tiraillée par la curiosité, et qu'elle demandait ce qui se passait, un autre individu lui répondait en dramatisant la situation, ou en augmentant le récit de l'histoire et en la racontant à sa façon.. Je couru sans mes jambes vers eux, je courais le ventre par terre. Je m'imaginais plein de scénarios, plus sordide les unes que les autres. Mais je ne pensais vraiment pas à elle. Je poussa tout le monde, je m'avança vers lui. Il avait son visage des mauvais jours, ça se déboyautait à l'intérieur. Je resta sur le pas de la porte. Je regarde la police traverser la rue. J'avais un pressentiment, comme elle disait quand elle prévoyait une catastrophe qui n'arrivait jamais. Mais parfois, ça arrivait (....)
On était tous là, devant cette église, on rentrait un par un. J'avais pris une grande inspiration, et je rentra à mon tour. Tout était éclairé chaudement, on se croyait à un mariage, ou un truc du genre. Je la vis de loin, elle était là prés de l'autel, je me mis à courir de toutes mes forces! J'arriva à sa hauteur, elle était vêtu d'une robe blanche, comme un ange, elle n'avait plus de bléssure, elle semblait apaisée. Elle me souria, ce sourire qui me réchauffait le coeur à chaque fois, celui que me redonnait confiance, celui que je connaissais par coeur. Je lui souria, je la regardais comme avant, ce regard complice.. J'avais l'impression qu'elle s'éloignait de moi, je la regardais curieusement, comme pour la ramener prés de moi. Je sentis une main sur mon épaule, je tourna la tête, c'était lui.. Nathan. Celui qui était resté auprès de moi 24h sur 24, depuis qu'elle était partie. Celui qui me comprenait, ce n'était pourtant pas le seul à être là.. Mais pourtant je savais qu'il resterait là pour moi. Il me fit un sourire réconfortant malgré toute la peine qu'il ressentait lui aussi. Je me retourna pour revoir ma meilleure amie, mais elle avait disparu d'un seul coup! Je compris à ce moment là, que ce n'était que son mirage..
Nathan m'entraîna avec lui sur un banc de l'église. Tout nos proches, et nos amis étaient regroupés.. L'église était bondée de monde venant eux aussi assister à la cérémonie. Je ne savais pas qu'elle avait autant d'amis, peut être que c'était les personnes qu'elle avait rencontrée lors de sa tournée. Le calme se repentit dans toute la salle, le prêtre se mit à parler. Tout le monde était attentif à ce qu'il disait, mais je n'en faisais pas autant. J'étais dans mes souvenirs.. J'entendais des reniflements, des pleurs incessants du aux paroles de celui-ci. Cela gâchaient l'ambiance de mes songes! Je ne pleurais pas, j'en avais déjà fait assez ces derniers jours. Non, je me retenais car je savais qu'elle n'aurai pas aimer me voir dans cet état. Après un long hommage de la part du prêtre, il nous fît un signe de la main pour qu'on vienne à notre tour, faire un discours! Ses proches passaient à tour de rôle. Leurs louanges étaient tous aussi émouvants. Haley s'avança elle aussi. Après un long moment, elle se mit au piano, pour sceller son discours. Elles adoraient la musique. C'était leur rêve, leur ambition. Elles avaient tout quitté pour aller en tournée. Elles m'avaient laissé à Tree Hill. Elles étaient revenues 6 mois plus tard. Je leur en ai énormément voulu mais malgré tout elles resteraient mes meilleures amies. Haley toucha le piano, d'une voix tremblante, elle ajouta..
- Et si tu étais avec moi aujourd'hui je te chanterais juste une dernière fois, une chanson pour un coeur si gros que même Dieu ne le laisserais vivre. Que les anges te mènent.
Elle chanta cette chanson qui était si connu. Cette chanson d'adieu pour une jeune femme en or.
Musique : Susie Suh
Mes larmes se mirent à couler. Parfois, j'aurais aimé être écrivaine, pour avoir une phrase à chaque chagrin. Il ne restait plus que moi. Je me tourna vers Haley, Nathan, et Lucas. Ils me firent un signe d'abréviation! Je m'avanças vers l'autel où était posé des fleurs qui encerclaient sa photo. Je posa ma main sur son cercueil. Tout le monde me regardait, je baissa la tête. Les larmes montaient. J'avais l'impression que quelqu'un me donnait de la force, << Allez Peyton>>. Je releva la tête après un instant et je commença mon récit.
- Je ne suis pas très douée pour les discours. Comme vous le savez tous ici, elle était ma meilleure amie, ma famille, ma confidente depuis très longtemps. Une merveilleuse amitié qui a durée 10 années! J'ai toujours pensée qu'on vieillirai ensemble. Tu nous as quitté beaucoup trop tôt. Pourquoi a t-il fallu que tu payes à sa place? Je sais qu'il faut une sanction à chaque erreur, mais pourquoi toi? (Pause) Je sais que l'amour que je te porte ne disparaîtra jamais. La peine de t'avoir perdu, ne rivalisera jamais avec la joie que j'ai eu de t'avoir croisé, de t'avoir connu. Tu es, et tu resteras ma soeur. Tu as toujours été là dans toutes les épreuves. Nos parents ont toujours été absents, alors tu étais devenue ma seule famille. Je ne compte plus mes pleurs même si cela ne te fera pas revenir parmi nous. Malgré les hauts et les bas, on a toujours été soudé. Je te demande pardon si dans le passé, je t'ai fait du mal. Je ne me le pardonnerais jamais de t'avoir trahie. J'aurais tant aimé que cela se passe différemment. Je ne sais pas comment je vais faire sans toi dans ma vie. Qui sera là après que le dernière ange se soit envolé? A partir de maintenant, je sens qu'il va falloir que me débrouille toute seule. (Pause) Ce n'est qu'un au revoir, tu m'attends, je sais que tu n'es pas loin. Tu es hors de ma vie, mais tu es loin d'être hors de ma pensée. Tu es juste de l'autre côté du chemin. Ma vie n'est pas fini, elle a juste changé! Ce que nous étions l'un pour l'autre nous le sommes toujours. Le fil n'est pas coupé. On s'était toujours simplement aimés comme deux amies. Les disputes, les différents nous avaient rapprochés, pour ne plus jamais cesser de se parler. Nous sommes entrées réellement chacune dans la vie de l'autre pour y prendre une place, que jamais on ne confiera à quelqu'un d'autre . Parce qu'avec elle c'était différent . C'était de la sincérité, jamais de mensonges, on se disait tout ce qu'on pensait, même si sa pouvait faire mal. Nous avons toutes deux notre caractère, et notre " franc-parlé ". Cette fille qui pouvait paraître froide au départ était en réalité une toute petite fille sensible, qui ne voulait de mal à personne, gentille avec tout le monde parfois même trop gentille avec certaines personnes, c'était un énorme coeur, remplit d'amour à donner. Elle me touchait quand elle pleurait. Cette fille je l'aimait vraiment, au sens proprement dit - Je l'aime.
J'eus l'impression de m'être pris un coup de poing entre les deux yeux, une douleur atroce m'irradie toute entière, de celles qu'aucun mot, qu'aucun geste ne pouvait consoler et qui faisait ruisseler sur mes joues ces larmes amères, ces vraies larmes dont on oubliait le sens à force de les verser pour des futilités et qui pleuraient la meilleure amie que j'avais dans le coeur et qui ne me reviendra jamais. Mes mains tremblantes s'écrasèrent sur ma bouche. Je courba la nuque, mes jambes me soutenaient à peine. Je m'assis par terre, juste à côté d'elle, je colla ma tête sur son cercueil. Ils s'avancèrent vers moi, je me consumais dans la peine petit à petit, je réalisais que je venais de perdre réellement ma meilleure amie. Cette période, c'était quand je faisais de mon mieux mais je n'y arrivais pas, quand j'avais ce que je voulais mais pas ce dont j'avais besoin, quand je me sentais si fatigué mais je ne pouvais pas dormir, Collé à l'envers et les larmes venaient couler sur mon visage, quand j'ai perdu quelque chose que je ne pouvais pas remplacer, quand j'aimais quelqu'un mais que je me gaspillais..
Je regardas Lucas qui s'était accroupi à coté de moi, et je prononça les premiers mots <<Est-ce que ça pourrait être pire ? >> . Il me fixa, il ne savais que dire.. Il se contenta de m'entourer l'épaule avec son bras, on resta comme ça, de dos sous la lumière de l'église. Il me chuchota dans l'oreille. Lui, aussi souffrait énormément, il venait de perdre deux personnes importantes dans sa vie, Keith et Brooke. Brooke était devenue sa copine, sa petite amie plus exactement. Je me rappelle que quand je partais le voir, il se baignait dans les souvenirs passés avec elle. Ce n'étais pas une douleur passagère. On n'arrivait pas à ne plus y penser, c'était plus fort que nous. Pourtant c'est vrai, il faut des sanctions à chaque erreur..
Ils m'entraînaient, je marchais sans vraiment savoir où il m'amenait, sans penser, sans pleurer, sans réfléchir.. Sans vraiment savoir où j'étais. Comme quand je me réveillais en pleine nuit, au milieu d'un cauchemar. Mon coeur ne voulait pas. Il allait me déchirer la poitrine, m'arracher le ventre, et me vider par la bouche et les yeux. Je reniflais fort. C'était un endroit sans vie, sans couleurs. Un endroit qui ressemblait en aucun cas à ma meilleure amie qui était tout le contraire (...)
Des hommes emportaient son cercueil sous terre. J'avais l'impression qu'elle se mettait tout à coup à crier et à m'implorer. Les gens versaient de la terre sur elle. Je m'avança à ma tour du trou. Elle m'appelait sans bruit. Je pouvait encore la sauver et la sortir de terre, mais je laissa glisser une dernière poignée. Tout disparu. Des hommes se chargèrent de recouvrir complètement le tombeau. On ne voyait plus rien. Ils s'en allèrent tous un par un vers le Karen's Café juste pour un dernier hommage. Rester à parler d'elle, se remémoraient les sentiments d'avant juste une dernière fois.
Il ne restait plus que moi et Haley. Maintenant, je pouvais laisser aller tout ce qui me restait de grosses larmes chaudes et de hoquets. Merde, ce que j'avais mal. J'eus le souffle coupé, l'impression d'une gerbe d'étincelles éclataient dans ma tête... La crise qui suivi m'effraya moi-même. Non par sa véhémence, mais parce qu'elle était incontrôlable.
oh j'arrete pa de pleure lol !!! c triste mais c beau j'adore felicitation !!!
bonne continuation !!!
bizzouxx !!!