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Série : One Tree Hill
Création : 01.07.2007 à 14h52
Auteur : S0h0o
Statut : Abandonnée
« Voilà l'épisode 2 :) » S0h0o
Cette fanfic compte déjà 22 paragraphes
Il arrive que les gens ne respectent pas leurs promesses. Parfois parce que cette promesse ne compte pas à leurs yeux, parfois parce qu’ils ne sont pas en mesure de la tenir.
Certaines personnes se fiche de ce qu’ils promettent et pourtant, les respectent quand même. Est-ce que cela fait d’eux de bons amis ?
Les personnes ne pouvant pas jurer, mais le faisant quand même sont ils alors de mauvais amis ?
Toute personne normalement constituée saurait qu’il est impossible de distinguer l’amitié du faussaire grâce à ce genre d’honnêteté. Pourtant, on essaye tous de le faire un jour où l’autre, à nos risques et périls.
Musique
- J’ai mal au ventre.
- J’ai un advil si tu veux, proposa gentiment Peyton.
Haley, elle, restait en retrait.
- Arrête de faire la gueule, lui dit Rachel en gobant son advil.
Depuis la fameuse soirée où nous l’avion fait boire pour qu’elle accepte de rester célibataire et sans enfant toute sa vie, elle nous en voulait.
- Non. A cause de vous je vais rester une pauvre vieille fille jusqu’à la fin de ma vie.
- Nous aussi on sera des vieilles filles, dis-je en buvant une gorgée de mon café.
Haley se leva alors dramatiquement, et enroula violemment son écharpe autour de son cou. Malheureusement pour sa crédibilité, elle n’arrivait pas à l’attacher correctement. Si bien qu’un pan de l’écharpe remontait de façon curieuse en l’air, ce qui rendait son petit visage à l’air énervé plutôt ridicule. Peyton et Rachel se regardèrent et se mirent à rire. J’eu la délicatesse de seulement sourire.
Haley se laissa finalement tomber dans son fauteuil et se mit à geindre :
- Je vais finir sans mari à cause de vous. Je ne rigole pas, c’est très grave.
- Mais … dit Peyton ne lui prenant la main, ce n’est qu’un pacte ridicule de fille bourrée ! Tu n’as toujours pas comprit ?
- Hep hep hep hep ! Dis-je en faisant intrusion, ce n’était pas un pacte de fille bourrée ! Je compte vraiment sur vous !
Peyton me lança alors un regard étonné.
- Ca ne va pas ? Je pensais que c’était une blague. Tu ne penses quand même pas que je vais rester seule toute ma vie pour toi ?
- Pas seule dis-je, tu a le droit d’avoir un copain, mais pas plus.
Peyton se mit à rire de son rire que je n’aimais pas. Un rire moqueur.
- Tu a fumé quoi exactement Brooke ? Toi-même, tu sais très bien que tu ne vas pas rester célibataire toute ta vie !
Rachel, avachit sur son fauteuil, lâcha :
- Moi ça me gène pas.
Un peu paniquée, je dis alors :
- Tu as promit Peyton ! Evidemment, on ne resteras pas célibataire toute notre vie, mais au moins jusqu’à que …
- Que toi, tu ai trouvé quelqu’un, compléta Peyton. Désolé Brooke mais si une occasion vient à moi, je ne la repousserais pas au nom de notre pacte débile.
- Une occasion ? Quelle occasion ?
Je vis alors Peyton rougir. Elle cachait quelque chose, c’était clair.
- Mais rien, c’est juste que peut-être que je rencontrerais quelqu’un et que on ira un peu plus loin. Et je n’aurais pas envie de te demander la permission.
Elle se leva alors et déposant quelques pièces de monnaie sur la table.
- Je dois y aller les filles, sinon mon patron va me tuer.
- Attend, je t’accompagne ! Dis-je en me levant précipitamment aussi, je voudrais dire bonjour au charmant Cooper.
Rachel, toujours avachie sur son siège, leva faiblement la main.
- Faîtes pas de bêtises, nous préconisa t’elle.
Ce que je ne savais pas, c’est que Peyton n’avait absolument pas envie que je dise bonjour à Cooper. En effet, cela faisait quelques jours que cet homme rodait dans son esprit. Ca avait commencé par un rêve de mariage avec lui, plutôt surprenant mais attirant. Puis par un vagabondage d’imagination qui les avait conduit jusqu’à la nuit de noce. Et depuis, Peyton ne pouvait s’enlever l’image de l’homme parfait incarné par Cooper de sa tête.
Elle était évidemment consciente que c’était impossible : Une meilleure amie flirtant avec lui, le fait que ce soit son patron , qu’il soit plus vieux … cela faisait pas mal de facteurs jouant en sa défaveur. Mais pourtant … c’était un fantasme devenant omniprésent.
- Bonjour Cooper, marmonna t’elle en s’asseyant à son bureau.
Ce dernier était penché sur le bureau d’à côté, lisant un papier couvert d’un écriture minuscule.
- Bonjour monsieur Lee, susurrais-je charmeuse.
- Brooke, toujours ravi de vous voir ici. Quel bon vent vous amène ?
Peyton leva les yeux au ciel. C’était trop aimable à lui de lui répondre. « Bonjour à vous aussi Peyton » était une phrase relativement compliquée.
- J’accompagnais juste Peyton. Et vous, que faîtes vous ici de si bonne heure ?
Je jetais alors un coup d’œil à la pendule. 9h16. Non seulement je passais pour une complète idiote mais en plus je soulignais le retard de Peyton.
- Il n’est pas si tôt que ça, souri t’il avec humour. Vous désirez prendre un café ?
Peyton, sans que personne en s’y attende, se leva alors brusquement et dit de sa voix la plus angélique :
- Brooke doit partir, elle est déjà en retard à la radio ! Allez Brooke, ne fais pas attendre tes directeurs !
Je lui lançais alors un regard noir. Qu’est ce qu’elle essayait de faire, au juste ? Ruiner mes plans avec Cooper ? J’avais l’air de lui plaire …
- Non ça va, la radio peut attendre.
- Mais non, je ne vais pas vous retarder. C’est vrai que vous êtes une grande star de Sunshine Radio, appuya Cooper avec un clin d’œil. J’adore votre rubrique.
Je lui fis le sourire le plus éblouissant que j’avais en magasin et tournais-je les talons, d’une façon que j’espérait mystérieuse. J’étais quand même énervée par l’attitude de Peyton. Elle me devait une explication.
Rachel avança dans la queue longue de plusieurs mètres en soupirant. Son métier de comédienne l’avait endurcie, mais elle détestait toujours faire la queue pendant des heures pour décrocher des auditions. Surtout que la plupart du temps –Voir, tout le temps- celles-ci ne menaient à rien.
Depuis sa plus tendre enfance, Rachel avait toujours été bercée dans l’illusion d’être la plus belle, la plus intelligente, la plus adorable …
Sa famille vivant aisément, elle n’avait pas décelé d’intérêt à suivre la même voie que tout le monde –Lycée, université, métier-.
Son diplôme en poche, elle avait décidé d’être comédienne. Si ce n’était au départ qu’un hobby, c’était vite devenu sa passion. Elle avait sillonné la ville, recherchant les bons rôles, les occasions, les agents prometteurs. Elle s’était bien souvent cassée le nez, mais nous l’avions soutenu quoiqu’elle fasse. Elle n’avait donc pas de revenu stable depuis près de 9 ans, mais ses parents avaient largement les moyens de l’entretenir. Et malgré ce qu’on pourrait penser, elle avait toujours fait preuve d’un courage et d’une obstination sans bornes. C’était son métier et elle s’y tenait.
Pourtant, ce matin là, le courage n’était pas là. Il faisait froid, des centaines de filles grelottaient devant elle, et on pouvait ajouter à ça une bonne gueule de bois.
Mais cette audition comptait vraiment, c’était pour une nouvelle série télévisée, qui allait bientôt être programmée sur la CW. Ils recherchaient des acteurs totalement inconnus, et elle savait qu’elle collait au profil d’un des personnages. Son agent lui parlait de cette audition depuis des semaines et elle savait qu’abandonner maintenant serait source de regret.
Le temps passa, plutôt lentement à son goût, mais son tour vint vers 17h. Elle avait faim et mal au cœur en même temps et ne se sentait vraiment pas bien du tout. Elle hésita une dernière fois à entrer dans la salle, mais décida qu’elle n’aurait pas gâché sa journée :
- Bonjour
- Bonjour mademoiselle. Positionnez vous ici. Comme vous le savez sûrement, c’est une série qui traitera d’un groupe d’amis très riches, vivant à New York. Pour qui auditionnez vous ?
- Pour le rôle de Blair Waldorf.
- Très bien, commencez.
Rachel souffla, essayant d’oublier qu’elle avait envie de vomir et récita :
- Je me fiche de votre incompétence, je veux juste payer en liquide … Non ! Oh mon dieu Séréna vient d’entrer, cache moi Isabelle. Je la déteste ! Tu as vu avec qui elle est ? Nate évidemment. Je LES déteste.
- Attendez, arrêtez vous. Vous avez tout à fait le ton de Blair. Vous n’avez jamais tournée comme personnage principal dans un film ?
- Non, répondit Rachel d’une petite voix, sentant son estomac s’agiter dangereusement.
- Très bien, est-ce que vous pouvez …
Rachel n’entendit pas la fin de la question. Tout ce qu’elle fut capable de faire fut de plaquer sa main sur sa bouche, et de courir hors de la salle cherchant les plus proches toilettes des yeux.
J’avançais d’un pas joyeux jusqu’à la salle de réunion. Cette histoire avec Cooper avançait plutôt bien, malgré tout et cela m’enchantait. Même si je m’interdisais d’y penser, une bague avec un énooooorme diamant n’arrêtait pas de se passer devant mes yeux, dès que je pensais à lui.
- Brooke, vous êtes avec nous ?
- Oui oui, assurais-je à mon patron en m’asseyant dans la salle de réunion.
Je sortit mon bloc et vérifiait d’un rapide coup d’œil que tout le monde était là. Parfait.
- Je peux prendre la parole ? Demandais-je
- Vas-y, m’accorda Andy, mon boss.
- J’aimerais voir, pour ma rubrique quotidienne, si on pouvais la rallonger de quelques minutes pour …
Quelques coups retentirent alors à la porte.
- Je viens amener le café que vous avez commandé.
Un jeune homme blond, plutôt viril, portait dans ses bras plusieurs gobelets ainsi que des petits sachets contenant diverses viennoiseries.
- Ce n’est plus Gunther qui nous livre ? Demandais-je au serveur.
Nous avions l’habitude, depuis que je travaillais ici, de commander tous les matins nos cafés au Monte-Carlo, un bar situé presque en face du bureau. C’était toujours le même bonhomme blond platine, rondouillet mais adorable, Gunther, qui venait nous livrer.
Je n’avais rien contre le fait de remplacer Gunther par un bel apollon, mais le nouveau serveur m’intriguait. Son visage me disait quelque chose.
Il se tourna alors vers moi pour me répondre, mais sa bouche resta ouverte de surprise. Il se ressaisit et un sourire mauvais se dessina sur son visage :
- Brooke Davis …
- Oui, c’est moi, répondis-je flattée qu’on me reconnaisse.
Comme je faisais une chronique radiophonique plutôt connue à New York, j’avais l’habitude qu’on reconnaisse mon nom. Mais pas mon visage. Peut-être était-ce un fan …
- Ca fait longtemps, dit il en posant les cafés sur la table.
- Est-ce qu’on se connaît ?
- Tu ne me reconnais pas ? demanda t’il, son sourire méchant toujours accroché.
Andy s’approcha alors et dit :
- On est dans un bureau, vous reprendrez votre discussion plus tard, jeunes gens.
Le jeune homme acquiesça poliment et s’apprêtait à partir, quand, sur le seuil de la porte, il dit :
- Moi, c’est Lucas Scott. Tu me reconnais maintenant ?
Une heure plus tard, j’étais chez moi, tremblante, assise sur mon canapé. Impossible de me ressaisir. J’avais revu Lucas, et cela me perturbait au plus au point.
Musique
C’est vrai que vous ne connaissez pas Lucas, vous. Il faudrait que je vous explique …
Il a emménagé juste à côté de chez moi quand nous avions 8 ans environ. Nous avons vite fait connaissance, et sommes devenu amis rapidement. Jusqu’à notre entrée au collège.
J’ai rencontré Rachel, qui est alors devenu ma meilleure amie. Nous restions tout le temps ensemble, que ce soit pour aller manger ou pour aller au toilette. Lucas s’est lui aussi fait des amis … mais nous n’étions plus aussi proche qu’avant. Nous nous sommes mis à évoluer dans des sphères différentes. Je suis entré dans l’équipe des pompom girls et sortait avec le plus de garçons possibles pendant que lui avait adhéré au club de lecture et restait avec ses copains du terrain de basket. Si bien qu’à 16 ans nous n’avions plus aucun rapport. Je l’évitais le plus possible. Mes nouveaux amis se moquaient de lui sans cesse, mais j’ai toujours prit garde à ne rien dire. Je respectais notre ancienne amitié … je suis une sentimentale.
Pourtant, pour le bal de promo, tout a changé.
Mon petit ami de l’époque m’a lancé un défi. Il faut dire que Tim était vraiment très con.
Il m’a demandé d’inviter le garçon le plus ringard de l’école à passer le bal de promo avec moi, de le ramener jusqu’à une chambre d’hôtel, et de l’enfermer dedans, en récupérant ses vêtements.
J’avais 18 ans, un cerveau plus que minuscule, et des amis me mettant la pression. Rachel trouvait ça marrent, Tim aussi. J’ai accepté.
J’aurais pu me contenter de n’importe qui. Mais Tim a décidé de choisir qui j’allais inviter. La devinette n’est pas très compliquée, vous devinez qui il a choisit …
D’abord réticent, j’ai invité Lucas. Priant pour qu’il dise non.
- Salut Lucas.
Je me rappelle du regard qu’il ma lancé. Un regard mêlé de surprise et de nervosité.
- Salut Brooke …
- Je voulais savoir, tu vas avec quelqu’un au bal ?
- Non. Pourquoi ?
La première option que j’avais imaginé pour ne pas respecter mon pari était qu’il ai déjà invité quelqu’un d’autre. Cette option là était grillée.
- On aurait pu y aller ensemble …
Lucas resta figé quelques secondes. Il regarda ses amis, au loin, qui lui faisaient de grands signes signifiant très clairement « ACCEPTE ».
- Tu n’y va pas avec Tim ? demanda t’il en tripotant nerveusement les pans de sa chemise.
Je décidais alors de la faire stresser, pour qu’il refuse.
- Je n’ai pas envie. Il seras sûrement très en colère que j’y aille avec quelqu’un d’autre. Mais tant pis …
- Ah.
Nous restâmes quelques secondes à nous regarder, un peu gênés.
- D’accord, lâcha t’il finalement.
- D… d’accord ? Bégayais-je
- Oui, je passe te prendre à 8h.
Il essaya alors de partir, sûrement pour se donner un air mystérieux et charmeur, mais il trébucha sur la poubelle. Il se releva calmement, sous les rires moqueurs des élèves passant par là. Il me sourit alors, comme si même ses gaffes n’avaient plus aucune importance. Et je compris que j’étais foutue.
La soirée arriva bien assez vite, et Tim rigolais de plus en plus fort de ce qui se tramait contre Lucas. Il en parlait à tout le monde, se ventant d’être l’investigateur de tout ça, et j’avais peur que Lucas ne découvre tout. Mais cela n’arriva pas.
Si bien que, le jour du bal, quand nous arrivâmes au lycée, tout le monde nous regardait. Je fis comme si je ne remarquais rien, mais Lucas, qui était loin d’être stupide, me demanda :
- Pourquoi est-ce qu’on est observés comme ça ?
- Je ne sais pas, dis-je en buvant mon troisième verre de ponch.
La seule façon de venir à bout de ce pari était de se soûler. En espérant que je ne me mette pas à faire quelque chose d’encore plus embrassant entre temps.
Je dû attendre minuit pour que tout se règle enfin. J’avais disparu à peine quelques minutes aux toilettes, ayant décidé de laisser tombe toute cette histoire de pari quand Lucas m’accosta, près du buffet.
- Ca va Brooke ?
- Oui oui, très bien, ça va bien. Mais j’ai quelque chose à te dire …
- Moi aussi. Je dois te rendre ça.
Il me lança alors la clé de l’hôtel que j’avais réservé à la figure et ajouta, calmement :
- Tu n’as cas trouver quelqu’un d’autre pour t’y accompagner. On m’a tout raconté pour ton petit « pari ».
Il me regarda alors avec mépris et cracha :
- Tu me dégoûtes Brooke. Je savais que tu étais devenue conne, mais à ce point là, ça m’écoeure.
Je sentis alors la fureur s’emparer de moi. Je comptais abandonner tout ce pari et, pour me remercier, il m’insultait ?
Lucas tourna les talons et s’apprêtais à partir, quand je saisis le grand bol de ponch sur le buffet et lui jetais à la tête. Un silence se fit alors dans la salle. On entendait juste le son de la musique, un vieux tube des Spice girl, en fond sonore. Lucas me regarda alors longtemps, les rires fusant autour de lui. La vue de cet ami, que j’aimais autrefois, tout dégoulinant de ponch, me donna envie de pleurer. Il n’avait même pas l’air en colère, juste extrêmement blessé. Il se contenta de partir, sous les rires des autres élèves, ses amis le suivant.
Je n’ai vu le film « Carrie » que bien plus tard, et cela n’arrangea pas ma conscience.
Voilà que Lucas était de nouveau en ville. Et s’il était revenu se venger ? Je ne l’avais pas revu depuis ce jour là, et je n’avais vraiment vraiment vraiment pas envie de le recroiser. Pourtant il travaillait au Monté Carlo. Mon bar préféré. J’allais forcément le recroiser, c’était inévitable.
Je m’affalais sur mon canapé et fermait les yeux, priant pour que tout ceci ne soit qu’un affreux cauchemar.
Peyton travaillait tard ce jour là. Elle devait rendre l’article que lui avait commandé Cooper le jour même, et n’avait toujours pas terminé. Il était plus de 20h, quand elle releva enfin les yeux de son ordinateur et s’aperçut que tout le bureau était vide. Cela ne la dérangeait pas, elle connaissait la solitude. Un bruit surgit tout à coup du bureau de Cooper, comme un gémissement.
Elle se leva et se dirigea vers le bureau fermé. Elle ouvrit prudemment et découvrit alors Cooper, se tenant le bras.
- Vous vous êtes blessé ? demanda Peyton, en saisissant la trousse de secours qui était rangée dans le petit meuble d’entrée du bureau.
- Avec mon coupe papier. Pas très glorieux hein ? répondit-il en essayant de sourire.
Peyton s’approcha et sortit un petit flacon d’alcool.
- Attention, ça risque de piquer un peu, prévient-elle
- Ne vous inquiétez pas, j’ai plein de blessures de guerre, j’ai l’habitude.
Peyton lui jeta alors un regard significatif.
- Bon d’accord, avoua t’il, ma seule blessure est une jambe cassée, en tombant de l’arbre de ma grand-mère, à 7 ans, avoua t’il.
Peyton rit appliquant la compresse.
C’était un rire qu’il aimait. Il n’entendait pas souvent Peyton rire, la voyant plus souvent sérieuse et soucieuse, mais se doutait qu’elle pouvait être très drôle quand elle le voulait.
- Et vous, quelle est votre blessure de guerre ? demanda t’il.
- Vous risqueriez de vous sentir blessé dans votre virilité si je vous le disais, répondit-elle.
- C'est-à-dire ?
- Je me suis fait tirée dessus quand j’avais 18 ans, au lycée.
- Effectivement, mon genou cassé ne parait pas très masculin à côté …
Ils rirent alors ensemble. Ils se rendirent compte en même temps que c’était quelque chose qu’ils n’avaient jamais fait.
Ils se regardèrent, un moment, sentant la tension s’installer. C’était un rêve que Peyton avait déjà fait. Tous seul, au bureau, dans la pénombre …
Cooper posa alors sa main sur celle de Peyton. Et elle ne la retira pas.
Il posa alors son autre main sur sa hanche et l’attira contre elle. Peyton s’approcha de lui et l’embrassa, délicatement. Puis plus vivement. Il glissa alors sa main sous son T shirt, et la plaqua au sol avec force.
Peyton sourit, sentant son cœur battre, dans les bras de Cooper. Sans se soucier ni de Brooke, ni de son travail, ni même de la différence d’âge, elle se laissa alors aller, s’autorisant pour la première fois depuis longtemps à être heureuse.
Rachel arriva chez elle extenuée. Elle avait toujours envie de vomir. Elle avait mal au dos, au ventre et souhaitait tout simplement se coucher. En enfilant son pyjama, celui très confortable –Et accessoirement très laid- qu’elle gardait pour ses nuits solitaires, elle entendit son portable vibrer.
- Allo ?
- Rachel, c’est moi, on se voit ce soir ?
- Désolé Haley, je me couche.
- Mais … il est 18h30 !
- Je sais mais je suis crevée. J’ai passé la journée à faire la queue pour une audition que j’ai foirée, j’ai juste envie de me coucher.
- Je suis sure que tu n’as pas foiré ton entretien … l’assura Haley.
- J’ai pratiquement vomi devant eux.
- Effectivement. Et tu es sure que n’a pas envie de te sôuler ?
- Je vais te laisser Haley.
- Bon, tant pis alors. Brooke m’a dit qu’elle avait quelque chose de très important à te dire, qu’elle avait revu quelqu’un que vous connaissez toutes les deux et qu’elle voulait nous en parler ce soir.
- Demain si vous voulez.
- Pas de problème. Repose toi bien ma belle.
Rachel éteint la lumière et entendit son portable vibrer à nouveau. Mais elle n’eut pas la force de répondre. Un numéro inconnu s’affichait, tant pis pour lui.
- Répond …
Chez lui, Chase tapait nerveusement sur la table basse de son salon, attendant que Rachel ne décroche.
- Décroche ! Ordonna t’il à son téléphone.
- Vous êtes bien sur le répondeur de Rachel mais je ne suis pas disponi …
Chase raccrocha alors, se massant le crâne. Cela faisait plusieurs jours qu’il essayait d’appeler Rachel. Cette fille l’obsédait. Il devait la voir. Juste la revoir…
J’étais moi-même au lit ce soir là. Rachel ayant refusé notre invitation, j’avais décidé de me coucher tôt, pour repenser aux évènements catastrophiques de la journée.
Tout d’abord trouver une solution pour éviter Lucas jusqu’à la fin de ma vie.
Deuxièmement, trouver une solution pour que Cooper me déclare enfin sa flamme.
Enfin, trouver une solution pour ne pas rompre mon propre pacte. Si Cooper et moi sortions ensemble, je devais trouver des petits amis aux filles pour qu’elles ne me culpabilisent pas.
Je fermais les yeux, cherchant le sommeil, quand un bruit sourd résonna. On tapait à la porte.
Un peu nerveuse, je m’avançais prudemment :
- Qui est là ? Demandais-je d’une petite voix à travers la porte.
- Ouvre Brooke. S’il te plait, c’est important.
Je reconnu immédiatement cette voix rauque, celle que je craignais. Lucas.