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Série : Criminal Minds
Création : 13.12.2010 à 20h35
Auteur : paname17
Statut : Terminée
« Bonjour, voici une deuxième fiction, j'espère qu'elle vous plaira... » paname17
Cette fanfic compte déjà 20 paragraphes
Garcia :
…No place for beginners or sensitive hearts
When sentiment is left to chance.
No place to be ending but somewhere to start.
No need to ask.
He's a smooth operator,
smooth operator,
smooth operator,
smooth operator.
Kevin en l’embrassant : Tu as une voix magnifique. J’ignorais que tu aimais cette chanson.
Morgan en entrant dans la pièce : Qui est ce rossignol ? C’est toi poupée !
Kevin fit une légère moue mais Pénélope l’embrassa.
Rossi en entrant à son tour : Qu’est ce que je vois ! Sur le lieu du travail en plus !
Morgan : Ma belle on ne devait pas se réunir ce matin, il est dix heures trente.
Rossi : Hotch a pris sa matinée. On lui livre enfin son piano.
Prentiss en entrant : C’est génial ! Il a un talent fou.
Kévin : Et maintenant, Pénélope n’arrête pas de chanter. C’est d’ailleurs très agréable.
Garcia : Je remarque que mon bureau devient le dernier salon ou on cause !
Prentiss : Qu’est ce que tu veux, une petite pause ça fait du bien. Après San Francisco, le Kansas et Philadelphie, je suis contente d’être un peu tranquille. Je vais pouvoir préparer mes cadeaux de noël.
Morgan : Déjà !
Reid en entrant à son tour : Noël est dans exactement 27 jours.
Garcia : Bon puisque tout le monde est réuni et n’a pas vraiment envie de bosser, je vais vous faire écouter un morceau que j’ai découvert dans You tube. Une version de Smooth Operator qui doit bien durer 10 minutes. C’est tout simplement génial. Reid peux tu fermer la porte.
Ravalant ses larmes, droite comme un I et pâle comme la mort, Jennifer Jareau prit cet ascenseur qu’elle connaissait si bien. Les formalités à remplir pour entrer dans le bâtiment du FBI lui parurent légères par rapport aux longues minutes qu’il fallait pour accéder au Pentagone.
En arrivant à la BAU, elle sentit son cœur battre très fort. J’ai l’impression que ça fait des années que je suis partie se dit-elle. Regardant par la porte vitrée, elle s’aperçut que les bureaux de ses anciens coéquipiers et la salle de réunion étaient vides Elle n’osa pas entrer dans la pièce et parler aux membres des autres équipes. Elle soupira. Ils sont sur le terrain se dit-elle, je vais aller voir Pénélope.
Dans le bureau de Pénélope tout le monde s’amusait. On entendit des coups légers à la porte. Surpris, Reid ouvrit immédiatement.
Reid : JJ !! Quelle surprise !
Prentiss : Ma chérie, je suis contente de te revoir. Mais…qu’est ce que tu as ?
JJ au bord des larmes : J’ai besoin de vous.
Garcia et Morgan se précipitèrent vers elle. Kévin lui laissa sa chaise. JJ semblait se sentir mal.
JJ : Un accident…un grave accident. Enfin, je pense que c’est une tentative de meurtre tout simplement… J’ai vraiment besoin de vous.
JJ avec un sanglot : Will et Henry. Ils sont dans le coma.
Garcia : Nonnnn !
Rossi avec douceur : Je suis désolé JJ. Si je peux faire quoi que ce soit pour toi et ta famille. Mais pourquoi songes tu à une tentative de meurtre ?
JJ : Des témoins ont vu une voiture noire foncer délibérément sur celle de Will. Il y a une enquête de police.
Prentiss : Will a t-il des ennemis, des personnes qui chercheraient à le tuer.
JJ : Pas à ma connaissance. Mais avec le métier qu’on fait…..Oh ! Et si c’était moi qu’il visait. Oh c’est ma faute.
JJ se mit à pleurer dans les bras de Pénélope.
Morgan : JJ, rien ne dit que c’est personnel. La culpabilité va te détruire. Tu as besoin d’être forte pour traverser cette épreuve. Tes hommes ont besoin de toi.
JJ se reprenant : La police semble enquêter sur plusieurs accidents similaires. J’ai fait des recherches le nombre d’accidents a augmenté de manière impressionnante en Virginie, dans le Maryland et à DC.
En l’absence de Hotch, Morgan redevint tout naturellement le chef.
Morgan : Reid, Prentiss accompagnez JJ à l’hôpital. Rossi prévient immédiatement Hotch. Pénélope il faut qu’on regarde les statistiques des accidents dans ces trois Etats. Kévin peux-tu nous donner un coup de main ?
Kévin : Oui bien sûr.
A l’hôpital, JJ apprit avec joie que son fils était sorti du coma. Mais l’état de Will restait stationnaire. Reid interrogea discrètement le personnel soignant. Prentiss réconfortait son amie.
Prentiss : Will va s’en sortir. Les médecins sont optimistes.
JJ : Henry a été blessé à la tête. Je crains qu’il ait des séquelles.
Prentiss : Ils lui ont fait plein de tests et les enfants de son âge sont incroyablement résistants.
JJ : Ils vont le faire sortir de l’hôpital.
Prentiss : C’est une bonne nouvelle !
JJ ne semblait pas de cet avis.
Prentiss : Ils ne le feraient pas sortir sans être sûrs !
JJ : Je n’arrive pas à joindre ma mère. Qui va le garder ?
Prentiss : Ne me dis pas que tu vas recommencer à travailler.
JJ : Je n’ai pas le choix. Mon boss actuel n’est pas aussi compréhensif que Hotch.
Prentiss n’en revenait pas.
Pendant ce temps, l’équipe se démenait. Morgan et Pénélope débarquèrent dans le bureau de Hotch. Ce dernier venait juste d’être briefé par Rossi.
Morgan : Le nombre d’accidents a littéralement explosé depuis deux mois. Particulièrement en Virginie. Plusieurs rapports de police rapportent qu’une voiture noire fonce délibérément sur d’autres voitures. Il a réussi à s’enfuir à chaque fois. La plupart de ses victimes sont mortes sur le coup. Will et Henry ont eu de la chance. Enfin, j’espère.
Rossi : Comment réussit-il à s’enfuir à chaque fois ? Il a un tank ?
Hotch : On a rien de plus précis sur le modèle de la voiture ?
Pénélope : Hélas, non.
Prentiss et Reid entrèrent à leur tour.
Morgan : Que faites vous là. Vous deviez rester pour JJ.
Prentiss : JJ est retournée au travail.
Morgan : Quoi !
Hotch n’était pas surpris, il connaissait le boss de JJ.
Reid : L’état de Will est stationnaire mais bonne nouvelle mon filleul va rentrer chez lui demain.
Prentiss : Seulement, JJ n’arrive pas à joindre sa mère qui n’est pas tout prés. Elle a personne pour le garder.
Hotch : Je vais en parler à Jessica. L’ennui c’est de trouver le moyen que la police locale nous invite sur cette enquête. Vu que les données sont très dispersées…
Rossi : Les accidents ont lieu dans trois Etats différents…
Hotch : Je comptais jouer là dessus . J’espère que ça va marcher…
Il se tourna brusquement vers Pénélope.
Hotch : Je sais que tu es très proche de JJ, si elle a besoin de toi et de ta présence, vas-y. Je vais demander que Kévin nous aide sur cette enquête.
L’enquête piétinait. Hotch n’avait pas réussi à obtenir l’accord de la police locale. Il choisit de ne pas suivre le protocole et de continuer l’enquête. C’était un risque pour sa carrière et pour l’équipe; mais il considérait JJ comme un membre de sa famille, elle aurait fait la même chose pour lui.
La jeune femme se partageait entre son travail et l’hôpital. Will était toujours dans le coma. Pénélope la soutenait du mieux qu’elle pouvait.
Il était dix heures du soir, lorsque Hotch rentra chez lui épuisé. Jessica lui avait préparé à manger.
Jessica : Aaron tu n’as plus qu’à mettre les pieds sous la table.
Hotch : Merci. Ca sent bon ! Comment vont les enfants ?
Jessica : Ils se sont endormis, il n’ y a pas très longtemps. Jack est intenable depuis qu’il y a le piano. Je crois que tu vas avoir des soucis avec tes voisins.
Hotch sourit, ça lui fit du bien.
Hotch : Et Henry ? Et sa blessure.
Jessica : Ca va. Je l’ai soigné. C’est un amour. Jack a joué au grand frère, il n’a pas arrêté de le dorloter.
Hotch était fier de son fils.
Jessica : Mais le petit fait des cauchemars.
Hotch : Tu as installé son lit dans ma chambre ?
Jessica : Non tu as besoin de te reposer Aaron. Il dort dans la chambre de Jack.
Hotch : Mais il risque de le réveiller.
Jessica : Comment font les grandes familles ? Je pensais rester cette nuit pour te donner un coup de main.
Hotch : C’est très gentil Jessica, je te remercie. Mais tu as ta vie, je te demande déjà beaucoup. De toute façon, je dépose Jack à l’école demain matin.
Jessica : Et Henry ?
Hotch : La mère de JJ doit passer demain à Quantico pour le récupérer.
Jessica : Ca va être drôle demain matin, il y en a deux à préparer !
Hotch : C’est malin. Je suis capable de m’occuper de deux enfants.
Jessica : Oui, tu es quelqu’un de surprenant. Je n’aurai jamais cru, par exemple, que tu reprendrais le piano !
Hotch : Moi aussi.
Jessica : Je dois te dire quelque chose. Jack ne se contente pas de martyriser le piano dés que tu as le dos tourné. Il joue vraiment. C’est maladroit bien sûr. Il n’a aucune technique. Mais il a le sens du rythme et une oreille très sûre. Je crois qu’il a hérité de tes dons.
Hotch heureux : C’est vrai ?
Jessica : Oui et le petit Henry l’écoute avec ravissement.
Hotch dormait profondément lorsqu’il fut réveillé par des hurlements. Il se précipita dans la chambre de son fils. Henry hurlait et Jack tentait maladroitement de le calmer.
Hotch : Jack mon chéri, rendors toi, papa s’occupe d’Henry.
Jack : Il a mal ?
Hotch : Non c’est juste un cauchemar.
Hotch prit les affaires d’Henry et emmena le petit garçon dans sa chambre.
Hotch avec douceur : Henry tu as fais un mauvais rêve. Tu ne risques rien je suis là pour te protéger.
Aaron lui chanta une petite chanson. Les grands yeux bleus d’Henry – les yeux de sa maman- le fixèrent. Il avait arrêté d’hurler mais de grosses larmes perlaient à ses yeux. Aaron sentit son cœur se serrer.
Il installa le lit pliable dans sa chambre. Henry le réveilla cinq fois.
Naturellement, les Hotchner, père et fils, se réveillèrent en retard. Ce fut l’affolement général. Deux enfants ! Hotch crut jamais s’en sortir.
Il réussit mais pour la première fois Jack arriva très en retard à l’école, son père était encore plus en retard. Sur le trajet entre l’école de Jack et Quantico, Henry a bout de forces s’endormit.
Avec une infinie douceur pour pas réveiller l’enfant Hotch prit les affaires et une couverture. Il enveloppa délicatement Henry avec la couverture et le porta dans ses bras. Henry ne se réveilla pas. Tout le monde se retourna sur lui dans le hall. L’agent Hotchner dans son impeccable costume gris, avec un sac à dos-peluche du Roi Lion à son épaule et un petit garçon endormi dans une couverture bleue. En sortant de l’ascenseur Hotch tomba nez à nez sur Erin Strauss.
Erin Strauss stupéfaite : Agent Hotchner !
Hotch : Bonjour Madame.
Strauss semblait contrariée mais la vue de l’agent et du petit garçon endormi dans ses bras la radoucit.
Strauss : J’apprends que vous ordonnez une enquête sans l’accord de la police.
Hotch : Nous aidons simplement une amie.
Strauss : C’est son fils ? Il est mignon.
Hotch : Oui.
Strauss : Comment comptez-vous vous passer de l’invitation de la police.
Hotch : Les accidents ont lieu dans trois Etats différents.
Strauss : C’est un argument mais j’aimerais suivre l’enquête de très prés, au moindre faux pas vous risquez votre carrière.
Hotch : J’en ai conscience.
Strauss : Je veux vous voir dans mon bureau, enfin, une fois que vous aurez terminé votre baby-sitting.
Hotch : Oui, madame.
Strauss : Vous êtes doué avec les enfants, il ne s’est toujours pas réveillé.
Hotch : Merci.
Il se dirigea vers la salle de réunion où se trouvait l’équipe.
Strauss l’interpella.
Strauss : Mais qu’est ce que vous faites !
Hotch : Je rejoins mon équipe, j’ai déjà beaucoup de retard.
Strauss : Et vous emmenez cet enfant avec vous !
Hotch : Je n’ai pas le choix.
Strauss : Allez dans votre bureau. Vous pouvez les contacter par téléphone. Cet enfant ne doit pas entendre ni voir toutes ces horreurs !
Hotch : Oui, vous avez raison.
Rossi : On piétine et sans l’aide de la police…
Reid : Je crois qu’on n'utilise pas le bon angle d’attaque.
Morgan : Peux-tu traduire ?
A ce moment là le téléphone de Morgan sonna :
Morgan : Tu as du nouveau poupée ? Ah, euh, pardon Hotch…
Morgan un peu confus : Ou es tu ? Dans ton bureau ? Pourquoi tu ne viens pas. Henry dort dans ton bureau ! Ah OK je comprends. Kévin peux-tu donner un accès au portable de Hotch par webcam. Il ne peut pas bouger…
Prentiss dans ses pensées : Je ne comprends pas vu le nombre d’accidents, notre suspect a sûrement été blessé. On devrait faire une recherche auprès des hôpitaux. Je ne comprends comment on peut avoir le courage de foncer comme ça au risque de se tuer ou de se blesser à nouveau…Il est vraiment barré.
Reid : Prentiss ! Tu es absolument géniale !
Toute l’équipe sursauta et le regarda.
On entendit la voix de Hotch : que veux-tu dire Reid ?
Reid : Grâce à la réflexion de Prentiss, j’ai trouvé mon angle d’attaque. Ce type est impressionnant. Ces accidents sont très graves et il s’enfuit sans problèmes. Il a non seulement une voiture très résistante mais aussi il résiste très bien lui-même aux accidents. Il ne se contente pas d’y survivre. Il n’est pas blessé puisqu’il s’enfuit à chaque fois…
Morgan :…C’est un robot.
Rossi : …Une voiture télécommandée.
Reid : Il est vrai que c’est lui qui fonce dans les voitures et il doit choisir l’angle d’impact, si on calcule la masse volumique… – Reid jette un coup d’œil à ses collègues – enfin en abrégeant, il défie les lois de la physique.
Rossi : Superman, alors.
Reid imperturbable : Il doit être ingénieur, chercheur ou concepteur dans une écurie de course automobile.
Morgan : Quoi, comment as-tu trouvé cela ?
Reid : Eh bien, as-tu suivi des grands prix de formule 1 ? Lorsque tu vois la vitesse et certains accidents et que les pilotes en sortent indemnes…
Morgan : Attends un peu, il y a eu des morts en Formule 1.
Reid : Oui, mais depuis la mort d’Ayrton Senna en 1994, d’incroyables progrès techniques ont été réalisés pour sécuriser l’habitacle. Ce sont de véritables prouesses techniques et elles se retrouvent quelques années plus tard dans les voitures classiques.
Hotch : Ton raisonnement se tient.
Pénélope venait d’entrer discrètement dans la salle conférence.
Garcia : Tu veux que je fasse une recherche sur tous les types de Virginie, du Maryland et de DC ayant un lien professionnel avec des écuries de course automobile.
Reid : Oui. Est-ce faisable ?
Garcia : Ca va être long mais bon on est deux.
Reid : Focalise toi d’abord sur les formules 1.
Morgan : Attends un peu, ta théorie permet de comprendre pourquoi il s’en sort à chaque fois mais sa voiture ? Je suis désolé les voitures sont généralement bien amochées sur les circuits.
Reid : Il sait parfaitement quel angle d’impact utiliser. C’est un ingénieur de haut niveau, il sait aussi comment renforcer sa voiture et il ne conduit pas à 300 km/h.
Hotch : Excellent Reid ! C’est notre hypothèse de travail.
Erin Strauss : Un ingénieur dans une écurie de course ?
Hotch : Oui, c’est notre hypothèse de départ.
Erin Strauss : Bon, vous peaufinez votre profil et une fois que Pénélope Garcia trouve un ou des suspects potentiels, vous venez me voir pour obtenir un mandat. Il est inutile de vous dire que nous sommes sur la corde raide. Pas d’intervention directe sans mon accord.
Hotch : Bien Madame.
Hotch sortit du bureau soulagé. En toute franchise, il n’aurait jamais cru que l’entretien se passerait aussi bien. En sortant de l’ascenseur, il aperçut une femme un peu perdue. Elle devait avoir la cinquantaine ou peut être plus, gracieuse et élancée avec un grand chignon gris…
Hotch : Puis-je vous aider Madame ?
Elle se retourna vivement et Hotch vit les yeux et le visage de JJ. Le visage de JJ avec 30 ans de plus.
Hotch : Vous êtes Madame Jareau ? Permettez-moi de me présenter Aaron Hotchner.
Mme Jareau : Elisabeth Jareau. Ma fille m’a tellement parlé de vous , elle a pour vous la plus grande affection.
Hotch, touché : Merci. Je n’ai eu aucune peine à vous reconnaître vous lui ressemblez tellement.
Mme Jareau flattée : Merci.
Hotch : Votre petit-fils est dans mon bureau – il lui tient la porte – Si vous permettez.
Mme Jareau : Merci.
Hotch : Comment va Will ?
Mme Jareau : Son état reste stationnaire mais les médecins sont optimistes. Jennifer est très courageuse, elle tient le coup.
Hotch : Je ne suis pas étonné.
Mme Jareau : Et Henry ?
Hotch : Il va bien. C’est un enfant adorable. Il est cependant très sujet aux cauchemars. Je pense que c’est le choc.
A ce moment là ils entendirent des hurlements…
Dans le bureau de Hotch, Pénélope, Morgan, Prentiss, Rossi et Reid tentent par tous les moyens de calmer l’enfant. En vain. Madame Jareau s’approche doucement.
Mme Jareau : Mon chéri. C’est mamie . Tu as fait un vilain rêve…
Mais les pleurs redoublèrent. Les agents s’écartèrent légèrement pour laisser la grand-mère calmer son petit fils. Mais le petit garçon hurlait de plus belle.
Madame Jareau, triste et déçue : Oh, il ne m’a pas vu depuis l’été c’est trop long.
Prentiss compatissante : Ne vous inquiétez pas. La mémoire va lui revenir, il est un peu perdu.
Hotch s’approcha à son tour de l’enfant et le prit dans ses bras tout en chantonnant doucement. Les pleurs cessèrent immédiatement et le petit se blottit contre Aaron.
Garcia jalouse : Oh !
Henry avait envie d’un gros câlin et resta un long moment dans les bras de Hotch.
Ils furent interrompus par Kévin.
Kévin : Je crois que j’ai trouvé.
Pénélope : Déjà !
Kévin : Oui c’est…il s’interrompit en voyant la mère de JJ et lança un coup d’œil surpris vers Hotch et Henry.
Celui-ci redevint le patron.
Hotch : Très bien Kévin. RV dans la salle de réunion. Je raccompagne Mme Jareau et je vous rejoins. Attention pas d’initiatives, je dois demander un mandat en haut lieu. Madame Jareau, son lit pliant et son siège auto sont dans ma voiture. Si vous voulez bien m’accompagner.
Madame Jareau : Merci.
Elle se retourna vers l’équipe.
Madame Jareau : Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour ma fille. Du fond du cœur. Vous comptez tellement pour elle.
Prentiss : Quelle femme adorable.
Rossi : Oui, telle mère, telle fille. Bon pas d’initiatives , Erin est là dessous.
Morgan : Kévin qu’est ce que tu as ?
Kévin : Je….
Garcia l’interrompt : Comment fait Hotch. Il l’a à peine pris dans ses bras et le petit s’est calmé tout de suite.
Reid : Il est doué avec les enfants. Il a une présence rassurante.
Prentiss se souvient alors que Hotch l’avait prise dans ses bras lorsqu’elle s’était fait tirer dessus à San Francisco… : Oui…il est tellement rassurant, on a l’impression que rien peut nous arriver lorsqu’on est dans ses bras.
Tout le monde se retourna vers elle stupéfait. Prentiss réalisa alors qu’elle avait parlé tout haut.
Prentiss très gênée : Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire…à San Francisco…
Morgan : Eh bien ! On en apprend tous les jours !
Tout le monde éclata de rire.
Kévin : Walter Grim. 59 ans. Veuf. Il vit en Virginie non loin de la frontière du Maryland. C’est un ingénieur de très haut niveau, il a travaillé pendant vingt ans pour une écurie de Formule 1. Une écurie anglaise je crois. C’est un des meilleurs, il est très connu dans son milieu. Pourtant, il s’est fait licencier, il y a deux ans. J’ignore les raisons de son licenciement. Il a fait un riche mariage, il est à la tête d’une immense fortune.
Morgan : Il correspond au profil mais comment peux-tu être sûr à 100% que c’est bien lui.
Hotch entre dans la salle de réunion.
Kevin : Euh ! En fait, il lui est arrivé un grand malheur il y un an environ. Son fils unique et sa petite-fille de deux ans ont été tués dans un accident de voiture. Une voiture noire leur a foncé dessus. Le chauffeur était ivre. Walter Grim lui a fait naturellement un procès mais le chauffard avait engagé les meilleurs avocats et il a été acquitté il y a deux mois. Je crois que ce n’est pas un coïncidence.
Prentiss murmurant : Quelle injustice !
Garcia : Comment est-ce possible dans notre pays.
Reid : La perte de son procès est sûrement l’élément déclencheur. Souvent, les familles commencent leur deuil après le procès.
Hotch : Bravo Kévin, excellent travail.
Morgan : Qu’est ce qu’on fait maintenant ? Sans l’accord de la police…il faudrait l’aide du SWAT, du labo et surtout avoir un mandat…
Hotch, soupirant : Je m’en occupe. Kévin peux-tu m’accompagner chez Strauss avec tes recherches ?
Kévin, soudain mal à l’aise : Euh, oui Monsieur.