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Série : Criminal Minds
Création : 13.12.2010 à 20h35
Auteur : paname17
Statut : Terminée
« Bonjour, voici une deuxième fiction, j'espère qu'elle vous plaira... » paname17
Cette fanfic compte déjà 20 paragraphes
Obtenir l’accord et un mandat ne fut pas chose aisée. Pendant que Hotch avec l’aide de Kévin exposait ses arguments à une Erin Strauss un peu frileuse, le reste de l’équipe eut la visite de JJ.
Pénélope : Ma chérie. Tu as l’air épuisé. Si je peux faire quelque chose pour toi.
JJ : Merci mais ma mère va me donner un coup de main et garder Henry. Je voulais d’ailleurs remercier Hotch.
Reid : Henry semble le préférer à son parrain et à sa marraine. Il adore être dans ses bras.
Morgan, regardant Prentiss : Ce n’est pas le seul. Aiiiieee !
JJ : Il ne devait pas se sentir obligé de lui donner un nounours de Jack.
Prentiss : Comment va Will ?
JJ, se retenant de pleurer : Rien de nouveau pour l’instant.
Rossi la pris doucement dans ses bras : On est tous là pour toi si tu as besoin de quoi que ce soit.
Morgan gravement : JJ on est une famille. Ce n’est pas parce que tu as dû quitter le bureau, contre ton gré d’ailleurs, que tu n’appartiens plus à l’équipe. On se serre tous les coudes.
JJ : Merci. Je sais que je n’ai pas le droit de vous demander cela mais avez-vous du nouveau.
Garcia : On a un nom mais Hotch et Kévin sont en train de convaincre Strauss d’agir sans l’accord de la police locale.
JJ : Vous n’avez pas l’accord de la police locale. Kévin ?
Garcia, fièrement : Oui, c’est lui qui a trouvé le suspect.
JJ tristement : C’est bien…. Bon, je retourne à l’hôpital. Au revoir.
Morgan : Au revoir JJ !
Prentiss : On pense bien à toi.
Rossi : A bientôt. Ca va aller tu vas voir.
Garcia la suivant : Veux tu que je t’accompagne.
JJ : Merci Pénélope mais vous êtes sur le point d’appréhender un suspect. Tout le monde a besoin de toi et que dirait Hotch…
Garcia : Oh ce n’est pas un problème, il m’a fait comprendre que si tu avais besoin de quoi ce soit….enfin ma présence auprès de toi est prioritaire. C’est pour cela que Kévin participe à l’enquête.
JJ : Il est adorable…c’est le mot que ma mère n’a pas arrêté d’utiliser pour lui.
Garcia : Ta mère aimerait-elle se remarier ?
JJ surprise : Ma mère ? M’enfin…ce n’est pas parce qu’elle a été charmée par Hotch que…mais ou vas tu chercher des idées pareilles….. il est beaucoup trop jeune.
Garcia : D’ailleurs tu pourrais leur laisser souvent Henry, il est déjà pot-de-colle avec son futur grand papa.
JJ fit une drôle de tête, Garcia pouffa et JJ finit par sourire.
Pendant quelques minutes son amie avait réussi a lui changer les idées.
Hotch et Kévin sortirent de l’ascenseur, visages fermés.
Garcia murmurant : Mon futur époux et ton futur beau papa…
Hotch apercevant JJ : JJ ! Comment vas tu, comment va Will ?
JJ tristement : Rien de changé pour l’instant.
Garcia : Ca s’est bien passé ?
Kévin : Ce fut très difficile mais l’agent Hotchner est extrêmement habile.
Hotch surpris : Merci Kévin. JJ si tu as besoin de quelque chose…
JJ : …Merci Hotch vous faites déjà tant. Je voulais te remercier aussi pour Henry. Mais pourquoi lui as-tu donné un nounours de Jack ? Il ne fallait pas.
Hotch : Un nounours de Jack ?
JJ : Oui un panda avec une casquette bleue. C’est bien à Jack.
Hotch : C’est son préféré. Le petit malin !
JJ : Quoi ?
Hotch : Il a dû le glisser dans le sac pendant que je préparais Henry…Non JJ c’est à ton fils maintenant, c’est Jack qui lui a donné.
JJ : Mais ?
Hotch : Jack adore tout simplement Henry et n’a pas arrêté de le dorloter.
Malgré les circonstances, Hotch se sentit incroyablement heureux et fier de son fils.
Walter Grim n’est pas chez lui.
Sa maison se trouve dans un quartier résidentiel très chic. C’est une immense bâtisse victorienne en bois blanc trônant au milieu d’un parc d’une grande beauté. Tout est beau, soigné, élégant. Un peu sur la gauche se trouvait un immense bâtiment du même style que la maison grand comme un hangar à bateau.
Le SWAT s’installait sur les pelouses prêt à intervenir. Il faisait sombre et très froid.
Hotch : Je suis sûr que ce bâtiment est son garage. Pour le suspect, c’est l’endroit le plus important de la propriété.
Rossi : Allez-y. Reid et moi on va inspecter la maison. Je vais voir si on peut établir une liaison avec Garcia et Kévin.
Hotch : Entendu.
Reid découragé gravit l’impressionnant perron.
Reid : On est que deux pour ça. Autant inspecter le château de Versailles.
Rossi : N’exagères pas. Au moins on est sûr d’être au chaud.
Reid souriant : C’est vrai, je n’y avais pas pensé.
C’était bien le garage. Les trois agents découvrirent une première salle avec douze voitures de luxe.
Morgan : Waouhh ! C’est Byzance !
Prentiss : Je ne pensais pas qu’un ingénieur pouvait gagner autant.
Morgan : Si son écurie a remporté des prix. Il a fait un riche mariage aussi.
Hotch : Regardez ces vieux modèles. C’est la collection de toute une vie !
Morgan : Peut être un héritage aussi.
Hotch : Probablement.
Prentiss souleva vivement une bâche.
Prentiss : C’est une formule 1.
Morgan : Exact ! Pour une femme tu as l’œil.
Prentiss : Macho.
Hotch : Eh venez voir !
La deuxième salle était plus petite, c’était un atelier de mécanique. Qui donnait ensuite sur une salle informatique. Puis, un deuxième garage. Il y avait deux voitures d’une marque plus commune. Noires. Et une place vide au milieu.
Morgan soupirant : Il est parti chasser.
Prentiss : Il n’y a pas moyen d’envoyer un avis de recherche ?
Hotch montra différentes plaques d’immatriculation posées sur l’établi.
Hotch : Ca va être difficile. Mais on a diffusé sa photo.
Pendant ce temps, au chaud, dans la maison.
Rossi : Tout est propre, trop parfait, trop élégant d’un luxe un peut trop ostentatoire…
Reid : Je trouve que c’est impersonnel. Cette maison ne nous apprendra rien.
Rossi : La maison dans son ensemble mais il y a des détails qui peuvent être intéressants et nous apprendre mieux sur sa personnalité. Occupe toi du bureau, je l’ai aperçu à gauche du hall en entrant. Moi, je vais partir à la recherche de sa chambre à coucher.
Reid : Et comment vas-tu trouver sa chambre à coucher ?
Rossi : C’est simple, vu la taille de la maison, cette chambre sera la plus grande et la plus luxueuse. Elle sera sûrement plus grande que mon appartement. Je pense que la porte est face à l’escalier principal.
Reid sourit à Rossi.
Reid : J’ai l’impression d’être à Manderley et que Mrs Danvers est quelque part en train de m’espionner…
Rossi : Qu’est ce que tu racontes ?
Reid : Tu n’as jamais lu Rebecca de Daphne du Maurier. ?
Rossi soupira et son téléphone sonna.
Rossi : Hotch, je te mets sur haut parleur.
Hotch : Il est en chasse il manque une voiture noire. Son garage est impressionnant. Je crois que c’est le lieu qui lui ressemble plus et le lieu où il doit passer le plus de temps. Mais il y fait très froid.
Rossi : C’est étrange la maison est bien chauffée. Pourquoi le lieu qu’il préfère est froid.
Hotch : C’est difficile de chauffer des pièces avec une hauteur de plafond de 6 mètres.
Reid : Il a commencé a tuer récemment, il devait faire encore assez chaud dans le hangar…
Hotch : On a trouvé des ordinateurs. Morgan et Prentiss tentent de les connecter afin que Pénélope et Kévin puissent y entrer.
Rossi : Très bien. Reid part explorer le bureau nous trouverons peut-être un autre ordinateur. Au fait, Aaron connais tu Rebecca, Manderley et Mrs Danvers.
Hotch : Oui, c’est un film d’Hitchcock avec Joan Fontaine et Laurence Olivier.
Rossi : C’est un livre aussi.
Hotch : Je l’ai lu il y a très longtemps, c’est une sorte de thriller qui se passe dans un immense manoir anglais…
Rossi : Ah ! Je vois que tu es aussi cultivé que Reid. Merci Hotch.
Hotch : Mais pourquoi me parles-tu de Rebecca ?
Reid : Le manoir, cette maison est aussi imposante et j’ai l’impression qu’on nous observe.
Hotch : Qu’on vous observe ? Le SWAT entoure la propriété. Je n’ai pas la possibilité de demander trop de renforts. Ne vous séparez pas. Voulez vous qu’on vienne ?
Rossi : Non ; vous avez suffisamment à faire dans le garage.
Reid : Je sens quelque chose Rossi.
Rossi : Bon d’accord Reid, je t’accompagne dans le bureau vu que tu as peur des fantômes.
Reid : Ce n’est pas cela.
Prentiss grelottait. Le parka bleu marine du FBI et les gants en latex ne la réchauffaient guère. Le froid l’empêchait de se concentrer. Hotch avait quitté la pièce.
Prentiss sidérée, regardait Morgan chercher la connexion internet. Son parka ouvert, il ne semblait pas souffrir du froid. Prentiss se demanda si la musculature de son collègue ne le protégeait pas du froid à moins que ça soit le sport à outrance. Le corps agit alors comme une usine à combustion…
Morgan : Prentiss tu dors ?
Prentiss : Non. Je cherche plutôt à ne pas attraper une pneumonie.
Morgan lui lança un regard étonné et haussa légèrement les épaules.
Morgan : Viens, aide moi plutôt. Je crois que j’y suis presque.
Morgan réussit. Prentiss ne l’aida pas beaucoup car ses doigts étaient gelés.
On vit bientôt apparaître sur l’écran le charmant visage de Pénélope Garcia.
Garcia : Oh ! Mon bel étalon noir ! Je croyais que tu m’avais oublié !
Bel étalon noir ! Elle n’en rate pas une ! Morgan jeta un œil discret à Prentiss indifférente et frigorifiée. Il entendit Kévin râler et Pénélope répliquer.
Morgan : Ma belle, je crois qu’on doit d’abord parler boulot, vous avez quatre ordinateurs à analyser sans compter ceux que peuvent trouver Reid et Rossi.
Garcia : Mon chéri tu me brises le cœur, c’est bon tu as une adresse IP ?
Morgan : Je te l’envoie.
Morgan s’était écarté légèrement et Garcia aperçut Emily qui n’allait visiblement pas bien.
Garcia : Ma princesse qu’as-tu ? Ca pas l’air d’aller.
Prentiss grelottant : Rien j’ai froid.
Garcia : Tu as la chance d’être seule avec Morgan et tu as froid !
Hotch entra dans la pièce mais personne ne l’avait remarqué. Il s ‘était enveloppé dans une grande couverture polaire bleu marine et en portait deux autres sous le bras pour ses agents…
Morgan : Mais poupée, je prendrai bien Prentiss dans mes bras pour la réchauffer mais elle préfère ceux de Hotch.
Garcia se mit à rire. Prentiss allait répliquer avec colère…
Hotch : Pourquoi mes bras ?
De la colère, Prentiss passa à l’embarras le plus total.
Garcia rattrapa le coup : Monsieur, je ne veux pas prêter les bras de Morgan et comme Prentiss est en train de mourir de froid.
Hotch n’avait toujours rien compris mais vit que Prentiss n’allait pas bien. Il lui tendit gentiment une couverture.
Hotch : J’ai ramené des couvertures polaires.
Garcia avec une moue : Moins efficace à mon avis.
A ce moment là le visage de Rossi apparut.
Rossi : Vous êtes là. Garcia peux-tu explorer son ordinateur portable ? Aaron quel est cet accoutrement ?
Morgan : Ils ont froid.
Garcia : Ils lancent la mode toge romaine-polaire.
Hotch jeta un œil à Morgan qui ne souffrait pas du froid. Il était stupéfait, il donna alors la deuxième couverture à Emily.
Rossi : Nous avons trouvé une sorte de journal de bord. C’est assez épais. Reid est train de le lire.
Hotch : Parfait. Toujours pas de Mrs Danvers ?
Rossi souriant : Apparemment non mais on est sur nos gardes.
Garcia euphorique : Mes petits amours adorés maintenant que vous êtes tous réunis je vais pouvoir vous annoncer la bonne nouvelle….Will est sorti du coma. Apparemment les médecins sont contents, il n’aura pas de séquelles mais il va avoir besoin de béquilles pendant un certain temps.
Morgan : Super !
Hotch : Quelle bonne nouvelle !
Rossi : Oui, quelle bonne nouvelle !
Prentiss : Je suis rassurée !
Reid : Moi aussi. Ce n’est pas la fin du monde des béquilles, on vit très bien avec…
Confortablement assis sur un fauteuil, Reid continuait à éplucher le journal de bord du suspect. Il n’y avait aucune logique dans ses écrits. Rien de scientifique. Et pour un ingénieur de haut niveau c’était plutôt étrange. Walter Grim devait avoir de gros problèmes psychologiques et depuis longtemps. Bien avant les meurtres, bien avant la mort brutale de son fils et de sa petite fille.
Reid : Kévin nous a t-il pas dit qu’il est veuf ?
Rossi : Si. Deux fois. Il a perdu sa première femme, la mère de son fils, il y a longtemps, un cancer je crois. Il s’est remarié il y a quelques années avec une jeune et riche héritière qui a disparu en mer.
Reid : Disparu en mer ?
Rossi : Oui au Cape Code je crois, elle faisait de la voile !
Reid : Ca alors…..Rossi je crois que j’ai entendu du bruit.
Rossi : Tu crois encore aux fantômes !
Reid : Non je t’assure ça vient du hall.
Rossi entendit des pas. Il fit un signe discret à son coéquipier. Avec souplesse, il prit son arme et se dirigea sans bruit vers le hall.
Rossi : Pas un geste ! Oh !
C’était Hotch et Prentiss.
Hotch : Eh ! Ce n’est que nous, pose ton arme.
Rossi rangeant son arme : Désolé Aaron mais Reid est persuadé que nous ne sommes pas seuls. Ou est Morgan ?
Hotch : Il est resté dans le garage. J’ai appelé le labo. Ce que Garcia et Kévin ont trouvé dans les ordinateurs me permettent d’appeler des renforts. Nous ne sommes pas équipés pour un tel froid. Nous sommes venus nous réchauffer dans la maison et vous donner un coup de main. Je pense que vous n’avez pas pu explorer toutes les pièces.
Rossi : Il faudrait une carte et une boussole.
Prentiss : Ou un GPS.
Hotch : Tu voulais explorer sa chambre à coucher, on y va.
Laissant Reid à sa lecture, les trois agents gravirent l’immense escalier. Ils s’arrêtèrent devant un somptueux portrait. Une femme absolument magnifique les dominait de toute sa taille. Blonde, élancée, elle arborait une magnifique robe de soirée bleue turquoise du même bleu que ses yeux. Un châle vaporeux sur ses épaules nues et une main négligemment posé sur une sorte de balustrade. Elle les regardait en souriant.
Rossi : Qu’est ce qu’elle est belle !
Hotch : Oui, on dirait Grace Kelly.
Prentiss ne dit rien. Elle avait l’impression d’avoir vécu ou vu une situation similaire.
Rossi : C’est sa deuxième femme, la riche et jeune héritière.
Hotch : Comment est-elle morte ?
Rossi : Elle a disparu en mer.
A ces mots Prentiss sursauta, elle avait l’impression d’une mise en scène. Ca me rappelle quelque chose se dit-elle.
D’un geste vif, Hotch ouvrit une porte à double battants. La chambre à coucher. Elle était d’une taille impressionnante, avec des dorures, on aurait dit une chambre de château français dans un grand hôtel de Las Vegas.
Rossi : Ca fait Hollywoodien.
Hotch : Ils n’ont pas aussi mauvais goût. C’est carrément Kitch.
Prentiss pénétra la première dans la chambre. Elle remarqua que tous les vases étaient remplis de fleurs fraîchement coupées. Machinalement, elle se dirigea vers la coiffeuse, elle aussi impressionnante et dorée. Et comme la plupart des femmes, elle ne put s’empêcher de se regarder dans la glace. J’ai vraiment mauvaise mine se dit-elle. Puis ses yeux allèrent vers les brosses à cheveux parsemées de cheveux blonds. On aurait dit que la maîtresse de maison allait bientôt arriver pour se donner un coup de peigne et se repoudrer le nez. Elle vit du maquillage déjà entamé. Des produits de grand luxe.
Prentiss : Il n’a pas fait le deuil de son épouse. Tout est resté en l’état. Ce n’est pas la chambre de notre suspect, il n’y aucun élément masculin ici.
Hotch l’air fermé : Oui.
Prentiss se souvint de ce que Hotch avait traversé et se demanda si elle n’avait pas fait à nouveau une gaffe. Elle jeta un œil vers ce dernier, il regardait une longue chemise de nuit en soie dorée jetée négligemment sur un fauteuil. Il buta sur les mules assorties, dorées et fourrées et pas du meilleur goût.
Rossi inspectait le lit.
Rossi : C’est au moins un lit pour huit personnes.
La réflexion fit sourire Hotch et détendit un peu Prentiss.
Prentiss : J’ai l’impression de déjà vu. Attendez….
Elle ouvrit vivement une penderie. Elle était pleine de robes du soir, toutes de grands couturiers. Elle aperçut le châle vaporeux et la robe turquoise du portrait.
Prentiss : Avez vous vu ou lu Rebecca ?
Rossi : Oh non ça ne va pas recommencer. Reid, puis Hotch et maintenant toi…
Hotch : La scène ou elle entre dans la chambre de Rebecca, j’étais en train d’y penser. Tout était resté en l’état et d’un luxe impressionnant.
Prentiss : Et Rebecca est morte noyée car elle faisait de la voile aussi.
Hotch : Non elle a été assassinée par son mari qui a maquillé cela en naufrage.
Prentiss : Ah oui c’est vrai. Et Walter Grim a hérité de combien à la mort de se seconde épouse ?
Reid continuait d’éplucher le journal de bord. Il sentit à nouveau une présence. Il ne put s’empêcher de frissonner. Ils m’ont laissé seul se dit-il. Et Spencer, se dit-il, tu es scientifique, tu ne crois pas aux fantômes. Il se remit courageusement à lire. Une main prés de son arme au cas où…
Rossi avait trouvé un passage prés du cabinet de toilette de la chambre à coucher. Elle menait à une deuxième chambre plus petite quoique vaste. Le mobilier était moderne et assurément masculin. Un grand écran plat faisait face au lit.
Hotch : Nous voilà dans sa chambre.
Les trois agents commencèrent à explorer les lieux.
Reid claquait des dents et ce n’était pas le froid. La maison était bien chauffée. Il leva les yeux et faillit hurler. Devant lui se tenait une silhouette qui le regardait. C’était une silhouette longue et maigre, peut-être féminine, mais l’individu était tellement squelettique, la peau décolorée, de longs cheveux blancs fillasses, les yeux clairs et fous et une longue chemise blanche et brillante comme du satin. Pendant un instant Reid crut réellement faire face à un revenant. Il lui fallut tout son courage pour se lever vers l’intrus son arme à la main.
Reid : FBI. Ne bougez pas. Qui êtes vous ?
La créature s’enfuit et s’arrêta net. Morgan venait d’entrer.
Morgan et Reid tentèrent de le calmer mais il ou elle semblait terrorisé et se mit à hurler. Les deux agents n’avaient jamais entendu des hurlements pareils. Au son de la voix, ils comprirent que c’était une femme.
Rossi, Hotch et Prentiss exploraient la chambre. De plus en plus étrange. Si la chambre de la défunte épouse semblait prête à l’accueillir, la chambre de Walter Grim, car c’était bien sa chambre n’a pas été visitée depuis de longs mois. Une horrible odeur de renfermé. Des cannettes vides. Du linge sale sur le fauteuil. Et le ménage n’a jamais été fait.
Prentiss : Une véritable porcherie.
Incommodés par l’odeur, les trois agents retournèrent sur le palier ou ils entendirent d’étranges hurlements. Descendant l’escalier quatre à quatre, Ils découvrirent Reid et Morgan essayant d’apaiser une étrange créature. Leur arrivée augmenta sa terreur. Elle va faire une crise cardiaque s’inquiéta Rossi.
Emily s’avança doucement. Elle avait remarqué que la pauvre femme la regardait souvent. Elle a été torturée peut être violée, elle a peur des hommes. Il lui fallu beaucoup de temps pour s’approcher d’elle. Ses collègues s’écartent tout en restant prêts à intervenir. Au bout d’un moment, d’un long moment, la pauvre femme se jeta contre Emily en pleurant.
Les renforts arrivèrent. Les agents Anderson, Smith et Jacobson avaient été dépêchés par Strauss pour aider l’équipe de Hotch. Il fallait être nombreux pour visiter la demeure, le parc et les dépendances. On leur apporta également des ordinateurs portables et du ravitaillement. Morgan repartit vers le garage pour accueillir les membres du labo. Prentiss réconfortait la pauvre femme en attendant l’ambulance.
Hotch réunit le reste de l’équipe dans la cuisine ultra moderne de la maison. Il réchauffait machinalement ses doigts contre le gobelet en carton. Son troisième café.
Reid et Rossi semblaient happés par les ordinateurs.
Hotch : On a pas une idée de l’identité de cette pauvre femme.
Anderson : J’ai envoyé un avis de recherche.
Rossi : La belle mère du suspect peut être.
Reid secoua la tête.
Reid : Ils sont morts, il y a six ans.
Rossi : Attends un peu. Ses beaux parents sont morts il y a six ans et son épouse il y a cinq ans. Ca fait beaucoup de morts je trouve.
Hotch : Comment sont-ils morts ?
Reid : Un accident de voiture. Oh ça alors !
Hotch : Quoi !
Reid : Une voiture noire a foncé sur eux !
Rossi : Ce n’est pas une coïncidence. Pourquoi n’est-on pas sur les traces de cette ordure.
Hotch : Ou ? Il peut être sur n’importe quelle route de Virginie, du Maryland et de DC !
Hotch et Rossi étaient très tendus. Reid les regarda surpris. Ils vont se disputer se dit-il.
Emily entra dans la pièce. Elle avait laissé la pauvre femme au soin des médecins. L’accompagner jusqu’à l’hôpital était au dessus de ses forces. Elle ne s’était jamais sentie aussi vide physiquement et moralement.
Prentiss avec émotion : C’est…c’est Lauren Grim.
Hotch : Quoi ?
Prentiss : Cette pauvre femme. C’est Lauren Grim, sa deuxième épouse.
Rossi : La jeune beauté du portrait, c’est impossible !
Hotch : Comment a t-elle pu changer à ce point. Es tu sûre de ce que tu avances Prentiss.
Prentiss : Oui. De prés on reconnaît ses traits même s’ils sont considérablement altérés.
Reid : Lauren Grim est morte a 28 ans. Il y a cinq ans. Donc si c’est bien elle, elle aurait…
Garcia depuis l’ordinateur : 33 ans. J’ai des photos d’elle, prises juste avant sa mort ou sa mort supposée.
L’écran montra une jeune beauté radieuse et extrêmement élégante. Elle était encore plus belle que sur le portrait.
Rossi murmurant : C’est vrai qu’elle ressemble à Grace Kelly.
Prentiss se détourna des photos dégoûtée. Voir une telle déchéance physique lui était insupportable. Elle se dit qu’elle y était plus sensible car elle était une femme. Etre la seule femme sur le terrain lui pesait. Ses coéquipiers ne pouvaient pas comprendre ce qu’elle ressentait.
Reid : 33 ans ! Mais elle les cheveux blancs.
Garcia : Les cheveux peuvent blanchir en une nuit.
Rossi : Certaines personnes ont les cheveux blancs dés 25 ans.
Hotch : La souffrance aussi.
Depuis plusieurs minutes, Hotch observait Emily. Il voyait bien qu’elle n’allait pas bien. Elle est à deux doigts de craquer se dit-il. Il allait s’approcher d’elle lorsque Morgan arriva, le visage décomposé.
Morgan : On a trouvé un corps dans le garage.
Hotch : Un corps ! Ou ?
Morgan : Il y avait une trappe menant à une petite cave sous le deuxième garage. Une des voitures noires était garée dessus, on ne l’a pas vu.
Hotch : Voilà pourquoi le garage n’était pas chauffé.
Morgan : Le corps est remarquablement bien conservé. Bien sûr, il faut l’autopsier mais je peux déjà vous dire qu’il s’agit de notre suspect. Walter Grim.
Sur le bar de la cuisine, Hotch prit sa tête entre ses mains. Depuis que je travaille avec lui, même aux pires moments, je ne l’ai jamais vu faire un tel geste d’impuissance se dit Morgan.
Hotch soupira : Bon on essaye de rassembler les pièces du puzzle…On a une défunte épouse qui n’est pas morte, trop affaiblie pour être notre suspect. Un suspect qui n’existe plus. Une voiture noire manquante et plusieurs morts étranges…
Ils étaient tous découragés. Tous. Excepté Reid. Il avait lu le journal de bord et son cerveau tournait à plein régime.
Reid avec enthousiasme : C’est très simple. Ce Walter Grim n’est pas l’auteur des derniers meurtres ni de l’accident de Will et d’Henry. Mais c’était tout de même une belle ordure. Il vient d’une famille modeste et a travaillé vraiment très dur pour devenir ingénieur.
Morgan : C’est plutôt positif.
Reid : Je n’ai pas terminé. Ses succès professionnels lui ont fait prendre la grosse tête. Et lorsqu’il a eu l’occasion d’épouser une jeune et belle riche héritière qui l’a sûrement pris pour un père de substitution, il est devenu fou. La folie des grandeurs. Il s’est mis à dépenser sans compter. D’où ce luxe ostentatoire. Pour lui, l’apparence était le plus important. Et là dessus sa femme lui faisait honneur. Mais bientôt, il lui fallait encore plus et Lauren n’était que l’héritière. Il était très doué. Il a créée une voiture très résistante et a foncé sur celle de ses beaux parents. Son épouse, fille unique, héritait d’une véritable fortune. Peut être que ses beaux parents critiquaient son mode de vie. Peut être que Lauren se montrait de plus en plus instable. Ses beaux parents devenaient un obstacle. Il les a tué. Il a sûrement tué d’autres personnes ainsi. L’état de son épouse empirait, il ne pouvait plus cacher son instabilité mentale et il la fit disparaître socialement en mettant sa mort en scène. Un naufrage. On ne retrouve pas le corps. Pratique. Il n’a pas tué son épouse. L’aimait-il encore ? Mais pendant 5 ans ; il ne lui a donné aucun soin. Son fils et sa petite-fille se tuent dans un accident de voiture. Un vrai accident cette fois-ci. Malgré ses torts le chauffard a gagné le procès. Pourtant, avec sa fortune, Walter aurait pu se payer les meilleurs avocats du pays. Il s’est mal défendu.
Rossi : Pourquoi ?
Reid : Il était déjà mort. Quelqu’un s’est contenté de payer les notes des avocats et de continuer ses meurtres, c’est tout.
Hotch : Donc il a un complice.
Reid : oui
Morgan : Super. Et on ignore à quoi il ressemble. Poupée peux tu rechercher tous les proches de Walter, ses amis.
Garcia : D’après ce que j’ai sous les yeux, il en a aucun.
Rossi : Je ne suis pas étonné.
Prentiss : Et les employés de maison.
Garcia : Eh bien ! C’est une société qui entretient la propriété. Ce ne sont jamais les même employés….Oh !
Hotch : Quoi ?
Garcia : Il y a une gouvernante. L’ancienne gouvernante de Lauren, Mrs Still. Elle est venue vivre avec elle et la servir lorsqu’elle s’est mariée.
Reid et Prentiss : Mrs Danvers !
Rossi : Encore !
Prentiss : C’est exactement comme dans le roman. La chambre à coucher de Lauren est prête à la recevoir. Les vases sont remplis de fleurs fraîches. Les habits soigneusement rangés dans la penderie, le maquillage et les brosses à cheveux prêts à l’emploi. Elle a conservé l’illusion de son ancienne belle et brillante maîtresse.
Morgan : Un roman ! On ne peut pas établir un profil ni même une théorie sur un roman.
Reid : C’est un film aussi.
Morgan d’un ton sec : C’est la même chose.
Hotch : Vous ne trouvez pas cela curieux ? La jeune épouse ressemble à Grace Kelly, héroïne de plusieurs films d’Hitchcock. Rebecca est le premier film qu’Hitchcock a réalisé à Hollywood. Sans compter les nombreuses coïncidences avec le roman et l’ambiance étrange de cette maison…
Morgan atterré : Hotch, tu n’es pas sérieux.
Rossi sceptique : Comment se termine l’histoire.
Reid : Mrs Danvers détruit Manderley.
Rossi : Détruit ?
Reid : Elle met le feu au manoir. Elle commence par la chambre de Rebecca.
Rossi : De mieux en mieux. Je vous signale qu’on est dans ce fameux manoir et que la chambre à coucher n’est pas si loin…
Morgan ironique : Oui mais ils n’avaient pas le SWAT sur les pelouses.
Rossi : Et une voiture noire manquante.
Anderson arrivant essoufflé : On vient de la retrouver. Dans un bois.
Rossi : Garcia peux tu nous montrer à quoi ressemble cette gouvernante.
Garcia s’exécuta et ils virent apparaître une femme brune et aux yeux sombres qui aurait été sûrement presque jolie si elle n’était pas aussi masculine et peu gracieuse.
Reid : Les yeux noirs de Prentiss ont rassuré Lauren. Ils lui ont rappelé ceux de Mrs Still.
Hotch : Tu as raison. Mais c’est le seul point commun entre Prentiss et Mrs Still.
Kevin : On a un problème.
Morgan : Quoi.
Kevin : Le bois où on a retrouvé la voiture communique directement avec la propriété.
Hotch : Elle essaye d’atteindre la maison. Il faut organiser une battue. Certains agents resteront dans la maison mais groupés et au rez-de-chaussée afin d’évacuer rapidement s’il le faut.
Prentiss regardait l’immense cheminée du hall. Elle avança instinctivement ses mains vers l’âtre. Il n’y avait pas de feu. Elle le savait. Mais depuis sa visite du garage, elle n’arrivait pas à se réchauffer. Pendant un instant, elle se demanda quelle tête feraient Reid et l’agent Jacobson, si elle leur demandait des bûches et des allumettes. Ces derniers discutaient tranquillement prés de la porte principale.
Le portable de Reid sonna.
Reid : Oui Anderson. Vous avez vu une lumière étrange prés de la terrasse. OK on y va.
Les deux agents se précipitèrent dehors.
Reid revint sur ses pas.
Reid : Prentiss, tu ne viens pas.
Prentiss : Oh non, je ne peux pas sortir, je suis encore gelée. Il y a des kilomètres de terrasse et un vent froid.
Ce n’était dans les habitudes de la jeune femme. Reid la regarda inquiet.
Reid : Tu es sûre que ça va ? Tu n’es pas malade ?
Prentiss : Non, je t ‘assure. J’ai froid, c’est tout.
Reid : Mais Hotch nous a demandé de ne pas nous séparer.
Prentiss : Je reste prés de la porte à la première alerte, je sors.
Reid : Bon, on ne sera pas long.
Prentiss retourna vers la cheminée, imaginant un bon feu. En vain.
Depuis quelques minutes, elle avait l’impression d’être épiée…
Elle se dit que c’était son imagination mais cette impression continuait. Au bout d’un moment, un long moment, elle crut déceler un léger bruit. Cela venait du palier. Oubliant les recommandations de Hotch, elle monta l’escalier avec légèreté.
La présence se fit plus intense sur le palier. En voulant éviter de regarder l’immense portrait, elle se détourna brusquement et s‘aperçut que la porte de la chambre principale était ouverte. Rossi l’avait bien refermée se dit-elle, je m’en souviens. Sans prendre le temps de réfléchir, elle se faufila dans la chambre.
Il y avait une lumière prés du lit, un candélabre une longue silhouette maigre et carrée. Mrs Still.
Prentiss : FBI. Ne bougez pas.
Mrs Still se figea et regarda dédaigneusement la nouvelle venue.
Mrs Still : Petite idiote.
Prentiss : Quoi.
Mrs Still : Je n’ai pas peur de vous. Je vous attendais d’ailleurs. Je savais que vous ne pourriez pas vous empêcher de revenir ici. Toutes les femmes sont attirées par la beauté et le luxe. Vous n’y pouvez rien. Vous êtes comme cela.
Tout à coup, elle se mit à rire, un rire sinistre.
Mrs Still : Quant à vos collègues…quels charlots ! Ils fouillent tout le parc, les jardins et les dépendances alors que je suis dans la maison depuis le début de l’après midi.
A ces mots, elle se mit à rire de plus belle. Emily l’écoutait fascinée malgré elle.
Mrs Still : Ce qui vous sauve, c’est que vous êtes belle. Pas aussi belle que Madame bien sûr, mais d’une beauté remarquable quand même. Je sais que vous donneriez la vie de vos stupides coéquipiers pour posséder un quart de sa garde de robe. Je sais que vous l’avez admirée. Je vous ai vu entrer dans sa chambre et toucher à ses affaires.
Prentiss : La vie de mes coéquipiers m’est bien trop précieuse. Je ne suis ni futile ni superficielle.
Mrs Still : Futile ! Superficielle ! Madame n’est pas cela. C’est un ange, un ange venu du ciel. C’est fragile un ange. Trop fragile. Mais si beau. Tout le monde se retournait sur elle dés qu’elle apparaissait. Hommes, femmes, enfants…même les animaux.
Elle est si gracieuse, si élégante, si douce, si charmante et tellement belle ! La terre n’a jamais connu de créature aussi belle !
Elle s’avança vers Emily.
Prentiss : Pas un geste .
Mrs Still : Vous devriez essayer sa robe émeraude, celle qui est en soie. Je suis sûre qu’elle vous irait très bien. Vous êtes un peu moins grande et moins menue. Mais je pense qu’elle vous irait bien. Madame me disait toujours, le vert émeraude c’est joli mais ça ne va pas aux blondes par contre ça met les brunes en valeur. Vous êtes très brune, je suis sûre que vous seriez superbe…je vais vous donner des conseils, vous avez de bonnes bases mais si vous m’écoutez vous deviendrez si belle que même vos collègues les plus sérieux oublieraient femmes et enfants pour vous séduire.
Mrs Still s’approcha doucement d’Emily. Elle avait l’impression de sentir la brûlure de la bougie.
Mrs Still : Tout d’abord commencez par couper cette frange, elle vous durcit le visage….
Tout en parlant, Mrs Still fit un grand geste. Le rideaux du lit s’embrasèrent immédiatement.
De l’essence se dit Emily avec effroi. Elle eut juste le temps d’apercevoir Mrs Still se transformer en torche vivante. La jeune femme courut vers la porte. La pièce s’était totalement embrasée. Elle suffoquait, la fumée…
Elle se mit à ramper, utilisant ses dernières forces pour ne pas s’évanouir.
Soudain, elle sentit un appel d’air. Les flammes redoublèrent. Mais ses yeux ne voyaient plus rien. Elle sentit des bras la prendre et la porter comme si elle pesait le poids d’un enfant. L’adrénaline sûrement. L’homme qui la portait descendait les escaliers quatre à quatre. Elle se sentit soudain rassurée et blottit sa tête contre la poitrine de son sauveur.
Prentiss : Hotch, je….
Puis Emily s’évanouit.
Après plusieurs jours d’hôpital et une semaine de convalescence, Emily revient. Elle avait ingéré de la fumée mais le plus préoccupant était un début de pneumonie. Elle avait réellement pris froid. Tout le monde préparait les fêtes de Noël et Emily avait l’impression d’être revenue d’un long voyage, loin d’ici.
Toute l’équipe l’attendait. Excepté Hotch. Elle redoutait un peu la confrontation avec son supérieur qui lui avait sauvé la vie. Elle savait qu’elle avait désobéi et commit une folle imprudence.
Garcia : Emily, ma belle, comment vas tu ? Comment tu te sens ?
Prentiss en souriant : Je vais mieux, beaucoup mieux.
Reid : Tu nous as fait une de ces peurs.
Reid culpabilisait, il avait laissé Emily seule.
Prentiss en prenant sa main : Ce n’est pas de ta faute, j’ai monté seule cet escalier. Et je ne pouvais pas sortir, trop froid.
Garcia : Tu étais déjà malade, vous avez tous attrapé froid dans ce maudit garage.
Morgan : Pas moi.
Rossi : Arrête Morgan. Tu as toussé et tu t ‘es mouché toute la semaine dernière. Tu es juste un peu plus résistant que Prentiss et Hotch.
Prentiss : Hotch ?
Morgan: Il a attrapé froid lui aussi et il a eu quelques jours d’arrêt maladie.
Rossi : Il avait toujours froid. Il est retourné vers la maison. Grâce à cela, il a pu te sauver la vie.
Reid : Je l’ai croisé sur la terrasse et je lui ai dit que tu étais dans le hall.
Garcia : Ne pense plus à cette histoire, regarde, je t’ai préparé des cookies.
A ce moment là Hotch sortit du bureau accompagné de Strauss. Ils aperçurent Emily en descendant l’escalier.
Strauss : Agent Prentiss, vous allez-mieux ?
Prentiss : Oui Madame. Merci.
Strauss : J’en suis ravie. Nous avons tous eu très peur pour vous.
Prentiss stupéfaite cherchait de quoi répondre. Elle vit que Hotch lui souriait gentiment. Elle méritait plutôt sa colère.
Strauss s’éloignait et Garcia distribua des cookies.
Prentiss se tourna vers Hotch : Hotch, je voulais te remercier et… je sais que j’ai commis une imprudence et que j’ai mis l’équipe en danger. Ca ne se reproduira plus…
Hotch soupirant : Je dois te passer un savon Prentiss…mais pas devant tout le monde.
Rossi : Tu dois vraiment lui passer un savon ? Elle sait ce qu’elle a fait, elle a reconnu ses torts.
Hotch : Pourquoi n’es tu pas restée dans le hall ?
Prentiss : Je ne sais pas, j’étais attirée. J’ai senti sa présence. Elle se tenait là avec son candélabre. Je l’ai mis en joue mais elle n’en n’avait que faire. Je n’ai ni vu ni sentit l’essence.
Reid : Tu l’a mis en joue.
Prentiss : Je n’ai rien pu faire, j’étais comme fascinée, envoûtée.
Garcia : Tu avais déjà de la fièvre.
Prentiss leur raconta tout.
Morgan : Ca alors elle est diabolique.
Reid : C’est vraiment Mrs Danvers, on a enfin son profil.
Rossi : D’après un bouquin ?
Hotch : C’est insolite mais ça se tient.
L’équipe ne dit plus rien, chacun était dans ses pensées en croquant les cookies.
Garcia : Ah ! J’allais oublier. Nous sommes tous invités dimanche chez JJ !
Il était 19 heures toute l’équipe était déjà partie. Hotch rangeait ses dossiers. Il fallait qu’il se dépêche s’il voulait passer un peu de temps avec son fils avant qu’il aille se coucher. Il entendit frapper à sa porte.
Hotch machinalement : Entrez
C’était Emily.
Prentiss : Bonsoir.
Hotch : Bonsoir.
Prentiss presque timidement : Je te dérange ? Tu es sur le départ ?
Hotch : Tu es encore là ? Après dix jours d’arrêt maladie, juste avant les fêtes de Noël tu as peut être autre chose à faire qu’à rester au bureau.
Prentiss faillit répliquer toi aussi mais elle se ravisa.
Prentiss : En fait, j’attendais que tu me convoques pour m’engueuler. Comme on l’a évoqué tout à l’heure.
Hotch surpris : Tout a déjà été dit tout à l’heure. Tu es consciente de ton imprudence et de ses conséquences. Je n’ai rien a ajouter de plus.
Prentiss : Bien…en fait je suis aussi venu pour te remercier.
Hotch : Me remercier ?
Prentiss : Pour m’avoir sauver la vie. Je t’ai ramené d’ailleurs un petit quelque chose.
Prentiss avait planqué sous des dossiers un cadeau dans un élégant papier.
Hotch surpris et touché : Merci. Il ne fallait pas. Nous sommes une équipe, nous avons un métier à risque, on se sauve la vie mutuellement, c’est tout à fait normal.
Hotch déballât délicatement le cadeau. Pendant un instant, un rapide instant, Prentiss vit qu’il avait les yeux qui pétillaient comme ceux d’un enfant.
Hotch : Oh ! Des partitions de Chopin ! J’adore ! Ou as-tu déniché cela, ce n’est pas une édition moderne.
Prentiss souriante : J’ai mes adresses. Cette partition date du début du XXéme siècle, elle a appartenu à un grand pianiste français. Regarde il y a ses annotations. Tu peux les utiliser ou non dans ton interprétation. Il a écrit aussi des commentaires en français, je pourrais toujours les traduire si tu le veux.
Hotch resta un long moment sans rien dire visiblement ému.
Hotch : C’est un vraiment beau cadeau. Je ne sais comment te remercier.
Prentiss : Il n’y a pas à me remercier, c’est toi qui m’a sauvé la vie… Si, en nous jouant du Chopin, toute l’équipe admire ton talent, tu sais.
Hotch : Je me suis remis au piano mais pas avec assez de rigueur pour jouer du Chopin. Ca va être un challenge mais j’accepte. Laissez moi juste un peu de temps.
Prentiss : Bon…je te souhaite une bonne soirée, je ne veux pas te retenir plus longtemps.
Hotch releva la tête et regarda la jeune femme. L’image d’Emily évanouie et de l’incendie lui revint brutalement. Se souvenant, qu’elle avait faillit mourir, il s’avança vers elle et la prit spontanément dans ses bras. C’était une simple accolade tout à fait amicale et sans ambiguïté. Mais Emily fut surprise et ferma les yeux. C’est vrai qu’on se sentait bien dans les bras de Hotch.
JJ entra vivement dans la cuisine. Elle chercha le magnifique gâteau au chocolat que Jessica avait préparé. Il y avait des smarties dessus, les enfants allaient adorer. Le plat lui-même était très beau, d’un bleu profond. On aurait dit un plat marocain. JJ se demanda un instant si Jessica ou Hotch avaient voyagé au Maroc. Comme il était lourd !
En entrant dans la salle à manger, JJ s’arrêta un instant pour regarder ses invités. C’était sa famille au grand complet. Elle eut l’impression de n’avoir jamais été aussi heureuse de sa vie. Elle avait faillit perdre Will et Henry. Emily avait risqué sa vie.
La présence de tous lui était encore plus chère à son cœur.
Elle prit le temps de tous les regarder. Sa mère est en grande conversation avec Rossi et Emily. De l’autre côté de la table, Reid s’était lancé dans un monologue suivi avec peine par Kévin. Jack trônait, heureux, entre Morgan et Garcia aux petits soins pour lui. Will arrivait très bien à se débrouiller avec ses béquilles, il allait de mieux en mieux. Il discutait tranquillement avec Jessica suivi d’une oreille distraite par Hotch qui tenait Henry sur ses genoux. Dés le début du repas, le petit garçon avait décidé de rester sur les genoux d’Aaron. Il ne voulait pas bouger. Manifestant son impatience en râlant lorsque Hotch ne lui donnait pas assez vite les bouchées de son assiette. Tout le monde a ri en constatant que le patron parfois sévère et autoritaire était complètement à la merci d’un petit garçon de deux ans. Hotch ne put avaler que la moitié de son repas et Henry repus commença à s’endormir.
Morgan aperçut JJ avec son grand plat bleu. Il se leva avec la souplesse d’un chat et lui prit galamment des mains avec un grand sourire.
JJ se dirigea alors vers son fils.
JJ : Mon cœur maman va te coucher, tu t’endors.
Henry ouvrit un œil et le referma. Il se cala dans les bras de Hotch. Lorsque sa mère se pencha pour le prendre, il se mit à hurler.
Hotch avec douceur : Il peut rester dormir dans mes bras cela ne me dérange pas.
JJ : Tu es quelqu’un de doux et de rassurant, Henry n’a pas quitté tes bras. C’est un signe. Les enfants ne mentent jamais.
Hotch touché : Merci.
Rossi : Ce n’est d’ailleurs pas le seul à le remarquer.
Rossi jeta un coup d’œil à Emily qui le foudroya du regard. Toute l’équipe éclata de rire.
Emily très gênée regardait son assiette, elle sentit le regard étonné de Hotch se poser sur Rossi puis sur elle.
Ce fut Jack qui la sauva.
Jack : Il n’y a pas mieux que les bras de papa. Dans les bras de papa rien ne peut m’arriver.
Hotch, très ému : Merci bonhomme.
Voilà, l'histoire est terminée. J'espère qu'elle vous a plu.