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So young mom

Série : One Tree Hill
Création : 26.08.2007 à 14h25
Auteur : naley21 
Statut : Terminée

« Première fic complète !  » naley21 

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Il était prés de 11h00, quand elle sortit de la banque. Elle avait un grand sourire aux lèvres, était-ce possible qu’enfin la vie lui donne un coup de pouce pour l’avenir ? Elle qui avait tant souffert, il n’y a pas si longtemps ! Elle posa ses mains sur son ventre tout rond, comme pour protéger le petit être qu’il protégeait. Karen était enceinte de 8 mois maintenant, elle avait peur, son premier enfant ! Elle n’avait que 18 ans et était seule ! Dan, son petit copain de lycée, le père de son enfant, l’avait laissé seule à Tree Hill pour étudier à l’université. Il ne voulait pas perdre ses chances de devenir un grand basketteur et avoir un enfant à 18 ans les compromettait fortement ! Il voulait même qu’elle avorte ! Mais il en était hors de question pour Karen qui avait toujours été contre cet acte, elle voulait garder ce bébé qui grandissait en elle.

Elle était fatiguée, elle marchait depuis 10 minutes mais son ventre la pesait énormément. Arrivée chez elle, elle s’assit sur la balancelle qui se trouvait sur le perron. La porte d’entrée s’ouvrit et elle vit son père s’avancer vers elle.

Eugène : Tu vas bien ?

Karen : Oui, juste un peu fatiguée, mais je me sens bien.

Eugène : Bien.

     Il ne le disait pas mais Karen savait bien qu’il était très inquiet pour elle, parce que malgré tout c’était toujours ça petite fille même si elle allait être parent à son tour.


Il s’installa à ses côtés sur la balancelle.

Karen : Arrête !

Eugène : Hein ? Tu veux pas que je m’assois ?

Karen : Bien sur que si ! Je veux que tu arrêtes de t’inquiéter, tout ira bien papa ! Je te le promets !

Eugène : C’est moi qui dois dire ça normalement ! C’est moi qui dois te consoler, te défendre, te remonter le moral !

Karen : (elle rit doucement, et posa sa tête sur l’épaule de son père)… Tu sais, ils ont accepté ! (Elle se releva et le regarda)

Eugène : Ma chérie !!! (Il l’a prit dans ces bras) Je suis tellement fier de toi si tu savais, ta maman aussi tu sais !

Karen : Oui, je sais. (Elle rentra dans la maison boire un peu d’eau fraîche) 

 Il resta seul dehors, les larmes aux yeux. Sa petite fille construisait sa vie, elle était déjà très autonome pour son âge. Mais il le fallait bien, elle attendait un enfant et elle allait l’élever seule ! Non, bien sur que non pas seule. Il était là, il serait toujours là pour elle. Il n’avait plus qu’elle, sa femme étant morte d’un cancer du sein ! Il allait tout faire pour la protéger, la protéger de ce monde cruel, de ce garçon qui l’avait laissé tomber dans son état ; Dan Scott. Plus il y pensait, plus ça colère s’intensifiait au sujet de cette ordure selon ses mots !

 Il eu un léger sourire, sa fille avait obtenu un crédit pour l’achat d’un petit café ! Il le savait, il en était sur : elle s’en sortirait.

 

A l’intérieur Karen regardait une photo d’elle est de Dan, il lui avait dit qu’il reviendrait pour la soutenir. Mais rien, pas un coup de fil, pas une lettre, pas la moindre visite. Elle soupira, enleva la photo du cadre et la jeta ! Elle entendit la porte d’entrée et se dirigea vers son père, mais il n’était pas seul Keith était à ses côtés.

Karen : Keith ! Bonjour !

Keith : Salut Karen ! Comment ça va ?

Karen : On ne peut mieux !

Keith : Oui je viens d’apprendre la nouvelle, félicitations ! (Il l’a prend dans ses bras)  Tu vas pouvoir ouvrir ton café maintenant ! 

Karen : Oui, je dois régler pas mal de choses avant d’en être la propriétaire mais c’est en bon chemin !

Eugène : Je vous laisse, je vais travailler ! (Il embrassa sa fille et sera la main de Keith) Je te la confie !

Keith : Je prendrais soin d’elle, vous inquiéter pas !

Eugène : Aller les jeunes ! J’y vais ! (Il sortit)

 

Ils discutèrent de tout et de rien, comme ils en avaient l’habitude ces derniers mois. Karen pouvait compter sur Keith depuis longtemps maintenant, mais surtout depuis que Dan avait fuit ses obligations. Keith était le frère de Dan, et celui-ci ne comprenait pas l’attitude de son petit frère. Il est vrai pourtant qu’ils n’avaient jamais vraiment été liés tous les deux, mais il espérait que Dan changerait, mais non, bien au contraire ! Keith avait appris que Dan avait rencontré une autre jeune fille, et qu’il ne viendrait plus au prés de Karen maintenant.

Il regardait Karen préparer une tasse de café pour lui et un verre de jus de fruit pour elle. Elle était si jolie, comme toujours, mais sa grossesse la rendait encore plus belle. Keith sentait ses sentiments grandir pour elle, son cœur s’emballer quand il la voyait. Quand il n’était pas avec elle, elle lui manquait tellement. Mais elle n’en savait rien, et elle ne le saurait jamais ! Il avait peur qu’elle lui dise non, que leur relation en pâtisse après cet aveu, il avait décidé qu’il resterait son ami, un ami fidèle et dévouer.

 

Du côté de Dan.

 

 Il ne savait plus quoi faire ! Il l’aimait, mais c’était trop tard. Il le savait, mais il aurait tant  voulu que tout se passe comme il le voulait ; d’abord ses études, ensuite  intégrer une grande équipe de Basket et après seulement fonder une famille, mais la vie ne lui avait pas fait ce cadeau, il commençait sa vie parce ce qu’il voulait faire en dernier ! Dan regardait une photo de lui et de Karen, enlacés ; amoureux ! Elle allait avoir un enfant, un petit bébé de lui et lui était  avec une autre, Déborah. Il aimait bien Deby mais ce n’était pas comme avec Karen, et pourtant il ne pouvait plus faire marche arrière ! Deby aussi attendait un enfant ! Elle portait son enfant aussi, elle lui avait annoncé alors qu’il voulait repartir pour Tree Hill au prés de Karen. C’était trop tard il avait abandonné Karen et il ne pouvait pas abandonner Deby. Et son père lui aurait interdit de quitter Deby, il a fait une erreur il doit en assumer les actes ! Dan était perdu, il aimait tellement Karen, c’était elle la femme de sa vie, son grand amour. Il en voulait beaucoup à Deby d’être tomber enceinte !  Il y était pour quelque chose mais il ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir.

 

Deby : Dan ?

Dan : Oui ? (Il cacha la photo dans sa poche)

Deby : Ton père m’a emmené dans une petite ville ; c’est tout à fait charmant et tranquille, j’ai vu une maison à vendre et je me suis renseignée !

Dan : Ah bon ?

Deby : (en l’enlaçant) C’est une maison magnifique, grande avec un grand jardin, Dan, j’ai toujours rêvé d’en avoir une comme celle la ! Mes parents veulent nous aider!

Dan : Deby, on est encore très jeune pour avoir une grande maison ! On a le temps et je ne veux pas que tes parents nous achètent une maison !

Deby : Dan, c’est un cadeau et on ne peut pas refuser ! Je sais que c’est extravaguant mais je veux qu’on soit ensemble à chaque instant et si on peut le faire dans une maison magnifique je suis d’accord ! Ecoutes mes parents ont été choqués pour nous, pour le bébé, je les comprends, mais ils ont bien vu à quel point je t’aime et à quel point tu me rends heureuse ! Ils feront tout pour nous aider, Dan !

Dan : (il la regarda, elle semblait tellement contente qu’il n’eut pas le courage de lui dire non) Très bien, on fera comme tu veux ma chérie !

Deby : Oui, tu verras. On sera heureux.

 

A cet instant Dan compris que quoi qu’il arrive son cœur serait à Tree Hill avec Karen mais que sa vie serait avec Deby et qu’il ferait tout pour la rendre heureuse, elle et le bébé qui viendrait dans 4 mois.

 

Dan : Au fait c’est où, « cette petite ville charmante » ? (en l’embrassant sur le front)

Deby : Tree Hill, où tu as grandi ! Tu es content ?

Dan : … Très ! (il la sera fort contre lui)

 

Les questions se bousculaient dans sa tête ; Tree Hill ! Non, il ne pouvait pas retourner là bas, pas avec Deby, devant Karen ! Pourquoi son père avait-il amené Deby là-bas ? Il se sentait mal !

 3 semaines plus tard à Tree Hill. 

  Karen venait de signer les papiers chez le notaire et les anciens propriétaires lui avaient remis les clés du café, fermé depuis quelques années. Elle devait accoucher dans une semaine, elle était fatiguée mais enthousiaste pour son café, son bébé ! Elle pensait souvent à Dan, mais elle avait appris par Keith qu’il s’était marié avec une étudiante qui était enceinte également ! Cela l’avait anéantit sur le coup, elle espérait tellement qu’il reviendrait ! Elle essayait de moins penser à lui, mais les questions se bousculaient dans son esprit ! Comment allait-elle pouvoir refaire sa vie avec un enfant ? Allait-elle profiter de la vie avec un bébé ? Elle s’imaginait seule dans l’avenir, bien sur, elle avait son père et Keith ! Mais elle voulait un homme qu’elle puisse aimer et choyer.

  Elle s’approchait de son café, son café à elle ! Keith et son père étaient déjà là !

 

Eugène : Aller ma chérie ouvre à tes premiers clients !

Karen : (elle rit) Oui, mais avant de vous servir quoi que ce soit vous allez devoir remettre cet endroit à neuf !!! Mais je vous superviserais !

Keith : Oui bien sur ! Il me semble mademoiselle Roe que vous vous êtes habillée de manière à donner un coup de main ! (il rit et toucha son gros ventre rond)

Karen : Oui la salopette de grossesse est un bon investissement !

Ils rirent !  

Ils passèrent la journée à nettoyer et remettre en ordre les chaises, les tables. Karen n’en faisait pas trop, d’abord Keith et son père ne voulaient pas qu’elle fasse trop d’efforts ! Karen donnait des ordres aux deux hommes et elle s’en amusait ! Elle se sentait bien ! Heureuse en quelque sorte. Les garçons avaient terminé mais il restait à faire toute la décoration, Karen avait une idée bien précise sur ce qu’elle voulait en faire !

Elle se lève.

Eugène : Karen ? … Qu’est ce que tu as ? (il se dirige vers elle, elle était devenue blanche et tenait son ventre)

Keith : Karen ? (elle s’effondre) Karen !!!

Eugène : Vas chercher la voiture !

Keith : J’y vais.

Eugène pris Karen dans ses bras et se dirigea hors du café. Il était terrifié, sa petite fille ne bougeait plus. Il se surprit à prier  « ne me la prend pas, pas elle je t’en pris, je n’ais plus qu’elle » Il descendait les marches, pendant que Keith courrait pour ouvrir la porte arrière de la voiture.  Après avoir  déposé   Karen,  Keith  roula en  direction de l’hôpital aussi vite qu’il  le pouvait ! Lui aussi était terrifié, il ne savait pas quoi faire mais il essayait de se concentrer sur la route ! Eugène parlait à sa fille :

Eugène : Tiens bon, on arrive ! Courage Karen, je t’en pris bats-toi !

 Un peu plus loin dans Tree Hill

Dan et Deby avaient commencé à emménager.

Dan : Assis toi un peu ! Je vais chercher les derniers cartons et après ça sera fini !

Deby : Tant mieux ! (Dan l’embrasse tendrement)

Dan : Je t’aime madame Scott !

Deby : Je t’aime aussi ! … Au fait, Keith ne devait pas venir nous aider ?

Dan : … Il avait un truc à faire avant ! Je pense qu’il n’a pas fini !

 

Son téléphone sonna, c’était Keith !

Dan : Allô ?

Keith : euh c’est moi !

Dan : Alors je t’attendais moi ! Où es-tu ?

Keith : A l’hôpital ! (Dan devint tout pâle) Karen est aux urgences, elle à fait un malaise et on en sait pas plus pour le moment !

Dan : … euh !

Keith : Je te rappelle quand j’ai du nouveau ! A plus tard ! (ils raccrochent) 

Deby : Alors il arrive ?

Dan : Non, il a un problème ! Je vais chercher les cartons. (Il part et laisse Deby seule).

 

       Deb trouvait Dan étrange, comme s’il lui cachait quelque chose d’important. Elle avait eu ce sentiment à plusieurs reprises et surtout quand Keith était là ! Elle se demandait pourquoi les deux frères agissaient bizarrement quand ils étaient dans la même pièce ?

 

  Dehors Dan prit les cartons, mais il avait envie d’aller à l’hôpital, tenir la main de Karen, juste la voir ! Il lâcha ses cartons et se dirigea vers la voiture. Une fois au volant, il laissa exprimer sa frustration, sa peur, il se mit à pleurer !

 

Dan : C’est trop dur ! J’arrive pas, qu’est ce que je dois faire ? Qu’est ce que je dois faire ?

 

  Il fit démarrer le moteur et se dirigea vers l’hôpital.

  Le moteur de la voiture fit sortir Deb de ses pensées, elle se dirigea vers la porte d’entrée et vit Dan partir !  Où allait-il ? Pourquoi ne l’avait-il pas prévenu ? Elle resta perplexe et rentra à l’intérieur de sa grande maison pour déballer quelques cartons.

 

A l’hôpital, le père de Karen faisait les cents pas et Keith restait contre le mur le regard vide.

Docteur : Monsieur Roe ?

Eugène : Oui ? C’est moi, comment va-t-elle ?

Docteur : Elle va bien, elle est hors de danger. Le bébé aussi. Elle à fait un malaise, la fatigue, le stress, beaucoup de facteur en sont à l’origine ! Votre fille devra se reposer, ce sont les derniers jours de sa grossesse, elle doit faire le moins de choses possibles et surtout je vous le répète : il lui faut du repos ! Je vous donne ça, c’est une ordonnance pour quelques vitamines en cas de fatigue.

Eugène : Merci docteur, on veillera bien sur elle ! On peut aller la voir ?

Docteur : Bien sur, les papiers de sortie seront prêts dans une vingtaine de minutes. Et elle pourra sortir !

 

Le médecin part, Eugène et Keith entre dans la chambre de Karen. Cette dernière était dans la salle de bain.

 

Eugène : Karen ?

Karen : Oui ! (elle sort, la main poser sur son ventre) Je suis désolée, de te faire autant de soucis ! Je …

Eugène : (il la prend dans ses bras) Chut, ne t’inquiète pas mon ange.

Karen : Je me suis sentie mal tout d’un coup, j’avais la tête qui tournait et j’ai eu peur aussi… pour mon fils ! (elle regarde son père)

       Elle ne savait pas le sexe du bébé avant ce malaise, le médecin avait fait une échographie pour vérifier que l’enfant n’avait rien et il lui avait demandé si elle voulait savoir le sexe !

Eugène : … ton fils ! Un petit gars ! (il avait les larmes aux yeux) ! C’est fantastique ! Oh mais tu sais j’aurai été très fier d’avoir une petite-fille aussi ! Hein !

Karen : (elle rit doucement) Oui je sais ! (Elle regarda Keith qui était resté en retrait)

Keith : C’est super Karen,  et je suis content que tu n’ais rien !

Karen : Merci, merci pour tout ! Je sais que je pourrais toujours compter sur toi !

Keith : Oui, je serais toujours là !… Je vais avancer la voiture, elle est assez loin de l’entrée !

Eugène : Oui c’est une bonne idée ! Karen doit faire attention à ne pas trop se fatiguer ! (Il la regarde)

Karen : Oui docteur !

Eugène : Le médecin m’a donné ça pour aller chercher des médicaments, enfin des vitamines ou quelque chose comme ça ! Il y a une pharmacie en bas, alors j’y vais maintenant et tu finis de te préparer et je viens te chercher après, d’accord ?

Karen : Si tu veux !

Eugène sortit de la chambre et il réapparu pour dire à sa fille :

Eugène : Surtout ne t’inquiet pas, tout ira bien ! (et il disparu)

  Ces derniers mots firent revenir Karen quelques mois auparavant.

 Flash back  

Karen était assise sur les gradins du gymnase du Lycée de Tree Hill, elle attendait son basketteur vedette : Dan Scott.

Dan : Hey ! Qu’est ce que tu fais là, je croyais que tu étais malade ? (il s ‘assoit à côté d’elle en l’embrassant tendrement) Ca va pas ?

Karen : … Il faut que je te dise quelque chose Dan, et …et c’est pas facile ! (une larme coule sur sa joue, il l’essuie)

Dan : Hé, Karen, t’inquiete pas, tout ira bien ! …Tu sais que tu peux tout me dire, c’est moi !

Karen : (elle regardait le sol) Dan, (elle se tourne vers lui) je suis enceinte.

  Dan la regardait incrédule, il ne dit rien, il était sous le choc !

 Fin flash back  

Karen soupira un grand coup, oui tout irait bien ! Une chose était sure, elle avait pris la décision que quoi qu’il arrive Dan Scott ne ferait plus partit de sa vie ! Il l’avait laissé seule, alors qu’il lui avait assuré qu’il reviendrait l’aider et surtout qu’ils élèveraient ce bébé tous les deux. Que de mensonges, elle ne supportait plus ce garçon qu’elle avait tant aimé, qu’elle aimait encore certainement ! Mais entre la haine et l’amour, le fossé est mince.

Elle termina de s’habiller et attacha sa salopette. Elle sortie de la chambre pour rejoindre son père à la pharmacie, elle n’avait pas envie d’attendre ici.

 

Au bureau des entrées, Dan demandait la chambre de Karen Roe, quand il l’aperçut sortir de l’ascenseur. Il se cacha derrière une plante ! Il ne voulait pas qu’elle le voit ! Il voulait juste la voir. Elle était si jolie, ses cheveux noirs bouclés tombaient sur ces épaules, et son ventre si rond, si gros ! Elle était magnifique, avec sa salopette et ce regard si tendre qui cherchait quelque chose ! Elle sourie en voyant son père s’approcher d’elle avec un petit sachet, elle lui dit quelque chose et ils se dirigèrent vers le bureau ! Dan restait immobile derrière la plante, si elle le voyait là, que dirait-elle ? Qu’il est ridicule à se cacher derrière une plante pour la voir alors qu’il n’était même pas revenu la voir durant ces derniers mois, alors qu’il lui avait promis ?  Qu’il n’a pas le courage de l’affronter ? Non, elle ne devait pas le voir !

Karen : (à la secrétaire) Bonjour, on m’a dit de venir signer des papiers pour ma sortie.

Secrétaire : Oui, votre nom s’il vous plaît ?

Karen : Karen Roe : R.O.E

Secrétaire : Très bien,… alors voilà, signer ici (elle lui tend une feuille en lui montrant l’emplacement de la signature, Karen signe) Alors je vous donne ce papier avec le récapitulatif des soins donnés et la facture. En ce qui concerne la facture vous avez la possibilité de verser la somme dans un délai de 30 jours et de vous faire rembourser selon votre mutuelle ! Voilà bonne journée madame.

Karen : Oui, merci ! Au revoir. (Karen et son père partent) Madame ! J’ai la tête d’une madame ?

Eugène : (il rit) Non, mais tu à gros bidon alors elle pense que tu es mariée ! (ils rient)

 

Ils sortent de l’hôpital, Keith les attendaient au volant de la voiture.

 

Dan sortit de sa cachette et regardait Karen monter dans la voiture, Keith l’aperçu ! Ils se regardaient dans les yeux et Keith démarra !

Au volant Keith réfléchissait, pourquoi Dan était-il venu ? Il lui avait fait comprendre que jamais il ne s’occuperait de Karen, qu’il ne la reverrait plus ! Avait-il changé d’avis, était-ce possible qu’il assume son rôle de père ?

Eugène : T’es dans la lune ? T’as raté la route !

Keith : Ah ! Je, je réfléchissais ! Pardon !

Eugène : Oui jeune Homme, fais plus attention !

Karen : Laisse le tranquille ! (en riant) Il a eu peur, laisse lui le temps de reprendre ses esprits !

Keith : Merci Karen ! (en rigolant)

 

Une fois devant la maison, Keith décida de ne pas rester et d’aller chez son frère.


Chez Dan et Deb.Dan se garait quand il vit Deby sortir de la maison. (Il sort de la voiture et se dirige vers la maison)

Deb : Où étais-tu ?  Tu es parti comme ça, en me laissant toute seule !

Dan : Oui excuses-moi, je suis passé voir Keith !

Deb : T’aurais pu me le dire au lieu de t’enfuir comme un voleur !

Dan : Deby ! Ecoute, je suis désolé, d’accord ! (plus calmement) Il avait besoin de moi alors je me suis dis qu’il fallait que j’y aille.

Deb : Oui, bien sur ! Mais j’aurais bien voulu que tu me le dises avant, au cas où !

Dan : Oui,  c’est vrai. Je ne le ferais plus promis. (Il lui donne un baiser)

Deb : Qu’est ce qu’il a ?

Dan : Hein ?

Deb : Keith ?

Dan : Ah, euh, il a un souci avec une de ses amies ! (ils commencent à rentrer quand la voiture de Keith arrive dans l’allée) Deb : Tient ! (elle se dirige vers la voiture) Bonjour Keith ! Comment va ton amie ? (ils s’embrassent)

Keith : (il regarde Dan) Elle va bien ?!

Dan : Qu’est ce que tu fais là ? Je t’ais dis que ça irait !

Keith : Hein ? (il ne comprenait rien au discours de Deb et de Dan)

Dan : Oui, je te l’ais dis il y a à peine 10 minutes ! (en faisant signe à son frère de comprendre)

Keith : Oui, mais euh,… je voulais te parler seul à seul !

Deb : Très bien, je vous laisse tous les deux ! (en leur souriant elle rentre à l’intérieur)

 

Keith : Tu vas lui dire quand ?

Dan : On verra ! Qu’est ce que tu veux ?

Keith : Pourquoi t’es allé la voir ?

Dan : Pardon ? J’ai encore le droit de faire ce que je veux à ce que je sache ! Et je te rappelle que c’est toi qui m’as appelé ! (sarcastique)

Keith : (en haussant le ton) Oui pour te dire que la fille qui va avoir ton enfant…

Dan : CHUT !!! Cries le pendant que tu y es !

Keith : T’es en train de faire des conneries Dan ! T’as 18 ans ! Tu t’es marié avec une fille que tu connais à peine et qui est enceinte et il y a une fille de l’autre côté de la ville qui va avoir ton enfant ! … Danny… Je te laisserais pas lui faire plus de mal que tu ne lui en as déjà fais !

Dan : (le narguant) Je voulais la voir ! Parce que quoi qu’il arrive, c’est mon enfant, c’est pas le tien ! Et tu peux faire tout ce que tu veux Karen elle t’aimera jamais et son enfant ça sera jamais le tien ! Mon pauvre Keith, t’es rien pour elle, juste un ami ! Un ami, alors maintenant t’es gentil tu te mêles pas de nos histoires ! (il fait demi-tour)

Keith : C’est ce qu’on verra ! (il se dirige vers la voiture et s’en va)

 

     Dan le regarde partir, il savait bien que Keith était amoureux de Karen depuis un petit moment, que c’était lui qui la voyait tous les jours ! Il ne voulait pas que son frère ait une relation plus qu’amicale avec Karen ! Il ne voulait pas que Keith élève son enfant ! Mais maintenant qu’il avait laissé Karen de quel droit pouvait-il émettre un avis sur la personne que fréquenterait Karen ?  Il s’était piégé tout seul et maintenant il devait assumer ses erreurs !

 

  Keith était au volant de sa voiture, il n’en revenait pas de ce que lui avait dit son frère ! Depuis toujours, ils n’étaient pas si proches, mais là Dan avait vraiment dépassé les bornes ! Il avait senti la jalousie dans le ton de son frère et dans son regard à l’hôpital, il aimait toujours Karen ! C’est pour ça qu’il réagissait ainsi, tout devint clair pour Keith. Dan et lui aimait la même fille, Karen, mais Dan avait dit quelque chose ! Il n’était que son ami, et c’était vrai. Elle ne le considérait pas comme un éventuel amour, juste comme un ami ! Mais pourquoi se torturait-il à aller la voir tous les jours et prendre soin d’elle s’il ne pouvait être avec elle ? Peut-être qu’un jour elle le verrait autrement ? Peut-être que tout simplement la voir lui suffisait ? Non ! Mais il devait se contenter de ce que Karen voulait, et dans son état, il valait mieux qu’il attende pour lui dire quoi que ce soit, ou peut-être pas ? Il était perdu, comme son frère !   Il rentra chez lui des questions plein la tête.

Il était prés de minuit quand quelqu’un frappa à la porte de l’appartement. Keith alla ouvrir en se demandant qui pouvait venir à cette heure là !

 

Keith : Karen ??? Mais qu’est ce que tu fais là ? Ca va ? C’est le bébé ? Mais tu ne dois pas marcher ?

Karen : Oh du calme inspecteur ! (elle entre) J’arrive pas à dormir, je pense à pleins de trucs !

Keith : Des trucs ?

Karen : Ouais, je devrais pas mais je voudrais aller voir Dan !

Keith : (perplexe) Je croyais que tu l’avais rayé de ta vie, après tout ce qu’il à fait…

Karen : … qu’il n’a pas fait, tu devrais dire ! (elle sourit) Je voudrais m’expliquer, comprendre ! (elle soupir) Oh, mais tu m’entends ! Moi, je veux aller le voir ! Mais qu’est ce qui m’arrive ?

Keith : Karen c’est normal que tu te poses des questions, mais je crois que tu devrais avancer vers l’avenir et ne plus repenser à tout ce qu’il a pu te dire !

Karen : Ouais, (elle s’allonge sur le canapé) Keith ?

Keith : Oui ?

Karen : Merci. (Elle le regarde il était début près d’elle)

  Elle le trouvait beau, là devant elle en caleçon et en tee-shirt, tout ébouriffé. Keith était gentil,  attentionné il avait tout du garçon idéal ! Elle s’était trompée de frère ! A cette idée elle sourit.

Keith : Quoi ? Pourquoi tu ris ?

Karen : (elle ferme les yeux) … Je me disais juste que, … non rien !

   Keith regardait Karen s’endormir sur le canapé, il la couvrit avec une couverture et il s’installa sur le fauteuil à côté d’elle, comme pour la surveiller.

 

Le lendemain matin Karen fut réveiller par les rayons du soleil qui avaient pénétré dans la pièce, elle s’appuya sur ses coudes et vit Keith dans le fauteuil en train de dormir ! Elle sourit, se leva et alla dans la petite cuisine. Elle ouvrit le frigo, elle voulait préparer le petit déjeuner, mais elle n’y trouva que quelques bières et deux boîtes de pizza à moitié vides ! Elle ferma le frigo, chercha dans les placards pour faire du café, mais non, du café il n’en avait pas non plus, en fait, il n’y avait rien dans ses placards !

Karen : Comment fais tu Keith ? Se parlant à elle-même

Keith : Hein ? (il apparut sur le pas de la porte)

Karen : Bonjour, … dis-moi, où est ce que tu vis ? T’as un autre appartement ?

Keith : (il rit) Quoi ? Pourquoi tu dis ça ?

Karen ouvrit le frigo et le montra et elle se dirigea vers les placards qui étaient tout autant vide !

Karen : Tu ne manges pas ?

Keith : La plupart du temps je mange au boulot ou chez toi !

Karen : Très économique tout ça ! Je vais y penser pour l’avenir !

Keith : Oui ! Je me ferais un plaisir d’aller en courses et te préparer des petits plats et à ton fils aussi !

Karen : Merci Keith !… On va à la maison ?

Keith : Oui, j’enfile un pantalon et je t’emmène.

Karen : Je t’attends dehors.

Elle se dirige vers la porte d’entrée et Keith dans la salle de bain. 

  Eugène était assis sur la balancelle du perron de sa maison. Il attendait Karen, il était 6h20 et elle n’était pas dans son lit. Il était énervé ! Où était-elle passée ? Dans son état ! Elle était inconsciente, le médecin avait bien dit de ne surtout pas faire d’effort, et elle devait marcher le moins possible et se limiter à 30 minutes par jours ! C’est certain, ce n’est pas drôle ; mais une semaine ! Elle pouvait faire cet effort quand même ! Il vit la voiture de Keith arriver et se garer devant la maison. Karen était dans la voiture ! Il se dirigea vers la voiture.

 

    Karen sortit de la voiture, en voyant son père la regarder curieusement Karen lui fit son plus beau sourire, on ne sait jamais !

Karen : Papa ! Qu’est ce que tu fais là ? (mauvaise question se dit-elle)

Eugène avait les bras croisés. Il ne dit rien ! (Karen regarda Keith en pensant que c’était mauvais signe, quand son père ne disait rien c’était pire qu’une bonne dispute !)

Eugène : Merci Keith, tu peux rentrer maintenant ! A bientôt !

Keith : Okay, euh alors je vous laisse. (Valait mieux pour lui de les laisser seuls)

Eugène : Oui c’est une bonne idée. (Toujours debout le visage fermé, les bras croisés)Keith démarra et partit. Eugène se dirigea vers la maison, Karen le suivit.

Karen : Papa ? … Dis quelque chose enfin !

Eugène : Karen, tu dois faire attention ! (en haussant le ton) Tu vas avoir un bébé, tu es fatiguée et tu es fragile…

Karen : … Papa…

Eugène : Non, tu vas m’écouter Karen ! Ca suffit maintenant ! Tu vas aller dans ta chambre, dans ton lit ! Tu as interdiction de te lever pour quoi que se soit ! Si tu veux quelque chose je te l’apporte ! Mais pas question de sortir ! Tu m’as bien compris ?

Karen : (elle sourit malgré elle) Oui !

Eugène : Karen !

Karen : Oui papa, je te promets de ne pas me lever et de pas sortir de la maison ! Je ferais attention…

Eugène : C’est pas pour moi, c’est pour toi ! Pour le bébé. Aller vas dans ta chambre.

 

    Karen savait pourquoi son père avait réagit comme ça, il n’avait plus qu’elle, et s’il lui arrivait quelque chose il ne le supporterait pas. Mais elle avait juste été voir Keith et il ne lui était rien arrivé. Elle avait besoin de sortir de la maison, de respirer de l’air frais. Etre enfermé dans la maison c’était trop dur mais elle n’avait pas le choix, elle toucha son ventre et se mit à parler à son bébé.

Karen : Tu sais, papa a peur pour nous, enfin grand-père pour toi ! Je vais faire attention à toi mon ange je te promets qu’il ne t’arrivera rien, tu es ce qu’il y a de plus important pour moi aujourd’hui et jamais je ne ferais quelque chose qui te ferait du mal, (une larme coula le long de sa joue) parce que s’il t’arrive quelque chose je ne me le pardonnerais jamais.

Elle s’allongea sur son lit, et se mit à réfléchir.

Karen : Tu sais que je ne sais toujours pas comment tu vas t’appeler ! (parlant toujours au bébé) T’as une idée ? J’avais bien une idée mais Laura n’est plus vraiment d’actualité, non ? Alors comme je dois passer une semaine au lit, je pense que je vais bien trouver un créneau pour y réfléchir !

 

Eugène entra dans la chambre de sa fille avec un plateau.

Eugène : Tiens, je t’ais fais un petit déjeuner de champion ! Chocolat au lait, jus d’orange et toasts grillés, je t’ais mis de la confiture à côté !

Karen : Merci, je meurs de faim. Keith n’a que des vieilles pizzas dans son frigo et rien dans les placards !

Eugène : Pourquoi tu es allée là bas au fait ?

Karen : Je voulais parler c’est tout !

Eugène : Je suis là moi, je vois pas pourquoi tu es allée jusque là bas !

Karen : Papa ! C’est pas la même chose, tu es mon père je ne peux pas discuter avec toi comme si tu étais mon meilleur ami !

Eugène : Bien sur, mais tu peux m’en parler. Surtout en ce moment je suis prêt à t’écouter sur tous les sujets…

Karen : …Dan !

Eugène : (faisant un effort) Oui vas-y !

Karen : (elle se met à rire) Non ça va aller ! (elle boit son jus d’orange et commence à tartiner son toast). Tu pourrais aller à la bibliothèque me prendre des livres ?

Eugène : Oui j’irais quand ça ouvrira, je vais m’occuper du jardin ! Tu m’appelles si tu as besoin de quelque chose ! (Il embrasse Karen sur le front et pose sa main sur son ventre tout rond et quitte la pièce) 

Karen finit son petit déjeuner est s’assoupie quand on frappa à la porte.

Karen : Oui ? (La porte s’ouvrit et Karen vit Dan apparaître, il entra dans la chambre)

Dan : Bonjour. (Karen restait de marbre, aucunes réactions ne passaient sur son visage, elle restait figée avec un regard froid qui en disait plus que mille mots) euh, comment vas-tu ?

Karen : Sort d’ici !

Dan : Karen je suis venu m’excuser…

Karen : … T’excuser (en haussant le ton) tu crois sérieusement que tu peux faire ça  après ce que tu m’as fais ! Tu m’as laissé toute seule, enceinte, tu es partie en me disant que tu serais là pour moi, pour le bébé ! Et toi, tu reviens comme une fleur après prés de 9 mois avec ton air mielleux, une femme et un autre futur enfant !!! (De plus en plus en colère) Je veux que tu sortes d’ici Dan et que tu ne reviennes jamais ! Une chose est claire, je t’ais rayé de ma vie comme tu l’as fais avec moi ! Jamais tu m’entends, jamais tu ne feras parties de ma vie désormais ! Vas-t’en, hurla-elle en lui jetant un coussin dessus pour le faire partir, il sort de la chambre.

 

naley21  (26.08.2007 à 14:28)

   Karen reprit son souffle, elle était en colère, très en colère. Comment pouvait-il se montrer ici pour s’excuser ? Après tous ces mois de silence et d’absence, de mensonges. Karen avait une larme qui coulait le long de sa joue, elle fixait la porte, elle avait peur qu’il revienne ! Il lui avait fait trop de mal, pourtant elle s’était imaginée il y à peine quelques heures aller lui parler. Mais le voir devant elle, après tant de temps,  avait fait renaître toute la souffrance, la colère qu’elle ressentait. Elle tremblait, jamais elle n’avait exprimé ses sentiments et sa colère ainsi auparavant, elle se sentait soulagée mais elle regrettait d’avoir été si sèche et froide ! C’était digne de lui mais pas d’elle ! Mais elle se surpris à penser « non mais, c’est moi la victime et c’est lui l’ordure, je dois pas culpabiliser pour lui avoir dis ce que j’avais sur le cœur » Elle souffla un gros coup pour évacuer son stress, elle se leva pour aller chercher le coussin. Elle se baissa pour ramasser son coussin, une main sur son ventre. Elle eu soudain très mal au ventre, elle ne pu bouger, elle était pliée sur elle-même. Elle se tordait de douleurs mais aucuns sons ne sortaient de sa bouche, elle s’assit par terre pour s’allonger en espérant que la position la soulagerait mais non ! Elle hurla, la douleur était horrible elle ne savait comment se mettre pour se sentir mieux ! Soudain, plus rien, plus de douleurs ! Karen était allongée sur le côté, elle se redressa en secouant la tête, comme pour reprendre ses esprits, Jamais elle n’avait eu aussi mal de sa vie ! Elle respirait vite, elle avait peur ; c’était quoi ça se demanda-t-elle ?  La porte s’ouvrit d’un seul coup, son père l’avait entendu hurler depuis le jardin !

 

Eugène : Karen ! (en la voyant au sol, il s’approcha d’elle et pris son visage dans ses mains) Qu’est-ce que tu as ?

Karen : Je sais pas, j’ai eu très mal au ventre et…  (Elle grimaça)

Eugène : Karen ? (il vit le pantalon de sa fille plein d’eau) Au mon dieu Karen, c’est le moment !

Karen : Hein ? Le moment de quoi, lui demanda-t-elle inquiète !

Eugène : Tu as perdu les eaux, le bébé va arriver !

Karen : Non ! (elle essaya de se lever en s’appuyant sur son père) J’suis pas prête, c’est pas possible il devait venir dans une semaine (totalement paniquée).

Eugène : Oui bah, non, il va arriver et il ne te demandera pas ton avis que tu sois prête ou pas ma chérie (il souriait, il allait être grand père)

Karen : Je déteste les gens en avance, aaahhhhh j’ai mal papa ! J’ai trop mal ! Je veux pas accoucher, je veux plus du bébé ! Aïïïïeee (elle tenait son ventre, elle était pliée sur elle-même)

Eugène : Dis pas n’importe quoi ! Assis toi sur le lit, je prends la valise qu’on a préparé et je t’emmène à l’hôpital ! (il se dirigea précipitamment dans la pièce à côté et revenait avec une petite valise qu’ils avaient préparé pour l’accouchement) Aller appuis toi sur moi, on y va !

Karen : Oh papa, j’ai trop peur, et puis j’ai vraiment trop mal.

Eugène : Je sais que tu as mal, tu me broies la main ma chérie, (elle se leva péniblement en soufflant fort, ils se dirigèrent vers la sortie)

Ils s’installèrent dans la voiture, Eugène démarra et se dirigea en direction de l’hôpital, Karen souffrait, elle avait très mal, les contractions étaient de plus en plus fortes et plus rapprochées.

Eugène : Ca va aller ma chérie, on est bientôt arrivé !

Karen : Ahh, shouuuu, shouuuuu, shouuu !

Eugène : Oui souffle, c’est bien ! (il l’imitait) shouuu, shouuu ! Continues c’est bien !

 

Ils passèrent devant le garage où travaillait Keith, Eugène klaxonna plusieurs fois et passa le bras par la fenêtre. Keith qui avait le nez dans un moteur, se releva et aperçu la voiture, qu’il reconnu immédiatement. Il vit Karen côté passager plier, il comprit tout de suite que Karen était sur le point d’accoucher ! Il lâcha sa clé, et courut à sa voiture !

 

Dans la voiture, Karen, avait de plus en plus de mal, et Eugène roulait aussi vite qu’il pouvait !

Karen : Et ben, … on en fait des courses poursuite … en ce moment ! Shouuu (elle essayait de rigoler)

Eugène : Oui, et toujours à cause de toi ! (plaisanta-t-il)

Karen : Arrête de me faire… rire !…Ahh papa, ça fait mal !

Eugène : On arrive…

Il stoppa son véhicule devant l’entrée des urgences, sortit et se dirigea côté passager pour ouvrir à Karen !

Ambulancier : Monsieur, Monsieur ? Vous ne pouvez stationner ici, cet endroit est réservé aux ambulances !

Eugène : Ma fille va accoucher !!! (Karen sortit de la voiture en grimaçant de douleur)

Ambulancier : Je vais chercher un fauteuil roulant et un médecin ! (il court dans l’hôpital)

Eugène : Merci, monsieur !

Karen : Shouuu, les contractions sont de plus en plus fortes !

Eugène : Ca va aller, on est à l’hôpital, les médecins vont te donner quelque chose pour te soulager… (L’ambulancier arrive avec un fauteuil, un médecin et deux infirmières) 

Médecin : Asseyez-vous mademoiselle, (elle s’exécute, Karen avait peur de ce qui allait se passer) détendez-vous ! (il lisait la peur sur son visage) Vous en êtes à combien de semaines ?

Karen : 38 semaines, il devait venir plus tard !

Médecin : (il rit) Oui, mais c’est lui qui décide ! Vous avez des contractions à quelles fréquences environ ?

Karen : Euh, …toutes les 3, 4 minutes !

Médecin : Très bien on vous monte en salle de travail et j’arrive tout de suite !

Karen hocha la tête pour dire oui, les infirmières emmenèrent Karen vers l’ascenseur et le médecin demanda à Eugène de remplir les papiers d’entrée.

Eugène : Mais je ne peux pas la laisser seule !

Médecin : Ca prendra 10 minutes ! Ne vous inquiétez pas, elle n’aura pas son bébé dans les 10 prochaines minutes !

Eugène : C’est pas le problème, je ne veux pas la laisser seule, elle est déjà effrayée je ne veux pas qu’elle…

Keith : Eugène ! (Keith entra en courant)

Eugène : Keith ! Tu veux bien monter avec Karen je dois remplir les papiers !

Keith : Oui, j’y vais ! (il se dirigea vers l’ascenseur auprès de Karen)

Karen : Oh je suis contente que tu sois là !

Keith : (il l’embrassa sur le front) J’aurai manqué ça pour rien au monde !

 

Quelques minutes plus tard, Karen était en salle de travail. Les infirmières l’avaient déshabillé pour lui mettre une chemise adaptée pour la circonstance. Elle avait des perfusions pour soulager sa douleur et un monitoring autour du ventre pour surveiller les battements de cœur du bébé.

Le médecin entra et se plaça devant Karen. Keith était à côté de Karen il lui tenait la main, lui aussi avait du mettre un vêtement stérile pour accompagner la future maman.

Médecin : Le col est dilaté à 7,5 cm. On va attendre encore un peu pour commencer le travail, d’accord Karen ?

Karen : Oui, répondit-elle très stressé.

Médecin : Karen à la prochaine contraction ne poussez pas, et détendez-vous (il lui sourit) Tout se passera bien, je vous le promets. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter ça se présente bien. Je vais vous expliquer tout ce qu’il va se passer, et vous vous détendrez.

Karen : Oui.

Médecin : Bien, alors nous allons attendre que votre col soit dilaté à 10cm, vers environ 9cm nous vous installerons dans la salle d’accouchement et là, nous pourrons commencer le travail. Une sage-femme est en chemin, pour s’occuper de vous. (Il lui sourit) Karen, c’est bien vous êtes courageuse.

Keith : Et, est-ce que c’est long jusqu’à 10cm ?

Médecin : (Il rit) il faut compter environ 1cm par heure, quelque fois c’est plus long et d’autres plus rapide.

Karen : Mais c’est long (elle grimace à la venue d’une nouvelle contraction) ! A la télé elles accouchent en 5 minutes !

Médecin : Et le problème, c’est que nous ne sommes pas à la télé ! Ne vous inquiétez pas, je reviens dans quelques minutes si vous avez un problème vous m’appelez d’accord ! (il se lève et les laisse seuls) 

Keith ne savait pas quoi dire à Karen, il était mal à l’aise et il fallait bien l’admettre ; il était terrifié !

Keith : euh tu veux boire quelque chose ?

Karen : Non pas pour le moment, merci. Où est papa ?

Keith : Il remplit les papiers et il arrive. Alors tu dois respirer, tu sais comme le petit chien !

Karen : Je déteste quand on dit ça ! Ca veut dire quoi faire le petit chien ? Non mais c’est vrai…

Keith : Ok ! Calmes toi ! (il rit)

Eugène : (il entra dans la chambre) Karen !

Karen : Ah papa ! On doit attendre !

Eugène : Oui, j’ai croisé le médecin il m’a expliqué. T’as besoins de quelque chose ?

Keith : Elle a pas soif !

Eugène : Elle ne peut pas boire ! On peut t’apporter des glaçons si tu veux ! Tu as chaud je vois ma chérie !

Karen : Non, ça va aller pour l’instant.

 

Eugène s’assit à côté de Karen dans un fauteuil, et Keith regardait dehors par la fenêtre. Karen attendait les contractions, mais peu à peu, elle se détendait. Le médecin avait été très gentil et lui avait bien expliqué ce qui allait se passer.

 

Au même moment dans Tree Hill Dan était dans son canapé devant la télé éteinte ! Il se repassait la scène en boucle, Karen était si jolie. Mais elle l’avait jeté comme un mal propre, il l’avait bien cherché, avec tout ce qu’il lui avait fait endurer. Mais elle ne l’avait même pas écouté, ne lui avait laissé aucunes chances de lui expliquer ses choix, et son amour. Maintenant c’était bel et bien terminé, Karen et lui n’était plus qu’un souvenir !

Deb : Dan, regarde ça !

Dan :

Deb : Dan ? Tu rêves ?

Dan : Ah, euh non non ! Oui qu’est-ce qu’il y a ?

Deb : J’ai écris les prénoms qui me plaisent bien, et j’ai écris ceux qui tu aimes bien !

Dan : Ah super ! Fais voir ce que t’as choisis ! Je suis sur qu’ils sont nuls ! (il rit)

Deb : Eh ! Les tiens sont ridicules, je ne te laisserais pas appeler ma fille comme ça !

Dan : Ta fille ? (il la regarde septique)

Deb : (elle rit) Tu ne m’as parlé que des prénoms de garçons ! Je pense que tu devrais penser à l’éventualité d’une fille !

Dan : Je l’appellerais … non je sais que c’est un garçon !

Deb : Bah voyons ! On sera fixé dans quelques jours de toute façon.

Dan : C’est quand déjà ?

Deb : Je vais au médecin dans une semaine ! Dan, tu écoutes quand je te parle ? (elle sourit)

Dan : Oui j’écoute mais je pense à pleins de trucs, la maison et ce que tes parents m’ont proposé !

Deb : C’est une bonne chose pour toi cette offre ? En plus il n’y a aucune concession de voitures à Tree Hill, juste le petit garage de ton frère.

Dan : Oui…

Deb : Tu y arriveras ! J’ai confiance en toi, et je sais ce que tu penses, mais ça ne tient qu’à toi de réussir ! Bien sur il y a une mise de fond importante qui ne vient pas de toi, mais le succès ne tiendra qu’à toi et à ton travail ! Parce que tu seras seul. Ca vaut le coup d’essayer non ?

Dan : Oui, c’est super, mais j’ai l’impression que je suis rien ! Que tout ce que j’ai ? Je le dois à quelqu’un d’autre !

Deb : Arrêtes, tu le mérites, après ta blessure qui t’a fait perdre ton rêve le plus cher tu as le droit d’espérer quelque chose de la vie ! Et si c’est ce que mes parents, mon père te propose et ben fonce !

 

Dan regarda Deb, elle le regardait avec des yeux si amoureux, chaleureux. Il la sera contre lui et il commença à penser à son avenir qui s’annonça sous les meilleurs hospices et plus à Karen ! Elle l’avait jeté, elle n’avait qu’à faire sa vie seule avec son bébé. Maintenant il devait prendre sa revanche et prouver à tous ce qu’il valait !

 A l’hôpital.

Karen ressentait  de plus en plus les contractions et elles étaient plus proches les unes des autres.

Karen : J’en ai marre, j’ai chaud, c’est trop long ! (elle avait les yeux fermés)

Keith et Eugène se lancèrent un regard, et Eugène pris un glaçon qu’il déposa sur les lèvres de sa filles.

Karen : Merci, je suis pas drôle, désolée !

Keith : Au contraire, tu es adorable !

Karen : (elle lui lança un regard noir) On échange quand tu veux minus !

Keith : Non, ça va aller ! Je préfère être minus !

Karen : Ouais ! (elle se rallongea)

 

La sage femme entra dans la chambre, elle adressa un sourire chaleureux à Karen et à ses accompagnateurs !

Sage femme : Bonjour ! Je suis Mary Mc Laurens et je suis votre sage femme.

Karen /Keith/Eugène : Bonjour !

Sage femme : Alors voyons où en sommes nous ? (Elle s’installa devant Karen). Bien,   9,5 !

Karen : Enfin !

Sage femme : (elle rit) Oui on va monter en salle d’accouchement maintenant, Ca ne devrait plus être trop long !

Eugène : Et nous, on peut l’accompagner ?

Sage femme : Bien sur, le papa (en désignant Keith) et le grand-père peuvent venir ! C’est même très important pour Karen, elle aura besoin de votre présence et de votre soutient ! Allons-y !

 

Pendant le changement de salle, Karen avait le cœur qui cognait dans sa poitrine ! Elle allait accoucher, dans quelques minutes ! Dans quelques minutes sa vie allait changer pour toujours ! Elle tenait la main de Keith, elle lui était tellement reconnaissante d’être à ses côtés ! Malgré sa mauvaise humeur d’ailleurs, mais la douleur et la fatigue la rendait très susceptible. Elle était à fleur de peau !  Une fois dans la salle, Karen installée, Keith et Eugène installés de chaque côté d’elle, la sage femme s’installa pour commencer le travail.

Mary : Karen, quand je vous le dirais vous pousserez bien fort, il est inutile de trop vous levez ça vous fatiguera et ça ne servira à rien, c’est d’accord ?

Karen : Oui ! (elle essaya de rendre son sourire à la sage femme mais c’était difficile)

Mary : Quand vous sentirez une contraction arriver, vous me le direz et…

Karen : là, en voilà une ! (elle grimaça)

Mary : Bloqué votre respiration et  poussez Karen, aller, voilà c’est très bien, …poussez …encore fort … poussez….! …relâcher !

Karen : Shouuu !!

Eugène : C’est bien mon cœur, tu t’en sors très bien !

Karen : Là !!!

Mary : Bloquée, poussez fort Karen ! (elle fit signe aux garçons pour qu’ils l’encouragent)Keith : Aller Karen, c’est bien pousse ! ahh ! (elle serait si fort le main de Keith que celui-ci ne la sentait pratiquement plus !)

Eugène : Vas-y Karen ! Pousse encore un peu !

Mary : Relâchez !

Karen : shouuu !

Mary : Ca va vite, le bébé sera bientôt là ! Je vois la tête ! Le papa veut voir ça ? (en s’adressant à Keith)

Keith : Euh, je ne suis pas…

Mary : Aller venez, vous le regretterez si vous ne le faites pas !

Keith : Je ne suis pas le papa !

Karen : Vas-y ! Dis-moi comment il est ! (complètement épuisée)

Eugène lui fit signe d’y aller, il tenait toujours très fort sa fille par la main, elle serrait mais il s’en fichait.

Keith : Oh mon dieu ! (en voyant le crane du bébé)

Karen : En voilà une !!!

Mary : Bien Karen, c’est la dernière ! Alors … Bloquez et poussez ! Aller Karen c’est fini poussez très fort

Karen : Ahhh ! J’en peux plus !

Mary : Encore un effort, il arrive… poussez aller !!!

Eugène : Aller ma chérie, courage !

Karen : Ahhhh !!!

La sage femme, pris le bébé et le sortit ! Keith n’en croyait pas ses yeux !

Mary : Ca y est Karen, (le bébé pleurait) C’est un beau garçon !

Karen se laissa tomber dans le lit et sourit de soulagement, elle essayait de voir le bébé ! Eugène, avait les larmes aux yeux ! Il s’approcha du bébé.

Mary : Vous voulez couper le cordon monsieur Roe ?

Eugène : Oui ! (il prit les ciseaux que lui tendait Mary et coupa où elle lui indiqua) Hop !

Mary se dirigea vers une petite table et enveloppa l’enfant dans une couverture bleu. Elle l’emmena à Karen !

Mary : Voilà ! (elle déposa le bébé sur Karen)

Karen : Oh comme tu es beau mon bébé ! (elle l’embrassa doucement) C’est maman, tu me reconnais ?! (Elle l’embrassa encore).

Eugène et Keith se prirent dans les bras, tous les deux avaient les larmes aux yeux !

Mary : L’infirmière va prendre le bébé, pour vérifier si tout va bien, elle va le laver, l’habiller et elle vous le redonne de suite ! (elle sourit à Karen, qui était épuisée) (L’infirmière prit le bébé et l’emmena au fond de la salle !) Bravo, Karen, vous avez été formidable ! Félicitations

Karen : Merci beaucoup, dit-elle d’une voix à peine audible !

Mary : Je vais retirer le placenta, et les infirmières s’occuperont de vous et vous pourrez retourner dans une chambre avec votre bébé.

 

Une fois remonter dans sa chambre, Karen s’endormie ! Eugène avait le bébé dans les bras et il lui parlait, Keith était au près de Karen le regardant faire, amusé !

Eugène : Tu vas voir, je vais t’apprendre à jouer au basket, à te raser aussi ! C’est important, et oh, je t’apprendrais pleins d’astuces pour … Quoi ? (en voyant que Keith le regardait en souriant)

Keith : Rien !

Eugène : Tu le prends ? Je vais passer quelques coups de fils, pour annoncer la bonne nouvelle !

Keith : Bien sur ! (Eugène déposa le bébé dans les bras de Keith et sortit de la chambre en guettant tout de même comment se débrouillait ce dernier !) Ca va aller, je vais pas le faire tomber ! (Eugène hocha la tête et il sortit pour téléphoner)

Après plusieurs minutes, Keith mit le bébé dans sa couveuse à côté du lit de Karen et il sortit téléphoner à son tour.

 

Keith : Allô ?

Dan : Qu’est ce que tu veux ?

Keith : Dan !

Dan : Désolé Keith, bonjour comment vas-tu ? (ironiquement)

Keith : (il soupira) Je suis à l’hôpital, Karen vient d’accoucher. C’est un garçon !

Dan : …Oh !!!  Et … comment va Karen ?

Keith : Bien, fatiguée mais elle va bien ! Tout c’est bien passé. Enfin, je t’ais appelé pour que tu sois au courant !

Dan : Merci Keith ! (ils raccrochèrent) 

Dans la chambre Karen, s’était réveillé et elle avait pris son fils dans ses bras. Il était si petit, si mignon, avec son body blanc et son bonnet bleu ! Elle le regardait avec une pointe de fierté, il était parfait, tout rond ! Elle avait vu une cassette d’accouchement, et l’enfant avait des rides selon elle ! Mais pas son bébé, il était beau, bien sur c’était son bébé mais il était vraiment très beau ! Il avait des yeux bleus, comme tous les bébés, il pesait 3,770 et mesurait 51cm ! C’était un beau bébé ! Elle n’arrêtait pas de le regarder, et soudain il lui accrocha l’index dans sa petite main ! Elle sourit, et resta comme ça un petit moment.

Karen : Lucas ! Oui ça sera Lucas ! (elle sourit tendrement) Lucas Eugène … Scott !


Keith entra dans la chambre, et vu Karen avec le bébé.

Keith : Ca va ?

Karen : Très bien ! D’ailleurs je voudrais te présenter Lucas, Eugène Scott !

Keith : (il sourit) … Scott ?

Karen hocha la tête pour dire oui, et elle ne dit rien. Ils restèrent tous les deux à contempler Lucas dans le silence.

 

Karen rompit le silence.

Karen : Tu veux le prendre ?

Keith : Avec plaisir, c’est mon neveu ! (il prend Lucas) Hé toi, c’est oncle Keith ! Ton grand-père va t’apprendre pleins de trucs à ce qu’il t’a dit ! Moi je t’apprendrais la mécanique ! (Karen regardait Keith amusée)

Karen : (elle rit) Merci Keith, pour tout ! (il l’a regarda et acquiesça d’un hochement de tête)

Keith s’installa dans le fauteuil à côté du lit avec Lucas dans les bras, Karen somnolait en les regardant. Ils ressemblaient à une petite famille tous les trois.

 

Dan avait prétexté une course à faire pour quitter la maison. Il marcha jusqu’à l’hôpital, une fois arrivé, il demanda la chambre de Karen et il se dirigea vers cette dernière. Une fois sortie de l’ascenseur, Dan était anxieux, il avait peur de voir Karen après la façon dont ils s’étaient quittés le matin même. Et pour tout dire, il avait peur d’être papa ! D’un seul coup, Dan s’arrêta de marcher, jamais il ne sera un père pour l’enfant de Karen ! Elle lui avait fait clairement comprendre ! Il s’approcha de la chambre doucement en reprenant son souffle, c’est là qu’il aperçut Keith avec le bébé dans les bras et Karen qui les regardait ! Ils ressemblaient à une famille ! Dan ne put faire un pas plus loin, il se retourna pour rebrousser chemin quand il tomba nez à nez sur le père de Karen qui le regardait avec un regard qui en disant long !

Eugène : Qu’est ce que tu fais là ?

Dan : J’ai appris que Karen avait eu le bébé, alors je … je voulais les voir mais ma place n’est pas ici ! Je vous laisse en famille, au revoir monsieur Roe.

Eugène regarda Dan s’éloigner, il n’avait pas  compris ce qu’il venait de se passer ! Dan avait définitivement tiré un trait sur Karen et le bébé ? Il resta là immobile, et se décida à entrer dans la chambre !

 

Karen : Papa ! (Keith redonna Lucas à sa maman) Je voulais te présenter Lucas !

Eugène : Lucas ? (il sourit)

Karen : Lucas, Eugène !

Eugène : (ses yeux étaient humides) Lucas, Eugène !

Karen : (elle souffla un coup et se lança) Oui, Lucas, Eugène … Scott !

Eugène ne dit rien, il regardait Karen et su qu’il n’y avait rien à ajouter ! Il s’avança vers elle et lui posa un tendre baiser sur le front.

 

Karen resta 3 jours à l’hôpital, elle avait hâte de rentrer chez elle avec Lucas et commencer sa nouvelle vie avec lui. Elle ferma sa petite valise et attendait Keith. Lucas était dans son cosy et il dormait à point fermé, Karen vérifia pour l’énième fois qu’il était bien attaché !

Keith : Toc Toc ? (Karen se retourna et vit un énorme ours brun en peluche qui cachait Keith)

Karen : (elle rit) Keith ! Il est super !

Keith : Ouais ! Mais j’aurais dû le laisser à la maison en fait, là on est un chargé ! (il grimaça)

Karen : On va bien se débrouiller ! (en riant)

Keith : Je prends, nounours, la valise et ça ! (en montrant une autre valise)

Karen : Oui c’est l’hôpital qui le donne aux nouvelles mamans ! Il y a pleins de choses, des couches et autres ! Je prends mon petit Lucas !

 

Ils sortirent de l’hôpital après avoir salués les infirmières et remplis les papiers. Une fois tous installés dans la voiture, Keith dirigea le véhicule en direction de la maison de Karen où Eugène les attendait de pieds fermes ! En effet, durant ces trois jours Eugène avait fait de la chambre de Lucas un sanctuaire ! Il avait équipé la chambre du bébé comme il se fallait ! Karen allait être très contente ! C’était comme elle le voulait, avec surtout un rocking-chair ! Elle rêvait de s’y mettre avec son bébé pour l’endormir ou le nourrir la nuit ! Eugène regarda la pièce il était fier de son travail quand il entendit des portes de voitures claquer. Il se dirigea vers eux.

Eugène : Ah, bonjour toi ! (en prenant le cosy des mains de sa fille, et en embrassant cette dernière sur la joue)

Karen : Ca fait du bien de rentrer à la maison ! (ils entrent dans la maison)

 

Eugène se dirigea dans la nouvelle chambre flambante neuve, suivie de Karen et Keith !

Karen : Oh ! (elle resta bouche bée)

Eugène : Ca te plait ?

Karen : Papa, c’est magnifique ! (elle le prit dans ses bras) Merci, beaucoup !

 

Après s’être occuper de Lucas, Karen sortit de la chambre avec le bébé alla dans la cuisine vers les deux hommes.

Eugène : Tu as eu pleins de petits cadeaux de la famille : ils ont envoyé par le courrier ! De mes collègues, et certains de tes anciennes camarades de classe !

Karen : Ah bon ? C’est curieux, de leur part ! Elles ne m’ont plus adressé la parole depuis la remise des diplômes !

Eugène : Et bien elles ont quand même pensé à toi, et certains de l’équipe de basket !

Karen : C’est gentil quand même ! (elle donnait un biberon à Lucas pendant que son père déballait les présents)

Keith : Je vais rentrer, j’ai pas mal de boulot au garage !

Eugène : Je te raccompagne. (Les deux hommes se lèvent, Keith embrasse Karen et Lucas et ils partent)

 Dehors.

Eugène : Je voudrais te remercier pour tout ce que tu as fais, et tout ce que tu fais pour Karen ! Tu es toujours là en cas de besoin, et ça c’est très important pour moi ! Merci Keith !

(il lui sert la main)

Keith : C’est avec plaisir que je fais tout ça pour Karen, et toi ! Et d’ailleurs tu es comme mon père, alors je serais toujours là quoi qu’il arrive ! (ils se prennent dans les bras)

Eugène : Travaille bien !

Keith : Ouais! (il monte dans sa voiture et partit)

  

Huit mois plus tard, Deb avait accouché d’un beau garçon prénommé Nathan. Dan avait ouvert sa concession et les clients étaient au rendez-vous ! Il fallait l’admettre, Dan se débrouillait bien. Karen avait également ouvert son petit café, il n’y avait pas énormément de monde mais elle rentrait dans ses frais.  Keith continuait son travail tranquillement et n’avait pas parlé à  Dan depuis l’accouchement de Karen, bien sur il avait été le voir lui et Deby pour la naissance de Nathan mais ils ne  s’étaient pas parlé. Keith décida d’aller crever l’abcès.  

 

Keith : Salut !

Dan : Ca va ?

Keith : Bien, (il entre dans la cuisine spacieuse) et toi ?

Dan : Ca va ! Pour l’autre fois je voulais te dire, je me suis emporté. Karen c’est du passé et elle va faire sa vie avec le bébé et moi je ferais la mienne de mon côté.

Keith : Et c’est tout ?

Dan : Oui, elle a pas voulu m’écouter l’autre jour alors maintenant elle fait ce qu’elle veut de sa vie ça me concerne plus.

Keith : Tu vas rien faire pour l’aider, ni le petit ?

Dan : Non, Karen c’était une erreur de jeunesse, j’ai mon avenir à construire.

Keith : Une erreur ! (Keith n’en croyait pas ses oreilles mais il restait calme)

Dan : Tu t’en occupe très bien seul de Karen ! Elle n’a pas besoin de moi !

Keith :(Il regarda Dan et ne lui répond rien

Dan : Aller on parle d’autre chose ! Tu viens faire des paniers dehors !

Keith : Ouais ! (ils se dirigent dehors) 

Mais ils ignoraient que Deby avait entendu cette conversation ! Elle restait là, immobile ! Les mots résonnaient dans sa tête « Karen, erreur, BEBE » ! Elle s’installa sur une chaise de la cuisine, abasourdie par ce qu’elle venait d’entendre ! Elle avait peut-être mal entendu ! Elle attendait que Dan revienne ! Il lui devait des explications !

 

Dan : Tu es fatigué ! T’as marqué quoi 4 points (dit-il en entrant dans la cuisine)

Keith : Ouais ça doit être ça !

Dan : (il se moqua de son frère) tu … (il aperçut Deby les bras croisés et un regard noir) Deb ?

Deb : Qui est Karen ?

Dan et Keith échangèrent un regard, et Keith décida de les laisser seuls

Keith : Je vais vous laisser, j’ai encore pas mal de boulot au garage, salut Dan, Deb. (il sortit)

Dan : Alors ? (en essayant d’esquiver la question de Deb)

Deb : Qui est Karen ?

Dan : Comment…

Deb : Je vous ais entendu avec Keith avant que vous ne sortiez dehors !

Dan : Karen est une ancienne petite copine…

Deb : … et tu fais des bébés à toutes tes anciennes copines ? (un peu plus en colère)

Dan : Deb !

Deb : La vérité Dan !

Dan : (il s’appuya sur la table et pris une profonde aspiration) Karen est mon ancienne petite copine du lycée, je l’ais quitté alors qu’elle était enceinte de moi pour aller à l’université et je t’ais rencontré et … voilà !

Deb : (elle n’en croyait pas ces oreilles !) Et tu comptais me le dire quand ? Quand cet enfant se présenterait à la porte en demandant son père !!!! (Sur un ton très énervé)

Dan : Excuse-moi, je…

Deb : Et tout le monde le savait bien évidemment ! Sauf moi ! (elle ne laissa pas le temps à Dan de dire un autre mot, elle se leva le gifla et le pointant du doigt) Tu aurais du me dire la vérité il y a déjà bien longtemps !

Deb s’en alla et pris Nathan avec elle.

 

Au café Karen travaillait dur, aujourd’hui il y avait eu un monde fou ! Il était environ 17h30 et le café était vide. Lucas dormait derrière le bar dans son parc ! Elle en profitait pour ranger ce qui traînait et pour nettoyer les tables. Une fois terminée, elle regarda le livre de recettes afin de voir quels gâteaux elle allait pouvoir faire pour vendre avec ses cafés ! Elle avait eu cette idée, et les clients avaient beaucoup apprécié ces petites confiseries ! Elle avait donc décidé qu’elle en ferait elle-même et que chaque jour les clients pourraient en profiter ! La porte s’ouvrit et elle décolla le nez de son livre. Une jeune femme blonde entra avec un landau. Elle se dirigea vers Karen.

Karen : Bonjour ! (elle lui adressa un sourire très amical)

Cliente : Bonjour !

Karen regarda dans le landau et y découvrit un beau bébé.

Karen : Il est magnifique !

Cliente : Merci, …vous êtes Karen ?

Karen : Oui c’est bien moi !

Cliente : Je suis Déborah !

Karen : (elle regarda Deb, elle ne comprenait pas ) Excusez-moi mais je ne…

Deb : La femme de Dan !

Karen ne souriait plus, elle regardait Deb incrédule. Que venait-elle faire ici avec son enfant ? Elle venait lui dire de ne pas s’approcher de sa petite famille ? Ca, il n’y avait aucun risque, pensa-t-elle !

 

Deb : Je comprends votre surprise, mais je souhaiterais vous parler !

Karen : Allez-y.

Deb : Euh, (elle hésita) Est ce que vous saviez que je, enfin que Dan s’était marié ?

Karen : Oui,… oui je le savais.

Deb : Bien sur, …et bien moi je ne savais pas que vous existiez ! Jusqu'à il y a quelques heures !

Karen : Dan ne vous avait jamais parlé de moi ?

Deb : Non, il a du avoir une absence, dit-elle ironique.

Karen : Mais sa famille ? Keith, ses parents ?

Deb : (elle rit) Non, personne ! Je savais qu’il y avait quelque chose, je le sentais quand Keith était là !

Karen : Oui, Keith et moi sommes très proches.

Un long silence s’installa entre les deux jeunes mères. Karen ne savait que penser, Déborah avait l’air gentil, et de toute évidence elle s’était, elle aussi, faite avoir par Dan. Elle était partagée entre l’envie de lui en vouloir et l’envie de lui donner une chance. Elle brisa le silence.

Karen : J’vous offre un café ?

Deb : Euh, … je suis désolée mais je crois que je vais rentrer, …je ne suis pas prête, tout ça c’est… ! C’est pas croyable, je… enfin on a 18 ans et … (elle était complètement perdue, et Karen s’en aperçu sans mal)

Karen : Déborah, je comprends très bien ce que vous ressentez. Moi c’était différent mais, laissez-vous du temps. Réfléchissez-y et vous verrez vous saurez quoi faire. Je veux vous dire que quand j’ai su que Dan allait avoir un autre enfant et qu’il s’était marié avec vous j’ai eu des envies de meurtres ! (elle lui sourit) Mais je me dis que c’est peut-être mieux pour moi. J’ai mis du temps à comprendre ce qui se passait dans ma vie et aujourd’hui je suis apaisée. Dan et moi c’est bel et bien terminé et quoi que les gens en disent, il ne fera jamais plus partit de ma vie, je l’ai accepté. Mais vous vous êtes marié, et il vous a choisit !


Karen n’en revenait pas elle-même, elle venait de se rendre compte que ça lui était égal, Dan pouvait faire ce qu’il voulait de sa vie, ça lui était égal ! Cette discussion lui avait ouvert les yeux, à cette pensée elle se retourna et vit Lucas endormit, bien sur elle en voulait à Dan et même beaucoup mais c’était différent !

 

Deb : (elle sourit à Karen) Merci beaucoup Karen, je vais y aller. A bientôt peut-être ! (elle se dirigea vers la sortie avec son landau)

Karen : A bientôt ! (une fois Deb sortit) Merci !

 

Lucas se réveilla en pleurant.

Karen : Oui voilà je suis là, la c’est fini mon ange. (Il pleurait de plus bel) Enfin mon ange qu’est ce que tu as ? Tu as faim déjà ?

 

Elle se dirigea derrière pour en rapporter un petit pot.

Karen : Oui, oui j’arrive ! (Plusieurs clients étaient entré) Oh non !

 

Karen ne savait plus trop quoi faire, elle posa Lucas dans son parc et lui tendit un jouet.

Karen : j’en ai pour une minute mon cœur.

Mais le petit pleurait, ça lui fendait le cœur, elle le regarda et le prit. Elle se dirigea vers la table où deux jeunes personnes s’étaient installées. Il regarda Karen avec Lucas, qui avait les yeux tout rouges et humides, sous le bras et lui sourit tendrement.

Karen : Bonjour, qu’est ce que je vous sers ?

Jeune femme : Bonjour, euh un café crème s’il vous plait, elle toucha le petit pied nu de Lucas, hé toi, t’as un gros chagrin ? Tu es mignon !

Karen : Oui, je sais pas trop ce qu’il a ! …Monsieur  je vous sers quelque chose?

Jeune homme : Je vais prendre un grand chocolat, vous avez des gâteaux ?

Karen : Oui, j’ai des parts de tartes, des cookies, des muffins à la myrtille…

Jeunes homme : On va prendre deux cookies, merci beaucoup (il lui sourit compatissant, voyant qu’elle avait du mal avec le petit qui s’était remis à pleurer)

Karen : Très bien. (Elle part vers l’autre table où se trouve une femme)

 Karen : Bonjour madame, je vous sers quelque chose ? (elle lui adressa le plus de ses sourires pour essayé de faire passer les pleurs de Lucas anodins)

Femme : Je crois que c’est les dents qui sortent, lui dit-elle gentiment.

Karen : (elle rit) Oh merci, je me demandais bien ce qu’il avait !

Femme : C’est normal, je peux vous le garder pendant que vous servez si ça peut vous dépanner ?

Karen : (elle hésita, mais d’autres personnes entrèrent au même moment) Très sincèrement, ça serait pas de refus.

Femme : Donnez-le-moi, et je prendrais un café. (Elle prit Lucas sur ses genoux)

Karen : Merci, je reviens avec votre café. (La femme lui fit un clin d’œil)

 

    Du côté de Deb, celle ci se dirigeait chez elle, les questions fusaient dans sa t&ec


naley21  (26.08.2007 à 14:31)

    Du côté de Deb, celle ci se dirigeait chez elle, les questions fusaient dans sa tête, comment Dan avait-il pu lui mentir ainsi ! Il avait un autre enfant, comment allait-elle vivre avec cette idée en tête ?

Une fois à la maison, Dan l’attendait de pied ferme et visiblement énervé. C’est le monde à l’envers pensa-t-elle, c’est lui qui me ment et qui me fais un enfant dans le dos et c’est lui qui est en colère !

 

Dan : On peut savoir où t’es partie comme ça ?

Deb : Oh excuse-moi mon chéri, d’habitude c’est toi qui fait ça et moi j’ai juste le droit de me taire !

Dan : Commences pas ce petit jeu là !

Deb : Quel petit jeu ? (Là, elle explosa) Comment tu me fais un enfant dans le dos ??? Non mais franchement tu pensais t’en sortir comment Dan ? Tu as un autre enfant avec une autre fille que t’as lâchement laissé tomber, tu pars et hop tu m’en fais un ! Tu me passes la bague au doigt et tu crois que tout ira bien ! Je te faisais confiance !

Dan : Je suis pas fier de t’avoir menti, mais si je te l’avais dis tu n’aur..

Deb : Ca c’est sur tu ne m’aurais pas piégé !

Dan : Piégé ?? C’est toi qui es venu dans mon lit, je t’ai pas forcé !

Deb : Quoi ??? Non mais tu t’entends ! Moi j’ai aucuns tords je te ferais remarquer !

Dan : (il s’avança doucement vers elle) Deby, je sais que j’aurais jamais du te cacher ça ! Je suis désolé vraiment et pour ce que je viens de te dire. Mais je t’aime, je voulais pas te perdre, tu es la seule qui compte pour moi, toi et Nathan. Je supporterais pas de vivre sans vous deux. Deby, je suis tellement désolé. Je t’en prie excuse-moi.

Deb : C’est un peu trop facile Dan, je voudrais que tu comprennes que…

Dan : Oui, je sais. C’est horrible de t’avoir cacher une chose pareil mais je pouvais pas te le dire, tu attendais Nathan, et on allait se marier. Je t’aime, je t’aime (il l’embrassa tendrement et Deb se laissa faire, elle se dégagea)

Deb : Ne crois pas que la pilule est passé, elle va rester coincé un moment. Je vais changer Nathan.


Deby monta à l’étage avec le petit, toujours en colère mais elle laissa Dan parce que ça ne servirait à rien de se disputer pendant un temps infini, le mal était fait et ça, elle ne lui pardonnerait certainement pas à coup d’excuses et de déclarations d’amour !

En bas, Dan ne faisait pas le fier, il savait très bien que ça n’était pas réglé, il arriverait à calmer Deb il en était persuadé mais pas ce soir c’était trop dur pour Deb d’admettre qu’elle avait été trompée par celui qu’elle aimait et à qui elle avait confié sa vie. Il alla dans la cuisine pour préparer un dîner, et le biberon de Nathan.

  

 Au café, Karen elle, préparait les commandes et se mit à servir, prit d’autres commandes et ce jusqu'à 19h00. La femme était restée avec Lucas, et il se faisait les dents sur sa tétine et d’autre fois il prenait le petit doigt de la femme.

 

Karen : Je ne sais pas comment vous remercier, mais je suis désolée d’avoir abusé de votre temps.

Femme : Non, c’est un plaisir, j’adore les enfants. Les miens ont grandi et je suis seule chez moi, personne ne m’attend et j’ai pu finir de préparer mon travail.

Karen : Merci, merci beaucoup. Je vous offre les cafés alors.

Femme : C’est d’accord ! (elle se leva et donna Lucas à Karen) J’y vais mais je reviendrais ! C’est très chaleureux ici, vous faites du bon travail !

Karen : Merci beaucoup !

Femme : (elle lui sera la main) Bonne continuation !

 

Elle se dirigea vers la porte et y croisa Eugène, il lui ouvrit la porte et ils se firent bonjour de la tête.

 

Eugène : Ca va ma chérie ? (il l’embrassa sur la joue et prit Lucas) Eh toi, oh t’as bien les joues rouges, tu fais tes dents ! Ah, t’a maman ne t’a pas donné ton…

 

Karen regardait son père s’installer sur un canapé au fond de la pièce ! Elle sourit et laissa son père s’occuper du petit et commença à ranger le café et à laver.

 

Eugène : Au fait, (toujours assis avec Lucas en train de jouer), c’était qui cette femme qui est partie et qui t’a serré la main ?

Karen : Une cliente.

Eugène : Ah, et pourquoi elle t’a serréla main ? Elle trouve que t’as du bon café, dit-il en riant.

Karen : Non, elle s’est occupée de Lucas !

Eugène : Hein ?

Karen : Oui, Lucas pleurait et il y avait un monde fou, je ne pouvais plus m’occuper de lui et des clients en même temps. Surtout que je ne savais pas pourquoi il pleurait (un peu honteuse).

Eugène : Mais tu es folle de laisser ton fils avec une inconnue ! Elle aurait pu l’emmener !

Karen : Et tu voulais que je laisse Lucas pleurer toute la journée ou que je ferme le café parce qu’il pleurait ?! Et ne t’inquiète pas je regardais Lucas tout le temps, j’suis pas folle !

Eugène : Tu as besoin d’aide, si tu ne peux pas …

Karen : Non, je m’en sortirais mais je dois m’organiser, c’est pas facile c’est sur mais…

Eugène : Tu préfères le laisser avec des inconnus !

Karen : Papa ! S’il te plait, laisse-moi faire ce que je veux faire !

Eugène : Non, tu ne peux pas t’en sortir seule, je vais contacter une nourrice et…

Karen : Hors de question ! (elle haussa le ton) Papa, laisse moi vivre ma vie, je dois apprendre toute seule, c’est pas en me couvant que je m’en sortirais, je dois apprendre de mes erreurs !

Eugène : Oui, pour ça j’te fais confiance les erreurs tu les fais très bien toute seule ! (il se leva et lui mis Lucas dans les bras) 

Il sortit du café, Karen se laissa tomber sur son canapé, les yeux humides. Jamais il n’avait été aussi franc avec elle. Il venait de lui faire clairement comprendre que Lucas était une erreur ! Elle resta là abasourdit par cette dispute. Après un moment, elle regarda Lucas, son ange, son petit bébé. Elle le prit et se dirigea dans l’arrière salle où se trouvait la cuisine. C’était une grande cuisine, il y avait tout le nécessaire imaginable, il y avait également tout un arsenal pour Lucas ! Un lit pliant, jouets, sac remplie de couches et autres produits, vêtements. Karen déposa Lucas dans sa poussette, et alla préparer son dîner, elle sortit une petite assiette de purée qu’elle avait préparé plus tôt dans la journée, elle avait haché du jambon qu’elle avait mélangé à la purée. Elle fit chauffer le tout dans une casserole et s’installa devant Lucas.

 

Karen : Aller, tiens c’est de la bonne purée que maman a fait exprès pour toi.

 

Après avoir fit manger Lucas, Karen le changea, et le mit dans son petit lit. Elle ferma la porte pour qu’il soit tranquille, ainsi que les stores et la porte du café. Elle finit de laver par terre, et se mit à laver les tasses et assiettes en silence en pensant à la dispute qu’elle avait eu avec son père. Karen en avait gros sur le cœur, il était le seul qui ne l’a jugeait pas, qui l’avait toujours soutenu et aidé. Et la, elle s’était aperçu qu’il la jugeait aussi, comme tout ceux qui avaient pût parler d’elle, de sa grossesse… Elle était déçue, en colère, les larmes coulaient le long de ses joues. Elle ne voulait pas rentrer à la maison, elle décida de rester ici, dans son café à elle, où personne ne viendrait lui dire quelque chose. Elle alla voir Lucas qui dormait à point fermé, elle laissa la porte ouverte pour l’entendre s’il pleurait. Elle s’installa sur le canapé, prit un livre dans la bibliothèque qu’elle avait mis à disposition des clients et s’endormit ainsi.

 

Le lendemain matin, Eugène alla dans la chambre de Lucas, il n’avait pas entendu Karen rentrer la veille et il s’était dit qu’il valait mieux qu’ils  se parlent après une bonne nuit de sommeil. En entrant il ne vit pas le bout de chou, il alla dans la chambre de sa fille : personne ! Soit, elle était partit très tôt ce qu’il l’étonnait, avec Lucas elle n’aurait pas fait ça, soit elle n’était pas rentrée ! Eugène pris son café, il repensait à leur dispute, il avait été dur et méchant, il devait aller s’excuser. C’est empli de remords qu’il se dirigea au Karen’s Café.

 

Au Karen’s Café, Karen était debout depuis un petit moment, elle avait mal dormi. Elle avait mit Lucas dans la salle et elle préparait ses gâteaux. Une bonne odeur sortait de la cuisine, les gâteaux mêlés à l’odeur du café qui coulait. Soudain on frappa à la porte. Elle se dépêcha, afin que le visiteur ne réveille pas son fils. Elle ouvra le store et découvrit son père, elle referma le store et ouvrit la porte. Elle se dirigea derrière le bar sans un mot, ni un sourire. Eugène ferma la porte à clé, et marchait lentement la tête baissée.             A hauteur du bar il se lança.

 

Eugène : Où est Lucas ?

Karen : (elle restait de marbre) Mon « erreur » dort au fond de la salle !

Eugène : Karen ! Tu sais que je n’ai pas voulu dire ça !

Karen : Et ben tu l’as dis quand même, et ça m’a fait beaucoup de peine.

Eugène : (il passa derrière le bar et prit sa fille dans ses bras) Je suis désolé mon bébé, je veux juste que tu ailles bien et que tu t’en sortes.

Karen : (qui s’était blottie contre lui) Je sais, mais laisse-moi avancer seule, je suis grande, je suis une maman maintenant !

Eugène : Oui, je veux juste que… (Karen le regarde)  je te promets de te laisser vivre ta vie.

 

Karen s’affaira en cuisine, elle avait beaucoup de gâteaux à préparer. Son Père s’occupa de Lucas, il l’emmena à la maison prendre un bon bain et il le changea. C’était son jour de repos et il comptait bien profiter de Lucas et Karen même si elle avait beaucoup de travail.

 

Chez Deb et Dan, la tension était palpable mais Dan faisait beaucoup d’efforts pour que Deb lui pardonne son mensonge. Dans la cuisine, Dan préparait le petit déjeuner. Deb entra en chemise de nuit.

 Deb : Tu cuisines ? (Dan se retourna et vit sa femme, elle était superbe toute décoiffée et en chemise de nuit)

Dan : Bonjour ! Bien dormie ?

Deb : Pas très bien, mais bon ! Qu’est ce que tu prépares ? (elle essayait également de détendre l’atmosphère)

Dan : Alors j’ai fait du café, j’ai même pressé des oranges !

Deb : T’as vraiment quelque chose à te faire pardonner ! (elle sourit) Excuses-moi !

Dan : Non, c’est normal ! …

Deb : Et c’est tout du café, et du jus d’orange ? (Dan regardait Deb, il appréciait le fait qu’elle ne revienne pas sur le sujet « Karen », bien sur il savait qu’elle était affectée mais elle lui pardonnerait sûrement)

Dan : Non, des toasts et je suis en train de faire des œufs brouillés !

Il servit une tasse de café à Deb et lui tendit une assiette de toasts et revint avec les œufs. Ils commencèrent à déjeuner quand Nathan se mit à pleurer.

Deb : Ah, je vais chercher Nath…

Dan : Non je vais y aller, mange ! (il se leva et alla chercher Nathan)

 Deb mangeait, elle avait peu dormi et beaucoup penser à elle, à Nathan, à Dan mais aussi à Karen ! Elle était seule, il l’avait laissé enceinte et elle ne laissait rien paraître. C’était une fille courageuse, Deb se sentit si faible à côté d’elle qui avait choisit la facilité en épousant Dan et en arrêtant ses études. Mais peut-être qu’elle était comme ça, peut-être que cette vie lui convenait très bien et qu’elle serait heureuse femme au foyer. Elle soupira en buvant son café chaud et entendit Dan descendre les escaliers. Dan apparu avec le bébé de 3 mois dans ses bras et cette image attendrie soudainement Deb, Dan était un homme gentil et bon et qui avait fait une erreur, elle devait tout faire pour que ça ne se répercute sur leur petite famille. Elle voulait y croire, elle voulait penser qu’elle n’avait pas fait d’erreur en se mariant avec lui et en fondant une famille.

Dan : Bonjour maman !

Deb : Oh mon bébé, oh regarde moi ça, dit-elle à Dan en lui montrant la chevelure épaisse du bébé, il tient ça de toi !

Dan : J’espère bien !

 

Deb regardait Dan s’occuper de leur fils et elle voyait à quel point Dan était fier de Nathan et combien il l’aimait. Elle sourit et se leva vers lui, elle l’embrassa tendrement sur la bouche et lui sourit.

Deb : Je vais prendre un bain, à tout à l’heure.

Elle sortit de la cuisine le cœur plus léger, Dan lui était content que sa femme lui pardonne son mensonge. Il s’occupa de Nathan, le fit manger, le changea et l’habilla.

 

naley21  (26.08.2007 à 14:36)
Deux ans plus tard.  

  La vie suivait sont court dans la petite ville de Tree Hill, Karen travaillait toujours d’arrache pied pour faire tourner son café. Elle avait déjà fait quelques petits bénéfices cette année et cela lui avait permis de rembourser son emprunt un peu plus ! Elle avait peu de bénéfices mais c’était toujours ça de gagner ! Lucas allait avoir 3 ans et Karen trouvait que le temps passait à une vitesse folle ! Il allait bientôt entrer à l’école à la rentrée prochaine alors elle profitait le plus possible de son bout de chou au café.

  Keith lui avait pris la direction du garage dans lequel il travaillait, son ancien patron lui avait laissé le garage quand il était partit en retraite et Keith travaillait seul et le travail ne manquait pas, ce qui ne gâchait rien ! Il était toujours très présent dans la famille de Karen et il s’occupait aussi beaucoup de Lucas. Il venait presque tous les jours au Café voir Karen et Lucas, il adorait cet endroit qui était tellement chaleureux et décoré avec soin par Karen. Et puis il fallait bien l’avouer ; il y avait Karen ! Keith s’attachait de plus en plus à elle et leur complicité avait grandi, il aurait tant aimé avouer au grand jour ces sentiments pour elle, mais il avait peur de son refus et que leur amitié n’en pâtisse. Il avait gardé son secret et comptait le garder jusqu'à ce qu’il soit prés à avouer à Karen son amour pour elle. 

 

  Dan et Deb, eux continuaient de vivre leur vie de famille, avec cependant un poids entre eux : Karen et Lucas. Chacun d’eux faisait semblant de ne plus penser à cette famille de l’autre côté de Tree Hill que Dan avait quitté il y a déjà plus de 3 ans, mais ils étaient passés maître dans l’art de dissimuler leurs pensées. Dan lui passait beaucoup de temps à la concession qui connaissait un vif succès, et Deb s’occupait de Nathan, et également d’associations pendant son temps libre. Cette vie leurs convenait à tous les deux. Deb avait pourtant très envie de rendre visite à Karen, mais elle avait peur qu’il y ait des répercutions sur son couple et sa famille.

 

Ce jour allait marquer un tournant dans la vie de chacun.

 

Au garage Keith réparait la voiture d’un client mais il avait la tête ailleurs, il avait déjà cogité toute la nuit après avoir passé la soirée avec Karen la veille au café. Il avait prit conscience qu’il ne devait plus perdre de temps et avait réfléchit à la façon de lui dire et il ne le savait toujours pas. Il avait toujours le nez dans le moteur et respira un grand coup et se mit à parler tout seul.

Keith : Tu sais Karen, ça fait pas mal de temps qu’on se connaît et je voulais te dire que, enfin tu sais je t’aime beaucoup et… pff c’est nul ! Karen je voudrais t’avouer que … pfff Karen je t’aime !!!

Il se releva et ferma le capot quand il vit qu’il n’était pas seul !

Keith : Salut !

Eugène : (il avait un drôle de sourire aux lèvres) Salut !

Keith : Quoi ?

Eugène : Rien (toujours avec se sourire).

Keith : Tu es la depuis quand ?

Eugène : Euh, «  tu sais Karen, ça fait pas mal…

Keith : C’est bon !

Eugène : Je le sais depuis un moment Keith ! Je suis content que tu te décides enfin après tout ce temps ! Et puis toi je te connais bien alors ! Ca me fait d’autant plus plaisir !

Keith : Ouais ! (Changeant de sujet) Tu venais pourquoi ?

Eugène : Oui ! Il faudrait que tu regardes la courroie elle fait un bouquant !

Keith : Okay, pas de soucis ! Je regarderais ce soir, okay ?

Eugène : D’accord, à tout à l’heure ! (il s’en va)

 

Keith le regardait partir, il se mit à sourire, il l’avait entendu ! Avouer ces sentiments à un moteur ! Il reprit son travail.

 

Au café, Karen regardait un bouquin, il n’y avait que deux personnes dans le café à cet instant. La porte s’ouvrit sur un visage familier, la femme de Dan !

Deb s’était décidée à franchir la porte et venir parler avec Karen. Elle s’avança vers le comptoir.

 

Deb : Bonjour !

Karen : Bonjour. (Elle lui adressa un sourire)

Deb : Ca fait longtemps !

Karen : Oui, en effet.

Deb : Je suis désolée, j’aurais du revenir plus tôt.

Karen : Non, j’aurais pu venir vous voir aussi ! Je vous sers un café ?

Deb : Avec plaisir. Votre fils n’est pas là ?

Karen : Si, dans la cuisine, et le vôtre ?

Deb : Il est avec son père, …

Karen : Ca va aller ! (elle rit, et lui servit un café)

Deb : Bien sur ! Je suis encore mal à l’aise pas rapport à vous et à … Lucas c’est ça ?

Karen : Oui, Lucas. Vous savez, ne soyez pas gêné, je ne le suis pas !

Deb : Oui.

 

Elles passèrent une bonne partie de l’après midi à discuter, à apprendre à se connaître. Elles avaient beaucoup de points communs et avaient beaucoup ris ! Deb aida même Karen à servir quand il y eu du monde. Elles avaient beaucoup parlé de leur fils, de Dan et de leur vie si différente mais pas tant que cela, au contraire.

 

Deb : Je vais y aller, Dan va se demander ce que j’ai fabriqué ! (elle rit) Merci Karen, ça m’a fait du bien de parler avec toi !

Karen : A moi aussi, tu passes quand tu veux !

Deb : Salut ! (elle sortit du café)

  

Le soir tombait sur Tree Hill, Keith ferma le garage et rentra chez lui pour prendre une douche afin d’être présentable devant Karen. Ce soir, il allait enfin tout lui avouer. Il était dans un état second, il était envahit par le stress. Mais c’était le moment, il devait le faire, il devait lui dire.

 

Au café, Karen était seule, les clients étaient partis et elle restait derrière le comptoir en train de lire un magasine. Lucas jouait avec ses légos, il dit soudain.

Lucas : Papy il est plus là !

Karen : Non, il est à la maison.

 

Lucas était repartit dans son jeu, et Karen à sa lecture. Keith entra à ce moment dans le café.

Keith : Hey !

Karen : Salut Keith, que tu es élégant !

Keith : Euh, merci ! Hey toi ! (Lucas lui sauta dans les bras)

Lucas : Tu joues avec moi ?

Keith : Je dois parler à ta maman et je viens après d’accord ?

Lucas : D’accord. (Lucas courut dans la cuisine) Je vais chercher mes autres lego, on fera un château et après on … (la porte de la cuisine se ferma et Lucas chercha ses jouets)

Karen : Il arrête plus depuis que tu lui as rapporté tes vieux jouets !

Keith : Je suis content que ça lui plaise !

Karen : Tout ce qui vient de toi, il adore ! C’est pas compliqué ! (elle rit)… Il t’aime beaucoup.

Keith : Je l’aime aussi, comme un fils ! (Sur ces mots Karen le regarda avec un regard qui le fit tressaillir.)

Karen : Je,… ça me touche tu sais ! Tu es tout le temps là, tu fais tout pour moi et Lucas. Je te remercierais jamais assez de tout ce que tu nous donne.

Keith : Vous me donnez beaucoup vous aussi, t’en fais pas pour ça ! (il sourit en baissant la tête)   

Karen le regardait toujours, et pensa soudain à son père !

Karen : Papa m’avait dit qu’il mangerait ici ce soir, il n’est toujours pas là

Keith : Il est sûrement en train de dormir devant la télé, dit-il en riant.

Karen : Oui !

Keith regardait Karen en train de ranger son comptoir quand il prit son courage à deux mains.

 

Keith : Karen je voudrais te parler de quelque chose !

Karen : Je t’écoute. (Elle s’assit en face de lui)

Keith : Voilà, il déglutit difficilement et regardait le comptoir, ce que je veux te dire …

 

Le téléphone sonna, Karen se leva pour répondre. Laissant Keith soulagé, et impatient en même temps !

 

Karen : Karen’s Café j’écoute ? … Oui c’est moi même !…Oui, je suis sa fille ! (Sa voie dérailla) Qu’est ce qui se passe ? Il va bien ?

Keith se leva et rejoignit Karen.

Karen : Mais il va bien ? (les larmes coulaient le long de ses joues) Mais COMMENT va-t-il ?

 

 Elle commençait à pleurer, elle avait peur, Keith prit le téléphone et pris Karen contre lui.

Keith : Allô, je suis un ami ! Que se passe-t-il ? …(Le regard vide il sera Karen contre lui un peu plus) On arrive tout de suite.

 

Il raccrocha le combiné et regarda Karen dans les yeux.

Keith : On va à l’hôpital tout de suite, ne t’inquiète pas. Je prends Lucas, va à la voiture, je te rejoins.

Karen (sanglotant) : Mais ils ne m’ont rien dit, … juste qu’il avait eu un accident… je ne sais … même pas s’il va … bien !

Keith : A moi non plus, allez ! On y va. (Il lui dépose un baiser sur le front)

  

A l’hôpital de Tree Hill.

 

Karen se présenta aux urgences et trouva une infirmière.

Karen : Je suis Karen Roe, mon père a été amené ici, il à eu un accident et il à été conduit ici et je … (Karen parlait à toute vitesse)

Infirmière : Je vais me renseigner, je reviens tout de suite madame. Attendez-moi en salle d’attente juste là.

Karen : Merci.

 

Keith rejoint Karen à ce moment là, il avait déposé Lucas à la garderie de l’hôpital.

Keith : Alors ?

Karen : J’attends. Les larmes ne cessaient de couler le long de ses joues blanches.

 

Keith la prit dans ses bras et lui susurra quelques mots à l’oreille.

Keith : Ne t’inquiète pas, je suis là. Je te laisserais pas. Ca va aller Karen.

Elle se calma un peu.

 

Infirmière : Madame Roe, je vous conduis en salle 2. Votre père est là bas, et un médecin vous parlera.

Karen : Mais il va bien ?

Infirmière : Je ne sais pas madame, je ne suis pas au courant de ce cas. (Elle les dirigea au lieu dit) 

Karen murmura : Cas !

Keith la prit par l’épaule et suivirent l’infirmière.

 

Karen avait peur, elle avait peur de perdre son père. Sa seule famille après Lucas, il ne lui restait que lui. Il ne pouvait pas la quitter maintenant, non, c’était impossible. Il était trop jeune pour partir de ce monde. Il ne devait pas, non, non et non ! Karen était dans un état de panique total, seule la présence de Keith la rassurait un peu dans cet hôpital froid. Ils se dirigèrent toujours vers cette salle 2, plus Karen avançait plus son cœur battait la chamade. Elle prit une profonde inspiration en voyant au-dessus d’une porte « Salle 2 »

 

Infirmière : Je préviens le médecin de votre présence et je vous laisse.

Karen : D’accord, merci.

 

L’infirmière entra, Karen essaya de voir ce qu’il se passait dans cette salle mais elle ne vit que des médecins s’agiter ce qui ne la rassurait absolument pas. Après quelques minutes l’infirmière n’était toujours pas ressortit.

 

Karen : Oh mon dieu, je vous en prie !!!   Keith, elle n’est pas revenue !!! Il se passe quelque chose j’en suis sur et c’est pas bon ! (elle faisait les cents pas)

Keith : Karen, calme-toi, ils…

Karen : Comment veux-tu que je reste CALME !!!

 

Elle s’assit à côté de Keith et pleura sur son épaule. Il ne savait que dire pour consoler Karen et la rassurer. Il était extrêmement inquiet également ! Soudain la porte s’ouvrit sur un médecin qui se dirigea vers eux.

 

Médecin : Bonjour, vous êtes madame Roe ?

Karen : Oui, oui c’est moi ! Comment va-t-il ?

Médecin : Votre père à eu un accident de voiture, il est entré en collision avec un autre véhicule.

Karen : Oh mon dieu ! (elle mit sa main sur sa bouche)

Médecin : Votre père a perdu le contrôle du véhicule, il a eu une attaque cérébrale.

Karen : Une attaque céré… Mais… ? Comment va-t-il ?

Médecin : Nous avons fait tout ce que nous avons put pour …

Karen : ohhh !! Non !!!! 

Médecin : Nous n’avons pas pu le sauver !

Karen : Non !!!! Nonnnn !

 

Karen pleurait toutes les larmes de son corps, elle s’effondra au sol. Keith qui avait les larmes aux yeux se pencha sur Karen et la sera fort contre lui !

Karen : Keith ! C’est pas … possible… pas….   mon …. Papa !  Elle pleurait encore plus.

Keith : Karen !  Il n’avait pas les mots pour Karen, il était affecté et ne pu dire mot à celle qu’il aimait.

Karen : Papa, en pleurant, … PAPA !!!  cria-t-elle   Pourquoi tu me laisse, papa…

 

Le médecin était encore là, il resta devant eux mal à l’aise, il n’avait pu sauver cet homme. Il s’en voulait de n’avoir rien pu faire pour lui, et voir cette jeune femme le pleurer. Il ne savait que faire, pour la première fois de sa vie, il resta devant eux sans dire mot.

 

Karen : Papa…, elle leva la tête ses yeux rouges et gonflés, je veux le voir ! S’il vous… plaît!

Médecin : Bien sur ! Suivez-moi.

 

Karen entra la première suivit de Keith, le personnel, qu’ils avaient entre aperçu il y a quelques minutes, avait quitté la salle. Le silence régnait, on pouvait entendre les battements de cœurs de Karen à l’approche de la table recouverte d’un drap blanc. Karen se mit sur le côté, Keith restait en retrait, elle fixait le drap de ses yeux humides et gonflés. Karen, avait peur de voir son père, était-il marqué par son accident ? Karen ferma les yeux, les larmes coulèrent doucement sur ces joues. Elle les ouvrit, et fit signe au médecin qu’elle était prête à le voir. Le médecin s’avança et tira sur le drap laissant découvrir Eugène. Karen gémit et se mit à pleurer. Son papa était mort. Il n’avait pas de marque, les médecins avaient enlevé les tubes et perfusions pendant que Karen apprenait cette disparition. Karen le regardait, on aurait dit qu’il dormait paisiblement. Elle s’attendait presque à ce qu’il se réveille, mais il ne bougeait pas. Elle tendit sa main doucement vers lui et lui caressa la joue. Keith, lui, pleurait en silence au fond de la salle. Karen tendit sa main derrière elle pour faire signe à Keith d’approcher. Il avança et se mit aux côtés de Karen. Ils se prirent la main et serrèrent aussi fort que possible pour se montrer qu’ils étaient là, l’un pour l’autre. Karen regardait son père, elle pensait à sa mère. Il allait la rejoindre maintenant, elle qui lui avait tant manqué quand elle s’en était allée.

Le médecin les laissa seuls quelques minutes. Karen se décida à parler.

 

Karen : On dirait qu’il dort, que… (Elle sanglote) qu’il n’est pas … mort.

 

Elle leva les yeux au plafond pour retenir ses larmes et continua de parlé doucement.

 

Karen : Il, … il a toujours été là pour moi, et maintenant je suis toute seule. (Keith serre la main de Karen un peu plus fort, elle s’adresse à son père) Papa, … (elle ne pu retenir ses larmes plus longtemps) je t’aime, je t’aimerais toujours. Tu es mon ptit papa, … elle sanglotât, elle déposa un baiser sur le front de celui-ci et lui murmura : passe le bonjour à maman, et veille sur nous. Je t’aime.

 

Elle se redressa, respira un grand coup et regarda Keith qui était bouleversé. Il la regarde et ils se comprirent sans se parler. Ils se dirigèrent vers la porte et sortirent.

 

Keith s’essuya les yeux, et dit :

Keith : Euh, qu’est ce qu’on doit faire ?

Karen : Je vais me renseigner, tu n’as qu’à prendre Lucas et le ramener à la maison et je vous rejoins après.

Keith : Pas question, je ne te laisse pas seule ici !

Karen : Keith !

Keith : Ne discutes pas, de toute façon je ne pars pas sans toi.

Karen : (elle sourit, ses yeux s’emplissait d’eau) Merci !

 

Après avoir été renseigné et signé plusieurs papiers, Karen et Keith se dirigèrent vers la garderie où Lucas s’était endormi. Keith le prit et ils rentrèrent à la maison. Keith coucha Lucas, Karen était dans la chambre de son père, elle avait une photo de lui dans les mains et s’était allongée sur le lit. Elle pleurait encore, elle se demandait comment allait-elle tenir le coup toute seule. Ne plus voir celui à qui elle devait tout, qui lui devait tout ! Et ce sentiment qui commençait à naître en elle ! Cette culpabilité, c’était pour la rejoindre au café qu’il avait prit le volant et qu’il s’était tué ! Elle n’arrivait plus à penser, elle était tellement triste et se sentait coupable. Elle s’endormit sur ces pensées, la photo de son père contre son cœur. Keith la regarda au pied de la porte, il savait à quel point Eugène comptait pour elle, il était son pilier ! Il se devait d’être auprès d’elle dans cette dure épreuve. Il se mit à penser à la dernière fois qu’il avait vu Eugène ! Quand il l’avait surpris à parler tout seul à Karen, cette pensée le fit sourire et il se mit à pleurer ! Eugène était un second père pour lui ! Même son père tout court, lui avait toujours été là pour lui, l’avait soutenu, l’avait aidé, conseillé et dépanner en fin de mois difficile ! Son père lui ne l’avait jamais aidé, ils ne se parlaient pas d’ailleurs ! Il n’avait jamais eu idée à quel point Eugène allait lui manquer ! Il n’y avait jamais réfléchit ! Keith alla sur le canapé, et contrairement à Karen, eu beaucoup de mal à trouver le sommeil. Il revivait chaque épisode de sa vie en compagnie de cet homme qui lui avait servit de père. Et dire qu’il y a quelques heures, il allait tout avouer à Karen sur ce qu’il ressentait pour elle et maintenant il pleurait son père de cœur. Il s’endormit péniblement.

 

Le lendemain matin chez Dan et Deby.

Deb s’était levée tôt, elle voulait aller voir Karen, leur journée de la veille lui avait beaucoup plut. Elle avait trouvé une amie, et Deb avait l’impression qu’elles pourraient devenir de grandes amies.

 

Elle prit Nathan avec elle et se dirigea vers le petit café. Une fois arrivée elle s’aperçue que le café était fermé, et trouva cela assez étrange. Karen ouvrait toujours assez tôt, et surtout elle n’avait jamais fermé auparavant, Karen le lui avait confié la veille. Elle fit demi-tour, elle voulait rendre visite à Karen chez elle, voir ce qu’il se passait mais elle hésita longuement. Elle se retrouva devant la maison, mais ne savait si elle devait y aller ou rentrer chez elle. Elle frappa, et attendit.

 

Keith : Déborah ?

Deb : Keith ? Bonjour !

Keith : Mais que fais-tu ici ?

Deb : Je, … je voulais voir Karen. On s’est bien parlé hier et je suis passée au café et il était fermé !

Keith : Oui ! Euh… viens, entre !

Deb : Merci, que ce passe-t-il Keith ? Tu as une mine épouvantable, Karen n’a pas ouvert le café ?!

Keith : Il est arrivé quelque chose de grave hier…

Deb : Oh non, il est arrivé quelque chose à Lucas ?

Keith : Non, assis toi. … Eugène, le papa de Karen à eu un accident de voiture hier soir et … (ses yeux se brouillèrent)

Deb : Keith… elle lui prit la main.

Keith : Il n’a pas survécu !

Deb : Oh non, mon dieu ! Comment va-t-elle ?

Keith : Pas très bien, elle dort encore là et c’est bien qu’elle se repose.

Deb : Oui, je suis vraiment désolée ! Si je peux faire quoi que se soit, dis-le-moi.

Keith : Je ne savais pas que toi et Karen étiez proches.

Deb : Oui, on s’était rencontrée le jour où j’ai appris son existence mais je ne l’avais pas revu avant hier. Et hier nous avons passé la journée au café, et je l’ai un peu aidé pour le service. Nous avons beaucoup discuté, et, je n’arrive pas à le croire ! Son père, elle m’en a beaucoup parlé ! Il comptait énormément pour elle.

Keith : Oui, c’est sa seule famille !… C’était !

Deb : Oui, en tout cas je tiens à être là pour elle, et pour toi. Je sais que tu étais proche de lui.

Keith : Oui, il était comme mon…

 

Karen : Deby ?

Deb : Karen, bonjour. Je viens d’apprendre la nouvelle, je suis vraiment désolée ! (elle s’approcha d’elle et la pris dans ses bras, Karen se laissa faire) Je suis là, tu sais !

Karen : Merci !  J’ai pleins de chose à faire, je dois allée au café et aussi m’occuper de Lucas. Et pour papa, il faut tout organiser, contacter les gens. Je vous laisse, j’ai une journée chargé.

 

Deb et Keith se lancèrent un regard interrogateur !

Keith : Euh, tu compte ouvrir le café ?

Karen : Il le faut, je ne peux pas fermer.

Keith : Karen, tu … regardes moi. (Karen releva la tête, les yeux embués de larmes) Ca va aller, on est là. On va t’aider, (il la serra fort contre lui) Je ne te laisserai jamais tomber, tu le sais.

Karen : Oui, mais… les larmes coulaient sur ses joues blanches, il n’est plus là !

Keith : Je sais, je sais, lui chuchota-t-il.

 

Deb les regardait, les larmes aux yeux. Pauvre Karen, elle devait supporter tant de choses. Comparé à elle, elle devait faire quelque chose pour elle.

 

Deb : Karen, je veux t’aider. Alors si tu veux, je peux ouvrir le café et te remplacer le temps qu’il faudra ! Je sais qu’on se connaît depuis peu de temps, mais je sais qu’on est amie maintenant. Et je ferais ça pour toi, pour vous.

Karen hocha la tête, et lui fit un sourire.

Keith : Merci Deby. Elle s’approcha de Karen et Keith et posa ses mains sur leurs épaules.

  

Les semaines qui suivirent furent assez pénibles pour Karen, mais elle commençait à reprendre le dessus. La vie continue s’était-elle dit. Elle recommençait à sourire et à discuter comme avant avec Keith. Elle n’était pas retournée travailler au café, elle se reposait et prenant du temps avec son fils. Le souvenir de son père était encore très présent, c’était comme s’il était partit mais qu’il allait revenir, sa disparition avait été si soudaine, Karen ne s’y attendait pas. Elle ne s’était pas préparée à ce que la vie lui prenne son père si tôt, elle avait déjà perdu sa mère. Elle n’arrêtait pas de se remémorer les derniers instants qu’elle avait échangés avec lui. Mais cela devenait flou, elle avait peur de ne plus pouvoir voir son image dans sa tête. Elle avait peur d’oublier le visage de celui qui lui avait tout donné. Mais une chose était sur, jamais elle ne le ferait disparaître de ses souvenirs.

Keith lui avait pris place chez Karen, il s’occupait de  tout, il avait été là à chaque instant. Il soutenait Karen à chaque fois qu’elle pleurait. Jamais Karen n’aurait pu imaginer qu’il aurait fait autant pour elle et Lucas. Mais si, et elle n’oublierait jamais toutes ces heures qu’il à passer à ces côtés silencieux, juste à être présent. Il avait compris que Karen ne voulait pas parler et il avait respecté cela. Karen commençait à éprouver des sentiments qu’elle n’avait jamais ressentit auparavant pour lui. Etait-ce une très forte amitié ou alors la naissance de quelque chose de plus fort ?  Karen se rendait compte de l’homme formidable qu’elle côtoyait chaque jour. Mais elle se refusait d’espérer quoi que ce soit, c’était trop tôt, son père venait de quitter ce monde et elle ne voulait pas avoir de relation avec aucun homme pour le moment.

 

Deb, elle avait été également très présente pour Karen et Lucas. Cette dernière s’était occupée du café seule ces dernières semaines. Elle avait appris les ficelles du métier, avait rencontré des tas de personnes différentes et ça lui plaisait beaucoup. Elle prenait Nathan avec elle et souvent Keith déposait Lucas et les deux bambins jouaient ensemble comme deux frères ! Deb passait beaucoup de temps au café, au grand dam de Dan. Ils avaient de violentes disputes à ce sujet mais Deb ne se laissait plus faire. Elle ne voulait plus que ça vie ressemble à celle d’une femme dont le seul quotidien était de s’occuper de son fils et attendre son mari sagement. Deb aspirait à faire d’autres choses. Elle se sentait revivre en travaillant, en rencontrant des gens, en ayant des responsabilités.

 

Au Karen’s café.

Deb était au comptoir en train de laver les tasses quand la porte s’ouvrit. Deb leva les yeux et pu voir Karen entrer dans le café.

Deb : Hey, comment vas-tu ?

Karen : Bonjour Deby, ça va bien ! Dis-moi, tu as vraiment fais des merveilles ici ! Tout est impeccable et bien tenu !

Deb : Merci !

Karen : Non, merci à toi !

Deb : Ca m’a fait plaisir d’être là, et pouvoir t’aider comme j’ai pu !

Karen : Oui, merci beaucoup Deby, tu peux pas savoir à quel point ça compte pour moi ! Je pourrais jamais te remercier pour tout ce…

Deb : Non, Karen, tu sais en me permettant de faire ça, tu m’as montré à quel point j’étais inutile chez moi ! Ici je me suis sentit renaître, utile et vraiment je te remercie de m’avoir permis de t’aider ainsi et de m’avoir aidé par la même occasion !

Karen : Alors on est quitte ! (elles se serrèrent la main en riant) Tu sais, je me disais que j’allais reprendre le travail.

Deb : Mais c’est fantastique ! Je suis contente Karen !

Karen : Oui, et je me suis dis aussi, que je n’allais pas pouvoir tenir les reines seule comme avant ! Alors peut-être que tu pourrais rester et que tu serais mon employée ?

Deb : Sérieusement ?

Karen : Oh mais si tu ne veux pas, je ne veux pas t’obliger ! C’est sur que tu peux trouver mieux ailleurs mais …

Deb : Bien évidemment j’accepte Karen ! Trouver mieux ailleurs, toi alors !

Karen : Alors c’est réglé !

Deb : Oui patron !

Elles rirent, Karen se sentait soulagée que Deb accepte le poste qu’elle lui offrait ! Cela lui permettrait d’avoir plus de temps libre.

 

Dans la soirée Deb rentra chez elle assez fatiguée. Dan était dans la cuisine et l’attendait.

Dan : Ah enfin ! T’as vu l’heure qu’il est ?

Deb : Oui, désolée.

Dan : Désolée ! C’est tous les jours comme ça ! Je commence à en avoir marre ! Elle peut pas reprendre le boulot ? Quand un proche meurt, on retourne au boulot 3 jours après, pas 3 mois !

Deb : Tu exagères ça fait même pas un mois !

Dan : Oui et la plupart des gens retravaillent bien plutôt, tu crois que leur employeur s’inquiète de leurs états d’âmes ?

Deb : Je voudrais juste te rappeler que depuis 3 ans Karen est seule à s’occuper de son café parce qu’elle n’a pas pu continuer ses études et qu’elle à eu un bébé toute seule car son petit copain l’a laissé tomber comme une vieille chaussette ! Pour couronner le tout elle n’avait plus sa mère et son père vient de mourir !

Dan : Ca j’y suis pour rien !

Deb : Non mais tu es responsable pour la première partie !

Dan : Tu aurais voulu que je la rejoigne et que je te laisse toi avec le bébé ?

Deb : J’en ai marre Dan, c’est tout le temps les mêmes disputes ! On ne parle plus, on se crie  dessus dés qu’on se voit ! J’en peu plus !

Dan : Et ben j’ai une solution !

Deb : Laquelle ?

Dan : Arrêtes de travailler au café !

Deb : (elle eu un air désabusé et fatigué) Je monte prendre une douche !

Dan : Tu ne fais pas manger Nathan ?

Deb : Il n’a pas encore mangé ?

Dan : Euh je te ferais rappeler à mon tour que tu viens juste de rentrer !

Deb : Oui, et toi tu étais à la maison bien avant avec lui ! Qu’est ce qui t’a empêché de la faire manger et de le changer pour aller se coucher ? (Deb commençait à élever le ton) Parce que tu crois que je dois tout faire ! Je te rappelle que c’est ton fils ! Comment peux-tu le laisser sans manger comme ça !!!! Non mais tu vas pas bien Dan !

 

Elle sortit de la cuisine pour aller chercher Nathan.

Deb : Viens mon ange, tu as faim ?

Nathan : Non !

 

Dan arriva avec un sourire cynique.

Dan : Tu croyais quand même pas que je laisserai mourir de faim mon fils ! Mais si je ne t’avais pas fais rappeler que Nathan était là, je me demande si tu aurais pensé à l’embrasser !

Elle lui jeta un regard noir !

Dan : Qui est le mauvais parent ici ? Il fit demi-tour et planta Deb là.

 

Deb resta immobile devant ce que son mari venait de lui dire et faire. Elle ne connaissait pas ce Dan là ! Comment avait-il pu lui dire ces horreurs ? Elle se laissa tomber dans le fauteuil derrière elle, le regard dans le vide. Elle n’arrivait plus à réfléchir, Dan lui avait mis un coup sur la tête. Nathan qui jouait au sol regardait sa maman, Deb le regarda et une larme coula le long de sa joue. Elle prit son petit contre elle et l’embrassa fort en lui murmurant :

Deb : Je t’aime !


naley21  (26.08.2007 à 14:47)

Le lendemain au Café.

Karen avait repris le travail avec nostalgie, tous la faisaient sourire, les tasses, les tables, les meubles chaque chose avaient son souvenir propre. Les clients étaient contents de la revoir, et chacun lui avait fais part de leurs condoléances pour Eugène. Karen était sereine, elle savait combien son père était aimé, c’était un homme bien. Elle jeta un coup d’œil à Lucas qui était allongé sur un sofa dans le fond de la salle un jouet dans les mains. A cet instant Keith entra, un paquet à la main.

Keith : Salut !

Karen : Bonjour ! Karen ne savait pas ce qu’il lui arrivait, le voir entrer dans le café lui fit un tel plaisir que son cœur avait accéléré et il cognait fort maintenant dans sa poitrine. Euh … (troublée) ça va ? Qu’est ce que c’est que ça ? En désignant le paquet et sans laisser le temps de répondre à Keith.

Keith : C’est pour Lucas !  Hey toi, en appelant Lucas, viens par là.

 

Lucas descendit du sofa et courra vers son oncle. Il lui fit un bisou sur la joue.

Lucas : C’est quoi oncle Keith, en mettant son doigt sur le paquet.

Keith : C’est pour toi ! Tiens ouvre-le !

 

Lucas arracha le papier avec ses petites mains, et ouvra le carton. Lucas regarda son oncle les yeux pleins de malice, regarda sa maman et prit ce qu’il y avait à l’intérieur. Lucas en sortit un ballon orange qu’il avait du mal à tenir, il le prit dans ces bras.

Keith : C’est un ballon de basket, tu viens on va jouer tous les deux dehors ? Si maman veut bien ?

Karen : Bien sur !

 

Il dirigea Lucas vers la sortie quand Karen l’interpella.

Karen : Keith ? Tu veux manger avec nous ce soir ?

Keith : Euh…

Karen : Si t’as quelque chose de prévu, c’est pas grave, on, on peut manger ensemble un, un autre soir ! Se dépêcha-t-elle te dire à toute vitesse

Keith : il ria Je resterais manger, pas de soucis Karen, il ébouriffa Lucas et ils sortirent.

 

Karen les regarda sortir, et se parla à elle-même.

Karen : Non mais quelle idiote !!! Qu’est ce qui m’arrive ?

Karen ne savait plus se quelle ressentait pour Keith. Une amitié forte, après tout ce qu’ils avaient vécu ensemble, leurs liens en avaient d’autant plus fort. Ou alors plus que de l’amitié ? Karen avait envie de sentir son corps contre celui de Keith, elle s’imaginait l’embrasser avec passion ! Jamais auparavant elle avait pensé à Keith comme à un amant, seulement comme son meilleur ami. Elle secoua la tête pour chasser cette idée, mais elle vit un couple au fond du café s’embrasser et là attendrit par l’image, elle se laissa porter à son imagination. Elle se voyait embrasser Keith doucement puis avec fougue lui arrachant ces vêtements et lui faire l’amour ! A cette idée, Karen fit un bon en arrière les yeux sortant de leurs orbites !

 

Karen : Wow !

 

Deb : Karen ? Ca va ?  Deb était entrée alors que Karen rêvait.

Karen : Deby ! Ca alors !

Deb : Ca va ? Elle fronça les sourcils se demandant ce qu’il arrivait à sa patronne !

Karen : Bien sur ! Pourquoi ? Et toi ? Elle fit demi-tour pour faire semblent d’être occupé !

Deb : Tu as l’air ailleurs !

Karen : Non, non je suis là !

Deb : Si tu le dis, suspicieuse.

Karen : Ca va-toi ?

Deb : Pas vraiment. Karen se retourna pour écouter son amie.

Karen : Qu’est ce qui ce passe ?

Deb : Dan !

Karen : oh ! Et c’est quoi cette fois ?

Deb : Il est, je sais pas ! Je ne le reconnais plus. Il devient méchant, et il s’en prend à moi !

Karen : Quoi ??? Il te frappe ?

Deb : Non, moralement !

Karen : Oh Deby ! Elle pose sa main sur celle de Déborah posée sur le comptoir.

Deb : Je ne supporterais pas ça très longtemps crois-moi ! Hier il m’a fait peur en me disant que Nate n’avait pas eu à manger et ce n’était pas vrai, il m’a dit que j’étais une mauvaise mère ! Il m’en veut de travailler, et surtout ici ! De ne pas passer ma vie avec lui, à lui ranger sa maison, lui faire à manger !

Karen : Je suis désolée !

Deb : En fin de compte tu l’as échappé belle !

Karen : C’est sur ! Elle pense à Lucas. Mais son regard sur le couple, qui se tenait la main.

 

Deb suivi le regard de Karen et eu un sourire.

Deb : Ca te manque ?

Karen : Hein ?

Deb : Ca va Karen ?

Karen : Oui, elle soupire, je n’arrête pas de penser à Keith en ce moment et c’est bizarre !

Deb : Pourquoi bizarre ? Moi je trouve c’est normal ! Depuis le temps que vous êtes amis, et aussi proches ! Je me demandais même pourquoi vous n’étiez pas ensemble !

Karen : Ah bon ?

Deb : Bien sur ! Tu sais Keith il, t’aime vraiment beaucoup ! Et c’est peut-être pas que de l’amitié ! Mais après!

Karen : Non, Keith, …je suis juste son amie !

Deb : Depuis combien temps t’as pas fait l’amour ?

Karen : Quoi ?? Choquée en regardant si les clients avaient entendu la question de Déborah.

Deb : elle rit, Karen je suis ton amie et on peut tout se dire ! Enfin je veux dire, des amies se disent tout ! Et tu es la seule à qui je peux tout dire !

Karen : elle sourit, Et bien ça fait trop longtemps !!!

Deb : Ouais et moi si ça continue comme ça je serais comme toi ! Elle rit, tu sais je crois qu’il faut que tu arrêtes de te poser des questions, et foncer ! Si c’est pas le bon, tu le sauras. Et tu ne passeras pas ta vie à te demander ce qui se serait passé. Il vaut mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets !

Karen : Oui, c’est certain !

Deb : Alors fonces ! Elles rient.

Karen commença de débarrasser les tables quand Keith et Lucas entrèrent.  Deb lança un regard complice à Karen et se décida à aider les deux jeunes gens.

 Deb : Bonjour vous deux ! Hey viens me faire un bisou toi, à Lucas.

Keith : Ca va Deby ? Il l’embrassa.

Deb : Très bien ! …Lucas ? Elle s’accroupit pour se mettre à la hauteur du garçon. Est-ce que tu voudrais venir jouer avec Nathan ?

Lucas : Oui ! En plus oncle Keith m’a donné un ballon et m’a montré comment on joue alors je le montrerais à Nathan !

Deb : Fantastique ! Aller dis à maman de préparer ton sac ! Elle se releva et fit un clin d’œil à Karen ! Euh Keith ?

Keith : Oui ?

Deb : Tu voudrais regarder ma voiture ? Elle fait un bruit bizarre !

Keith : Bien sur ! Elle lui laça les clés ! 

Karen regardait Déborah faire son numéro, et elle sourit. Keith sortit pour voir la voiture.

Karen : Mais qu’est ce que tu fabriques ?

Deb : Il faut, je veux dire vous avez besoin de vous retrouver seuls ce soir, pour discuter. Je prends Lucas, prépares moi ces affaires, et…

Karen : Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, avec Dan…

Deb : Laisse Dan où il est ! Je m’occupe de lui ! Et puis Lucas et Nathan sont frères non ? Ils s’adorent, ils vont être heureux comme tout d’être tous les deux !

Karen : Je ne sais pas !

Deb : Regardes dehors, en lui montrant Keith vers la voiture, tu dois t’expliquer avec lui et voir ce que ça peut donner !

Karen : Mais si je ne représente rien pour lui ? Juste une amie ?

Deb : Tu es loin d’être qu’une amie pour lui, ça j’en suis certaine !

Karen : Je me sens comme une gamine ! Elle pouffa de rire !

Deb : Ca fait du bien des fois !

Karen : elle regarda dehors pour apercevoir Keith, Oui !

 

Karen entra dans la cuisine et pris le sac à dos de Lucas, y mit quelques affaires et referma le sac. Karen n’était pas vraiment à l’aise à l’idée que Lucas passe une nuit chez Dan ! Déborah s’en occuperait bien, c’était certain, mais comment réagirait Dan ? En ressortant de la cuisine elle vit Lucas sur les genoux de Keith. Elle sourit.

 

Keith regardait Karen qui avait le sac de Lucas à la main. Elle s’affaira pour débarrasser le comptoir des tasses qui restaient. Elle était tellement belle, et depuis tout ce temps qu’il la voyait tous les jours, il n’avait jamais eu le courage de lui avouer ces sentiments. Mais après le décès d’Eugène comment aurait-il pu dire ce genre de choses à celle qui venait de perdre l’un des être les plus importants de sa vie ?  Il aimerait tant la sentir contre lui, être présent à chaque instant de sa vie. Mais comment lui dire ?

 

Deb : Bon, je vais y aller moi. Lucas on y va ?

Lucas : Oui !!! Tout content.

Karen : Viens me faire un gros bisou mon ange. Elle le prit dans ces bras et le serre fort contre elle, et lui murmura doucement : Je t’aime.

Lucas : T’aime aussi, dit-il en collant un bisou sur la joue de sa maman.

Deb : Aller, à demain Karen, à demain Keith. Lucas la main dans celle de Déborah fit au revoir avec son autre main libre. Karen : A demain, elle envoya un baiser que Lucas fit semblant d’attraper, ce qui la fit sourire. 

Lucas et Déborah sortirent.

Karen : Je ne sais pas si c’est une bonne idée !

Keith : Pourquoi ?

Karen : A cause de Dan !

Keith : Je ne pense pas que Deb emmènera Lucas là bas !

Karen : prise de panique, quoi ?

Keith : Hé ne t’inquiète pas ! Nathan est chez ses parents et je pense qu’elle va rester là-bas cette nuit !

Karen : Mais pourquoi elle ne me l’a pas dit ?

Keith : Pour que tu évites de trop te préoccuper ! Mais non !

Karen : C’est la première fois que je laisse Lucas à quelqu’un comme ça pour une nuit à quelqu’un d’autre que toi ou …mon père. Keith la prit dans ses bras.

Keith : Elle s’en occupera bien !

Karen : Oui, elle se dégagea. Bon je vais finir mon travail.

Keith : Je vais rentrer chez moi, prendre une douche et me changer, on mange toujours ensemble ce soir ?

Karen : Oui, bien sur !

Keith : Alors à tout à l’heure, ici ?

Karen : Oui, j’ai tout sur place ça sera plus facile !

Keith : Pas de problème, lança-t-il en sortant.

 

Le soir venu, Karen avait fermé le café, baissé les stores. Elle alla dans la cuisine pour préparer  manger. Elle avait décidé de faire des lasagnes, l’une de ses spécialités. Son cœur cognait fort dans sa poitrine à chaque regard vers l’horloge. Elle entendit toquer à la porte. Elle souffla un coup, remis sa coiffure en place et réajusta sa robe d’été légèrement décolletée. 

 

De l’autre côté de la porte Keith souffla également, anxieux de passer un moment en tête-à-tête avec Karen. Il y avait toujours quelqu’un avec eux, Lucas, Déborah ou bien les clients du café. Ce soir Keith s’était dit que s’il avait l’occasion et surtout la force, il avouerait enfin son amour pour elle. Mais aurait-il le courage ?  Il entendit la clé tourner, son cœur s’emballa et déglutit difficilement.

 

Karen : Hey ! Il entra, Karen se dirigea derrière le comptoir et il referma la porte à clé.

Keith : Je t’ai apporté du vin ! Je ne savais pas ce qu’on mangerait mais je me suis dis…

Karen : Non, c’est très gentil merci Keith ! Il passa derrière le comptoir pour déposer la bouteille.

Il voyait Karen troublée, était-ce le moment ?

Le cœur de Karen battait la chamade, que lui arrivait-il ? Ca ressemblait à de l’amour ! Mais oui, c’était bien ça. Elle était amoureuse de Keith ! Comment avouer ça à son meilleur ami ? Ne pas montrer son trouble ?

 L’un en face de l’autre ils se regardaient dans les yeux, sans un mot. Il avança la main vers son visage et ses yeux brillèrent, Karen oublia tout et comme attirée par son corps tendu vers le sien, elle l’embrassa à pleine bouche, leur langues se cherchèrent, puis ils tombèrent au sol derrière le comptoir du Karen’s Café. Les vêtements s’envolèrent et leur corps se touchèrent, se cherchèrent, se désirèrent, dans la pénombre douce de la nuit, les lèvres de Keith parcouraient son corps, de ses lèvres à ses seins, à son ventre, passant la main sur ses cuisses offertes, dans son dos, la faisant frissonner de plaisir. Il appuya son corps sur le sien, s’insinua entre ses jambes et elle frissonna de désir, elle le voulait tout de suite, elle ne voulait plus réfléchir…Elle-même laissa errer ses mains sur son corps comme elle l’avait rêvé secrètement, et voila que son rêve devenait réalité, il chatouillait son ventre avec sa langue, remontant jusqu'à ses seins qui s’offraient à lui, le mamelon durci par le plaisir. Il redescendit ensuite vers son bas ventre, dans cette chaleur qu’ils cultivaient, dans cet amour qui les brûlait, ses mains légères la firent soupirer et une larme coula sur sa joue. Ils roulèrent au sol, et elle attacha ses jambes autour de ses reins dans une invite charnel qu’il s’empressa d’accepter, il entra en elle, la faisait soupirer, hurler et gémir dans ses bras, la tête en arrière et les yeux flous Karen ne pensait plus à rien, seulement à cet homme qui la possédait, qui l’aimait comme personne ne l’avait aimé, elle l’attira plus près d’elle pour sentir sa présence, et le rythme s’accéléra, un cri échappa à Keith et leurs lèvres s’unirent juste au moment ou le plaisir explosa en elle, troublante réalité que l’amour ne pouvait expliquer. Les mains entrelacées ils atteignirent ensemble le paroxysme, l’accomplissement, et leur corps animés de soubresauts, luisant de sueur s’apaisait. Un dernier tremblement comme si la terre s’était arrêtée de tourner un instant, pour leur offrir cela, ce cadeau rien que pour eux. La lumière de la lune se refléta sur la vitre et un sourire naquit sur les lèvres de Karen, elle embrassa Keith et descendit vers son cou, vers son oreille ou elle murmura un je t’aime qui c’était fait attendre mais qui était le plus beau de tous… Ils restèrent au sol un moment, Karen la tête posée sur le torse nu de Keith. 

naley21  (26.08.2007 à 14:51)
Epilogue :


Les mois avaient passé et la petite famille s’était construite petit à petit avec l’aide de l’amour et de l’espoir de vivre heureux pour toujours. Karen et Keith s’étaient unis pour la vie, un beau jour de printemps, tous leurs amis et leur famille était présent pour ce jour ultime où le bonheur primait enfin sur les années de doutes et de pertes qu’ils avaient du vivre pour leur éternité. Lucas fière de porter l’alliance sur un petit coussin avait marché jusqu'à l’autel avec sa mère, petit bonhomme souriant et heureux que sa mère ai enfin trouvé l’amour, Keith sera son père quoi qu’il arrive il l’était déjà dans son cœur.

Beaucoup de choses avaient changé en peu de temps. Karen avait aidé Déborah à se défaire du joug de Dan, elle avait quitté la maison avec Nathan, s’enfuyant comme une fugitive dans la nuit, seule Karen connaissait son refuge et ne laisserait jamais échapper le secret de son amie.

Lucas et Nathan avait crée un lien qui résistera à tout, aux vents et aux tempêtes, aux amours et à l’âge adulte plus tard, bien plus tard quand Déborah aura le courage de réapparaître dans le monde réel, quand elle aura le courage de ne plus être le fantôme que Dan a fait d’elle.
Dan Scott survie de sa rancœur, il n’a rien, il n’a plus rien à quoi se raccrocher, une vie inutile, une vie pour rien, il ne supporte pas de voir le bonheur de son frère dans les bras de son amour de jeunesse, celle qu’il a abandonnée, leur enfant à peine né…

Karen ne pensait plus à cela, elle gardait l’image de son passé présent tout de même, et l’image d’Eugène l’habiterais pour toujours, dans ses bonheurs et dans ses malheurs, mais pour le moment un sourire éclaire son visage, elle est heureuse, elle a tout, une famille, un mari, un fils, et bientôt la consécration… Elle fixe le test posé sur le rebord du lavabo, le bonheur succède à la peur quand il devient bleu, un heureux événement s’annonce…







naley21  (26.08.2007 à 15:07)

Déja bravo à vous pour en être arriver là! Je ne pensais pas que ma fic était si longue! Bref

Voilà, c'était donc ma première fic et j'espère qu'elle vous a plût, en tout cas j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire. N'ésutez pas à me donner votre avis! ^^

Je voudrais remercier mes girls, qui m'ont aidé et conseillé pour cette fic. Et je voudrais remercier particulièrement Sam, qui ma beaucoup aidé pour la scène de Karen et Keith!!! Et également qui m'a rédigé l'épilogue, car j'avais eu un peu, même beaucoup de mal! Merci beaucoup ma ptite Sam!! Et merci à Stephe de m'avoir corriger et relus. Merci à Claire, pour ton entousiasme et d'avoir toujours été là pour lire et me conseiller ^^


Voilà je pense avoir tout dit.

Gros bisous à tous


Emilie

Winnie


naley21  (26.08.2007 à 15:32)

Alors là bravo, j'adore tout simplement!
Sutout la scène Karen/Keith à la fin c'est trop mini!!
J'adore aussi ta façon d'écrire, le petit montage de Karen/Keith/Lucas
C'est trop mini j'adore, et tu ma même mis les larmes au yeux
quand le père de Karen est mort.
Mais bon, au moin dans ta fic, Lucas et Nathan s'entend bien!
Bref en un mot ta fic est génial!
J'ai hâte de lire t'es prochaine!

Émilie
-xxx-

brucas03  (26.08.2007 à 16:11)
Hey winnie!

Porcinet a l'appareil^^
Tu sais déjà tout, mais je vais le redire...
Des que j'ai commencé a lire j'ai adoré, déjà le sujet, peu commun il faut l'avouer, enfin quelqu'un qui ne se cantonne pas aux couples d'adolescents rebelles et mature(immature?^^) J'adore ta représentation de Karen, de Dan et de déborah ainsi que le lien entre les frères, et ravis d'y avoir ajouté ma petite touche personnelle, avec la fin (je pense avoir fait soft^^) et l'epilogue...

Bravo! Franchement c'est superbe, cela aurait du se passer comme cela dans la série pour Dan et déborah et Keith et Karen...Surtout n'abandonne pas la prochaine, je sais qu'elle ne te semble pas intéréssante mais c'est faux, encore un sujet original pour la mili^^Ne t'arrête pas surtout...

Love Always and Forever les girls...

Bizz
jt'adore
sam

nanouee  (26.08.2007 à 16:22)

Cc ma winnie !!!

Que dire que tu ne saches pas déjà ? Euh... super fic, qui retrace la vie de Karen avec Lucas. En fait c'est tout ce qu'on ne voit pas dans la série, Karen enceinte, Dan qui l'a laisse seule avec son enfant... Ca change !!! Un peu de changement ne fait pas de mal lol.
Enfin bref, c'est très bien alors continue.

Bisous
Jt'ador
Bouriquet


atchoum49  (26.08.2007 à 17:42)

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