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Série : One Tree Hill
Création : 25.10.2007 à 18h45
Auteur : haley92
Statut : Terminée
« Petit one-shot, basé sur un sentiment, qui m'a aidé à soulager mes pensées... J'espère qu'il vous plaira. » haley92
Cette fanfic compte déjà 10 paragraphes
« Il me semble que si l’on doit choisir entre penser et agir, on devrait agir, et non penser, parce qu’une vie sans action, est une vie sans passion. »
Je m’appelle Alison Matthew. J’ai eu 17 ans hier, et personne ne m’a souhaité mon anniversaire. Aucun message, aucun appel, aucun ami, aucun parent. J’étais seule pour mon dix-septième anniversaire. Aujourd’hui, je suis sur cette route, en direction de cette ville dont j’ai appris l’existence seulement avant-hier.
Je monte le son de la radio : c’est ma chanteuse préférée. Haley James. J’adore toutes ces chansons, elles me correspondent tellement. Elles sont si profondes, si belles et tristes à la fois. En fait, je ne l’ai jamais rencontré, mais j’ai l’impression de la connaître depuis toujours, comme si une partie de moi la connaissait, mais qu’elle soit enfouie au plus profond de mon corps.
Chantant les paroles, je continue à réfléchir. Je commence à me poser des questions. Ai-je bien fait de partir sur un coup de tête ? N’aurais-je pas dû chercher à en savoir plus avant de quitter mon appartement ?
Lorsque j’avais engagé ce détective quelques semaines plus tôt, je ne me doutais absolument pas que ça allait donner quelque chose… Et pourtant, il l’avait retrouvée…
Et maintenant je me retrouvais sur cette autoroute en direction de la ville où ma mère habitait. J’allais enfin la rencontrer… Depuis la mort de mes parents adoptifs, j’étais si seule. Voilà six mois qu’ils avaient péri dans cet accident de voiture, et six mois que je vivais seule dans mon appartement, n’ayant aucune famille, aucun ami.
J’augmente le son de la radio pour m’empêcher de penser. Et quelques minutes plus tard, j’aperçois enfin le panneau que j’attendais depuis ce matin : Tree Hill, 10 miles.
10 miles me séparaient de ma mère, de ma mère biologique, celle qui m’avait conçue, portée pendant 9 mois, puis abandonnée, sans donner aucun signe de vie après.
Seulement celle lettre que j’avait reçue pour mes 16 ans, lorsque j’étais devenue une adulte.
« Ma fille, ma toute petite,
C’est une véritable déchirement pour moi de t’écrire cette dernière lettre. Mais je dois m’en tenir à ma décision. Tu mérites un bon foyer, stable avec des parents qui t’aimeront comme leur propre fille. Je dois respecter ma décision, et ne plus chercher à te revoir. Je reste avec une image de toi comme je t’ai aimée : douce, belle, tendre et souriante lorsque je t’ai mise au monde. Aujourd’hui, je ne te reconnaîtrais sûrement plus, tu as dû tellement changée, grandir. Tu es une vraie femme maintenant. Je ne cesse pas de t’aimer, je mets seulement cet amour entre parenthèses, pour ton bonheur à toi, ma chérie. Tu dois certainement me haïr, me détester, et tu en as le droit. Je t’ai abandonnée alors que je t’avais si longtemps désirée… C’était un choix très difficile à prendre, sûrement le plus dur de toute ma vie, mais t’élever seule, sans argent et sans famille aurait été trop dur pour toi. Tu aurais manqué de tout… Je suis sûre que tu as été heureuse avec la famille que j’ai choisie pour toi, mon ange. Je respecte ton choix de me haïr, et je le comprends, alors essaye de me comprendre. Essaye d’imaginer ce que tu aurais manqué si tu étais restée avec moi, ma toute petite… Tu aurais loupé tellement de merveilleux moments, tous ceux que tu as passés avec ta famille d’adoption. J’espère seulement et je le pense au plus profond de moi, que si un jour tu as le désir de me rencontrer, tu arriveras à me faire un signe. Pour l’instant, et chaque jour qui passera loin de toi, je souhaite que tu sois heureuse, que tu arrives à trouver le bonheur. Dans ma pensée et dans mon cœur, je serai toujours, toute ma vie, auprès de toi. Rien ni personne ne pourra m’enlever l’image de ma petite fille que j’ai bercée dans mes bras le premier jour de sa vie. Je t’aime tellement que c’est très dur de devoir accepter de ne plus te voir, de devoir accorder le droit de te voir grandir à des étrangers autres que moi, ta maman. Je pense qu’un jour, tu comprendras pourquoi j’ai fait ça, car la vie n’est simple pour personne. Je penserai tout le temps à toi, mais de loin. Sache que tu resteras ma première fille, ma première joie de mettre au monde un enfant et je te souhaite d’être très heureuse dans ta vie future. La vie nous a séparé l’une de l’autre, et j’espère qu’un jour, elle nous réunira.
Bonne chance, ma chérie. Je t’aime très, très fort, et tu me manques déjà énormément. Réussis dans ta vie et sois heureuse, je t’aime tendrement.
Ta maman… »
Lorsque j’avais lu cette lettre, je m’étais sentie toute émue de voir combien ma mère avait souffert de me laisser. Ce fut le déclencheur de la suite des événements. A partir de ce moment-là, je voulais absolument retrouver ma mère biologique, pouvoir la voir et lui parler. Comprendre pourquoi elle avait fait ça…
Enfin, la sortie pour Tree Hill approcha et je m’engageai dans la voie. Après quelques minutes de recherche de sa rue, je m’arrêtai devant une maison, une grande bâtisse faite en briques rouges, entourée d’un petit jardin verdoyant. Une balançoire était accrochée à un arbre.
J’inspirai un grand coup, et éteignit le moteur de ma voiture. Une des fenêtres du premier étage était ouverte, et je pouvais apercevoir une ombre derrière le rideau. Etait-ce ma mère ? A quoi ressemblait-elle ? Avait-elle les mêmes cheveux que moi ? Les mêmes yeux profonds ? Le même sourire ? Etais-je son portrait craché ?
En soupirant, je me demandai si j’avais bien fait de venir. Mais à quoi bon vivre si on ne prend pas de risques quelques fois ? J’étais seule, je n’avais rien à perdre, je n’avais plus de famille, plus d’amis, rien qui me retenait à New York. Alors, pourquoi aurais-je refusé cette opportunité qui s’offrait à moi ? Celle qui me permettrait enfin de rencontrer ma mère. Ma véritable mère.
J’ouvris ma portière, et en silence, je me dirigeai vers la maison. Mon doigt se tendit vers la sonnette, et quelques secondes plus tard, le verrou s’ouvrit.
Une femme d’une trentaine d’années ouvrit la porte, un sourire accueillant sur les lèvres. Elle portait un jean délavé avec un top à bretelles noir. Ses yeux semblaient me demander qui j’étais.
Moi, la voix altérée par l'émotion : Maman…
THE END

j adore c tres touchant il faudrai absolumen qu'il y ai une suite bravo continue commme ca
bisou
Je suis fan une fois n'est pas coutume des fins ouvertes, un récit bref et dense, des informations, des informations, puis l'émotion et la brutalité de la fin qui nous permet en tout cas pour moi, d'imaginer à loisir la suite.
Bravo.
Une chute sur fond de mystère, j'en veux encore et encore.