HypnoFanfics

Le tueur des Palaces

Série : Criminal Minds
Création : 10.01.2011 à 21h47
Auteur : paname17 
Statut : Terminée

« Voici une autre fic. Ce n'est pas une enquête classique et j'essaye d'imaginer la réaction de nos profilers préférés pris au piège d'un complot. J'espère que ça vous plaira... » paname17 

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Floride début du mois de janvier.

 Une longue et très belle femme brune s’approche de la balustrade. Il faisait doux, elle portait une élégante robe grise qui virvoltait dans le vent, un casque sur les oreilles, elle écoutait tranquillement Otis Redding . Elle a toujours eu un faible pour sa musique.

 « C’est encore Otis, je vais finir par être jaloux »

Un très bel homme venait de faire son entrée sur la terrasse. Très grand, les cheveux et les yeux noirs, un grand sourire. Il était extrêmement élégant. Il se mit derrière son épouse, déposa un léger baiser sur son cou et la prit dans ses bras. Celle-ci faisait semblant de l’ignorer mais souriait. Ne tenant plus, elle se retourna et l’embrassa avec passion.

 Samantha et Mickael Robinson sont des jeunes mariés de 37 ans. Extrêmement beaux et élégants, ils auraient pu sans problème se faire photographier pour Vogue mais leur priorité était toute autre. Depuis leur coup de foudre, il y a presque trois ans sur une pelouse de Central Park, ils n’espéraient qu’une chose, s’aimer, se marier et fonder une famille. Pour atteindre cet objectif, Mickael dut affronter un divorce particulièrement saignant qui salit sa réputation et engloutit la moitié de sa fortune et Samantha faillit perdre son poste important dans une agence publicitaire. Ils étaient mariés depuis trois mois. Mickael, trader et riche héritier réussit à mettre de l’ordre dans ses finances pour offrir à sa femme de vraies vacances dans un vrai palace. Il avait choisi la suite la plus luxueuse avec une immense terrasse privée. Ils allaient être heureux pendant ces deux semaines !

 Mickael : Tu sais ma chérie que j’ai réservé une des meilleures tables de la ville. On a rendez vous dans une heure, il faut qu’on se prépare.

Samantha eut l’impression d’un bonheur fugitif qui n’allait jamais se répéter. Elle ne pu s’empêcher de soupirer. Elle se reprit devant l’air interrogateur de son mari et l’embrassa tendrement. « Je me prépare » lui dit-elle avec douceur.

 

Le lendemain Matin.

 Comme tous les matins, Maria Rivera, belle femme d’origine cubaine, allait faire le ménage de la suite Terrasse. Le jeune couple qui occupait les lieux depuis deux jours lui était particulièrement sympathique. Chaleureux, souriants, ils lui donnaient des pourboires de reine. Maria aimait la beauté, et ce couple était si beau, si élégant qu’on se croyait dans un film. Ils étaient tellement amoureux aussi. Ca lui fit chaud au cœur. Ils s’embrassaient souvent avaient toujours des gestes tendres l’un pour l’autre. De quoi se réconcilier avec l’amour.

Maria arriva dans le grand salon. La suite semblait vide mais curieusement elle vit le sac de Samantha. Un beau sac comme cela ça se remarquait. Madame est sortie sans son sac, c’est vraiment étrange…

Maria passa dans la chambre et faillit glisser sur une flaque. Elle réussit à se rattraper de justesse et réalisa que la flaque était rouge. Avant que son cerveau puisse analyser ce qui se passait, elle leva ses yeux effrayés vers les corps ensanglantés de Samantha et de Mickael Robinson.


paname17  (10.01.2011 à 21:52)

Deux jours plus tard…

Siége du FBI  - 935 Pennsylvania Avenue, NW - Washington, D.C

 

Une longue voiture noire se gara devant le siége du FBI à DC. Le chauffeur ouvrit la portière. Erin Strauss sortit visiblement préoccupée. Etre convoquée de si bon matin au siége de l’agence, n’était vraiment pas bon signe. Ce n’était pas non plus dans les habitudes de la maison. Elle déclina plusieurs fois son identité et montra son badge avant d’atteindre les ascenseurs. La sécurité était renforcée. Que se passait-il ?

 

On la fit entrer dans une pièce immense. Il y avait une trentaine de personnes. Il y avait toute la direction du FBI mais aussi la sécurité du territoire, la CIA, il y avait même des membres du Pentagone. De jeunes agents s’affairaient autour des directeurs. Erin Strauss crut apercevoir Jennifer Jareau, le visage fermé et sévèrement vêtue d’un tailleur noir qui n’arrivait pas à la vieillir.

 

Le supérieur d’Erin lui fit signe de s’asseoir à côté de lui.

Un homme, milieu de la quarantaine, nerveux, crâne dégarni, se présenta. « Je m’appelle Howard Smith, je coordonne les recherches, les données sont très dispersées. Chaque agence, chaque service a sa particularité, je m’appuie sur toutes vos compétences… »

Erin lit le dossier. Il s’agissait d’une cinquantaine de meurtres de couples, tous perpétrés dans de luxueux palaces. Elle resta abasourdie un instant. Elle avait cru à une menace terroriste, pourquoi mobiliser autant de monde et d’énergie pour des crimes, certes horribles, mais que ses services pouvaient résoudre seuls. Son supérieur lut dans ses pensées.

 

Supérieur de Strauss : Toutes les victimes sont américaines et appartiennent à des familles très influentes que ce soit politique ou financier ou les deux. Le gouvernement pense que c’est une attaque indirecte contre les intérêts américains.

Strauss : Les intérêts américains ?

Supérieur de Strauss :  Oui les premiers meurtres ont eu lieu en Asie et en Europe dans de luxueux palaces, la CIA et Interpole enquêtent depuis plusieurs mois. Maintenant c’est au tour du FBI, car les meurtres ont lieu sur le territoire américain.

 Howard Smith prit à nouveau la parole.

Howard Smith : Le FBI et la CIA ont étudié de prés la victimologie. Cette étude est très intéressante et nous permet de connaître les caractéristiques de ses prochaines victimes. Je vous fais passer les conclusions. Nous comptons sur la BAU, merci pour votre présence Mme Strauss, pour affiner ceci et surtout pour effectuer un profil géographique. Car le tueur est extrêmement mobile, il faut qu’on puisse connaître ses prochaines destinations afin de le piéger.

Une voix :  Et comment le piéger ? 

Howard Smith :  En utilisant un appât. Un couple qui a toutes les caractéristiques des victimes capable d’attirer nos tueurs et de les neutraliser.

Une autre voix : Les neutraliser seuls. Ils ne seront pas secondés ? 

Howard Smith : Si bien sûr. Mais le plus discrètement et légèrement possible. Plusieurs agents de la CIA se sont fait remarquer comme cela à San Remo. Ils ont été égorgés. Il ne faut vraiment pas sous estimer ce tueur et ses éventuels complices. Ils sont extrêmement intelligents et dangereux. Les agents qui vont servir d’appât doivent être des agents expérimentés et entraînés, leur mission est extrêmement risquée, ils doivent aussi avoir aussi toutes les caractéristiques physiques et intellectuelles des victimes. Je suis en train de rechercher ces perles rares.

Erin Strauss lut distraitement le rapport de victimologie. Soudain, elle se figea, blême, elle pouvait à peine respirer. Elle sentit un regard se poser sur elle et croisa les yeux complètement désespérés de JJ. Celle-ci muette la supplia du regard « Non, je vous en prie, ne faites pas cela ».

Erin Strauss ne dit rien. JJ vit à son air qu’elle avait une alliée.


paname17  (11.01.2011 à 22:01)

La réunion se terminait.

Erin discutait avec son supérieur.

Le supérieur de Strauss : Je veux que vous mettiez les deux meilleures équipes du bureau sur cette affaire celle de l’agent Hotchner et celle de l’agent Cooper.

Erin Strauss : Ils sont sur le terrain en ce moment. Cooper et son équipe à Chicago et Hotchner et la sienne à San Diego.

Supérieur de Strauss : Si leur enquêtes ne sont pas terminées ou sur le point d’être terminées, faites les remplacer pour qu’ils reviennent le plus tôt possible à DC. Je veux Cooper et son équipe sur la victimologie et Hotchner et la sienne sur le profil géographique. je veux aussi que vous mobilisiez les meilleurs analystes du département pour les seconder. Nous repartons pour Quantico, avec Howard Smith et Jennifer Jareau. Elle a été désignée comme agent de liaison pour cette enquête. Une sacrée responsabilité. Mais elle en a les compétences, elle a fait ses armes chez nous, je crois ?

Erin Strauss : Oui dans l’équipe de l’agent Hotchner.

Supérieur de Strauss : Assurément. En travaillant avec les meilleurs, on devient la meilleure et on se dispute ses compétences. Savez vous qu’elle va avoir une sacrée promotion au Pentagone ?

 

Deux limousines, noires, vitres teintées, quittèrent le Siége du FBI pour Quantico. Dans la première, trois sous directeurs du FBI dont le supérieur d’Erin Strauss, cette dernière se trouvait dans la seconde limousine en compagnie d’Howard Smith et de Jennifer Jareau.

 A Quantico, les limousines fonçaient dans le parking et refusèrent la priorité à deux Tahoe noires qui pilèrent. C’était de sacrément bons conducteurs. La première Tahoe frôla presque la deuxième limousine et la seconde Tahoe faillit lui rentrer dedans.

 Les Tahoe revenaient de l’aéroport. C’était l’équipe de Hotchner. Dans la première Tahoe conduite par Hotch ; il y avait Rossi et la toute jeune agent Seaver, dans la seconde conduite par Morgan, il y avait Reid et Prentiss.

 

Reid à l’arrière de la voiture : Mais ils sont fous ! Ils préfèrent nous rentrer dedans plutôt que nous laisser la priorité.

Prentiss : Ce sont sûrement des grands pontes, ils nous le font sentir…

Morgan : J’avoue que j’ai rarement vu ce genre de voiture dans ce parking.

 

Reid : Oh ! JJ !

Morgan : Quoi !

Reid : La jeune femme blonde là bas, on dirait JJ je vous assure !

Prentiss : A côté de Strauss, cela m’étonnerait.

Reid s’élançant hors de la voiture : Elle va revenir au FBI ! C’est fantastique !

Morgan : Attends Reid, elle n’est pas seule.

Mais Reid, trop heureux, courait presque vers son ancienne coéquipière. Emily hésita un instant puis décida de suivre le jeune homme, on ne sait jamais. Morgan se retourna et alla droit vers Hotch et Rossi.

Morgan : Vous êtes au courant de quelque chose ?

Hotch : De quoi ?

Morgan : Du retour de JJ parmi nous.

Hotch surpris : Mais, non. Que se passe-t-il ?

Rossi plissant légèrement les yeux : Elle est bien entourée. Erin et les sous directeurs du FBI !

 

Reid était déjà au niveau de Jennifer.

Reid presque timidement : Bonjour JJ. Comment vas-tu ?

JJ se retourna brusquement : Reid !

Ce dernier était si heureux qu’il ne vit pas le regard assassin de Strauss ni celui interrogateur d’Howard Smith.

JJ était très embarrassée. Très inquiète aussi.

Les trois sous directeurs s’étaient déjà engouffrés dans le bâtiment. Howard Smith allait faire de même, lorsqu’il aperçut Emily. Il se dirigea vers elle.

Howard Smith : Bonjour. Je suis Howard Smith. Détaché du gouvernement. Vous êtes ?

Prentiss : Emily Prentiss. Agent spécial.

Howard Smith : Etes vous apparentée à Elizabeth Prentiss ?

Prentiss : Oui c’est ma mère.

Howard Smith : Alors la brillante fille de l’ambassadeur Prentiss, c’est vous. Je savais que vous étiez au FBI mais j’ignorais que vous étiez d’une si grande beauté.

Prentiss sursauta mais que lui voulait-il.

Reid s’aperçut que JJ et Strauss avaient le visage décomposé.

Howard Smith : Je suis impressionné. Vous travaillez dans quel département ?

Erin Strauss soupira et ferma les yeux : L’agent Prentiss travaille dans mon service.

Howard Smith : Et vous me l’avez caché, alors que….

Il allait continuer lorsqu’il vit le reste de l’équipe arriver.

Erin Strauss ne put que faire les présentations.

Erin Strauss : Voici les agents Morgan, Rossi, Seaver et – à contre cœur – l’agent superviseur Aaron Hotchner.

Le mal était fait.

JJ et Strauss virent Howard Smith se planter devant Hotch.

Howard Smith : Impressionnant. Je n’en reviens pas ! 

Hotch le fusilla du regard. Mais qui était cet huluberlu ?

Strauss avec lassitude : Je vous présente Howard Smith, détaché du gouvernement .

Howard Smith, ce nom disait quelque chose à Hotch et à Rossi…

Howard Smith : Aaron Hotchner, vous et votre équipe vous appartenez à l’élite du Bureau. Un grand Profiler. Avec cela beaucoup de classe et d’allure ! 

C’était catastrophique. JJ joua son va-tout.

JJ : Monsieur Smith on a rendez vous au douzième étage, on ne peut pas se permettre de les faire attendre.

Howard Smith : Très bien - Se tournant vers l’équipe interloquée - A très bientôt - Puis se tournant vers Erin Strauss - Je veux les dossiers des agents Hotchner et Prentiss, je veux tout savoir sur eux. Tout. Même ce qu’ils mangent au petit déjeuner. Quels sont leurs amis et avec qui ils sortent… .

Erin Strauss et JJ se regardèrent désemparées, ce tordu d’Howard Smith avait trouvé ses perles rares… ....pour une mission suicide.


paname17  (13.01.2011 à 00:00)

Deux heures plus tard JJ se faufila dans la salle de réunion. Hotch et son équipe travaillaient déjà sur le profil géographique. Ils avaient tous l’air épuisés. Ils n’avaient pas l’habitude d’enchaîner les enquêtes comme cela. Hotch se désespérait à l’idée d’être encore séparé de son fils. L’agent Seaver aurait donné la moitié de sa vie pour un bain chaud, les autres rêvaient de leur couette ou de leurs oreillers.

Ils avaient tous compris que cette enquête était spéciale. Les pontes du FBI qui se déplacent à Quantico, le détaché du gouvernement, la présence insolite de JJ et Pénélope qui les attendait devant l’ascenseur avec une tonne de documents.

JJ les regardait tristement.

Hotch lui sourit avec douceur : JJ. Je lis dans tes pensées. On mobilise pratiquement toutes les agences pour une cinquantaine de meurtres. Alors qu’on a dû, seuls, faire face à des tueurs en série beaucoup plus prolifiques.

JJ : Ce n’est pas seulement cela. Ils veulent utiliser la méthode de l’appât.

Reid : C’est une bonne idée en théorie.

Rossi : Oui en théorie. Car même si on affine le profil géographique, on ne peut pas savoir exactement dans quel palace, il va se rendre.

JJ se mit tout à coup en colère. : Une bonne idée en théorie ! Le génie a décidé d’être stupide aujourd’hui !!

Tout le monde la regarda stupéfait, elle n’avait jamais eu une telle attitude et encore moins face à Reid qu’elle adorait.

Hotch : JJ qu’est ce qui se passe ?

JJ : Cette théorie est du suicide. Les deux personnes qui vont servir d’appât vont être lâchées sans pratiquement aucune protection dans un palace, en attendant qu’un fou furieux vienne les égorger !

Rossi : JJ.

JJ : Erin Strauss l’a très bien compris. Elle a tout fait pour l’éviter mais il a fallu que Reid se précipite vers la voiture. Quel idiot ! quel idiot !

Sa voix devenait métallique. Personne ne comprenait.

Pénélope : Ma chérie, que se passe-t-il, qu’est ce que tu as ?

JJ ne l’écoutant pas : Il n’y avait qu’une chose, une seule chose à éviter….que cet Howard Smith croise le chemin de Hotch et de Prentiss – se retournant rouge de colère vers Reid – mais à cause de lui…

Elle s’assit d’un coup, ravalant ses larmes.

Pénélope : Pourquoi Hotch et Prentiss ?

JJ : Parce qu’ils sont entraînés, expérimentés, ils ont entre 35 et 45 ans, sont extrêmement intelligents, brillants, grands, minces, bruns, les yeux sombres, beaux, élégants, classes, ils ont reçu une éducation soignée, ont une diction parfaite, viennent des meilleurs familles de Virginie, en deux mots, correspondent tout à fait au profil des victimes. Ce sont les perles rares qu’Howard Smith cherchaient pour servir d’appât.

Rossi : Tu crois vraiment qu’il va les choisir…

JJ d’un ton sec : Il a déjà réclamé leurs dossiers.

L’équipe demeura silencieuse un instant. Emily était livide. Reid comprit l’étendue de sa gaffe, les larmes lui piquaient les yeux.

Hotch évacua toute l’air de ses poumons et ferma un instant les yeux.

Hotch : Cela ne veut rien dire. Ils vont se procurer les dossiers de plusieurs agents et ça va se décider en haut lieu. Emily et moi sommes profilers, nous ne sommes pas entraînés pour être sous couverture. On nous a donné un gros boulot, le profil géographique, ce n’est pas pour séparer l’équipe maintenant. En plus, je connais Erin Strauss, si elle n’est pas d’accord, elle va user de toute son influence…

JJ n’avait pas l’air convaincu : Elle a blêmi lorsqu’elle a découvert le rapport sur les victimes. Elle a tout de suite pensé à vous, je l’ai vu dans ses yeux.

Hotch : En tout cas merci pour cette avalanche de compliments.

Prentiss : Les victimes appartiennent à quel rang social ?

Morgan : Pourquoi cette question Prentiss ?

Prentiss : Vu le caractère vraiment particulier de cette enquête, je pense que les victimes  doivent avoir de prés ou de loin un lien avec la politique ou les affaires.

JJ : Les deux. Ils viennent tous de familles influentes.

Prentiss : Je comprends mieux pourquoi Howard Smith m’a interrogé sur ma famille…

Rossi : Attends un peu, nous savons tous Emily que tu appartiens à une famille influente mais tout le monde sait aussi que tu travailles au FBI. Tu ne peux pas être sous couverture. Quant à toi Aaron, je suis désolé mais les Hotchner ne sont pas une famille influente.

Reid : Son père était procureur.

Rossi : Ca ne suffit pas.

Hotch : Lorsque tu dis qu’il a demandé nos dossiers. Tu ne penses pas seulement à nos dossiers administratifs, je suppose.

JJ amère : Non bien sûr. Ils vont tout rechercher sur vous, tout.

Emily se pinça les lèvres et Hotch blêmit.

Emily : Big brother.

Hotch : Rossi, tu as raison les Hotchner ne sont pas une famille influente. Mais dans la famille de ma mère, il y a deux anciens sénateurs. Elle s’est en quelque sorte mésalliée lorsqu’elle a épousé mon père. Et ma sœur est l’épouse d’un diplomate.

Tout le monde regarda Hotch sidéré. Ils ignoraient qu’il avait une sœur.

Morgan : Hotch, je connais ton frère Sean qui vit à New York mais je ne savais pas que tu avais une sœur.

Hotch : J’ai deux sœurs. Elles ne vivent pas aux Etats Unis. Je ne les ai pas vues depuis des années.

Garcia regardait la carte du monde ou se trouvait de points rouges représentant les meurtres.

Garcia machinalement : Dans quels pays vivent vos sœurs ?

Hotch surpris : En Nouvelle Zélande et au Burkina Faso.

Garcia : Ouf ! Ce n’est pas vraiment sur son chemin.

Hotch : Que veux tu dire ?

Garcia : Eh bien ! Si vos sœurs vous ressemblent et sont mariées à des diplomates, elles peuvent devenir des victimes potentielles.

Hotch : Bien vu Garcia mais non. Ma sœur cadette mariée à un diplomate est blonde aux yeux bleus comme ma mère et mon frère. L’aînée ressemble à mon père et à moi, mais ce n’est pas vraiment le genre à aller dans un palace.

Rossi : Pourquoi ?

Hotch : Elle est médecin et travaille dans l'humanitaire et elle est farouchement opposée à tout luxe matériel.

 

Une semaine passa. Le profil géographique se précisait. Apparemment, Erin Strauss et son supérieur avaient usé de toute leur influence pour que Prentiss et Hotch ne soient pas désignés comme appât. Prentiss commençait à souffler mais Hotch restait vigilant, il en avait parlé avec Jessica pour la garde de Jack. Il était surtout inquiet d’être prévenu à la dernière minute et de devoir abandonner son fils pendant un long moment.

L’équipe de Cooper était sur les traces d’une ordure qui violait et égorgeait les femmes de la région de Chicago. Il aurait été malvenu de les faire revenir à DC. Cette décision aurait salit irrémédiablement la réputation du Bureau. La victimologie retomba sur l’équipe d’Hotchner. Ce dernier décida que l’on ne pouvait pas couper l’analyse géographique, de la victimologie et du profil du tueur. Il fallait une approche globale, c’était plus efficace.

Reid, Seaver et Morgan secondés par Pénélope s’occupaient de la géographie. Rossi, Emily et lui se consacraient à la victimologie et au profil du tueur. JJ était très occupée, elle appela néanmoins Reid pour s’excuser.


paname17  (14.01.2011 à 23:39)

Lundi matin au Siège du FBI.

Reid se sentait mal à l’aise. Ce n’était pas la première fois qu’il présentait un profil mais cette fois-ci, il y avait devant lui tous les cadres du FBI, de la CIA, et d’autres agences, certains membres du Pentagone, et l’inaltérable Howard Smith. Le Directeur du FBI, en personne, venait les écouter.

JJ était également présente, Reid la trouva très pâle et très amaigrie.

 Hotch : Nous avons à faire à un tueur extrêmement organisé. Il choisit ses victimes avec soin. Toujours la même victimologie. Elles représentent pour lui un couple qui l’a humilié. Il se venge en égorgeant toutes les personnes qui lui ressemblent.

Rossi : Nous ignorons quel est l’élément qui a le plus d’impact pour lui. Le rang social ou les familles auxquelles appartiennent ses victimes, les caractéristiques physiques ou morales ou le fait que ce soit des couples très amoureux…

Prentiss : Il semblerait qu’il ait le même rang social qu’eux, du moins à sa naissance. C’est un homme qui a les moyens de voyager, de se fondre dans le décor d’un grand palace. Il a sûrement été marié ou fiancé à une femme brune. Il a un travail dans la finance ou la politique…

On entendit quelques murmures…

Morgan : Il choisit vraiment certains Palaces. Nous avons étudié toutes les caractéristiques de ces palaces et nous avons étudiés tous les bâtiments de ce type dans le pays. Il en reste que quatre.

Howard Smith surpris : Seulement quatre !

 Reid : Oui. Notre suspect ne tue jamais deux fois au même endroit. Il reste la Californie du Sud, le Texas, Hawaii et East Hampton.

A ce moment là, Pénélope envoya à l’écran les images et les localisations de ces quatre palaces.

Le Directeur du FBI : S’il y avait qu’une seule destination à retenir parmi les quatre, laquelle choisisseriez vous ?

 Reid spontanément : East Hampton.

Le Directeur du FBI : Pour quelle raison ?

Reid : Car c’est l’endroit le plus chic et le plus snob.

 Hotch fronça les sourcils, c’était plutôt maladroit de parler de snobisme à tous ces cadres dirigeants. Il vit néanmoins que le Directeur était plutôt admiratif.

 La réunion se termina. Le Directeur se dirigea vers l’équipe flanquée d’Erin Strauss.

Le Directeur du FBI  : Merci pour votre exposé clair et très impressionnant. Je vois que la réputation de la BAU n’est pas surfaite. Erin vous avez su réunir les meilleurs.

 Erin Strauss flattée : Merci.

Le Directeur du FBI  : Justement Erin, voulez-vous me suivre s’il vous plait ainsi que les Agents Prentiss et Hotchner.

 

 

 

Emily ne s’était jamais imaginé être un jour dans le bureau du Directeur du FBI, ni le voir lui parler avec une telle courtoisie. Il invita ses hôtes à s’asseoir sur d’immenses fauteuils en cuir.

 Le Directeur du FBI : Voilà, je vais être clair à mon tour. Je connais votre position Erin ainsi que celle du directeur du département. Vos arguments sont tout à fait valables. Nous avons recherché d’autres agents mais il semblerait que vous Aaron Hotchner et vous Emily Prentiss, êtes les copies conformes de nos victimes. En plus, vous vous connaissez depuis des années. Vous avez étudié la victimologie, vous le savez parfaitement.

Il a reçu des pressions politiques se dit Hotch. Erin et Emily pensaient exactement la même chose.

Le Directeur du FBI : D’ailleurs vous avez étudié le profil du tueur sans qu’on vous l’ai demandé. Je vous connais de réputation Agent Hotchner, vous vouliez être prêt au cas où. Cette décision est sans appel. Vous avez rendez vous tout à l’heure dans les locaux de la CIA.

 

 

Morgan : Vous partez sous couverture ?

Hotch ; Oui, et on a pas le choix. Les ordres viennent de très haut.

Rossi : Qui va vous seconder ?

Hotch : La CIA. Vous, vous devez rester à Quantico pour peaufiner le profil. Ca nous aidera beaucoup.

Garcia : Mais vous n’êtes pas entraînés.

Hotch : Son profil sera une arme efficace.

Reid : Tout cela est de ma faute.

Hotch : Non, ils auraient fini par nous trouver de toute façon. Mais je suis déçu, tu aurais pu faire un autre choix.

Reid : Pardon ?

Hotch : Tu aurais pu choisir Hawaii. Le climat à cette époque est plus agréable.

Hotch essayait de détendre l’atmosphère, ce n’était pas gagné.

Rossi avec un mince sourire : Aaron Hotchner faisant de l’humour c’est plutôt inaccoutumé.

Morgan : On nous forcera pas à rester à Quantico, j’irai à East Hampton pour vous protéger.

JJ : La CIA a été désignée pour assurer leur protection.

Seaver : Sur le territoire américain !

JJ : Oui c’est insolite. Mais le Directeur du FBI a négocié votre protection, il ne voulait pas vous lâcher seuls dans la nature.

Rossi : Je crois que je vais faire une petite promenade à East Hampton. Mais pas pour assurer votre protection.

Prentiss : Pourquoi ?

Rossi : Pour vous voir vivre la vie de château et jouer les amoureux éperdus.

Hotch et Prentiss rougirent sans oser se regarder.

Rossi : Je vois, ce n’est pas gagné.

En d’autres circonstances tout le monde aurait ri.

JJ : Je vous accompagne pour le briefing à la CIA.

Hotch : Nous te suivons JJ.

Voyant l’équipe complètement désemparée, Hotch leur adressa un mince sourire.

Hotch : Je vous remercie de nous souhaiter bonne chance et ne faites pas comme si c’était la dernière fois que vous nous voyez.

Hotch au fond de lui même était très inquiet, toutes ses pensées allaient à son fils. Son équipe semblait dévastée, Reid et Garcia avaient les larmes aux yeux, Morgan et Seaver paraissaient sonnés, Rossi essayait de sauver la face mais Hotch le connaissait trop bien. Erin Strauss elle-même, était pâle et angoissée.

A ses côtés, JJ et Prentiss marchaient tête baissée. Elle étaient livides.

Devant la limousine, seul Howard Smith arborait un vrai sourire.


paname17  (16.01.2011 à 01:22)

Quelques jours plus tard..

 

Ce n’était pas vraiment la pleine saison en cette période de l’année. L’hôtel était à moitié vide. Mais certains restaient pour prolonger les mondanités des fêtes de fin d’année, d’autres aimaient l’océan Atlantique en hiver. La proximité de New York aidait.

 Une magnifique Rolls Royce entra dans l’allée. Le portier plissa les yeux. Etait ce couple extrêmement riche qui allait occuper la grande suite ?

Dans la Rolls Royce Emily jouait machinalement avec son alliance, elle n’était pas habituée. On n’avait pas fait les choses à moitié, c’étaient une luxueuse bague sertie de diamants. De vrais diamants. Elle était désormais Madame Robillard, récemment mariée à Monsieur Robillard, riche héritier d’une ancienne famille du sud résidant la plupart du temps à Dubaï et au bord de la Méditerranée.

Ils avaient conservé leurs prénoms, c’était plus pratique.

A ses côtés, Hotch semblait perdu dans ses pensées. Il n’avait pas dit grand chose depuis ces deux derniers jours, c’est tout juste s’il lui avait adressé trois mots. Occupé à engranger toutes les informations qu’on lui donnait et surtout, très préoccupé. Emily savait qu’il n’ignorait pas le danger de cette mission et qu’il pensait à son fils.

La Rolls s’arrêta. Le portier ouvrit la porte et aida Emily à descendre de la voiture. Hotch prit un air hautain et donna ses ordres. Puis avec un léger sourire, il prit Emily par la taille et s’engouffra dans l’hôtel.

 Le directeur les accueillit avec un grand sourire : Mr et Mme Robillard, nous sommes ravis de vous accueillir, John va vous conduire à votre suite.

Hotch : Merci. Tu viens chérie.

Prentiss lui sourit et lui prit la main. C’était très étrange de jouer les amoureux.

 Arrivé dans la suite, Hotch fit tout pour masquer son émerveillement. Emily, quant à elle, savait exactement ce qui l’attendait. Elle fut néanmoins très surprise lorsqu’elle vit une dizaine de sacs de voyage Vuitton que pouvaient-ils contenir ?

 Prentiss : Waouh !

Hotch : Qu’est ce qu’il y a ?

Prentiss : Rien Ho…euh Aaron. La vue sur l’océan est magnifique.

Hotch s’approcha doucement : C’est vraiment très beau.

Il avait oublié le portier.

Emily s’approcha de Hotch, l’enlaça tendrement, déposa un très léger baiser sur ses lèvres et lui glissa à l’oreille : Tu oublies le pourboire.

Hotch était tout rouge. Il se reprit et donna un royal pourboire au portier.

Le portier : Merci Monsieur. Je vous souhaite un agréable séjour.

 

Hotch : Etais tu obligée de m’embrasser ?

Emily baissant la tête : Je suis désolée Hotch mais un homme de ton rang n’oublie pas le portier même si la vue est magnifique. J’ai essayé de te le rappeler discrètement et on doit jouer les amoureux. Si on est pas crédible, au mieux on rate notre tueur, au pire on se fait massacrer comme les agents de la CIA à SanRemo.

Hotch : Tu as raison Emily, mais cette situation est vraiment embarrassante...je sais on a pas le choix….

Emily : Imaginons Hotch que nous sommes des acteurs de cinéma, que nous tournons un film…

Emily n’était pas très à l’aise non plus.

Hotch : Je vais essayer…mais d’abord je t’en prie appelle moi Aaron même lorsqu’on est tous les deux. Pour t’entraîner.

Emily : Bien Aaron. C’est vraiment  étrange…..Regarde tous ces sacs ?

Hotch : C’est notre garde de robe, que des vêtements coûteux.

Emily : Ils ne font pas les choses à moitié, on se croirait dans un film de James Bond.

 Emily ouvrit les sacs et déballa chaque vêtement avec un enthousiasme de petite fille.

Emily : Regarde quelle robe magnifique ! Ces bijoux sont authentiques, ils sont complètement fous, oh il y a même une tenue d’équitation.

Hotch la regardait amusé. La fille de l’ambassadeur Prentiss ressemblait à une enfant devant ses cadeaux de noël. Comment pouvait-elle garder un tel enthousiasme alors qu’elle a vécu dans le luxe dés l’enfance !

Il se tourna ensuite et fouilla dans une sacoche en cuir. Il y trouva un ordinateur portable et l’alluma. Il jeta un œil vers Emily qui partait vers le dressing et se tourna vers l’ordinateur. Il sortit discrètement de sa poche une minuscule clé USB. Après avoir vidé toute l’air de ses poumons, il l’introduit dans l’ordinateur. Et voilà mon vieux se dit-il, tu viens peut être de signer la fin de ta carrière.


paname17  (18.01.2011 à 00:26)

Le lendemain. Quantico.

 Morgan : Pourquoi nous n’assurons pas nous même leur protection. Ca m’énerve de ne pas savoir.

Rossi : Ca ne sert à rien de te ronger les sangs. Il est préférable de se focaliser sur le profil, c’est la meilleur façon de les aider.

Seaver : Voilà JJ, euh l’agent Jareau.

Reid inquiet : As-tu des nouvelles ?

JJ : Oui, ils sont arrivés. Ils vont bien pas de mauvaises rencontres pour l’instant.

Morgan : Tu n’as plus de précisions ?

Pénélope venait d’entrer et s’arrêta pour écouter son amie.

JJ : Bon. Ils sont arrivés en fin d’après midi. Ils ont dîné dans un excellent restaurant de fruits de mer. Ils se sont couchés très tôt, levés tard. Après le petit déjeuner dans leur suite à l’hôtel, ils se sont promenés sur la plage et ont passé l’après midi au SPA. Ils se sont inscrits demain pour faire une promenade à cheval.

Rossi : Et on s’inquiète pour eux ! Ce sont de vraies vacances.

Morgan : Oui avec un tueur qui rôde autour d’eux.

Rossi : Je le sais.

Reid : J’ignorais qu’ils savaient monter à cheval.

JJ : Apparemment oui.

Morgan jeta un œil vers Pénélope. Son mutisme le surprenait. Ce n’était pas dans ses habitudes, qu’Ashley Seaver n’ose pas intervenir dans la discussion ça se comprenait mais Garcia semblait complètement indifférente au sort de Prentiss et de Hotch. Etrange. Il n’était pas le seul à se faire ce genre de réflexion. JJ s’approcha doucement de son amie.

 JJ : Pénélope, tu vas bien ?

Pénélope : Oui pourquoi me demandes tu cela ?

JJ : Tu sembles ailleurs, presque indifférente.

Garcia en rougissant : Qui ? Moi ? De toute façon tout est joué la CIA et cet idiot du gouvernement avec qui tu travailles ont programmé la mort de deux agents. Pour eux, ce ne sont que des pions. Pour nous ce sont des amis. J’ai rien d’autre à ajouter.

Garcia était rouge de colère et partit sur le champ, laissant JJ et les autres stupéfaits.

Morgan : Ne t’en fais pas JJ. Nous sommes tous sur les nerfs et je sais que toi aussi. Essaie, je t’en supplie d’avoir un maximum d’infos.

JJ : Je vais faire ce que je peux Morgan.

 

Ils attendirent trois jours pour avoir de nouvelles informations…

 JJ : Toujours rien de nouveau. Ils dorment beaucoup, font du cheval, se promènent et vont au SPA. Ils vont passer le week-end à New York afin qu’on les remarque un peu. Au programme : Grand restaurant, exposition et une pièce à Broadway.

Rossi : Nous nous sommes trompés dans le profil ?

Reid : Je ne pense pas. Pas d’après les éléments qu’on nous a donnés.

JJ : Morgan comment va Pénélope ? Je lui ai laissé plusieurs messages et elle ne m’a pas répondu.

Morgan : Je ne la vois pas beaucoup, elle semble vouloir s’isoler.

JJ : Ca ne lui ressemble pas.

Morgan : Oui je sais.


paname17  (19.01.2011 à 00:26)

Quelques instants plus tard, Morgan se faufila dans le bureau de Pénélope.

Morgan lisant l’écran : Berrrkk ! Des huîtres !

Pénélope sursauta et ferma immédiatement l’ordinateur.

Garcia d’une voix énervée : On ne t’a jamais appris à frapper aux portes ?

Morgan : Désolé, tu étais en train de chater ?

Garcia d’un ton sec : Cela ne te regarde pas !

Morgan énervé à sont tour : Si cela me regarde, tu chates pendant les heures de travail. Tu oublies que je suis ton boss.

Garcia était estomaquée, jamais Morgan ne s’était permis une telle réflexion.

Garcia en colère : Mon boss, c’est Hotch !

Morgan : En son absence, c’est moi et maintenant dis moi ce que tu fais, dis moi pourquoi tu te caches. Ne me dis pas que c’est l’angoisse. Non, je te connais trop bien, il y a autre chose…

Garcia : Je HAIS les profilers !! Je te hais Morgan !!

Morgan comprit que la confrontation ne servirait à rien. Il prit le temps d’adoucir sa voix.

Morgan : Désolée poupée. Nous sommes tous sur les nerfs en ce moment…

Garcia ne paraissait pas calmée.

Morgan : Très bien. Dis moi ce que tu faisais.

Garcia : Je ne te dirai rien.

Morgan : Mais Garcia.

Garcia : C’est préférable pour toi.

Morgan : Poupée…oh non…ne me dis pas que tu espionnes la CIA !

Garcia : Veux tu parler moins fort !

Morgan : Tu es complètement malade !

Garcia : Ce sont ces types les malades, ils envoient Hotch et Prentiss à la mort. …Tu crois qu’espionner les espions fait de moi une espionne ?

Morgan atterré : Mais Garcia.

Garcia : Bon eh bien maintenant je peux postuler pour le KGB ou enfin l’équivalent.

Morgan : Mais Garcia.

Garcia : Ce n’est rien, juste un petit cheval de Troie de rien du tout. Au pire on dira que ça vient du réseau de l’hôtel. Mais normalement, il est indétectable.

Morgan : Et comment as-tu pu avoir accès au réseau ?

Garcia : Je ne t’en dirai pas plus.

Morgan : Trop tard poupée, tu m’en as trop dit.

Garcia : Bon, tu me jures que tu ne dis rien à personne.

Morgan : Promis.

Garcia : Par l’ordinateur de Hotch et de Prentiss. Celui qu’ils ont emporté avec eux.

Morgan : Mais c’est la CIA qui leur a donné.

Garcia : Oui, c’est comme cela, que je peux pirater la CIA.

Morgan : Mais tu n’as pas eu accès à leur ordinateur.

Garcia : Bon tu me jures que tu ne dis rien.

Morgan : Oui.

Garcia : Hotch était soucieux. Il n’a pas confiance en la protection de la CIA et voulait maintenir un contact direct avec son équipe au cas où. Il a aussi du mal à supporter une longue séparation avec son fils. Alors, j’ai développé un petit stratagème, j’en suis d’ailleurs très fière. Je lui ai laissé une clé USB avec le cheval de Troie, il l'a dissimulé dans ses affaires et l’a introduit dans l’ordinateur.

Morgan : Hotch risque lui aussi de se faire virer si ça se sait.

Garcia : C’est mieux que d’être mort.

Morgan : Vous êtes tous les deux complètement malades !

Garcia : Nous avons un système codé et on s’envoie des informations. Je lui donne des nouvelles de son fils. Je chate avec Jessica mais de chez moi bien sûr, c’est plus discret…

Morgan : Est-il au courant que tu pirates la CIA ?

Garcia : Non…oui…non…. on partage des infos c’est tout….mais ce cheval de Troie me permet d’aller plus loin.

Morgan : Il va te tuer.

Garcia : Je ne pense pas. Il sait exactement à qui il a à faire…

Morgan : Comment vont-ils ?

Garcia : Bien. De vraies vacances s’ils n’étaient pas sans arrêt sur leurs gardes.Ils mènent une vie très luxueuse et font semblant de rester longtemps dans leur chambre.

Morgan : Pourquoi ?

Garcia : C’est toi qui me pose cette question. Tu oublies que c’est un jeune couple marié ! Et très amoureux.

Morgan : Que veux tu dire ?

Garcia : Et bien s’enfermer dans sa chambre et ne pas avoir l’air très reposé le lendemain est le signe d’une nuit agitée. Car ils ont des nuits agitées.

Morgan stupéfait : Qu’est ce que tu dis !

Garcia fit des efforts pour ne pas éclater de rire.

Garcia : Et c’est moi qui doit t’apprendre cela. Ta réputation de Don Juan serait-elle surfaite ?

Morgan visiblement choqué : Mais enfin, ils ne sont pas obligés non plus de partager le même lit.

Garcia : Si. Ils partagent le même lit.

Morgan de plus en plus choqué : Quoi !

Garcia en riant : Ils partagent le même lit mais ne dorment pas en même temps. Ils se relayent. Les meurtres ont eu lieu la nuit donc il y en un qui assure la garde. Ils dorment par tranche de quatre heures. Et ce n’est pas un conseil que leur a donné la CIA…

Morgan : Ils sont très malins.

Garcia : On devrait leur faire plus confiance. Je crois qu’ils ont plus d’un tour dans leur sac


paname17  (20.01.2011 à 01:10)

East Hampton....sur la plage.

La marée est basse et deux cavaliers galopent à vive allure. Les rares passants observaient le style et la maîtrise de ces deux cavaliers. Surtout la jeune femme en tête.

Emily fermait les yeux, les cheveux fouettés par le vent. Elle avait l’impression de faire corps avec son cheval. C’était une excellente cavalière. Elle avait remporté de prix pendant son adolescence. Derrière, Hotch se débrouillait plutôt bien sans être aussi entraîné qu’elle. Il avait suivi quelques cours d’équitation dans sa jeunesse et n’avait pas remonté depuis. Il savait qu’une fois de plus, Emily allait le battre à la course. Il fallait bien se résigner, elle était bien meilleure.

Il s’aperçut que la jument d’Emily ralentissait, il pressa alors les mollets pour que son cheval augmente la cadence. Il arriva bientôt au niveau de la jeune femme. Celle-ci s’en aperçut et stimula sa jument. La course était âpre, les chevaux galopaient ventre à terre grisés eux aussi par l’air marin. Emily riait aux éclats.

Ces courses à cheval étaient indispensables à leur équilibre. Cela faisait dix jours qu’ils attendaient le tueur dans cet hôtel. La pression était insupportable. Ils étaient sur leurs gardes, jour et nuit. Ils avaient aussi l’impression d’étouffer dans ce palace, d’être enfermés dans une prison dorée, sans cesse sous surveillance, sans cesse obligés de jouer leur rôles. Hotch supportait de plus en plus mal d’être séparé de son fils mais heureusement, Emily était quelqu’un de très amusant au quotidien. Il savait qu’elle avait de l’humour mais pas à ce point. Il l’avait toujours connue très sérieuse. Depuis leur arrivée, elle ne cessait de caricaturer les clients snobs de l’hôtel et c’est un milieu qu’elle connaissait bien. Elle avait comprit qu’il n’y avait que le rire qui pouvait leur permettre de supporter cette pression, tant pis si elle se ridiculisait auprès de Hotch. Pourtant, il riait de plus en plus facilement et commençait lui-même à blaguer. Heureusement qu’ils s’entendaient aussi bien, sinon ce serait devenu un véritable enfer…

 

Malgré tous les efforts de Hotch, Emily était une nouvelle fois victorieuse. Ils retournèrent tranquillement aux écuries. Ils avaient une fois de plus la sensation désagréable d’être épiés.

 

Emily parlant doucement : Aaron, je suis vraiment fatiguée. Pourquoi, aller encore au restaurant ce soir. On n’était à New York, hier, on nous a sûrement déjà remarqué.

Hotch : Notre table est déjà réservée. Il faut qu’on se fasse le plus possible remarquer. Je ne veux pas attendre si longtemps.

Emily : Je me demande s’il est vraiment ici. Si Reid ne s’est pas trompé.

Hotch : Parle moins fort. Tu en a assez des fruits de mer ?

Emily : La mayonnaise surtout. Je suis en train d’engraisser à vue d’œil. Ce séjour va me servir qu’à prendre deux tailles de vêtements.

Hotch avec humour : Dans ce cas là, je divorcerai….

Emily : oh !

Ils entendirent du bruit. Hotch prit la jeune femme dans ses bras et fit semblant de l’embrasser.

Hotch en chuchotant dans le cou d’Emily : Blague à part, je suis aussi fatigué que toi et j’en ai assez des sorties guindées du soir. Mais on doit jouer nos rôles jusqu’au bout, on a pas le choix.

Emily un peu boudeuse : Tu sens le cheval.

Hotch : Toi aussi.

 

 Pendant ce temps à Quantico.

Morgan : Ca fait dix jours. Cette attente est insupportable. Reid tu es sûr qu’on ne s’est pas trompé dans le profil géographique.

Reid : J’ai tout passé en revue et je reviens à la même conclusion.

Rossi : L’équipe de Cooper est revenue de Chicago, je vais lui en parler. Un œil neuf, c’est toujours très utile.

Pénélope venait d’entrer dans le bureau de Morgan.

Garcia : Je ne sais pas ce qu’il se passe mais l’agent Anderson a vu JJ et Strauss monter au douzième étage, le visage décomposé.

Inquiet Morgan interrogea du regard Pénélope qui le rassura.

Rossi : Dix jours. Le séjour de Hotch et Prentiss commence à coûter très cher…

Seaver : Ou trouvent-ils tout cet argent ?

Reid : Je crois qu’il est préférable de ne pas le savoir.

A ce moment là, JJ entra brusquement dans le bureau.

 JJ : Il a tué à nouveau.

Garcia : Non !

JJ : Non rassurez vous Hotch et Prentiss vont bien. Les meurtres ont eu lieu à Los Angeles.

Rossi : Tu n’avais pas cité la Californie du Sud ?

Reid : Oui mais je ne pensais pas à Los Angeles.

Morgan : Dans quel hôtel ont eu lieu ces nouveaux meurtres ?

JJ : Château Marmont.

Reid : C’est impossible, cela ne correspond pas du tout au profil. Ce n’est pas le genre de palace où se rend l’élite financière et politique du pays. C’est un hôtel pour stars de cinéma.

JJ : C’est bien lui, c’est sa signature. Un couple égorgé qui ressemble à s’y méprendre à Hotch et à Prentiss. Quoiqu’ils sont plus jeunes et n’appartiennent pas à une famille influente. Il était producteur, elle était dans la mode.

Rossi : Il a complètement changé de victimologie !

Reid : Mais c’est impossible !

Seaver : Et si le critère les plus important pour le tueur serait justement le physique de ces couples ?

Reid : Tu as raison. Je veux comprendre. Il y a quelque chose qui ne colle pas. Il faudrait que je me rende sur les lieux du crime.

JJ : Justement, Strauss souhaite que toi et Rossi aillent à Los Angeles afin de récolter le maximum d’informations.

Rossi : On part tout de suite.

Morgan et Garcia se regardèrent. Il fallait prévenir Hotch et Prentiss au plus vite.


paname17  (21.01.2011 à 01:15)

East Hampton

Et encore un dîner chic aux chandelles devant un grand plateau de fruits de mer. La conversation avec Hotch avait été très agréable, fort heureusement. Emily savait qu’il était préoccupé mais qu’il faisait des efforts pour ne pas être trop taciturne.

De retour dans la chambre, la jeune femme se regarda dans le miroir. Sa robe du soir, un foureau rouge, lui semblait de plus en plus serrée. Elle retira ses boucles d’oreilles mais son collier semblait coincé.

De l’autre côté de la pièce, Hotch était absorbé par son ordinateur.

Hotch : Oh !

Prentiss : Qu’est ce qu’il y a ?

Hotch : Rien.

Prentiss savait qu’il était accroc aux informations. Il passait son temps à regarder les news sur l’ordinateur.

Et ce collier qui ne voulait toujours pas s’ouvrir...

 

Emily n’entendit pas Hotch se lever. Il se trouvait derrière elle. Elle sursauta.

Hotch : Soulève tes cheveux.

Emily s’exécuta et Hotch retira le collier. Il laissa ses mains traîner sur les épaules de la jeune femme puis lui déposa un léger baiser dans le cou.

Hotch : Le rouge te va vraiment bien, ma belle.

Emily jeta un regard intrigué à Hotch par le miroir. Ils n’étaient que tous les deux, ils n’avaient pas besoin de jouer les amoureux…

Hotch : Ma chérie, je vais te faire couler un bon bain chaud. Tu viens ça fait longtemps qu'on a pas pris de bain tous les deux.

Emily le regarda trop stupéfaite pour parler. Mais d’un signe de tête Hotch lui demanda de le suivre.

Elle le suivit dans la salle de bain. Il ouvrait les robinets. L’eau était très chaude, on entendit le clapotis, de la vapeur s’échappait de la baignoire. Hotch ouvrait les flacons de sels et les sentait les uns après les autres. Il fit signe à Emily de fermer la porte.

 Hotch s’assit sur le bord de la baignoire.

Hotch à voix basse : Je veux être sûr de ne pas être entendu………..Nous avons un problème.

Prentiss : Quoi ?

Hotch : Un nouveau meurtre a eu lieu à Los Angeles. Au Château Marmont. Victimologie différente au niveau de la classe sociale. Ils s’agit toujours d’un couple avec le même type de physique.

Prentiss : Mais Reid semblait si sûr.

Hotch : Il n’y comprend rien. Il est parti à LA avec Rossi. Peut-être que la scène de crime va leur apprendre quelque chose.

Prentiss : Donc ce qui intéresse le plus le tueur serait le physique de ses victimes.

Hotch : Apparemment oui et le fait que ce soit un couple très uni et très amoureux.

Prentiss : Nous sommes rappelés à Quantico ?

Hotch : Non…officiellement nous ne sommes pas au courant.

Prentiss : Mais comment as-tu eu l’info ?

Hotch soupira : Par Garcia.

Prentiss : Quoi ! Comment as tu réussi à la joindre. Je croyais que l’on ne pouvait pas avoir de contact direct avec eux.

Hotch : Bon…je vais tout te dire….je suis secrètement en contact avec Garcia depuis le début. Oui, je sais nous risquons nos carrières. Mais je n’aurai pas pu tenir si longtemps sans avoir des nouvelles de Jack, et elle m’en donne quotidiennement. Je lui fait un résumé de nos journées c’était la contre partie et elle me donne des nouvelles sur les recherche de l’équipe.

Prentiss : Et cela, sous le nez de la CIA. Vous êtes complètement fous.

Hotch : J’ai déjà travaillé en collaboration avec la CIA auparavant. Je connais leurs méthodes. Il y a quelque chose d’anormal dans leur attitude sur cette affaire…Surtout qu’en principe, ils n’interviennent jamais sur le territoire américain.

Prentiss : Je me suis fait également la remarque. Mais en quoi leur attitude a changé ?

Hotch : J’ai l’impression que nous sommes tout simplement dans un traquenard. Lequel ? Pourquoi ? Je l’ignore.

Prentiss : Et ce crime en Californie brouille un peu plus les pistes, pour nous faire tourner en bourrique.

Hotch : Je le crains. Reid ne s’est pas trompé dans le profil géographique. J’en reste persuadé. D’après les éléments qu’on nous a donnés bien sûr.

Prentiss : Comment arrives tu à être en contact avec Garcia ?

Hotch : Grâce à un cheval de Troie que j’ai inoculé moi même dans l’ordinateur.

Prentiss resta sans voix un instant.

Prentiss : Sais tu ce que tu risques ? Sais tu que Garcia ne va pas l’utiliser seulement pour te donner des nouvelles.

Hotch : J’en ai parfaitement conscience. Et ce que Garcia m’apprend est de plus en plus inquiétant. Ce n’est pas une mission pour attraper un tueur, c’est un sacrifice. Je ne sais pas ce qui se passe en haut lieu mais je pense que le FBI n’est même pas au courant.

Prentiss : Tu attendais quoi pour m’en parler ?

Hotch : J’attendais la preuve. Je ne voulais pas t’affoler pour rien. Je ne t’ai pas parlé du cheval de Troie au début pour ne pas risquer de compromettre ta carrière. Je communique avec Garcia grâce à un code. Je vais te l’apprendre. Oh ton bain est prêt. Tu as besoin de te détendre.

Prentiss : Toi aussi. Je croyais qu’on le prenait tous les deux.

Hotch : Emily !

Prentiss : Je plaisantais.

Hotch : Comment arrives tu à faire de l’humour !

Prentiss : C’est signe de stress.

Hotch : Je suis impressionné par le don que tu as pour tout tourner en dérision. J’avoue que sans toi, je serai devenu fou dans cet hôtel.


paname17  (22.01.2011 à 00:38)

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