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Everybody hurts...

Série : One Tree Hill
Création : 12.12.2007 à 21h20
Auteur : stephe 
Statut : Terminée

« Fic complète. Bonne lecture^^ » stephe 

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                                                   Prologue 

Musique
 

Le soleil était déjà haut dans le ciel, le printemps débutait à peine mais une douce chaleur pénétrait les maisons. Dehors, les enfants jouaient dans le quartier riche de Tree Hill. Devant une grande maison, une jeune homme sortit de chez lui et rejoignit son frère avant de grimper sur son vélo.  

Prêt ? lança-t-il.
Let’s go ! 

Les deux frères démarrèrent à toute vitesse.  Quand ils revenaient pour le week-end, ils adoraient se lancer des défis sportifs. Ils avaient grandi ensemble dans la petite ville de Tree Hill et étaient désormais dans des universités différentes pour leurs études. Alors que Nathan faisait des études de sport à Duke, Lucas étudiait la littérature à New-York. Nathan doubla son frère à toute vitesse puis prit le raccourci par la forêt. En atteignant la lisière de la forêt, il attendit son frère. Il l’entendit arriver à toute allure en même temps qu’une voiture apparaissait dans son champ de vision. Il se retourna vers Lucas qui prenait le dernier virage du chemin. 

Alors, tu traines mon vieux ? cria-t-il, gentiment moqueur. 

Lucas ne répondit rien… mais soudain, il le vit s’arrêter brusquement en criant, un crissement de frein atteignit ses oreilles et avant qu’ils puissent faire un mouvement, il sentit un choc dans ses jambes avant que tout ne devienne noir…  Lucas entendit le choc puis vit virevolter son frère dans les airs avant de retomber dans un bruit mat sur le bitume. Lucas jeta son vélo en criant et se rua vers son frère. Il vit la voiture faire une marche arrière et repartir dans un crissement de pneu. Lucas prit rapidement le numéro en se jetant au pied de son frère. 

Nate, Nate tu m’entends ? 

Nathan gémit et Lucas, bouleversé, composa le 911. L’ambulance arriva peu après. Lucas vivait tout ça dans un brouillard. Il se vit dans l’hôpital, à attendre, des heures et des heures, il vit sa mère arriver, affolée et terrifiée, son père, froid et bouleversé. 

Qu’est ce qui s’est passé Lucas ? Qu’est ce qui s’est passé ? cria-t-il.
On faisait du vélo et … et… et il m’attendait et … (Il ferma les yeux, essayant de se recentrer). Une voiture a dévié et l’a renversé.
Il n’y a personne pour nous dire ce qui se passe ? cria sa mère. J’ai appelé Deb, elle ne devrait pas tarder… Mon dieu Luke… 

Sa mère le serra dans ses bras, terrifiée. Peu après, quand Deb – la mère de Nathan – fut arrivée, le médecin s’approcha d’eux. 

La famille de Nathan Scott ?
Oui, comment va mon fils ? s’écria Deb.
Le choc a été terrible, mais son état est stable, il n’a pas de problèmes au niveau des organes, ce sont ses jambes qui ont tout pris, son bassin sa colonne… Il s’est réveillé, il ne ressent rien dans le bas de son corps.  

Lucas se laissa tomber sur sa chaise, bouleversé. Son frère, ne plus marcher ? Ne plus faire de basket ? Dan resta froid mais son regard lançait des éclairs.  

Mais il va pouvoir remarcher ?
Ca dépend. On peut pratiquer une opération, pour remettre sa colonne mais il y a de gros risques.
Quel genre de risque ? demanda Dan.
Paralysie permanente en premier lieu. Mais si l’opération réussie, il devrait aller dans un centre de convalescence pendant plusieurs mois.
Il pourra donc remarcher ?
Oui, ca sera long et dur mais si l’opération réussie, il le pourra.
Il voulait devenir basketteur ! Il pourra y arriver ?
Je ne peux pas dire, ca dépend de lui et de son corps. Nous ne pouvons pas encore dire s’il passera professionnel mais il y a peu de chances. 

Un silence accueillit ses paroles. Lucas s’effondra une nouvelle fois, imaginant le choc de son frère quand il saurait, quand il saurait que son avenir n’était plus si brillant. 

On peut le voir ? demanda la voix brisée de Deb.  

Le médecin acquiesça et Dan et Deb le suivirent. Karen s’installa à côté de Lucas pour soutenir son fils, bouleversé. Elle-même avait du mal à retenir son émotion à la pensée de l’état de Nathan. 

                                                     *** 

Dans sa chambre d’hôpital, Nathan regardait le ciel. Un ciel si bleu pour une journée si sombre. Il se sentait comme mort, vide de tout. Il ne sentait plus rien. Quand le médecin lui avait annoncé sa paralysie, il avait cru qu’on lui retirait le cœur, toute sa vie, tous ses rêves s’écroulaient. Il avait tenu le choc devant le médecin, il ferait de même devant ses parents. Mais tout ce qu’il souhaitait, c’était d’être seul et de tout casser pour pouvoir se défouler. Il essayait de se rappeler la collision mais il entendait juste le cri de Lucas puis le crissement des pneus. Après, il ressentait une grande douleur… Maintenant, il n’était plus rien, sa vie était finie. La porte s’ouvrit sur ses parents et Deb courut le serrer dans ses bras en bredouillant des mots tendres. Dan se posta à côté du lit, sans un mot. Un silence pesant s’installa… que Dan coupa de sa voix sèche :  

Le médecin nous a parlé de l’opération. Tu vas la faire.
A moi aussi, dit-il d’une voix faible.
- Je ne crois pas qu’il devrait se faire opérer Dan, c’est dangereux !
Il se fera opérer, Deb, il va ne pas gâcher sa vie !
Ne parlons pas de ça maintenant, il est fatigué, coupa Deb.
C’est ma vie ! J’ai 22 ans alors stop ! Il faut que je réfléchisse.
Il n’y a rien à réfléchir Nathan, tu vas te faire opérer puis tu iras dans le meilleur centre du pays pour ta convalescence et c’est tout ! Nathan se tut à l’entrée de l’infirmière et du médecin. 
Docteur, dites à mon fils qu’il doit se faire opérer. C‘est urgent non ?
Et bien, vous avez le temps de réfléchir, mais essayez de prendre un choix rapidement.
Le choix est facile Nathan, je ne te comprends pas !
Je n’ai pas dit que je ne voulais pas ! Juste que je voulais réfléchir ! Sortez maintenant ! Je suis fatigué ! 

Furieux, Dan sortit en claquant la porte. Sa mère, les larmes aux yeux, le suivit pour tomber dans les bras de Karen. L’infirmière lui prit sa tension et laissa sa place à son frère qui le salua, la voix rauque.  

Je suis désolé… Je me sens tellement coupable Nate…
Coupable de quoi ?
De l’accident, si tu ne m’avais pas attendu, si…
Luke, ce n’est pas ta faute ! répliqua Nathan. C’est la faute de cette voiture qui a dévié, t’inquiète pas pour ça … Tu … tu penses que je devrais me faire opérer ?
Tu ne le penses pas ? demanda Lucas, surpris.
Non, enfin bien sur que je veux me faire opérer, dit-il d’une voix faible. Mais entre Dan qui m’oblige et ma mère qui a peur… Mais bien sur que je vais me faire opérer. Je ferais tout pour retrouver l’usage de mes jambes… Je vais réfléchir cette nuit et voilà.
Réfléchis bien, je te soutiens à fond Nate, prends soin de toi. 

Quelques minutes plus tard, Lucas partit et serra sa mère entre ses bras. Il se sentait déboussolé face à l’accident de son frère. Il ne savait comment réagir ; comme Nathan, il avait besoin de temps pour assimiler l’accident et toutes ces conséquences. Dans sa chambre, Nathan était enfin seul. Il avait du mal à réaliser qu’il avait perdu l’usage de ses jambes mais l’absence de sensation qu’il ressentait dans le bas de son corps le tuait. Il avait tout perdu, le médecin avait beau lui dire qu’il allait récupérer, à ce moment, il avait du mal à le croire. Il avait l’impression de voir sa vie défiler sous ses yeux : vie morne en fauteuil roulant, vie solitaire… Des larmes coulèrent sur ses joues, même pas de douleur physique vu qu’il ne ressentait rien – à part quelques côtes fracturée – la morphine faisait son effet– mais il ressentait une grande douleur morale, douleur d’avoir tout perdu, de n’avec aucune issue pour s’en sortir… 

                                                    *** 

Brooke arrêta sa voiture. Sonnée, elle resta dix minutes, assise, à fixer le bâtiment. Elle ne pouvait pas faire autrement. Elle savait que son père lui aurait interdit de faire ça mais elle était comme dans un nuage. C’était la journée des catastrophes. Comme un somnambule, elle descendit et entra dans le poste de police. A l’accueil, on l’accueillit avec un sourire charmeur. 

Mademoiselle ?
Je … je viens me dénoncer. J’ai renversé quelqu’un tout à l’heure et je me suis enfuie. 

                                             3 mois après 

Haley souffla et suivit ses collègues dans la chambre de son premier patient. Elle faisait des études en kinésithérapie et elle avait été accepté pour faire un stage de six mois dans le centre le plus réputé de la côte Est, à Savannah. Le médecin qu’elle accompagnait présenta le patient, Nathan Scott.  

Voilà Nathan Scott, 20 ans, accident de voiture il y a trois mois, il a eu une opération pour pouvoir remarcher. Il commence sa convalescence aujourd’hui. James ? Tu seras avec lui. On finit les visites et tu le rejoindras ici pour lui expliquer, le Dr. Hunter te rejoindra après. A tout à l’heure Mr. Scott. 

Haley lui fit un sourire avant de repartir avec son supérieur pour la fin des visites. Une demi-heure plus tard, elle retrouvait Nathan Scott qui se trouvait dans son fauteuil roulant, regardant le décor de rêve qu’il avait de sa chambre. 

Mr. Scott ? Je suis Haley James, je vais vous suivre aujourd’hui. Je vais vous emmener dans la salle et le Docteur Hunter nous rejoindra après. 

Nathan se retourna et esquissa un sourire forcé.  

Appelez-moi Nathan, j’ai l’impression que vous parlez à mon père sinon !
D’accord Nathan, vous voulez de l’aide ? 

Nathan secoua la tête et dirigea son fauteuil roulant vers la sortie. Haley le suivit, les mains moites. Déjà stressée de son premier jour, il fallait qu’elle tombe sur le patient le plus beau du centre. Troublée, elle se concentra sur son travail. Arrivée dans la salle où allait se dérouler la séance, elle lui expliqua les bases, puis le docteur Hunter arriva et il se mit au travail. 

James c’est ça ?
Oui, Haley James.
Haley, je préfère… je suis Will Hunter. Bonjour Nathan, comment ça va ce matin ?
Comme tous les matins.
Bon, ce matin, on commence dur. Tu vois Haley, Nathan s’est fait opéré il y a trois mois. Il s’est rétabli pendant un mois et demi. Ca fait un mois qu’il est là. Le matin, on lui faisait faire quelques élongations – étendre, détendre sa jambe. A partir de maintenant, on va vraiment faire travailler les muscles. On y va ! 

Pendant une heure, il fit travailler Nathan qui souffrait, essayant de garder les gémissements de frustration qui montait en lui.

Stop ! On fait une pause !
C’est moi qui dis quand on fait une pause … allez on en fait une ! reprit-il en rigolant. Haley, allez donc nous chercher de l’eau. (Haley partit). Nathan, une question franche, ca vous gêne que Haley soit là ?
Non.
C’est une jeune femme de votre âge, ca aurait pu.
Je m’en fiche j’ai dis !
D’accord. Ah, tiens Nate, bois ! Alors Haley, comment trouver vous se premier jour ?
Eprouvant je dirais !
Et pourquoi vous avez décidé de vous lancer dans la kiné ?
C’est personnel, docteur, disons que j’ai mes raisons et une envie insensée de faire ce métier.
Bien répondu ! Allez Nate, on reprend. 

Pendant encore une heure, Nathan transpira sur la table avant qu’Haley le ramène dans sa chambre. Elle le laissa seule où il resta là, à regarder ce paysage magnifique, dans son fauteuil roulant à attendre, à attendre encore et toujours. Ce paysage le faisait rêver, il n’attendait qu’une chose, pouvoir remarcher mais cette première leçon l’avait épuisé. Il ne se sentait pas à la hauteur. Le docteur Hunter était très gentil mais il avait trop mal. Il essuya ses larmes qui coulaient sur ses joues d’un geste rageur. Il ne voulait pas être faible. Un mois qu’il était là, dans ce centre de Savannah un mois. Un mois d’ennui. Un mois avec seulement deux visites de son frère. Sa mère venait tous les week-ends ; si elle avait pu, elle serait venue tous les jours. Mais Nathan ne voulait pas, il avait besoin d’espace, il avait besoin de se ressourcer. Il aurait bien aimé voir son frère plus mais ils se téléphonaient et correspondaient par mail. Lucas devait se concentrer sur ses études mais il venait dès qu’il pouvait. Pour lui, ses études… c’était fini… 

Haley finit sa journée épuisée mais heureuse. Ce premier jour lui avait confirmé qu’elle voulait faire ça. Aider les gens à se relever après un accident, après une paralysie. Sauver les gens… ça lui convenait. Bien sur, elle avait déjà fait des stages en hôpital, en libéral mais en centre – ce qu’elle voulait vraiment – c’était une première. Elle avait eu une vie facile jusqu’à l’accident, vie qui coulait de source dans le luxe et la naïveté. Mais tout ça avait changé, elle était sortie de cette bulle dans laquelle ses parents l’avaient enfermé. Elle ne leur en voulait pas, ils avaient bien élevé leurs enfants, mais ils ne l’avaient pas préparé. Enfin comment préparer sa fille à un accident de parcours ? Accident de parcours qui avait dévié son chemin de sa voie qui était toute tracée. Elle avait pris sa vie en main, pour sa meilleure amie…Elle chassa ses idées noires, mangea tranquillement devant la tv et prit ses cours pour bosser. Le lendemain, elle se leva tôt pour pouvoir aller faire son jogging avant de retourner au centre. Ses journées se suivaient mais ne se ressemblaient pas. En une semaine, elle avait changé tous les jours de patients. Elle aurait préféré connaître plus les patients, approfondir leur traitement. Mais ce n’était pas encore temps.  

                                                        *** 

Brooke sortit de chez elle et se rendit à son travail en voiture. Les rues de New York étaient bondées comme souvent dans la ville. Elle posa ses lunettes de soleil sur son nez pour éviter que la lumière du soleil ne lui brule les yeux. Depuis des mois, elle ne dormait plus, elle ne vivait plus. Elle survivait. Depuis l’accident, elle n’arrivait pas à surmonter ce qu’elle avait fait, à l’accepter. Tous les jours, elle pensait à son erreur, à tout ce que ça avait entrainé et à toute cette journée qui était la pire de sa vie. Elle repensait au jeune homme qu’elle avait renversé, dans son fauteuil roulant aux infos pour le procès. Elle avait refusé de le voir, de participer au procès à visage découvert. Ses parents avaient une grande influence, ils avaient réussi à faire en sorte que la réputation de leu fille soit sauvegardée, mais elle s’en voulait. Tout le monde aurait du savoir qu’elle avait paralysé un homme, que Brooke Davis, la fille du sénateur de New York, aurait pu tuer quelqu’un. Elle se reprit avant d’entrer dans l’immeuble où elle devait faire son travail d’intérêt général. Elle déposa ses affaires dans son casier et rejoignit les enfants. Depuis un mois, depuis la fin du procès, elle travaillait pour ce centre d’enfants en difficultés. Le matin, elle faisait le ménage dans les chambres, l’après-midi, elle prenait en charge les adolescents et enfants qui revenaient de l’école.  Vers 15h, Brooke aidait Tommy, un garçon de 14 ans, dans ses devoirs. Il était très agressif et Brooke essayait de le détendre. Un de ses collègues l’interrompit. 

Brooke ? Tu peux venir ?
Maintenant ?
Oui, ça prendra qu’une seconde.
Je reviens Tommy, fais l’exercice, je le corrigerais en revenant. (Elle alla dans le couloir où l’attendait son collègue et un jeune homme blond, jeune homme qu’elle reconnut de suite).
Brooke, je te présente Lucas, une nouvelle aide pour le centre.
Bonjour, enchantée, articula-t-elle difficilement.
Moi de même, répondit Lucas, intrigué. 

Il ne s’attendait pas à la voir comme cela. Il voyait une fille riche, blonde et superficielle mais à première vue, elle n’avait pas cet air qu’il lui avait imaginé. Mais il savait ce qu’elle était, une fille de riche qui avait bousillé la vie de son frère, ou au moins une partie. 

Vous allez travailler ensemble pour le moment, Brooke, je te laisse lui expliquer ? Je sens de la bagarre dans ma salle. A plus.
Bon, viens, il n’y a que Tommy pour l’instant, deux autres vont arriver dans pas longtemps. (Ensemble, ils rentèrent dans la salle où Tommy était avachi sur la chaise en train de regarder le plafond). Tommy, je te présente Lucas, un nouvel animateur. Tu as finis tes devoirs ?
Non ! lança-t-il avec un air de défi.
Et bien, fais-le maintenant s’il te plait.
J’ai pas envie, ca va me servir à rien d’apprendre un poème !
Ca te servira à avoir tes examens et un bon travail après.
Tu rêves ! J’aurais jamais de bon travail, je vais terminer à avoir un travail de merde dans une usine ou un garage comme mon père ! 

Adossé à une table, Lucas la regardait pour voir comment elle pouvait s’en sortir. Une fille riche savait ce que c’était de vivre dans la misère sans aucun espoir ? Pourtant, elle se débrouilla très bien, elle rassura le garçon, lui fit faire ses devoirs. Après, avec l’arrivée des autres élèves, il n’eut plus l’occasion de l’observer. Il partit avant elle, celui qui les avait présentés l’avait prévenu, elle prenait ça très au sérieux et visiblement, elle était douée. Il rejoignit ses amis pour une soirée tandis que Brooke finissait son travail et retournait dans son appartement luxueux donnant sur Central Park. Elle s’effondra sur son canapé. Elle n’avait pas été si exténué depuis son premier jour. Savoir que Lucas Scott, le frère de l’homme qu’elle avait renversé, allait travailler avec elle la secouait. De plus, il fallait bien l’avouer, il la rendait nerveuse, ce que peu d’hommes arrivaient à faire. Ses yeux bleus-verts l’avaient cloué sur place. En souriant, et en oubliant qui il était, elle devait avouer qu’il avait un charme fou…                  

stephe  (12.12.2007 à 21:35)
                                                    *** 

Haley frappa à la porte de son patient et entra en entendant un grognement. Depuis deux jours – et pendant une semaine, Haley était assignée à un même patient, ce qui la réjouissait. Apprendre à connaître un même patient et des techniques qui se suivaient, c’était ce qu’elle voulait. Nathan Scott était ce patient et quand elle entra dans sa chambre, il était au téléphone donc Haley attendit. Malgré elle, elle entendit la conversation et s’y intéressa.  

J’en peux plus Luke ! …  Non, je comprends que tu ne puisses pas venir mais ta mère, elle peut pas ? Elle aidera surement ma mère à se contenir ! … Oui, Dan vient, comme d’habitude, il passera le week-end à emmerder les médecins… et moi. Bon, je te laisse… oui rappelle-moi ce soir. Mon médecin est là… merci ! Bye. (Il raccrocha et se tourna vers elle avec un semblant de sourire). C’est parti !
Ca va ce matin Nathan ?
Hum. Et vous ?
Ca va, merci.
Même si vous n’allez pas bien, vous ne me le diriez pas, n’est ce pas ? dit-il avec un rire amer.
Pas forcément exact.
Alors pourquoi je dirais comment je vais ?
Parce que comme vous l’avez dit je suis une stagiaire en kiné donc presque votre médecin et je dois savoir comment vous allez.  

Nathan haussa les épaules et ne répondit rien. A quoi bon ? Ce n’était pas elle son médecin. Il n’avait pas envie de lui parler… surtout de s’attacher, il voulait juste remarcher, mais c’était long, trop long et très douloureux. Elle l’aida à se mettre sur la table et Hunter arriva. Il jeta un regard charmeur à Haley que Nathan ne loupa pas. Surpris, son regard passa de l’un à l’autre mais Haley n’avait pas l’air de s’apercevoir que le médecin était sous son charme. La séance commença et Hunter fit faire à Haley quelques mouvements sur lui. Nathan souffrait mais serrait les dents. Haley lui fit faire des étirements avec un poids sur chaque jambe pendant une heure. Puis elle lui fit faire une longue pause. Hunter l’amena dehors boire un verre. 

A mon avis, il s’intéresse à elle. 

Nathan se retourna pour voir une jeune fille blonde en fauteuil roulant.  

Désolée, Hunter a décidé de nous traiter en parallèle, ca lui fait moins de travail et vu qu’Haley s’occupe de vous…
Donc d’après vous, il s’intéresse à elle ?
Tutoyons-nous, on est à égal ici, et oui je pense, il n’a pas arrêté de lui mater le … les fesses.
Et elle ? (Elle laissa échapper un rire).
Non, ce n’est pas son style, de plus, il est trop vieux pour elle. Elle est à fond dans son boulot, elle ne gâchera pas ça pour un docteur briseur de cœurs.
Mais quand l’amour est là …
Je m’appelle Peyton, je suis là depuis deux ans, dit-elle en se tournant vers lui.
Nathan.
Je sais … Elle t’a fait souffrir ?
Ouais, un peu ! Deux ans ? Comment tu fais ? Moi ça fait trois mois, et j’en peux plus.
Dines avec moi ce soir et je te dirais, j’y retourne, ton bourreau revient ! 

Nathan la regarda partir avec un sourire et se retourna vers Haley. 

C’est reparti ?
Oui, le docteur Hunter m’a dit quoi faire, il va s’occuper de Peyton à côté, ca te va ?
Ai-je le choix ?
On a toujours le choix.
Vraiment ? Tu crois que j’ai eu le choix de me retrouver en fauteuil ? (Il vit un éclair de douleur passer dans ses yeux noisette. Nathan s’en voulut de l’avoir agressé). Je suis désolé…
Reprenons… 

Elle le fit travailler pendant une heure encore, souffrant presque autant que lui. Il gémissait de douleur sous l’effort mais tenait bon. Ensuite, elle lui massa les jambes pour le détendre après l’effort. Elle fit ça professionnellement mais dans la tête et le corps d’Haley, il se passait tout autre chose, elle était très troublée par les muscles de Nathan, par sa présence. Enfin, elle le vit se retourner. Nathan vit son regard troublé et esquissa un sourire. A côté, il entendit Peyton crier de de douleur et vit le visage d’Haley s’assombrir. Peyton cria à nouveau et Haley se retourna, le regard embrumé. 

Je vais vous ramener dans votre chambre.
Ca va ?
Hum, bien sur. Je vais vous suivre chez le psy aujourd’hui.
Vraiment ? Peu importe.
Oui, pour mon apprentissage, ca aide.
C’est dans une demi-heure, vous avez le temps d’aller boire un café, lança-t-il en entrant dans sa chambre.
Je n’aime pas le café, je peux ? dit-elle.
Asseyez-vous. Haley regarda la chambre, spacieuse, elle n’était pas très encombrée. 
Votre famille va vous rendre visite alors ?
Vous écoutez les conversations téléphoniques de vos patients Mlle James ? ironisa gentiment Nathan.
J’étais là, c’est votre ami ?
Mon frère… on n’a pas la même mère, c’est pour ça qu’on se ressemble pas… Ma mère sera là. Mon père bien sur.
Je serais là aussi… Vous ne vous entendez pas avec vos parents ?
La séance psy commence maintenant ? demanda-t-il sèchement.
Désolée. Je ne voulais pas, je voulais juste qu’on fasse un peu plus connaissance. Je vous rejoindrais au bureau du Dr. Hells.
Haley … 

Mais Haley partie sans se retourner. Elle savait qu’elle n’aurait pas du avoir ce genre de réaction vis-à-vis de son patient, ni trouble, ni envie de le connaître, ni vexation… Mais elle était comme ça, elle s’impliquait trop avec ses patients. A chaque nouveau patient, elle voyait Peyton au début de sa convalescence et à chaque fois, elle avait mal, elle revivait l’accident. Elle retrouva un autre élève-stagiaire dans la cafète et se mit à parler avec lui. 

Alors tu es avec qui ? Scott c’est ça ? Pas très aimable ! Sandy le voulait…
C’est normal qu’il ne soit pas aimable, il est paralysé en convalescence, Bob !
Je sais, n’empêche, il est craquant – selon les filles – et tout le monde te jalouse. 

Haley haussa les épaules et se plongea dans une revue avant de rejoindre Nathan. Elle passa une heure à prendre des notes à observer Nathan et la psy échanger sur la vie de Nathan, sur l’accident, sur son père… A la fin, Haley se concerta avec le Dr. Hells. Puis elle sortit pour découvrir avec surprise que Nathan l’attendait. 

Je voulais m’excuser pour tout à l’heure.
Il n’y a pas de problèmes Nathan, je comprends. Vous voulez aller vous promener ? Il fait encore beau, ca vous ferez du bien de sortir.  

Nathan accepta et la suivit dehors. Il respira un grand coup, savourant l’air sur son visage, il y avait une éternité qu’il n’était pas sorti. Elle marcha à ses côtés quelques instants sans rien dire, attendant visiblement qu’il parle… 

Je n’ai pas l’habitude de me confier, je ne voulais pas être désagréable.
C’est normal, ce n’est pas toujours évident de se confier, surtout à une inconnue.
Vous n’êtes plus vraiment une inconnue, vous m’avez vu souffrir assez… vous ne voulez pas qu’on se tutoie ?
Je… je n’ai pas le droit je crois.
Ah, vraiment ? Il y a des règles ?
Bien sur, je dois maintenir une certaine distance avec les patients.
Quand vous me massez, vous gardez de la distance ? se moqua gentiment Nathan, savourant de voir Haley rougir.
Je… c’est mon métier, j’ai fait ça très bien ! bredouilla-t-elle.
Oui, très bien … pourquoi vous avez voulu faire ce métier ? Vous n’avez pas voulu répondre à Hunter, peut être aurais-je plus de chance.
Disons que je connais quelqu’un qui est resté paralysé après un accident, cela m’a touché et depuis, j’ai envie de faire ça.
C’est qui ?
Ma meilleure amie. Un … (Son bip sonna et résonna dans le parc désert, Haley se leva, un sourire d’excuse aux lèvres). Je dois y aller. C’est le Dr. Hunter. On rentre ? 

Ils rentrèrent en silence. Haley rejoignit son supérieur pour un topo sur la journée tandis que Nathan se préparait pour le repas. Dans la cafète, il rejoignit la fille blonde, Peyton, à qui il avait parlé dans la salle de Hunter. Quand il s’installa à la table, elle eut un sourire malicieux. 

Je n’étais pas sur que tu viennes ! Haley n’a pas été trop dur ?
Non, ça peut aller… En fait, j’ai souffert comme un dingue mais bon, tu le sais déjà …
Pas vraiment… je ne fais pas la même chose que toi. Je ne contrôle pas mes jambes. Enfin, pas du tout, que toi, un peu.
Comment tu le sais ?
Je sais… plein de choses !! Sauf comment en es-tu arrivé là !
Ah … je me suis fait renversée par une voiture… par une femme qui a été lavée car elle est riche !
Charmant… la richesse offre bien des choses dont une place dans ce merveilleux centre, le meilleur soi-disant !
Ce n’est pas le meilleur ?
Si, de tous ceux que j’ai fait !
- Il y en a eu plusieurs ?
Trois. Celui là est le meilleur, j’ai fait des progrès en attendant l’opération qui me sauvera la vie mais assez parler de moi ! 

Nathan sourit et ils entamèrent une discussion. Nathan avait rarement eu de la complicité avec une fille. Au lycée, il était populaire et était entouré de jolies filles qui voulaient sortir avec lui mais il n’avait jamais vraiment eu d’amies. A l’université, c’était un peu pareil, et les filles n’étaient pas nombreuses dans la catégorie sport. Mais Peyton était facile à aborder, il pouvait se confier sans peine.  

                                                   *** 

Le lendemain, après le travail Lucas attendit que Brooke prenne ses affaires et la rejoignit. 

Je te raccompagne ?  demande-t-il d’une voix douce. C’est pas très prudent pour une jeune fille – qui plus est jolie – de marcher dans les rues.
J’ai ma voiture et il ne m’est jamais rien arrivé mais merci quand même.
Je t’invite à prendre un café ?
Pourquoi ? lança-t-elle d’un ton sec.
Pourquoi pas ? On travaille ensemble depuis une semaine et on va travailler ensemble pendant un petit moment alors j’aimerais bien qu’on se connaisse un peu ! 

Brooke se radoucit et réfléchit à vive allure, avait-elle envie de se rapprocher de lui ? D’un côté oui, bien sur, il était séduisant, il lui plaisait beaucoup et il n’était pas bête, mais il était le frère de Nathan Scott et même s’il ne savait pas qui elle était, elle ne pouvait faire ça … et pourtant…  

D’accord.
Je connais un café sympa pas loin.  

Il l’accompagna dans un café agréable où des groupes chantaient, ils s’installèrent dans un coin et entamèrent une discussion agréable, Brooke se laissait charmer et oublia un instant qui était Lucas… 

Alors, pourquoi t’investis-tu dans ce genre de camp ?
Une envie, déclara-t-elle après quelques secondes de réflexion. Ca peut paraître superficiel comme réponse mais c’est du bénévolat, une bonne cause. Et toi ?
Je cherchais un travail à faire dans ce genre et on m’a parlé du centre et me voilà ! Tu viens de New York ?
Oui, j’y ai toujours habité. J’adore cette ville.
Moi, je suis là pour mes études, j’adore mais ma ville natale me manque.
C’est quoi comme ville ? Lucas hésita, devait-il lui dire la vérité ? Savait-elle qui était Nathan ? 
Tree Hill. C’est en Caroline du Nord.
D’accord, je connais je crois. 

Un silence pesant s’installa. Lucas le brisa en essayant d’oublier qui elle était, ce qu’elle avait. Il se sentait coupable, elle lui plaisait beaucoup, il s’attendait à une fille de riche superficielle mais elle n’était pas comme ça. Il profita de la soirée et tomba un peu plus sous le charme de cette brune mystérieuse.  

                                                 *** 

Le week-end arriva et même s’il souffrait la semaine, il appréhendait une nouvelle fois la venue de ses parents. Le seul point positif, c’est qu’il verrait Haley… Ses parents arrivèrent tôt, juste après le déjeuner qu’il prit avec Peyton – comme tous ses repas maintenant.  

Ils ne viennent pas tes parents ? lui demanda-t-il.
Ma mère est décédée quand j’avais dix ans et mon père vient quelques fois. Mais c’est pas grave, j’ai ma meilleure amie qui vient souvent.
C’est bien ça, moi mon frère ne peut pas venir, c’est une horreur sans lui. Bon, j’y vais, je ne veux pas t’imposer le supplice d’une rencontre avec mes parents. Nathan contrôla son fauteuil et se dirigea vers sa chambre, sa mère entra peu après. 
Ah mon chéri. Comment tu vas cette semaine ? Pas trop dur, pas trop …
Maman ! Stop, on a un week-end.
Salut Nathan, comment ça va? Demanda Dan.
Aussi bien que je peux aller dans ces conditions.
La rééducation a commencé, ca se passe bien ?
C’est douloureux. Mais ca va.
Bien, continue comme ça, ne te démotive pas surtout, les médecins sont compétents ? 

A ce moment, Haley frappa la porte avec son éternel sourire.  

Bonjour madame, monsieur. Nathan. Je suis Haley James, je suis interne en kinésithérapie, je m’occupe de Nathan cette semaine.
Comment ça vous vous occupez de Nathan ? demanda Dan d’une voix coupante. Ce n’est pas vous qui lui faites les exercices quand même ?!
Papa …
Euh, si quelques fois… C’est pour mon apprentissage.
Votre apprentissage ? hurla-t-il, mon fils n’est pas un apprentissage ! Il a besoin de médecins les plus qualifiés, pas d’un apprenti médecin stupide !
Papa ! Dis pas…
Je ne les laisserais pas faire ! 

Dan sortit en claquant les portes. Nathan se prit la tête dans les mains, mort de honte. Haley était abasourdie par la scène. Elle vit la mère de Nathan s’excuser avant de se retourner vers Nathan. 

Tu veux qu’on aille se promener mon chéri ?
Si tu veux, non je me débrouille ! dit-il sèchement quand elle voulu le pousser.
Désolée chéri. Je … je te suis. 

Haley vit des larmes dans les yeux de la mère de Nathan quand elles se croisèrent, de la tristesse, de la culpabilité aussi, comme tous les parents qui n’avaient pu empêcher leur enfant d’avoir un accident. Ne sachant que faire, elle se dirigea vers le bureau du docteur où elle entendit des éclats de voix. 

Je ne veux pas que mon fils soit entouré d’incompétent ! Vous êtes le meilleur et c’est pour ça que je vous ai choisi pas pour qu’une petite imbécile prenne votre place !
Calmez-vous Mr. Scott. Mlle James est en 3ème année, elle sait très bien ce qu’elle fait, de plus je suis là pour la guider, ce centre est un lieu de stage, il faut vous y faire.
C’est moi qui paie ! Qui voue paie, je ne veux plus qu’elle touche mon fils ! Qu’aucun de vos stagiaires ne touche mon fils ! Lundi, j’appellerais le directeur, je veux que ce soit bien clair !  

Dan sortit du bureau, croisant Haley, lui jetant un regard mi furieux, mi triomphant. Haley rentra ensuite dans le bureau où elle vit le docteur Hunter ronchonner. Quand il la vit, il lui lança son éternel sourire charmeur. 

Haley, entre… Tu as entendu ?
Oui, il me l’avait déjà dit dans la chambre de Nathan…
Ah oui, le week-end en famille, le moins drôle pour les internes. Tu veux que je te libère de cette obligation ?
Non, je suis assez forte pour le surmonter. Merci. A plus tard. 

Hunter la regarda partir avec un sourire aux lèvres. Haley en profita pour faire le tour de certains patients qu’elle connaissait. Enfin, elle se dirigea vers Peyton qui dessinait seule dans le parc.

Hey best friends ! salua Haley en s’asseyant à côté d’elle, sur un banc.
Hey best friends ! renchérit Peyton avec un sourire.  

Elles rigolèrent, comme quand elles étaient encore enfant et qu’elles avaient trouvé ce surnom, parfait pour elles. 

Tu n’es pas avec Nate et sa famille ?
Nate ? Nathan Scott… non, son père n’a pas apprécié que je m’occupe de son fils. Quand il a appris que je m’en étais occupée, il est allé se plaindre à Hunter.
Ah… Nate m’avait prévenu que son père était une ordure. T’en fais pas Hales, Hunter le laissera pas faire !
Pas sur… On verra bien, je ne les rejoindrais que plus tard. Comme c’était prévu et il fallait bien que je passe te voir ! Quelle corvée ! 

Elles rigolèrent de nouveau mais Haley vit le visage de Peyton se s’assombrir.  

Ca va pas Pey ?
Hunter m’a parlé d’une nouvelle opération.
Oh mais c’est génial !
Je suis pas sur de le faire Hales.
Pourquoi ? C’est quoi le principe ?
Douleur et encore douleur, murmura-t-elle les larmes aux yeux. J’en peux plus Hales, je crois que je vais arrêter tout ça !
Pey, tu ne peux pas renoncer, tu as déjà fait des progrès énormes !
Des progrès minuscules, Haley, tu sais très bien que c’est infime et l’opération me remettra au point de départ, à quoi ça sert, je ne pourrais plus jamais remarcher, faut que je m’y fasse ! J’aurais du le faire il y a bien longtemps.  

Peyton fit rouler son fauteuil vers le bâtiment mais la famille Scott leur barra le chemin, Haley qui s’était levée, eu un mouvement de recul. Nathan les regarda d’un air surpris mais salua tout de même Peyton qu’il présenta à ses parents. 

Enchantée, dit gentiment Deb.
Moi de même, Mme Scott. Belle promenade dans un joli parc.
On préférait être ailleurs que dans un centre de convalescence pour mon fils, Mlle Sawyer !
Oh bien, qu’en sais-je après tout, moi qui ait la colonne vertébrale brisée depuis trois ans. (Dan s’empourpra de honte, Peyton lui lança un regard ironique). A plus tard Nate, Mme Scott. (Puis froidement :) Mr. Scott ! 

Nathan la regarda passer avec un sourire. Rare était celle qui se posait face à Dan Scott, ca faisait plaisir. Haley hésita un instant et se lança :

Tout se passe bien ?
Oui, c’est très agréable ici, Mlle James.
Bien, on se retrouve après déjeuner. Je m’occupe de vous tout l’après-midi !
Et pourquoi ça ?! demanda sèchement Dan.
Tout d’abord pour mon apprentissage mais aussi pour vous faire comprendre comment marche la convalescence de votre fils.
Pourquoi on ne nous l’a pas fait plus tôt ? grogna-t-il.
Car je n’étais pas là ! plaisanta Haley pour alléger l’atmosphère. A tout à l’heure.  

Elle s’éloigna en faisant un sourire à Nathan et suivit Peyton. 

Tu pourrais être plus agréable, elle fait son travail !
Nathan, tout ce que je veux, c’est que tu t’en sortes, que tu puisses remarcher, jouer au basket et réaliser ton rêve : devenir pro. Je ferais tout pour ça.
C’est ce que je veux aussi, qu’est-ce que tu crois ? Tu ne sais pas ce que c’est d’être ici et de souffrir pendant des heures. Haley fait très bien son travail. J’ai confiance en Hunter, c’est le meilleur, c’est pour ça que tu l’as choisi alors s‘il fait confiance à Haley et m’aide à travailler, je lui fais confiance également !
Quoi, tu l’as trouve jolie et tu te sens seule ?! Trouves-en une autre, elle ne t’apportera rien !
Tu ne comprends rien ! Tu ne comprends jamais rien !  Je te parle de ma convalescence et toi tu me parles de quoi ? C’est moi qui souffre, Papa, pas toi ! 

Un silence pesant s’installa sur la famille Scott. Nathan dirigea son fauteuil vers le bâtiment, il voulait rentrer, il ne pouvait plus supporter son père ! Il ne pouvait plus rien supporter, il étouffait, il allait exploser. Il reprit sa respiration pour ne pas faire de crise d’angoisse et de colère qu’il sentait venir, il ne se le permettrait pas, pas là, pas avec Dan dans les parages, pas devant eux. Deb se tordit nerveusement les mains, elle voulu pousser son fauteuil. 

Surtout pas ! cria-t-il. 

Il ne voulait pas être un assisté, jamais. Il se débrouillerait toujours seul, il avait vingt deux ans, il s’en sortirait. Ils rejoignirent l’intérieur où plusieurs familles discutaient. Ils s’installèrent pour manger, dans un silence pesant jusqu’à ce que Deb se mette à parler. De Lucas, de Karen et de Lily, la sœur de Lucas. De leur vie de tous les jours. Elle essaya de tirer quelques mots de Nathan, mais toujours en colère, celui-ci ne répondait qu’en monosyllabes. Au loin, il voyait Haley et Peyton qui déjeunaient ensemble. Il ne savait pas qu’elles se connaissaient, c’était la première fois qu’il les voyait parler. Etait-ce Haley la meilleure amie de Peyton ? A première vue, oui. Mais aucune des deux n’en avaient rien dit, pourtant il voyait l’une et l’autre tous les jours. Bien sur, il ne parlait pas autant avec Haley qu’avec Peyton mais ils parlaient tout de même régulièrement. 

Il te regarde, chuchota Peyton.
Qu’est ce que t’en sais, c’est peut être toi qu’il regarde. (Peyton rigola).
Je t’assure que non.
Pourtant, vous passez la plupart de votre temps libre ensemble.
Hum… jalouse Hales ?
Pas du tout ! protesta Haley. J’expose les faits. Il regarde dans notre direction, il pourrait bien te regarder toi … ou … (en murmurant) regarder la jeune fille derrière.
Hum… (Peyton se retourna discrètement pour voir qui était derrière puis éclata de rire). Babsie ? Tu rigoles ? Hales… Il te plait non ?
Pey … c’est un patient !
Et alors ? Tu vois son corps musclé tout en sueur quand tu lui fais faire ses exercices et tu le masses après… Tu rougis ! Il te plait.
Chut ! Bien sur qu’il me plait, il a un corps de dieu grec mais c’est un patient alors oublie tout de suite ce que tu as derrière la tête. Bon, je dois rejoindre le docteur Hunter, après je passe l’après-midi avec la famille du diable.
A tout à l’heure, rigola Peyton. 

Haley rejoignit le docteur Hunter pour les « instructions » en vue de l’après midi, puis elle rejoignit la famille Scott qui l’attendait dans la chambre de Nathan. Elle prit se respiration et frappa doucement. Nathan lui répondit, et avec son sourire de circonstance, elle entra. 

Me revoilà. Alors, je vais vous faire visiter le site, les salles où Nathan travaille. Je vais…
Et à quoi ca sert ? demanda Nathan d’une voix lasse.
Et bien, c’est ce qu’on réserve aux familles dans les débuts de la convalescence.
Tu sais que je n’ai pas quinze ans ?
Oui, c’est vrai que c’est souvent pour les mineurs mais le docteur Hunter a pensé que ce serait une bonne idée vu que vous vous impliquez dans la convalescence… mais si vous ne voulez pas, je comprendrais.
Non, c’est une bonne idée, coupa  Nathan qui ne voulait pas passer encore son après midi avec ses parents. On te suit.
D’accord. Alors, suivez-moi, on va aller dans la salle de travail comme on l’appelle. C’est là que le docteur Hunter et moi faisons travailler Nathan tous les après-midi. On lui fait faire différents exercices que je vous expliquerais tout à l’heure pendant environ deux heures selon sa fatigue et sa douleur. Puis, un massage d’une demi-heure pour détendre les muscles et …
Bien sur et vous vous occupez aussi des massages Mlle James ? coupa Dan dans un sous-entendu à peine voilé.
Je fais mon travail Mr. Scott, s’exclama Haley d’une voix sèche. Si vous voulez bien rentez, nous y sommes. Alors… 

Haley continua son exposé, essayant de faire parler chacun des membres de la famille.  Lors d’un autre stage, elle n’avait jamais eu de problèmes avec les parents mais ce Dan Scott était désagréable au plus haut point. Mais elle continua de sourire.  

stephe  (12.12.2007 à 21:54)
                                                   *** 

Musique

Brooke s’enferma dans les toilettes et respira un grand coup. Elle savait qu’elle n’aurait pas du venir à cette fête mais la pression sociale était trop forte et l’envie aussi, elle devait bien l’admettre, mais elle ne pouvait se le permettre. C’en était fini de son autre vie, elle ne serait plus cette fille facile qui se noyait dans les fêtes pleines d’alcool et autres substances illégales. Elle avait déjà bien bu et ne pourrait donc pas rentrer chez elle seule ; de plus, son cavalier était dans un état pire qu’elle… Elle n’avait que dix-huit ans, mais elle se sentait seule comme jamais. Elle prit son téléphone pour appeler quelqu’un, mais qui ? Elle n’avait pas de véritables amis, toutes ses connaissances se trouvaient dans cette fête. Pas question d’appeler sa famille, elle avait déjà fait assez de bêtises, elle n’avait personne. Les larmes commencèrent à couler sur ses joues. Elle n’aimait plus sa vie, elle avait réussie jusqu’au printemps dernier à être satisfaite de cette vie superficielle. Mais depuis l’accident, elle avait compris beaucoup de choses, elle ne voulait plus de ça mais elle était coincée. Elle s’arrêta sur le numéro de Lucas… Lucas. Il lui avait donné son numéro il y a quelques jours quand elle était arrivée en retard à cause de sa voiture en panne. Elle avait accepté malgré la culpabilité, de plus en plus forte. Il lui plaisait, c’était indéniable. Il était très attirant avec ses yeux d’un vert irrésistible et d’une douceur rare et son corps parfait… Sa gentillesse et son calme auprès des ados turbulents… Il était parfait… sauf qu’il était le frère de l’homme qu’elle avait brisé… Malgré elle, elle appuya sur le bouton et l’appela… 

Chez lui, Lucas était au téléphone, bien assis sur son canapé. 

Non, il a dit ça ? Mon dieu quelle honte ! Je suis désolé Nate.
Tu n’y peux rien Luke, mais c’était horrible et Haley qui essayait de garder son sang froid à chaque insulte.
Dis donc, tu en parles souvent de cette Haley.
C’est mon docteur, riposta sèchement Nathan.
Bien sur, c’est pour ça que tu parles d’elle comme ca ?
Comment ?
Attends, j’ai un double appel, je te reprends. (Il appuya sur un bouton et prit le 2ème appel). Allo ? Brooke ?
Salut Lucas, j’ai un petit problème. Je suis désolée de te déranger, je n’aurais pas du t’appeler.
Qu’est ce qui se passe ?
Je… je suis coincée à une soirée et … il faut que je m’en aille de là et j’ai … (elle renifla une nouvelle fois), j’ai personne pour venir me chercher…
Tu es où, je note l’adresse. (Elle lui donna l’adresse et il raccrocha.) Nate ? J’ai un problème, enfin une amie a un problème, il faut que j’aille la chercher, je te dis à samedi ?
A samedi ! 

Lucas raccrocha, surpris de l’appel de Brooke. Elle n’avait pas l’impression d’aller bien, mais plutôt d’avoir pleuré. Il sortit et roula jusqu’à l’adresse indiquée, l’inquiétude montant de minutes en minutes. Il savait qu’il n’aurait pas du s’attacher ;  ce qu’il voulait, c’était la mettre au pied du mur, lui montrer la vie qu’elle avait brisée, qu’il y avait des conséquences à ses actes et qu’elle devait assumer et non se cacher derrière l’argent de papa. Mais il avait découvert un être humain, une fille fragile qui l’attirait inexorablement. Il s’arrêta devant un immeuble de grand luxe et attendit. A peine une minute plus tard, Brooke montait dans la voiture, des larmes sur son visage. 

Brooke, qu’est ce qui s’est passée ?
Rien, je … tu peux me ramener chez moi s’il te plait ?
Bien sur… 

Il n’eut pas besoin de lui demander où elle habitait, il l’avait déjà raccompagné quand sa voiture était tombée en panne. Il se gara devant l’immeuble. Elle détacha sa ceinture et s’apprêta à sortir mais Lucas la retint par le bras.

Tu ne veux pas me dire ce qui s’est passé ?
Non, je ne peux pas.
Brooke, tu peux me le dire, on t’a fait du mal ?
Non ! (Elle laissa échapper un rire amer). Pas du tout, je me sentais pas à ma place, je ne sais pas ce que je faisais à cette fête, il fallait que j’y sois et … enfin merci…  

Elle éclata soudain en sanglot, la tête dans ses mains. Tendrement, Lucas l’attira contre lui et l’enlaça. Elle se laissa aller contre lui. Elle fut secouée de sanglot pendant quelques minutes avant de se reprendre. Rageusement, elle essuya ses joues humides, toujours contre son torse. Brooke prit alors conscience de son corps, de son désir pour lui, elle prit sa respiration difficilement et leva son regard vers celui de Lucas. D’un vert doux, ses yeux étaient passés à un vert sombre. Son regard se posa sur sa bouche entrouverte. Se laissant porter par son désir de lui, Brooke posa ses lèvres contre les siennes dans un léger baiser. Elle se recula pour croiser son regard embrumé. Ressentant le même désir l’un pour l’autre, leurs lèvres se rencontrèrent une nouvelle fois, mais cette fois, dans un baiser passionné. Lucas encadra le visage de Brooke de ses mains. Elle se pressa contre lui pour sentir son corps sur le sien… Soudain, une voiture klaxonna et sépara le couple, haletant après ce baiser intense. 

Désolée. Je ne sais pas ce qui m’a pris.
Tu en avais visiblement besoin… de pleurer.
Tu … tu veux monter ? 

Lucas acquiesça, ils avaient besoin de parler, il fallait qu’il lui dise la vérité. Il la suivit sans un mot et rentra dans son studio luxueux. Il examina les lieux puis posa son regard sur Brooke qui avait posé sa veste. Il n’avait pas encore vu comment elle était habillée… pas comme la fille qu’il connaissait et qui s’habillait en jean, mais comme une femme sophistiquée, en robe moulante, courte et décolletée. Il haussa un sourcil, sarcastique mais ne dit rien. Brooke avait l’air tellement fragile au milieu de son studio. Elle se rapprocha un peu de lui… 

Brooke … il faut que je te dise…
Non, pas ce soir… 

Elle se dressa sur la pointe des pieds et l’embrassa tendrement. Il voulut la repousser, il fallait qu’ils parlent avant d’aller plus loin mais il avait trop envie d’elle, de la toucher, de la gouter… maintenant. Il reprit ses lèvres passionnément et elle se colla contre lui. Elle voulait se prouver qu’elle vivait encore, qu’elle pouvait aimer et être aimer malgré tout. Elle déboutonna sa chemise tout en l’emmenant vers sa chambre. Elle tomba sur le sol et Brooke s’attaqua à son jean alors que sa propre robe glissait par terre, la laissant en sous-vêtements. Il la colla au chambranle de la porte pour caresser ce corps offert, ce corps si parfait… Ses lèvres quittèrent les siennes pour partir à la conquête de son corps. Brooke se cambrait sous ses caresses et elle gémit de plaisir. Reprenant ses lèvres, il la poussa vers le lit où ils tombèrent, peau contre peau, souffle contre souffle, le désir à l’unisson. Il lui enleva les derniers vêtements qui le séparaient du plaisir ultime. Elle le fit venir en elle en gémissant et il lui fit atteindre les cimes du plaisir.
 
                                                      *** 

Le lendemain, Brooke se réveilla doucement et s’étira. A ses côtés, le lit était vide. Elle sentit son cœur se serrer de tristesse. Elle se leva, enfila sa robe de chambre et se dirigea vers la cuisine pour se faire un café. Elle s’assit sur le canapé en pensant à Lucas et à son frère qu’elle avait failli tuer. Elle aurait du lui dire avant de s’avancer dans quoi que ce soit avec lui. Mais c’était trop tard, saurait-il lui pardonner ? Il fallait d’abord savoir où elle en était avec lui, si c’était pour un soir ou pour plus… Elle ne savait même pas ce qu’elle voulait, il lui plaisait mais pour combien de temps ?  Elle ne savait plus du tout où elle en était. Depuis qu’elle avait appris la nouvelle, elle était désemparée, c’est bien cela qui avait causé l’accident qui l’avait fait tombé encore plus bas. Elle devait réussir à s’accepter mais comment ? Comment pouvait-on aimer une fille comme elle qui gâchait chaque chance qu’elle avait, chaque instant qu’elle vivait, chaque personne qu’elle approchait… Elle laissa couler les larmes, s’enfonçant dans le canapé pour ce qu’elle savait une nouvelle journée de déprime… 

jeta sa veste sur le fauteuil et alla se changer, il avait besoin de courir, de se défouler. Il regrettait amèrement d’avoir cédé à Brooke… enfin dans un sens. Car dans l’autre, il avait passé une nuit inoubliable, elle lui plaisait beaucoup. Mais il n’avait pas le droit de trahir son frère, elle avait brisé la vie de Nathan, détruit ses rêves, il devait lui faire payer… mais comment ? Lucas n’était pas du genre à détruire les gens, à se venger mais quand il avait voulu la retrouver, il voulait juste qu’elle avoue ce qu’elle avait fait, qu’elle s’excuse. Mais maintenant qu’il l’avait rencontré et qu’il avait appris à la connaitre, il était complètement désorienté. Après avoir couru une heure, il rentra chez lui prendre une douche et fit ce qu’il voulait faire depuis des heures : appeler son frère.  

                                                *** 

Peyton dessinait dans le jardin en face de la mer quand elle entendit son nom. Elle leva le regard pour voir Nathan s’avançait vers elle. Elle sourit et attendit qu’il le rejoigne complètement. 

Tes parents ne sont pas avec toi ?
Non, mon père parle à Hunter et ma mère est partie faire une course. Heureusement car je n’en peux plus ! Ils m’épuisent…
Hum… en effet, ce que j’ai vu de ton père …
Oui, il en a fait bavé à Haley… je ne savais pas que vous vous connaissiez !
C’est ma meilleure amie.
Je m’en suis douté. Pourquoi tu ne me l’as jamais dis ?
Je… elle ne voulait pas trop que ça se sache, de toute façon, les stagiaires ne s’occupent pas de moi mais, elle préférait…
Vous vous connaissez depuis longtemps ?
Oui, répondit Peyton avec un sourire, depuis toujours en fait, nos mères étaient amies donc… on est devenu amie naturellement. C’est mon pilier ! Elle était là… le jour de mon accident.
Tu ne m’en as jamais parlé.
Ce n’est pas très réjouissant ! Alors comme ça tu t’intéresses à Haley ? Je le savais !
Non !  Pas du tout ! Je … pourquoi tu dis ça ! C’est peut être à toi que je m’intéresse. (Peyton éclata de rire et il la suivit). Je ne m’intéresse pas à Haley, elle est mon docteur, c’est tout.
Hum… 

Peyton sourit l’air de rien et reprit une conversation avec Nathan. Elle en était sur, même s’il ne se l’avouait pas encore, Nathan craquait pour sa meilleure amie. Et c’était réciproque… Cela la faisait rire, surtout qu’elle ne vivrait pas de grand amour, elle, coincée dans sa chaise roulante, alors autant voir sa meilleure amie être heureuse avec un mec bien. Nathan la quitta pour aller rejoindre ses parents. Peyton se remit à dessiner avec plus de tristesse. Elle ne serait jamais heureuse, n’aurait pas de famille, d’enfants, elle était clouée dans ce minable siège à cause d’un accident stupide… Elle se concentra sur son dessin, refusant de laisser les larmes couler.  

                                                      ***  

Le soir, Nathan prit son téléphone et composa le numéro de son frère qui avait essayé de le joindre le matin même. 

Salut Luke. Oui, ils viennent juste de partir, j’ai vu tes messages.
Oui… fallait que je te parle d’un truc… Bon week-end ?
Tu rigoles ? C’était l’enfer ! Dan s’est comporté comme d’habitude : comme une ordure. Maman n’a pas arrêté de pleurer, écœurant à force. Et toi, t’as passé un bon week-end ?
Oui… j’ai besoin d’un conseil Nate, j’ai couché avec une fille. (Nathan éclata de dire). C’est sérieux Nate.
Je vois ça. C’est quoi le problème ?
Le problème est qu’elle a fait quelque chose de mal, et j’ai l’impression de faire quelque chose de mal.
Elle a fait quoi ?
Je ne peux pas te le dire, mais c’est assez grave et…
Parles lui. Dis lui que ça te gêne, toi qui aime parler ! Raconte-moi, elle est comment ?
Nate !
Luke ! J’ai personne ici, alors s’il te plait divertis-moi ! 

Lucas éclata de rire et répondit à la demande de son frère en lui parlant de Brooke. En lui parlant, il se rendit compte qu’il s’était attaché à elle… un peu trop vite.  

                                                  *** 

Les jours passèrent le plus tranquillement possible, que ce soit à Savannah ou à New York.  A New-York, Lucas n’avait pas revu Brooke. Celle-ci était partie une semaine avec un groupe d’élèves pour une classe verte. Tous les jours, il espérait qu’elle reviendrait pour qu’il puisse enfin lui avouer la vérité. 

A Savannah, cela se passait plus durement. Haley avait été assigné à un autre patient pour une autre semaine. Nathan souffrait encore plus sous les mains d’un interne qu’il jugeait incompétent. Il n’avait pu reparler à Haley, de son amitié avec Peyton, ou même juste lui parler. Il sentait un abattement du coté de Peyton mais il ne savait pas trop comment lui en parler. Enfin, à la fin de la semaine, il se retrouva dans la même salle qu’Haley et son patient. Lors de la pause, il vit Hunter flirter avec Haley, ce qui le rendit dingue. « Il était obligé sans cesse de lui toucher le bras, de rire d’un air crétin ? » Se demanda-t-il. Il se rallongea, épuisé par le travail de cet interne médiocre dont il ne savait même pas le nom. Le docteur Hunter fut interrompu et il partit discuter quelques secondes avec un autre médecin. Il interpella Haley qui le rejoignit en souriant – cet éternel sourire qu’elle donnait à tout le monde.  

Bonjour Nathan, vous allez bien ?
Oui, dit-il en grimaçant. On ne s’est pas beaucoup vu cette semaine… ma famille vous aurait-elle dégouté ?
Non ! s’exclama Haley en rougissant, on m’a attribué un autre patient… Je… je dois d’ailleurs y retourner…
Hales…  

Il lui prit la main doucement, l’effleurant à peine. Il sentit Haley tressaillir, leur regard se croisèrent une seconde avant qu’elle ne mette sur son visage ce sourire qu’il détestait et qu’elle retourne vers son patient avec un mot d’au revoir. Nathan laissa retomber sa tête sur la table, épuisé, triste et en colère… Il ne voulait pas ressentir ce genre d’émotions pour elle, ou pour qui que ce soit. L’interne revient et lui fit recommencer les exercices. Au bout d’une heure, il n’en pouvait plus. 

Je crois qu’on devrait arrêter, soupira Nathan, exténué.
C’est à moi de dire quand on arrête, répondit sèchement l’interne.
Oui mais c’est moi qui dit quand je n’en peux plus et là je peux plus.
Mr. Scott, écoutez-moi, vous devez faire votre convalescence et c’est moi qui sais quand on peut s’arrêter. 

Serrant les dents, Nathan continua l’exercice. La voix de son père résonnait dans sa tête : « tu es lâche », « c’est ta vie que tu as entre les mains, Nathan ». Sa jambe droite tremblante, il continua les exercices. Mais au bout de dix minutes, il ne put continue et s’effondra sur la table, les larmes aux yeux, il laissa échapper un gémissement douloureux. Il sentait la crampe arriver et ce n’était pas bon…  

Mr. Scott, il faut continuer !  

Nathan secoua la tête, il aurait voulu crier mais il ne pouvait plus, il n’avait plus de souffle. L’interne lui prit sa jambe pour lui refaire l’exercice, il aurait voulu se dégager mais il n’avait même pas la force. 

Ca suffit maintenant ! cria Nathan d’une voix tremblante. 

Haley se retourna vers eux d’un œil interrogateur, mais Nathan s’en fichait complètement, il ne voulait qu’une chose, arrêter, se détendre. Haley s’approcha :  

Un problème Max ?
Non, aucun problème, je motive juste Mr. Scott qui a un peu de mal.
Un peu de mal connard ! Ca fait 3h que je suis là.
Laisse tomber Haley, je m’en occupe.
S’il est trop fatigué, passe au …
Haley, c’est mon patient, je sais faire mon travail. 

Haley le fusilla du regard, elle alla voir son patient pour lui dire qu’elle revenait et se dirigea vers le bureau du docteur Hunter. Elle n’allait pas laisser Max torturer Nathan. Il se croyait peut-être qualifié, mais Haley n’était pas d’accord. Elle frappa à son bureau et entra sur son ordre. 

Docteur Hunter.
Haley, un problème ?
Si on peut dire, Nathan Scott se sent fatigué et on peut dire que Max insiste…
J’arrive, retournez-y. 

Haley retourna dans la salle pour voir un combat de titans. Max s’acharnait sur Nathan, il voulait qu’il fasse tant d’exercices, comme Hunter lui avait dit sans se soucier du bien être de Nathan, de sa souffrance. Elle pinça les lèvres et s’occupa de Tani, une jeune femme de 26 ans qui s’était cassée la jambe et qui passait sa convalescence dans le centre le plus cher du Centre-Est. Max continuait à s’acharner sur Nathan qui tremblait de sueur. Haley souffrait de le voir gémir sur la table à cause d’un incompétent. Du coin de l’œil, elle vit le docteur Hunter observer l’attitude de Max. Quand il parla, celui-ci sursauta. 

Max, vous venez dans mon bureau. Haley, finissez avec Tani et occupez-vous de Nathan s’il vous plait. 

Haley acquiesça doucement et finit son programme avec Tani. Un quart d’heure plus tard, elle s’approcha de Nathan avec un sourire. Il murmura un merci et elle le massa pour détendre ses muscles douloureux. A la fin du massage, Nathan se retourna, les larmes aux yeux. Avec pudeur, Haley baissa les yeux mais elle avait eu le temps de voir une larme couler sur la joue de Nathan. Celui-ci lui prit la main et la serra dans la sienne en lui chuchotant un merci. Leurs yeux se croisèrent de nouveau. Un trouble naquit entre eux, ils étaient comme seuls au monde. Rien ne comptait plus que leur regard qui en disait long et leur main qui se serrait. Hunter rentra et Haley retira doucement sa main. 

On a fini docteur !
Bien, ramenez Nathan dans sa chambre et venez ensuite dans mon bureau.
D’accord.

 Haley suivit Nathan dans sa chambre, ne lui proposa même pas de l’aider à le pousser, il était trop fier, et elle le comprenait. Peyton avait réagi de la même façon au début – et encore aujourd’hui. Elle le salua gentiment et se dirigea vers le bureau de Hunter mais Max l’interrompit. 

Tu es contente James ? Tu vas pouvoir retourner avec Scott ! C’est ce que tu voulais en allant moucharder !
Non, je pensais au patient, Max, il était fatigué, il fallait que tu en prennes conscience !
Ce n’est pas à toi de me dire ça ! (Il lui prit violemment le bras). Je ne pourrais plus rien faire à cause de toi !
Ce n’est pas ma faute si tu es incompétent ! cria Haley en essayant de se défaire de son étreinte.
Je ne suis pas incompétent ! Si tu ne m’avais pas dénoncé, pétasse !
Hey ! Lâche là ! Ils se retournèrent, Max tenant toujours le bras d’Haley, vers Nathan qui sortait de sa chambre et qui venait de crier cet ordre. 
Et tu vas me faire quoi mon vieux ? T’es infirme !

Haley poussa un cri choqué alors que plusieurs personnes arrivaient pour voir d’où provenait les cris, dont le docteur Hunter. 

Max, vous allez repasser dans mon bureau. Haley, je vous recevrais après. 

Haley se tourna vers Nathan pour le remercier mais il n’était plus là. Elle n’osa pas aller le voir, l’insulte de Max devait être encore trop présente dans son esprit. Haley était en colère contre Max, elle ne comprenait pas comment quelqu’un qui voulait faire ce travail pouvait montrer autant de condescendance envers un patient. Une demi-heure plus tard, elle était dans le bureau de Hunter.  

J’ai demandé à dispatcher les internes avec des patients permanents pour vos trois prochains mois, je pense que ce sera plus … gratifiant pour vous. Bien sur parfois, vous changerez pour voir autre chose, mais vous en avez déjà assez vu pas mal. Donc vous aurez la charge de Nathan, bien sur, puisqu’il semble avoir un lien entre vous. Tani aussi. Plus deux autres patients, un homme de 30 ans qui arrive demain avec un tibia fracturé et une petite fille de 7 ans qui s’est cassée le bras qui arrivera après le week-end. Ca vous convient ?
Parfait ! Merci docteur.
Appelez-moi Will.
Euh, si vous voulez.  

Haley osa un sourire, un peu forcé. Elle se leva, suivi de Hunter qui se rapprocha dangereusement près d’elle. 

Vous me plaisez beaucoup Haley, vous accepteriez de sortir diner un soir ? 

Haley ne répondit pas de suite, elle ne s’y attendait pas vraiment et ne savait plus quoi faire. Prenant ça pour un assentiment, Hunter se pencha vers elle et lui déposa un baiser brulant sur les lèvres. Haley se recula, choquée. 

Docteur ! Je… je suis votre élève, je… nous ne peux pas, s’il vous plait.
Personne ne le saura, dit-il avec un sourire charmeur.
Je, Will… je prends mes études très à cœur et je ne ferais rien qui mette ça en péril, surtout pas sortir avec un supérieur, c’est compris ?
Compris Mlle James… je ferrais tout pour vous faire changer d’avis, conclut-il avec un sourire. 

Gênée, Haley sortit et se précipita chez sa meilleure amie. Elle entra sans frapper. 

Il m’a embrassé ! s’exclama-t-elle en fermant la porte. 

Elle se retourna pour voir Peyton sur son lit et Nathan à ses côtés dans son fauteuil. Haley rougit vivement 

Euh …
Hunter ? Il s’est lancé waouh ! s’exclama Peyton. Je suppose que ce n’est pas Max, Nate vient de me dire ce qui s’est passé.

Je vais vous laisser d’ailleurs, murmura Nathan, le regard noir. 

Nathan partit sous le regard amusé de Peyton et triste d’Haley. Celle-ci s’assit sur le lit, à côté de sa meilleure amie. 

Tu aurais pu me dire qu’il était là !
Tu as débité d’une traite et au moins, il sait qu’il a du souci à se faire.
Je ne comprends pas.
Haley, te fais pas plus idiote que tu n’es. Tu lui plais, à Nathan ! Tu as vu le regard qu’il a fait quand tu as dis qu’Hunter t’avait embrassé ? Et il te plait, ne me dis pas le contraire.
Je te dirais pas le contraire… mais c’est un patient, moi son médecin, à peu près. Il ne se passera rien !
- Et pourquoi pas ?
Car je l’ai décidé Peyton, je ne vais pas mettre en péril mon avenir professionnel.
Je comprends Hales, mais amuse-toi aussi. La vie est trop courte… (Les yeux de Peyton se remplirent de larmes, Haley s’assit près d’elle et la prit dans ses bras). C’est tellement dur Hales, j’ai mal c’est horrible, j’en peux plus. Non, ca n’ira pas mieux… (devançant les paroles d’Haley) j’ai accepté l’opération Hales, mais c’est la dernière, si ça ne marche pas au bout de trois mois, j’abandonne… je ne peux plus continuer. Comprends-moi.
Je suis là, je serais toujours là Pey, murmura Haley en laissant échapper quelques larmes.
Je sais, mais je viens de réaliser que ma vie est finie, l’opération ne marchera pas, je le sais, j’aurais jamais quelqu’un qui m’aimera comme ça ! Qui voudrait d’une fille en fauteuil roulant ?
Dis pas ça Peyton, il ne faut pas que tu perdes espoir…
Ca fait cinq ans Haley ! Cinq ans, c’est fini ! 

Peyton éclata en sanglot dans les bras d’Haley qui la berça tendrement jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Haley resta des heures auprès de son amie endormie. Elle ne voulait pas que Peyton perde espoir d’un jour remarcher. 

stephe  (12.12.2007 à 22:08)
                                             ***

Le week-end était enfin arrivé. Sans avoir revu Brooke, Lucas partit à Savannah retrouver son frère. Il était pressé de le revoir, même s’ils s’appelaient souvent, ils ne s’étaient pas vus depuis plus d’un mois. Il prit l’avion tôt le matin, arriva au centre en fin de matinée et se dirigea vers la chambre de son frère. Pour les laisser seuls, Dan et Deb ne viendraient pas. Il frappa et entra à l’injonction de son frère.  

Hey Lucas, entre, ca va ?
Oui, bon voyage, et toi ?
Hum… j’ai mal à la jambe ce matin, un crétin d’interne m’a fait forcer dessus. Et depuis ce matin, c’est douloureux. Viens, on va se promener dans le parc.
Mais comment ça se fait que ce soit un interne qui te fasse bosser comme ça ?
Tu ne vas pas t’y mettre ?
Non, je croyais que Dan allait te l’interdire et…
J’ai vingt deux ans Luke ! Haley est qualifiée mais cet espèce de crétin que j’ai eu hier… ! Bref, je l’aurais plus de toute façon, il a été arrogant devant Hunter et même si je le porte pas dans mon cœur, il est compétent.
Heureusement pour toi, tu te sens comment Nate ? demanda Lucas, soudain sérieux, en s’asseyant sur le banc, en face de l’océan.
Ca va, répondit Nathan après quelques secondes, ce n’est pas la joie tous les jours mais j’y crois, dans quelques semaines, Hunter m’a dit que je pourrais recommencer à marcher. Je suis pressé ! J’en peux plus d’être dans ce fauteuil. Y a des jours où je supporte mais d’autres… enfin, parlons de toi et de la mystérieuse inconnue ?
Ah … et bien je ne l’ai pas revu de la semaine, je l’ai rencontré dans un centre spécialisé pour enfants en difficulté et elle… passait une semaine en classe verte. Je devrais la revoir lundi ! Je sais pas trop comment gérer ça, je n’ai pas l’habitude de coucher avec une fille et partir au petit matin !-          C’est pourtant ce que tu as fais, pourquoi ? Pour ce truc qu’elle a fait et que Saint Lucas ne pardonne pas ?
Ah, ah, ah, ironisa Lucas en le fusillant du regard, je ne suis pas un saint, Nate, c’est juste que c’est difficile à gérer et…
Qu’est ce qu’elle a fait ?
Je ne peux pas en parler, je… (Il s’interrompit et se leva, mal à l’aise). Changeons de sujet si tu veux bien… 

Nathan acquiesça, surpris par la gêne de Lucas, ils s’étaient toujours tout dit, mais les choses changent quand les gens deviennent adulte… ils ne pouvaient pas parler de sentiments si forts que soi-même, on ne comprenait pas. Il chassa ses idées noires pour profiter de la venue de son frère. L’après-midi passa à une vitesse folle entre discussion et baby-foot. Même si ça avait été dur d’accepter, Nathan s’était laissé aller et avait bien rit. Le lendemain, Lucas avait insisté pour faire quelques paniers. Avec appréhension, Nathan avait tourné le ballon dans ses mains avant de lancer le ballon … et de marquer. Avec un sourire, il récupéra le ballon lancé par son frère et retenta l’essai. Le ballon rentra de nouveau… 

Au loin, Haley avait vu la transformation quand son ballon avait traversé le panier, le plus beau sourire qu’elle avait vu jusqu’à présent. A ses côtés, Peyton attendait, elle aussi avait vu la transformation du visage de Nathan, il était heureux d’avoir réussi à marquer.

Viens, on va le voir.
Non, Pey, il est avec son frère.
Justement ! répliqua Peyton avec rire. Salut Nate ! Joli panier.
Salut Peyton… Haley.
Bonjour, dit-elle avec un sourire, la boule au ventre. 

Haley avait toujours en souvenir le trouble qu’elle avait ressenti face à Nathan. Depuis le début, il l’avait troublé, mais cela ne ressemblait en rien avec ce qu’elle avait ressenti vendredi, les yeux dans les yeux avec Nathan, la main dans la sienne. Elle avait senti un éclair de désir la traverser, son cœur avait tressailli. Maintenant, le voir là, avec son sourire, ses yeux dans lesquels elle aurait pu se perdre. Mais il ne pouvait rien y avoir entre eux. Elle se mêla peu à la discussion, Peyton racontant leur week-end,
Nathan lui répondant. Lucas s’approcha d’elle et se présenta, elle lui sourit et engagea une discussion avec lui. Elle ne vit pas le regard noir de Nathan à l’encontre de son frère mais Lucas le vit bien. Avec un demi-sourire, il continua à parler à Haley. De leur côté, Nathan et Peyton discutaient de leur week-end. Même s’il n’aimait pas voir Haley sourire à son frère – d’un vrai sourire pour une fois, il écouta attentivement ce que lui racontait Peyton. Il découvrait une nouvelle Haley, plus le docteur qui prenait soin de lui, pas la femme qui le troublait mais la meilleure amie attentive et pleine de vie qu’elle était. 

                                                                 **
* 

Musique

Lucas rentra chez lui après un week-end agréable et de longues heures de vols. Il jeta sa veste sur le canapé et écouta ses messages. Le premier était de Deb, qui lui demandait comment allait son fils, un autre de sa mère et le dernier de Brooke. 

Lucas ? Euh, c’est Brooke, je ne sais pas trop si tu veux qu’on en parle, vu que tu es parti l’autre matin mais … si tu veux discuter, je serais chez moi tout le week-end, il faut que … que je te dise quelque chose et … je pense qu’on devrait le faire autre part qu’au centre donc… je t’attends. Bisous. 

Lucas ne réfléchit qu’une seconde. Il reprit sa veste et partit voir Brooke. Dix minutes plus tard, il était devant chez elle et hésitait à frapper, mais il fallait qu’il lui parle. Il frappa et Brooke ouvrit, elle eu un léger sourire mais une marque d’appréhension restait sur son visage. Pendant une semaine, elle avait voulu l’appeler, juste pour entendre sa voix, pour lui parler de tout et de rien, de cette semaine difficile avec les enfants, mais elle ne pouvait pas. Déjà, elle ne se sentait pas encore aussi proche de lui pour partager ses journées mais surtout, il fallait d’abord qu’elle lui avoue ses secrets. 

Luke, entre.
Merci, tu vas bien ? demanda-t-il en rentrant et s’asseyant.
Oui…
Désolé d’être parti comme ça, la semaine dernière… mais…
Ce n’est pas grave, coupa rapidement Brooke, finalement, cette semaine m’a permis de réfléchir. Il faut que je t’avoue quelque chose de pas facile mais j’y tiens car je… tu me plais beaucoup et je tiens à toi… tu sais être riche, je ne me plains pas mais ca fait découvrir un monde… tu sais, je suis la fille du sénateur de New-York. Bref, je faisais pas mal de bêtises. Et bref, il y a quelques mois… j’ai renversé quelqu’un… Nathan Scott… j’ai refusé d’aller au procès, je ne voulais pas que ma réputation soit… et celle de mon père. (Les larmes aux yeux, Brooke s’arrêta et osa regarder Lucas qui gardait un visage impassible). Lucas ? Dis quelque chose, je sais que j’aurais du assumer mais c’est tellement dure, j’avais juste dix huit ans et … je suis désolée… Lucas ?
Brooke… tu sais, quand j’ai vu mon frère se faire percuter… ca a été horrible, puis il a été paralysé … je… j’en voulais à la terre entière… j’ai essayé de retrouver la personne qui a fait ça pour… je ne sais même pas pourquoi… Brooke… (Brooke se leva, horrifiée).
Tu savais qui j’étais ? Lucas ? ! Tu savais que j’avais renversé ton frère ? Tu voulais quoi alors ? cria Brooke. Me faire souffrir ?
Non ! Je… je voulais que tu t’excuses ! cria Lucas en se levant. Pour moi, tu étais celle qui a brisé la vie de mon frère, j’étais en colère, bouleversé, comprends-moi puis après je t’ai rencontré et tu m’as plu et…
Tu crois que ca va suffire ? Tu crois que ca a été facile pour moi ?!
Et pour Nathan ? C’est lui qui souffre les plus dans cette histoire ! Tu y penses à lui ?!
Tous les jours ! hurla Brooke en s’écroulant sur le canapé. J’y pense sans cesse, je me remets en cause chaque jour ! C’est horrible, tu peux ne pas savoir !-          Brooke… je ne veux pas qu’on se batte…
Vraiment, tu es là pour ça non ?
Non, je n’étais pas là pour ça, mais pour comprendre ! Comprendre pourquoi tu as dévié, pourquoi tu n’es pas venu au procès, pourquoi tu ne t’es pas excusé !
Je ne peux pas, Lucas, je ne peux pas, j’ai tellement de mal à vivre avec ce que j’ai fais ! Alors si je m’excuse, si je le vois, il me faut du temps.
Ca fait cinq mois tu sais.
Je sais ! Mais d’autres choses ont fait que…   

Sa voix se brisa, refaisant tomber la tension qu’ils avaient accumulé au cours de la dispute. Lucas s’assit à côté d’elle :  

Quelles choses ? demanda-t-il d’une voix douce.
J’ai fait plein de bêtises, tu sais. Dont l’une de me fiancer à un homme infidèle.
Fiancée ?
Oui, tu sais dans mon milieu, se fiancer à 18 ans, ce n’est pas choquant. Bref, je l’ai surpris avec ma… sœur le jour où j’apprenais que j’étais enceinte ! (Sa voix se brisa une nouvelle fois mais elle continua malgré tout, les larmes coulant sur ses joues). J’étais horrifiée, en colère et perdue alors je suis partie chez ma tante… près de Tree Hill et j’ai avorté… Sauf que ça s’est mal passé. Je … je suis stérile ! (Elle éclata en sanglot. Désemparé, Lucas la prit dans ses bras). Je suis restée quelques jours à l’hôpital et je suis sortie, bouleversée. J’ai écouté mes messages dans la voiture en rentrant, et il y avait un message de Tom, mon fiancé. Puis de ma sœur… en repensant à tout ça, au fait que je n’avais pas assez réfléchi avant d‘avorter et le fait que je ne pourrais jamais avoir d’enfant à cause de ma bêtise… j’étais en larmes et… c’est là que j’ai dérapé et que j’ai renversé Nathan. Je suis partie mais je me suis rendue au prochain commissariat pour me dénoncer. Je suis désolée.
Tu sais, je… tu devrais aller voir Nathan et lui parler. Ca te soulagerait et lui il comprendrait peut être.  

Lucas la prit dans ses bras, troublé par ses paroles. Il lui chuchota des mots pour la calmer, elle finit par s’endormir dans ses bras, confiante. 

                                                  *** 

Musique

Les semaines passèrent, Lucas et Brooke avaient décidé de continuer leur relation et ils devenaient de plus en plus proche, ils passaient tout leur temps libre ensemble, ils n’osaient pas se l’avouer encore mais leurs sentiments augmentaient au fil des jours. Même si Lucas se sentait coupable par rapport à Nathan, il vivait cet amour au maximum. Il insistait souvent pour que Brooke l’accompagne pour aller voir Nathan mais elle ne se sentait jamais prête. Cela mettait un fossé dans leur relation. Brooke ne pouvait pas encore affronter ce qu’elle avait fait, surtout depuis qu’elle avait trouvé un équilibre avec Lucas. Ils en parlaient de temps en temps, mais c’était leur secret et Brooke n’assumait pas encore. Elle voulait vivre encore un peu dans ce cocon qu’ils avaient créé pour sauvegarder leur amour. Mais plus le temps passait, plus elle sentait Lucas s’éloigner, il voulait qu’elle rencontre Nathan, qu’ils se parlent. Un jour, elle y arriverait, il le faudrait bien si elle ne voulait pas perdre Lucas et ça, elle ne le voulait pas.  

A Savannah, les jours passaient également vite. Haley jonglait entre ses nouveaux patients et elle s’était attachée à la petite Courtney, la petite patiente qui s’était cassé le bras. Elle était orpheline et son éducateur venait souvent la voir. Elle avait repris ses distances avec le docteur Hunter qui n’avait plus essayé quoique ce soit et aussi avec Nathan. Elle ne pouvait se permettre de s’attacher à un patient – même si c’était déjà fait, elle le savait, et plus ils passaient du temps ensemble lors des séances de travail, mieux ils s’entendaient, se comprenaient et s’attachaient. Nathan sentait bien qu’Haley gardait ses distances mais il ne pouvait s’empêcher de ressentir des sentiments qu’il n’avait encore jamais ressenti. Il évitait d’y penser, se concentrant sur sa convalescence, enfin aujourd’hui, après plus d’un mois de convalescence, il allait marcher, il le sentait depuis des jours et hier, Hunter lui avait dit qu’aujourd’hui serait le grand jour. Il était pressé mais en même temps angoissé. Et s’il n’y arrivait pas ? Si ses jambes, ses muscles qu’ils faisaient souffrir depuis des mois ne voulaient pas fonctionner comme il le voulait ? Il en avait longtemps parlé avec Haley et elle avait réussi à le rassurer mais ce matin, ses angoisses refaisaient surface. Il se dirigea vers la salle à manger pour retrouver Peyton et Courtney. Il sourie à cette image. Depuis que Courtney était arrivée, elle mangeait avec eux. La petite s’était beaucoup attachée à Peyton et elles passaient leur temps ensemble. Il les rejoignit mais ne parla guère, il ne le pouvait pas. Mais elles comprenaient. Quand il repartit, Courtney lui déposa un bisou sur la joue pour l’encourager.  Peyton sentit son cœur se serrer en voyant le geste de Courtney envers Nathan. Des moments si simples mais qui la remplissaient de bonheur. Quand Courtney était arrivée, elle était renfermée et malheureuse, mais depuis un mois, elle s’était épanouie mais son bras était guéri, elle allait devoir partir et Peyton allait se faire opérer. Peyton n’avait jamais eu aussi peur de l’opération qui allait venir. Et surtout, elle ne voulait pas laisser partir Courtney. C’était surement égoïste, mais elle s’était tellement attachée à elle qu’elle rechignait à la revoir partir dans l’orphelinat où elle redeviendrait malheureuse, comme à son arrivée. Mais elle n’avait pas le choix. Au loin, elle vit Jake, l’éducateur de Courtney, qui arrivait vers elle. Son cœur fit un bon, comme à chaque fois qu’elle le voyait. Peyton avait vite compris qu’elle avait eu le coup de foudre pour Jake mais même s’ils parlaient souvent et s’entendaient bien, elle était dans un fauteuil, elle n’avait aucun attrait. Souvent, elle s’imaginait une vie sans accident, sans fauteuil, elle aurait rencontré Jake et tout se serait bien passé. Mais ca aurait été un conte de fées et les contes de fées n’existent pas… 

Bonjour les filles ! Comment ca va ca matin ? demanda Jake en s’asseyant en face d’elles.
Ca va, merci, répondit Peyton.
Ca va aussi, il faut que j’aille voir Haley. Je vais me laver les dents et j’y vais.
Je t’y rejoins Courtney, promit Jake.
A tout à l’heure ! 

Elle embrassa Peyton et s’en alla, sautillant comme une petite fée. Jake la suivit du regard, triste. Il allait devoir lui dire que dans trois jours, elle retournait à l’orphelinat où elle était si triste… 

Elle part quand ? demanda la voix tremblante de Peyton.
Dans trois jours.
Oh ! Jake se tourna vers Peyton. Son visage d’habitude souriant était triste et inquiet.
Ne t’en fais pas, ca ira.
Tu crois ? J’en suis pas sur, quand elle est arrivée, elle était si triste et là… elle est si …
Epanouie, je sais, ca me brise le cœur de devoir la renvoyer, mais Haley m’a dit que son bras était guéri.  

Peyton acquiesça et son regard se voila. Jake vit le changement, il avait vu que Courtney s’attachait beaucoup à Peyton et réciproquement, mais on ne pouvait rien y faire… Son cœur se serra à l’idée que dans trois jours, il ne verrait plus Peyton, il aurait tellement aimé lui dire qu’elle lui plaisait, qu’elle était belle et qu’elle le chamboulait à chaque regard, à chaque mimique. Il se leva, la saluant, regrettant que la vie ne soit pas différente. Bien sur, il ne voulait pas forcément que sa vie change, il aimait sa vie, son métier et surtout sa fille de quatre ans, Jenny, qu’il aimait plus que tout. Chassant ses idées noires, il rejoignit Courtney et Haley dans la salle où sa petite protégée faisait ses dernières séances. Haley avait décidé de lui annoncer aujourd’hui, avec lui, pour que ça se passe le mieux possible. 

Bonjour Haley.
Jake ! Bonjour. Vous allez bien ?
Oui, alors Courtney, prête ? (La petite hocha la tête). Il faut qu’on te dise quelque chose Haley et moi.
Ma puce, commença Haley, tu sais que ton bras est guéri maintenant ? Tu vas pouvoir retrouver tes amis.
Non ! cria Courtney, les yeux pleins de larmes, je ne veux pas partir, je veux rester ! 

Courtney descendit de la table et avant que Jake ou Haley puisse la rattraper, elle sortit de la salle. Jake et Haley coururent après elle mais ils ne la rattrapèrent pas.

Ca me brise le cœur de devoir la ramener.
Moi aussi… elle était tellement heureuse ici.
On ne peut rien faire, elle doit retourner à l’orphelinat. (Jake se posa contre le mur, réfléchissant au meilleur moyen de calmer Courtney). Tu sais où elle peut être ?
Je pense qu’elle est allée voir Peyton, allons-y.  

Peyton était en train de dessiner dehors quand elle vit Courtney courir vers elle. Dans un élan spontané, elle aurait voulu se lever et courir vers elle. Mais elle ne le pouvait pas, elle attendit qu’elle vienne. Courtney monta doucement sur ses genoux, comme elle l’avait fait tant de fois au cours du mois, et pleura sur Peyton. 

Je ne veux pas partir, Peyton, je veux pas. Je veux rester avec toi. Dis Peyton que je peux rester avec toi.
J’aimerais bien ma puce, déclara Peyton, les larmes coulant sur ses joues, j’aimerais tant mais tu ne peux pas, ton chez toi, c’est là-bas.
Non, c’est ici ! Avec toi ! Je veux pas te quitter, pleura Courtney. 

Peyton serra la petite secouée de sanglots contre elle. Au loin, elle vit Haley et Jake, ils ralentirent le pas pour leur laisser encore quelques minutes ensemble. Haley était triste pour son amie, elle savait que Peyton aurait voulu faire plus, aurait voulu lui donner encore plus d’amour qu’elle ne lui donnait déjà.  

Courtney ? appela Haley, tu viens faire ta rééducation ?
Non, je veux pas, je veux rester avec Peyton.
Chérie, on en a pas pour longtemps et après tu pourras rejoindre Peyton d’accord ?
Non, je veux pas. 

Haley regarda son amie, la suppliant de faire céder Courtney. 

Vas-y ma puce, je t’attends moi. D’accord ? Va avec Haley. 

Tistement, Courtney descendit de son fauteuil et prit la main d’Haley pour la suivre dans le bâtiment. Souvent, elle jetait des regards à Peyton qui garda un visage impassible avant d’éclater en sanglot quand Courtney disparu de sa vue. Jake se rapprocha d’elle, souffrant de la voir aussi bouleversée. Il s’assit sur le banc à côté d’elle et lui prit la main.

Peyton ?
Je suis désolée, j’aurais pas du m’attacher mais je l’aime tellement, et si je n’étais pas coincé dans ce fauteuil de malheur ! 

Jake serra la main de Peyton, ne sachant que faire, que dire pour soulager sa peine. Il ne pouvait comprendre le sentiment de Peyton à être coincé dans ce fauteuil.

Tu sais, Courtney ne sera pas si …
Ne mens pas, on sait tous les deux que si, elle était malheureuse avant, et elle le sera après. Si seulement je n’étais pas coincée… Peu importe, je… je dois y aller. 

Peyton partit, il fallait qu’elle fasse quelque chose pour empêcher Courtney de retourner à l’orphelinat. C’était décidé, elle ferait tout pour ça. 

stephe  (12.12.2007 à 22:20)
                                            *** 

Après avoir fait travailler Courtney, Haley avait écouté avec intérêt l’idée de Peyton. Elle ferait tout pour aider Peyton. Maintenant, elle se dirigeait vers la salle où Nathan allait essayer de marcher pour la première fois depuis des mois. Ca allait être un long après-midi, elle le savait, mais elle était pressée de le voir. Elle savait qu’elle tombait un peu plus amoureuse chaque jour mais elle prenait le risque cette fois, elle était confiante. Nathan était déjà là mais Hunter était encore dans son bureau. 

Bonjour Nathan, salua-t-elle avec un sourire.
Salut !
C’est le grand jour, pressé ?
Tu ne peux pas savoir, mais en même temps, j’appréhende.
C’est normal, mais ne t’inquiètes pas, ca va bien se passer. Tu vas souffrir mais ca ira !
Merci, rigola Nathan.
Tu es au courant pour Courtney ? Elle repart dans trois jours.
Oh. C’est … dommage. Elle l’a pris comment ?
Mal, elle est allée voir Peyton.
Je m’en doute, elles sont liées… la pauvre… elle va me manquer. Ne me regarde pas comme ça.
C’est touchant, bon, prêt ? Je commence à t’échauffer ! 

Nathan sourit et obéit sans rien dire. Après une heure d’échauffement, Hunter arriva. C’était le moment. Nathan n’en avait parlé à personne de sa famille, même pas à Lucas, et surtout pas son père, il ne voulait pas les décevoir. Il s’assit sur la table et au lieu de prendre son fauteuil, posa les pieds par terre. Hunter se posa à ses côtés, Haley à quelques pas, là où il devait aller. Il se leva, debout, seul, sur ses jambes. Il vit Haley sourire, heureuse et confiante. Il le pouvait… pour elle. Doucement, appréhendant ce geste qui allait enclencher la dernière phase de sa convalescence, il s’ordonna de bouger. Son pied bougea, puis avança pour faire un pas, il posa ce pied par terre et fit de même avec lui. Sa jambe trembla mais il tint bon. Il sentit Hunter se détendre et le sourire d’Haley s’agrandit. Il fit deux autres pas, difficile mais il réussit à se tenir debout, juste devant Haley, heureux d’avoir fait trois pas, peut être rien pour tout le monde, mais un pas de géant pour lui. Sentant s’envoler toutes ses angoisses, il enlaça Haley qui l’étreignit à son tour en riant. 

Tu vois, ce n’était pas si dur ! rigola-t-elle.
C’était super Nathan, dit Hunter, la voix un peu froide. Tu essaies de revenir à la table ?
Ok.  

Il croisa le regard froid d’Hunter. Il comprit qu’il avait fait une erreur en enlaçant Haley devant Hunter qui craquait pour elle depuis le débout. Mais cela avait peu d’importance pour lui, tout ce qu’il voulait, c’était de retourner à cette table. Il fit les pas, un peu plus sur qu’avant, mais toujours doucement, il ne fallait pas brusquer les choses. Mais il avait réussi, réussi ! Il se rassit sur la table, essoufflé mais heureux. Haley lui sourit, de son vrai sourire et se posta à côté d’Hunter qui lui exposait la suite, plus de marche puis courir, ca irait de plus en plus vite pour qu’il puisse espérer reprendre son niveau de jeu d’avant.  

Haley, rejoignez-moi dans mon bureau après le massage de Mr. Scott, décréta Hunter d’une voix froide.
D’accord docteur. 

Hunter s’en alla et Haley fit comme si rien n’était en massant Nathan. Mais elle était un peu angoissée, Hunter ne lui avait jamais parlé comme ça, de cette voix froide. Elle se doutait qu’il allait lui parler de sa relation avec Nathan mais elle ne pouvait s’en vouloir d’avoir répondu à son étreinte, il était heureux et elle aussi, elle l’était pour lui. Après le massage, Nathan la retint.

Je suis désolé… si je dois t’apporter des ennuis par rapport à …
Ne t’en fais pas Nathan, il n’y a rien qu’il peut me reprocher par rapport à toi. D’accord ?
D’accord !
A tout à l’heure… ah oui, va voir Peyton, elle voulait te parler, je vous rejoins après.

Angoissée malgré tout, Haley se rendit dans le bureau d’Hunter. Elle s’assit en face de lui sous son regard froid.

Je peux vous demander ce qu’il se passe entre vous et Nathan ?
Rien.
Ne me mentez pas, je l’ai bien vu !
Il m’a enlacé, réaction normal d’un patient qui vient de réussir.
Vraiment, c’est tout ?
Je ne dirais pas qu’il n’y pas aussi de l’amitié vu qu’il est ami avec Peyton mais vous le savez, ça ne vous dérangeait pas.
Ca me dérange si ca intervient dans la rééducation de mon patient, Mlle James !
Rien n’intervient dans cette rééducation, docteur Hunter. 

Hunter fixa Haley qui gardait un visage impassible.  Il ne pouvait rien prouver mais la jalousie qu’il avait par rapport à son patient n’était pas bien mais il le sentait depuis quelques jours, il se passait quelque chose entre ces deux-la.  

Vous pouvez sortir. 

Haley repartit sans rien dire et rejoignit les autres dehors. Nathan lui jeta un coup d’œil pour savoir ce qu’il s’était passé mais ce n’était pas le moment. Elle lui fit un sourire rassurant et se tourna vers Peyton. 

Alors Sawyer, ton plan d’action ?
Il faut que Jake arrive encore, il a pu se libérer. Je lui en ai déjà parlé, il est allé voir un juge pour savoir comment ça peut se passer. En fait, on rechigne tous à laisser partir Courtney à l’orphelinat, elle sera malheureuse comme quand elle est arrivée. Je ne serais pas coincée dans ce fauteuil… mais c’est le cas. Je me fais opérer jeudi. Espérons que ca marche et que je puisse remarcher. Mais sinon, il y a deux solutions en fait. Je la confie en famille d’accueil à quelqu’un de ma famille, ma tante Amy. Elle accepte, elle veut bien. Donc soit Amy la garde jusqu’à sa majorité, si l’opération ne marche pas… j’irais chez elle, chez Amy. Si je remarche… j’adopterais Courtney ! Qu’est ce que tu en penses Haley ?
Courtney sera heureuse chez Amy et encore plus avec toi. C’est super !
Nate ?
Très bien, ca m’aurait fait de la peine qu’elle retourne là-bas.
Et quand tes matchs te laisseront un peu de temps, Courtney sera heureuse de voir son tonton Nate ! 

Les deux derniers jours de Courtney se passèrent entre tristesse et appréhension. Peyton attendait d’avoir la confirmation des hautes autorités pour en parler à Courtney. A côté de ça, son opération l’angoissait un peu moins même si c’était un gros pari. Nathan marchait de plus en plus, Haley toujours à ses côtés. Il avait appris la bonne nouvelle à Lucas qui venait le voir le même week-end, mais également à ses parents qui seraient au rendez-vous.  Le mercredi soir, la veille de l’opération et du départ de Courtney, Jake arriva enfin avec la nouvelle. Il retrouva Peyton, Haley et Nathan dans la chambre de ce dernier.

J’ai la réponse ! C’est oui ! 

Peyton s’effondra en pleurant. Haley vint l’enlacer, heureuse.

-          On a réussi, tu as réussi ! Allez, va l’annoncer à Courtney.  

Peyton essuya ses larmes et partit vers la chambre de Courtney. Celle-ci était dan son lit en train de dessiner. Quand elle vit Peyton arriver, elle commença à pleurer.

Ma puce, ne pleure pas, j’ai une bonne nouvelle. 

Peyton s’assit sur le lit à côté de la fillette et la prit dans es bras.

Je ne voulais pas te laisse retourner là-bas, Haley, Nathan et Jake non plus d’ailleurs. Alors j’ai demandé à ma tante Amy si elle ne voulait pas te prendre, comme une famille d’accueil, tu sais. Et après mon opération, je viendrais vivre avec vous, que je remarche ou pas. Enfin pas tout de suite, mais quelques mois, mais Amy t’amènera souvent … si tu le veux.
Oh oui ! Merci Peyton. (Courtney se jeta sur Peyton en pleurant). Je t’aime fort.
Moi aussi, je t’aime fort. A bientôt alors, ma puce, Haley sera avec toi demain quand Amy viendra te chercher. Je t’aime. 

Peyton se rassit dans son fauteuil. Elle se dirigea vers sa chambre, elle croisa Haley qui partait puis retrouva Jake qui l’attendait.

Tu as été super Peyton, pour Amy, c’est formidable.
Tu pourras venir la voir.
Je ne sais pas si c’est bien pour elle, je lui rappellerais son ancienne vie, à l’orphelinat. Bon courage pour demain, je suis sur que ca va marcher.
C’est un adieu ? demanda Peyton, la voix tremblante.
Je crois que c’est le mieux.
Tu as sans doute raison.
J’aimerais avoir tord Peyton, tu me plais beaucoup mais…
Mais je sais, je suis en fauteuil et ca ne changera pas et…
Non, ce n’est pas ça Pey, s’exclama Jake en s’asseyant près d’elle. Je… tu me plais, si la vie avait été différente, j’ai une fille de quatre ans, la vie semble tellement compliquée…  

Ne voulant pas la laisser, il se pencha vers elle et lui donne un doux baiser sur les lèvres. Peyton lui répondit avec plaisir, s’accrochant à lui, puisant de la force. 

Je serais là à ton réveil, promit-il. 


                                                 *** 

Haley accompagna Peyton à son opération, elle avait peur, très peur. Mais elle avait espoir que tout se passe bien. Elle retourna au centre pour présenter Amy et Courtney. Ensuite, elle retrouva Nathan pour faire une marche avec lui, pour travailler ses muscles. Ils parlèrent longuement de Peyton et de Courtney. 

Tu crois que je pourrais venir avec toi pour voir Peyton ?
Tu veux ?
Bien sur, Peyton est mon amie.
Bien sur, je me sentirais moins seule…
Tu as peur, tu étais pourtant confiante, non ? Hunter aussi.
Oui, mais il y a toujours un risque… et je suis toujours stressée le jour des opérations et pendant quelques jours. J’aimerais tellement qu’elle remarche…
Comment l’accident s’est produit ? Elle ne m’en a jamais parlé.
Un accident de cheval, déclara Haley après quelques secondes, on faisait souvent du cheval étant adolescente et un matin, on a fait notre parcours habituel… mais son cheval s’est braqué à cause d’une piqure d’un frelon. C’était près d’une falaise, sa selle était mal attachée, elle n’avait pas vérifié comme d’habitude et… elle est tombée… j’ai appelé les secours, je l’ai rejointe en bas mais elle avait la colonne brisée. (Haley s’arrêta quelques instants. Nathan lui prit la main pour la réconforter, et main dans la main, ils continuèrent à marcher tandis qu’Haley reprenait son discours). Alors, les opérations ont commencé, les convalescences, c’est pour ça que j’ai voulu faire kiné, c’est un beau métier… je sais que ça sera la dernière de Peyton, j’espère tellement que ca réussisse…
Allons-y. 

Ils firent demi-tour, toujours main dans la main et retournèrent au bâtiment avant de prendre une voiture et de se diriger vers l’hôpital. Ils attendirent de nombreuses heures avec le père de Peyton et Jake qui les avait rejoints après son travail. Enfin, le médecin sortit, la mine grave. Ses paroles ne furent qu’anodines, vu son visage, l’opération avait échoué.

Nous sommes désolés… mais l’opération n’a pas marché. Elle ne sent pas ses jambes. 

Le père de Peyton s’en alla sans rien dire, dépité. Encore une opération où sa fille allait souffrir, mettre des mois à s’en remettre pour rien, rien. Jake partit plus loin, désespéré, il avait tellement espéré pour elle, elle devait être bouleversée. Haley s’écroula sur son siège en pleurant. Nathan la prit dans ses bras, la serrant contre lui pour éponger sa tristesse. Ils restèrent quelques minutes ainsi, Haley blottie contre Nathan, dans un semblant de sécurité. Le père de Peyton revint et entra dans la chambre de sa fille, fatiguée mais réveillée. Il sera la main de sa fille tendrement.

C’est rien papa, c’est fini …
C’est à moi de te dire que ce n’est rien, tu t’en sortiras aussi bien ma chérie.
J’aurais tellement voulu mais j’aurais une belle vie quand même, déclara-t-elle courageusement, les larmes coulant sur ses joues, la voix tremblante. J’aurais Courtney, toujours Haley et toi. Ce n’est pas ma vie rêvée mais ce n’est pas la fin du monde.
Je serais toujours là pour toi ma chérie. Je laisse entrer Haley quelques secondes.
Merci papa.
A demain ma chérie. 

Larry sortir dehors pour serrer Haley dans ses bras, lui donner du courage.

Va, elle a besoin de toi. 

Haley entra dans la chambre de son amie et s’assit près d’elle en douceur.

Ca va best friends ? demanda Peyton d’une voix faible.
Hé, tu me piques ma réplique… best friends.
Je vais du mieux que je peux dans ce moment-là. Tu sais, me dire que Courtney m’attend me fait du bien.
Jake et Nathan sont dehors.
Dis leur merci, surtout à Jake, mais pas ce soir.
T’inquiète pas, repose toi best friends, je t’aime.  

Haley lui posa un baiser sur le front, poussa les mèches rebelles qui se collaient à ses joues mouillées de larmes et partit, la laissant se reposer. Elle s’écroula dans les bras de Nathan, triste mais rassurée sur l’état de son amie.

Merci Jake d’être venu, tu pourras la voir demain. Je lui ai dis que tu étais là…
Je comprends, à demain alors. 

Jake partit, suivi par Nathan et Haley qui retournèrent pour Nathan au centre, pour Haley chez elle. Mais Haley dormit très peu, pensant sans cesse à Peyton mais aussi à Nathan et à ses sentiments pour lui, elle ne pouvait nier qu’elle l’aimait, mais que faire ? Elle n’avait pas le droit de sortit avec un patient, elle attendrait le bon moment, leur moment.
 
                                                     ***

Musique 

Un mois plus tard, à New York, Lucas rentra chez Brooke avec la clé qu’elle lui avait donné. Il la rejoignit sur le fauteuil où elle faisait des mots fléchés. Il avait réfléchi la journée entière pour bien lui dire ce qu’il avait en tête mais il avait décrété qu’il y avait aucune bonne façon de le lui dire alors il se lança :

Je vais à Savannah ce week-end, déclara-t-il. Tu viendrais avec moi ?
Lucas…
S’il te plait, je t’aime et j’ai envie de te présenter à ma famille, à mon frère. Et tu as besoin de lui dire et il a besoin de le savoir.
Tu crois savoir ce dont quoi j’ai besoin ?
Brooke, ne le prends pas comme ça. Je veux juste que tu m’accompagnes pour te présenter, ca fait déjà plus de deux mois !
Je ne peux pas.
Fais-le pour moi, j’en ai besoin, supplia-t-il.
Je ne me sens pas prête.
Tu te sentiras prête un jour au moins ou pas ? Je ne compte pas rester cacher toute ma vie Brooke ! Je te laisse un billet d’avion, je te l’ai pris. J’espère que tu viendras.
Et si je ne viens pas ?
A toi de voir ce que tu veux, répondit-il d’un ton cassant. 

Il quitta l’appartement rapidement, sans un mot, sans un baiser, laissant une Brooke désemparée. Elle savait qu’elle devait le faire mais elle ne se sentait pas prête, pas encore, elle irait une autre fois. Elle se le promettait à chaque fois mais ce serait la bonne, la prochaine fois… Lucas ne revit pas Brooke de la semaine et même si la lui faisait mal, il ne l’appela pas. Elle ne fit rien non plus, ce qui lui brisa le cœur. Le samedi matin, il attendit à l’aéroport. Jusqu’au bout, il attendit de la voir arriver pour lui dire qu’elle venait, qu’elle allait enfin faire ce pas qui leur ferait du bien, à tous. A elle pour échapper à ses démons, à lui il se sentirait moins coupable, à Nate, pour qu’il puisse comprendre. L’hôtesse lui demanda une dernière fois de venir et il la suivit lorsqu’il entendit son nom. Il se retourna pour voir Brooke en train de courir vers lui, souriante et affolée. Elle lui sauta au cou en riant :

J’avais peur de te louper. (Elle se recula pour mieux le regarder dans les yeux). Je viens.
Merci, soupira Lucas en l’enlaçant.  

Main dans la main, ils entèrent dans l’avion et s’envolèrent vers Savannah. 

                                                   *** 

Nathan se leva et s’habilla pour son jogging. Depuis une semaine, il courrait avec un médecin du sport pour se réhabituer. Ses jambes étaient tout à fait remises, il fallait juste réhabituer son corps, ses muscles à refaire du sport de façon intensive. Au loin, il vit Haley s’occuper d’un nouveau patient. Son cœur se serra. Depuis l’opération de Peyton il y a un mois, il avait pris ses distances. Non qu’il ne l’aimait pas, au contraire, mais Hunter lui avait fait clairement comprendre que leur rapprochement pouvait mettre la carrière d’Haley en danger, ce que ni Nathan, ni Haley ne voulaient. Alors il avait pris ses distances sans lui en parler, et même si ca lui faisait mal au cœur, il ne pouvait faire autrement. Son frère venait ce week-end avec une surprise avait-il dit, ca lui changerait les idées. Il rejoignit son docteur et ils commencèrent à courir.  

Au loin, Haley avait vu partir Nathan courir, comme tous les matins. Bien sur, il n’y avait plus de sourire, plus d’échanges, plus rien. Ca lui faisait mal, elle ne comprenait pas mais elle ne se sentait pas le courage de lui demander la raison de ce revirement soudain. Mais Haley se concentrait sur son travail, sur ses patients et sur Peyton. Haley finissait dans deux mois son stage, Peyton partait dans trois mois chez sa tante Amy… Nathan quittait le centre dans un mois. Ils allaient tous être éparpillés. Elle resterait à Savannah pour passer son concours de fin d’études, deviendrait kiné ou pas et devrait choisir là où elle voudrait travailler. Près de Peyton ? Près de Nathan ? Elle était perdue. Elle chassa ses idées noires et se concentra sur sa nouvelle patiente qui avait eu un accident de moto, elle enchaina deux autres patients avant de retrouver Peyton. Quand Peyton se retrouva seule, elle se mit à penser à sa vie, à Courtney qui l’attendait et aussi à Jake qui venait dès que son travail et sa fille lui permettaient. Elle était heureuse de le voir souvent, mais elle savait qu’aucun avenir n’était possible pour elle, mais ca lui faisait moins mal qu’avant, elle avait Courtney et même si elle ne pouvait l’adopter, dans son cœur, c’était sa fille.  

                                                   *** 

Dans le taxi, Brooke serra la main de Lucas. De plus en plus qu’ils s’approchaient du centre de Savannah, elle sentait son stress monter, elle ne voulait pas rencontrer Nathan, lui parlait de sa vie, de l’accident, elle ne se sentait pas encore prête, mais elle le ferait, pour Lucas, par amour pour lui. Enfin – ou déjà – le taxi s’arrêta, Lucas descendit et reprit sa main dans la sienne.

Ca va bien se passer.
Tu crois ? J’y crois pas, tu pardonnerais à celle qui a brisé sa vie ?
Tu ne lui as pas brisé sa vie, Brooke, tu …
C’est toi-même qui me l’as dit Lucas, tu te rends compte s’il ne veut jamais me voir ? Tu feras quoi toi ?
On verra à ce moment là d’accord ? Brooke, je t’aime, je ne vais pas te quitter pour Nathan ok ?  

Heureuse mais sceptique, Brooke lui posa un baiser sur les lèvres puis le suivit dans le bâtiment. Sans un mot, il l’emmena devant la chambre de son frère.

Courage ma puce.
Je t’aime, souffla-t-elle alors que Lucas entrer dans la chambre de son frère.
Hey Nate, salut !
Luke, entre… bonjour.
Content de te voir sur tes deux pieds !
Et moi donc !
Je te présente Brooke, ma petite amie.
Salut Brooke, enchanté.
Moi de même. 

Lucas et Brooke avaient décidé, pendant les heures de vols, de le dire dès le début, pour éviter les malentendus plus tard.

Les parents arrivent à quelle heure déjà ?
Cette aprem, vers 14h je crois, j’ai prétexté une séance. Je les supporte de moins en moins, dire qu’il va falloir que je reste encore un peu chez eux après… Alors, comment vous vous êtes rencontrés ?
Tu sais, je t’en avais parlé Nate, on travaille dans un centre pour enfants en difficulté.
En fait… moi je fais des heures d’intérêt général.
Oh…
Je vais vous laisser, coupa Lucas. 

Nathan les regarda bizarrement, ne comprenant pas leur attitude bizarre. Il vit son frère partir et Brooke s’assoir sur son lit – seule possibilité.  

Qu’est ce qu’il se passe ? demanda-t-il, mal à l’aise.
Je… laisse-moi parler d’accord ? Pour Lucas, promets-moi de ne pas me couper.
D’accord, promit Nathan, troublé.
Je suis la fille du sénateur de New York, riche avec tout ce que je voulais, les garçons, je me suis fiancée à 18 ans, il y a à peine un an… mais il m’a trompé avec ma sœur alors que je venais d’apprendre que j’étais enceinte. J’étais totalement paniquée alors je suis allée chez ma tante près de Tree Hill pour avorter. Je le regrette chaque jour…  surtout que l’opération a… il y a eu un problème et … (Sa voix se brisa, les larmes longtemps retenues coulèrent mais elle se reprit, Nathan était figé, attendant la suite, la soupçonnant peut-être…). Je suis devenue stérile. Ce jour-là, j’étais en pleur, je rentrais chez moi et… je ne t’ai pas vu, j’ai dérapé et … c’était moi. (Nathan se leva brusquement, Brooke le regardant, assise, en pleurs). Je suis désolée, j’étais en larmes, je t’ai pas vu, je… non, (Nathan partit vers la porte) attends, laisse-moi finir, (Nathan s’arrêta, se retourna pour savoir ce qu’elle pouvait encore lui dire)  je … j’ai eu du mal à assumer, c’est pour ça que je n’ai pas voulu qu’on dévoile mon nom et… je ne voulais pas te faire face, j’ai eu du mal à m’en remettre. Je te demande pardon, du fond du cœur.
Tu as eu du mal à t’en remettre ?!  hurla Nathan. Et moi ? Ca fait six mois que je suis là, je ne pouvais plus marcher, plus courir ! Tu te rends compte ? Et tu crois que des excuses suffiront ?
Je sais bien que non, mais… j’ai rencontré Lucas, je suis amoureuse de lui, je sais qu’il ne le voulait pas non plus mais je te demande pas de me comprendre, ni de me pardonner mais qu’un jour prochain… tu arrives à oublier.
Jamais ! Maintenant, j’aimerais que tu sortes. Tout de suite ! Brooke sortit, en larmes, et rejoignit Lucas.
Je suis désolée, je vais partir.
Reste un peu, je vais le voir. Je t’aime Brooke. 

Il l’embrassa sur son front et rejoignit son frère.

Comment t’as pu ? Dis-moi Lucas comment tu peux sortir avec celle qui m’a brisé ?
Tu laisses m’expliquer s’il te plait ? Quand je l’ai recherché, je voulais qu’elle s’excuse, qu’elle paie ce qu’elle avait fait, qu’elle assume ! Et puis j’ai appris à la connaitre et …
Non, pas ça ! Tu vas me faire pleurer, ne me dis pas ce qu’elle a traversé, elle me l’a dit, je ne peux pas lui pardonner ce qu’elle m’a fait ! Comment tu peux faire ça !
J’ai appris à la connaitre, je ne le voulais pas mais je l’aime. Je ne te demande pas de comprendre, juste de ne pas m’en vouloir.
Tu vas me demander quoi en suite ? De la voir ? De l’appeler ? De lui pardonner ? Mais je ne peux pas Luke !
Je comprends Nate. 

Un silence pesant s’installa entre les deux frères. Nathan s’assit sur son lit, la tête entre les mains. Il ne comprenait pas comment Lucas avait pu lui faire ça. Il s’attendait vraiment à ce qu’il lui pardonne ? Alors qu’à cause d’elle, il ne pourrait pas réaliser son rêve ! 

Nate ? Je ne veux pas qu’on se dispute, je la tiendrais à l’écart, mais je ne peux pas la quitter. Je l’aime vraiment et j’espère qu’un jour, tu lui pardonneras oui. Comme tu me pardonneras.
Je n’ai pas l’intention de te laisser partir, mais je ne veux pas la voir. Jamais.
D’accord, soupira Lucas, elle repartira. 

Lucas s’assit à côté de son frère et lui demanda des nouvelles de sa rééducation intensive, d’Haley… de sa vie ici. Son frère se livra, comme d’habitude entre eux malgré le froid qu’avait apporté la relation de Brooke et Lucas. Dehors, Brooke essuya ses larmes d’un geste rageur. Elle s’en voulait d’avoir été si faible face à Nathan mais elle le comprenait, elle ne s’attendait pas à un pardon immédiat même si elle l’avait secrètement espéré. Une jeune fille blonde s’approcha d’elle, la couvrant de son ombre :

Mlle ? Ca va ?
Oh oui, pardon.
Vous êtes un ami d’un patient ?
Non, enfin je suis la petite amie du frère d’un patient.
Vous êtes la petite amie de Lucas ?
Euh oui, vous le connaissez ?
Je suis la kiné de Nathan, le frère de Lucas, enchantée.
C’est moi qui est renversée Nathan, je ne suis plus sur que vous soyez enchantée !
Ah… mais vous êtes là, ca a du être un grand pas pour vous.
Oui, exact mais ca n’empêche qu’il me déteste.
C’est normal, mais ça passera avec le temps, s’il vous voit heureux avec son frère.
Je ne crois pas non.
Toujours garder espoir, soupira Haley, je dois vous laisser, j’ai un patient. A un jour…peut-être… 

Haley quitta Brooke et croisa Lucas sur sa route, ils discutèrent quelques instants, de Nathan et Brooke, ceux qui étaient dans leur cœur et pourtant qui leur causaient du souci. Suivant son cœur, Haley frappa à la porte de Nathan. Quand il la vit, un éclair de bonheur traversa ses yeux, mais si vite qu’Haley crut l’avoir rêvé.

Salut, ca va ?
Oui et toi ?
Ca va, j’ai vu que ton frère était là… avec sa petite amie.
Tu le sais déjà, comment tu fais ?
Je sais tout, dit-elle avec un clin d’œil. Tu te sens comment par rapport à ca ?
Je n’ai pas envie d’en parler, répliqua-t-il d’un ton sec.
Pourquoi tu es comme ça Nathan ? Agressif avec moi ? (Haley entra et ferma la porte). Dis-moi, qu’est ce que j’ai fais ?
Tu n’as rien fais Hales, je suis exténué, la dispute avec mon frère m’a vidé et mes parents arrivent bientôt tu sais, j’ai besoin de reprendre des forces, je ne veux pas me disputer avec toi.
Ah non ? C’est sur, tu ne veux rien de moi !

Haley sortit en claquant la porte, énervée, les larmes aux yeux. Elle ne comprenait pas sa réaction, son agressivité envers elle ! Ils avaient été tellement proches et elle sentait encore ce lien entre eux. Pourquoi voulait-il tout détruire ? Haley se dirigea vers un patient. Elle finit avec lui et retourna chez elle où elle passa son week-end seule à travailler et il fallait bien l’avouer à déprimer ! Elle n’aimait pas ça, mais elle en avait besoin. Devant la tv, elle mangea de la glace à la noix de coco, sa préférée, pour oublier son chagrin.   

Au centre, Jake rendit visite à Peyton et lui présenta sa fille, c’était le même week-end que Courtney venait et tous les quatre, ils passèrent une journée agréable à rire et s’amuser. 

Musique

Lucas déposa Brooke dans un hôtel pour passe la journée avec son frère et ses parents. Aucun des deux ne reparlèrent de Brooke, ni entre eux, ni à leurs parents. C’était devenu un secret. Au moment du départ, Lucas le prit tout de même à part :  

J’espère que tu arriveras à lui pardonner, je t’aime petit frère. 

Nathan ne répondit rien serrant juste son frère dans ses bras. Il ne pouvait pas lui promettre, il ne l’envisageait même pas encore aujourd’hui. Lucas rejoignit Brooke à l’aéroport. Assise sur un siège, tremblante, elle l’attendait. Elle leva un regard humide vers lui, terrifiée à l’idée qu’il pouvait la quitter. Il s’assit à côté d’elle, lui prit la main.

Merci. Je sais que ça a été dur pour toi. Alors merci.
Je t’aime, répondit-elle simplement. 

Lucas lui sourit, l’embrassa en lui murmurant un je t’aime sur ses lèvres. Brooke sourit à travers ses larmes. Ensemble, ils avaient trouvé le grand amour. 

                                                   *** 

Une semaine plus tard, Nathan sortit de la salle où il avait sa séance en courant et se rua dans la chambre de Peyton. 

Je sors ! cria-t-il. Ce week-end !
Mon dieu Nate, c’est super, cria Peyton. Oh mon dieu. Il l’enlaça sur son lit.  
Tu vas tellement me manquer !
Ne pleure pas ma belle, je viendrais te voir souvent toi et Courtney…
Oh… oui j’espère bien ! Sinon, c’est moi qui viendrais te voir !
-  Tu vas me manquer aussi belle blonde !
Il faut que je te dise quelque chose, je voulais d’abord le dire à Haley mais vu que tu es là, ca sera toi le premier au courant. Jake et moi… on est ensemble ! Je l’aime, tu peux pas savoir ! Je me vois déjà, vivant avec lui, Courtney et Jenny.
Personne ne le mérite plus que toi ma belle, je suis heureux pour toi.
Pour toi aussi, bientôt de nouveau à l’affiche ?
Dans quelques mois peut-être. Je rentre à Tree Hill deux mois avec un coach personnel. Pour voir si je peux tenir le rythme.
Tu le tiendras, j’en suis sur… Nate…
Allez viens ! dit-il en souriant. 

Peyton monta dans son fauteuil et le suivit dans sa propre chambre. Tout en faisant ses valises, ils parlèrent de tout et de rien, de leur plan. De ses projets d’avenir, de se revoir tous. Il était heureux comme jamais. Quelques heures plus tard, quand tout fut rangé, Peyton partit, pour mettre leur plan à exécution. Il regarda une dernière fois sa chambre, tant de souvenirs, autant sympathiques qu’horribles se trouvaient dans cette chambre. Il la ferma et se dirigea vers les différentes relations qu’il avait faites ici. Puis il rejoignit Peyton et Haley sous le porche. Haley se demandait visiblement ce qu’elle faisait là, suppliant Peyton de tout lui dire. Cependant, quand elle le vit, elle s’arrêta net et attendit. Peyton se posta plus loin près de Jake qui était venu pour l’occasion.

Nate…
Tu sais que je pars ?
Oui, répondit-elle d’une petite voix. Hunter me l’a dit, c’est bien. Je suis contente pour toi. Je… (Une larme coula sur sa joue, elle l’enleva en tremblant). Tu vas me manquer.-          Oh Hales… 

Haley croisa son regard quand il prononça son nom de cette façon, une façon mi-désespérée, mi-amusé. Il se rapprocha d’elle, prit son visage entre ses mains et l’embrassa tendrement. Il recula pour voir son regard surpris.

Je t’aime. 

Ses pupilles s’écarquillèrent de surprise.

Je…
Si je ne t’ai pas parlé, c’était pour ne pas compromettre ta carrière. Hunter m’avait mis en garde… alors j’ai gardé mes distances mais ca ne m’empêchait de t’aimer.
Je t’aime aussi, souffla-t-elle en pleurant et en lui sautant au cou dans un baiser passionné.

 
Au loin, Peyton et Jake applaudirent, ainsi que d’autres patients. Nathan se détacha en souriant et sorti quelque chose de sa poche.

Tiens, un billet d’avion. Viens-moi avec moi à Tree Hill ce week-end. Je vais me prendre un appart, je ne peux pas vivre avec mes parents. J’aimerais que tu me rejoignes. 

Haley acquiesça, des larmes de joies coulant sur ses jours.

Je t’aime, répéta-t-elle.

Nathan sourit, heureux. Il remarchait, la femme de sa vie était à ses côtés, ses amis étaient heureux, même son frère avait trouvé la perle rare. Même s’il ne pardonnerait pas à Brooke avant longtemps, qui sait ? Il y arriverait peut être un jour. Il prit la main d’Haley, sourit à Peyton et Jake, et partit avec un dernier regard au centre qui avait abrité six mois de sa vie. Mais maintenant, il pouvait repartir d’un bon pied, l’avenir lui souriait, il sentait qu’il pouvait reprendre les chemins des vestiaires et qu’il deviendrait pro, comme il l’avait toujours rêvé. Il regarda Haley, souriante et heureuse. Il sentait son cœur se gonfler de joie. Un page venait de se tourner.  

Tout le monde souffre, mais il faut savoir se relever pour continuer à vivre et non juste survivre.  

                                                                       The end

stephe  (12.12.2007 à 22:44)
Voilà ! Cette fic est finie, j'espère que vous l'avez aimé, moi j'ai beaucoup aimé l'écrire, alors j'espère que ca se ressent et que vous avez passé un bon moment. N'hésitez pas à me donner votre avis!!

Comme d'habitude, je remercie mes girls qui m'aident et me poussent quand j'ai une baisse de régime. I Love You. A&F my girls^^

Bisous.
Stephe

stephe  (12.12.2007 à 22:46)
Ah le premier com partenaire, ça faisait longtemps! En plus j'ai quand même attendu un peu longtemps pour mettre mon com lol ! non je plaisante!

Alors cette fic, géniale!!!!!!!  Je l'adore, j'ai accroché dès le départ, impossible de m'arrêter, j'attendais les suites avec impatience! NOn vraiment, ça change, peut-être Nate en fauteuil mauvais présage pour la saison 5 lol mais en tout cas il se relève alors... J'ai adoré le Naley, en douceur, patient, jaloux ... comme je l'aime! Bravo encore une fois ma Stephe et continues à m'enchanter avec tes fics sur Naley comme tu sais si bien les faire...

Je t'adore et bon courage pour la suivante je sais qu'elle sera tout autant FANTASTIQUE!

Gros bisous
Je t'adore
Em.

naley21  (12.12.2007 à 22:53)
Deuxième commentaire....Que dire ? Cette fic est tout simplement géniale, elle mélange bonheur, peine, malheur, c'est un plaisir de la lire. Tout les personnages sont attachant, mais c'est dommage que l'opération de Peyton n'est pas focntionner....Voilà, je crois que j'ai tout dit, tu as vraiment beaucoup de talent, tu sais faire accrocher les lecteurs avec des sujets qui sont présent dans toute les vies...Continue comme ça.

Haluna  (13.12.2007 à 10:29)

Alors là ! Waouh ! Cette histoire est vraiment fantastique. J'ai adoré et je ne pouvais m'arrêter tellement je voulais connaître la suite. C'est très touchant et très réaliste, j'étais dedans !

Bravo et continue comme ça.

Bisous

melinou27  (13.12.2007 à 13:16)
Tu sais déjà tout ce que je pense de ta fic mais je vais le redire^^. Elle est super, j'ai adhéré complètement. J'en voulais toujours plus et quand elle a été finit snif j'en voulais encore^^. Un peu de malheur et de peine mais à la fin tout le monde trouve le bonheur :) et c'est très bien surtout pour Peyton^^. Bravo pour cette fic et continue comme ça..

Bisous
Bouriquet

atchoum49  (13.12.2007 à 14:29)

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