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Série : Criminal Minds
Création : 30.01.2011 à 22h28
Auteur : paname17
Statut : Terminée
« Voici la suite du "tueur des Palaces" (qu'il faut absolument lire avant pour comprendre). Victimes d'un complot, JJ, Hotch et Emily ont disparu... » paname17
Cette fanfic compte déjà 16 paragraphes
Quantico
Dans la salle de réunion, Morgan se prit la tête dans les mains en soupirant. Il était épuisé, exsangue comme toute l’équipe. Ca faisait prés de dix jours qu’ils étaient sans nouvelles de Hotch et de Prentiss. Dix jours qu’ils étaient recherchés par toutes les polices du pays, considérés comme de dangereux criminels. Plus inquiétante encore était la disparition inexpliquée de JJ. Elle semblait s’être complètement volatilisée. Tout le monde soupçonnait Howard Smith, mais sans aucune preuve, on ne pouvait même pas l’interroger, trop puissant, trop influent. JJ ne faisant plus partie du FBI et n’étant pas officiellement disparue, le Bureau ne pouvait même pas lancer un avis de recherche.
L’équipe pouvait au moins compter sur le soutien d’Erin Strauss et du Directeur du département. Ils décidèrent de mettre Will et Henry ainsi que Jack et Jessica sous protection. Morgan, lui même, ignorait où ils étaient cachés. On lui laissait la direction de l’équipe. Officiellement le FBI ne prend pas position, mais officieusement plusieurs équipes recherchaient les trois agents disparus et tentaient de réunir des preuves contre Howard Smith et son complice français.
Mais pour combien de temps ? Morgan redoutait qu’une décision politique mette fin à l’enquête, que l’on ne retrouve pas la trace de JJ, que Hotch et Prentiss soient définitivement considérés comme de dangereux criminels, et que les services sociaux retirent à Hotch la garde de son fils…
Reid et Pénélope vérifiaient quelque chose dans le bureau de cette dernière avec Kévin. Ils n’avaient pas dormi depuis une semaine et étaient rongés par l’angoisse. Rossi avait besoin de s’isoler un peu dans son bureau.
Sam Cooper arriva dans la salle de réunion et regarda longuement Morgan…
Sam Cooper : Tu devrais te reposer un peu.
Morgan : Nous n’avons pas le temps pour cela.
Sam Cooper : Juste à certain point, tu le sais très bien. La fatigue va finir par fausser ton jugement.
Morgan savait au fond qu’il avait raison mais il ne voulait pas l’écouter.
Sam Cooper : Bon, on a retrouvé la trace de Xavier Dupeyronniére.
Morgan : Quoi ?
Sam Cooper : J’ai trouvé sa faiblesse aussi. C’est un passionné de moto. Prentiss ne te l’avait pas dit ?
Morgan : Je n’ai pas parlé avec elle directement.
Sam Cooper : Dans notre équipe nous sommes deux à être fous de moto et nous n’avons pas vraiment l’allure d’agents du FBI. Nous allons mener notre enquête; j’ai plein d’amis dans ce milieu, ça va nous aider.
Morgan entrevit une lueur d’espoir, de leur côté leur recherche sur Howard Smith est au point mort. A ce moment, le portable de Morgan sonna.
Elizabeth Prentiss : Agent Morgan, je suis Elizabeth Prentiss la mère d’Emily. Avez vous du nouveau. ?
Morgan surpris : Bonjour Madame. Non rien de nouveau.
Elizabeth Prentiss : Pourquoi les traitez vous comme de dangereux criminels ? Vous savez bien qu c’est faux.
Morgan avec lassitude : Nous n’y sommes pour rien Madame.
Elizabeth Prentiss : Je l’espère. Passez à ma résidence tout à l’heure à 17 heures, vous devez trouver facilement l’adresse.
Morgan : Mais Madame….
Elizabeth Prentiss : C’est un ordre.
Et elle raccrocha.
Morgan : Mais pour qui elle se prend !
Sam Cooper : Qui est ce ?
Morgan : La mère d’Emily.
Sam Cooper : Sois plus tolérant, elle est sans nouvelles de sa fille….
Morgan : Elle exige que je passe chez elle. Comme si je n’avais que ça à faire.
Rossi en entrant dans la salle : Tu oublies qu’elle connaît les Johnson de Bogotà, qu’ils sont liés au passé d’Howard Smith et qu’Emily devait la contacter à ce sujet.
Morgan : J’ignore si elle a eu le temps de le faire.
Rossi : Nous allons rendre visite tous les deux à l’ambassadeur Prentiss, j’ai le sentiment que nous allons apprendre des choses très intéressantes.
Devant la résidence Prentiss, beaux quartiers de Washington…
Rossi : Comment a t-elle eu ton numéro ?
Morgan : Je l’ignore.
Ils sonnèrent et une employée de maison vint leur ouvrir. La résidence était très luxueuse, les deux agents furent impressionnés.
Elizabeth Prentiss vint à leur rencontre.
Elizabeth Prentiss : Bonjour Agent Morgan et…
Rossi : Agent Rossi.
Elizabeth Prentiss : Le fameux David Rossi ? J’ai souvent entendu parler de vous. Bon, je suis désolée de m’être montrée abrupte tout à l’heure mais il fallait absolument que je vous vois et je ne voulais rien dire par téléphone.
Morgan : Comment avez eu mon numéro de téléphone personnel ?
Elizabeth Prentiss : C’est Aaron Hotchner qui me l’a donné.
Les deux agents se regardèrent surpris.
Elizabeth Prentiss : Deux jours avant leur disparition. Nous nous sommes vus tous les trois à New York. Venez dans mon bureau, nous serons plus tranquilles.
Ils suivirent la mère d’Emily. Ils entendirent l’écho d’une discussion animée venant de l’un des salons. Ils reçoivent se dit Rossi.
Elizabeth Prentiss : Asseyez vous. Bon, je vais être claire avec vous. Celui qui est l’instigateur de tout cela est Howard Smith. Ce type est un fou manipulateur. Il ne s’est jamais remis du départ de sa fiancée. J’ai interrogé les Johnson à ce sujet. Ils ont reçu des menaces. Leur chien a été empoisonné. C’est l’une des raisons qui les ont poussé à partir à Bogotà. Ce type est dangereux.
Morgan : Il a un complice, un français. Marc Dupeyronniére.
Elizabeth Prentiss pâlit : Oh non : Pas lui !
Morgan : C’est l’ancien petit ami d’Emily.
Elizabeth Prentiss : C’est pire que je le pensais. Il n’a jamais supporté le départ de ma fille. C’est un fou furieux, il est extrêmement violent. Si Howard Smith est dangereux à cause de ses appuis, de son esprit manipulateur et de son incroyable intelligence, Xavier est capable d’une violence inouïe et d’une absence totale de sens moral et de compassion. L’association des deux est plus qu’explosive. L’ambassadeur français est un ami proche. Il peut nous aider, officieusement bien sûr.
Rossi : Je vous remercie, nous avons besoin d’appuis et d’éléments de preuve.
Elizabeth Prentiss : Je pense que vous n’avez pas de nouvelles de ma fille et de l’agent Hotchner.
Morgan : Non, mais plusieurs indices nous indiquent qu’ils sont partis de leur plein gré.
Elizabeth Prentiss soupira soulagée.
Rossi : Mais nous sommes extrêmement inquiets pour un autre agent, Jennifer Jareau, elle travaillait avec Howard Smith et menait son enquête derrière son dos. Ca fait plusieurs jours que nous sommes sans nouvelles.
Elizabeth Prentiss : Oh mon dieu ! Croyez vous qu’il l’a éliminée ?
Rossi blêmit et les mâchoires de Morgan se crispèrent à lui en faire mal.
Rossi : Tant qu’on a pas la preuve du contraire, nous la croyons toujours vivante.
Elizabeth Prentiss : Très bien, je vais voir ce que je peux faire pour la retrouver.
Morgan : Merci.
Elizabeth Prentiss : Il faut que je vous présente à plusieurs personnes.
La mère d’Emily ouvrit la porte qui menait au grand salon où se trouvaient deux hommes et trois femmes.
L’homme le plus âgé s’approcha d’eux. Copie conforme d’Emily. Emily en homme avec des cheveux gris.
Edward Prentiss : Bonsoir, je suis Edward Prentiss le père d’Emily. Voici Philip et Laura Montgomery…
C’est un jeune couple très beau, très élégant, la trentaine, blonds, les yeux bleus. Deux femmes âgées étaient assises sur le canapé. Une brune avec de grands yeux noirs tristes et doux qui leur sourit et une femme blonde menue et très élégante mais aussi hautaine et glaciale qui leur lança un regard dépourvu d’aménité.
Edward Prentiss continua les présentations : Je vous présente Madame Clara Zucker – en montrant la femme brune et sympathique – qui est la mère de Gabriella Johnson et un témoin clé de cette histoire.
Puis il se retourna vers la femme blonde et hautaine.
Edward Prentiss : Je vous présente sa meilleure amie, Madame Patricia Hotchner.
Morgan surpris : Hotchner ?
Patricia Hotchner : Oui Aaron est mon fils.
Laura Montgomery : Et mon frère.
Patricia Hotchner avec une colère froide : Il est peut être têtu comme une mule et je ne suis pas étonnée qu’il se mette dans un guêpier pareil mais il n’a rien, absolument rien d’un criminel.
Quelque part dans Brooklyn
Un jeune motard fit plusieurs fois le tour du quartier. S’étant assuré qu’il n’était pas suivi, il gara sa moto dans un coin. Il prit son sac à dos et retira vivement son casque et passa sa main dans ses cheveux mi-longs.
Sean Hotchner a trente ans. Cuisinier dans l’un des meilleurs restaurant de New York. Il est d’une beauté à couper le souffle avec son sourire ravageur, ses cheveux blonds mi-longs et ses grands yeux bleus. Après avoir lancé quelques regards furtifs derrière lui, il entra dans un immeuble ancien. Le bâtiment n’était pas bien entretenu, habité par des familles pauvres et laissées dans l’oubli. La couleur initiale du sol avait disparue depuis longtemps, un couple se disputait dans un des appartements du rez-de-chaussée.
Le jeune homme grimpa vivement les six étages – l’ascenseur était encore en panne – et frappa. Il attendit quelques minutes puis un homme brun, pâle et barbu lui ouvrit.
Sean : Hello Frangin ! J’ai ramené de quoi manger. J’espère que vous n’êtes pas morts de faim.
Hotch d’une voix à peine audible : B’jour Sean.
Emily arriva à son tour et salua joyeusement le nouveau venu.
Emily : Qu’est ce que tu as amené ? Hum ça à l’air bon.
La jeune femme se dirigea vers le coin cuisine suivi par Sean.
Hotch et Prentiss logeaient dans un studio au dernier étage d’un immeuble un peu sordide. C’est Sean qui leur avait trouvé cette planque. Hotch ne voulait pas mêler son petit frère à cette histoire mais il n’a pas eu trop le choix. Ils avaient quitté East Hampton dans un minuscule bateau à voile. Braver l’océan Atlantique en plein hiver était pure folie, ils avaient failli se noyer plusieurs fois.
Sean à Emily : Comment va mon frère ? Toujours aussi taciturne et déprimé ? Il a l’air un peu malade.
Emily : Il accuse le coup. Il s’est voué à la lutte contre le crime et se voit publiquement traité de criminel. Plus grave encore est sa séparation avec Jack
Sean : Ne t’inquiète pas pour Jack, j’ai du nouveau.
Sean en parlant plus fort : Frangin, sais tu qui j’ai eu au téléphone ?
Hotch leva son regard triste vers son frère sans rien dire.
Sean : Tes sœurs. Kate va bientôt passer aux Etats Unis pour ses papiers et Laura est déjà sur le sol américain.
Hotch hocha la tête sans rien dire. Sean s’aperçut qu’il avait énormément maigri.
Sean : Laura est à DC. Elle était hier chez tes parents Emily, et elle a rencontré les agents Morgan et Rossi.
Hotch et Prentiss le fixèrent intensément sans rien dire.
Sean : Tout d’abord Aaron, rassure toi. Jack et Jessica ont été mis sous protection par le FBI. Ils sont en sûreté. Ce sont tes supérieurs qui s’en sont occupés personnellement .
Les deux agents soupirèrent soulagés. Hotch ferma les yeux. Lorsqu’il les ouvrit, Sean vit les larmes ruisseler le long de son visage.
Sean : Vous avez le soutien du FBI, apparemment, officieux bien sûr mais bien réel. Ton équipe essaye de faire tomber ce Howard Smith, une autre équipe tente de retrouver son complice, un français. Ta mère, Emily, fait jouer toutes ses relations, notamment auprès du Congrès et de l’ambassade de France. Elle connaît aussi des témoins gênants pour ce Howard Smith, la famille de son ancienne fiancée. Ils sont en train de réunir les preuves et les témoignages. Il s’avère qu’une autre femme de caractère est amie avec la mère de l’ancienne fiancée. Et c’est tant mieux pour vous car elle ne lâchera pas le morceau.
Emily intriguée : Qui ?
Sean : Ma mère qui est aussi celle d’Aaron.
Hotch : Quoi !
Sean : Elle a décidé de se battre et tu la connais. Elle a un bon carnet d’adresse, c’est un avantage de plus.
Hotch d’une voix glaciale : C’est juste pour laver l’honneur de la famille. Ce n’est pas plaisant d’avoir un Hotchner criminel.
Sean : Arrête Aaron. Ce n’est pas le moment de continuer cette guerre, tu as besoin de tous les soutiens.
Hotch : Je me passerai bien du sien.
Sean élevant la voix : Arrête tu n’as pas le choix. Il faut bien un jour que vous vous revoyez tous les deux. Tu le regretteras toute ta vie si elle meurt sans que tu la revois. Je comprends ta colère contre elle mais il y a des moments, il faut pouvoir pardonner. Pour toi même.
Hotch changeant brusquement de sujet : Comment va mon équipe ?
Sean : Inquiète. Epuisée. Ils se battent. Ils savent que vous êtes partis de votre plein gré que vous vous planquez.
Emily : L’ordinateur.
Sean : Néanmoins, ils sont sans nouvelle d’une de leur amie et sont extrêmement angoissés à son sujet. Elle travaille avec cet Howard Smith.
Emily : Oh non ! JJ !
Hotch angoissé : Ils n’ont aucun indice ?
Sean : Rien. Je suis désolé.
Les deux agents restèrent silencieux de longues minutes, incapables de réagir ni de parler.
Hôpital militaire de Bethesda
Elle avait du mal à respirer, elle avait l’impression de nager mais on lui mettait la tête sous l’eau. Cette tête qui pesait si lourd, si lourd. Elle avait treize ans , elle était à la plage et jouait avec ses cousins. John le plus grand d’entre eux s’amusait à lui mettre la tête sous l’eau, elle se débattait comme elle le pouvait, lui demandant grâce mais ce dernier riait aux éclats. Puis il y eut cette sensation de froid et d’étouffement, tout était noir.
Elle se mit à tousser avec violence comme si elle avait de l’eau dans ses poumons, sa tête allait éclater pourquoi tout était soudainement aussi lumineux ?
Un médecin : Ah ! Vous voilà revenue parmi nous Mademoiselle !
La jeune femme très faiblement : Où suis-je ?
Un médecin : A l’hôpital. On s’occupe de vous.
La jeune femme : A l’hôpital ?
Un médecin : Comment vous appelez vous ?
La jeune femme ne répondit rien, elle avait l’impression que sa tête allait éclater.
Puis très faiblement dans un soupir : Jennifer Jareau.
Puis elle s’endormit.
Brooklyn pendant la nuit.
Emily crevait de chaud. Cet immeuble était peut être mal entretenu mais au moins le chauffage fonctionnait. C’était déjà cela. A ses côtés, Hotch avait un sommeil très agité et une respiration très prononcée. Elle se demanda un moment s’il n’avait pas pris froid sur ce maudit bateau.
Ils n’avaient plus la même complicité d’avant. Depuis qu’ils avaient flirté ensemble à New York, il y avait comme une sorte de grande gêne entre eux. Pourtant, depuis ce moment là, ils ont vécu dans une grande promiscuité. Tout d’abord dans le minuscule bateau à voile avec lequel, ils ont quitté East Hampton, puis le camion de fruits et légumes qui les avaient amené jusqu’aux portes de New York et enfin ce studio, où ils se planquaient depuis plusieurs jours obligés de partager le même canapé lit inconfortable. Prentiss savait qu’une bonne discussion bien franche pouvait dissiper cette gêne mais pour l’instant les priorités étaient ailleurs. Elle n’ignorait pas non plus que Hotch choqué d’être mis au banc de la société et fou de douleur d’être séparé de son fils était à deux doigts de craquer.
Elle écouta un instant la respiration de Hotch, quelque chose lui semblait anormal. Elle le regarda, comme il était pâle et amaigri, sa barbe naissante lui donnait un air de pirate.
Elle s’approcha plus prés et vit qu’il claquait des dents.
Emily : Aaron, Aaron, ça va ?
Hotch très faiblement : Il fait froid.
Il tremblait. Emily posa sa main sur son front. Il était brûlant.
Hotch : Ta main me fait du bien Haley.
Emily sursauta, il est en train de délirer.
Hotch : J’ai soif. Haley, Haley..
Emily inquiète : Oui.
Hotch : J’ai soif….froid….j’taime.
Bethesda le lendemain :
Médecin : Vous avez été battue. Vous avez eu un traumatisme crânien et deux semaines de coma. Vous allez beaucoup mieux. Vous n’aurez pas de séquelles physiques ni même de cicatrices.
JJ : Merci pour tout. Je suis dans quel hôpital ?
Médecin : A Bethesda.
JJ : Mais, c’est un hôpital militaire !
Médecin : Et un des meilleurs, heureusement. Vous n’êtes pas militaire ?
JJ : Non.
Médecin : On vous a retrouvé dans une base militaire. C’est un colonel qui a donné l’alerte mais l’homme qui vous a agressé a pris la fuite. Les services de la Navy sont entrain de mener l’enquête.
JJ : Ca rien à voir avec l’armée. Le FBI est déjà sur cette enquête. Je vous en supplie contactez l’agent Dereck Morgan à Quantico.
Brooklyn. Cinq heures du matin.
Emily ouvrit vivement la porte.
Sean : Nous avons fait aussi vite qu’on a pu. Je te présente ma sœur Kate, elle est médecin.
Emily : Bonjour. Venez vite, il a une fièvre effrayante.
Kate ressemblait énormément à Hotch mais s’habillait dans un style bohème. Elle était grande, mince, impressionnante et possédait une magnifique chevelure brune qui descendait jusqu’aux hanches simplement retenue par un foulard.
Kate avec une douce autorité : Vous a-t-il parlé ?
Emily : Oui, il délire. Il me prend pour Haley.
Sean : Oh c’est plus grave que je le pensais.
Kate : Connaissant mon frère, il n’a pas pris suffisamment de temps pour la pleurer. Tout va remonter, je crains qu’il ne craque complètement, à force de tout garder pour lui et de jouer les héros.
Emily : Vous pensez que cette fièvre est le contre coup de toute cette histoire.
Kate : Oui, j’en suis persuadée et de beaucoup d’autres. Nous sommes tous un peu tordus dans la famille. Sean passe moi mon sac, je crois que j’ai ce qu’il faut, je vais lui prendre sa température. Oh, je vois que vous lui avez mis du linge froid et des glaçons Emily. Bon réflexe. Bravo.
Quantico le lendemain matin
Erin Strauss : Donc on a rien.
Reid : Si Madame Prentiss et Madame Hotchner font jouer leurs relations, elles ont un sacré carnet d’adresse…
Strauss fit la grimace.
Reid : Sam Cooper enquête dans le milieu de la moto, apparemment ça serait la passion de Xavier Depeyronniére.
Rossi : Nous avons recueilli les témoignages de Gabrielle Johnson, de son mari et de sa mère.
Ashley Seaver : Rédigé et filmé devant huissier.
Erin Strauss avec lassitude : Nous n’avons donc toujours rien.
Rossi : Lorsque c’est à la fois politique et personnel, tout est beaucoup plus compliqué…
Reid : Les spots présentant Hotch et Prentiss comme de dangereux criminels continuent-ils ?
Erin Strauss : Oui, hélas. La position du FBI est de plus en plus délicate….Mais où est l’agent Morgan ?
Rossi : Je l’ignore. Il devait nous rejoindre tôt le matin et son téléphone est sur messagerie.
Reid : Il avait besoin de se reposer.
Erin Strauss glaciale : Comme nous tous…
Garcia arrive en courant son ordinateur portable sous la main.
Garcia : J’ai trouvé, j’ai trouvé….
Rossi : Quoi Garcia ?
Garcia : Je sais comment ils se sont enfuis d’East Hampton…
Reid : Comment ?
Garcia : Un bateau de l’Ecole de Voile a disparu. Heureusement, ils en ont plein…Il a été retrouvé échoué sur une plage, une cinquantaine de kilomètres plus à l’ouest.
Rossi : Ils ont mis en scène leur propre naufrage, c’est très astucieux. Tu te souviens Reid de l’affaire du mois de décembre où le mari a mis en scène la naufrage de son épouse pour faire croire à son décès.
Reid : Je m’en souviens. Mais quand même…une cinquantaine de kilomètres plus à l’ouest.
Ashley Seaver : Ils vont en direction de New York.
Strauss : Ou de la Virginie.
Reid : Non. Nous sommes en plein hiver, la mer est mauvaise, surtout l’océan Atlantique et les bateaux des Ecoles de Voiles sont des coquilles de noix. J’ignore comment ils ont réussi à faire autant de kilomètres.
Strauss : D’après leurs dossiers, ils n’ont pas vraiment de formation de marin ou de skipper.
Garcia : Prentiss vient d’une élite où il est normal de savoir jouer au tennis et au golf, d’être un excellent cavalier et faire de la voile.
Reid : Oui mais quand même, il faut être timbré pour faire une chose pareille.
Rossi : L’énergie du désespoir. Tiens, Morgan, te voilà. Mais qu’est ce que tu as ?
Morgan ne se sentait apparemment pas très bien, il s’écroula sur une chaise. Seaver lui apporta un verre d’eau, il la remercia du regard et le bu d’un seul trait. Garcia et Rossi s’aperçurent que sa main tremblait.
Erin Strauss : Ou étiez vous ?
Morgan faiblement : A l’hôpital Miltitaire de Bethesda.
Strauss : Quoi ? Que faisiez vous là bas ?
Morgan : J’ai reçu un appel. On a retrouvé JJ.
Garcia dans un cri : Morgan ! Mon dieu ! Elle n’est pas…
Morgan : Non rassure toi, elle est en vie. Mais ces ordures, si je mets la main dessus….ils l’ont sacrément amoché, elle a été pratiquement battue à mort…JJ a eu la vie sauve grâce à un colonel qui passait là.
Toutes l’équipe resta un instant sans rien dire.
Morgan : Le français l’a passé à tabac tandis qu’Howard Smith regardait, riait et l’insultait. Il l’a même embrassé.
Strauss se sentit devenir nauséeuse. Elle avait l’impression que cet enfer ne s’arrêterait jamais…
Garcia et Reid pleuraient. Rossi et Seaver étaient livides.
Morgan : JJ est d’une force incroyable, traumatisme crânien, deux semaines de coma et elle est plus que décidée à nous aider à le coincer. J’ai discuté avec les services de la Navy, elle reste sous protection de l’armée, Madame Strauss, pouvez vous faire en sorte que la Navy collabore ? –Strauss acquiesça- JJ veut témoigner pour les faire tomber. C’est la preuve qui nous manque. Malheureusement.
Brooklyn
Pendant trois jours et trois longues nuits, Kate et Emily se battirent contre la maladie. La fièvre de Hotch était plus grave que prévue. Il délirait appelant tour à tour Jack et Haley, revivant même sa lutte avec Foyet. Il n’était pas question de l’emmener à l’hôpital.
Les deux femmes étaient épuisées, elles n’avaient pas dormi depuis trois jours. Elles se comprenaient à demi mot. Elles semblaient faites pour s’entendre. Pendant ces heures sombres naquirent entre elles une grande complicité et une solide amitié.
Kate : Il dort vraiment, il a l’air d’aller mieux. C’est ce que j’avais dit cette fièvre est psychologique, il fallait qu’il craque, il fallait que ça sorte.
Emily : Le corps et l’esprit sont toujours très liés.
Kate : Oui mais on a tendance à l’oublier.
Kate s’approcha de son frère.
Kate : Qu’est ce qu’il est maigre. Je ne l’ai jamais vu comme cela.
Elle posa sa main sur son front et lui caressa légèrement le visage.
Kate : La température est partie. Il a juste besoin de repos et de prendre des forces. Je pense que je peux te le confier quelques heures, il est en de bonnes mains. Je vais passer chez Sean me changer et me reposer.
Emily : Oui bien sûr vas-y.
Kate lui souleva une mèche de cheveux.
Kate : Je ne l’ai jamais vu avec les cheveux aussi longs et je n’aurai jamais cru le voir un jour barbu.
Emily : Il se laisse pousser la barbe et les cheveux pour être méconnaissable.
Kate : C’est sûr, il sera méconnaissable. Surtout qu’il a ma nature de cheveux. Ils poussent vite et sont très forts. C’aurait été une autre circonstance, je crois que j’aurai beaucoup ri. Et toi ma belle, il faut songer aussi à modifier ton apparence.
Emily : Oui, peux tu me ramener un produit pour me décolorer les cheveux ?
Kate : Non, je vais te ramener du henné, ça sera plus naturel et plus seyant. Je te le mettrai moi même, je m’y connais, ce sont des femmes marocaines qui me l’ont appris.
Emily : J’adore le Maroc, c’est un beau pays.
Kate : C’est vrai qu’à nous deux nous avons fait pratiquement tous les pays du monde. Bon j’y vais à tout à l’heure Emily.
Emily : A tout à l’heure Kate.
Quelques minutes plus tard, Emily entendit la voix affaiblie de Hotch.
Emily : Aaron, Aaron comment te sens tu ?
Malgré sa grande faiblesse Hotch tourna sa tête vers la jeune femme et lui sourit.
Hotch faiblement : Emily, merci.
Quelques jours plus tard, toujours à Brooklyn.
Allongé sur le canapé, Hotch encore convalescent réfléchissait. Dans la salle de bain, Kate et Emily hurlaient de rire. Kate avait ramené du henné bien décidée à modifier l’apparence de son amie. Ca devait être très drôle, Hotch souriait en attendant sa sœur et celle qu’il considérait désormais comme sa meilleure amie s’amuser comme des folles.
Sean entra dans le studio un journal à la main, il paraissait fébrile.
Sean : Salut Frangin. Ou là ça rigole bien.
Hotch : Kate est en train de transformer Emily.
Sean : Oh. Je parie que c’est avec du Henné.
Hotch : Dans le mile, tu la connais bien.
Sean s’approcha de son frère.
Sean avec douceur: Aaron, j’ai lu les journaux. Cet Howard Smith est dans de sales draps. Le FBI a porté officiellement plainte contre lui. Plusieurs députés et les cadres de la CIA l’ont lâché.
Aaron se précipita pour prendre le journal : C’est vrai !
Sean : Doucement, Aaron, doucement, tu es encore faible…Je sais par Laura que notre très chère mère et celle d’Emily continuent leur travail de lobbying.
Aaron : Pourquoi ne veux tu pas me donner le journal ?
Sean : En fait, euh Aaron, ils ont retrouvé votre amie, elle est vivante mais ces salauds l’ont sévèrement battue. A partir de ce moment là, le FBI a décidé de réagir officiellement avec l’appui de la Navy – ça j’ignore pourquoi.
Aaron livide est au bord des larmes.
Hotch : Tu as dit sévèrement battue.
Sean : Oui mais ça va. Elle a eu de la chance. Ca doit aller car elle est allé témoigner.
Hotch : On ne peut pas en savoir plus ?
Sean : Il faudrait contacter ton équipe…
A ce moment là, les deux jeunes femmes se précipitèrent en riant dans le salon.
Kate : Regardez cette beauté rousse.
Les deux hommes levèrent les yeux vers Emily. Ses cheveux, ses cils et ses sourcils étaient devenus roux foncés. Un roux doux et chaleureux.
Sean : Magnifique ! Tu es magnifique Emily même si je te préfère en brune.
Hotch la regarda longuement en hochant la tête.
Sean : Je crois que personne ne te reconnaîtra.
Hotch : Pas si sûr, on reconnaît ses beaux yeux noirs et expressifs.
Emily sursauta. Kate et Sean échangèrent un regard complice.
Kate : de la part de mon frère si réservé, c’est un sacré compliment. Avec un maquillage approprié, on pourra changer l’apparence de ton visage.
Sean : Avez vous encore besoin de vous planquer ?
Sean et Aaron racontèrent aux femmes toute l’histoire.
Emily était trop choquée pour pouvoir parler, pour pouvoir pleurer, pour pouvoir respirer…
Kate : Respire, respire Emily. Tu es en train de faire une attaque de panique..
Après quelques minutes la jeune femme se reprit. Sean l’aida à s’asseoir sur le canapé et Aaron lui prit la main. Il la serra fort. Très fort.
Kate : Vous êtes toujours en fuite mais votre équipe doit être moins surveillée. Je pense que vous pouvez essayer de la contacter maintenant, vous en saurez plus sur votre amie.
Emily balbutiant : Oui…mais comment…
Aaron : Sean peux tu te débrouiller pour me trouver un ordinateur ?
Sean : Un quoi ? Bon, je pense que je peux en trouver.
Kate : J’ai le mien.
Aaron : Je préfèrerais un ordinateur qui ne craint pas trop les virus, il doit y avoir la WI FI dans l’immeuble ? Ce n’est pas très sûr mais on a pas le choix.
Emily se retourna brusquement vers Hotch : La clé USB ! Tu l’as gardée !
Hotch lui sourit.
Quantico bureau de Pénélope Garcia
Morgan : Strauss est avec la mère de Prentiss et une armée d’avocats. Je crois qu’ils vont finir par avoir la peau de cette ordure. La CIA recherche tous ses complices au sein de l’agence.
Reid soulagé : Cette horrible histoire est bientôt terminée.
Rossi : Non, il reste ce salaud qui a pratiquement battu à mort JJ.
Reid : On va le coincer. Regardez tout ce que les français nous ont envoyé !
Garcia : Ils sont super coopératifs, ça fait des années qu’ils cherchent à mettre la main dessus.Et l’ambassadeur de France a promis à la mère d’Emily de tout mettre en œuvre pour nous aider. Des policiers français vont peut être venir nous aider, il y a encore quelques réglages diplomatiques à faire.
Rossi : Ca peut être long. Il a peut être déjà quitté le pays.
Reid : Non, il est obsédé par sa vengeance.
Morgan : Contre Emily ?
Reid : Entre autre mais je pense qu’elle n’est pas la seule…il faut fouiller dans son passé, Garcia, avec tout ce que tu as reçu.
Garcia : Oui mais la plupart des documents sont en français, il me faut un traducteur.
Morgan : Je croyais que tu avais appris le français ?
Garcia : Oui mais mon niveau n’est pas assez bon, je ne peux pas traduire des centaines de pages en quelques heures…
Rossi : Il est pervers, il peut très bien se terrer quelques temps dans un autre pays et attendre son heure…
Morgan : Je ne le pense pas, d’après le témoignage de JJ, il est en colère. Il n’aura pas la patience.
Garcia : De toute façon, c’est impossible. Il est encore plus recherché que Hotch et Prentiss. Il ne peut pas prendre l’avion et c’est l’ennemi numéro un en Europe, il a braqué deux banques au Canada, sa tête est mise à prix à Cuba ….
Morgan : Donc il n’y a que le Mexique.
Reid : C’est un motard paraît-il ?
Morgan : Oui et alors..
Reid : Il peut facilement se rendre au Mexique en moto.
Morgan : Je vais demander à ce qu’on contrôle la frontière.
Garcia : C’est étrange une grande réunion de motards est prévue bientôt au Nouveau Mexique prés de la frontiére…
Rossi : Garcia, est ce normal, ton ordinateur portable fait un drôle de bruit ?
Morgan : Il n’y a peut être plus de batterie.
Garcia se tournant vers son portable : Ce n’est pas cela….oh ! oh ! Mon dieu !! ce n’est pas possible !!!
Rossi, Reid et Morgan étonnés : Quoi ?
La jeune femme devint livide puis tapa fébrilement au clavier.
Morgan : Qu’est ce qu’il y a poupée ?
Garcia ne l’écoutait pas et continuait à taper à l’ordinateur complètement absorbée, dans un état second.
Puis, un après un long moment, Garcia leva ses yeux rougis vers Morgan : C’est Hotch…
Rossi, Reid et Morgan la regardèrent sans comprendre, sonnés.
Garcia : Il a gardé sa clé USB ! Il me demande de vos nouvelles et des précisions pour JJ, il a lu ce qu’il lui est arrivé dans les journaux.
Morgan : Ce n’est pas possible ! Et on s’est fait un sang d’encre. Comment va t’il ? Prentiss est avec lui ?
Garcia : Oui. Il m’écrit que les dangereux criminels vont très bien mais il me supplie de ne pas essayer de le localiser.
Les trois agents fermèrent un instant les yeux, soulagés.
Rossi : Et ou est il ?
Garcia : Il me demande si on a un profil concernant Xavier Dupeyronniere et il en a fait un avec l’aide d’Emily. Ils cherchent à l’étoffer.
Rossi : Ca ne m’étonne pas d’eux, malgré les circonstances ils continuent l’enquête…
Reid : Tu pourrais leur transmettre les documents en français, Prentiss est pratiquement bilingue…
Garcia : C’est qu’ils ne doivent pas avoir un réseau aussi bien protégé que le nôtre.
Reid : Et crypté ?
Garcia : Je vais voir ce que je peux faire.
Rossi : As tu réussi à les localiser ?
Reid : Mais Hotch a demandé de ne pas essayer !
Garcia : Je n’ai pas eu le temps, de toute façon il est déjà déconnecté.
Brooklyn quelques jours plus tard
Sean entra vivement dans le studio. Sur la table, trônait la vieille imprimante qu’il leur avait passé et une masse impressionnante de documents. Assises face à la table, Emily et Kate semblaient absorbées par leur lecture.
Sean : Qu’est ce que vous faites ?
Kate : Nous traduisons des documents en français, ce n’est pas triste.
Sean : Vous connaissez le français ?
Kate moqueuse: Qu’est ce que tu crois, nous sommes des femmes cultivées et cosmopolites.
Sean : Je peux vous aider.
Kate : Tu connais le français ?
Sean : Et oui, grande sœur arrogante, j’ai suivi plusieurs stages de cuisine en France.
Emily : Un peu d’aide ne sera pas de refus. Mais tu ne dois pas travailler aujourd’hui ?
Sean moqueur : On est lundi, tu as perdu la notion du temps en devenant rousse ?
Kate : Aaron est le seul de nous quatre à avoir négligé l’apprentissage des langues. Je crois que je ne vais pas me gêner pour le chambrer.
Sean : Moi aussi. Mais ou est-il ?
Emily : Il est parti contacter son équipe. Pour éviter qu’on nous repère, il change de lieu et de réseau WI FI.
Sean : Mais il est encore convalescent.
Emily : Il va déjà beaucoup mieux et je crois qu’il avait besoin de bouger.
Sean : Alors qu’il est en si charmante compagnie, je crois que je ne le comprendrai jamais…
Kate : N’a t-il pas demandé à votre informaticienne de ne pas essayer de le localiser ?
Emily : Tu ne connais pas Pénélope Garcia !
Hotch arriva à ce moment là. Un peu fatigué par le voyage mais souriant.
Sean : Waouh Frangin, tes cheveux et ta barbe ont énormément poussé. Tu va bientôt ressembler à un homme de Cro Magnon.
Kate : Ou es-tu allé ?
Emily : Tu as réussi à les joindre ? Que t’ont ils dit ?
Hotch : Et une seule question à la fois. Tu as raison Sean, je ne me plais pas beaucoup et j’évite les miroirs mais au moins je suis méconnaissable. J’étais à Time Square. J’ai eu le droit à un bon bain de foule. J’ai réussi à les contacter. Ils ont peaufiné le profil. Ils avancent à pas de géant à Quantico. Le complice d’Howard Smith à la CIA vient d’être arrêté. Et je sais où se rend Xavier Depeyronniére.
Emily : Ou ?
Hotch : Une réunion de motards au Nouveau Mexique. Des Hell’s Angels lui ont volé le butin de ses braquages au Canada et il a décidé de se venger. C’est aussi un passionné de moto. Je pense qu’il va se faire oublier ensuite quelque temps au Mexique puis va revenir pour terminer son boulot.
Kate : Terminer son boulot ?
Hotch : Oui, nous tuer tous les deux.
Emily : Vu son profil, il va prendre son temps pour nous torturer et nous tuer à petit feu.
Hotch : Oui, ça colle au profil mais il est très en colère, je pense qu’il va me supprimer assez rapidement mais va passer énormément de temps avec toi et te tuer lentement dans d’atroces souffrances.
Prentiss : Oui, c’est pour cela qu’on doit rester planqué, nous sommes toujours des fugitifs, si ce n’est pas la police et la CIA, c’est ce monstre.
Kate et Sean livides les entendirent parler de toutes ces horreurs en toute simplicité.
Kate : Vous vous rendez compte des horreurs que vous dites !
Hotch : Désolé petite sœur mais nous sommes obligé de cerner le profil de ce monstre pour l’attraper. Nous devons essayer de nous mettre à sa place et de penser comme lui pour anticiper ses réactions.
Kate ; Et moi qui croyais que médecin était l’un des métiers les plus difficiles. Je comprends pourquoi tu parles si peu de toi même et de ton métier.
Sean : J’ai l’impression que vous écrivez le scénario d’un film gore.
Emily en soupirant : Hélas, il arrive souvent que la réalité dépasse la fiction.
Sean : Pourquoi faites vous ce métier ?
Emily et Aaron : Pour rendre le monde meilleur.
Kate : C’est une vocation. Je ne sais pas pour toi Emily mais depuis la mort de notre père, Aaron a été celui qui nous aimait et nous protégeait (notre mère n’est pas d’une nature affectueuse et protectrice). Maintenant que nous sommes adultes, ce sont les autres qu’il cherche à protéger.
Aaron : Toi aussi, d’ailleurs tu es devenue médecin, ce n’est pas un hasard.
Sean : Sans vous deux, je ne sais pas comment on aurait supporté Laura et moi, la mort de papa et la nature glaciale de mère, nous étions tellement jeunes. Vous nous avez donné tant et vous n’étiez que des adolescents, ça n’a pas du être facile.
Kate et Aaron sourirent à leur jeune frère avec émotion. Emily se faisait discrète, elle commençait à mieux cerner la personnalité de Hotch.
Hotch aperçut le regard d’Emily et lui sourit avec douceur.
Hotch : Bon, maintenant, il faut que je sache comment se rendre au Nouveau Mexique.
Emily : Sommes nous toujours recherchés ?
Hotch ; Officiellement les recherche ne sont pas abandonnées. Nous n’avons pas de papiers sur nous à part ceux de Mr et Mme Robillard .
Emily : Ils sont sûrement sur liste noire.
Hotch : Prendre l’avion me semble compromis…
Emily : En voiture aussi, nous n’avons pas nos permis sur nous et avec quelle voiture ?
Kate : Le train alors ?
Sean : Pas pratique à moins de faire comme les Beatniks, non j’ai une meilleure idée et votre couverture sera parfaite.
Emily : Quoi ?
Sean : En moto, on va une réunion de motards.
Hotch : ON ? Il n’en est pas question que vous veniez avec nous, c’est trop dangereux. Et puis, je n’ai pas conduit de moto depuis au moins vingt ans.
Sean : C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas, je m’engage à te donner des cours gratis et te fournir une super moto à condition que Kate et moi t’accompagnent.
Hotch en colère : Il n’en est pas question !
Kate : Dommage, j’aurai aimé visiter le pays et vous relooker tous les deux en motards.
Sean : Ecoute moi, nous t’accompagnons. Dés qu’il s’agira de passer à l’action, on vous laissera tous les deux. Votre monstre n’a pas l’air d’être un idiot. Il recherche un homme et une femme pas deux hommes et deux femmes. Nous passerons par le Texas et vous pourrez vous procurer des armes très facilement. Et puis, il faut qu’on s’y mette maintenant, traverser tout le pays en moto ne se fait pas en une journée.
Hotch : Emily puis je te parler un moment ?
Emily : Bien sûr.
Ils s’éloignèrent dans la salle de bain.
Sean : Ce n’est pas gagné.
Kate : Ils trouvent cela dangereux. Aaron oublie que je suis allé dans plusieurs pays en guerre.
Sean : Aussi intrépides l’un que l’autre les frangins.
Kate : Mais comment vas tu t’arranger avec le restaurant.
Sean : Pas de problème ça fait des mois que je dois partir en congé.
Quantico plusieurs jours plus tard
Sur le bord du Parking, Pénélope regardait Morgan s’entraîner en moto en compagnie des agents Sam Cooper et Mike Rawson. Ces derniers, motards depuis longtemps, guidaient Dereck.
Pénélope : Morgan fais attention à toi !
Morgan : Ne t’inquiète pas poupée. J’ai fait un peu de moto lorsque j’étais étudiant.
Sam Cooper : Tu te débrouilles bien mais tu ne peux pas encore passer pour un Hell’s angels.
Pénolope : Vous n’allez pas au Nouveau Mexique en moto au moins ?
Sam Cooper : Bien sûr que non mais une fois là-bas, il faudra se fondre dans la masse.
Pénélope : Et Reid et Rossi ?
Morgan : Ils nous suivront de loin en voiture. Ils prendront contact avec les autorités locales.
A ce moment là, Ashley Seaver vint en courant.
Seaver : On essaye de vous joindre, vous êtes sur messagerie.
Pénélope en fouillant son sac : Ah bon ?
Morgan : Avec le casque on entend rien.
Sam Cooper : Que se passe t’il ?
Seaver : Strauss nous attend, les flics français sont arrivés.
Mike Rawson : « Les flics français » vous avez un vocabulaire bien familier, jeune fille.
Dépité de n’avoir pu séduire Prentiss, Mike Rawson commençait à trouver la jeune Ashley vraiment charmante…
Rossi et Strauss discutaient avec les deux agents français, JJ était assise dans un coin, Reid restait auprès d’elle. Elle allait beaucoup mieux quoique encore faible. Reid redoutait surtout le contre coup psychologique, une fois cette histoire terminée.
Pénélope et les trois agents arrivèrent.
Strauss : Je vous présente Jean Serac et Eric Gaillard qui appartiennent à la DST. Les deux français se retournèrent en souriant. Pénélope les trouva très beaux. Ils saluèrent les nouveaux venus. Ils parlaient un anglais parfait.
La réunion commença tout le monde mit en commun ses documents et ses informations dans un parfait soucis de transparence et d’efficacité. Le profil de Xavier Depeyronniére se précisait.
Strauss regardant le profil fait par Prentiss : Mais ou avez ou eu cela ?
Pas de réponses, Morgan, Reid et Pénélope se regardèrent gênés. Rossi comprit qu’il devait intervenir.
Rossi : C’est le profil qu’a fait Prentiss, elle l’a intimement connu dans sa jeunesse.
Strauss : J’ai compris mais comment vous est-il parvenu ?
Pénélope : Elle me l’a envoyé.
Strauss : Quoi ? Vous étiez en contact avec eux !
Morgan : Non. Mais il y a quelques jour Hotch a réussi à se connecter au portable de Garcia.
Pénélope : Mais depuis trois jours plus rien.
Strauss : Et vous attendiez quoi pour me le dire !
Morgan ; J’ai pris sur moi de ne rien vous dire pour vous protéger.
Strauss : Quoi ? Vous vous moquez de moi !
Rossi : Non, on ne peut pas te menacer ou faire pression sur toi puisque tu ne sais rien…
Strauss d’un ton sec : Très bien. Et vous les avez localisé, je suppose.
Pénélope : Euh !
Strauss : C’est un ordre.
Pénélope : Ils ont bougé. Les deux premières fois cela venait de Brooklyn puis du Queens et enfin plusieurs quartiers de Manhattan. La dernière connexion vient de Time Square.
Morgan : Autant chercher une aiguille dans une botte de foin.
Strauss : Ils sont à New York, c’est déjà cela. Je vais immédiatement contacter notre bureau de New York.
Les agents français suivaient la conversation avec intérêt.
Jean Serac se penchant vers Reid : Qui sont Hotch et Prentiss ?
Reid : Deux agents de notre équipe en fuite, le suspect les recherche pour les tuer.
Jean Serac : Ah ! Il n’y a pas de moyen pour les localiser ?
Reid : Peut être que si…
Jean Serac : Si le suspect leur en veut personnellement , ils pourraient nous faciliter la tâche en servant d’appât.
JJ et Reid : SURTOUT PAS !
Brooklyn
Sean arrivait heureux au studio. Son patron commençait à se faire à l’idée de son départ en congé, il avait repéré une moto pas trop chère pour Aaron et enfin, il avait trouvé de faux tatouages, bien décidé à transformer son frère si souvent en costard en véritable Hell’s Angels.
Il trouva Kate fumant à la fenêtre une lettre à la main.
Kate : Ils sont partis.
Sean choqué : Partis. Comment cela partis ?
Kate : Ils nous laissé deux lettres pour nous expliquer leur geste, nous remercier pour tout et se faire pardonner…
Sean : Les salauds !
Kate : J’ai réagi comme toi, je crois que si Aaron apparaissait devant moi je lui lancerait mon poing dans la figure.
Sean : Moi aussi.
Kate : Mais lis la lettre. Je crois, au fond de moi même, que j’aurai réagi comme eux. Ils ont fait cela pour nous protéger.
Sean : Oui, mais quand même après tout ce qu’on..
Kate : …a fait pour eux. Oui, je le sais et ils le savent. Mais ils considèrent cette mission trop dangereuse. Nous ne sommes pas entraînés.
Sean : Tu as vécu dans plusieurs pays en guerre.
Kate : Oui mais comme médecin. Eux ce sont des flics, ils vont se battre.
Sean : Je lui ai promis qu’on se tiendrait à l’écart des bagarres.
Kate : Et tu crois que dans le feu de l’action…non Aaron a toujours été pragmatique. Il ne veut prendre aucun risque. Haley a été tuée par un malade qu’il pourchassait, la vie de Jack a été menacée. Il ne veut pas exposer à nouveau la vie de ses proches, il l’indique clairement dans sa lettre…
FBI QUE PERSONNE NE BOUGE ;
Cinq agents du FBI lourdement armés firent irruption dans le studio.
Sean Et calmez vous nous ne sommes pas des criminels, nous ne sommes pas armés.
Ils se fit plaqué par un agent.
L’Agent : Il a raison, il n’est pas armé. Comment vous appelez vous ?
Sean : Je m’appelle Sean Hotchner, je suis cuisinier au Petit Paris et voici ma sœur Kate qui est médecin.
Quelques heures plus tard, en Virginie .
Patricia Hotchner : Vous les avez planqué !
Sean : Oui très chère mère. Nous avons l’esprit de famille.
Patricia Hotchner : Et il vous a lâché. Je ne suis pas étonnée.
Kate : Ce n’est pas ce que tu crois. Aaron a voulu nous protéger car nous nous étions mis en tête de les accompagner au Nouveau Mexique. Mais il trouvait cela trop dangereux. Il a tout expliqué dans une lettre …lorsque l’agent Rossi daignera nous la rendre…
Pénélope fit irruption dans la pièce ou Reid et Rossi étudiaient la lettre de Hotch.
Pénélope : on a retrouvé les boucles d’oreilles en diamant que la CIA a confié à Prentiss. Chez un prêteur sur gages.
Rossi : Ils avaient besoin d’argent.
Morgan : Là ça devient dangereux. Ils peuvent être poursuivis pour vol.
Rossi : Je ne crois pas non, ils sauvent leur peau et veulent contribuer à l’arrestation d’un dangereux criminel.
Morgan : Nous savons au moins qu’ils veulent se rendre au Nouveau Mexique.
Rossi : Oui, mais comment et sous quelle couverture ?