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Série : Criminal Minds
Création : 30.01.2011 à 22h28
Auteur : paname17
Statut : Terminée
« Voici la suite du "tueur des Palaces" (qu'il faut absolument lire avant pour comprendre). Victimes d'un complot, JJ, Hotch et Emily ont disparu... » paname17
Cette fanfic compte déjà 16 paragraphes
Quelque jours plus tard dans le Colorado.
Le train de marchandise filait en direction du sud. Un des wagons avait la porte entrouverte. Un vagabond regardait le paysage défiler sous le soleil levant. Sale et pouilleux, comme la plupart des passagers clandestins qui sillonnaient le pays dans des trains de marchandises, il était grand, maigre et barbu. Il portait un vieux jean usé et une chemise militaire fripée. Il semblait totalement absorbé par la contemplation du paysage. Une jeune femme rousse habillée de la même façon, dormait profondément, blottie contre lui.
Hotch savait que tous ses proches et ses collègues ne pouvaient l’imaginer, lui et Emily en vagabonds. Ils avaient l’impression d’être les héros d'un roman de Jack Kerouac. Sauf, que l’époque actuelle était devenue beaucoup plus dure et dangereuse. D’après les calculs de Hotch, ils devaient ainsi arriver directement au Texas pour se procurer des armes facilement. En fait, ils en avaient besoin dés maintenant. La violence qui régnait dans certains groupes de vagabond les frappèrent. La beauté d’Emily, malgré les fripes informes qui l’habillaient, se faisait remarquer et Hotch n’aimait pas certains regards concupiscents. Un jour l’un deux se jeta littéralement sur la jeune femme mais Hotch réussit à l’assommer. Il s’ensuit une bagarre générale dont les deux agents réussirent à échapper par miracle sans trop de dommages, Prentiss réussit à subtiliser un revolver et Hotch un couteau.
Ils purent se procurer deux autres revolvers dans le Wyoming. Ils durent faire du stop quelques temps avant de rejoindre un autre train. Il faillirent se faire arrêter plusieurs fois par la police.
Mais après avoir quitté la ville de Denver, le voyage devint plus plaisant. Le temps devenait plus agréable, ils ne craignaient plus de dormir à la belle étoile. Ils croisaient d’autres vagabonds plus avenants, de vieux fous sages, des philosophes, avec qui ils partageaient cigarettes et nourriture, les contraintes étaient moins pesantes, le manque de confort aussi, tout semblait facile, ils avaient quelque fois l’impression d’être en vacances et goûtaient leur liberté, et ressemblaient chaque jour de moins en moins à des agents du FBI.
Arrivés à Santa Fe, ils se débarbouillèrent dans un refuge et continuèrent leur route vers El Paso en stop….. ils marchèrent aussi énormément.
El Paso – Nouveau Mexique
Dans le commissariat Rossi déploya une grande carte.
Rossi : La rencontre a lieu ici.
Reid : Morgan, Sam et Mike sont déjà sur place.
Erin Strauss : Oui, et plusieurs policiers qui font passer pour des motards.
Eric Serac : J’aurai pu les accompagner, je m’y connais en moto.
Rossi : Je suis désolé Eric mais votre anglais trop parfait va vous trahir.
Eric Serac : Se promener en Harley dans le désert américain est le rêve de beaucoup d’européens.
Jean Gaillard : Avez vous des nouvelles de vos deux agents disparus ?
Reid : Non. Nous sommes sûrs qu’ils vont venir ici mais ils sont vraiment très malins. Ils ne se sont pas fait repérer.
Rossi : Ils savent se fondre dans la masse. Ils sont vraiment encore plus doués que je le pensais.
Strauss : Oui, et la CIA souhaiterait les recruter.
Rossi : Quoi mais c’est complètement fou.
Strauss : Je ne veux pas perdre deux excellents agents mais j’avoue que nous songeons sérieusement à cette option.
Rossi : Erin, c’est de la folie ! Pourquoi ?
Strauss : Ce qu’ils ont vécu depuis plusieurs semaines les ont forcément marqués. Seront-ils capables de reprendre le travail comme si de rien n’était ?
Reid ; Ca sera dur certes mais on a tous vécu des choses dures dans ce métier.
Strauss : Et la relation qu’ils ont entre eux a forcément changée.
Reid naïvement : Je ne pense pas, ils se sont toujours bien entendu.
Strauss : Leur relation a du s’intensifier devenir euh….plus intime.
Eric Serac : Un homme et une femme, tous les deux séduisants, il y a des chances…
Jean Gaillard : Ca ne regarde personne, c’est leur vie privée.
Rossi : Nous sommes en Amérique, rien n’est vraiment privé et les relations amoureuses entre agents sont interdites.
Reid : Ils sont amis pas amants.
Rossi : Je ne peux pas être aussi affirmatif que toi. Et pourtant, en tant qu’ami c’est tout le bonheur que je leur souhaite.
Seaver : Pénélope sur la ligne 1.
Garcia : Bonjour tout le monde ! Howard Smith a été condamné enfin son procès est prévu pour plus tard mais là c’est officiel, il croupit en prison. Pour la chaise électrique ou la prison à vie suivant la décision des jurés. Ah ! J’ai également Morgan en ligne, il a des choses à vous dire.
Morgan : Nous les avons retrouvé.
Strauss : Qui ?
Morgan : Les Hell’s Angels. Ceux qui ont volé note suspect. Trois policiers sous couverture sont en train de parler avec eux.
Jean Gaillard : Et Xavier Depeyronniére ?
Morgan : Aucune trace de lui pour l’instant. Il sait se fondre dans la masse comme Hotch et Prentiss.
A ce moment là on entendit une formidable explosion.
Pénélope hurlant : Mooorgaaan ! Mooorgannn !
Ils étaient tous morts, tous. Les Hells Angels et les trois policiers qui les interrogeaient. Police et FBI arrivaient sur les lieux sirènes hurlantes. Le meeting est annulé, la police contrôlait les motards un à un, ambulances et hélicoptères se relayaient pour amener les blessés.
Par miracle, Sam, Mike et Morgan n’avaient pas été touchés par l’explosion. Ils avaient été protégés du souffle par la buvette. Ils restèrent un long moment sonnés puis appelèrent les secours et leur collègues du FBI. Morgan s’en voulait d’avoir réagi aussi lentement.
Sam : Nous avons été sonnés par l’explosion c’est normal.
Morgan : oui mais quand même. J’aurai dû…
Sam : Il n’ a pas vraiment le profil d’un poseur de bombes.
Morgan : Non. Dés que les secours auront terminé leur travail, j’étudie le détonateur et l’explosif qu’il a utilisé.
Sam et Morgan regardaient les barrages de police. Chaque motard était contrôlé et fouillé.
Mike regardait de l’autre côté.
Sam : Pas de trace de notre suspect ni de Hotch et Prentiss.
Morgan ; Il n’est pas là. Soit il est parti au tout début, soit il est encore dans le périmètre. Sa première vengeance est terminée maintenant il va s’en prendre à Hotch et Prentiss.
Sam : Nous n’avons pas réussi à les repérer, je ne pense pas qu’il sache ou ils sont. Je croise les doigts pour qu’ils ne fassent pas parti des blessés.
Morgan ; Je l’aurai déjà su.
Sam : Mike qu’est ce que tu regardes ?
Mike : Les vagabonds qui sont de l’autre côté de la route. Personne ne les contrôle ?
Sam : Inutile, le suspect n’est pas avec eux, ils n’ont pas eu accès au meeting. Il y avait des policiers prés de leur campement, on aurait vu si un motard serait venu au campement pour se planquer. Xavier Depeyronniére a eu accès au meeting, il ne s’est pas fait remarqué. Il a déposé une bombe prés des Hell’s Angels. Il ne peut être qu’en motard. Je ne le vois pas se transformer subitement en beatnik.
Mike : Et Hotch et Prentiss ?
Sam : En Beatnik ! Tu veux rire ! De toute façon ceux que j’ai vus étaient relativement âgés.
Morgan ; Je vois mal Hotch et Prentiss pouilleux avec des vêtements sales.
Mike : Justement.
Une centaine de mètres plus loin.
Hotch et Prentiss n’étaient pas au campement. Ils étaient relativement loin lorsqu’ils entendirent l’explosion. Ils comprirent tout de suite que Xavier Depeyronniére avait réalisé la première partie de sa vengeance. La deuxième c’était eux. Ils virent les voitures de police et celles du FBI arriver en trombe. Ils se cachèrent dans les rochers.
Des policiers et des chiens passèrent non loin les obligeant à changer de cachette. En contre bas ils aperçurent les Tahoe noires qu’ils connaissaient bien. Ils rampèrent sur le sol pour ne pas se faire remarquer.
Hotch : Je vois Reid et Seaver, comme ils ont l’air fatigué.
Prentiss : Regarde, prés des voitures c’est Rossi discutant avec Strauss.
Hotch : Strauss ? Elle les a accompagné.
Prentiss : Apparemment oui.
Ils rampèrent à nouveau pour se rapprocher.
Emily regarda un instant sur le côté et se figea.
Emily avec émotion : Aaron, regarde l’homme là-bas avec le fusil mais ….il le pointe vers le FBI…..OH mon dieu ! C’est Xavier ! J’en suis sûre.
Aaron ne se retourna pas il vit la lumière rouge du fusil sur le front de…….…Rossi.
Il se leva d’un bond.
Hotch hurlant : DAAVEEE A TERRE ATTENTION !!!
Rossi plongea aussitôt à terre avec Strauss plusieurs balles crépitèrent autour d’eux sans les toucher. D’autres agents tirèrent en direction de l’agresseur. Celui-ci se leva et s’échappa. Hotch et Prentiss couraient derrière lui. Ils avaient pris de l’avance.
Rossi aida Strauss à se relever.
Rossi : Vous allez bien ? j’aurai juré que c’était la voix d’Aaron.
Strauss : Ca va. Oui moi aussi, c’est sa voix.
Reid et Seaver arrivèrent en courant.
Reid : Ca va ? C’était Xavier Depeyronniére n’est ce pas et c’est Hotch qui vous a sauvé, j’ai reconnu sa voix.
Les deux agents français arrivèrent :: il y a de la bagarre dans les rochers, on a entendu plusieurs coups de feu.
Dans les rochers une bagarre acharnée commençait entre Xavier et les deux agents en cavale.
Protégés par un rocher, Hotch et Prentiss tiraient. Xavier ne pouvait aller plus loin, il y avait un ravin. Mais il était bien décidé à lutter jusqu’au bout.
Emily : Il va épuiser toutes ses munitions.
Hotch : Il est mieux équipé que nous, il le sait. Economise tes balles.
Emily : Je ne l’entends plus tirer.
Hotch : Ce n’est pas bon signe.
A ce moment une pierre tomba prés d’eux. Hotch la regarda machinalement et ce fut l’horreur…
Hotch : Une grenade !!
Il bondit sur Emily et ils roulèrent le plus loin possible. La grenade explosa. Les deux agents ne se relevèrent pas.
Sonnés, ils mirent de longues minutes à retrouver leurs esprits. Ils étaient recouverts de poussière. Emily se leva lentement, très lentement. Elle avait l’impression que sa tête allait éclater.
Emily : Aaron, Aaron ça va ?
Hotch faiblement : Oui.
Emily inquiète : Ca n’a pas l’air d’aller.
Hotch grimaçant : Disons que j’ai connu des jours meilleurs.
Emily aida Hotch à se relever ce dernier hurla de douleur.
Emily : Ta jambe, elle est en sang tu as du recevoir des éclats de grenade.
Hotch : Ca va aller, ça va aller, je n’ai rien de cassé, je vais pouvoir marcher.
Hotch se leva mais ne pu retenir un gémissement.
Xavier : Qu’ils sont mignons les deux tourtereaux.
Il pointait son fusil vers eux.
Xavier : Bon maintenant vous me filez vos armes et je sais que vous en avez plus de deux.
Les deux agents s’exécutèrent en priant que le FBI les rejoignent rapidement.
Xavier pointant son arme vers Hotch : Alors l’estropié ? On se tape ma nana et on n’est pas capable de la protéger. Emily, ma belle, tu m’as quitté pour ça !
Sachant que Xavier se débarrasserait en premier d’Aaron, Emily se mit devant lui.
Emily : Pourquoi tu t’en prend à lui, c’est moi que tu veux.
Hotch tout bas : Emily pousse toi.
Emily : Pourquoi n’as tu pas lancé de grenade aux agents du FBI tout à l’heure ? C’était pour nous faire sortir de notre cachette.
Xavier : Et oui. Vous êtes très prévisibles.
Emily : Mais tu l’es aussi.
Xavier : Comment cela ?
Emily : Tu vas d’abord tuer mon mec, rapidement parce qu’il n’est pas intéressant puis tu vas t’occuper de moi en prenant tout ton temps.
Xavier : Est tu sûre ma belle ?
Emily s’approchant de Hotch et l’embrassant : Oui.
Hotch sentit qu’Emily fouillait sa poche et prenait son couteau.
Hotch chuchotant à l’oreille d’Emily : Ne fais pas cela, il est armé.
Emily posa ses lèvres sur les siennes et lui chuchota : Je t’aime.
Elle se retourna vers Xavier.
Emily : Oui c’est mon mec. – Elle poussa alors violemment Hotch qui tomba en gémissant sur sa jambe blessée – mais il ne te vaut pas. Aucun des amants que j’ai eu depuis, ne te valent.
Xavier sceptique : Vraiment ?
Emily : Oui .
Emily s’approcha vivement de Xavier pour l’embrasser. Ce dernier toujours méfiant pointait toujours son arme vers elle. Alors, Hotch vit avec horreur Emily embrasser réellement ce monstre. Xavier la prit par la taille puis hurla de douleur. Emily lui avait donné un coup de couteau, puis un deuxième. Malgré sa blessure, il se reprit et réussit à pointer son arme sur la jeune femme.
Il allait tirer quand il sentit une arme pointée sur sa tempe.
Morgan : N’y pense même pas.
Sam et Mike se précipitèrent pour maîtriser le forcené et appeler les secours. Morgan prit Emily dans ses bras. Une Emily complètement sonnée.
Ils se dirigèrent ensuite vers Hotch immobilisé à cause de sa jambe.
Morgan : C’est bon de vous revoir tous les deux……...je crois que je ne vous aurais jamais reconnus, vous êtes tellement changés.
Hotch lui sourit malgré la douleur.
Emily lui inspectait la jambe: Ce n’est pas très joli mais je pense pas que ça soit très grave.
Hotch posa la tête sur l’épaule d’Emily : J’ai une peur bleue ma belle. Mais quel courage ! Comment as tu…..
Emily : Il allait te tuer.
Elle faillit l’embrasser mais elle vit la tête de Morgan très intriguée.
Tout se passa ensuite très vite, la joie des retrouvailles, l’hôpital, la stupéfaction de les voir transformés en vagabonds, barbus et chevelus.
Xavier perdait beaucoup de sang. Il arriva à l’hôpital dans un état critique. Hotch avait reçu un éclat de grenade dans la jambe. C’était très douloureux mais heureusement sans gravité, l’os n’était pas touché.
Emily du résumer rapidement plusieurs semaines de cavales à Strauss et à Rossi. Morgan la regardait bizarrement. Rossi et Strauss semblaient épier toutes ses réactions. Reid restait auprès de Hotch. Celui–ci en profita pour l’interroger au sujet de JJ.
Strauss et Morgan s’occupèrent ensuite des rapports. Les policiers français interrogèrent le prisonnier blessé et contactèrent leur ambassade.
Quelques heures plus tard.
Rossi à Emily : Je te ramène à l’hôtel. Tu as besoin de reposer.
Emily frissonna c’est la première fois qu’elle allait dormir loin de Hotch, la première fois depuis des semaines. A leur arrivée en Virginie, ils seront accaparés par leur famille respectives….non ce n’est pas possible, elle n’avait jamais vraiment réalisé qu’un jour elle serait séparée de lui. Elle eut très mal.
Emily cachant son émotion : Non je préfère rendre visite à Hotch à l’hôpital.
Rossi : Ils ne te laisseront jamais entrer dans l’état ou tu es madame la clocharde.
Emily : Très bien je passe à l’hôtel prendre une douche et me changer mais après je vais directement à l’hôpital.
Rossi : Bien.
Emily : Me changer mais je n’ai pas d’habits !
Seaver : Je t’en passerai.
Deux heures plus tard elle retrouva Hotch. Les calmants faisaient son effet, il dormait. Emily s’approcha doucement et caressa une mèche de ses cheveux.
Rossi la regarda longuement, il se doutait bien que les deux agents s’étaient sensiblement rapprochés, il savait également que ce n’était pas à lui de poser des questions.
Reid lui fit signe.
Reid : Nous partons demain pour la Virginie, l’un d’entre nous restera avec Hotch le temps qu’il puisse être transféré.
Rossi : Emily, elle saura prendre soin de lui et ne voudra pas le quitter à mon avis.
Reid : Crois tu qu’ils sont devenus….
Rossi : ….amants…je n’en ai aucune idée. Ils se sont rapprochés c’est sûr. C’est à eux de nous le raconter.
Reid : Ils ne diront rien.
Rossi : Je le pense aussi.
Reid : JJ a retrouvé Will et Henry.
Rossi : C’est super, ça va l’aider à récupérer.
Reid : Jack et Jessica étaient sous protection en Arizona. Ils sont actuellement en route pour le Nouveau Mexique.
Rossi : C’est une très bonne nouvelle, Aaron va être heureux. Il se rétablira deux fois plus vite.
Reid : Morgan m’a dit qu’il ne leur manquait que trente dollars sur la somme que leur a passée le prêteur sur gages.
Rossi : Trente dollars seulement ! Ils pourront sans problèmes rembourser la CIA.
Reid : Tu crois que la CIA les aurait poursuivi ?
Rossi : Je l’ignore
Reid : Mais comment ont-ils pu traverser le pays, se procurer des armes et vivre deux semaines avec seulement trente dollars. Le frère et la sœur de Hotch nous ont bien dit qu’ils étaient complètement désargentés.
Rossi : Ils ont vécu comme des vagabonds, ils ont squatté des trains de marchandises. Emily m’a dit qu’ils avaient aussi fait du stop, ils ont beaucoup marché et dormi à la belle étoile.
Reid : C’est complètement fou, ils se sont pris pour Jack Kerouac.
Rossi : En effet, mais personne n’a pu ainsi les remarquer. J’ai su également qu’ils voulaient passer par le Texas pour se procurer des armes mais en fait, ils les ont volées lors d’une bagarre générale.
Reid : Une bagarre générale ?
Rossi : Le milieu des vagabonds peut être très violent. Je crois que l’un d’entre eux a serré Emily d’un peu trop prés.
Reid : Hotch se réveille.
Rossi : Viens Reid, je crois qu’ils ont besoin de se retrouver un peu tous les deux.
Ambassade de France – Washington DC Quelques semaines plus tard.
Emily regardait par la fenêtre. Elle remarqua les arbres en fleurs. Ce n’est pas possible se dit-elle, nous sommes déjà au printemps. Mais combien de temps à duré sa cavale ? Elle ne pourrait le dire, depuis les événements de janvier, elle avait complètement perdu la notion du temps. Elle savait qu’elle était à l’ambassade de France, vêtue d’une très élégante robe verte, ses cheveux redevenus bruns étaient remontés en chignon, ses mains parfaitement manucurées tenaient une coupe de champagne.
Ces dernières semaines avaient été un tourbillon. Dés leur arrivée en Virginie, ils furent totalement accaparés par leur familles respectives. Sean et Kate ne leur en voulaient pas. Hotch ne quittait pas son fils. Il retrouva ses sœurs et son frère avec joie, ses retrouvailles avec sa mère furent plus froides quoique cordiales. Emily trouva ses parents très fatigués et très émus tandis que Pénélope se jeta littéralement dans ses bras. Emily faillit pleurer dans ceux de JJ. Celle-ci semblait complètement remise de son agression. En apparence seulement, Emily le vit dans ses yeux. N’avait-elle pas aussi complètement changée elle aussi après tout ce qu’elle avait vécu ? Et Aaron ?
Si le FBI leur épargna beaucoup de paperasses, ils découvrirent tous les deux avec stupéfaction qu’ils étaient avec JJ au centre d’une véritable tempête médiatique. Ils étaient les trois agents qui avaient risqué leur vie, leur carrière et leur réputation pour mettre à jour un sinistre complot et arrêter un des bandits les plus dangereux.
Ils étaient au centre de toutes les attentions, serrèrent la main de plusieurs députés et membres du gouvernement, des diplomates aussi. Ils furent reçus et décorés par le président américain. Hotch aurait préféré aller à la Maison Blanche sans canne mais sa jambe le faisait encore souffrir. C’était juste une question de temps. Et maintenant, c était la dernière étape de leur marathon de décorations. L’ambassade de France. Ils furent décorés par deux ministres français de passage à Washington et solennellement invités à Paris.
Ils virent assez peu les membres de leur équipe. A leur grand regret. Tout le monde avait le droit à des congés bien mérités. Mais l’ambassadeur tenait à réunir l’équipe entière et ils s’étaient revus avec une grande joie mais aussi avec appréhension. Hotch et Prentiss allaient-ils rester à la BAU ? Tout le monde savait qu’ils avaient reçu plusieurs propositions d’emploi.
Emily ignorait ce qu’il allait se passer. Elle était un peu malade depuis quelque temps, tous ces buffets, ces cocktails ….elle n’avait plus l’habitude de manger autant. Elle avait l’impression d’étouffer à Washington.
Elle sentit une présence derrière lui, elle su immédiatement que c’était Aaron.
Hotch : Alors, on fait bande à part ?
Emily : Je réfléchissais. – elle se tourna vers lui – j’ai du mal à m’habituer à te voir sans barbe, les cheveux courts et en smoking.
Hotch en souriant : Pourtant, tu m’as vu plus souvent en costume et rasé de prés qu’en beatnik.
Emily en le regardant tristement : Oui c’est vrai. – puis montrant sa canne – Tu es arrêté pour combien de temps ?
Hotch : Jusqu’à la fin du mois de mars. Normalement, d’ici quelques jours, je n’aurai plus besoin de canne. Nous nous en sortons plutôt bien tous les deux. Je m’inquiète surtout pour JJ. Je ne suis pas sûr qu’elle soit complètement remise psychologiquement même si elle est très forte.
Emily toujours triste : Oui. Le retour à la réalité peut être très dur. Tu sais, je ne reprendrai pas le travail lundi. Je pense déposer un congé de plusieurs mois. J’ai besoin de temps pour moi.
Hotch tristement : Je le comprends, ne fais pas les même erreurs que j’ai faites après la mort d’Haley.
Emily : Je songe partir quelque temps à Paris.
Hotch : Si loin !
Emily : Nous sommes invités à Paris et j’adore cette ville, surtout au printemps. Je dois réfléchir aux propositions qu’on nous a faites.
Hotch : Tu songes quitter le bureau ?
Emily : Je ne sais pas, disons que je ne me ferme à aucune option. Crois tu que l’on pourra reprendre le travail normalement après ce qu’il s’est passé. Que je pourrais te voir à nouveau comme mon boss.
Hotch : Nous étions déjà amis avant.
Emily : Nous sommes plus qu’amis maintenant, tu le sais très bien. Non, j’ai besoin de m’éloigner un moment pour savoir où j’en suis.
Hotch semblait abattu. Il fixa la jeune femme sans rien dire.
Emily : Remarque, tu es invité à Paris toi aussi. Tu pourrais me rejoindre.
Hotch : J’aimerais beaucoup mais je ne peux pas quitter Jack pour l’instant, il vient juste de reprendre l’école.
Emily baissant la tête : Oui je le comprends.
Hotch : Emily regarde moi. Je pars à New York après demain chez mon frère, pour le week-end, Kate reste encore un peu aux Etats-Unis, elle prépare sa prochaine mission au Mali. Je me suis demandé, enfin, si tu voulais venir avec nous. Sean et Kate seraient ravis, ils t’adorent. Jack m’a demandé plusieurs fois des nouvelles de la belle dame rousse qui était à l’hôpital.
Emily très touchée : J’aimerais beaucoup mais…
Hotch : Mais.
Emily : Et toi ?
Hotch : Moi ? Quelle question ? J’en serai ravi.
Fin de l'épisode.
Une suite est prévue : le dur retour à la réalité.