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Série : One Tree Hill
Création : 22.02.2008 à 13h18
Auteur : AngeNoir
Statut : Terminée
« Fic complète, qui reprend le début du 3X16... Emotion au programme. » AngeNoir
Cette fanfic compte déjà 22 paragraphes
Introduction : Je reprends l’histoire au début de l’épisode 3X16 (Accès de Colère). Nathan est bien parti chercher Haley dans le lycée mais Lucas est resté dehors.
… : Je demande Marvin McFadden à la barre.
… : Madame Haley Scott, jurez-vous de dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité ?
… : Monsieur Taylor, asseyez-vous je vous prie.
Le procès durait depuis des heures. Le drame s’était déroulé 15 jours auparavant. Un lycéen était arrivé au THS avec une arme, et avait tiré. Une prise d’otage de plus de deux heures avait suivi ce coup de feu. Deux personnes avaient été blessées, une personne y avait perdu la vie, et des tas d’autres personnes y avaient laissé une partie de leur âme.
Pour beaucoup, le procès de Jimmy Edwards n’était qu’une formalité. En réalité, il s’agissait surtout d’un moyen de découvrir la vérité sur ces tragiques événements.
Avocat 1 : Mademoiselle Gatina, à partir de quel moment la situation est-elle devenue critique dans la salle de tutorat ?
Rachel : Une des élèves… Abby… Elle n’allait pas bien du tout… C’était plus d’une heure après le premier coup de feu.
Avocat 1 : Et qu’est-ce qui n’allait pas ?
Haley : En m’approchant d’elle, je me suis rendue compte qu’elle était… diabétique. Elle avait besoin d’insuline. Et elle n’en avait pas sur elle.
Avocat 2 : Que s’est-il passé ensuite ?
Micro : Il était clair qu’elle devait sortir et aller voir un médecin. Mais Jimmy ne voulait pas.
Avocat 2 : Vous avez négocié avec Jimmy Edwards ?
Micro : Oui… On a essayé de le convaincre. Finalement il a bien voulu qu’elle sorte.
Avocat 2 : Quel était alors le problème ?
Micro : Elle était très mal et très faible… Elle ne pouvait plus marcher.
Avocat 1 : Qu’avez-vous fait pour régler cette situation ?
Rachel : On a dit à Edwards qu’elle ne pourrait pas marcher seule…
Marcus : …et qu’il fallait que quelqu’un l’accompagne.
Avocat 1 : Et comment a réagi Jimmy Edwards ?
*
Micro : Il refusait toujours. Et puis il a fini par céder…
Avocat 2 : Comment avez-vous décidé de qui accompagnerait mademoiselle Brown à l’extérieur ?
Haley : C’est Jimmy qui a décidé…
Avocat 1 : Que s’est-il passé ensuite ?
Micro : Jimmy ne semblait plus être d’accord… Et Abby allait de plus en plus mal.
*
Micro (en s’énervant) : Vous savez, les snipers n’ont pas seulement tué quelqu’un ce jour-là ! Ils ont aussi détruit la vie de beaucoup de personnes… Et ils ont faillit me tuer moi !
Avocat 1 : Que voulez-vous dire ?
Micro : On devait le convaincre… Qu’importe le moyen… Mais personne n’aurait dû y laisser la vie…
Avocat 2 : Madame Scott, comment s'est déroulée la suite ?
La jeune femme était secouée par des sanglots incontrôlables.
Avocat 2 : Madame Scott ?Haley : Pardon je... Je ne peux pas...
Juge : Ce n’est rien. Vous pouvez retourner à votre place.
Avocat 1 : C’est à ce moment-là que Nathan Scott et Abby Brown sont sortis de la pièce ?
Skills : Oui… Jimmy a…
Skills : … Jimmy a empêché Nathan d’embrasser Haley et puis ensuite il leur a ordonné de partir. Il a dit à Nathan…
Skills : … Il lui a dit qu’il avait 5 minutes avant que Micro ne paye pour lui.
Rachel : … Et puis ils sont sortis.
Avocat 2 : Monsieur Scott, étiez-vous dans la salle de tutorat lors de la prise d’otages ?
Lucas : Non. On revenait du gymnase avec l’équipe quand le coup a été tiré. C’était la fin de l’entraînement. Après je suis resté à l’extérieur avec mes parents.
Avocat 2 : Vous n’avez donc pas suivi votre frère Nathan à l’intérieur du lycée ?
Lucas : Non. Le coach Durham m’en a empêché. Et il m’a sans doute sauvé la vie…
Avocat 1 : Qu’est-ce qui a alerté les forces spéciales ?
Lucas : Ca bougeait. Tout était si… calme… Mais là ça bougeait.
Avocat 1 : Que voulez-vous dire ?
Lucas : Les snipers ont repéré une personne qui marchait au bout du couloir.
Avocat 1 : Aviez-vous à ce moment-là un moyen de savoir de qui il s’agissait ?
Lucas : Non. Ce couloir est le plus long du lycée, la personne était trop loin, et les vitres étaient légèrement teintées. On ne pouvait rien voir.
Avocat 2 : Qu’ont fait les forces de police ?
Lucas : Ils ont pris le mégaphone et ils ont dit à cette personne qu’elle devait lever les bras et avancer lentement vers l’extérieur, mains en l’air, ou ils feraient feu.
Avocat 1 : Cette personne a-t-elle obtempéré ?
Lucas : Non… On voyait la silhouette se rapprocher sans qu’elle ne lève les bras. Mais elle n’allait pas très vite.
Avocat 1 : Qu’a fait le shérif ?
Lucas : Il a répété ses ordres.
Avocat 1 : Toujours sans résultat ?
Lucas : Oui.
Avocat 2 : Entendiez-vous ce qui se passait dehors ?
Marcus : Non. On était comme… déconnectés de la réalité. Seuls au monde.
Micro : En fait, la salle de tutorat est faite pour être complètement hermétique. L’isolation phonique y est plus qu’excellente. On n’entendait absolument rien. Pas un bruit… Un silence de… mort.
Avocat 2 : Qui a donné l’ordre d’ouvrir le feu ?
Lucas : Le shérif. Il ne voulait pas mais… Il a fini par autoriser les snipers à tirer.
Avocat 1 : A quel moment avez-vous compris l’identité de cette personne qui s’approchait de la sortie ?
Lucas : Quand les premières balles ont explosé les vitres des portes.
Avocat 2 : Pouvez-vous nous dire ce que vous avez vu ?
Lucas : Les snipers ont tiré. Les deux personnes sont tombées à terre. Quand les balles ont cessé de fuser dans tous les sens, le silence a été remplacé par des cris, des cris d’horreur.
Avocat 2 : Comment les gens se sont-ils rendu compte de l’identité des victimes ?
*
Lucas : Quand les coups ont cessé, des policiers sont allés voir les corps des victimes. Ils ont emmené la fille Abby à l’hôpital en urgence, mais c’était trop tard pour Nathan. Tout ça parce qu’il n’avait pas levé les bras…
Avocat 1 : Qu’est-il arrivé lorsque les 5 minutes se sont écoulées ?
Rachel : Jimmy semblait à la fois triste… et apeuré. Il n’arrêtait pas de regarder Micro. Il faisait les 100 pas dans la salle de tutorat.
Micro : Au bout d’un moment, on était sûrs que Nathan ne reviendrait pas.
Marcus : On a essayé de le supplier d’attendre… Il a jeté un coup d’œil dehors et puis sans raison, alors qu’on pensait tous qu’il allait tirer… Il a juste lâché son arme.
Rachel : On a mis longtemps à réagir. Marcus a attrapé son arme pour l’empêcher de s’enfuir. Mais on n’osait pas sortir, et on n’avait plus de portable… Alors on a attendu.
Haley : Quand on est enfin sortis, on a vu les impacts de balles, et cette énorme mare de sang tout autour de la porte…
Lucas : J’ai dit à Haley que Nathan s’était fait tirer dessus et qu’il était… mort.
Avocat 1 : Que garderez-vous de cette journée ?
Lucas : Que garder de la journée où vous avez vu votre frère se faire fusiller ?
Micro : Il y a une chose que personne ne devrait oublier : Jimmy n’est pas le seul. Il l’a dit ; on oublie trop souvent des gens qui méritent tellement mieux…
Marcus : Personne ne devrait pouvoir dire qu’on ne lui a jamais autant parlé que le jour où il est arrivé avec une arme au lycée. Voilà ce que je garderai de cette journée.
Rachel : Le lycée, c’est juste 700 jours. Mais prenez la vie d’un adolescent : pour beaucoup, ce sont 700 jours de trop.
Haley : Avant de sortir, Nathan m’a dit que ça n’était pas grave qu’on ne s’embrasse pas parce qu’il reviendrait très vite. Que garderai-je de cette journée ? Je garderai un manque qui me suivra toute ma vie. Je garderai la mort de mon mari.
Jimmy avait l’impression de sortir d’un rêve. Tout ça n’avait pas dû durer plus d’une seconde, car personne ne semblait avoir remarqué ses yeux vides, son air absent.
Il parcouru la salle de tutorat du regard : Micro était assis sur le rebord d’une chaise, comme s’il se préparait au pire, le genou de Skills tremblait, Rachel avait les yeux pleins de larmes qui ne coulaient pas, Marcus ne contrôlait plus ses lèvres, et Haley répétait sans cesse « Nathan ! » en sanglots. Il tourna la tête vers la porte, et vit Nathan la franchir, Abby dans les bras, comme au ralenti.
Jimmy comprit alors. Il avait une chance. Une dernière chance. Il courut vers le couloir. Nathan s’approchait de plus en plus de la porte vitrée, intacte. La tête d’Abby se balançait au rythme de ses pas.
Jimmy : A TERRE !!!
Nathan entendit le cri du jeune homme derrière lui au moment où il vit les snipers derrière la vitre. Il plongea à terre, protégeant Abby sous son corps, formant une carapace autour d’elle. Les balles volaient dans tous les sens. Des éclats de verre brisé provenant des vitres étaient projetés dans tout le couloir.
Enfin, la fusillade cessa.
Jimmy n’avait pas bougé. Lorsque tout fut silencieux, il se mit au bout du couloir, posa son arme à terre et avança lentement, les mains en l’air, droit vers la sortie. Des policiers se dirigeaient vers lui. Il fut menotté et emmené dans la voiture du shérif sous les regards accusateurs des spectateurs du drame.
Il vit des médecins se précipiter à l’intérieur sans entendre la sirène des ambulances, il vit les lèvres de Lucas former le nom de Nathan sans entendre la voix de son ami crier ce même nom. Il vit le shérif lui énumérer ses droits sans les entendre. Il vit Abby se faire transporter sur une civière sans entendre les cris des médecins. Il vit Nathan se faire soigner par le médecin, et amener à l’ambulance, et alors il entendit la sirène de l’ambulance qui emmenait Abby à l’hôpital. Il entendit Lucas hurler « Nathan ! » en se précipitant vers la civière qui le soutenait malgré l’interdiction des policiers. Il entendit le shérif lui dire qu’il allait être amené au commissariat de la ville. Il entendit les médecins crier de se dépêcher. Et la voiture démarra.
Nathan : Vous savez, sans Jimmy ce jour-là, je serais mort aujourd’hui. S’il ne m’avait pas crié de plonger à terre, j’aurais avancé jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour nous protéger des balles.
Abby : On aurait pu y rester. J’ai été touchée à l’épaule et Nathan au genou mais qu’importe ? Nous sommes en vie. Nous sommes là.
Nathan : Ma femme Haley est venue me voir dès ma sortie du bloc opératoire. Et je l’ai embrassée, comme je le lui avais promis. Tout ce que je souhaite à Jimmy, c’est qu’il ressente un jour tout le bonheur que j’ai pu avoir en moi à ce moment.
FIN