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Série : One Tree Hill
Création : 28.02.2008 à 11h49
Auteur : fanoth91
Statut : Terminée
« C'est ma première fic complète et j'espère qu'elle vous plaira... » fanoth91
Cette fanfic compte déjà 14 paragraphes
- En raison de chutes de neige importantes, le vol 280 en provenance de Los Angeles sera retardé. Nous nous excusons pour le désagrément et faisons tout notre possible pour rétablier l'ordre dans le trafic.
Haley James Scott poussa un profond soupir, à l’annonce du retard de l’avion de son mari. Cela faisait déjà une heure qu’elle patientait dans cet aéroport, et les bruits incessants des moteurs commençaient à lui sortir par la tête. Il était seulement dix-sept heures, et pourtant son estomac réclamait à manger. Après tout, se dit-elle, c’était normal qu’elle ait faim, elle devait nourrir une personne de plus. Cette pensée la fit sourire, et elle posa une main protectrice sur son ventre distendu. Haley était enceinte de sept mois. Une petite fille, lui avait annoncé le médecin. Une petite fille qui viendrait parfaire un bonheur déjà total. Haley se leva et se dirigea vers le bar qui se trouvait en face des sièges d’attente. Après tout, si elle devait attendre pendant encore une ou deux heures, autant qu’elle en profite pour aller manger.
Elle entra dans le petit bar, et commanda une part de gâteau au chocolat – son dessert préféré de femme enceinte – et un jus de fruit pour se rafraîchir. Remerciant la serveuse, elle alla s’asseoir sur un des bancs de la salle. Haley dévorait sa part de gâteau lorsqu’elle entendit une voix familière arriver derrière elle.
- Venez, on va aller chercher à manger.
Haley sourit. Aucun doute, cette voix était bien celle de Brooke Davis.
- Brooke !
La jeune femme se retourna et ses yeux brillèrent en reconnaissant la personne qui venait de l’appeler.
- Haley !
Haley se leva et serra Brooke dans ses bras. Cela faisait plus de huit ans qu’elles ne s’étaient pas vues. Depuis la fin du lycée, en réalité. Malgré la promesse qu’ils s’étaient tous faite, avant de se quitter à Tree Hill, Haley, Brooke et les autres ne s’étaient jamais revus. Pourtant, Haley avait maintes et maintes fois saisi le téléphone dans l’espoir d’avoir le courage d’appeler celle qui était sa meilleure amie, pendant tant d’années. Hélas, elle n’avait jamais trouvé cette force en elle. Elle ne voulait pas déranger Brooke, préférant attendre que celle-ci la contacte en premier. De son côté, Brooke s’était dit exactement la même chose.
- Tu m’as tellement manqué, Hales…
- Toi aussi, Brooke.
Les larmes aux yeux, Haley lui sourit. Brooke n’avait pas changé. Les mêmes yeux brillants, le même entrain, la même joie de vivre, les mêmes cheveux bruns longs et soyeux. La seule différence qu’Haley remarqua en sa meilleure amie, c’était sa taille qui s’était légèrement arrondie.
- Viens t’asseoir avec moi. Tu veux boire quelque chose ?
Brooke hocha la tête et s’assit aux côtés de sa meilleure amie.
- Un verre d’eau, ça ira, merci.
Haley leva la main en direction de la serveuse, et commanda une bouteille d’eau. Soudain, Brooke eut un sourire en regardant derrière Haley.
- Hales, je ne t’ai pas présentée.
Deux enfants s’approchèrent de la table, en se chamaillant. Bruns comme l’ébène, et les yeux bleus, brillants comme ceux de Brooke, sourirent à Haley.
- Haley, voici Paul et Megan, mes enfants.
Haley leva des yeux surpris vers celle qu’elle connaissait mieux que personne, huit ans plus tôt, et elle regretta de ne pas avoir décroché le téléphone et composé le numéro de Brooke. Sa meilleure amie était maman, et elle l’ignorait…
- Asseyez-vous à la table d’à côté, Haley et moi avons des choses à nous raconter.
Les deux petits obéirent, et s’assirent juste en face de leur mère.
- Tu es maman, Brooke ?
- Hé oui, comme quoi, hein…
- Oui, je ne m’y attendais pas du tout. Quel âge ont-ils ?
- Paul a six ans, et Megan en a cinq.
- Tu… ils… enfin, tu es mariée ?
Brooke hocha négativement la tête, un voile de tristesse apparaissant dans ses yeux clairs.
- Non, je ne suis pas mariée. Chase est…
- Chase… ?
- Après mon départ pour Los Angeles, on est resté ensemble pendant deux ans, et je suis tombée enceinte. Chase était très heureux, il avait hâte de devenir papa. Et puis, après la naissance de Paul, on a été très heureux. Megan est venue par surprise, mais elle a augmenté notre bonheur. Oh, Hales… On était vraiment heureux, tous les quatre. Chase me disait même qu’on allait se marier…
- Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Il… C’était le jour de la saint valentin, on allait manger au restaurant en amoureux, et il voulait me demander de l’épouser. Mais… il pleuvait, et la route était mouillée, et… on a eu un accident. Hales… Chase est mort.
- Oh…
Les larmes coulaient sur les joues de Brooke, ses yeux clairs étincelaient, mais ils étaient voilés de tristesse, de désespoir et de… culpabilité.
- Je suis désolée, Brooke. Pourquoi ne m’as-tu pas appelée ?
- J’ai essayé. J’ai pris le téléphone et j’ai composé ton numéro, mais… j’ai raccroché avant que tu ne répondes. J’avais peur… peur de voir que tout avait changé, que rien n’était plus comme avant, que tout était différent, que tu ne te souvenais plus de moi, de nous, de Tree Hill…
- Oh, ma chérie…
Haley prit la main de Brooke dans la sienne et la serra fort. Voir sa meilleure amie pleurer, même après toutes ces années, lui faisaient toujours aussi mal au cœur, au plus profond de son cœur.
- C’est arrivé quand ?
- L’année dernière. Mais, aujourd’hui, ça va mieux. J’ai Paul et Megan. J’ai réussi à remonter la pente, et maintenant, je vais bien.
Un léger sourire détendit le visage de Brooke. Haley se posa des questions, mais n'osa pas les prononcer à haute voix. Après tout, si son amie tenait à conserver le secret d'une probable liaison, c'était son choix ; si cette personne la rendait heureuse et lui redonnait le sourire, c'était déjà bien. Et peut-être que Brooke attendait le bon moment pour en parler. Haley décida de faire comme si elle n'avait pas remarqué le bonheur de son amie.
- Tant mieux, ma chérie, je suis contente.
- Et toi, Hales ? Où en es-tu dans ta vie ?
- Ecoute, moi, ça va très bien. Je… je suis enceinte.
Brooke ouvrit des yeux ronds, et son regard se dirigea vers le ventre d’Haley. En effet, se dit-elle, Haley était réellement enceinte. Son ventre pointait fièrement, distendu à souhait et la main protectrice que celle-ci y posait ne laissait aucun doute.
- Je ne m’en étais même pas aperçue !
Haley rit, et entraîna Brooke avec elle.
- C’est une petite fille.
- Super ! C’est pour quand ?
- Dans deux mois.
- Je suis très heureuse pour toi, coloc’.
Ce surnom lui était revenu tout naturellement, et c’est de cette manière qu’elle le prononça. Haley releva les yeux qu’elle avait baissés, et elle sourit. Ce petit mot leur rappelait tellement de souvenirs…
- Et comment va mon filleul préféré ?
- Jamie va très bien. Tu sais qu’il vient de fêter ses neuf ans ? C’est horrible comme le temps passe vite… J’ai l’impression qu’il est né hier.
- Et avec Nathan ? Quoi de beau ?
- Tout va bien. Nate et moi, on est très heureux.
- Il joue toujours au basket ?
- Ouais. On a finalement oublié ses erreurs passées, et il a été pris dans l’équipe des Lakers de Los Angeles. C’est pour ça qu’il fait des allers-retours incessants entre LA et ici.
- Et toi, Hales ?
- Moi, je suis professeur de musique dans une école primaire.
- Alors, vous avez tous les deux accompli vos rêves ? Toi, la chanson, et Nathan, le basket.
- Oui, je crois qu’on peut même dire qu’on a réussi encore plus. Jamie est un petit garçon formidable, il est vif et intelligent. Et bientôt, nous aurons une petite fille. Je pense que c’est cela le bonheur. Et Brooke Davis a-t-elle accompli son rêve ?
- Je crois que j’en suis loin, maintenant. Certes, j’ai deux enfants merveilleux, et ils sont tout pour moi, je sacrifierai ma vie entière pour eux deux. Mais, je n’ai jamais réussi à réaliser mon rêve. J’ai étudié le stylisme pendant deux ans, et je suis tombée enceinte. J’ai dû arrêter mes études, et après, c’était trop dur de les reprendre, alors j’ai changé de voie. Radicalement.
- Que fais-tu ?
- Je travaille dans un journal. Et j’espère bien être promue journaliste ; qui sait, dans quelques temps, peut-être que je serai moi aussi en haut de l’affiche, en temps que journaliste reconnue ?
- Je te le souhaite vraiment, ma chérie. Mais, la reconnaissance ne fait pas le bonheur, crois-moi, Brooke.
- On dirait que tu parles en connaissance de cause ?
- Oui, et je le regrette amèrement.
- Comment ça ? Il s’est passé quelque chose ?
- Mes deux premières années d’études se sont très bien passées, Deb était là pour s’occuper de James, et Nathan jouait dans l’équipe de Whitey. Tout allait bien. Et puis, subitement, j’ai eu des regrets. Je ne sais pas vraiment d’où ils sont venus, ni si je les avais déjà en moi avant, mais que je les avais enfouis pour ne pas briser ma famille. Mais, j’ai regretté d’être revenue de ma tournée. Je me disais que j’aurais pu connaître le succès si j’avais continué avec Chris Keller. Si je n’étais pas rentrée pour Nathan, j’aurais été une grande artiste reconnue dans le métier. Et je pensais que c’était mes envies, mes rêves, les plus importants.
- Tu es repartie ?
Haley hocha la tête. On voyait dans ses yeux qu’elle le regrettait, mais qu’elle assumait ses choix.
- J’ai tout quitté. Nathan, James, mes études, ma ville… Tout ça pour rejoindre Chris Keller, encore une fois. Pendant deux mois, je l’ai accompagné dans sa tournée, j’ai fait ses premières parties, je me contentais de cette vie. Bien sûr, Jamie me manquait, et Nate aussi. Mais, je continuais à poursuivre cette reconnaissance dont je rêvais, dont je pensais rêver. Et un jour, je l’ai enfin obtenue. La reconnaissance. Les gens m’acclamaient, me réclamaient, me chantaient ; un producteur m’a remarqué et m’a demandé de faire un disque, plusieurs même, d’avoir tout ce dont je rêvais depuis que j’étais gamine. J’étais connue, reconnue enfin. Cela faisait tellement longtemps que j’attendais ce moment. Mais, le lendemain, tout s’est obscurcit. Je me suis rendue compte que je n’avais personne avec qui partager ce bonheur, personne avec qui je pouvais parler, personne qui me félicitait, personne qui me soutenait, personne. J’étais seule, lamentablement seule. A ce moment, j’ai tout lâché. J’ai tout quitté, mais cette fois, j’étais sûre de faire le bon choix. Je ne voulais pas de ce monde, où tout est question d’argent, de succès et de paillettes. Je ne voulais que Nathan et Jamie. Ma famille…
Les larmes perlaient à ses paupières comme des gouttes de rosée, au matin d’hiver. Les souvenirs la hantaient, et l’emplissaient de regrets, de reproches dont elle s’accablait.
- Heureusement, Nathan m’a pardonné ce coup de tête. Car, c’en était un. Coup de tête, je veux dire. Je suis partie sur un pur coup de tête. Ou plutôt, nostalgie. Je pense sincèrement que j’étais seulement nostalgique du temps où je chantais. C’était ça ma vocation : chanter ; peu importe si ma chanson était reconnue ou non, la seule chose que je voulais c’était chanter. C’est comme ça que j’ai décidé de me spécialiser dans la musique. Professeur de musique, c’est vraiment ma voie, maintenant. C’est ce dont j’ai toujours rêvé, j’en suis sûr.
- Alors, tu as finalement trouvé ta voie ?
- Oui. Tout ça pour te dire que la reconnaissance ce n’est pas tout dans la vie, loin de là. Fais-moi confiance, Brooke, rien n’est moins important que ça.
Brooke hocha la tête et sourit à son amie. Cela faisait tellement longtemps qu’elles ne s’étaient pas parlé à cœur ouvert.
Soudain, Haley détourna le regard et son visage se figea.
- Hales ? Tout va bien ?
Celle-ci acquiesça et désigna une silhouette derrière elle. Grande, aux cheveux bouclés et blonds, les yeux verts… Aucun doute n’était possible. Les trois meilleures amies de lycée réunies dans un même aéroport !
- Peyton !
La jeune femme blonde se retourna et ouvrit de grands yeux en découvrant qui venait de l’appeler.
- Oh mon Dieu…
Les trois jeunes femmes se prirent dans les bras, et se serrèrent mutuellement durant de longues minutes.
- Je… ne sais pas quoi dire. Qu’est-ce que vous faites là, les filles ?
- Moi, j’attends Nathan. Et Brooke attend… D’ailleurs, tu ne m’as pas dit qui tu attendais ?
- Une collègue du journal, Rachel.
- Rachel ? Rachel Gatina ?
- Oui, en personne.
- Je ne savais pas qu’elle était devenue journaliste. Comment va-t-elle ?
- Très bien. On vit ensemble, on partage un appartement.
- Oh.
Brooke, gênée, détourna le regard et sourit à Peyton, sa sœur de cœur qu’elle connaissait depuis tellement d’années. Ensemble, elles avaient tout partagé, tout résolus, et tout surpassé. Ce n’étaient pas les obstacles qui avaient manqués à leur amitié, mais elles avaient tout surmonté toutes les deux, comme les deux sœurs qu’elles étaient.
- Et toi, P. Sawyer, que fais-tu dans un aéroport ? Je croyais que tu avais peur des avions…
Le visage de la jeune femme s’éclaira, et elle montra timidement sa main gauche. Une alliance y brillait, à l’annulaire.
- Désolée les filles, mais c’est P. Scott !
- Toi et Lucas… Félicitations, ma chère. Tu as réussi à lui mettre le grappin dessus, bravo !
- Merci. Et vous les filles, racontez-moi tout. Hales, qu’est-ce que tu deviens ? Je vois qu’un héritier de Nathan Scott est en route…
- Très drôle, Peyton ! Tout va bien. Nate, ça va, et Jamie aussi.
- Parfait, tout ça. Et toi, miss Davis, quoi de neuf dans la vie de la créatrice ?
- Non, Pey, j’ai échoué.
- Oh, je suis désolée…
- J’ai abandonné le stylisme, il y a six ans, à la naissance de mes enfants…
- A la naissance de tes… ?
- Hé oui, tout change, Pey, tout évolue, même moi !
Brooke sourit et adressa un petit signe de la main aux deux enfants, installés à leurs côtés.
- Peyton, je te présente Paul et Megan, mes deux merveilles.
- Je vois que tu n’as pas tout échoué ; ils sont magnifiques, Brooke. Alors, tu as quelqu’un dans ta vie, miss Davis ?
- Non. Leur papa est mort l’année dernière…
- Oh, désolée, je ne savais pas.
- Tu ne pouvais pas savoir, je ne t’ai jamais prévenu. D’ailleurs, je le regrette. Toutes ces années que nous avons perdues, les filles… Toutes ces années où on aurait pu se consoler, partager notre bonheur, nos malheurs… En fin de compte, nous n’avons pas tenu notre promesse.
- Finalement, tout s’efface. Il ne reste plus rien, que des souvenirs. Notre amitié que nous croyions si solide, n’aura pas résisté au temps, qui détruit tout.
- Non ! Je ne veux pas croire cela ! Maintenant que nos histoires sont écrites, que nos vies ont trouvé leurs voies, et que le destin a fait son œuvre, tout peut redevenir comme avant.
- Ouais ! Il suffit d’y croire, et de le vouloir très fort !
- Et, nous avons la force d’y croire et de le vouloir, n’est-ce pas, les filles ?
- Alors, sur ce coup, je suis d’accord avec toi, P. Sawyer Scott !
Les trois jeunes femmes éclatèrent d’un rire communicatif, et elles se prirent les mains. Le silence se prolongea, mais ce n’était pas un silence pesant, ni même un blanc, c’était seulement un plaisir partagé de s’être retrouvées. Haley reprit la parole.
- Au fait, Peyton, tu ne nous as pas dit ce que tu faisais ici ?
- J’attends Lucas.
- Où était-il ?
- A Los Angeles.
- Ah bon ? Pourquoi ?
- Il… enfin, nous…
- Il se passe quelque chose, Pey ?
La jeune femme hocha la tête et essuya nerveusement la larme qui coulait sur sa joue.
- Lucas et moi, ça fait plusieurs années qu’on essaye d’avoir un enfant. Trois, pour être exacte ; trois ans d’attente, d’espoir, de tristesse et de déception. On s’était promis, le jour de notre mariage, d’être parents dans les années à venir. On ne voulait pas attendre… Luke avait fini ses études, son roman était un succès et il était impatient d’être papa ; de mon côté, mes études étaient terminées, j’avais ouvert mon propre label et je me sentais réellement prête à tomber enceinte. Mais, rien. Trois ans, vous vous rendez compte ? Trois ans ! Je n’en pouvais plus, j'étais à bout de nerfs, Luke me soutenait, mais c’était dur, j’avais l’impression de ne pas être normale, de ne pas pouvoir offrir à mon mari le bonheur d’avoir un enfant. Il me répète qu’il m’aime toujours, et qu’il m’aimera quoi qu’il arrive, mais j’ai le sentiment que si je ne lui donne pas un enfant, il ira peut-être voir ailleurs...
- Peyton Elizabeth Sawyer Scott ! Comment peux-tu dire cela ? Lucas t’aime, vous avez surmonté tellement d’épreuves tous les deux, il ne te quittera jamais même si vous ne pouvez pas avoir d’enfants. Il n’a jamais cessé de t’aimer, vous avez tout franchi ensemble. J’en suis la preuve vivante ! Aucun homme ne pouvait me résister au lycée, et pourtant, Luke t’a choisi toi.
Cette remarque les fit rire toutes les trois, et cela eut pour résultat de détendre l’atmosphère.
- Tu as sûrement raison.
- Avec ça, on ne sait toujours pas pourquoi Lucas est à Los Angeles ?
- Il y a trois mois, on s’est inscrit sur la liste d’attente d’une agence d’adoption, dans l’espoir d’avoir un enfant, et il y a deux jours, on nous a appelé pour nous annoncer qu’une petite fille nous était attribuée… Une petite fille… Malheureusement, je ne pouvais pas me libérer hier pour aller la chercher, alors Luke y est allé.
- Oh, Pey, c’est formidable ! Comment est-elle ?
- Elle s’appelle Jessica Lynn, et elle a huit mois. Elle est vraiment merveilleuse. Elle est brune, et a les yeux noirs. Elle vit à LA, dans un orphelinat depuis sa naissance, car ses parents sont tous les deux décédés dans un accident de voiture. Elle n’a aucun parent, car elle vient de Chine ; personne n’a jamais voulu d’elle. L’agence nous a prévenu qu’elle avait quelques problèmes de santé, et que cela effrayait les parents.
- C’est grave ?
- Elle est seulement asthmatique. Mais, un rien effraie les gens de nos jours.
- C’est tout à fait vrai.
- On est très heureuses pour toi, boucle d’or. La vie te sourit enfin, n’est-ce pas ?
- Oui, je me sens pleinement heureuse maintenant.
Peyton respira un grand coup, et sourit. La vie lui souriait enfin, Brooke avait raison, aujourd’hui, Jessica Lynn allait venir embellir leur vie, à Lucas et elle, et ils pourraient vivre heureux jusqu’à la fin des temps. Du moins, l’espérait-elle.
- Si on fêtait ça, les filles ?
- Allez, trois jus de fruit !
Leur conversation reprit, animée de souvenirs et d’anecdotes du passé. Toutes trois étaient contentes de s’être retrouvées, ici, dans cet aéroport.
Les jeunes femmes sourirent. Il était temps !
Haley posa la main sur son ventre, et sourit. Bientôt, leur famille serait de nouveau réunie.
Brooke appela Paul et Megan, et les prit par la main, afin qu’ils ne courent pas dans tous les sens. Rachel n’allait pas tarder, et elles auraient sûrement des choses à se raconter en arrivant à l’appartement.
Peyton tremblait tellement qu’elle ne tenait pas très bien sur ses jambes. C’était le grand jour, le jour où elle allait tenir sa fille dans ses bras.
Les passagers commencèrent à affluer, faisant rouler leurs valises à roulettes derrière eux, essayant de rattraper le temps qu’ils venaient de perdre dans le ciel. Soudain, Nathan fit son entrée, souriant et confiant comme il l’était tout le temps. Ses yeux brillèrent à la vue de sa femme, en face de lui. Puis, il sourit de plus belle, en regardant qui l’accompagnait.
- Brooke ! Peyton ! Je suis content de vous revoir.
Il les embrassa à tour de rôle, remarquant les deux enfants qui avaient les yeux fixés sur la porte de débarquement. Puis, il se tourna vers sa femme et il l’embrassa passionnément, posant ses mains sur leur bébé à naître.
Ce fut le tour de Rachel de débarquer. Depuis le lycée, elle n’avait pas changée, toujours aussi rousse, toujours aussi peste, mais elle partageait une amitié sans limites avec Brooke, sa colocataire. Elle sourit en lui faisant signe, et embrassa Paul et Megan.
- Haley James et Nathan Scott, quelle surprise ! Et Peyton Sawyer. Si je m’attendais à un tel accueil…
Sa remarque les fit tous sourire. Sauf Peyton. Ses yeux étaient fixés sur la porte, ses mains tremblaient et elle serrait fortement la bandoulière de son sac à main. Enfin, Lucas apparut, un bébé dans les bras. Peyton se précipita vers son mari et sa fille. C’était une vraie petite fleur de printemps, dotée d’un visage tout rond, de grands yeux noirs brillants, de belles joues roses et d’une adorable bouche en forme de bouton de rose qui révélait de minuscules dents blanches. La capuche de sa combinaison rose rembourrée retomba dans son dos lorsque Peyton la prit dans ses bras ; elle découvrit alors sa chevelure semblable à de la soie noire. L’enfant la fixa avec une expression sérieuse, le pouce dans la bouche.
- Oh, Jessica Lynn. Ma Jessie… Je suis ta maman. Ta maman, et je t’aime.
Les gens autour d’elles, avaient les larmes aux yeux, tout comme le petit groupe d’amis qui les regardaient émus, et Lucas, qui n’essayait plus de retenir ses larmes.
Alors Peyton serra sa fille contre sa poitrine, oubliant tout ce qui se trouvait autour d’elle pour vivre pleinement ce moment unique. Magique. Son cœur débordait déjà d’amour pour le petit être au corps tout chaud blotti contre le sien. La fillette regarda tour à tour son père et sa mère, puis se mit à rire avant de commencer à gazouiller dans son langage de bébé.
La petite famille enfin au complet, s’approcha lentement de leurs amis, en souriant.
- Je vous présente Jessica Lynn Scott. Notre fille…
L’enfant tant attendue, que Lucas et Peyton allaient choyer et aimer pour le reste de leur vie, le petit être qui allait souder leur amour et leur apporter un bonheur encore inconnu.
Finalement, Haley prit la parole, et se raclant la gorge, elle proposa à tout le monde de prendre un café avant de partir.
- Ouais, c’est une bonne idée.
Ils se dirigèrent tous ensemble vers le bar : Nathan serrant la main de Haley dans la sienne, Rachel assurant à Paul et Megan qu’elle leur a rapporté un cadeau de Los Angeles, et Brooke tenant Peyton par la taille, pendant que Lucas embrassait Jessica Lynn.

Coucou
Je viens de finir ta fic,j'aime bien à part que Brooke est toujours seule,enfin si mais il est mort....
A moi aussi ça me rapelle une autre fic,en tout cas j'aime beaucoup l'idée d'adoption...
A quand une autre fic???
BIZ
Deux mots:Bravo fanoth91
Je voulais préciser que je me suis inspirée d'une fic que j'ai lu sur le site : Chassés croisés écrite par Nanouee. Je m'excuse auprès de cet auteur de ne pas avoir mentionné son nom. En tout cas, je reconnais que l'idée d'origine m'est venue en lisant cette fic, mais qu'ensuite, je l'ai transformée. Voila, c'était juste un oubli
Encore désolée
fanoth91