HypnoFanfics

Dead Time

Série : One Tree Hill
Création : 21.03.2008 à 19h43
Auteur : KanaJaik 
Statut : Terminée

« Fic Complète » KanaJaik 

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« Le 12 septembre 2oo7 _ 19ho7

Je te promet qu’un jour, un seul, on se retrouvera. Derrière l’arbre aux larmes encore peinées, sous cette pluie qui nous crache à la gueule, sous ce vent qui fouette nos chaires, ou sous cette grêle qui nous martèle. On jouira de nos frêles paroles éphémères. On jouera à tu sais, encore, encore et encore. Seulement, tu sais, que je ne tiens jamais mes promesses. Bloquée sur cette terre, inhumée d’un trop plein d’air.


_ 23h57

Re bonjour toi, l’ange de mes cauchemars. Je ne pourrai pas dormir ce soir. Je ne peux pas rêver cette nuit. J’ai besoin de quelqu’un. Toujours cette obscurité malsaine qui vient en rampant et qui m’obsède tout le temps. M’obsède ou m’observe? J’ai besoin d’entendre ta voix de traître, parce que chaque vitre de plomb que tes cailloux frappent anéantisse la douleur. L’ombre dans le fond de la morgue, la victime des ténèbres dont on ne se méfie pas dans la vallée. On pourrait vivre si on le voulait. Là où tu sauras me trouver, on souhaitera que cela ne se finisse plus jamais. Naïfs. »


Ils décampent, il et elle s’éloignent. Sans donner d’explications, ils sauvent en ne laissant que le vent qui les tourmente. N’ébranlant que les souvenirs qu’ils sont pu laisser. Pour son plaisir, à lui, ils les laissent derrière eux. Tous. Une petite vingtaine de banlieues plus ou moins chics derrière eux, une trentaine d’arnaques, une demi douzaine d’ex amis, peut-être une famille, châtiments corporels, deux sacs une valise, une ombre qu’elle suit dans la lumière. Ils ont la vie d’un volatile. Elle a tracé sa route à travers ces villes, avec toujours cette même allure qui lui colle à l’armure, en laissant le souvenir d’être que celle qui n’est plus.

_ Ça va aller exhorta le jeune blond en posant sa main qui se voulait réconfortante sur la cuisse de la jeune fille, ce qui eu pour effet de cajoler la crainte qui l’asphyxiait chaque jour un peu plus.

Elle ne prit pas la peine de lui répondre. Ni même de le regarder. 1 peu plus d’un mois qu’ils étaient à Los Angeles. C’est ce soir, maintenant, qu’elle efface. Demain Cooper l’attendra toute la journée dans le seul espoir de pouvoir la serer dans ses bras. Seulement elle, elle sera déjà au Texas, au Nirvana ou en Caroline du nord ou peut-être dans un coin encore plus paumé, qu’importe elle sera loin. Encore plus loin. Elle connaissait le scénario. Il engorgera sa boite vocale de sa voix rauque. Il la ragera, la maudira, la détestera, la suppliera. Il condamnera son égoïsme et tout ce qu’elle est. Elle le brisera le jour de son anniversaire, il finira par l’oublier. C’est comme ça que ça se passe. C’est toujours comme ça. Elle ne reverra donc jamais cet air charmeur. Elle s’est surprise à devenir dépendante de lui et d’autres choses. Cooper… Cooper… Ce prénom susurrerait encore par ses lèvres. Cooper…


« Le 17 septembre 2oo7 _ 12ho7

Balafres échancrées, cœur régnant aux gouttes de sang. -La dernière étoile restée dans le ciel noirci tombe sur cette terre, te sens-tu de la même manière?- Bien sur! On est devenu ce qu’on ne voulait pas. Demain n’est déjà plus qu’hier. Cet endroit est vide de toute passion, cette pièce est lasse de la routine, et écoeurée de toutes ces limites. Cet endroit est maudit. Comme toi et moi. »

Les cheveux au vent, les pieds par la fenêtre, musique crevant leurs tympans, un ciel sans tâches, une bagnole dont le conducteur est le prince. Le blond montrant ses dents, jouant de sa langue, la blonde bougeant sur le siège à vif bras. Il avait un regard qui trahissait ce qu’il disait. Un corps sculpté, des lèvres sensuelles, un sourire bien trop enivrant pour n’être que faux. Sensible, intelligent, rusé et fermé, révolté, fascinant. Deux caméléon misanthrope. Elle n’était que trop lui. Il n’était que trop elle. Lucas. Un peu trop de facettes pour un seul homme. Ou du moins un presque homme annexé de bien trop de failles. Elle apportait l’indifférence ou le fanatisme. Évasive, insaisissable, fuyante, instable. Ils riaient dans sa caisse cabossée, lunettes glacées noires sur le nez, seuls les lampadaires les éclairant. Ils traversaient les États comme à chaque fois de nuit. Ils aboutiraient là où Lucas avait décidé.

Lucas_ Écoute, (dit il en posant sa main sur la joue de la jeune fille alors qu’ils s’étaient immobilisés sur le bas côté, étrangement sérieux, un peu trop nerveux d’avoir cette vie là entre ses mains.) Je ne sais plus ce que je fuis, ce que j’ai pu esquiver. Mais ce que je sais, c’est que je ne fuirai plus. Je ne veux pas que tu subisses tout ça. Je ne veux plus. On ne peut plus. D’accord?! Ce que je sais c’est que j’ai pendant trop longtemps détalé devant l’odeur de cette hantise. J’ai trop longtemps soufflé sur les souvenirs. Je suis fatigué de tout balayer. (Son regard se promena sur le corps de la blonde puis se stoppa sur leurs mains liées prés du cou de la jeune fille.) Tu sais, j’ai remarqué le manège de Cooper. Je… (S’aventura t-il méfiant, puis après un temps de pose qui lui fit distinguer son reflet pale dans la pupille de sa protégée, il murmura ces paroles feignant de ne rien vouloir proférer.) C’est pas un gars pour toi. Il…

_ Hé Luke (commença-t-elle mollement en lui caressant la joue) tu ne m’obliges à rien, d’accord? Je ferai n’importe quoi pour toi et tu l’ sais, hein. Alors tu vas reposer tes jolies petites fesses dans ta vieille caisse et direction chez ton petit Kill, d’accord? (Rétorqua-t-elle en demi sourire, dérobant le sujet qui séduisait ses sens.)

Lucas_ Hé (gémit-il) c’est Skills. Skills, d’accord. Ne lui fait pas l’coup, il est très susceptible. Skills, vas-y répète.

_ Ohhh ça va. C’est pareil (dit elle en fronçant les sourcils en lui adressant une petite tape, faussement vexée elle se réinstalla au siège passager imitant un boudin dont quelques grands gamins ont encore le secret.


Une lumière douce traversait le miroitement de leurs pupilles, des rires masculins s’élevaient de temps à autre. Lucas était installé sur un lit d’appoint, couvrant fermement de ses bras la jeune poupée de chaire qu’il maîtrisait. Apaisée contre lui, bercée de quelques caresses. Il est devenu au fil de ces deux années l’ombre de la petite blonde. Il est le fantôme de ces jours sauvés. Il est illusion qui s’traîne derrière son image. Un contour bien trop gras pour une image bien trop fade. Il maîtrise la paranoïa qui l’entoure, en flattant un peu plus son isolement. Skills, allongé sur son lit, ses bras repliaient sous sa tête, un sourire semant une mine réjouit, l’air parfois quelque peu nostalgique. Les deux jeunes hommes se remémoraient leurs souvenirs communs, les bêtises les ayant traversées. N’abordant en aucun cas le sujet de la rencontre de Lucas avec Haley qui le regard perdu, pensait encore et toujours, à Cooper.


« Un mec aux yeux si bleus qu’un océan tout entier frémirait à son face à face. D’un bleu qui engloutirait un volcan à un simple aperçut. Des yeux d’un bleu qui assoifferait un dromadaire. Non, d’un bleu qui frissonnerait un ciel sans tâches. D’un bleu à faire pâlir tout une vie. Non, non plus. Des yeux si bleus… »


Elle avait voulu entendre sa voix chaude et suave une dernière fois. Elle aurait voulu lui expliquer, lui parler, le regarder simplement pour apaiser ses blessures. Jamais elle ne… Elle sourie face à l’approbation que lui demande son ami.


« Rira aux larmes. Entendra au silence. Parlera d’un regard. Pleurera au souffle. Ma, notre désintox’ à la vie. Notre cimetière anesthésiant. Notre illusion du rêve. Tout est narcotique. Et on ira cracher sur nos souhaits. »


Et il marqua de son shoot mémorable. Ils étaient sur le terrain du Rivercourt à ce faire un, un contre un. Les mots étaient de trop, seul le panier comptait. Seul le basket pouvait le rompre de toute cette haine qui s’accumulait dans sa chaire. Toute cette rancœur à l’encontre de ce qu’il a pu être. De ce qu’il est. Ce dégoût de lui-même qui le poursuivait à travers ses rêves. De cette amertume de sa relation avec Haley. De cette relation si malsaine. Tout ce qu’il avait pu lui faire subir l’écoeurait encore plus. Haley qu’il avait traîné dans ses conneries. Haley qu’il avait enchaîné à sa fuite. Haley qui n’avait rien demandé. Haley qu’il a sauvé. Haley qu’il aimait. Haley qui l'aimait. Tout ce qui l’entoure lui donne la nausée. Il peut dégueuler ses tripes tellement la honte le bousille. Seule le faite de shooter dans ce foutu panier lui procurer un bien fou. Seul le faite d’éjecter ce putain de ballon dans ce panier scelle cette plaque qui l’empêchera de tout dégueuler. Ce gouffre en lui se bourre de cette folie. Cette fosse que chacune de ces secondes escaladés lui fait déplorer. Une voiture de sport rouge déboula à une vitesse excessive bouleversant le silence apaisant, un brun d’ébène au volant la magnant à son impulsivité.

_ Hé mec, t’étais où hier?! (N’attendant pas la réponse du concerné) on t’a attendu (précisa t-il en donnant un coup de tête vers les jeunes affalaient sur la banquette arrière de la caisse flamboyante, ce rouge « Ferrari » qui peut tant faire rêver.)

Skills_ Un empêchement. Lucas, un vieux pote, (présenta-t-il en pointant du doigt l’exilé en voyant l’attention que lui portait le pilote.) Demain il postulera pour l’équipe. (Le jeune sinistre fronça son front faisant ressortir ses rides invisibles.) T’as le niveau mec, fait moi confiance. Tu verras c’est cool. (Grignota-t-il de son souffle encore coupé.)

Lucas secoua sa tête de gauche à droite, laissant apparaître son désarroi ainsi qu’un soupire d’un sentiment bien trop brouillé. Le ténébreux reprit les commandes du bolide se foutant éperdument de ce que pouvait bien lui raconter Skills au sujet de ce -bâtard de Lucas, disparaissant sous l’épaisse couche de brouillard qui s’abattait sur la petite ville déjà peu éclairée. Laissant Lucas dans le même esprit qui s’abattait sur la ville, visiblement perturbé par ce visage qui lui semblait familier.


« 21 septembre 2oo7 _ o9h37

Je suis une plaie, une vraie. Tout est clair, ça inonde mon être. Il est délié, je l'ai épuisé. Je l'ai affaiblie, greffé une mélancolie. Abandonné silencieusement, le plus poli du moment. Dopé de hargne. Je l'ai martelé de sinistre. Je me suis enfuie. Parce que tu crois que j'ai eu mal en plus? Je n'ai pas eu mal. Je n'ai pas mal. Je me suis sauvée à travers son âme, je l'ai brisé par la mienne. J'ai extorqué davantage son cœur, et l'ai souillé une fois de plus. Je suis une plaie, une vraie. Une épidémie dont la précaution est minime. Une pathologie qui fait vivre. Une infection qui bousille. J'ai côtoyé par son sang. Je me suis maudite, pestée, exécrée, haïe, abominée. Il m'a inlassablement enserré dans sa passion, attaché à sa vie, sanglée à son péril. J'ai profané jusqu'à ses rêves, nécrosé de mes actes sa vie, éveillé ses nuits, calciné ses jours, vendu nos âmes, envahit son esprit et je me suis immiscée dans son lit. J'ai retourné les tréfonds de son anatomie pour déceler ce que je voulais en susurrant dans l'ombre de ses iris, " Où est-ce que tu te caches, mon chéri?". J'ai brisé les tranchées de la kyrielle de sensations qui tiraillaient ses belles prunelles, ébranlant son assurance avec la confiance de l'intensité de ma véhémence. J'ai mis la main sur ce peu d'amour et j'ai ravagé de ma présence son estime, dévorant le côté tragique de l'histoire juste pour exterminer l'odeur de ce vieux et fidèle abandon qui traîne encore dans mes veines. Lorsque je l'ai rencontré, j'ai seulement eu le courage de laminer lentement son coeur et j'ai pu massacrer l'espoir qui y trônait. J'ai adoré la boucherie qu'a causé mon âme. J'ai le cran au fond de mes veines, j'ai cette volonté perfide qui stagne au fond des larmes. Je suis une plaie, une vraie. Sans contre poison. Sans antidote. Une menteuse dont les blessures font rages. Une balafre qui erre sur les cœurs déjà ravagés. Je suis le typhon de la rosée, qui dévaste l'espérance. La lésion de l'être qui déambule. Une cicatrice qui traîne et vagabonde. Je suis ce cadavre qui s'élève du tombeau de mes cauchemars. Je vogue à travers ces souvenirs de venin. Je suis l'empreinte de son cœur, l'attende de son ardeur. Je suis le grain de sable dans ses yeux, et la violence de ses battements. Je suis la bombe qui attend d'être dégoupillé. Je suis une plaie, une vraie. »


KanaJaik  (21.03.2008 à 19:46)

_Keith? Questionna le blond, incertain.

Les traits de l’homme qui ouvrit la porte étaient tirés. Lucas ne lui connaissait pas cette facette. Il avait les yeux pochés d’où plongeait un regard sombre cueillit de violentes marques rouges partant de sa pupille et s’égarant à la jonction de ses cils.

_Lucas! Fais pas cette tête, entre! Lança t-il aigrement.

Lucas était parti de sa ville natale, il y a de ça deux ans. Deux ans d’errance, 17 ans à l‘époque. Laissant Karen, sa mère, seule et sans nouvelle. Désespérée, morne, cafardeuse elle avait gravit les states de la dépression un à un, chaque pas la menant un peu plus à la mort. Lucas avait souhaité la protéger de son massacre, la préserver de sa déchéance dont lui-même ignorait la provenance. Il avait ce besoin de faire ce qui lui était interdit, cette dépendance passer outre le refusé. L’interdit était son ami, l’illicite sa sœur et, le tabou était devenu son secours. Peut-être était-ce le besoin d’aller plus loin qui l’avait poussé à tout laisser. Faire mal lui faisait du bien. Faire souffrir lui procurait un sentiment de réconfort, il avait au moins le monopôle de ce sentiment sur quelques êtres, et cela lui était cher. Il provoquait un sentiment à l’âme d’en face, peut importe cette émotion, il livrait quelque chose. L’amour qu’il portait aux autres ne rendait aucuns frissons, aucuns plaisirs, aucunes excitations, à lui comme aux autres. Cela pouvait le fasciné comme l’effrayer. Il se rappelle encore être resté trois longues semaines pétrifié de honte à éprouver ce sentiment, enfermé dans sa chambre d’adolescent. Trois longues semaines, soit 21 jours, plus de 5oo heures, soit un peu moins de 2millions de secondes d’un enterrement psychologique intense. Chaque nuit, il revit quelques passages de sa torpeur. Sa mère sombrait déjà dans le mutisme de son fils. Lucas peut encore sentir cette honte heurtait son cœur. La haine contrôlait ses actes. La haine était son ennemie. La haine estropiait sa vie. Plus celle-ci bouffait sa vie, plus il en était proche. La haine était son amie. Plus les jours passaient plus son hostilité redoublait. La honte l’avait quitté depuis bien longtemps lorsqu’il recommença à partir ou sortir. Se shooter, boire, se saouler, coucher, se défoncer, se démolir, baiser, s’enivrer, se shooter, se nuire. Tous les jours, Lucas voyait ce sang fuir de son propre corps. Il se revoit accroupi sur un sol défraîchit, invoquant ne sait quel Dieu, priant de ces mêmes paroles. « Demande exile à mon cœur vierge de peines qui tranche de failles. Donne moi cette vengeance que je mérite. Mate moi. Heurte moi à ce sang qui s'égoutte de cette chaire qui m'entoure. Apprivoise moi. Bande mes nerfs. Tangue mes veines. Serre mes points. écrase moi sous toute cette croyance qui t'entoure… » Toujours la voix haletante, se balançant d’en avant-arrière, les mains rouges, les doigts sanglants émaillés de quelques traces blanches. Il revoit son visage pâle, abandonné de trop de larmes, bordé d’une pièce étroite, récitant la même prière. Cas a part. Torpeur de nuit. D’un cafard palpable, d’une culpabilité hors d'atteinte. Il en a l’ombre glacée. Il se revoit écrivant ou parcourant ce mot. « Réjouissez-vous pour moi, j'ai perdu. Crevez l'abcès, je n'ai plus mal. Libérez-vous un peu, bande de lèche culs! Vous êtes pitoyables! Vous avez vu toute cette peine qui se répand, qui coule sur nos jours restants, qui transvide vos sourires! Mais putain, rebellez-vous bande de chiens! Insultez-moi, tiens! Défoulez-vous! Désespérés, mornes, déçus, cafardeux, moroses, tristes et funèbres. Vous êtes tous pareils, c'est ça!? Bande de connards! Insultez-moi! Ne me parlez pas. Vous vous êtes fait bouffer par la vie, c'est ça?! Lâchez par vos proches!? Baisez par vos potes?! Bande de crevards! On le sait que la vie est une chienne, mais faites les hyènes. C'est bien plus pratique. Bande de cons! Écoutez-moi, un peu. Je ne suis que ce que vous demandez. » Ou d’autres encore. Qu’importe, il aimait haïr. Chaque nuit passée le rendort dans son cauchemar. Il se revoit batifolant à demi mort. Il se revoit déroulant le tapis rouge à sa ruine. Il se revoit versant des larmes bien trop sales sur un vieux matelas terreux. Il se revoit tapis dans le noir. Il se revoit… Il se revoit… Il se revoit toujours trop.

Keith_ Elle aurait tant voulu que tu franchisses sa porte. Si tu savais le nombre d’heure qu’elle est restée assise à contempler cette porte. Te priant de monter ce perron. Ce seul pas l’aurait sauvée. Son espoir l’a tuée à petit feu. Je sais que tu t’en ronges les doigts, que tu regrettes mais cela ne l’a ramènera pas! C’est dommage, hein? Elle aurait voulu un appel de ta part. Tu l’as déçu, ouai. Mais elle t’aimait de tout son possible malgré tout ce que tu lui as fait subir, elle t’aime. C’est bien la seule chose que l’on puisse lui reprochait. Elle t’aime, toi, son fils, un petit connard de base dont la préoccupation est sa dose. Putain! Merde, Lucas. (Soufflant sur les mots, il serra ses doigts autour de son pouce marqué de cambouis, tellement fort qu’il manqua de s’étonner lui même.) Seulement n’oublie jamais que c’est toi qui as creuser sa tombe. Tu sais quelles ont été ses dernières paroles? Non bien sur! Elle m’a demandé de te protéger. Elle répétait sans cesse que si tu venais à moi, seulement si tu venais à moi, que je devais te protéger. Si ça ne tenait qu’à moi, je te mettrai bien moi point dans ta gueule mais je respecte bien trop ta mère pour ça. T’es qu’un pauvre mec. Tu sais, Lucas, je te considérais vraiment comme mon fils, mais je ne peux même plus penser à un moment agréable que l’on passait tout les trois avec Karen sans endurer toute cette haine. Alors j’espère que tu resteras à Tree Hill pour voir mon visage chaque jours que le hasard fera où l’on se croisera, tu repenseras à elle, à la base de ta chaire, à toutes les saloperies que tu lui a dites, et que tu souffriras un millième de ce qu’elle a vécu. (Il balança sa répugnance d’une voix posée et certainement au bord de la cassure.)


Haley_ J’adore ça.

Confiait t-elle lorsque son cœur murmura plus fort, plantant ses mains dans le dos péri de quelques gouttes. Tout était si intense que même ses mains en pleurèrent légèrement. Son corps entier réclamait ce que Nathan lui donnait. Sa dépouille active brouillait le présent, incendiait ses phobies, peut-être même le hier trop présent. Son organisme palpitait autant qu’un de ses organes. Son amour tressaillait de sa chair. Son regard témoignait de son insolence. Elle tentait le voyage, la peau frémissante, le cœur à découvert, derrière des vitres les camouflant de cette pluie aux mesquines rafales. Elle était prête à déborder. Il lui jouait son numéro. Il l’a montée en panique. Elle lui laissait ce plaisir, confidences encore à eux. Elle entendait sa voix dans la pénombre. Elle voyait ses yeux à chaque recoin de lueur. Elle aurait voulu lui dire bonne nuit de cette étranglée qui la connaissait si bien dans le crépuscule. Elle aurait voulu faire des excuses pour le passé, sans le penser, bien sur. L’hypocrisie l’a ronge de la moelle à la vie. Qu’elle nettoie leur conscience (Celle de Lucas et de Cooper, entre autre.) de toutes ses manigances avec pour font sonore ce fluide qui parcoure inlassablement ses veines.

Son échine épaula ses traits. Haley déverrouilla ses paupières de son doux mirage, épongeant son nid de rides invisibles nageant de sueur. Haley poussa le bras envahissant de Lucas posé autour de sa taille, puis après avoir disposé de ses sens elle se dressa, dévoilant son agacement. Elle s’élança à la salle d’eau, exposant un regard sauvage à celle qu’elle était. Face au miroir, elle dégueula tout ce qu’il lui restait et cracha à son reflet. Elle dédaigna son image bien trop frêle, évacuant tout ce qu’elle pensait. Elle scruta ses yeux fades, son teint livide. Elle voyait cette médiocrité la dévisager, cette tension à l’égard d’elle-même. Vivre à côté de son ombre est plus difficile qu’on le croit. Elle était ce macchabée qui s’élevait du caveau de ses cauchemars. Elle voguait à travers le torrent de ses larmes virtuelles. Elle troquait la folie à ses organes, derrière l’arbre de toutes les manipulations. Anéantie. Ravagée par l’ouragan de son âme. Pulvérisée par le tourbillon de son esprit. « Éteint la lumière, je veux me perdre dans mes idées. Je veux me confondre dans ce qui me dépasse. » Démantelée par le déchaînement de son cœur. Haley se paumait dans son passé aux travers de souvenirs intacts. Son sub-conscient armée d’un cœur fêlé a imposé des songes. Troublée. Des rêves de nuits crus, vifs, profonds. Un peu plus intime à chaque soleil couchant. Chaque nuit était, à présent depuis que son âme battait pour elle, un déchaînement de corps à corps charnels. Un corps et âme distinct réunis à la vie par la créativité d’un seul. Où la liberté était-elle violée? Où est-ce que la passion est-elle corrompue? Quand est-ce que. Où est-ce que l’érotisme dépasse l’interdit? Tout lui était tellement intouchable qu’elle se sentait partir, encore plus loin de là où elle avait retrouver le chemin. Elle avait élaborée quelque un d’harmonieux. À elle-même. Vous ne comprenez certainement pas. Avez-vous déjà nouez des liens à l’être fictif? Nathan. Nathan, elle ne le connaissait que par son imagination débordante de rage. Tellement ivre d’ardeur, qu’elle en avait mal de survire par des chimères aux réveils grossiers. Un extrême à un autre. Des conflits éteints qui l’empêche encore de dévoiler son âme cravachée de ses propres détresses. Obsédée par une douleur enfouie au plus profond. Un calvaire qu’elle a tenté d’enfouir à la fêlure d’un mur. Ou d’elle-même sans doute. Elle fut bien trop vite noyait par ses utopies au côté de ce brun d’ébène qu’elle nommait Nathan. Que son subconscient nommait Nathan. Qu’importe. Un grand ténébreux. Un regard bleu. Une voix suave. Un Cooper de restitution. Un Cooper livré en kit. Acquitté d’une ressemblance au blond, Lucas.

Il était déjà sur elle. Son souffle se mêlait déjà au sien. Ce Nathan bafouait les barrières qu’elle s’imposait. Une partie d’elle-même s’époumonait à la disparition de celui qui passait la clôture de cette limite. Alors que l’autre était enivrée sous les frôlements du corps musclé et bruni du brun. Elle sentait ses mains sur son corps, sa bouche croquant ses lèvres. Sa langue tamponnant sa peau mal calmée. Tout était puissant, frénétique, extrême, tellement profond, tellement passionné qu’Haley manqua de bousiller son moment d’engouement avec le fruit de son esprit. Il traînait des baisers sur son corps. Des attouchements sensuels talonnaient sa peau, des frissons traquaient son enveloppe corporelle. Un ébranlement intérieur. Un tas de sentiments confus voyageaient en son corps enivré. Des vibrations murmuraient à la porte d‘entrée de son âme et une excitation passait flèche dans le regard terni de la fille. Une effervescence malmenait son hésitation, troublait sa respiration. Elle fut réellement vite privée du fanatisme de son rêve par la présence d’un autre. Elle décacheta ses yeux s’heurtant à la blondeur de Lucas qui jaillit dans l’étude de son reflet. Ou du moins c’est ce qu’elle voulait avaler.

Lucas_ Hey, ma belle, fais pas ta rebelle.

Haley lui prêta un sourire qui fit ravaler les remords de Lucas. Elle a tellement fait semblant qu’elle ne sait plus. Elle ne sait plus, ce qu’elle ne sait plus. Encore perdue entre elle et son reflet, elle s’est jurée des promesses qu’elle ne tiendra jamais. Elle ne restera que ce qu’elle est. Rien de plus. Elle a ratée le train de son passé. Un jour de plus transférait à ces hier. Insociable au regard sauvagement éteint. Une allure bien qu’indomptée. Elle n’a jamais retrouvée le chemin de la liberté. Perdue entre elle et son reflet, c’est là où elle est. C’est là où elle est restée.


KanaJaik  (21.03.2008 à 19:47)

Flashs Back:
*Nathan_ Nathan. Enchanté.
Se présenta-t-il en plantant un baiser sur chacune des joues ternes d’Haley. Elle réussit à émettre un moi aussi. Troublée par cette similitude avec le fruit de son imagination. Lucas observait la scène d’un sentiment qu’il ne quittait plus. Lors d’un après match, Skills avait voulu présenter Haley à l’équipe. Les gars l’avait aperçut plus d’une fois dans les bras de Lucas. Elle est jolie dans le genre fragile. *

* Haley_ Non! J’te crois pas. Perça-t-elle de son rire cristallin.
Nathan_ Si, je t’assure. T’aurais vu sa tête.
Ils étaient affalés sur le canapé, riant à plein poumons. Nathan détaillait à Haley un de ses souvenirs à propos d’une bêtise de gamins. Haley s’était détachée de Lucas en inventant une de ses histoires déjà planifiées. Elle inventait des mensonges à chaque seconde, pour un peu plus de liberté. Elle savait si prendre. Elle mentait les yeux ouverts, aucuns regards ne s’y méprenaient. Aucuns sourires n‘y résistaient. Skills avait prévenu Nathan de se méfier d‘Haley. Elle était sous les ailes de Lucas. Et il était intraitable à ce sujet. Elle est, et restera, sa chose. Sa poupée. Sa fébrilité. Nathan est quelqu’un de solitaire. Il est sanglé à sa passion. Bercé d‘illusions. Il est impulsif, sur de lui, arrogant. C‘est un faible derrière son voile. Il ne touche et ne pense à aucune fille. Haley l‘a attiré dans son filé. A son simple regard, elle envahit ses seules pensées. Elle l‘obsède. Elle hante son corps. Son cœur braille pour elle. Tout ce qu‘il a construit le perse. Tout ce qu‘il redoutait vient de se passé. Le voilà soumit. Le voilà attaché à ce qu‘il trouve sans vie. *

* Haley_ Je t’en supplie, arrête. J’ai tellement rie cette semaine que j’en ai mal au ventre.
Nathan_ T’es tellement plus belle quand tu ris, que jamais plus je laisserai cette mine lassée brouillait ton visage.
Haley_ Ouai, t’es trop gentil avec moi. Faut que je retourne à la terre ferme. Ça te dis qu’on ne se voie plus pendant les sept prochaines semaines. Le temps que je me refasse à l’idée que tout va m’abandonner. Dit-elle avec un sérieux intouchable.
Nathan_ Qu, quoi?
Haley_ Oui Nathan. C’est bien beau tout ça, mais l‘illusion a putréfié ma vie. Alors avant que je m’attache trop à ce que tu me laisses paraître, je préfère que l’on ne se voit plus. Et puis Lucas commence à me tourner au tour chaque soir. Tu sais, c’est quelque un de bien, de très bien, malgré ce qu’il laisse croire.
Elle lâcha lentement sa main, et avança sur la route sans le quitter des yeux. A la demi seconde suivant elle s’écroulait sur le bitume. Elle sentit quelque uns de ses membres se démantelaient. Ou peut-être était-ce les spasmes qui la contredisaient. Elle n'avait pas vraiment mal. Elle crut même avoir rêver. La voiture l’ayant percuté prenait la fuite, laissant pour seul témoin le bruit sourd qui échouait par les petites rafales de vents, qui soufflait aussi fort que son cœur qui s‘éteignait à la minute suivante. Ainsi que le dépôt de peinture noir mêlé au sang qui perlait par sa nuque et par son front. Elle était jolie dans le genre fragile. *
Fin Flashs back.

Nathan_ Je suis désolé. Déplorait-il lamentablement, pendant que les larmes qui n'avaient jamais franchie le seuil de son corps, coulaient sur son visage qui rayonnait quelques heures plus tôt. Lucas ne crispa aucuns mots et partit vers sa vieille caisse.


Agenouillé au pied de son lit, Nathan priait encore que tout ceci ne soit jamais arrivé. Son teint hâlé était devenu blême. Il venait à chaque matin s’emmurer devant sur caveau de son amour. Il avait perdu la vie même temps qu’Haley. Peut-être même son esprit, alors que celui d‘Haley demeurait intact en lui. Soufflant sur les mots, la voix haletante, un sentiment que lui seul simplifie traînait dans son timbre rauque et suave. La nuit noire chutait sur sa vision, la lune allait éteindre les étoiles, ses lésions sont sensibles à la pénombre. Il s’inventait encore des moments de plaisir avec le fantôme de ses souvenirs. Il n’arrivait déjà plus à se rappeler le contour de ses yeux.

Nathan_ Plus tu te tais, plus je t‘entend. Tu mens sans arrêt, sans qu‘une ombre te dise je sais.

_ Ah oui? Et sur quoi tu te bases pour dire ça?

Annonça la voix familière d‘Haley, d’un timbre bien trop frêle et désarmé, dont la fausse naïveté transgresse toutes angoisses.

Nathan_ Tu veux vraiment que je te sorte un de ces clichés, vus et re-vus? (Il supposait que des traits sceptiques aborderaient sur son visage à présent inaccessible qu’il s’est précipité à extorquer d’autres mots de son cortex ou peut-être venaient ils de son cœur, ou encore de tout ces sentiments qui le brouillaient à chaque instant) Ok, j‘en suis capable! (Avouait il à demi sourire charmeur plein d‘ardeur et d’allusions) Je m‘émerveille à chaque fois que ton regard ose changer devant le mien. Oui, je suis devenu un de ces perso de dessins animés qui font rêver. Un de ces mecs qui se disent amoureux. Un de ces mecs qui n’existent que parce qu’ils ont trop fait semblant. Un de ces mecs qui ferait tout pour revoir cette fille qui fait chavirer ses sens. Alors, oui, je t‘aime à en crever.

Haley_ je t’aime, aussi. 

Elle s’était confessée avec un ton détaché sans même s‘être consultée. Elle s’était surprise à parler du temps qu’il fait avec ce même ton. Elle avait ce même regard, avec une braise sur la langue. Une flambée de toute sorte d’angoisse heurta cette fournaise. Une ivresse ébranla quelque uns de ses organes. Cette sorte de révélation fit plus de dégâts chez lui, qu’en elle. Ses mots se faufilaient en son âme meurtri, elle l’avait envahi par de simple sonorité. Ses mains en pleurèrent légèrement. Ses veines submergées du précieux liquide, palpitaient à travers cette peau chaude. Son amour tressaillait de sa chair. Son regard témoignait de son insolence, peut-être même de cette innocence refoulée qui vibrait dans ses sens. Il se voyait lui témoignant son amour et la passion que lui dévorait son être. Tout était vrai pour lui. Skills s’approcha en laissant le seul bruit du craquement du vieux planché.

Skills_ Tu vas te rendre fou. (Nathan resta imperturbable dans son idolation du spectre traînant dans son esprit.) Cette fille s’est de la drogue. Un démon errant dans le corps d’un ange. Nath’, regarde ce qu’est devenu Lucas. Tu veux devenir une vraie loque! (Nathan commença à être secoué de spasmes qui lui firent ballotter ses épaules. Il se retourna vers Skills, les yeux tiraillés de sang.) Putain, merde! Nathan! Tu t’es vu. T’es ravagé par son souvenir. On dirait, que tu as été pillé, dépourvu de tout sentiments. Elle se propage en toi, plus vite que l’air que tu respires. C’est de la drogue. Une merde qui te colle à la peau. Qui massacre ton reste de vie. Une salope qui te ronge de l’intérieure. (Il articula calmement, pensant qu’il provoquerait chez Nathan une rage incontrôlable, prêt à recevoir un déchaînement de fureur. Pensant que son sang se chargerait d’une violence qui le connaissait si bien. Nathan se contenta de se retourner, préférant s’éteindre dans le nom de celle qu’il aime.


KanaJaik  (21.03.2008 à 19:49)

Était ce la douleur de ne plus jamais la revoir qui le corrodait de l’intérieur, ou était ce le faite d’avoir tant de choses à lui dire, tant de choses à regretter par ces remords insoupçonnés qui lui cravachaient les souvenirs? La seule exécution qui lui restait à l’évidence était celle à laquelle il avait déjà goutté. Mais une honte naissait encore en lui, il était ce vieux adolescent expiré et déchu. Ce brasier qui le consommait au cœur de son enveloppe corporelle, renaissait des cendres à peine usées. Il voulait s’éteindre avec celle qui garantissait ses rêves. Alors avec une certaine agilité qui parcourait son corps, Lucas reprit la petite lame luisante de ses mains filiformes et la porta à ce poignet qui avait déjà été le judas de son sang. D’ailleurs celui-ci ne mit que très peu de temps à se faufiler par cette brèche qui avait l’air d’être attendue. Une entaille qui laissait fuir sa conscience captivée par l’atmosphère qui régnait hors de cette apparence. Le sang semblait s’échapper d’une prison pendant trop longtemps close. Prisonnier de verre, expériences de fer. Il s’évadait, il se glissait sur la peau blanche et froide du jeune homme en gâchant cette netteté qui l’avait précédé. Sans rancune, il s’offrait, d’une splendeur que certains lui trouvent, il s’exposait. Ce sang qui s’égouttait, était son proche. Comme tout ces produits nocifs qui troublent ses fléaux et autres sortes de détresses. Ses doigts osseux tapotaient rythmiquement le lit sur lequel il reposait sa carcasse en presque paix. Faut se l’avouer, ce corps ne lui correspond pas. Une chaire pure. Une âme néfaste et saisissante. Un corps qui aspire à l’allégresse et l’aise. Alors pourquoi se priverait il de se rendre plus pair à cette boite qui le consumera jusqu’à la fin. Même si, ce geste, cette automutilation ne partait pas de ce sentiment de bonne intention. Il châtierait ce corps poli jusqu’à qu’il en perde cette raison déjà éloignée. Jusqu’à qu’il en perde la raison qui l’a poussé à commencer. Recroquevillé sur le lit, les couvertures faisant offices de sanctuaire, il priait encore de ces mêmes paroles qui ont jonché le seuil de sa bouche en laissant toujours cette même palpitation au fond de son corps. Demande exile à mon cœur vierge de peines qui tranche de failles. Donne moi cette vengeance que je mérite. Mate moi. Heurte moi à ce sang qui s'égoutte de cette chaire qui m'entoure. Apprivoise moi. Bande mes nerfs. Tangue mes veines. Serre mes points. écrase moi sous toute cette croyance qui t'entoure. J’ai perdu. Retrouve moi. Je me suis perdu. Retrouve moi. Rend moi plus libre. Retrouve nous. On peut se l’avouer aussi, il ne rêvait plus que de fondre sur Haley. De mêler sa chaire dans la sienne, pénétrant tout ce qui peut les séparer. Parce qu’on peut s’imaginer que la mort nous réunie.

Flash Back


Médecin_ Quelqu‘un viendra-t-il prendre ses affaires?

Questionnait le blouse blanche sans les émotions qui transperçaient sa voix. Une pudeur s’émanait de chaque chambre. Les couloirs étaient blancs et l’air puait d’une odeur stérile. Aseptisée de toute sorte de vie. Les fleurs de l’accueil, qui se voulaient charitables, étaient toutes fanées. Les sièges d’attentes étaient tous éreintés de supporter tant de chairs. Nathan replié sur lui-même, était sur l’un d’eux. Ne se doutant pas du nombres d’individus qui se sont posés sur ce siège avant lui, attendant qu’un praticien daigne lui annoncer d’un ton froid et faussement compatissent ou faussement jovial ce qu‘il attend, ou ce qu‘il n‘attend pas, ou peut-être plus.

Nathan_ Je…

Lucas et Skills arrivaient jusqu’à eux. Le blond avait déjà les mains tremblantes. Ses doigts et ses ongles étaient déjà rongés. Le sang hantait ses phalanges., ses oreilles bourdonnaient. Mais c’est avec une impression d’infirmité qui lui bloquait la voix qu’il demanda presque agressivement où elle était.

Médecin_ Vous êtes sur?

Lucas_ J’ai l’air de vouloir perdre mon temps avec vous?

Médecin_ Suivez moi.

Alors que Nathan commença à se hisser sur ses pieds, Lucas l’en empêcha.

Lucas_ Tout ça, c’est de ta faute. Alors tu reposes ton cul, et tu nous fous la paix. Tu dégages. Tu vas te lamenter ailleurs. Et répands tes regrets dans ton malheur.

Le brun allait riposter, ou répliquer, ou s’acharner qu’importe, c’est Skills qui le prit à la gorge pour le plaquer au mur teinté de blanc. Haïr. Payer. Haïr. Ou jouir. Il se permet de pester autant que son organe sentimental le désir, si ce n’est plus.


Lucas se sentit encore plus misérable. L’aide médicale s’échappa vers la porte. Sa main butta contre un interdit, il l’enfonça alors dans sa poche prenant cet air penaud. Pressant dessus, attendant un accrochage qui ne viendra pas. Il se posa sur le siège, exhortant une patience inconnue. Ses yeux vaguaient dans la pièce, chaque recoin passait sous son aile. Ils avaient connu des moments meilleurs. Un jeune infirmier s’implanta dans le silence, balançant une ou deux excuses d’une voix singulière. Un -je vous les pose là. ’ immisça jusqu’à Lucas. Son regard détailla ce qu’il restait d’elle dans ce sac. Ses fringues fredonnaient une douce odeur de souvenirs, quelques traces de sang étaient présentes. Un carnet griffonnait haleté à des pensées perdues. Ses mains frêles ne s’attardèrent pas à le prendre.


KanaJaik  (21.03.2008 à 19:51)

« 12 Octobre 2oo7 _ 12h24

Lucas, chéri.

12ème retouche de ces quelques mots, et je ne compte toujours pas t'avouer.

J’ai perdu le fil des mots. Est-ce la 15ème fois que je rature sur mes sentiments, ou la 47ème fois que je tente de te dire combien tu m’étouffes. Tu m’enterre sous ton amour. Tu m’asphyxies par tout ce que tu es. Je suis l'exile de celui que tu caches. Je suis la sanction de ta libération. Tu n'es qu'une nuit déjà passée, un cauchemar au fond d'un miroir, une lumière que j'ai brisé. Je suis la lame sur ton poignet, fais moi plus tranchante, plus pénétrante. Fais de moi ce qu'il te faut. Chéri, tu n'es rien, sans moi. Tu n'es que la vengeance que je mérite. Je te méprise plus que mon ombre. Je t'isole plus que ce monde. T'as l'air tellement solide par ton apparence, t'es qu'un faible. Un minable, frêle et impressionnable. Je t'ai vu sans cette armure. Tes émotions transpercent ton regard. Lucas, chéri, tu t'es vraiment mal caché. Faut que tu m'oublies. »

Fin Flash Back.


Les pages s’envahissaient de lettres. Ses yeux tournaient, se brouillaient. Lucas était à présent assis au pied de son lit. Il avait rapidement quitté l‘hôpital, comme si l’idée de ne plus jamais revoir son visage ou ne serait ce que l’odeur de sa présence ne percevrait jamais le goût de la réalité. Elle ne peut pas partir sans lui. Son esprit était formaté, Lucas n‘était pas sans Haley, point. Lucas c’était avec Haley qu’il vivait, c‘était pour elle. C’était avec elle. Alors il s’était pressé de sortir cette chambre à la nuance défraîchi, gagnant sa vieille voiture qui prit peine à démarrer, le plus rapidement possible. Un besoin d’isolement pour parcourir les pensées insoupçonnées de la petite blonde. Dans l’excitation du moment, il a ouvert le carnet précipitamment, il fut alors submergé par toutes sortes de souvenirs. L’écriture. Les mots gravés. Les toxines qui profileraient en eux. L’odeur d’Haley l’envahit, une fois de plus. Il saisissait sa présence.


« 27 Octobre 2oo7 _ 14h52

Lucas, encore toi. Le plus particulier des ignorés. Aujourd’hui, comme hier. Qu’importe. Je me suis vue. Je me suis confondue. Et j’me suis perdue. J’ai les mots pour te démolir, toi et ta carcasse. J’ai les mots pour t’arracher à la vie, à toi et à ta chaire saignante. J’ai le courage de braver l’encre pour t’abattre, mais pas pour buter sur ton regard. J’ai l’audace d’enfoncer les mots sur ta peau mais pas de rivaliser à la lueur de ton coeur. Et un jour j’aurai cet autre courage de lire ces mots sur ta chair. J’ai le cran au fond de mes veines, la volonté qui stagne au fond des larmes. Parce que tu sais, Lucas, mon maquillage coule trop souvent pour toi. Si tu savais à quel point il est plus facile de gribouiller quelques syllabes que de l’admettre devant toi. Je sais que malgré tout, je ne pourrai qu’éprouver, qu’endurer de l’amour, joli mot à la sonorité molle dans ta bouche, une véritable passion à ton égard. En faite, je ne peux pas dire que tes bras me font tout oublier, ni tout endurer. Je ne peux pas te dire que tu es le seul et l’unique. Mon oxygène, et tout ce baratin. Je ne peux pas dire que tu es comme un bonbon tout mou dont le goût reste dans la bouche, ton odeur m‘échappe. Tu n’es pas la digue qui me protège, ni celui qui brave mes peines. Non, ce serait te mentir. Et je l’ai déjà trop fait. Je te mens les yeux ouverts, c‘est bien plus digne. Je suis tellement écoeurante et impure que je m’accorde ça. Je n’ai, en aucun temps de déchéance à ta compagnie, pu anticiper tes réactions. Bien que j’ai pu en maîtriser (mépriser) quelques unes. Je ne veux pas ton mode d’emploi. Non cela serait trop simple. Je veux, seulement, que tu me traite comme la personne, et non ta chose, la plus résistante au monde. Je ne veux plus (si temps tôt est que j’ai un jour voulu l’être) être considérée comme cette poupée de verre qui reste pourrir au fond d’une vitrine de musée. Je ne peux plus. Jamais, je n’oserai me planter devant l’œillade de ton âme en te clamant ce qu’il me reste d’haine envers toi. J’ai bravé les pages blanches pour te montrer à quel point tu me souilles. Je n’en peux plus de toi et de ton sang qui goutte sur ma peau froide. La tienne est tellement chaude que je fond au delà de tout ça. Alors je t’en supplie, oublie moi. D’abord un peu, et pour ce fameux toujours. Je vais t‘aider pour ça, t‘en fais pas. »

« 3o Octobre 2oo7 _ 17ho7

Je n’ai plus que ce moyen pour me libérer. J’ai toujours cette odeur d'abandon qui trône sur mon corps. L'effluve de l'oublie caresse les squelettes de notre amour, les cendres de l'ardeur voilent mes souvenirs et les débris de cette lutte enrayent ce qu'on qualifie d'un coeur meurtrie. Le souffle de la liberté volée qui m'a toujours gagnée s'acharne sur les vestiges de notre histoire. Seulement tu vois, toi t'es toujours plus fort, toujours plus beau. Et moi, moi tu vois, avec mon sourire je m'éffrite, j'me fend avec la pression de tes mains. J'ai négligé les remords et les pardons mielleux, j'ai abandonné les regrets avec ton amour. Tu vois, j'te hais. »

Ce petit cahier, griffonné et taché sur la couverture aspirait à un vécu lointain. Il avait traversé les sentiments, offrant toujours une page immaculée de peines à chaque défaillance de sa propriétaire. Lucas trahissait la confidence instaurée, et feuilletait les pensées profondes d’une personne à jamais plongé dans un mutisme. Ces semblants de confessions s’exposaient, se dévoilaient. Il décelait les mots se graver sur sa peau. Il sentait la plume se poser sur son corps. Il sentait l’encre s’enchevêtrait dans ses veines, puis embrouillait son cortex par son sang. Il s’unissait au clavaire qui passait dans la fine écriture d’Haley. Les pages se couvraient de plus en plus de gribouillis, et l’écriture se faisait plus ferme, plus nette, plus prononcé, comme si l’on n’eu voulu laisser distinctement l’empreinte du souvenir évoqué.
 
« 17 Novembre 2oo7 _ 21h29

Lucas, tu te rappelles ces jeux malsains auxquels on se vouait une véritable passion. Attisé par le feu de l’action, enfiévré par le sang qui ruisselait sur le corps de l’autre. Le jour où l’on s’est gravé mutuellement quelques mots sur la peau, dans la chambre d‘un hôtel miteux, dont la porte grinçait et où la fenêtre donnait vu sur la rue où traînait souvent le dealer local que l‘on pouvait tant chérir. L’atmosphère me retourne encore les tripes. Je sens cette odeur m’ébranlait les narines. Je peux encore sentir les fantômes hélaient mon attention. On était allongé sur le lit, fumant ne sait plus quelle toxine. Cette lame étincelait sur la table de nuit. C’était tentant. Vraiment tentant. D’un accord commun, on l’a prise d’une seule main. Tu t’es assis entre mes jambes, je me suis agenouillée et depuis se jour envoûter trône au plus haut de ta nuque. Ta main tremblait sur ma peau, mais ton écriture en restait saine. A chaque lettre, un nouvel air inhalait mon esprit. Peut être passait il par l’entaille qui se vautrait sur mon épiderme. Doll s’accapare un peu de place sous un de mes orteils pour glisser quelques murmures d‘insultes à sylphide qui grêle par chacune de ses lettres au bas de ma cuisse. Félon ou traître, (à toi de me le rappeler) s’implante d’une calligraphie franche et sèche, à l’intérieur de ton mollet gauche. Je me souviens m‘être appliquée à te graver. J‘étais sculpteur et toi, sculpture. Je changeais la forme des lettres. La façon de les attacher entre elles, à chaque mot son style. A chaque mot son caractère. Ardeur brûle sur ma hanche. Secrets parsème un doux souvenir sur ton torse et amer orne un peu de chair sur le bas de ton coude. Un terme qui laisse ce goût d’idylle sur ta peau qui reste à jamais chaude. Frêle hurle encore quelques saloperies en travers de mon omoplate, laissant souvent un filet de sang s’estompait sur celle-ci. Je ne perçois plus distinctement ce qu‘il a pu me clamer mais je me rappelle le mal qu‘il me faisait. Malsain pétrifie ton pelvis, comme un enfant puni, étouffant une sensation lourde et collante. Alors qu’un semblant de vulnérable frétille sous ma poitrine. »


KanaJaik  (21.03.2008 à 19:55)
3 mois plus tard.
Lucas_ New player? Glaçant le silence, planté devant un miroir qui le projetait sans artifices. Le vieux miroir de sa nouvelle salle de bain, dans son nouveau appartement, dans une nouvelle rue. Des sortes de blocs qui faisaient tâches dans le paysage verdoyant de Tree Hill. Il ne travaille pas, non bien sur. Cher Lucas se plaisait à vivre avec l’argent des autres, entre autre celui de l’héritage de sa mère, qu’il vient de toucher à la suite de procédure à l’amiable avec Keith et tout un baratin du genre. Ses cheveux étaient batailleux pourtant, son lit, il l’avait quitté depuis bien longtemps, trop longtemps. Ses yeux étaient rouges, tiraillés, fatigués comme son esprit. Depuis tout ce temps, il avait lu le carnet d’Haley, mot par mot, il avait analysé. Et tout ces mensonges. Quelques phrases barbouillaient encore intacts dans son cortex.

o3 Septembre 2oo7 _ 17ho9
Ils ne sont pas vraiment doués, n’est ce pas. Je suis en danger, prête à plonger du bord de la falaise la plus abrupte qui ornerait une mer agitée, déchaînée comme la lueur de mon coeur. Je suis censée être effrayée. Seulement y’a juste une excitation qui m'broie les côtes. Lucas je devrais..[…]


o5 Novembre 2oo7 _ Entre jour et nuit Je les ai vu ce matin. Ils m’ont conseillé de me faire oublier. Ils me clament de ne m’inquiéter. J’obéis, naturellement. […]

23 Novembre 2oo7. J’ai plus d’encre. Nathan est bien gentil, mais bien trop naïf. Tout est prés. […]

La dernière tirade n’est du qu’à son ego. Monsieur est blessé, pas très profondément mais assez pour atteindre l’organe vital et à lui faire souffler de minables injures d‘homme froissé à cet homme qui hantait les pensées et les rêves les plus libertins d‘Haley. Comme à Cooper où l‘évocation de ce nom lui donne des montées de rages. Il savait que ce dernier était à Charlotte, et qui là bas avait un circuit gigantesque, fascinément étendu et dont la nuée de fric était à la lisière de l’abominable. Il comptait même passer lui rendre une petite visite. Sans prévenir, c’est tellement, comment dire, plus attractif. Lucas, toujours face au miroir, tenta de changer ses traits piteux en un sourire touchant et affectant. La comédie, c’est beau, très beau. Il se risqua à se couper les cheveux, ça lui fît presque mal de voir de petites mèches tombées. Idiot. Rasé de prés, coupe militaire. Vêtements enfin propres et repassés.
Lucas_ Oui, c’est ça. New player.
Se plaisait t-il à dire, avec un semblant de sourire au coin des lèvres. Il sortit du bloc, se dirigeant vers le trottoir où il avait garé sa vieille caisse à l’arraché comme à chaque fois, mordant sur le bitume pour les piétons.
Lucas_ Game over
Lança t-il lorsqu’il vit sa voiture, certes très veille et souillé, tiraillée par le camion de la fourrière au croisement de sa rue.

L’ambiance à Charlotte était toute autre. Cooper bichonnait un de ses derniers bolides. Le dernier bolide d’un de ses plus gros clients. Plus particulièrement une Porsche 911, modèle GT2, laissé, oublié par un de ses riches pilotes qui foulent leurs billets sur le bitume de son circuit, fraîchement repeint. Le petit prodige de la boite de vitesse avait oublié la petite merveille de Papa, préférant repartir avec la jolie blonde en combinaison moulante qui ne le quittait pas des yeux depuis son arrivée sur le stand où il vantait les mérites de son sponsor. L’petit, certes naïf, mais très bon coureur, avait aussitôt remarqué les deux atouts qui se présentaient à l’encolure de la fermeture de la combinaison, tellement rat du corps que cela en devenait une seconde peau mais en plus obscène. Cooper de son œil de connaisseurs, en matière de femmes et de voitures et d‘implants, ne pu que constater que la fille jouissait d'1 kilo de silicone sur chacun de ses poumons. Son poulain avait dédaigné rentrer avec la petite merveille de Papa préférant chevaucher des vagues plus intenses. (Appeler la limousine de Papa, boire quelques coupes d‘un champagne de renom avec la créature et s’envoyer en l’air dans l’hôtel le plus luxueux de la ville sans plus attendre. Jink, l‘homme à tout faire, clébard et garde toutou, étant rentrait au soin d’un taxi, congédié. Le petit est pudique devant l‘ami de son père, que voulez vous, l‘esprit de famille sans doute.) Le bijou de technologie et de sportivité était d’abord resté sur le parking privé du circuit à l‘air libre aux yeux d‘un soleil très, lumineux (Oh), afin d’être exhibée au yeux de quelques connaisseurs. Puis rentrée dans l’hangar réservé à cet usage afin que la peinture ne s’écaille ou ne perde de son côté métallique à force de se faire cogner par ce soleil, imaginez. Abîmer cette jolie teinte, s’ironisa Cooper, qui éreinté de tant de fric, d’audace et d’illusions, se focalisa sur ce petit modèle, plutôt que sur la Lamborghini Gallardo Nero édité à 150 exemplaires avec un prix plus élevé que sa grande sœur qui n‘a que la teinte de sa carrosserie de différent, que voulez vous, ça c‘est le business. La Porsche 911 GT2 attendait sagement son propriétaire, un -tas de ferraille- qui vaut pas moins de deux cent mille euros, d’une puissance de 530 ch, couplé de 6500 tours/min et 3.7s pour atteindre les fatidiques 100km/h. Elle ne vaut sans doute pas la Bugatti Veyron (avec ses 1001 ch et son 1.2 million d’euros!) mais Cooper en a eu des sueurs, des gouttes le long de son corps et des larmes à son cœur, dès qu’une émotion l’emprisonne Haley vient indéniablement joindre les deux bouts dans son esprit. Quel triste sort, n’est ce pas?


La nuit cadenassait la porte du hangar. Posé contre le bolide, les bras croisés sur son torse, Cooper attendait. Il aurait attendu des heures au creux du crépuscule, adossé à une bagnole. Au fond, il aimait bien attendre. Une crainte lui grognait quelques murmures d‘attaques. Il appréhendait, oui, comme s’il avait déjà sentit cet air froid et étouffant l‘enserrer. Un pressentiment, c’est comme ça qu’on dit. Un pré-sentiment, une pré-illusion. Une sensation lourde et brûlante qui clôturait ses gestes, et se murait sous ses côtes. Il aurait voulu séquestrer les issues de son corps et les armes de son cœur mais rien n’est assez fort pour verrouiller toutes ces parois qui l’entourent. Il aurait voulu se calfeutrer au-delà de tout. Ignorer, et vivre sans oxygène. Se murer derrière l’impossible, l’inaccessible. Être scellé au-delà d’illusions oubliées aux travers de rêves inachevés. Il aurait voulu s’enchaîner à l’illusion même, se cadenasser aux songes éteintes d’un gamin à présent adulte, être verrouillé derrière des chimères masquées et effacées. Puis il aurait voulu jouer à cache-cache avec la clef de ce cadenas qui l‘aurait condamné à se faire châtier par des rêves oubliés. Et là, ce serait à son tour de se cacher, et il se serait pelotonné derrière le plus petit rêve que personne n’est jamais vu, n’est jamais entendu. Il se serait tellement bien planqué que la clef l’aurait oublié. Il se serait niché dans le plus rude nuage que le coin des illusions brûlées n’est jamais vu et il aurait attendu. Attendre ou s‘attendre à. Il aimait bien se laisser choir contre une carrosserie froide tout en se fermant au revers de quelques rêveries encore brûlantes de passions en tout genre, il n’y avait que là qu’il pouvait étreindre cette attente. Et lorsque cette action parvenait à lui, cette arrogance qui se plaquait au bord de son attitude était éjectée au plus loin. Une sorte de fierté superficielle. Un flot de dédain blotti contre lui. Une vanité nichée au fond de son regard bien trop clair pour un tel mépris. Bien que certaines personnes parviennent à déceler ce dégoût aux tréfonds de son œil glacé, il reste insensé. Un iceberg qui brûle toutes visions. Un regard de glace qui liquéfie toute âme chaleureuse. Touts esprits aux sourires cauteleux et défiants, enivrés d’illusions se dissipent à son regard sec et gelé. Cooper posa ses mains apaisantes sur le capot de la voiture, laissant tombé sa tête en avant, et céda une soupir. Un souffle d’excès, un trop plein. Là, à cet instant, il n’en pouvait plus, comme à chaque soirée qui butait sur sa vision. Il voulait appuyer sur une alarme et découvrir un cortège de soutien, des milliers de larmes de consolation, des dizaines de bras protecteurs l’encerclant, des centaines de cadeaux d’entraide pitoyable. Découvrir un, non, ce regard chocolat, ce sourire malingre, et percevoir cette petite voix frêle, qui avaient côtoyé et frôlé quelques une de ses nuits chaudes qui parvenaient froides à son intérieur.

Elle avança timidement, intimidée par tant de temps écoulé, et glissa ses bras autour de la taille de Cooper, dos à elle, puis plaqua sa tête de manière indolente contre les omoplates de celui-ci. Elle coula lentement ses mains chétives vers les poches avant du jeans du jeune homme, percevant son cœur s‘emballer. C’était bon d’inhaler son odeur. De suffoquer à travers lui. Elle posa ses lèvres sur son dos, laissant échapper un bruit étouffé et assaillit Cooper de sa présence. Le brun se retourna et faufila ses bras autour de la jeune fille, s‘imprégnant d‘elle en scellant son regard qui commençait à fondre. Elle susurra au plus prés du torse de l‘homme, d’une voix délicate qui en devenait presque sensuelle;

_Ne le dis à personne.

_Ouai, si tu veux. Dit il la tête enfouie dans les cheveux de la blonde, sa voix flottait dans son cou. Les mots qu’il pouvait penser, mouraient lentement dans sa gorge savourant l‘ardeur qui nuançait là.


KanaJaik  (21.03.2008 à 19:59)

Ce soir là, il avait laissé son cœur au bord de ses lèvres, c’est pour ça que la jeune femme y déposa les siennes, mordant délicatement celles de l’homme. Sur leur bouche trônait un goût d’oublie, un goût d’idylle rapide. Une braise logeant sur la langue, elle glissa lentement celle-ci contre celle de son amant, rien que pour sentir le désir s’éteindre ou s’étendre. Elle laissa paraître dans son regard un soupçon de la lueur de son coeur. Une infime brèche qui laissait l’excursion libre à ses sentiments. Ce soir là, ils s’étreignirent oubliant le dialogue pour commenter leurs actes. C’est comme cela qu’on dit pour ne pas paraître insolents? Cooper aurait été tenté de salir ce moment en pensant quelques mots dits vulgaires: ils ont baisé toute la nuit, satisfaisant des besoins sexuels, bandant, jouissant, suçant. Un taux d’hormones bafouant leur sang et battant à rompre les battements de leurs cœurs. C’est tout. C’est simple. Mais le moment s’est transformé en tout autre. Les mots lourds n’ont su résister à la chaleur de leurs corps et à la tension de leur âme. Il l’attira à lui, et pressa ses bras autour d’elle cherchant avidement le contact. La lenteur qu’il mettait dans ses gestes, afin de redécouvrir chaque courbe, à explorer chaque centimètres de parcelles de son corps, entamèrent de la mettre en feu. Il souleva Haley et, la plaquant doucement contre le mur de la chambre, se pressa à la jointure de ses cuisses, qu’elle referma autour de la taille de Cooper; afin qu’elle sente l’effet qu’elle produisait en lui. Elle en profita pour lui mordiller lascivement le lobe de l’oreille sachant qu’il adorait ça. Quelques gémissements éraillés s’emparèrent du silence. Une nuée de sensations naissaient dans leur ventre mais aussi dans les tréfonds et les extrémités les plus oubliées de leur anatomie. Les souvenirs d’Haley empêchaient sa vision de savourer le moment. Accro à la nostalgie comme les starlettes aux paillettes. Ce sont les mains de Cooper parcourant son buste et sa poitrine, d’une envie inapaisée et d’un geste affamé mais tellement sensible qui l’a firent échapper à cette nostalgie quasi léthargique. Le souffle froid d’Haley stagna dans le cou du jeune homme et s’empara de ses sens. Elle s’attribua les lèvres de celui-ci, le dépouillant pendant quelques minutes de toute respiration. Elle s’aspira du souffle rauque qui sortait à la dérobé des lèvres de son amant. Prenant possession du moment, de l’étreinte qui la pénétrer, elle le fit frénétiquement tomber sur le lit, se comprimant contre lui, demandant toujours plus. La patience de Cooper la rendait folle. Tant de prudence l’avait rendu plus impatiente, plus aguichante. Elle s’assit à califourchon sur son bassin et entreprit d‘ôter son T-shirt, embrasée de plaisir. Elle embrassa, lécha, suça chaque partie du torse bruni provoquant en Cooper un désir étouffé par un râle de pudeur fraîche. Il dressa son torse et intercepta la bouche de la jeune femme. Puis, déferlant une dizaine de baisers dans son cou, il la fît basculer sous lui. Il déposa un baiser sur la cicatrice du mot vulnérable qui languissait sous sa poitrine à présent nue.

_ Ce n’est pas ce que tu es. Chuchota-t-il d’une voix enroué.

Elle élimina les barrières qui les séparaient, et ses mains se firent pressentes. Avides. A la recherche du contact de la peau chaude de Cooper. Écrasant les souvenirs trop agressifs, ils entreprirent une danse charnelle et sensuelle, au tempo de leurs souffles syncopés. Leur corps ondulèrent pendant quelques concerts, soufflant dans des entractes au son de leur prénom respectif. Le billet d’entrée étant celui de leurs sentiments personnels et de l’effet du charme de leur corps.


Lucas était dissimulé derrière un buisson étroit depuis plus de o2hoo. Ses jambes étaient crampées, et il se demandait se qu’il faisait là. Lorsqu’il avait déboulé dans cette rue la chanson Swen de The feeling avait retentit au fond de son cortex, lui prêtant un souvenir raillé, et le son avait focalisé l’attention de tout son corps, de toute son âme, et de tout ce charabia qui le compose. Comme si quelqu’un avait forcé une pièce dans son juke-box mental. 22h17, 1o minutes s’écoulèrent de nouveau, et les secondes déroulèrent le tapis rouge plus vite que prévu. Lui et les buissons en étaient à se tutoyer. celui-ci, il le nomma Enric. ça sonnait bien à ses couleurs d’automne alors que le mois de Février frôlait sa quinzaine. D’ailleurs pourquoi restait il tapis derrière un buisson au doux nom d’Enric? Il n’avait rien à craindre, ni de personne, enfin peut être devait il se méfier de lui-même. Une silhouette, plutôt massive, romps le semi clair de lune qui stagnait sur le bitume de l’allée et brisa par la même occasion la paralysie corporelle de Lucas devant l’insistance de tant d‘attende. Le blond fusa de son trou, saluant tout de même le petit Enric.

Lucas_ C’est là que tu te caches, connard?!

Il frémissait de tant d’audace. Il n’avait encore prit aucune substance et son corps sentait l’adrénaline gonfler dans ses veines. Putain! C’était bon de se sentir vivant.

_ Jésus, Marie, et toute la Sainte Famille. Tu veux me faire crever pour de bon, p’tit con. (Aucune agressivité ne jaillissait de sa voix, neutre, vraiment trop neutre.) J’comprends. Le bon p’tit prince viens sauver la mémoire de sa petite salope. Joli conte, moi, si tu veux j‘tiens le rôle du méchant. Tu sais, celui qui crève jamais, juste pour faire chier. Ah non, ça, c’est toi. (Fit-il avec une mine songeuse) Peut importe. Je ne suis pas d’humeur à subir tes jérémiades et cesses de venir piétiner la pelouse. Carl, pourrait venir te rendre une petite visite un de ces jours, de courtoisie. Tu le connais, hein.

Lucas_ Ferme là. C’est moi qui cause. Carl n’est pas celui que je veux. Toi, tu m’intéresse, Lyne. (Une flamme anima son regard. Bien trop ardente pour un petit homme. Si un jour, il comprenait, ça lui ferait mal)


Plus tard dans la soirée, vers o3, o4h lorsque la nuit allait quitter son champs de vision. Le cœur de Cooper balançait entre fuite et suicide. Son sang voguait tellement vite, qu’il cru que celui-ci allait emporter son organe battant qui lui semble bien trop sentimental jusqu‘à sa bouche pour qu‘il se jette dans celle de la jeune femme. Là à cette instant, entre fuite et suicide, c’est la fuite qui l’emporta, comme à chaque soir qu‘il retrouvait Haley dans son lit, dans sa chair, dans son cœur c’est d’ailleurs là où elle prenait le plus de place. Il préféra ignorer ses sentiments, sachant pertinemment ce qui l’attendait si les effusions de son cœur parvenaient à des mots sourds au creux de sa bouche. Si des mots collant de sens, écoeurant de tant de passion, parvenaient à transmettre les épanchements de son âme ou de son cœur. Qu’importe, une confession le rendrait malade, malade à vomir ou à en mourir. Cooper, avachit sur un fauteuil du salon, se resservit un verre d’alcool fort, en tenant son regard lointain. Tétanisé, il crispa sa main libre sur l‘accoudoir. Un premier verre pour se stimuler. Un deuxième pour sentir l’audace le corrompre. Et les autres pour oublier, sans doute. Il y a des jours où il aurait pu enchaîner les bouteilles, comme s’il avait été habitué à les téter dés sa naissance, sans perdre une once de son analyse et de son assurance. Et d’autres où après trois verres d’alcool, il était prés à rouler une pelle à un grille pain, en oubliant de se soucier de la répercussion de ses gestes et de ses mots. Là, il en était à deux verres. ça aller, la volonté ne corroder pas encore ses idées. Le liquide ne poussait pas encore les mots dans sa bouche pour ensuite les entendre sortir à tout vitesse: ça c’est la cuite version suicide proche pour son coeur. Là, il allait bien, le déversement de ses sentiments ce n’était pas pour ce soir, ce soir c’était la fuite qui vantait victoire. Mais ne dit on pas que rien n’est joué? Ou quelque chose comme ça. Haley se posa sur les genoux de Cooper, vêtue d‘une chemise d‘homme, un genre de cliché des films typiquement américains, et lui caressa tendrement les cheveux. Un goût d’amour et de niaiserie nauséeux salive dans vos esprits.

_Je.. Jeeuh, Hum. (Il soupira comme pour dérober les plumeaux d‘un pissenli, et passa sa main dans ses cheveux.) Je t’aime.

Non, ce soir là, entre fuite et suicide, pour la première fois c’est le suicide qui emporta son coeur.


Lucas était assis sur le bitume du trottoir, sa tête emprisonnée par ses mains. Parce qu’au fond, il aurait aimé foutre un peu plus la merde dans sa vie et non dans celle d‘Haley. Une once de culpabilité captura enfin son esprit. Non, tout allait trop vite. Il avait de la glace dans les veines. C’est le jour où tout à fondu. Aujourd’hui, o3h14. Il se retrouve bras ballant, bouche ouverte et nez en l’air. C’est là, qu’il commence à avoir mal, vraiment mal.


KanaJaik  (21.03.2008 à 20:01)

Le temps défile, les semaines passent.


Haley était assise dans le fauteuil du salon, un café fumant entre les mains, songeuse. Sur la table basse était posé un petit colis. Cooper étant parti quelques jours à une course automobile elle était seule dans la vaste maison, seule à trouver son âme sous un tapis. Elle prit doucement le paquet, et l’ouvrit délicatement. Le nom de Cooper Lee trônait à l’emplacement de l’expéditeur.Quelle connerie avait il encore inventé? Une petite carte s’échappa et elle glissa ses yeux dessus, et l‘écrin resta dans le colis.

« Rappelle toi le jour où tu es partie, laissant le nous que nous formions.

Je perds espoir et fait finir par te croire

Dis-moi oui. »

Ce « Nous » , ça sonne creux dans ses oreilles. Au fin fond d’elle, ça résonnait, ça sonnait las. Il était tant que ça change.


_ Oublies. Tu oublies et tu recommences. Le jour où tu ne feras plus les mêmes erreurs, c’est que là t’auras grandi. A moins que ce jour là, tu aies compris que laisser fuir le sang de ton corps ne te dérobe pas de tes souvenirs, de tes erreurs commises, qui broient le peu de bonnes choses qui ont pu concrétiser un sourire, un vrai. Pas de ces choses dont tu me couvres. Ni de ces sourires polis. Un vrai. Un que cette fille a su provoquer. Un profond, un qui sort à une vitesse folle de ton cœur, pour percuter le sien. Le pauvre tu comprends, ce sourire, il n’a jamais vraiment vu le jour, seulement quelques heures il y a tant d’années. Je veux te voir sourire, d‘un vrai sourire. Un qui se hâte à se percher sur tes lèvres. Un…

Lucas_ Tais toi, ça va j’ai compris. J’aime pas les mecs, mon vieux. Alors garde tes réflexions sur mon sourire pour ta mère et réserve ta salive pour de plus belles histoires. Laisse la mienne au fond du trou, mec. En plus, tu ne sais rien. Tu ne me connais pas.

_ Si tu n’as retenu que ça d’ce que je t’ai dis, va y‘avoir du boulot, p‘tit con. J’en connais assez pour savoir que tu t’es conduit en beau salop. Un salop qui n’a que le deal en bouche. Même pas assez con pour voir que sa nana souffre.

Lucas_ Et c’est quoi ton nom, connard? Histoire que je sache à qui je casse la gueule.

_ Keon. Mais si j'étais toi, Dieu merci ce n'est pas le cas, je ne ferai pas ça. Tu vois, (continua t il d'une voix calme, une espèce de moue naissait sur son visage) je peux devenir violent lorsqu'on touche à ma belle gueule d'ange.

C’est vrai, son visage était bien formé. Keon avait des traits fins qu’on oubliait rarement. Un regard vert, où l’on ne pouvait détacher nos yeux avant de trouver un fond à cet extrême infini qui se formait autour de sa pupille. Un vert pétillant et tellement doux émanait de ses yeux voilés un peu en forme de gouttes d’eau séchées. C’était comme si un panneau où menaçait le mot intouchable ou interdit était posé dans ses derniers, un message limpide que personne n‘abordait. Ses pommettes rosies, un peu creusées comme mangées par le nombre de dunk qu‘il a pu mettre, lui donnait une allure innocente, simple, un peu candide. Ce qu’il était loin d’être. Il n’était pas mignon, non, il était intrigant, c‘était bien mieux. Il avait un air mystérieux tout en étant sexy. Ses cheveux blonds fous et batailleux lui donnait encore plus une expression niaise et frivole. Physiquement, c’était le savoureux mélange de l’homme d’affaire, du savant fou et de la caricature du jeune surfeur californien. Les individus qui le côtoyaient pensé lire ce qui passait dans son esprit par son regard, alors que c’était lui, qui décidait de bien vouloir te faire croire. Il était bien plus complexe qu’un sentiment à l’état brut. Son jeu était à son image, nonchalant, simple et fluet mais indomptable. Keon savait prendre les bons shoots aux moments chauds du jeu, les fameux « tickets shoots » . Il était un ailier d’excellent niveau, un dunker d’exception. Meneur à temps perdu. Oui, Lucas avait du soucis à se faire.

Keon abaissa ses lunettes métalliques à l‘image d‘un homme respectable d‘apparence et d‘âme en proie de l‘ivresse du business et de l‘odeur du fric, laissant ses yeux vert pétillant transpercer le corps de Lucas. Keon appuya des deux mains l’une contre l’autre, de faite que ses doigts formaient un V à l’envers, posant ses coudes sur le bureau. Il continua d’une voix toute aussi posé, son expression respirait la presque perfection et tout avait l’air réfléchit.

Keon_ Putain, Lucas. J’en ai rien à foutre de ce qu’il peut t’arriver. Je n’ai en aucun cas à me justifier, mais on m’a filé du fric pour que j’te lave les yeux. On sait tous que t’es défoncé, alcoolo, névralgique, mélancolique, pessimiste, dégoûté, hargneux, violent et j’en passe. T’as le cœur à vif, c’est comme ça qu’on dit, non? Pourtant t’en a subit des durs avec Lyne, n’est ce pas. Avec sa gueule de tyran et sa voix de sage, il fou la frousse. Pourtant, t’as jamais eu peur. Devant la froideur de la rue, la violence de la nuit, ou l’envie de sexe et de fric des dealers. Tout était menaçant, indécent, sacrifice et néfaste. Pourtant t’es là. Encore plus désagréable. Et tu as été là pour cette fille, encore plus paumée que toi. Le seul problème, c’est que tu ne sais pas juger tes sentiments, ni les contrôler, ni les doser. En la protégeant comme tu l’as fait, tu l’as enfermé dans ton asile, et bercé de ta folie, tu l’as fait taire, tu lui as refilé maintes substances pour la garder prés de toi, de ton corps, et peut être, que cela t’as permis de ne plus entendre ton âme pleurer en entendant la sienne t‘implorer silencieusement. Si cette fille n’est pas morte, et qu’elle s’est barrée, qu’elle a manigancé tout ça, alors oui, c’est à cause de toi et de ton comportement. Oui, ta conscience doit être submergée de sentiments immondes et d’envies crasseuses. Seulement ça va être chaud pour toi, de t’infliger une nouvelle torture, ton corps a déjà subit une nuée de sanction, faute de pouvoir toucher ton âme. A moins que son départ, soit comme un déclencheur. Il faut que t’arrêtes de t’infliger tant de châtiments, et de jouer ton martyr plus que tu ne l’es. Si comme Lyne te l’a dit, elle a fait ça de son plein gré, tu pourras pas la retrouver. Elle a été à bonne école avec toi. Alors le mieux, c’est que t’attende qu’elle revienne.

Lucas_ Elle ne reviendra pas. (Affirmant, il secoua la tête résigné et l‘âme tremblante d‘un nouveau souffle)

Keon_ Tais toi et laisse moi finir. J’ai ressassé pendant 3o minutes mon petit discours pour te faire comprendre que t’es qu’un con. Alors ne gâches pas mon enthousiaste à toucher plus de fric et à te laisser pourrir. J’ai encore quelques phrases que je trouvais persuasives, alors ferme là, et écoute. (Lucas leva un sourcil, signe d’incompréhension ou de désarroi) Hum, ouai (Moue vigilante sur son visage, il laissa échapper un grognement dans un souffle chaud) Tu m’as fait perdre le fil. (Tout ses gestes, toutes ses paroles, sont réfléchis et calculées à l’avance, rien n’est sincère ou à l’état brut de son coeur) Bref. Lucas, elle va revenir, je le sais. Si c’est pas demain ça sera la semaine prochaine, ou le mois suivant, ou même dans cinq, mais elle reviendra. Fais moi confiance. C’est marrant, mais ta tignasse de gamin, elle me donne pas l’impression que tu sois fort, tu vois. T’as l’air d’un faiblard, une petite chose que tout être peu scrupuleux à envie d’écraser. Hum, c’est pas s’que tu veux, hein, être écraser comme une petite vermine. Regarde toi, t’as même un appart’, alors qu’il n’y a pas si longtemps tu côtoyais les gobelets de carton sur les trottoirs, et tu déambulais au côté de détraqués en injuriant la vie de sa conneries. Utopiste déchu par l‘amour? Sûrement pas, tu jouais plutôt dans la cours des planeurs 24h/24, déçu par le fric qui ne tombe pas du ciel. Et là, devant celui qui pourrait être ton père, les larmes débordent de tes yeux, et tes mains tremblent, et j‘entend même ton sang battre, battre en retraite.


KanaJaik  (21.03.2008 à 20:03)

Un air chaud découlait de l’intérieur, perplexe, son regard dérapa sur la serrure, et vit que la porte de la demeure était entrouverte. Cooper poussa lentement celle-ci, et étouffa dans sa gorge le nom d’Haley. Pris d’un égoïsme envoûtant pour son corps et éreinté de l’odeur du fric qui stagnait encore sur lui, il effleura les murs et embauma la salle de bain de l’effluve du business. L’eau chaude se faufila sur sa peau, laissant quelques marques. Il sorti mais l’odeur s’était infiltrée jusqu’à sa chair, elle l’avait infecté encore plus profond. Cooper s’étala sur le lit de la chambre adjacente, et prit conscience que c’était son âme qui puait les remords. Il s’était tellement injurié d’avoir laisser son cœur dicter ses actes que son âme avait laissé les larmes l’harceler d’excuses et pourrir dans un repli de celle-ci. Il s’assit sur le bord du lit et céda un soupir. Il descendit au salon, et se servit un scotch, un double, puis savoura le confort du canapé, toujours la serviette enroulée autour de sa taille. Il sirota son verre, faisant tourner sa langue dans sa bouche. Il senti une présence, et tourna mollement sa tête. Haley était adossée contre l’encadrement de l’entrée de la pièce, une main sur sa hanche, l’autre confiant un doigt dans sa bouche. Elle s’approcha, et abandonna son corps contre celui de Cooper. Ses mains froides s’attardèrent sur les épaules nues et encore chaudes de l’homme qu‘elle tentait de retrouver parmi un tas de souvenirs. Elle le coinça entre le dossier du canapé et elle, liant leurs lèvres. Elle frôla le regard de Cooper, et il comprit. Il prit brusquement les mains qui rampaient sous sa serviette, les immobilisant autour de son visage. Il sonda son regard, laissant tomber les poignets qu’il tenait il attrapa les contours du visage d’Haley, la forçant à sceller son regard au sien.

Cooper_ Haley. Qu’est ce t’as prit? Dis-moi, que tu n’as pas retouché à cette putain de drogue.

Haley_ Sur le moment j’aurais voulu, tu vois. (Sa voix avait prit la sonorité de celle d’un mioche qui tenterait vainement de s‘expliquer sur sa bêtise, avec peut être une étrange naïveté et quelque chose d‘innocent) Mais lorsque j’ai téléphoné à mes contacts en leurs demandant ce qu‘ils pouvaient me trouver dans l‘heure, ils m’ont tous pris pour une schizophrène. C’est pas tous les jours qu‘on attend la voix d‘un mort. (Sa voix devient lasse et elle prit le verre que Cooper avait posé sur la table à côté du canapé, pour en boire une grande gorgée) J‘ai eu le droit à un « Connais pas d’Haley. Je ne vends rien.» ou « Tu m’appelle alors que je fais ma nuit, et tu m’accuses de dealer et de mentir. T‘es chié » ou encore «Laisse moi rire tu veux, je joues pas avec les gamines. Si tu rappelle, j‘te retrouve et j‘te bute. » Toujours aussi subtile TJ. (Un rire conservant un peu de nostalgie échappa de ses lèvres) Dans le fond ils ne sont pas méchants juste un peu agressifs avec l’insulte facile quand ils ne connaissent pas ou quand ils se sentent trahis. Enfin tu vois, quoi. C‘est comme ça. (Un sourire effleurant son visage pour s’en convaincre, et pour se persuader qu‘elle était toujours en vie, là vivante, elle fixa le verre entre ses mains et fit nerveusement tourné le fond de liquide.) Et comme, comme personne ne voulait me fournir, j’ai bu un verre ou deux, ou peut être quatre ou cinq. Rien d’extra, mais je crois que j‘ai pris un ou deux cachet aussi, ou un peu plus peut-être des trucs qui traînait dans la salle de bain ou sur le comptoir, j‘sais plus. J’me souviens m’être étalée dans la cuisine et plus rien. J’me sens flasque et sans saveur.

Cooper_ Ah.

Il commença à la bousculer sur sa droite afin qu’elle se retrouve sur le canapé et lui debout.

Haley_ «  Ah » ?

Cooper_ Je vais me coucher. Rejoins moi quand t’as fini de pleurer.

Haley_ Je savais que tu n’avais jamais su utiliser les bons mots pour consoler mais là, t‘écrases toute concurrence dans ce domaine. (Perça-t-elle avec une toute autre assurance)

Cooper_ Tu n’as pas besoin de moi. Dessoule, pleure, on parlera demain.

Haley_ C’est maintenant que j’ai besoin de toi!

Cooper_ Non, tu fais ta crise. T’es en manque.

Haley_ De toi, oui!

Cooper_ Si c’était le cas, tu m’aurais dit oui, Haley.

Haley_ Je ne t’ai encore rien répondu.

Cooper_ C’est sûrement ça le pire.

Haley_ Je…

Cooper_ Tais-toi. Je ne veux rien entendre, on en parlera demain.

Haley_ Noon. Dit-elle plaintive.

Cooper_ J’espère qu‘au moins dans tes rêves, tu es heureuse. (Il se pencha vers elle, et l’embrassa sur le front) Je te laisse la chambre.

Haley_ Quoi? Et, et toi tu vas où? (Un peu de panique s’empara d’elle alors elle lui agrippa le bras)

Cooper_ Dans la salle de bain, je vais essayé de me noyer dans la baignoire. Mais comme je suis un lâche, on se retrouvera demain. Bonne nuit, Haley. Continua t-il tendrement en se dirigeant à l‘étage.

Flash-Back

Une petite carte s’échappa et elle glissa ses yeux dessus, et l‘écrin resta dans le colis.

« Rappelle toi le jour où tu es partie, laissant le nous que nous formions.

Je perds espoir et vais finir par te croire.

Dis-moi oui. »

Les quelques mots lui volèrent à la figure, comme des éclats de bombe. Haley se surprise à ne pas voir d’épaisses gouttes de sang, lourdes de peines, noir comme l‘encre de ces quelques mots, tombées de ses yeux pour venir détruire la demande. Des larmes pleines de détresses venant périr sur la papier, emportant avec elles les joies funèbres de l’amour à lequel elle aspirait. Non, aucunes gouttes ne chuta de ses yeux, arrachant à l‘occasion le sombre de ses prunelles. Son chagrin croupissait en elle, repoussant le moment de son soulagement. Languissant d’être une nouvelle fois accablé. Elle était tombé dans le plus résistant des chagrins. Des fois, certains mots innocents font mal. Beaucoup trop mal. Et Lucas. A ce moment là, c’est Lucas qu’elle voulait dans ses bras. Elle savait pertinemment ce qu’il pouvait lui dire dans ses moment là. « C’est pas un gars pour toi. En plus si on associe vos deux prénoms ça donne Cooley, ce qui donne ‘couler’, ce qui assure à votre couple un échec certain. » Sa logique était à chier, mais il avait le timbre de voix doux et ferme pour persuader.

Et voilà, ça lui avait suffit à ce précipiter sur son carnet d’adresse qui avait endossé quelques gouttes de crachin et dont les pages se faisaient à présent gondolées, cornées, il sentait le vécu. Le mauvais. Elle le feuilleta, maltraitant sèchement les pages. Et composa plusieurs numéro écrits à la va vite, certains penchés, d’autres mordant entre les lignes, entrecoupés par des initiales illisibles. Essuyant un rejet plus hargneux à chaque fois, la voix d’un mort était apparemment facile à oublier.

Fin Flash-Back


KanaJaik  (21.03.2008 à 20:05)
Le grand bureau sentait l’éclat du soleil. Agréable sensation alors que la boule de feu ne pointait pas encore ses rayons dans cette partie du globe. Keon impeccablement sérieux, se tenait à son bureau se donnant une allure de Je sais tout assis sur son siège moelleux noir, ajustable, il l’avait choisi avec maintes fonctions. Il avait toujours rêvé de choisir des options servant strictement à rien sur une voiture, faute de pouvoir se payer une bagnole de luxe il avait opté pour ce superbe siège de bureau, bon ok c’était le patron qui payait mais il avait pu prendre un tas d‘options et cela lui avait fourni un sourire éclatant pour une semaine de 7 jours. Oui, les petits rien font les grands heureux, ou quelque chose comme ça. Il esquissa un simulacre de sourire en pensant à ce vague souvenir, puis reprenant ses grands airs de « Quoique tu dises t’es qu’une m*rde.» il pressa sur le bouton rouge pour joindre la ligne direct de sa secrétaire et lui ordonna d’une voix douce de faire entrer le premier et seul client qui allait errait dans son spacieux bureau avec baies vitrées au 2èmeétage d’un petit immeuble donnant sur une rue tranquille de Tree Hill, enfin on voyait seulement la cimes des arbres de là où il était, mais les baies vitrées c‘était aussi son truc. Keon_ Comment va tu aujourd’hui, Lucas? (Se foutant éperdument de la réponse, il renchérit) Je t’ai trouvé un travail, ne me remercie pas. J’ai une âme très généreuse, donner de mon temps quand j’suis payé, ça m’plait. Serveur dans un bar, t’as une bonne tête.
Lucas_ Quoi?
Keon_ Un salaire misérable mais ça t’occupera. Et cela t’évitera de te couper les cheveux, parce que là tu crains.
Lucas_ Pardon?
Keon_ Tu commences demain, soit au Deb’s Café à 7h15. Ton service fini à 15h après avoir fait la plonge, tu passeras ici. Tache de ne pas me décevoir. On est pas encore pote tout les deux.
Il poussa Lucas jusqu’à la porte, satisfait. Il y avait ce tee-shirt à moitié dans le panier à linge, à moitié dehors, comme si on lui avait tiré dessus alors qu’il tentait respectablement de s’échapper.

Il y avait ce lit à moitié défait, ce tiroir à moitié fermé, ce rideau à moitié tiré et ces paroles à moitié lâchées. Il répéta dans un murmure la piètre expression, prenant dans sa voix le plus perspicace de ses timbres. Encore assis au bord du lit, il fixa son regard dans le miroir, puis rompant l‘analyse qu‘il s‘infligeait il passa sa main sur son visage apportant la larme qui dépouillait la pâleur de sa joue. Haley entra dans la pièce, pâteuse, molle et flageolant dans ses vêtements, un café noir et fumant dans une tasse blanc cassé.
Haley_ Je croyais que tu travaillais.
Cooper_ J’y vais.
Haley_ Non, reste.
Elle posa la tasse sur la table de nuit, glissa ses doigts dans cette main apaisante et l’attira à sa joue. Elle se mordilla la lèvre et figea son regard dans celui de Cooper. Elle fît tomber une fine rivière de baisers dans le cou de celui-ci, une volupté rampa sur leur peau.
Cooper_ Arrête.
Haley étouffa l’ordre d’un baiser, et engagea ses mains sous la chemise de l’homme qu’elle s’efforçait de rattacher à une passion. La colère prit place à l’ardeur qui incendiait son cœur. C’était pas du désir mais de la rage. Elle en voulait au monde entier. Une violence passa dans ses traits, et la fureur prenait ses actes. Un combat entre quelques sentiments, les armes jouant de leur tranchant, acérant quelques mots trop chauds. Elle défît brutalement les boutons de la chemise, et fît déraper ses ongles sur le torse de Cooper, dévorée par la véhémence de sa crise. Elle agrippa les lèvres de Cooper de ses dents et mordit, elle mêla avec hostilité sa langue dans la bouche du brun, se livrant à un autre massacre et en profita pour délaisser toute la rancœur dont elle était capable. Cooper lui prît âprement les mains et la fît basculer sur le lit, il plaça une de ses jambes sur la taille d’Haley, l’immobilisant. Elle profila un sourire vainqueur et s’apprêta à joindre sa langue à celle de Cooper. La voix de celui acheva son geste.
Cooper_ Je t’ai dis d’arrêter.
Il se relava et se rassis sur le bord du lit. Haley cala ses mains sur les épaules fermes et douces, et frotta sa tête sur la nuque de Cooper, laissant parfois vaguer sa langue sur cette peau chaude.
Cooper_ J’ai besoin d’espace.
Susurra-t-il entre deux soupires. « Espace ». Cooper avait besoin d’espace. Passe encore cette expression « avoir besoin d’espace » qui fait partie d’un vocabulaire gnangnan, bêta et parfaitement dénué de sens, elle relève de la connerie pure. « Avoir besoin d’espace » terrible euphémisme pour révéler «  J’me tire ». L’euphémisme, un beau bonbon mou enrobé de subtilité. La subtilité, la morphine de l’épreuve sentimentale. Une finesse de lâche, là pour hypnotiser, anesthésier et frauder l’imminente douleur d’un cœur. Une plaie qu’on panse avant le saignement. La subtilité c’est un artifice, un truc qui raffine la connerie que tu t’apprêtes à sortir. Cooper sait que cela va faire mal alors il endort l‘ennemi de sa raison avec des mots aux belles sonorités, des songes pâteuses germent par quelques termes doucereux et il sème quelques métaphores sucrées. Le vol de ses paroles entre le cœur et le cortex d’Haley parait moins amer, il pose différentes sucreries aux saveurs embaumantes aux creux de quelques unes de ses veines. Oh oui, pour se réconforter dans l’atrocité de ses actes, car on sait bien que si c‘est lui qui la quitte c‘est lui le salop, il peut se considérer comme le confiseur de son âme. Il peut aussi se venter de provoquer un tas d’autres sensations. Certes lorsque l‘angoisse épie de ses grands yeux ouvert, noirs de brume les battements du cœur d’Haley il ne peut plus rien y faire. L’acide du sens de sa phrase puise toute son attention et l’angoisse s’enfonce lentement dans le « siège de son âme ». Haley peut sentir sa liberté périr. Parce que l’angoisse c’est le vertige de sa liberté. La subtilité c’est une gourmandise pétillante dont on ne quitte plus le parfum. Cooper, en pleine harmonie avec sa phase d’égoïste et immergeant ses mots dans le somptueux goût acide de sa vie, ne faisait en ce moment même preuve d’aucune subtilité et ne se considérait en aucun cas le confiseur anesthésiste de la douleur d‘Haley. « J’me tire » aurait résonné dans le cœur d’Haley pour s‘heurter à la tendresse du moment. Cooper nageait dans le plus sombre paradoxe. Il avait l’impression d’être corné de chaque côté de son âme, sale impression et désagréable sensation.
Haley_ Hum? (indifférence.)
Cooper_ J’ai besoin d’air. J’étouffe. (Il scella ses lèvres, se les happant pratiquement)
Haley_ Ouvres la bouche et inspire, tu verras, ça ira mieux. (Déferla t elle en le glaçant du contact de ses lèvres sur le lobe de son oreille.)
Cooper_ Non, Haley. J’ai besoin d’espace.
Il se leva, et dévisagea la vue qui s’échapper par la fenêtre. Il songea sur le fait que l’herbe n’était pas tondu.
Cooper_ Qu’est ce que t’en dis?
Haley_ J’en dis que je devrais aller te chercher un tranquillisant.
Cooper_ Et moi, j’ai besoin d’espace. Je… Tu m’étouffes Haley. J’en ai marre. (Il se retourna, un effet assez ralenti prit place dans la pièce) Tu m’entends? J’me tire. (Drôle de combinaison, toujours cet air sournois. Il ne sait pas vraiment ce qu‘il dit, non, les sentiments roulent sur son âme aux extrémités arquées. Un coup j’te rend la réalité moins crue, un coup j’te l’installe au pied de ton cœur. Il ne peut rien définir, un espèce de calvaire dévale dans son corps.)
Haley_ Oui, putain, je t’entends!
Elle criait, ne sachant pourquoi. Elle ne savait pas. Elle ne lui en voulait pas. Elle ne pouvait pas.
Cooper_ Vas-y crie, chérie. Laisse toi aller.
Il passait d’un extrême à un autre, avec toujours cette expression neutre. Le poison était en elle, amer, perfide, traître et déloyal, fallait que ça sorte.
Haley_ T’es tellement calme! Tu m’emmerdes avec ta putain de maîtrise de toi-même. Je me fais passer pour morte et toi t’as besoin d’espace! Je n‘existe pour personne, t‘entends, personne ne me voit, ne m‘entends! Ils me croient tous morte, sagement entrain de décomposer sous terre avec pour compagnie quelques vers. Charmant! Je ne sais même si ils pleurent sur ma putain de tombe! Je suis sur qu‘elle n‘est même pas fleurie! Toi t’as besoin d‘espace! Moi j‘ai besoin de vivre! De vivre ma vie! J‘regrette. J‘regrette mes choix (Encore une drôle de sensation qui tape contre son âme. Elle se met à l’engueuler, à clamer toutes sortes d‘injures, deux larmes coulèrent lentement sur son visage. Mesquine, au cœur sous l’épine. Et lui, il se contente de la fixer. Exaucé au cœur affamé. Un sourire fourbe sur ses lèvres et des larmes d‘une autre espère râpèrent sur ses joues.) Je te déteste! T’entends! Je te hais! T’es rien pour moi! T’es qu’un lâche, un traître. Je te déteste! Sa voix se brise. Le sang pulse comme si l‘on avait agité une bouteille de champagne, les bulles ébranlent peu à peu son corps, le poison s’engouffre dans ses veines. Les sucreries répandues par Cooper ne valaient rien face à la violence de sa nausée. Elle se précipite dans la salle de bains, et se penche au dessus des toilettes pour déverser ce venin qui stagne en elle. Cooper la suit, amorphe, d’une allure encore trop nonchalante. Il coule ses doigts dans son cou et rassemble les cheveux blonds d’Haley. Le sentiment néfaste qui travaillait sa revanche en elle déserte sa tâche, s’enfuyant.

KanaJaik  (21.03.2008 à 20:09)

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