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Série : Criminal Minds
Création : 19.02.2011 à 23h16
Auteur : paname17
Statut : Terminée
« Voici la suite du "tueur des Palaces" et de "Fugitifs", le dur retour à la réalité.... » paname17
Cette fanfic compte déjà 13 paragraphes
Morgan : Des nouvelles de Prentiss ?
Pénélope : Hélas, non, toujours rien. Je sais qu’elle est à Paris, c’est tout ?
Rossi : Des nouvelles de JJ ?
Pénélope : Un peu. Elle va beaucoup mieux, du moins en apparence.
Reid : Le contre coup psychologique peut quelque fois apparaître quelques mois, voir quelques années après.
Pénélope ironique : Merci Reid. Tu me rassures, tu me rassures vraiment…
Reid : Regarde Prentiss. Elle a tout plaqué à la dernière minute pour aller à Paris. Elle a vécu des choses dures certes mais elle n’a pas été agressée comme JJ.
Morgan : Reid ça suffit !
Reid : Mais Hotch, lui est revenu.
Morgan : Arrête Reid !
Rossi : Ce n’est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie.
Seaver arrivant : Strauss vient avec une pile de dossiers sous le bras, ce n’est pas bon signe.
Rossi : J’espère que vous n’avez rien de prévu ce soir…
Strauss posa lourdement la pile de dossiers sur le bureau de Hotch. Celui-ci releva à peine les sourcils.
Strauss : J’ai sélectionné les meilleurs candidats pour remplacer l’agent Prentiss. Je vous laisse regarder.
Hotch sombre : Merci mais le poste de Prentiss n’est pas encore vacant.
Strauss : Depuis quand elle n’a pas mis les pieds ici ?
Hotch : Dix huit jours sous couverture, un mois de cavale, deux semaines de congés et trois semaines à Paris.
Strauss : Bientôt cinq semaines à Paris !
Hotch las : Si vous voulez ?
Strauss : Pourquoi tenez tant à laisser son poste vacant ? Il faut vous faire une idée Aaron, elle est partie, elle partie.
Hotch : Elle n’a pas donné sa démission, rien d’officiel. Elle a juste demandé un congé et elle a refusé tous les postes qu’on lui a proposé. Elle a besoin de temps, c’est normal après ce qu’elle a vécu.
Strauss : Et vous, pourquoi n’avez vous pas accepté les postes prestigieux qu’on vous a proposés ?
Hotch : Je ne me vois pas à la CIA et encore moins faire de la politique ….
Strauss : Vous savez que je ne peux pas laisser le poste vacant trop longtemps. Au bout d’un moment, je choisirai moi même votre futur collaborateur.
Hotch :: Je vous demande juste un peu de temps, un petit peu…
Strauss : Soit. Ce que vous avez vécu tous les deux m’incline vers l’indulgence.
Hotch la regardait sans la voir. Strauss l’observait attentivement. Il était certes beaucoup moins maigre qu’à son retour mais il n’avait pas encore retrouvé son ancienne silhouette, il flottait dans son costume. Il y avait une fêlure, il était encore plus triste, sombre et taciturne qu’avant.
Seulement, elle n’avait rien à redire sur ses compétences. Une fois sa jambe guérie, il a repris son poste comme s’il l’avait quitté la veille.
Strauss : Vous êtes allé à New York, je crois avec Emily Prentiss avant qu’elle décide de quitter les Etats-Unis.
Hotch : Oui, deux jours.
Strauss comprit qu’elle n’en saura pas plus.
Strauss : N’avez vous pas envisagé d’aller à Paris afin de connaître ses intentions ?
Hotch lui lança un regard surpris.
Strauss : Vous êtes invité à Paris, vous aussi.
Hotch : Oui, mais je voulais y aller pendant les vacances scolaires pour pouvoir emmener Jack avec moi.
Strauss : Oui, je comprends….- il y eut comme un long blanc, Hotch ailleurs ne disait rien – Avez vous une affaire en ce moment ?
Hotch : Non. Pas en ce moment. On s’occupe des rapports. Rossi et Morgan reviennent de la prison fédérale où ils ont interrogé un violeur en série. Reid prépare une conférence, je lui donne un coup de main.
Strauss : Très bien. Dans ce cas inutile de faire des heures sup’, vous en faites suffisamment assez. Bonsoir.
Hotch : Bonsoir.
Il resta pensif un instant. Depuis son retour, il trouvait sa supérieure trop gentille avec lui. Ca ne lui plaisait pas beaucoup. Il aurait aimé revenir au bureau comme si rien ne s’était passé. Il le crut un bref instant mais c’était faux, il avait beaucoup changé, Emily avait énormément changé, JJ aussi, enfin cette histoire les avait tous changé.
Après être restée planquée pendant un mois en Arizona avec Jack, Jessica avait besoin d’air et de vivre sa vie pour elle même. Hotch le comprenait parfaitement. Sean lui trouva un emploi dans un excellent restaurant à New York et elle quitta la Virginie. Au même moment, Laura, la sœur d’Aaron et de Sean, et son mari quittaient la Nouvelle Zélande pour Washington. Philip avait trouvé un au poste au Département d’Etat. Laura, mère de trois enfants, proposa spontanément à Hotch de garder son neveu qu’elle connaissait à peine. Aaron accepta, ravi que Jack connaisse un peu sa famille paternelle et ses cousins.
Laura avait deux filles, Candice et Sybil, âgées de sept et de quatre ans et un bébé, un garçon, d’un an, Gary. Enceinte au moment de l’enterrement d’Haley, elle n’avait pu faire le déplacement depuis la Nouvelle Zélande et s’en voulait secrètement. Les trois enfants avaient hérité des boucles blondes et des grands yeux bleus de leurs parents.
Laura et Philip logeaient dans les beaux quartiers non loin de la résidence de l’ambassadeur Prentiss. Hotch fit un détour pour ne pas passer devant. Il fuyait tout ce qui pouvait lui rappeler Emily. Il arrêta sa voiture dans une élégante allée et sonna.
Laura ouvrit tout de suite.
Laura : Aaron, je ne croyais pas que te voir si tôt ! Quelle surprise !
Hotch : Nous connaissons un moment de répit, j’en profite un peu.
Laura : Jack va être heureux, il revient à peine de son cours de musique. Jack, Jack ton papa vient d’arriver.
Jack arriva en courant et sauta dans les bras de son père. Il était suivi par Sybil qui réclama un bisou à son oncle en lui montrant sa nouvelle poupée. Puis Candice vint tranquillement en tenant Gary par la main. Hotch regarda son neveu stupéfait.
Hotch : Mais il marche !
Laura ravie : Mais oui, depuis le déjeuner, monsieur a décidé de faire quelques pas. C’est Jack qui s’en est aperçu.
Elle se baissa et prit son fils dans ses bras.
Jack : Papa ; papa, j’veux faire du violoncelle .
Hotch : Du violoncelle ! Mais je croyais que c’était du piano.
Laura : Hier c’était de la guitare. Jack a du mal à se décider. Par contre, il a de l’oreille.
Hotch : Oui, je l’ai remarqué.
Laura : Tiens, Ellen, que fait-elle ici ?
Ellen fait le ménage chez Laura et leur voisins les Jacobson. Elle revenait en courant de leur maison en tenant des propos incohérents. Hotch s’aperçut que son chemisier était couvert de sang.
Hotch : Laura, fais rentrer les enfants dans la maison.
Il s’approcha avec douceur de la pauvre femme…
Hotch : Madame, que se passe t-il ? Qu’avez vous ?
Ellen très choquée en larmes : Les Jacobson les Jacobson, ils sont morts tous morts.
Hotch : Quoi ? Que s’est-il passé ?
Ellen : Ils sont morts, tous morts.
Elle s’effondra en larmes dans les bras de Hotch.
Laura accourut.
Laura : Que se passe t’il Aaron ? Mon dieu, Ellen tu es blessée ?
Hotch avec une douce autorité : Laura, emmène la, enfermez vous à double tour et préviens la police. Je vais voir ce qui se passe. Laquelle maison est celle des Jacobson ?
Laura : Aaron tu es fou ! Tu n’y vas pas seul.
Hotch : Je suis armé. Fais ce que je te dis s’il te plaît.
Laura suivit les consignes de son frère. Pendant ce temps il s’avança vers la maison des Jacobson, une arme à la main.
La porte était ouverte des traces de sang sur le sol. Hotch comprit que la pauvre Ellen avait marché dans une marre de sang, il s’attendit au pire.
Malgré son expérience, ce qu’il vit le secoua. Le couple Jacobson et leurs quatre enfants étaient suspendus à des pics de boucher, égorgés, mutilés et en parti dépecé. Un véritable carnage. Hotch resta professionnel. Il observa et prit des photos avec son téléphone portable tout en prenant garde de ne pas souiller la scène de crime.
Sans protection, il ne pouvait aller plus loin. Il sortit pour attendre la police. Une fois sur le perron, il pu respirer à plein poumon. Il avait la tête qui tournait et la nausée. Ses jambes étaient en coton. Malgré l’horreur de la scène, il en avait hélas vu d’autres et il en verrait probablement encore. Soudain, il se sentit mal à deux doigts de s’évanouir. Qu’est ce qui me prend se demanda t’il. Il sentit un frisson d’horreur, Laura et les enfants auraient pu être sauvagement assassinés, dépecés et accrochés à un croc de boucher. Il se précipita vers la maison de sa sœur mais fut arrêté dans sa course par la police. Elle avait fait vite.
Policier : Mains en l’air. Ne bougez pas.
Hotch réalisa alors qu’il avait toujours son arme à la main.
Hotch : Je suis agent fédéral. J’étais sur place. Je vais vous donner mon arme puis je vous glisserai mon badge.
Hotch déposa en douceur son arme et un policier la prit.
Hotch : Je prends mon badge dans la poche intérieure de la veste.
Il s’exécuta avec des gestes lents pour éviter de se faire tirer dessus. Il montra son badge puis le lança à celui qui devait être leur supérieur.
Détective Pal : Agent Aaron Hotchner, FBI. Votre nom me dit quelque chose.
Hotch : C’est probable. Je travaille au département des sciences du comportement, nous aidons la police à résoudre les crimes les plus violents.
Détective Pal : Vous pouvez baisser vos bras. Pouvez vous me dire ce que vous faites ici ?
Hotch : Je rendais visite à ma sœur Laura Montgomery qui habite juste à côté lorsqu’on a vu arriver sa femme de ménage complètement terrorisée. Elle venait d’ici, je pense que les traces de pas sont les siennes.
Détective Pal : Et vous êtes allé voir, seul.
Hotch : Oui, je suis armé. J’ai pris des photos mais je n’ai pas souillé les scène de crime.
Détective Pal : Vous êtes bien téméraire agent Hotchner. Et je suis sûr que vous avez une deuxième arme à la jambe droite.
Hotch : C’est exact. Comment le savez-vous Monsieur…
Détective Pal : Détective Pal, oui je ne me suis pas présenté, désolé. Un confrère à travaillé avec vous lors des meurtres des prostituées en centre ville. Vous aviez soupçonné un jeune garçon.
Hotch s’en souvenait, soudain ça lui paru loin, une éternité…
Détective Pal : Bon, l’équipe scientifique est en route, on va bientôt pouvoir entrer. Vous avez pris des photos ?
Hotch : Oui – puis tout bas – ne faites entrer que des collaborateurs qui ont de l’expérience, c’est particulièrement horrible.
Détective Pal : Ne me dites pas que c’est encore une grande famille égorgée, dépecée et pendue à un croc de boucher !
Hotch : Quoi ! Vous avez des crimes similaires.
Détective Pal : Deux dans le quartier d’à côté. Un quartier riche et résidentiel aussi. Une famille de cinq enfants et une autre trois.
Hotch regarda le détective avec une rare intensité. Celui-ci comprit.
Détective Pal : Bon j’ai plein de paperasses à remplir, je parie, pour que vous veniez nous donner un coup de main.
Hotch : Nous verrons après pour les paperasses. J’appelle mon équipe.
Quelques heures plus tard...
Morgan : Quelle horreur !
Rossi : Il est en colère.
Reid : Il est méticuleux, il a passé du temps avec ses victimes.
Rossi : Il a d’abord maîtrisé le père. C’était la principale menace.
Morgan : Il doit avoir une certaine force physique. A moins qu’il les ait eu par surprise.
Reid : Il doit être très malin, ils sont quand même six et il y a des voisins.
Rossi : C’est un quartier chic, les maisons sont plutôt éloignées les unes des autres. Mais il y a beaucoup d’employés et la plupart des épouses, comme la sœur de Hotch, ne travaillent pas.
Morgan : La résidence des parents d’Emily n’est pas loin d’ici, nous sommes passés devant en venant.
Rossi : Oui, je l’ai remarqué mais elle semblait fermée, ils doivent être en voyage.
Reid : Probablement à Paris avec leur fille.
Morgan : T’éviteras ce genre de commentaire devant Hotch, sinon, il va faire une tête d’enterrement pendant toute la semaine.
Reid : Il fait en permanence une tête d’enterrement de toute façon.
Détective Pal : Bonjour vous êtes l’équipe de l’agent Hotchner ? Je me présente Détective Pal.
Morgan : Bonjour, je suis l’agent Morgan et voici les agents Rossi et Reid.
Ils se serrèrent la main.
Détective Pal : Je ne suis pas très paperasse, j’essaye de m’occuper de votre invitation officielle, j’ai eu votre secrétaire, comment euh…
Reid : Pénélope Garcia.
Détective Pal : C’est cela. Moi qui pensais que tous les agents du FBI étaient sur le même modèle que votre chef !
Les trois agents ne purent s’empêcher de sourire.
Rossi : Vous avez deux meurtres similaires parait-il ?
Détective Pal : Oui je vais vous expliquer.
Il sortit de la maison accompagné de Reid et de Rossi. A ce moment là le téléphone de Morgan sonna.
Pénélope : Alors beau gosse, on rêve de moi.
Morgan : Pas en ce moment ma beauté, je suis plutôt en plein cauchemar.
Pénélope : Hotch m’a envoyé les photos de la scène de crime, c’est absolument horrible. Je me demande pourquoi je fais ce métier.
Morgan : Parce que je suis là.
Pénélope : Après toutes ces horreurs, tu es mon unique El Dorado.
Morgan : Pourquoi tu m’appelles ?
Pénélope : J’ai des renseignements sur les deux meurtres précédents je t’ai tout envoyé vu que Hotch est très occupé entre sa sœur et le témoin.
Morgan : Merci beauté. Es tu sûre qu’il n’y a pas d’autres meurtres similaires.
Pénélope : Pas à DC ni en Virginie en tout cas, je suis en train de faire une recherche au niveau national, cela prend un peu de temps. Vous rentrez bientôt à Quantico ?
Morgan : Oui. Nous avons presque terminé.
Pénélope : A tout à l’heure bel El Dorado !
Morgan ne pu s’empêcher de sourire. Il partit vers la maison de la sœur de Hotch. La police restait très présente. Dans le salon, il trouva le témoin , la pauvre femme qui avait découvert les corps, en compagnie de Hotch et de Seaver. Laura était montée à l’étage avec les enfants.
En voyant Morgan, Hotch s’approcha doucement de lui.
Morgan : Garcia m’a envoyé ce qu’elle avait sur les précédents meurtres. Que des familles riches avec beaucoup des enfants, enfin trois ou plus. Reid et Rossi sont avec le Détective Pal. Ils ne vont pas tarder. Garcia recherche d’autres meurtres au niveau national. Nous partons bientôt pour Quantico ?
Hotch : Oui. Nous mènerons l’enquête de nos bureaux ce sera plus facile.
A ce moment là Laura descendit l’escalier.
Laura : Les enfants réclament de l’eau.
Hotch : Oui, je m’en occupe. Laura tu devrais préparer tes sacs.
Laura : Mais pourquoi ?
Hotch : Philip ne revient que la semaine prochaine. Il est hors de question que je te laisse seule dans cette maison avec les enfants alors qu’un fou furieux rôde dans les parages.
Laura : Tu me vois à l’hôtel avec trois gamins plein de vie dont un bébé.
Hotch : Non, tu vas venir vivre chez moi. C’est en plein centre ville et j’ai un système de sécurité ultra performant.
Morgan : Deux adultes et quatre enfants dans ton trois pièces.
Laura : Ton appartement est beaucoup trop petit Aaron.
Hotch : Il est sûr, c’est ça qui compte, tant pis si c’est le camping pendant quelques jours.
Laura et Morgan le regardaient d’un air sceptique.
Hotch : Laura, tu prendras ma chambre et on installera un lit pour Gary, les filles dormiront dans la chambre de Jack et je dormirai dans le salon.
Laura : Je ne vais pas te laisser le canapé, alors que tu as tant à faire.
Hotch : Je vais rentrer tard et partir tôt et je vais avoir besoin de travailler sur l’ordinateur. C’est plus pratique. Et puis, il est confortable, le nombre de fois que je me suis endormi sur le canapé le nez sur mes dossiers.
La réflexion fit sourire Morgan.
Hotch : Prépare tes affaires. Morgan, je vous rejoins à Quantico dés que j’ai installé ma sœur et les enfants chez moi.
Morgan : C’est entendu.
Quantico une heure plus tard
Pénélope : Je n’ai pas trouvé de meurtres similaires au niveau national.
Rossi : C’est une bonne nouvelle ! Quand a eu lieu le premier meurtre ?
Pénélope : Il y a dix jours, le second a eu lieu il y a trois jours.
Reid : Le rythme s’intensifie, il monte en puissance.
Morgan : Nous avons trois familles riches toutes ont des enfants. La première famille avait cinq enfants, la deuxième trois enfants et la dernière quatre.
Seaver : Que des grandes familles.
Rossi : Je ne pense pas que ce soit le critère principal. Ce sont d’abord des familles et elles sont riches.
Reid : La zone des meurtres est plutôt limitée. Ca doit être sa zone de confort. Il probablement issu de ces quartiers.
Seaver : La suspect serait riche alors.
Reid : Pas forcément, il y travaille peut être.
Morgan : Donc tu penses qu’il a une certaine connexion avec les victimes.
Reid : J’en suis sûr.
Rossi : Ca se tient.
Morgan : Oui mais laquelle ? Garcia…..
Mais Garcia ne répondait pas, elle semblait happée par son écran d’ordinateur.
Morgan : Garcia ! GARCIA !!!
La jeune femme sursauta et regarda ses collègues agacée.
Garcia : Mais qu’est ce qu’il y a, pourquoi tu hurles comme cela.
Morgan : Tu semblais ailleurs sur ton écran, as-tu suivi ce qu’on a dit ?
Garcia : Oui.
Elle avait l’air d’un élève surpris par son professeur. Morgan savait qu’elle mentait mais il savait également qu’il n’obtiendrait aucune réponse.
Morgan : Sais tu ce que je vais te demander.
Garcia : J’attends que tu me le demandes.
Morgan soupirant : Bon, essaie de voir si on a des connexions entre ses familles, s’ils partagent les mêmes amis, les même collègues ou les même employés.
Garcia : Je l’ai déjà fait. Ca a rien donné.
Reid : Il y a pourtant sûrement un lien.
A ce moment là, Hotch fit son entrée dans la salle de réunion visiblement préoccupé.
Rossi doucement : Ca s’est bien passé ?
Hotch hocha la tête.
L’équipe le mis au courant des dernières conclusions. Pendant ce temps Pénélope était à nouveau plongée dans son ordinateur et tapait fébrilement.
La réunion se poursuivit encore trois quart d’heure, ils avaient l’impression de tourner en rond.
Hotch : Bon ça ne sert à rien de continuer. Allons nous reposer. Demain matin, Reid et Rossi vous allez sur la première scène de crime, Morgan et Seaver sur la seconde. Essayez d’interroger le voisinage. Apparemment il n’y a pas de témoins mais on ne sait jamais. J’ai rendez vous à la première heure avec le Détective Pal. Nous irons revoir Ellen à l’hôpital et interroger à nouveau le voisinage des Jacobson. On se retrouve ici à midi. Bonne soirée à tous.
Tous se levèrent et se souhaitèrent une bonne soirée. Sauf Morgan et Garcia.
Morgan : Peux tu me dire à quoi tu joues, tu nous écoutais même pas.
Garcia : Chut Morgan, je ne veux pas que Hotch ne m’entende.
Morgan : Pourquoi ?
Garcia : J’ai des nouvelles de JJ ?
Morgan : Comment va t’elle ? Pourquoi tu ne veux rien dire à Hotch.
Garcia : Pas très bien, même si elle prétend le contraire. Elle est à nouveau arrêtée.
Morgan : Encore ! Cela devient inquiétant !
Garcia : Oui, Will a décidé de l’emmener en voyage. Il a songé à un séjour romantique à Paris, ils ont réussi à joindre Emily.
Morgan : C’est pour cela que tu ne veux rien dire devant Hotch.
Garcia : Oui, je ne suis pas dupe. Emily lui manque cruellement. Inutile de remuer le couteau dans la plaie..... JJ hésite à aller à Paris, ça fait loin et elle ne veut pas rester séparée d’Henry trop longtemps. Emily semble s’être installée en France, elle fait les démarches pour rester plus longtemps sur le territoire français.
Morgan : Ce n’est pas bon cela.
Garcia : Oui, mais elle ne semble pas chercher du travail.
Morgan : Ses parents ont les moyens, elle peut s’offrir un année sabbatique. Mais elle sait que son poste ne peut rester vacant trop longtemps. Elle sera obligée de prendre une décision.
Garcia : J’ai l’impression que c’est difficile pour elle.
Morgan : Elle a pourtant un caractère fort et déterminé.
Garcia : Ce qu’elle a vécu au début de l’année l’a remuée c’est normal et puis, je ne comprends rien à sa relation avec Hotch.
Morgan : Moi aussi, je n’y comprends rien. Ils ont pourtant vécu ensemble par la force des choses pendant plus de deux mois.
Garcia : Ils ont peut être connu un moment d’égarement, c’est possible, elle est très belle et il est séduisant. Ce sont de choses qui arrivent.
Morgan : Oui je l’ai pensé également mais je crois qu’il y a quelque chose de plus profond et ils ne nous diront rien.
Garcia : Hotch est en train de se transformer en croque mort. Il était mieux en beatnik.
Morgan : Ca me rappelle au moment ou il a divorcé avec Haley…. Hotch est quelqu’un d’étonnant. Il y a quelques semaines sans sa voix je ne l’aurai jamais reconnu, il s’était transformé en véritable vagabond et sa barbe et ses cheveux longs, c’était quasiment surnaturel…
Pendant ce temps, Hotch revenait chez lui. Il mit en marche l’auto radio, il avait laissé l’album Nebraska de Bruce Springsteen. Il profita d’un feu rouge pour ferme les yeux. Aidé par la musique, il se retrouvait à nouveau dans le train de marchandise regardant les paysages somptueux qui défilaient. La voiture de derrière klaxonna, le feu était passé au vert. Machinalement il démarra, il mit plusieurs secondes à remarquer que ses yeux étaient remplis de larmes. Il n’avait jamais eu autant envie de pleurer depuis la mort d’Haley.
Il se rappela soudain que sa sœur et les enfants venaient d’emménager chez lui. Il n’y avait rien à manger. Il connaissait un magasin encore ouvert à cette heure-ci mais il fallait faire un détour. Ca lui permettrait de se reprendre un peu avant d’arriver. La présence de sa sœur et des enfants lui changerait les idées et pourtant, il mourrait d’envie de se retrouver seul pour pleurer.
Pénélope est rentrée chez elle très soucieuse, elle pensait à JJ et à Prentiss et aux maigres nouvelles qu’elle avait reçues. Elle en oublia son rendez vous avec Kevin. Morgan s’écroula devant la télé avec une bière et une pizza. Il n’aimait pas cela mais il avait besoin de s’abrutir et de se changer les idées. Rossi écrivait en écoutant du Franck Sinatra. Seaver était partie au cinéma, seule, pour voir une comédie. Reid lisait de la physique quantique. Chacun avait sa méthode de survie.
En arrivant chez lui, Hotch ne reconnut pas son appartement, les quatre enfants avaient mis le bazar et Laura semblait débordée. Elle avait commandé des pizzas et du coca et avait installé les enfants devant un DVD.
Hotch embrassa sa sœur et rangea les courses.
Hotch : Ils n’ont pas classe demain ?
Laura : Si mais ils sont tellement excités qu’ils n’arrivent pas à dormir. Excuse moi Aaron, je suis un peu déboussolée. J’ai pris l’habitude de vivre dans une maison spacieuse, d’avoir une cuisinière et une femme de ménage. Je vais me reprendre, il est hors de question que tu t’occupes de l’intendance alors que tu as une affaire.
Hotch : C’est gentil mais j’avais laissé le frigo vide. Laura.
Laura : Quoi ?
Hotch : Je crois que Sybil et Gary se sont endormis.
Laura prit son fils et Hotch sa nièce et allèrent les coucher.
Laura avec un sourire : Et de deux !
Hotch lui lança un regard étonné.
Laura : C’est ça les grandes familles.
Le lendemain matin :
Morgan : Connaissez vous les employés des Morton ?
Une voisine : Oui ils utilisaient une société, la même que la mienne. Ce ne sont jamais les même employés, j’avoue que c’est parfois problématique, mais bon. ; C’est une société très sérieuse, je n’ai jamais eu de problème. Je vais vous donner leurs références.
Morgan : Je vous remercie. Savez vous s’ils appartenaient à une communauté particulière, s’ils ont un groupe d’amis, un club.
Une voisine : Vous voulez faire le lien entre les trois meurtres. J’avoue que je ne sais pas, nous ne les côtoyons pas si souvent que cela, différence de génération, vous comprenez.
Morgan : Oui, je le comprends. Je vous donne ma carte si jamais vous vous souvenez de quelque chose. Le moindre détail peut nous servir.
Une voisine : Je ne manquerai pas de vous aider si je le peux.
Seaver s’approcha de Morgan : Les enfants allaient dans une école privée, catholique. Rien à voir avec les autres familles. Mais toutes ont en commun quelque chose : une école privée.
Morgan : C’est u début. Il faudrait voir s’il y a un lien entre ces écoles, des rencontres sportives, des voyages en commun…Je vais appeler Garcia.
A ce moment là son téléphone sonna.
Morgan : Oui Hotch. Ah ! D’accord, on vous rejoint.
Seaver : Que se passe t’il ?
Morgan : Un nouveau meurtre, prés de chez les Anderson et de la sœur de Hotch.
Seaver : Ce n’est pas possible, le quartier est pratiquement bouclé par la police !
Morgan : Cela veut dire qu’il sait se fondre dans le paysage.
Trois enfants égorgés, les parents dépecés. Hotch fit des efforts pour masquer son malaise. Ce n’est pas le moment de craquer se dit-il. Dire que ç’aurait pu être Laura et les enfants. Il se félicita des les avoir incité à emménager chez lui. A côté de lui le Détective Pal était blême.
Détective Pal : Je n’en peux plus. J’ai beau en avoir vu d’autres dés qu’on touche à des enfants…
Hotch sombrement : Je suis pareil que vous.
Détective Pal : Vous semblez si stoïque, si inflexible et sûr de vous.
Hotch le regarda tristement.
Hotch : C’est ce qu’on attend de moi, tout simplement.
Quelques minutes plus tard, ils furent rejoin par les autres membres de l’équipe. Ils s’éloignèrent avec le Détective Pal de la scène de crime et mirent en commun toutes les infos qu’ils avaient pu glaner.
Reid : Avez vous remarqué que les aînés des enfants ont entre neuf et onze ans. Je pense que le lien se trouve au niveau de leur activité scolaire, ils sont tous dans des écoles privées très chic.
Rossi : Oui, mais ce ne sont pas les même, elles ne sont même pas situées au même endroit. Certaines sont religieuses, d’autres simplement élitistes.
Hotch : J’ai demandé à Garcia de creuser un peu.
Morgan : Ne nous focalisons pas uniquement sur les écoles. Nous risquons de nous tromper.
Hotch : Oui, tu as raison
Morgan : Les Morton utilisaient une société pour le ménage et le jardin. Ce n’étaient jamais les même employés.
Reid : Les Summers, quant à eux, avaient la même femme de ménage, le même jardinier et la même cuisinière depuis des années. Ils faisaient parti de la famille, ils ont été interrogés par vous je le crois.
Détective Pal : Oui, et ils ont des alibis en béton.
Seaver : Et si le seul lien était leur statut social et le fait qu’ils soient des grandes familles ?
Hotch : Très bien, nous rentrons à Quantico, nous peaufinons le profil et j’organise une conférence de presse. Il faut éviter des nouveaux meurtres, il monte en puissance maintenant il tue tous les jours.
Ils travaillèrent comme des fous pendant prés de trois jours, s’accordant très peu de sommeil. Hotch prépara la conférence de presse. Le détective Pal refusa d’y participer, ce n’était pas son truc les médias. Vu son franc parler, il est préférable d’éviter les médias se dirent Hotch et Rossi. Le Détective Pal était un personnage haut en couleur, et malgré leur travail et l’horreur de ces meurtres, son attitude et ses réflexions amusèrent toute l’équipe. Même Hotch, ce qui était un exploit. Le Détective Pal avait jeté son dévolu sur Garcia. Sidéré tout d’abord par le look peu conventionnel de la jeune femme, il utilisait tous les prétextes pour aller dans son bureau. Celle-ci était bien interloquée. Hotch ne disait rien car le détective conservait une attitude professionnelle, Seaver et Rossi souriaient en le voyant chaque jour de plus en plus amoureux, Morgan, lui, s’en agaçait et Reid n’avait rien remarqué.
Hotch n’était pas le genre de personne à se mettre en avant mais depuis le départ de JJ, il assurait souvent lui même les conférences de presse. La notoriété qu’il avait acquise lors de l’affaire du complot lui ouvrit toutes les portes des télévisions. Ca le mettait mal à l’aise mais il pensa qu’il devait avant tout protéger toutes ces familles. Ils se fit violence et s’engagea dans un marathon d’interviews.
En sortant de la dernière interview, il ne retourna pas à Quantico. Il alla directement dans le Mall, le plus grand parc de la capitale. Le soleil se couchait sur le capitole. Un moment de paix et de beauté. Hotch en avait bien besoin.
Une jeune femme blonde s’approcha de lui.
JJ : Un café ?
Hotch se retourna et observa la jeune femme. Ca avait l’air d’aller mais il savait que ça pouvait être trompeur.
Hotch : Bonjour. Merci JJ.
La jeune femme lui sourit.
JJ : Bonjour, je me souviens tu préfères les café noirs serrés avec peu de sucre.
Hotch : Bravo, quelle mémoire. Mais c’est moi qui devrait t’inviter.
JJ : Je suis passée au Starbuck et j’ai pensé à toi.
Hotch : C’est gentil.
Il fixa JJ, il avait l’impression qu’elle était très embarrassée. Que se passait-il ?
JJ : Bravo, j’ai vu certaines de tes interviews, tu es un véritable virtuose des médias maintenant.
Hotch : N’exagérons rien. J’ai horreur de cela.
JJ : Je le sais mais ça ne se voit absolument pas. En plus tu es photogénique, tu es un représentant de choix pour le FBI.
Hotch un peu surpris : Merci.
Ils sirotèrent un instant leur café en regardant le soleil se coucher sur le capitole.
Hotch : Pourquoi voulais tu me voir ?
JJ embarrassée : J’ai un service à te demander. Je sais que tu as une affaire mais j’espère qu’elle sera terminée quand…
Hotch : Quand ?
JJ : Je pars quelques jours. Will m’emmène en voyage pendant deux semaines. Il pense que ça va aider à me remettre complètement.
Hotch : C’est une bonne idée. Comment vas tu, tu as repris le travail ?
JJ : J’ai réussi les évaluations psychologiques et j’ai repris mon travail mais il y a trop de pression, je n’y arrive plus, je suis actuellement arrêtée.
Hotch la regarda surpris : Pardonne moi, JJ, je l’ignorais, je pensais sincèrement que ça allait mieux.
JJ : Oui ça va mieux mais je n’ai plus la foi ni la résistance pour cet emploi. Cette histoire nous a en partie détruit tous les trois. Tu es le seul de nous trois à avoir repris le travail, comme après la mort d’Haley mais je sais que tu ne vas pas bien, on me l’a dit et ça se voit.
Hotch : Peut être que c’est le ce travail qui m’aide à tenir. Sans lui et sans mon fils, je me serai écroulé depuis longtemps. Et puis, on ne peut pas comparer ce que tu as vécu et ce qu’on a traversé Emily et moi. Nous n’avons pas été agressé.
JJ : Peut être mais votre calvaire a duré beaucoup plus longtemps….Voilà, je sais que tu adores mon fils et que Jack réclame souvent sa présence. Ma mère va garder Henry mais dans huit jours, le vendredi elle est obligée de se rendre à Détroit. Je me demandais si ça ne t’ennuyais pas de garder Henry pendant trois jours. Will s’est trompé dans les dates et je….
Hotch : Bien sûr, il n’y a pas de problème si cette affaire est terminée bien entendu mais j’en parlerai à ma sœur, au cas où, elle garde Jack lorsque je suis en mission, je suis sûre qu’elle adorera ton petit garçon.
JJ : Laura ?
Hotch : Oui. Jessica est à New York en ce moment.
JJ : Je te remercie vraiment Hotch, du fond du cœur.
Elle n’avait pas l’air soulagé pour autant.
Hotch : Je suis heureux de te rendre service, je ferai n’importe quoi pour que tu ailles mieux.
JJ : Moi aussi.
Hotch : Ou pars tu ?
JJ embarrassée : A Paris.
Hotch blêmit.
JJ : C’est Will qui s’est chargé de tout, il m’a dit que c’est la ville la plus romantique du monde.
Hotch : C’est vrai. J’avais emmené Haley au début de notre mariage.
JJ : C’est pour cela que tu refuses d’y retourner.
Hotch : Quoi ! Je ne refuse pas d’y retourner ! Je compte même y emmener Jack.
JJ : Ca me rassure. Emily ne nous a pas invité, tu sais. Mais j’ai pris contact avec elle.
Hotch : Ah bon ! C’est bien au moins l’un d’entre nous a des nouvelles.
JJ : Elle avait l’air complètement perdue. Ce n’est pas l’Emily que je connais, forte, courageuse et pleine d’humour. Je n’ai pas de conseils à te donner mais je pense qu’une petite visite de ta part lui ferait le plus grand bien.
Hotch : Elle a coupé les ponts avec moi, complètement. Alors que nous sommes allés à New York ensemble. Garcia avait réussi à trouver son numéro mais elle ne m’a jamais rappelé.
JJ : Je vais essayé de voir ce qui se passe.
Hotch : Je n’ai pas besoin de médiateur. Et puis, ce voyage c’est pour toi et Will pas pour arranger les affaires des autres.
JJ : Ne t’inquiète pas pour cela. Je compte en profiter. Je ne souhaite pas jouer les médiateurs ce qui s’est passé entre vous ne me regarde pas mais c’est mon amie également et je me sens concernée par le sort des mes amies.
Hotch : Emily a beaucoup de chance de t’avoir pour amie.
JJ pris le bras de Hotch.
JJ : Aaron, maintenant que tu n’es plus mon supérieur, je te considère aussi comme un ami.
Trois jours plus tard.
Pénélope : Toujours rien. Même pas une soirée commune, une activité en commun. Pas le même lieu de culte rien.
Reid : Ou font-ils leurs courses ?
Pénélope : Reid, ce ne sont pas des gens comme toi et moi, ils ne doivent pas faire leur courses, ils ont des employés.
Hotch en entrant avec le détective Pal : Ma sœur fait ses courses elle-même.
Les deux jeunes gens se tournèrent vers leur chef intrigués.
Hotch : Morgan, Rossi et Seaver sont partis, il semblerait qu’il ait à nouveau tué.
Reid : Mais cela fait trois jours qu’il….
Hotch : Je le sais, je pensais que mon action auprès des médias avait fait son effet.
Détective Pal : C’est malheureux à dire mais le fait qu’il tue à nouveau nous aidera peut être à l’intercepter.
Hotch : Pourquoi vous parliez de courses ? Vous avez trouvé un point en commun avec toutes ces familles ?
Reid : Nous n’avons rien trouvé alors je me demandais si le lien entre ces familles n’était pas un lieu public, un centre commercial, un cinéma, un restaurant…
Hotch : C’est une très bonne idée.
Détective Pal : Oui, mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin.
Hotch : Garcia, peux-tu nous faire un tour de magie, comme le dit si bien Morgan ?
Pénélope : Je vais essayer de voir où ils ont utilisé leurs cartes de crédits mais chaque famille en possède plusieurs, ça risque d’être long et compliqué.
Hotch : Fais ce que tu peux. Demande de l’aide si tu en as besoin.
Détective Pal : Je peux t’aider Pénélope.
Pénélope sursauta et supplia Hotch du regard.
Hotch sans émotion apparente : Non, j’ai besoin de vous sur le terrain. Reid tu es le plus qualifié pour seconder Pénélope et je vais demander que Kevin vienne vous aider.
Pénélope soupira soulagée.
Hotch repartit. Il s’aperçut que le Détective était toujours dans le bureau de Pénélope.
Il pivota sur ses talons.
Hotch : Détective vous venez.
Détective Pal légèrement embarrassé : Euh, oui, j’arrive.
Dans le couloir.
Hotch : Cela ne me regarde pas mais vous m’êtes sympathique. Je préfère vous prévenir que vous n’avez aucune chance. Pénélope est avec quelqu’un depuis des années.
Détective Pal baissant la tête : On me l’a déjà suggéré.
Hotch : Pourquoi vous obstinez vous ?
Détective Pal : C’est plus fort que moi.
Quelques mois plus tôt, Hotch lui aurait fait un sermon. Mais il se dit qu’il était mal placé pour cela maintenant. Pire, il comprenait le désarroi du détective, il ne pouvait s’empêcher d’avoir de la compassion pour lui.
Détective Pal : Vous savez, l’amour est la plus belle chose qui puisse nous arriver. Quand il apparaît, il faut foncer, quelque soit les obstacles. Même s’ils sont insurmontables. C’est ma philosophie.
Très pâle, Hotch ne disait rien.
Détective Pal : Je sais ce n’est pas très moral ce que je dis.
Hotch douloureusement : Encore, faut-il que cet amour soit partagé.
Le détective Pal le regarda intensément, ce type ne montre d’habitude aucune émotion et peut-il être parfois un simple être humain ?
Pendant ce temps là dans le bureau de Pénélope...
Reid : J’ai l’impression que ce détective t’apprécie énormément Garcia.
Pénélope : Oh, tu as trouvé cela tout seul !
Reid : C’est gênant surtout si Kevin vient nous aider.
Pénélope : Ce détective est un peu envahissant et Hotch l’a gentiment mais fermement plusieurs fois remis à sa place. Tu es le seul à n’avoir rien vu.
Reid : Mais on me dit jamais rien !
Pénélope : Ouvre tes yeux, tu as 28 ans maintenant, tu n’es plus un gamin. Je suis sûre que la charmante Ashley pense la même chose que moi.
Reid rougissant : Oh, tu crois.
Pénélope : Allez hop, au travail, on du pain sur la planche. J’appelle Kevin.
Morgan : Quelle boucherie !
Ashey : C’est horrible. Huit enfants !
Rossi : C’était une très grande famille.
Morgan : J’espérais que l’action de Hotch auprès des médias l’aurait poussé à commettre une erreur. Mais non il reste très organisé. Je suis sûr qu’on ne trouvera rien pas la moindre empreinte, pas la moindre trace d’ADN.
Rossi : Attends un peu, il faut laisser le labo faire son boulot.
Morgan : Attendre et combien de familles vont être encore massacrées !
Seaver : Il a changé de quartier.
Rossi : Les patrouilles de police dans les deux précédents quartier l’ont incité à s’éloigner.
Morgan : Il sort de sa zone de confort. C’est peut être le seul élément positif.
Rossi : Nous n’avons rien pour faire un profil.
Un policier : Nous avons retrouvé une empreinte partielle.
Rossi : C’est déjà cela. Pourrez vous envoyer vos conclusions à Pénélope Garcia à Quantico ?
Deux jours plus tard, salle de réunion.
Pénélope : L’empreinte partielle n’a rien donné.
Tout le monde soupira et baissa la tête. Reid et Pénélope néanmoins souriaient.
Morgan : Donc, nous n’avons rien.
Pénélope : Attends mon bel apollon. Nous avons trouvé le lien entre ces familles.
Rossi : C’est vrai !
Reid : Oui, nous avons dû remonter jusqu’à la fin du mois de décembre. A un spectacle pour enfant.
Morgan : Ils y sont allé le même jour ?
Pénélope : Non mais ils ont payé avec une carte de crédit et ils ont rempli une fiche détaillée pour devenir un membre privilégié.
Rossi : Quel était ce spectacle ?
Pénélope : Les chevaliers du désert.
Rossi : Un spectacle pour enfant ? Pour petits garçons alors.
Hotch : Oui, je m’en souviens il y avait des chevaux sur scène et un château fort. C’était très impressionnant.
Tous les regards se tournèrent vers lui.
Hotch : J’y suis allé avec Jack pendant les fêtes. Il a adoré. Moi aussi d’ailleurs.
Morgan : Attends un peu Hotch, tu as des liens indirects avec les autres victimes. Tu es potentiellement en danger.
Encore se dit Pénélope terrorisée.
Hotch : Je n’ai pas rempli de fiche et je ne suis pas sûr d’avoir utilisé ma carte.
Rossi : Tu n’as qu’un seul enfant. Or, il cible vraiment les grandes familles.
Hotch : Heureusement ! Je crois qu’un seul enfant suffit largement.
Rossi en souriant : Jack et ses cousins ont du mettre sacrément le bazar chez toi.
Hotch : Le bazar ! Le mot est trop faible. Je n’aurai jamais quatre enfants !
Pénélope : Dans un trois pièces, je comprends. Mais, le suspect vous a vu à la télévision. Vous devriez faire attention.
Morgan : On va demander une protection pour toi et ta famille.
Hotch soupira, il savait qu’il ne pourrait pas raisonner son équipe surtout depuis les derniers événements.
Hotch : Bon, on va demander toutes les fiches.
Pénélope : C’est déjà fait, nous devrions les recevoir bientôt. Il y en a vraiment beaucoup paraît-il.
Le détective Pal : Bravo Pénélope, tu es la meilleure.
Morgan fronça les sourcils, ce détective commençait à être très lourd.
Hotch : C’est bien Pénélope. On va se séparer en deux. Rossi et Seaver vous aiderez Reid, Pénélope et Kevin à éplucher ces fiches. Le détective, Morgan et moi nous allons nous rendre au théâtre et auprès de la compagnie pour voir si on peut repérer le suspect.
Au Théâtre.
Hotch : Qui s’occupe des fiches privilèges ?
La secrétaire : C’est Tim. On l’a engagé pour cela. J’ai trop de travaille administratif avec la compagnie.
Morgan : Ou est la compagnie en ce moment ?
La secrétaire : Elle est actuellement à San Diego. Elle est victime de son succès, nous n’arrivons plus à assurer le suivi administratif et Tim n’a pas eu encore le temps de rentrer toutes les fiches dans l’ordinateur. Pourquoi les avez vous demandé.
Hotch d’un ton neutre : Vérification de routine. C’est la procédure.
La secrétaire : Ah ! Bon ! Tim sera furieux lorsqu’il va l’apprendre. Il est de plus en plus stressé par ce travail. Pourtant on nous laisse carte blanche, la compagnie se déplace et nous on reste ici pour s’occuper de la paperasse. Nous n’avons pas de patron sans arrêt derrière le dos.
Morgan : Vous le trouvez nerveux.
La secrétaire : Oui, de plus en plus. Hier il s’est mis en colère contre un client. Il n’était jamais comme ça auparavant. Pour l’instant nous disons rien mais un jour son attitude va arriver jusqu’aux oreilles du directeur de la compagnie.
Elle regarda longuement le détective et les deux agents.
La secrétaire : Vous le suspecter.
Morgan : Non, nous passons tout en revue simplement.
Le détective Pal : Est-il marié, a til des enfants ?
La secrétaire : Non. Il a été fiancé mais apparemment ses fiançailles ont été rompues. Il a eu plusieurs petites amies. Pour le reste, il est plutôt discret.
Hotch : Avez vous son adresse ?
La secrétaire : Vous n’allez rien lui faire ?
Morgan d’un ton rassurant : Non, ne vous inquiétez pas on va juste lui poser des questions.
La jeune femme s’exécuta. L’adresse était dans le Maryland loin des quartiers où les meurtres avaient eu lieu.
Hotch : Bon on y va. On a de la route.
Morgan : Mais ce n’est pas dans le bon quartier.
Le détective Pal : Il a peut être déménagé.
Hotch : J’ai l’impression que l’on va apprendre des choses intéressantes. Morgan tu prends le volant, je vais interroger Garcia.
Quelques minutes plus tard en chemin.
Hotch : Garcia, as-tu quelque chose sur Tim Ascott ?
Garcia pianota quelques instants.
Pénélope : Il a 32 ans, célibataire. Né à Washington. Il travaille pour la compagnie des chevalier du désert. C’est son boulot le plus stable pour l’instant. Jusqu’ici, il n’a jamais conservé le même emploi plus de trois mois.
Oh Attendez ! J’ai un article de journal. Ses parents ont été tués dans un accident de voiture quand il avait treize ans. Le pauvre ! (Garcia avait perdu ses parents de la même façon, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir de la compassion). Il avait cinq frères et quatre sœurs. Sacrée grande famille. Ses parents étaient richissimes, il vivait dans le quartier où vit votre sœur Hotch et les parents d’Emily. Il a perdu trois frères et deux sœurs dans l’accident. Un autre de ses fréres est paralysé à vie. Une de ses sœurs s’est suicidé. Les autres étaient très jeunes. Ils ont tous été séparés et confiés à des institutions différentes. Quel drame affreux. Leur pére venait juste de perdre sa fortune.
Morgan : Il est passé d’une vie affectivement et matériellement très riche à la pauvreté la plus totale. Il y a de quoi devenir fou.
Détective Pal : Oui, mais il avait treize ans, il en a maintenant trente deux. Qu’est ce qu’il a vécu depuis quinze ans ?
Pénélope : Oh il a battu sa dernière petite amie.
Morgan : Il a un casier ? On aurait dû le retrouver avec l’empreinte partielle.
Pénélope : Non, car sa petite amie a abandonné les charges contre lui.
Hotch : C’était quand ?
Pénélope : Il y a un peu plus de trois semaines.
Morgan : C’est sûrement l’élément déclencheur.
Hotch : Retrouve l’adresse de sa petite amie et demande à Rossi et à Seaver d’aller lui poser des questions.
Pénélope : Bien. Mais ….
Hotch : Qu’est ce qu’il y a Garcia ?
Pénélope : Je fais comment avec toutes ces fiches, nous ne sommes que trois.
Hotch : Peut être qu’on en aura pas besoin. Essaie de voir trouver le maximum d’infos sur Tim Ascott, sa famille et son ex petite amie.