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Série : Criminal Minds
Création : 19.04.2011 à 01h51
Auteur : Ptitsirene
Statut : Terminée
« C'est ma première fic alors soyez indulgents svp mais j'attends vos commentaires (positifs ou négatifs) car c'est toujours très instructif =) » Ptitsirene
Cette fanfic compte déjà 15 paragraphes
Le premier rendez-vous ne donne rien, c’est au contraire un homme charmant qui a connu beaucoup de déceptions amoureuses. Lucy s’est sentie à l’aise avec lui et s’est débrouillée pour faire savoir à l’équipe que ce n’est pas le tueur. La jeune agent est un peu gênée de faire des rencontres (même pour le travail) alors que toute l’équipe entend les moindres de ses paroles, mais bon cela peut passer pour un peu de stress du premier rendez-vous. Les agents du FBI en apprennent donc plus sur la vie personnelle de la petite nouvelle : elle est américano-française, elle a vécu toute son enfance avec sa mère en France puis est venue faire ses études aux USA, elle ne voit presque jamais sa famille dont elle n’est pas très proche, elle aime le jogging et jouer au tennis… La rencontre se termine au grand soulagement de Lucy qui attend maintenant l’heure de son prochain rendez-vous. L’homme qui arrive se présente : John Teller, 40 ans, divorcé. Ils engagent la conversation autour d’un verre et Lucy essaie de le pousser à parler. John est plutôt séduisant et n’hésite pas à jouer de ses charmes avec elle qui fait semblant de rentrer dans son jeu dans l’espoir d’en savoir plus. Elle sent quelque chose d’étrange et pense qu’il peut être leur suspect. Elle prétexte alors de devoir aller aux toilettes se refaire une beauté pour prévenir les autres qui lui disent qu’ils ont aussi un doute mais Teller n’en a pas assez dit pour qu’ils puissent obtenir un mandat.
Lucy décide donc d’y retourner pour ne pas attirer son attention et pour essayer de lui faire dire des choses compromettantes. Malheureusement, il est intelligent et fait bien attention aux réponses qu’il lui donne. Il lui propose de la raccompagner chez elle, « pour être sûr qu’il ne lui arrivera rien » et la jeune femme accepte, en espérant que ses collègues ne seront pas loin… Juste au cas où… Mais bon il est trop tard pour reculer et elle pense à toutes ces femmes qu’il a tué… C’est à ce moment que sa détermination reprend le dessus. Elle lui indique l’adresse de l’appartement que Hotch lui a donné.
Arrivés là-bas, il insiste pour la raccompagner jusqu’à sa porte et Lucy lui propose d’entrer boire un dernier verre en espérant qu’il baissera enfin sa garde. Mais à peine la porte refermée, elle sent le comportement de Teller changer et elle sa tension monter d’un cran. Toutefois, et malgré la peur qui s’insinue en elle, elle continue de jouer son rôle et essaie toujours de le faire parler. Elle n’arrive à rien et prétexte une envie pressante pour réfléchir à une autre stratégie. En ressortant des toilettes, elle retrouve Teller assis dans le canapé avec son verre de vin mais avec une expression sur le visage qu’elle aurait reconnue entre toute : elle l’avait vu tellement souvent… Et à chaque fois cela ne présageait rien de bon.
Dans la voiture en bas de l’immeuble, Hotch, Rossi et quelques hommes de l’inspecteur Davis attendent en écoutant l’agent Lyell tout tenter pour faire parler leur suspect. A leur grand désespoir, rien ne fonctionne et ils n’ont aucune preuve formelle pour l’accuser des crimes. Soudain, le ton de l’agent infiltrée se fait plus hésitant.
Lucy : « John, est-ce que tout va bien ? »
Teller : « Vous habitez ici depuis combien de temps ? »
Lucy : « Quelques mois… Qu’est-ce qui se passe ? »
Il y a alors un grand silence finalement rompu par Lucy.
Lucy : « Je peux vous expliquer, c’est ma sœur et sa famille ! »dit-elle avec un ton suppliant
Rossi suivi par Hotch et les autres policiers se précipitent alors vers l’immeuble, craignant pour la vie de la jeune femme. Pendant qu’ils montent quatre à quatre les escaliers jusqu’au 6ème étage, les cris de la jeune femme s’arrêtent de résonner dans leurs oreillettes. Rossi entre le premier dans l’appartement et au milieu du salon complètement en désordre à cause de la lutte, il découvre John Teller au-dessus de Lucy en train de l’étrangler de ses mains. Hotch le suit de près et découvre la même scène avec horreur. Puis, tout s’accélère. L’agent Lyell manque d’air et est sur le point de s’évanouir et son chef ne peut détacher son regard du sien le suppliant de l’aider. Au même moment, Rossi ordonne au suspect de lâcher l’agent Lyell immédiatement. Celui-ci continuant d’étrangler la malheureuse, Rossi n’a d’autre choix que de l’abattre d’une balle dans la tête. Hotch se précipite sur sa nouvelle collègue et la soutient pour l’éloigner du corps de son agresseur alors que cette dernière se tient le cou et essaie de reprendre sa respiration. Il la fait sortir pendant que Rossi prévient le reste de l’équipe qu’ils sont arrivés à temps. Il cherche ce qui a pu mal tourner et remarque que la porte du meuble TV est ouverte. En s’approchant, il trouve un cadre brisé contenant la photo d’un officier de police avec sa famille, probablement celui à qui appartient l’appartement. Il en voit quelques autres dans ce placard et pousse un soupir en se disant que parfois, tout se joue à pas grand-chose : s’il n’avait pas fouillé dans les placards, il n’aurait peut-être pas attaqué Lucy.
Pendant ce temps, Hotch sort de l’immeuble avec Lucy qui commence à respirer à peu près normalement. Il l’observe : elle semble aller bien, du moins physiquement, mis à part les ecchymoses dues à sa rencontre de ce soir. Psychologiquement, il faudra qu’il lui parle et qu’il l’évalue. Lucy tient toujours son cou. Hotch retire la main de la jeune femme et voit la marque des doigts de Teller de chaque côté de sa gorge. Cette vision lui fait de la peine et le met en colère en même temps. Il se dit intérieurement que c’est ridicule, qu’elle est juste une collègue et qu’il la connaît à peine après tout. Lucy surprend son regard et remet sa main sur son cou : elle portera un foulard les prochains jours. Ça ne lui pose pas de problèmes : elle en a quelques un. Hotch insiste alors pour qu’elle se laisse examiner par les médecins de l’ambulance que Rossi a appelée. Elle accepte mais quand ceux-ci insistent pour l’emmener à l’hôpital, elle refuse catégoriquement. Hotch essaie de la raisonner mais elle est décidément têtue comme une mule et il n’y a rien à faire.
Ils rejoignent les autres au poste, qui viennent chacun leur tour lui demander si elle va bien et lui dire qu’ils ont eu peur. L’agent Lyell a une migraine terrible et tout ce à quoi elle aspire, c’est un peu de calme et de repos chez elle. Hotch, toujours mécontent qu’elle ne soit pas allée à l’hôpital lui en fait encore la remarque mais trop fatiguée pour se disputer avec lui, elle préfère ne rien dire et s’isoler le temps que tout le monde soit prêt à rentrer, ce qui ne tarde guère. Elle veut retourner prendre sa voiture à Quantico mais une fois encore, Hotch lui rappelle que ce n’est pas une bonne idée de conduire dans cet état. Elle monte alors dans la voiture conduite par Morgan, vexée d’être traitée comme une enfant. Elle s’endort sur le chemin du retour jusqu’à ce que la voix de Morgan la réveille.
Morgan : « Lyell ? Eh ! Lyell réveillez-vous, vous êtes arrivée. »
Lyell : se réveillant en sursaut toujours migraineuse « Quoi ? Comment ça…Où est-ce qu’on est ? »
Morgan : « Hé doucement, tout va bien vous êtes arrivée chez vous. » dit-il en l’apaisant.
Puis elle se rend compte qu’ils se trouvent devant son immeuble.
Lyell : « Comment avez-vous su… » puis elle s’interrompt. « Ah, ne me dîtes rien : c’est Hotch qui vous l’a dit n’est-ce pas ? »
Morgan : « Il m’a demandé de vous raccompagner chez vous et m’a donné votre adresse. On sera tous plus rassurés quand vous serez chez vous saine et sauve. »
Lyell : « Je règlerai ça avec lui plus tard, merci agent Morgan. »
Elle descend de la voiture et se dirige lentement vers son appartement, à la fois épuisée et nauséeuse à cause de ses maux de tête. Il faudra qu’elle pense à appeler son supérieur pour le remercier car elle doute finalement du fait qu’elle aurait pu conduire pour rentrer ce soir : elle avait eu assez d’émotions pour la journée… C’était sans compter sur la surprise qui l’attendait sur le pas de sa porte…
Après avoir déposé Lucy, Morgan passe au bureau pour récupérer sa voiture et rentrer chez lui. Il croise Hotch qui travaille encore dans son bureau et lui signale qu’il est tard et qu’il faudrait qu’il rentre chez lui se reposer, ce que tout le monde a déjà fait, puis il s’en va. Hotch est en réalité en train d’étudier le dossier de John Teller : cet homme a vécu un divorce difficile lié à la perte de son emploi il y a maintenant 4 ans. Son ex-femme ressemble beaucoup aux victimes, et il est mentionné qu’elle s’est remariée il y a 1mois, peu de temps avant le début des meurtres. C’est donc l’élément déclencheur, Teller n’a pas supporté le mariage de son ex-femme.
Lorsqu’il finit de lire le dossier, le chef de l’équipe regarde sa montre qui lui indique 1 heure du matin. Ce n’est pas très grave étant donné que Jack est en vacances pendant une semaine avec Jessica mais il commence à sentir la fatigue des derniers jours s’accumuler. Il referme le dossier et repense à l’agression de Lucy : ils vont devoir faire un rapport et il lui faudra son témoignage. Inquiet pour sa collègue, il décide de passer devant chez elle pour vérifier que tout va bien.
Arrivé en bas de l’immeuble, il remarque de la lumière au 4ème étage, celui où habite l’agent Lyell. Il a un mauvais pressentiment : il décide d’en avoir le cœur net et monte voir au 4C, l’appartement de Lucy. C’est effectivement de son appartement que provient la lumière. Il frappe à la porte mais n’obtient aucune réponse et s’aperçoit que la porte est ouverte. Craignant que la jeune femme ait eu des soucis de santé, il entre en l’appelant. Il se dirige vers la lumière et se retrouve dans la chambre où ce qu’il découvre lui glace le sang : Lucy git sur le lit, inanimée, ses vêtements sont en partie déchirés et elle a été battue.
Il y a du sang par terre, sur le lit et évidemment sur elle. Elle porte toujours sa robe en dentelle dans laquelle il l’avait trouvée si belle quelques heures auparavant, elle n’avait même pas eu le temps de se changer… Il a alors l’affreuse impression de revivre la mort de son ex-femme Hayley et il est envahi par la peur. L’espace d’un instant il se sent comme en chute libre. Il pose à nouveau les yeux sur elle et ses réflexes reprennent le dessus. Il s’approche d’elle et prend son pouls : il le sent mais il est très faible. Il appelle une ambulance et en l’attendant, il reste auprès d’elle tout d’abord incapable de prononcer le moindre mot et se contentant de lui tenir la main. Enfin et au bout de quelques minutes qui lui paraissent une éternité, il entend la sirène de l’ambulance qui approche. Il dit alors à la jeune femme toujours inconsciente : « Je suis là, ça va aller… Je reste avec toi, tu n’es pas seule. ».
« Le désir transforme l'être qui nous approche en un monstre qui ne lui ressemble pas. » François Mauriac
FIN