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Série : One Tree Hill
Création : 21.06.2009 à 16h32
Auteur : peyton37
Statut : Abandonnée
« voici la deuxième partie de ma fic complète, j'espère qu'elle vous plaira » peyton37
Cette fanfic compte déjà 6 paragraphes
Ce sentiment est étrange. Après avoir ressentie, de la colère, de la tristesse, de la joie et maintenant ça. Je ne savais plus où j'en étais. J'étais encore par terre, le regard vide, la sensation du réchauffement que je recherchais tant avait disparu. Plus rien ne serait plus comme avant, plus rien. Je ressassais ses dernières paroles dans ma tête. Je ne pouvais pas croire que ça se passait ainsi, que tout ce que j'avais construit de mes mains puissent s'écrouler petit à petit. Je repensais à cette promesse que nous nous étions faites Nathan et moi lors de notre mariage " pour le meilleur comme pour le pire...". Un rire cynic émana de moi. Il commença à s'intensifier, et bientôt la salle était envahit par ce rire mauvais. Mes yeux commencèrent à briller en même temps que mon rire se transforma en hoquet. Et puis...je pleurai. Le regard toujours rivé au sol, mes cheveux recouvrant une partie de mon visage je réalisais enfin l'existence de cette ombre qui recouvrait ce bonheur, que je pensais sans fin. Je laissai évacuer toute ma rancoeur, et tout mon stress à travers mes larmes, je n'avais vraiment pas envie d'affronter la réalité. J'étais en train de m'évader pour un monde meilleur, peut-être un monde sans Nathan. S'il n'existait pas, jamais je n'aurai eu aussi mal et jamais je n'aurai eu besoin d'avoir quelqu'un d'autre dans ma vie pour combler le vide qu'il avait créé, ou du moins que je pensais qu'il avait créé. Difficilement, je me levais en m'appuyant sur le canapé. Il fallait, même si j'étais contre, retrouver cette dure réalité. Je voulais retrouver le rire de mes enfants, car même si à ce moment là j'étais triste, en colère de savoir que tout ce qui arrivait était de ma faute, je savais que si je n'avais pas eu cette vie, s'il n'étais pas à mes côtés jamais je n'aurai eu mon plus gros cadeau, mes enfants. Il m'avait offert ce à quoi ma vie pouvait se raccrocher, lorsque je pensais avoir tout perdu. Il m'avait offert une seconde raison de vivre, car la première...je me mis à sourire, oui la première c'est lui, et il le serait toujours. Je mis une de mes boucles blondes derrière mon oreille, et soupirai comme si ma vie en dépendait. Il ne fallait pas se laisser abattre, j'avais encore une chance de le récupérer, de l'avoir à nouveau à mes côtés, tout ce que j'avais à faire c'était de ne plus jamais le revoir, et surtout de le promettre à Nathan. Je ramassais les papiers qui avaient été lâchés au sol négligemment et les posai sur la table. Je regardai autour de moi, cet endroit, cette pièce, que j'avais si souvent cotoyé me paraissait étranger. Peut-être par ce qu'il ne réchauffait plus les coeurs, ou qu'il n'apportait plus de bonheur, qui sait ? Il avait dit un an de séparation ? En un an tout peut changer, tout. Il fallait que ça change car je ne pourrai pas supporter me retrouver loin de lui. Jamais de mon vivant en tout cas. Je regardai furtivement ma montre, Haley m'avait demandé de passer en fin de journée mais je ne savais pas si j'en aurai la force, je ne savais pas si je pouvais faire face à quelqu'un, pas après cette bombe qui était tombée dans ma famille, non pas après ça. J'entendis du bruit à l'étage, mais ne pris pas la peine d'aller voir, ça devait être Nathan. En effet, il descendit avec un petit carton dans ses mains. Mon coeur commença à s'accélérer. Allait-il me regarder ? Oui ! Il me jeta juste un petit regard qui dura à peine une seconde mais pour moi c'était une éternité. Je souris intérieurement. Il posa ce qu'il avait en main sur la table, et restait debout à mes côtés. Moi, le regard toujour rivé sur lui, je ne prenais pas la peine de voir ce qu'il avait posé près de moi.
- Je n'ai jamais su pourquoi...tu...enfin tu as fais ça, et comme je ne savais pas comment t'en parler sans créer une dispute, je t'écrivais des lettes. Je sais c'est bizarre, mais c'est tout ce que j'avais pour avoir ton attention...
- Nathan...je ne veux pas...
- Quand tu auras le temps lis-en quelques unes, ou toutes ! Elles t'appartiennent maintenant, je n'en ai plus besoin, tu peux en faire ce que tu veux...
Il avait fait comme si de rien n'était. Je sentais pourtant que son corps s'était raidit lorsqu'il s'était approché de moi. Néanmois, il continuait de faire l'autruche.
- Pourquoi maintenant ? demandai-je, moi-même surprise de ma question.
- Parce que je n'ai plus rien à perdre.
Son regard s'embrunit lorsqu'il se posa sur moi et je sentis mes larmes menacer de couler. Je baissai la tête instinctivement.
- Je...je ne voulais pas te...bon elles sont là si tu veux les lire !
- Pourquoi, tu vas où ? demandai-je inquiète.
Il me regarda et eut un rictus. J'ai cru que mon coeur allait s'éclater. Depuis le temps que j'attendais ce geste de sa part, il me le donnait enfin. Il me le donnait au moment où je n'en avait pas besoin, il me le donnait que maintenant.
- C'est marrant ? demandai-je en fronçant les sourcils.
- Peyton..tu devrais voir ta tête on dirait que quelqu'un va mourrir ! lâcha-t-il en riant.
Je le suivis. Nous nous retrouvâmes tout les deux au milieu du salon à rire bêtement de...mais de moi ! J'étais tellement heureuse. Peut-être que je devrais y aller doucement finalement, faire tout en douceur et finir par lui dire que je l'aime et que je ne veux pas divorcé. Je commençai à trouver ce moment propice, jusqu'à ce qu'il y mette fin. Il posa un regard lourd sur moi. Je continuai à rire en pensant l'entrainer de nouveau dans ce monde qu'il venait de créer, mais il resta de marbre.
- Heu..il faut que j'y aille, à ce soir...
Je restai interdite face à lui. Il attendait une réponse de ma part, mais impatient, il s'en alla. Il ne restait de lui que ce parfum exotique, ses effluves qui subsistaient encore un peu avant de disparaitre à tout jamais. Je voulais pleurer, j'en avais le droit, j'avais le droit de craquer après tout ça, mais je ne fis rien. J'étais encore debout devant la table, le carton de lettres posées devant moi. Je regardai toujours dans la direction où Nathan avait disparu. Pensant peut-être qu'il allait revenir sur ses pas et m'embrasser à pleine bouche comme au temps où notre amour était encore passionné. Je voulais tellement que ça se passe comme dans mes rêves. Je jetai un autre coup d'oeil à ma montre. Les enfants....j'avais encore quelque minutes devant moi, mais pas assez pour me poser et commencer la lecture d'un de ses cris de souffrance. Je pris le carton entre mes mains, et le tenai ainsi durant deux minutes, me procurant le plaisir sans fin de savoir que ses lettres étaient la façon de Nathan d'attirer mon attention. Toutes ses lettres m'étaient destinées, à moi et rien qu'à moi. Je les emmenai à l'étage, et lorsque je fus arrivée, constatai quelque chose qui s'ajouta à mon malheur. Je vis deux valises, une sur le lit, une au sol. Comment était-ce possible ? Comptait-il s'en aller comme un voleur, sans rien me dire ? Je ne voulais pas y croire, il ne fallait pas que j'y crois sinon j'aurai eu trop mal bien trop mal. Je posai le carton sur le lit distraitement, et même si je connaissais déjà la réponse, ouvrit mon armoir pour la voir à moitié vide. Des larmes coulèrent une à une sur mes joues froides. Mon regard s'embua et bientôt s'embrouilla. Je refermai la porte à grand coup et le miroir se fissura. Mon reflet était brouillé, voir flou. Une image de moi peu glorieuse était représentée à travers cette vitre infinie. Je commençai à croire que tout ce que je semai, je le récoltai, malheureusement bien trop tôt. Trop tôt car je ne m'étais pas préparée à ça, trop tôt car je n'avais pas préparé ma famille à ça, non c'était trop tôt. Une sensation de nausée, commençait à m'envahir, j'avais envie de rendre, rendre tout et n'importe quoi. Mon estomac commençait à se tordre, à se contracter, je sentais ma gorge se serré, je sentais que mon corps se tordait dans tout les sens et sans que je le veuille, je commençai à vaciller, et avoir le vertige, je ne pouvais pas faire ça ici, pas ce lieu où j'avais découvert tant de tendresse, tant de bonheur je ne voulais pas le rendre plus infecte qu'il ne l'était devenu, pas plus qu'il ne l'était devenu. Je me dirigeai vers les toilettes en titubant légèrement. J'avais la tête qui tournait, il fallait que j'y arrive, j'ouvris d'une main la porte, et regardai le trou qui bougeait sous mes yeux, il faisait une ronde folle, et moi je continuai de m'imaginer Nathan et moi sous ses draps, je revoyais son regard lorsqu'il a su, son regard lorsqu'il m'a parlé du divorce, et puis...et puis j'ai rendu ! Nathan n'était plus là pour me tenir les cheveux, je me les attrappai d'une main, les écartant de mon visage, de l'autre je m'appuyais au wc pour ne pas tomber. Cette situation avait prit trop d'ampleur, bien trop d'ampleur. Brooke était à l'hopital, Haley était encore un peu affectée, Lucas était triste et m'en voudrait surment toute sa vie et Nathan...Nathan parmis eux, était le seul qui souffrait vraiment. Je l'aimais, je l'aimais comme la prunelle de mes yeux, je l'aimais si fort, mais j'avais réussi à lui faire mal, mal au point qu'il ne veuille plus de moi dans sa vie. Et à présent je me détestais pour ça, je me détestais chaque jour qui passait, chaque jour qui passait sans lui à mes côtés je me détestais. Après avoir rendu tout ce que j'avais en moi, je tirai la chasse d'eau et m'adossait au mur encore nauséeuse. Des larmes perlaient mon visage, et je ne pris pas la peine de les essuyer. Ma respiration se fit de plus en plus vite, plus haletante, plus saccadée. Je n'arrivai plus à me calmer, et il le fallait pourtant, il fallait que je me calme. Je mis ma tête entre mes genoux, et étouffai un cri de détresse. Je criai si fort, mais si bas à la fois que je commençai à croire que finalement j'avais toujours été seule. Toujours. Je pleurai depuis un moment mais personne n'était là pour sécher mes larmes. Je criai, me débattais, me dénigrai, et il n'y avait toujours personne pour me dire que j'allai remonter la pente, qu'elle serait toujours là pour moi quoiqu'il arrive. J'étais seule.
J'entendis un bruit. Avant je ne m'inquiètais pas, mais là j'étais seule, et Nathan ne serait plus là pour me protéger. Mon regard s'embrunit, et je commençai à avoir peur. Je me relevai difficilement et me mis debout, cachée derrière la porte des toilettes. Je fis un pas puis un autre. J'attendais un autre bruit, un autre signe de sa part, mais rien. Je fis un pas mais l'autre je n'eus pas le temps de le faire je trébuchai sur la valise de Nathan.
- Merde ! soufflai-je entre mes dents.
Il était clair que s'il y avait quelqu'un, cette personne se doutera forcément d'une présence, de ma présence. Je me relevai doucement, essayant de ne pas faire autant de bruit que j'en avais déjà fait. J'avançai vers la porte ouverte. J'étais à présent dans le couloir, j'étais effrayée. Je m'efforçai de garder mon calme malgré ma peur. Je passai une tête dans le couloir regardant s'il y avait quelqu'un de part et d'autre de la pièce. Je ne vis personne. Je soufflai presque soulagée, mais il restait à suspecter le rez-de chaussée, et pas sur que je veuille descendre. Je fis un pas à l'extérieur, et m'arrêtai à la rambarde juste en face de ma chambre qui donnait sur l'escalier. J'attendis patiemment, peut-être qu'il se trahirait et je n'aurai qu'à courir après le téléphone pour appeler la police. Le temps commençai à être long, j'entendis des pas. Je me raidis. Je commençai à trembler, j'allai sans doute mourir pour avoir été là, j'allai sans doute mourir pour avoir été chez moi, et ça je ne pouvais pas me le permettre. Ma vie était déjà gachée, et elle devenait de plus en plus pourrie, à mesure que le temps passait, je n'allai pas la laisser se dégrader encore, non plus maintenant. Je pris donc mon courage à deux mains, et descendis les escaliers calmement pour ne pas être répérée. Une fois en bas, je m'approchai doucement de la cuisine. Je commençai à trembler, je ne voyais toujours personne.
- Peyton ? entendis-je.
Je sursautai, il connaissait mon nom ? Bizarrement cette voix m'était familière.
- Peyton ? entendis-je à nouveau.
Je commençai à de moins en moins m'inquiéter et un petit sourire se dessina sur mes lèvres.
Je m'approchai de la voix, du lieu où elle pouvait bien se trouver en tout cas.
- Ah Peyton ! dit-elle.
- Haley ? Qu'est-ce que tu fais là ? Je...
- Tu pensais que c'était quelqu'un d'autre ? demanda-t-elle en me lançant un regard noir.
- Non, non pas du tout c'est que tu m'as fait peur ! Je n'ai pas reconnu ta voix, j'étais en haut et j'ai eu peur c'est tout !
- Désolé d'être rentrée comme ça chez toi, mais j'ai frappé plusieurs fois et personne ne m'a répondu, alors je me suis permise d'entrer, ça t'ennuis pas au moins ?
- Non, non tu m'as fait un peu peur mais ça va maintenant ! Dis-moi ce qui t'amène, tu n'avais pas cour ?
- Si ! Mais j'ai vu Lucas et il ne m'a pas raconté ce qui s'est passé, j'en ai conclu par sa tête de quoi il s'agissait, j'ai voulu passer te voir pour savoir si tu tenais le coup et...
- Je tiens le coup, du moins pour ma rupture avec l'ennemi ! ajoutai-je en m'asseyant sur un tabouret.
- Qu'est-ce qui se passe Peyton ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
- Tu pourras rire si tu veux, je sais que tu en mourras d'envie, mais juste un conseil ne le fait pas devant moi, je suis assez mal comme ça !
- Peyton, dis-moi ce qui ne vas pas !
Je levais les yeux vers elle. Je compris, que par la tête qu'elle venait de faire qu'elle s'attendait à ce que je pleure, et j'allai pleurer, si elle ne m'avait pas fait rire.
- Je...je sais pas si j'aurai la force d'en parler !
- Prends ton temps ! dit-elle en tirant un tabouret et s'asseyant dessus.
- Je..je sais pas...j'ai...
Je mis ma tête entre mes mains et me mis à pleurer, devant Haley. Je ne voulais pas mais je n'avais plus la force de contenir mes larmes, j'étais désespérée, j'étais bouleversée, je n'avais qu'une envie vomir encore une fois tout ce que j'avais, peut-être que ça m'aiderait, peut-être que tout mes problèmes s'effaceront. Je commençai à devenir dingue à cause de cette histoire, je..j'en avais assez ! Je commençai à rire de ce rire mauvais que je détestai, je commençai à voir rouge tellement la colère me montait au nez, je ne savais pas pourquoi, ou plutôt je ne savais pas comment. C'est vrai, j'avais une vie parfaite et il a fallu que je gache tout, quelle idiote !
- Peyton, pleures pas je suis sûre que ce n'est pas si grave ! dit Haley en essayant de me consoler. Tu sais tout le monde fait des erreurs, tu n'es pas la seule, je suis sûre que ça s'arrangera.
- Non Haley ! Rien ne s'arrangera ! J'ai tout gaché, tout ! Et maintenant je dois payer les pots cassés !
- Que veux-tu dire par là ? demanda-t-elle.
Je levai les yeux vers elle. Une ombre passa dans mon regard et je compris que j'allai craquer, pas pleurer, ni crier, mais craquer. Je baissai la tête en la secouant de droite à gauche, et Haley mit une main sur mon épaule et m'incita à me confier. Je n'en avais pas envie, vu la manière avec laquelle j'avais envoyé Brooke à l'hopital, personne ne pouvait s'apitoyer sur mon sort. Personne.
- Peyton...allez dis-moi...
- Haley, c'est...c'est trop dur ! Je..
- Je suis là Peyton...
Je la regardai sans rien dire.
- Je suis là, dit-elle à nouveau, je ne partirai nulle part. finit-elle avec un sourire.
Je lui souris aussi, j'étais confiante.
- Nathan veut....Nathan veut divorcer ! lâchai-je.
Elle étouffa un cri horrifié, et mit une main devant sa bouche comme honteuse. Elle ne me fit pas face directement, essayant de fuir mon regard, regardant une fois à terre, une fois à côté, elle n'osait plus me regarder. Je sentais son corps se raidir à mes côtés, je sentai son souffle se couper à mesure que les secondes défilaient, mais j'avais besoin de sentir sa présence, de sentir qu'elle serait là, j'avais besoin d'elle.
- Haley...dis quelque chose, s'il te plaît ! Dis-moi quelque chose...la suppliai-je à moitié en larme à moitié en souriant.
- Je...je n'arrive pas à y croire, comment ça a pu...non je sais mais comment il...enfin, comment c'est possible ?
- Il a tout découvert il y a déjà un moment ! Il ne me disait rien, il m'en avait même pas parlé, j'ai laissé couler, et puis ce matin, il m'a dit qu'il voulait divorcer, qu'il voulait tout arrêter !
- Mais et les enfants ? Vous...qui aura leur garde ?
- Je ne veux pas perdre mes enfants Haley ! Je les aime, c'est moi qui les ai mis au monde, c'est moi qui ai veillé sur eux, je ne veux pas qu'on me les prenne ! J'aime mes enfants ! Mais Nathan est un excellent père, et...et je ne veux pas qu'il renonce à ses enfants !
- Alors ? Vous aller trouver un compromis ?
- Pour l'instant nous sommes dans le brouillard, je ne sais pas trop ce qu'on va faire. Déjà le divorce ne sera prononcé que dans un an, si dans un an nous sommes encore séparés !
- Et bah...il te reste encore un an pour retrouver ton mari, je suis sûre que c'est possible, j'en suis sûre !
- Sans doute ! Mais je ne suis pas à plaindre, comme tu l'as dit c'est moi qui ai causé mon malheur, et ma perte, je ne le dois qu'à moi tout ce qui arrive. C'est de ma faute !
- Peyton...
- Si ! Avoue-le, tu l'as dit toi même ! Regarde Brooke est à l'hopital par ma faute, Lucas souffre et Nathan je ne peux même pas imaginer ce qui peut bien lui traverser l'esprit.
- Et toi ?
- Moi quoi ?
- Et toi, comment te sens-tu dans tout ça ?
- Je...je me sens perdue, vide, je me sens comme trahie, je suis blessée, bouleversé, je me sens vide ! Mais quelle importance ?
- Il y en a, même beaucoup ! Ecoute pour le moment tu ne peux rien faire pour ton couple, mais tu peux toujours arranger les choses avec Brooke, et tu devrais passer la voir, essayer de voir si...
- C'est déjà fait ! Et ça s'est très mal passé !
- Tu..tu es passée la voir ? Tu...tu..tu sais ce qui s'est passé ?
- Haley ! Je connais Brooke comme ma poche comme toi je te connais, et je sais ce qui s'est passé, j'ai vu les bandages sur ses poignets, et puis elle m'a raconté ce qu'elle a fait, enfin du moins elle me l'a fait comprendre ! Je m'en veux tellement pour ça ! C'est moi, tout ça c'est de ma faute !
- Peyton, c'est bon, ça ne sert à rien de te ronger les sangs, ce qui est fait est fait, et on ne peut pas revenir en arrière, maintenant il faut trouver une solution pour que ton avenir soit meilleur.
- Mmm.
- Bon..je vais y aller, on reprendra cette conversation plus tard ! Mais tiens le coup Sawyer, tiens le coup.
Elle se leva, me fit un bisous sur la joue et s'envola aussi vite qu'elle était arrivée, tout comme l'air. Je repensais à ces dernières paroles, elles raisonnaient dans ma tête comme une comptine. " un avenir meilleur". Je regardai ma montre distraitement. Oh mon dieu, déjà 11h, les enfants ! Oh Matty n'aimait pas les retards, j'allai me faire taper sur les doigts. Je me levai d'un bond et courru dans toute la maison pour chercher manteau, sac à main et clé et m'en allai chercher mes trois monstres. J'étais arrivée à l'école avec quelque minutes de retards. Matty, Dave et Maddy m'attendaient bien sagement sur le trottoire. Je sentais que Matt, n'était pas content. Je me garai sur le côté, et descendis de la voiture aussi vite que je le pouvais.
- Désolé les enfants ! dis-je en leur faisant un bisous à chacun avant de les installer dans la voiture.
Maddy chantait à tue-tête une chanson, dont j'étais sûre n'allait pas tardé à me taper sur les nerfs, Dave, lui était toujours silencieux. De tout mes enfants c'était le plus calme, le plus doux, il me faisait souvent penser à Nathan avec cet air parfois soucieux qu'il avait et ce regard qu'il me jetait lorsqu'il était désolé. Mon fils allait faire des ravages ça c'était sur. Matty, c'était assis sans un mot à l'avant, attachant sa ceinture en silence et sans sourire. Je savais que la journée allait être longue mais à ce point ? Non, jamais. Je fis le tour et m'assis enfin. J'attachai aussi ma ceinture et m'arrêtai un instant. Je fixai mon regard dans le vide, je pensais à Nathan...Je prenais conscience que mon erreur aurait des répercutions sur les enfants autant que sur notre couple. Je ne pouvais pas penser à ça maintenant. Matty commençait à ronchonner dans son coin, et Maddy toujours tout sourire à chanter cette fichue chanson, mais bizarrement, cela ne me gênai plus. Je savais que je n'aurai peut-être plus l'occasion d'être gênée, d'être énervée, je savais que ces moments que j'avais mainte fois repoussé, que j'avais détesté allaient m'être arrachés de force. Je cognai contre le volant énervée. Je sentis Dave sursauter derrière moi et sentis que Maddy avait les larmes aux yeux. Matty s'était tournée vers moi m'avait regardé et avait replongé son regard par la fenêtre. Je soupirai résignée. Aujourd'hui je savais que ça n'allait pas être mon jour. Je mis le contact et emmenai les enfants à la maison. Comme toujours je jetai un petit regard à l'intention du grand bâtiment blanc en face de la rue, avant j'y trouvai Lucas qui me faisait un signe de la main tout en me souriant, mais là je ne vis rien, juste sa voiture garée dans le parking. Je tournai et bientôt cette image était derrière moi tout comme ma vie avec Nathan.
En entrant, Nathan n'était pas là. Il devait sans doute être au terrain, se calmant à sa manière de la conversation que nous avions eu plus tôt, ou peut-être y réfléchissait un peu plus. Je n'en savais rien, et je commençai à me dire que j'avais loupé beaucoup de chose avec lui, que je ne connaissais plus l'homme dont j'étais tombée amoureuse au lycée. Les enfants étaient montés chacun dans leur chambre, se débarbouillant, se relaxant, et moi commençais à sortir tout ce qu'il fallait pour faire à manger. Je soupirai à chaque fois que je faisais un pas.
- Calme-toi Peyton...soufflai-je à moi-même.
Je savais que tout ce qui m'arrivait je ne le devais qu'à moi-même et pourtant je n'arrivais pas à ne pas être fachée contre Nathan. Si nous en en étions arrivés là c'était aussi de sa faute, plus d'attention, plus de regards langoureux, c'était une vie banale, dans une grande maison banale, avec des soirées banales. Ma vie ressemblait à ces feuilletons télé où les femmes passaient leur vie à attendre leur marie le soir et à leur préparer à manger toute la journée. Mais je ne pouvais pas être comme telle, j'étais une femme qui avait des envies, des rêves, des besoins, je n'aimais pas passer pour quelqu'un de passif, d'ordinaire. Je ne le concevais pas. J'entendis la porte claquée, je me raidis. J'entendis ses pas lourds dans l'entrée, je le voyais mettre sa veste sur le porte manteau, mettre ses clés de voiture sur la commode, se regarder une seconde ou deux dans la glace avant d'entrer dans la cuisine.
- Ah tu es là ! dit-il étonné.
Je me retournai furtivement le sourire aux lèvres.
- Oh...oui je viens tout juste de rentrer avec les enfants ! répondis-je peu sure de moi.
Il hocha positivement la tête et s'avança vers moi. Il regarda par-dessus mon épaule et sourit. J'étais sûre de l'avoir vu sourire et s'assit sur un tabouret comme il le faisait à chaque fois qu'il rentrait manger.
- Tu prépares des spaguettis ? demanda-t-il.
- Heu..oui..oui ! balbutiai-je.
Il me lança un regard interrogateur et posa son coude sur le comptoire.
- Est-ce que ça va ?
Non, ça ne va pas ! On va divorcé, Matty es fâché contre moi, et Lucas me déteste, mais ça n'a aucune importance. Je parais être une garce aux yeux de Brooke, et une femme infidèle dans ceux de Haley, alors non ça ne va pas ! Voila ce que j'aurai aimé lui dire, mais je me tus. Désespérée et presque en larmes.
- Oui, tout va bien ! répliquai-je la voix un peu tremblante.
Je pensais qu'il allait donner suite à notre conversation mais il ne dit rien. Il se contenta d'ajouter :
- D'accord.
Je soupirai et regardai en direction de l'entrée, je priai pour que les enfants descendent plus tôt, mais il n'en était rien. Ils jouaient chacun dans leur chambre, et ils n'allaient redescendre qu'une fois le repas pret. Je sentis qu'une larme s'échappa, et je l'essuyai rapidement avec le revers de ma manche.
- Peyton...
- Ce n'est rien..juste les oignons ! dis-je en m'efforçant de lui sourire.
Il hocha encore une fois la tête, et posa sur moi ce regard, celui que je détestais.
- Je sais que tout ce qui est arrivé est de ma faute ! dis-je tout bas.
- Pardon ? demanda-t-il.
Je me retournai vers lui et répétai ma phrase. Il se leva un moment et se rassit.
- C'est aussi de la mienne ! Mais je préfrère arrêter maintenant cette torture plutôt que d'en arriver aux mains ! dit-il en haussant les épaules.
- Parce que tu serai capable de lever la main sur moi ? demandai-je en fronçant les sourcils.
- Jamais ! répliqua-t-il. Mais toi si...je n'ai pas envie que les enfants soient partagés entre deux parents qui se déchirent, jamais je ne le concevrais !
- Je n'en ai pas envie non plus Nathan.
- Je sais...et c'est pour ça que je veux qu'on divorce et qu'on reste en bon terme pour pouvoir voir les enfants à notre guise.
- Mais...
- Je ne veux pas te les arracher, et je ne pense pas que tu veuilles mes les arracher non plus, j'ai décidé que tu aurai leur garde, mais laisses-moi venir les voir quand bon me semble s'il te plait ! dit-il en ne me lachant pas du regard.
Le couteau que je tenai entre mes doigts tomba sur le sol dans un bruit perçant. Nathan le regarda tombé et moi j'avais fixé mes yeux sur son visage. Alors il n'avait pas changé d'avis, il voulait vraiment que nous divorçions. Je rapprochai mes mains de mon visage, je ne voulais pas qu'il me voit pleurer. Je baissai la tête honteuse, et lui demandai pardon une énième fois. Il se leva et se posta devant moi. Il ne me prit pas dans ses bras comme il savait si bien le faire, il se contenta juste de poser une main sur mon épaule et de la presser.
- S'il te plaît arrête de pleurer Peyton...s'il te plaît ! supplia-t-il.
Je m'avançai et me calai contre lui. Je sentis son corps se raidir à mon contact, mais il soupira et m'enlaça. Il me serrait si fort que pendant une seconde je crus que tout ça n'était qu'un mauvais rêve. Mais les cris des enfants retentirent et je su alors que ça en n'était rien. Nathan me repoussai gentiment et monta à l'étage voir ce qui se passe. Et moi, j'étais clouée au sol en plein milieu de la cuisine, ne sachant pas comment réagir continuer de pleurer comme une madeleine ou bien reprendre ma vie en main et commencer enfin à mettre au point la mission " sauver mon couple". Je me baissai, ramassai le couteau qui était à mes pieds et le mis dans l'évier. Je regardai toujours la direction d'où s'était envolé Nathan, et souris. Il m'aime, quoiqu'il en dise il m'aime toujours et je savais que je devrais me battre, et que j'utiliserai tout les moyens pour le récupérer parce que je venais moi aussi de réaliser que j'étais toujours autant folle amoureuse de lui. Folle amoureuse comme au temps du lycée. Je me souvenais la fois où nous nous étions rencontré, lui adossé à mon casier, moi l'ouvrant sans vraiment faire attention à lui. C'était ridicule maintenant que j'y pense, ce n'était pas tellement romantique, mais c'était notre rencontre. Je reposai le couteau sur le plan de travail, et sans comprendre ce qui se passait, j'eus une petite absence. J'étais partie très loin, je n'avais plus d'enfant, plus de marie, je ne m'appellai plus Peyton, mes pieds ne touchaient plus le sol. J'étais au-dessus de tout et de rien à la fois. Je m'en voulais tellement, tout ce qui m'arrivait..tout ça ce n'était que les conséquences de mes actes, mes fautes commises envers Nathan. Je voyageai au dessus d'un payasage verdoyant et éclairé par le soleil. Sa chaleur me caressait la peau, et je n'avais plus envie de retoucher la terre, plus envie de retrouver la réalité. Non, je n'avais plus envie de souffrir. Je reniflai bruyamment, nettoyant avec une force surprenante la petite vaisselle qui s'était accumulée dans l'évier, en attendant que l'eau boue. Avec le temps j'étais devenue grâce à Haley une cuisinière hors pair. Elle m'avait appris, tant de recette exquises, que Nathan avait dû se remettre à courir pour perdre ses petits kilos. Je me mis à sourire en y repensant. Avec le temps, j'avais également appris, à être une femme multifonction, malheureusement je le devais aussi à Lucas, qui, avec sa présence, et la relation peu conventionnelle que nous avions partagée, m'avait appris à dépasser mes limites, à toujours voir plus loin, et ne jamais rien prendre pour acquis. Grâce à ces gens j'étais devenue quelqu'un, mais surtout grâce à Nathan j'étais devenue Peyton Sawyer Scott, une femme et une mère comblée. L'eau chaude avait vite été remplacée par l'eau froide, je sursautai. Je fermai le robinet et ajoutai les spaguetties dans l'eau bouillante. Je me retournai vers les placards qui se trouvaient au dessus de l'évier et pris la sauce bolognaise. Je faisais ces gestes machinalement sans vraiment y faire attention. J'entendis des pas déboulés dans l'escalier et je compris que c'était les enfants. Je me retournai à peine, et vis qu'il s'agissait de Maddy et Dave. Ils souriaient et se taquinaient.
- Hey ! Qu'est-ce que j'ai déjà dit ? réprimandai-je sans beaucoup de force.
Les enfants s'arrêtèrent et me regardèrent ébahis.
- J'ai dit, pas dans la cuisine ! Vous allez vous brûler, allez ouste ! leur dis-je en leur tapotant les fesses.
Ils rirent encore plus forts, et s'en allèrent en courant.
- On ne court pas dans les escaliers ! criai-je.
Je soupirai. Si Nathan partait, perspective à laquelle je ne voulais pas penser, au moins il ne se passerait pas un jour où je m'apitoyerai sur mon sort. Pas un jour où j'aurai le temps de réfléchir sur mes erreurs, mis à part ces quelques minutes de silences que je m'octroyais lorsque je faisais à manger ou que je restais seule à la maison sans les enfants. J'entendis qu'on tirai un tabouret derrière moi.
- Dis...tu sais ce qu'a Matty ? me demanda Nathan.
Je haussai les épaules.
- Pas vraiment, non. Il a boudé tout le trajet de l'école à la maison. Il s'est peut-être encore disputé avec Tommy ! répondis-je distraite.
- Oui, ça se tient ! répliqua-t-il ailleurs lui aussi.
Je me retournai pour lui faire face.
- Tu sais...je lui ai parlé, il n'a rien voulu me dire. Il s'est contenté de hausser les épaules chaque fois que j'émettais une hypothèse, ce garçon te ressemble vraiment en tout point ! ajouta-t-il en faisant un petit sourire.
- Et Dave te ressemble encore plus ! répliquai-je avec un ton malicieux.
Il s'esclaffa étonné.
- Dave ? murmura-t-il.
- Lui-même ! Il a toujours le même regard soucieux et le front qui se plisse quand il est inquiet, tout comme son père !
Nathan rit de plus belle à ma remarque.
- Et Maddy ? demanda-t-il.
Je haussai les épaules.
- Maddy a mon entrain et ce côté protecteur et calme de toi ! Elle est un mélange des deux.., répondis-je la voix basse.
- Oué, et un mélange très réussi ! ajouta-t-il.
Je levai les yeux vers lui et me retournai. Comment arrivions-nous à faire ça ? Faire comme si tout nous était égale. Comme si rien ne s'était passé ? Il s'amusait avec moi, riait à mes dépends, et pourtant ce soir, ce n'était pas dans le même lit que nous allions coucher, bien au contraire. Il allait dormir dans la chambre juste à côté de la notre, et même s'il avait décidé de rester avec nous pour le moment, rien avait changé quant à sa décision. Il voulait qu'on divorce. Je l'aimais si fort, pourtant, tellement fort.
- Tu sais...commença-t-il.
- Désolée Nathan mais je ne peux pas ! lâchai-je en retenant mes larmes.
Il soupira.
- Tu ne peux pas quoi ?
- Faire ça ! Faire semblant que tout va bien, que l'on est heureux devant les enfants, je n'y arrive pas !
- Et tu crois que MOI j'y arrive ? répliqua-t-il en haussant le ton.
Je me retournai de nouveau vers lui, surprise.
- Mais pourtant...
- Arrêtes, s'il te plaît ! C'est toi qui m'a trompé Peyton, c'est toi qui a choisi ton chemin, c'est toi qui...
- Oui, je sais, je sais ! le coupai-je en baissant la tête honteuse.
- Alors, s'il te plaït, le temps que tout soit fini, qu'on ait expliqué cette histoire aux enfants, prends sur toi, car je suis en train de prendre sur moi pour ne pas t'embrasser, et te dire que je veux qu'on reste ensemble, que toute cette histoire est ridicule, mais je n'y arriverai pas, et tu sais pourquoi ? Parce que je n'ai plus confiance en toi !
Alors, c'était vraiment fini ? Nathan, notre couple, tout ça c'était fini ? Pourtant il venait de me dire qu'il m'aimait encore, qu'il avait envie de tout effacer, mais il n'avait plus confiance en moi. Et si Haley avait raison, et si je pouvais reconquérir mon mari ? J'aurai tellement aimé...Dorénavant ma seule raison, mis à part mes enfants serait que mon mari ait de nouveau confiance en moi. Qu'il m'aime comme avant, et qu'il me regarde comme avant.
- Je suis vraiment, désolée, Nathan...soufflai-je.
- Moi aussi je le suis, mais on y peut rien. Je souffre autant que toi, et je veux le bonheur de mes enfants, alors s'il te plaît, jusqu'à ce que cette histoire soit terminée, pouvons-nous faire comme si de rien n'était ? Juste le temps que tout se tasse ? demanda-t-il comme une prière.
J'acquieçai, néanmoins perplexe parce qu'il voulait-il dire par "de rien n'était".
- Que...que signifie comme si de rien n'était ? demandai-je peu sure de moi.
Il haussa les épaules, et se levant à moitié du tabouret, réfléchi à la double connotation que pouvait avoir cette phrase.
- Eh bien...je sais pas, rire, sortir, parler, mais tout en restant neutre, on fait chambre à part, nous nous permettrons un simple bisous sur la joue pour se dire au revoir, comme de bons amis, car c'est ce que nous sommes, tout de même, malgré notre couple ? demanda-t-il avec un ton inquiet.
J'acquieçai méditative. Il avait raison, Nathan et moi étions reconnus, pour avoir de bons rapport, non seulement amoureux, mais amicaux. Nous parlions, en tout cas, avant mon horrible erreur, de tout sans secrets. Je retournai à mes fourneaux, ne voulant plus lui faire face. Il avait raison, à cause de moi notre couple partait en éclat, c'était de ma faute, si tout avait changé entre nous. Je n'avais pas le droit de l'en blâmer, ni de lui en vouloir pour quelque chose dont j'étais coupable.
Une demi-heure s'était écoulée. Je me retrouvais attablée avec Nathan et les enfants autour du repas que je leur avais préparé. Ils mangeaient tous avec beaucoup d'entrain pendant que je les couvais tendrement du regard. Je n'avais pas beaucoup d'appétit, et je décidai de faire la fine bouche. Nathan m'avait lancé un regard désapprobateur, mais je l'avais ignoré. Matty, contrairement à son habitude ne décrochait pas un mot et lorsque son frère et sa soeur s'adressait à lui, j'entendais qu'il les envoyait balader. Je ne ripostais pas, ce n'était pas son habaitude d'être aussi méchant avec eux, et ils le savaient. Nathan le reprenait toujours, non sans me lancer un regard furtif par dessus la table. Il soupira lorsqu'il vit que je faisais à peine attention à ce qui se déroulait à table. J'avais croisé les doigts sur mon assiette vide, et regardai dans la vague. Je commençai à ne plus entendre Dave et Maddy se taquiner, ensuite je n'entendais plus Matty ruminer dans son coin, et pour finir, j'avais cessé de lever les yeux de mes mains pour regarder Nathan. La situation était bien plus bizarre que je ne le pensais. Etrande de se dire que l'homme qu'on aime veut vous quitter, mais surtout étrange de se dire qu'on est d'accord avec lui de le faire. Car voyez-vous, imaginez-vous que les rôles étaient inversés ? Que MOI, j'aurai été trompée par LUI ? Comment réagirai-je ? Me connaissant, j'aurai été folle de rage et j'aurai eu si mal que je ne pourrai plus pendant un long moment respirer. J'aurai eu la gorge serrée, et ma poitrine m'aurait sacrément fait mal, avant de tout bonnement explosée en moi. Une fois, la colère partie mais aussi la douleur lanscinante, j'aurai pleuré. Je me serai demandée, ce que j'avais raté, pourquoi il avait fait ça, et patati et patata. Et après j'aurai moi aussi demandé le divore.
- Bon, ça suffit ! cria Nathan me faisant sursauter en même temps que les enfants.
Je levai les yeux vers lui surprise. Il me regarda et un éclair de fureur traversa ses pupilles. Je me reculai sur ma chaise, par réflexe. Il fit un petit sourire en coin, histoire de me rassurer et reposa ses yeux sur l'élément de sa colère. Je suivais son regard. C'était Matty.
- Qu'est-ce qui...commençai-je en regardant Nathan et Matty à tour de rôle.
- Allez file ! Et je ne veux pas te voir jusqu'à ce que maman t'emmène à l'école ! ordonna-t-il.
Matty regarda Nathan avec un regard suppliant, qui me fendit le coeur et exécuta son orde. Je l'entendis marteler les marches avec fureur avant de claquer la porte de sa chambre. Je regardai Nathan avec colère.
- Pourquoi tu...
- Ne commence pas, s'il te plaît ! Il a repoussé sa soeur ! Je veux bien qu'il soit fâché, mais levé la main sur sa soeur non ! répliqua-t-il sèchement en enfournant rageusement une cuillèrée de pâtes dans sa bouche.
J'acquieçai, sans vraiment comprendre. La vie n'allait plus être la même dorénavant. Je repoussai ma chaise et entrepris d'aller parler à mon fils. Nathan voulu me retenir, mais j'ignorais ses protestations. Même derrière la porte, je pouvais entendre Matty pleurer. J'ouvris la porte de sa chambre doucement et passai la tête la première.
- Matt ? appelai-je doucement.
Il était debout près de la fenêtre et regardait dehors. Il jouait avec le pan du rideau et ne semblait pas pret à bavarder. J'entraid ans sa chambre et refermai la porte derrière moi. Je m'apprichai de lui et lorsque je mis une main sur son épaule, il se dégagea. Je me raidis. Je m'accroupis pour lui parler, mais il s'en alla, et s'assit sur son lit. Je soupirai.
- Matt, qu'est-ce qui ne va pas ? demandai-je un peu agacée par son comportement.
Il ne répondit pas. Peut-être qu'après tout il me ressemblait bien plus que je ne le pensais. Je m'assis à ses côtés, et passai mon bras sur ses épaules. Cette fois il ne se dégagea pas. Bien au contraire, il se cala contre moi et cacha son visage dans ma poitrine.
- Matty, chéri, qu'est- ce qui ne va pas ? Dis à maman...
- Je...je me suis disputé avec Tommy ! gémit-il.
J'en étais sûre ! Mais ce n'était pas grave comme d'habitude.
- Pourquoi ?
Il leva les yeux vers moi et me scrutant, se mit à pleurer. Je fronçai les sourcils, peut-être que c'était bien plus important que je ne le pensais.
- Il...il a dit que...quand les parents se disputent, ils finissent par se séparer !
Je me raidis. Ce matin, c'était Maddy qui avait eu cette pensée et je l'avais contredit ne pensant pas que ça allait être vrai. Maintenant que Matt avait eu la même idée, je ne pouvais pas l'en démentir, je ne voulais pas lui faire ça. La phrase de Nathan revint dans ma mémoire " comme si de rien n'était". Je soupirai.
- Eh bien...comme je l'ai dit Maddy ce matin, lorsque les parents se disputent ce n'est pas parce qu'ils vont se séparer. Papa et moi...on...pour l'instant on traverse une mauvais période et...quand ça passera tu verras, tout ira mieux ! répondis-je avec beaucoup d'hésitation.
Il me scruta comme s'il cherchait une once de mensonge.
- Tu me le promets ? demanda-t-il.
J'hésitai. Comment faire une promesse lorsqu'on était sûr de ne pas pouvoir la tenir.
- Je...écoute, il va être l'heure d'aller à l'école, on reprendra cette discussion plus tard ! répliquai-je en souriant.
Matt fronça les sourcils mais ne dit rien. Il se leva et sorti de sa chambre. Je soupirai soulagée. Première crise, passée. Il était temps. Je suivis Matt dans l'escalier. Je fis un saut dans la salle à manger et vit que Nathan avait débarrassé et débarbouillé les enfants. Ils étaient tous pret. Nathan leva les yeux vers moi, lança un regard à Matt et se détendit. Il jeta un coup d'oeil furtif à sa montre et faisant un bisous rapide aux enfants, sorti de la cuisine. Arrivé à ma hauteur, il hésita un instant et me déposa un baiser rapide sur la joue. Je fermai les yeux à son contact, " comme si de rien n'était". Je r'ouvris les yeux, et les enfants me contemplèrent tous avec des yeux ronds. Je souris et nous nous envolèrent pour l'école une nouvelle fois.
C'était diificile. Très difficile. Cela faisait maintenant dix minutes que j'étais restée garer devant le lycée où Lucas travaillait. Comment faire comme si de n'était ? Cela voulait-il dire que je pouvais continuer de voir Lucas ? Rrrrr ! C'est pas vrai ! Dans quoi suis-je en train de m'embarquée ? Nathan avait émi cette hypothèse simplement pour ne pas blesser les enfants, mais pas pour que je continue à voir mon ex amant. Tout d'un coup, tout se fit rapidement. Je me redressais sur mon sigèe, et avec une main tremblante, remettais la clé dans le contacte. J'évitais de regarder par la fenêtre, tellement j'étais effrayée par la foudre qui allait s'abattre sur moi.
- Peyton ! dit-il en arrivant malgré moi à ma voiture.
Je sursautai et le dévisageai gênée.
- Peyton, je peux savoir ce que tu fais là s'il te plait ? demanda-t-il en évitant de croiser mon regard.
Je me sentis, bouillir. Je n'aimais pas le voir triste. J'aurai préféré qu'il me déteste au moins, il aurait encore un sentiment à mon égard. Quel égoïste !
- Je..j'allais m'en aller...lâchai-je peu sûre qu'il gobe une pareille sornette.
Il émit un rire amer. Je le fusillai du regard. Si pour lui tout était devenu noir et morose, et bien il n'était pas le seul Pourquoi devrais-je être la seule à souffrir ? Seule à blâmer ? Nous étions deux dans l'histoire, deux, nom d'un chien ! Pourquoi devrais-je être la seule à être punie ? Pour faire l'amour, il fallait être deux, non ? Deux personnes consentent va s'en dire.
- Arrêtes, Peyton, tu ne peux pas faire ça, tu as choisi et je respecte ton choix, mais respecte le mien quand je te dis que je veux plus te voir...
- Mais tu ne m'a jamais dit ça ! répliquai-je.
- C'était pourtant clair non ?
J'acquieçai. Il avait raison. J'allai pour tourner la clé dans le contacte, lorsqu'il posa une main sur mon épaule.
- Même si ça me fait mal, je souhaite néanmoins rester ami avec toi, s'il te plaît, quémanda-t-il.
Je lui souris.
- Je veux bien, oui. répondis-je en souriant.
Il me rendit mon sourire avec un peu plus de mal, et s'en alla. Je le regardai s'engouffrer dans le bâtiment, et c'est en soupirant que je regagnai ma demeure.
Il fallait que je fasse un choix, enfin que j'assume plutôt mes choix. J'avais choisi de retrouver Nathan, donc de ne plus voir Lucas et de laisser le champ libre pour Brooke. Je n'étais pas amoureuse de lui, ce qui nous liait était une grande attirance physique que nous ne pouvions combler seulement qu'en agissant. Nous faisions souvent l'amour avec rage, la tendresse n'était pas trop de remise. Cette partie de moi qui m'était inconnue avec Nathan, me laissait souvent pantoise lorsque je me retrouvais avec Lucas. Tout en conduisant, je repensais à cette première nuit avec lui. Malgré moi je ne l'oublierai jamais, Lucas m'avait permis d'être celle que je voulais être, la femme que j'avais toujour refoulé et que maintenant je ne voulais plus quitté. Je voulais être cette Peyton, mère mais femme également, mais aussi, Peyton la personne. Celle qui prend des décisions pour elle, et surtout fait ce qui lui plait, sans contrainte. Je n'avais jamais été cette fille-là. Elle m'avait quitté lorsque je me rencontrai Nathan, parce que je n'avais pas envie de le décevoir, ni de l'éloigner de moi, quelque part, j'avais eu besoin d'être quelqu'un d'autre, d'être la fille posée, et stable qui fait des gâteaux pour l'école, j'avais besoin de toute cette routine, pour moi et pour lui.
Je conduisais toujours et je m'approchai de l'hopital, j'hésitai à y faire un second tour, pas besoin de jouer avec le feu, autant rentrer chez soi, et attendre l'heure où Haley reviendrait me rendre visite. Nathan était parti travailler, enfin je crois. Avec tout ce que nous nous cahions ces derniers temps je n'étais plus sûre de rien. J'avais toujours une confiance aveugle en lui, mais plus en moi. Je m'étais perdue à mi-chemin et le seul moyen de me retrouver était de le retrouver, lui. Oui, c'est vrai, Nathan était mon port où m'ancrer, mon hâvre de paix, mon petit cocon protecteur à moi. Et sachant que peut-être il ne serait plus là, me rendait anxieuse de l'avenir. Peut-être que Haley avait tord, peut-être qu'il ne me pardonnerait pas, peut-être qu'il partirait et reviendrait seulement pour voir les enfants.
Je conduisais, un peu plus vite que de coutume, sans vraiment m'en rendre compte d'ailleurs. J'étais partie trop loin, bien trop loin de chez moi. J'étais arrivée dans une vieille bourgade, sans beaucoup de maison, seulement la route sinueuse qui s'étendait à perte de vue devant moi. A mesure que j'avançais elle devenait de plus en plus étroite. Pour moi, impossible que deux voitures puissent passer ensemble. Sur ma droite il y avait une montagne,alors que sur ma gauche, juste sous mes yeux, se trouvait un grand ravin. Je n'osais même pas regarder en bas, tellement j'avais peur de faire un faux pas. Je gardais le pied léger sur l'accélérateur, il ne valait mieux, ne pas tenter le diable.
Je conduis, encore. Entre temps, mes pensées avaient évolué. Et pourquoi pas mourir après tout ? Et pourquoi pas tout laisser derrière moi, tout. Brooke serait peut-être triste, ou peut-être pas, elle finirait par se rendre compte qu'elle tient toujours autant à Lucas et lui finirait par tomber sous son charme et alors ils finiraient ensemble. Haley serait surment triste, mais à force, elle finirait pas m'oublier. Je pensais aux enfants, ils avaient besoin d'une mère. Ils avaient besoin de quelqu'un qui penserait à eux constamment, sans jamais trouver cela contraignant. Ils avaient besoin d'une vrai mère. Pas de moi, dans ce cas. Je pensais à eux, si quelqu'un osait dire qu'après ce geste je ne pensais pas à eux, qu'il vienne me le dire, parce que je pense justement à eux, je pense justement aux conséquences et ils n'ont pas besoin d'une famille qui se déchire comme la notre. Nathan retrouverait l'amour, je le souhaite, car moi j'ai trouvé le mien, et c'est lui. Ce n'est seulement quand nous sommes sur le point de perdre une personne que nous nous rendons compte à quel point nous tenons à eux, eh bien c'est vrai. Je suis tombée il y a maintenant quinze ans amoureuse d'un garçon, et mon coeur n'a jamais cessé de battre pour lui. Jamais. Nathan et moi, sommes des âmes soeurs, quoi qu'il arrive nous nous retrouverions, mais pas ici, pas sur cette terre.
Je m'approche dangereusement du ravin. Je veux finalement en finir, un accident brutal, mais où je finirais par ne plsu rien sentir, car je me sentirai apaiser, zen, calme. Pourtant, mon coeur s'emballait follement. Pourquoi ? Pourquoi à ce moment alors que j'avais décidé ? Je pensais justement à eux, et je ne voulais pas mourir, pas comme ça. Pas ici. La dernière image que mes enfants auront de moi serait la mère en colère. Matty...j'aurai voulu qu'il ait une image de moi où je lui faisais cette foutue promesse, où je lui disais que oui, rien ne nous séparerait son père et moi, rien. Je réalisais, que j'avais envie de voir grandir mes enfants, de les voir sourire, réussir leur vie. Je voudrais assister à leur remise des diplômes, à leur mariage. Je voudrais surtout assister à ce changement qui s'effectuerait dans mon foyer. Voir Matty me pardonner de lui avoir menti, mais surtout assiter en personne au pardon que Nathan me donnerait un jour.
Je fais demi-tour. Trop tard. Je sens une énorme secousse qui me projecte dans le ravin. J'ai le temps de regarder brièvement derrière moi, une petite voiture rouge qui roulait à toute allure. Ma course folle se poursuit. Je sens ma tête cognée sur le plafond, la fenêtre et le pare-brise. Ma voiture continue à faire ses tonneaux, et alors ma tête s'écrase sur le pare-brise. Je ne sens plus rien. Seulement un bien-être m'envahir. Je vois Nathan, entouré des enfants, ils me sourient tous. Je le leur rends. Il me tend la main, je la saisais, sa prise est chaude et ferme. Il me veut, et je le veux. Mon dieu, mon rêve s'est enfin réalisé. J'essaie de l'attirer à moi, mais je n'y arrive pas. J'essaie encore, mais il ne bouge pas. Je cligne des yeux, et une douleur lanscinante me lance. Pourtant ma vue ne s'éclaircit pas. Il et toujours là à sourire. Que se passe-t-il ? Je sens un liquide chaud sur ma joue se déverser en un torrent impressionnant sur ma nuque et mon cou. Pourtant je le sens à peine, lui aussi. Que m'arrive-t-il ? Je n'essais pas de savoir, je suis bien ici, avec Nathan, mes enfants, et sa main dans la mienne. Je l'aime et il l'a comprit.
- Oh mon dieu ! Il y a quelqu'un ? Vous m'entendez ? dit une voix.
Je plissai les yeux. Qui pouvait donc perturber mon bonheur ainsi ?
- S'il vous plaît, quelqu'un m'entend ? Etes-vous bessée ? reprit la voix.
Mais...pourquoi disait-il cela ? Blessée moi ? Pourquoi ? Pourtant je sentais un certain mal à l'aise au niveau de ma tête. J'avais un peu mal, mais je sentais à peine. J'entendis quelqu'un d'autre, puis quelqu'un d'autre. Plusieurs voix se mélangeaient, et j'en distinguais aucune, à part celle que j'avais entendue il y a quelque minute.
- Que s'est-il passé ? demanda quelqu'un.
- Je...j'en sais rien ! Elle était près du ravin et je suis arrivée de plein fouet, je ne l'avais pas vu ! Je...faut appeler quelqu'un...avez-vous un portable ?
- Oui..attendez !
Des voix, seulement des voix. Elles semblaient parler de moi. Mais j'avais quoi ? Nathan était toujours là, les enfants aussi. Pourtant ils ne parlaient pas. Ils se contentaient de me regarder en souriant. Ils étaient tous figés dans le temps, tous. Comme si c'était une photo que nous avions prise d'eux. Pourtant je pouvais sentir la main de Nathan dans la mienne, mais alors..qu'est-ce que...pourquoi...que s'était-il passé ?
D'un coup, ma vision se transforma. J'étais de nouveau face à ma famille, sauf qu'à la place, j'y étais. Oui j'étais aux côtés de ma famille, et je souriais aussi. La main de Nathan était dans la mienne et nous étions entourés de nos enfants. Je fronçais les sourcils, où étais-je ? Je voulais les toucher mais je ne tombais que sur du papier. Ils étaient tous figés dans le temps, tous. Les voix se calmèrent, je ne les entendis plus aussi fort. Ma tête ma fit de moins en moins mal. Je me sentis presque flotter, j'étais zen. Etais-je en train de mourir ? C'était à cela que ressemblait la mort ? La zen attitude ? L'apaisement total ? Petit flottement ? Si c'était ça, alors je ne me batterais plus. Je baisserai les bras, j'abandonnerai. Je ne voulais plus faire d'effort. Je me sentais bien, et la dernière pensée qui me traversa l'esprit avant de complètement sombrer, était : Je t'aime Nathan.
A suivre...
Voilàa, c'était la seconde partie de ma fic, j'espère vraiment qu'elle vous plaira et j'espère que vous me pardonnerez pour tout ce temps que je vous ai fait attendre. Merci de la lire et de me dire ce que vous en pensez.
Je remercie aussi Sam pour ses conseils et ses commentaires pour ma fic.
Premier comm' ! Alors un grand bravo. Les sentiments des personnages sont bien décrits surtout ceux de Peyton, bon évidemment, vu que c'est elle qui parle dans ton récit. J'adore vraiment, c'est magnifique et triste à la fois. J'espère que pour la suite, tu ne prendras pas trop longtemps avant de la poster car j'ai vraiment envie de connaître la suite.
Continue comme ça !
Bisous !
Je n'ai pas commenté sur le quartier depuis longtemps, je n'en voyais pas l'interêt, aucune fic, ou aucune fic qui avait attiré mon attention...Fan des grandes descriptions je dois dire que j'ai adoré cette suite et que je voulais absolument laisser un commentaire!
Les sentiments des personnages sont parfaitement bien décrit, les dialogues sont peu nombreux mais cela ne me dérange pas du tout, en gros j'attends la suite de cette suite avec impatience^^ :-)
Je te souhaite bonne chance pour écrire le prochain épisode en esperant que cela me donne le coup de fouet necessaire à ma propre "suite" :-)
Sam