Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Smallville
Création : 12.08.2009 à 15h27
Auteur : kyra93
Statut : Terminée
« C'est en fait 4 séries de 5 mini-fanfics centrées sur le personnage de Chloé » kyra93
Cette fanfic compte déjà 16 paragraphes
Oliver Queen/ Green Arrow - Womanizer
Chloe and Oliver[CHLOLLIE] - **Chemicals React**
Chloé - Oliver ( Chlollie ) - Lovebug
Chlollie - You Found Me
Chlollie beautiful soul
Chloe and Oliver[CHLOLLIE]-Halo
Chloe and Oliver[CHLOLLIE]-Storm
Et maintenant trois vidéo qui sont pour moi les meilleures :
Smallville - (Chloe and Oliver) - All Fall Down
Chloe&Oliver-Look after You
Chlollie --Come Down To Me
V
Ils étaient installés dans son salon, elle adossée contre le bras du canapé et lui à ses côtés. Il venait juste de mettre en route le film, et elle ne prétait qu'à moitié attention aux nombreux trailers traversant l'écran. Elle pouvait sentir la chaleur de sa cuisse contre ses bouts de pieds alors que ses jambes étaient repliées derrière elle sur le canapé.
«Alors, j'ai entendu dire que tu as été très occupé avec mon équipe», dit-il, le ton de sa voix plus ou moins taquine.
Elle tourna la tête vers lui, fronçant les sourcils quand il ne se tourna pas vers elle sans même un sourire, gardant ses yeux fixés sur l'écran."Ouais, et j'ai découvert que les super héros ne sont pas mon genre."
Il se tourna vers elle, le visage inexpressif.
Elle leva une main, le pouce tourné sur le côté, le reste de ses doigts repliés contre sa paume. «J'ai officiellement tourné la page avec Clark." Elle hocha la tête, son index se dressant. "AC est un gars génial mais je crois qu'il a trouvé la fille idéale en la personne d'une amie des poissons végétalienne qui faisait le piquet à notre sortie." Elle rigola, un sourire étirant plus largement ses lèvres quand elle entendit son faible ricanement. Elle leva un troisième doigt. "Bart est comme un petit frère. Et ne me lance pas sur le facteur sordide qu'il ait le béguin. "Elle secoua la tête. "Et Victor est … un grand ami." dit-elle avec un haussement d'épaules. «Donc, j'ai juste à m'abandonner aux mains des krypto-monstres, ou à renoncer à tous les hommes."
Il se tourna légèrement dans son siège, soulevant un sourcil. "Quel gâchis", commenta t-il. …tait-ce des papillons dans son estomac?
Elle se tortilla pour changer de place, s'allongeant contre le dossier et étendant ses jambes sur ses genoux. Sa main s'enroula automatiquement autour de l'un de ses mollets. "Ouais, qui ne voudrait pas d'une journaliste mettant son nez partout, sujette aux accidents?"
Il la fixa un instant, ses doigts massant sa jambe au travers de son collant.
"Moi je voudrais», lui dit-il, le regard sérieux, aucune trace d'amusement sur son visage.
Elle sentit son coeur s'emballer. Ses yeux s'élargirent et ses sourcils se levèrent. "Toi… Mais…"
Il sourit légèrement. «depuis un certain temps", admit-il, hochant la tête
"un certain temps?"
"Euh, à peu près un an, et plus ou moins quelques mois." avoua t-il, dégageant sa gorge.
"Ollie…» dit-elle doucement.
"Les Super-héros ne sont pas ton genre, pas vrai?" Sa main se serra autour de son mollet avant de le lâcher et de se lever. «Je vais faire du pop-corn".
Elle resta assise sur le canapé dans la contemplation pendant un moment. Son esprit scanna les divers moments où il avait été là pour elle durant l'année et demie écoulée. Elle repensa à tous les instant où il avait montré de la jalousie, de l'inquiétude, de l'amitié et…. de l'amour. La manière dont il la serrait dans ses bras ou même qu'il lui criait dessus chaque fois qu'elle se blessait, il y avait quelque chose dans ses yeux bruns. La manière dont il agrippait ses bras et la secouait, comme s'il essayait de lui rappeler qu'il ne pouvait pas la perdre, qu'il ne pourrait traverser ça de nouveau. La sensation de ses mains caressant ses cheveux ou son visage, ou s'installant dans le bas de son dos. La chaleur qu'il dégageait contre son corps ou son dos quand il marchait avec elle. Elle se revisualisa cette voix qui lui chavirait l'estomac, et lui asséchait la bouche. Ce n'était pas une réaction face à un ami. Ça ne ressemblait pas à ce qu'elle avait ressenti quand elle était sortie avec Clark, AC, Bart ou Victor. Elle ne ressentait ça que lorsqu'elle était avec Oliver.
"Crois-moi, il y a quelqu'un d'autre," lui avait dit Bart.
Elle n'avait pas compris alors, mais maintenant oui.
Elle se leva du divan brusquement et se dirigea vers la cuisine, tortillant ses mains devant elle. Il était appuyé contre le plan de travail, les bras croisés, le regard baissé, le visage stoïque. Il se retranchait sur lui-même, redevenant le leader impénétrable. Rien ne pouvait le blesser, s'il ne ressentait rien. Il y avait de la peur derrière chacun de ses pas, mais elle était résolue à la suivre de près. Elle se posta devant lui, gardant ses yeux sur sa poitrine pendant un moment avant de les lever pour rencontrer son regard. Elle leva une main pour prendre son menton dans le creux de sa main, le pouce couvrant la fossette avec adoration. "tu as raison. Les Super-héros ne sont pas mon genre. "
Il avala difficilement, détournant son regard, et elle put sentir son menton trembler légèrement sous sa prise avant qu'il ne serre les dents.
"Mais les héros, les vrais hommes se tournant en héros…» Son regard se tourna de nouveau sur elle et elle sentit son souffle la quitter. "ils pourraient être tout ce que je recherche."
Une pause silencieuse ne dura qu'une brève seconde avant que sa bouche ne descende sur la sienne. Ses mains entourèrent son cou avant de glisser vers le bas, faisant arquer son corps contre lui. Elles atterrirent sur ses hanches et il l'attira plus étroitement. Ses yeux se fermèrent tandis que sa bouche s'inclinait sur la sienne, sa langue glissant entre la couture de ses lèvres, les séparant. Leurs langues s'emmêlèrent, une chaleur la consumant de sa langue à ses orteils. Elle leva un bras, le drapant autour de ses épaules, l'une de ses mains s'enterrant dans ses cheveux. Oh wow, pensa t-elle. Ses dents érafflèrent sa langue et ses lèvres; sa langue chaude et parfaite autour de la sienne. Leurs nez s'effleuraient et sa respiration se mêlait rythmiquement à la sienne, évitant ainsi de se séparer ne serait-ce qu'un instant. Il la tenait si étroitement qu'il était tout près de la soulever de terre, et elle était levé sur la pointe des pieds. Elle ne pouvait trouver rien à y redire cependant, considérant qu'elle aimait trop la sensation de son corps pressé contre le sien. Ses cheveux étaient plus doux qu'elle ne le croyait et sa peau était chaude contre ses doigts.
Ses yeux s'ouvrirent et rencontrèrent son regard brun foncé. Leurs lèvres continuèrent à s'unir en de petits et persistants baisers, jusqu'à ce qu'elle glisse le long de sa poitrine, ses pieds retrouvant le sol et ils restèrent simplement là, les yeux verrouillés, la respiration lourde, les bras serrés autour de l'autre. Elle lécha ses lèvres, et ses yeux suivirent le mouvement avant de retourner sur les siens.
«Tu cherches toujours ton héros?" demanda t-il, la voix graveleuse.
«Bien, il ne me reste plus vraiment que Bruce et Dinah", taquina t-elle, levant un sourcil.
Il sourit, se penchant en avant pour presser son front contre le sien. Il leva une main, couvrant sa joue, frottant son pouce sous ses yeux. "Ne me dis pas que Dinah est ton genre".
Elle rigola, ses yeux scintillants et se plissant avec amusement. Avec un soupir contenu, elle secoua la tête, passant sa main dans ses cheveux, avant de l'enrouler autour de sa nuque. «Mes antécédents disent que je préfère les hommes."
"Les hommes sombres broyant du noir?" demanda t-il, un sourcil levé.
Elle secoua la tête lentement, sa bouche se courbant en un sourire.
«Eh bien», murmura t-il, les lèvres si proches qu'elles touchaient presque les siennes. "Je crois que tu es coincé avec moi alors."
«Je survivrai", murmura t-elle, avant de presser ses lèvres contre les siennes.
Elle avait trouvé son héros, il avait été juste devant elle tout le long.
FIN
A suivre....
5 fois où Chloé a failli mourir.
Le don de Chloé à se mettre dans le pétrin répertorié à divers occasions.
Cinq fois où Chloé Sullivan faillit mourir
I
Ok, elle avait vraiment besoin de faire plus d'exercices. Cette course à pied était plus difficile qu'il n'y paraissait. Elle se baissait, tressaillant aux coups de feu qui retentissaient autour d'elle, et aux balles heurtant le sol devant elle. Bien sûr, fuir tout en se faisant tirer dessus rendait ça un peu plus difficile. Elle aurait dû en être habituée à présent, mais… Elle marmonna des mots injurieux et des noms ridicules envers les idiots qui tentaient de la flinguer et qui la ratait affreusement. Si elle était une criminelle, elle se serait assurée que tous ses sbires soient de grands tireurs. Tout ce qui aurait fallu était un bon angle et bam! Plus jamais à s'inquiéter à nouveau de cette reporter agaçante. Quoique, dans sa position actuelle, elle appréciait plutôt le fait que Lex continuait à manquer de bon sens pour faire former ses truands.
Ils étaient sur les toits, les balles grélant sur elle d'en haut. Et stupidement, elle portait des talons! Pourtant, elle devait admettre, mettant de côté ses poumons en feu et sa profonde envie de faire pipi, qu'elle s'était complètement sortie de ce pétrin. Elle fronça les sourcils. Elle savait que les garçons de la Ligue allaient avoir quelque chose à dire à ce sujet. Mais vraiment, ce n'était pas de sa faute. C'était une affaire de dernière minute et il n'y avait pas vraiment le choix en la matière. Elle devait être là donc elle y était. Et c'est l'acceuil qu'elle avait reçu!
Alors même que les coups de feu s'estompaient, elle continua à courir. Ses jambes lui faisaient un mal de chien, elle n'était pas sûre de pouvoir jamais de nouveau respirer normalement, et elle avait désespérément besoin de toilettes. Il n'y avait pas de pas ou de voitures roulant à toute vitesse derrière elle, ainsi elle supposa que personne ne la poursuivait. Malgré tout, elle pensa que c'était préférable de rentrer chez elle le plus vite possible et de revoir ce qu'elle avait enregistré. Alors qu'elle tournait un coin, elle fonça droit dans du cuir vert et des muscles. En tout autre moment, elle aurait pu s'en réjouir. Après tout, Oliver avait un agréable torse.
Ses bras s'enroulèrent autour d'elle pour l'empêcher de tomber. "Whoa, whoa!"
Elle haleta, levant les yeux sur lui avec de grands yeux ronds. "Hey", s'étrangla t-elle, la respiration rêche.
"Hey? C'est tout ce que tu as à dire? Tu essayais de damer le pion à Bip-Bip, qu'est-ce qui se passe? "
«Rien», dit-elle, secouant vivement la tête. Elle ne voulait vraiment pas entendre ses boniments sur sa sécurité en ce moment. Elle savait qu'elle avait merdé, elle n'avait pas besoin de lui pour lui rappeler à quel point elle avait été tout près de la mort. «Je fais juste un peu d'exercice!"
"Exerci-" Il s'interrompit, fronçant ses sourcils. Sa main enveloppa son bras droit et le leva. Elle baissa les yeux, repérant le sang, et soudainement ressentit un élancement de douleur dont elle avait été trop distraite pour vraiment le sentir. "on t'a tiré dessus?", demanda t-il avec incrédulité, sa voix déformée mais sensiblement dure."qui diable t'a tiré dessus?
Elle grimaça, mordant sa lèvre et le regarda d'un air contrit. «Euh… certains hommes de main, sur un toit, il faisait plutôt sombre pour vraiment cerner exactement qui-"
"Chloé", l'interrompit-il, la secouant légèrement.
Elle soupira. «Ok, j'ai eu un tuyau et il n'y avait plus beaucoup de temps et…" Elle haussa légèrement les épaules, la bouche pincée.
«Alors, tu y es allé toute seule?" demanda t-il, levant une main pour rabaisser sa capuche, et éteignant son distordeur de voix avec aisance. "à quoi pensais-tu?" Il secoua la tête. "Oublie-ça. Tu ne pensais pas. "
Elle s'hérissa. "…coutes Ollie, je comprends que tu te fasses du soucis. Mais tu dois te souvenir que j'ai fait ça beaucoup plus longtemps que tu n'as joué au superhéros. Je savais ce que je faisais. "
"Ouais," dit-il, hochant la tête. "Ta blessure par balle crit vraiment capable!"
Elle roula les yeux. «C'est à peine une blessure superficielle."
«C'est une blessure et c'est tout ce qui importe!"
"Arrête de hurler», s'écria t-elle.
Il prit une grande respiration, levant une main pour se couvrir le visage pendant un moment, essayant de se reprendre. "J'ai juste besoin de savoir que tout ira bien quand je ne suis pas là."
"Je suis en vie, pas vrai?"demanda t-elle, la voix plutôt douce.
Il ne répondit pas immédiatement, son pouce caressant doucement son bras. "Sois juste prudente. S'il te plait.” Son ton était bas, presque rauque, et rempli d'inquiétude.
Elle se sentit immédiatement mal pour avoir fait quelque chose d'aussi égoïste. Elle n'avait pas réalisé qu'il se faisait autant de soucis.
«Hé,» dit-elle, le ton léger en tendant un bras pour enrouler sa main autour de son avant-bras, le serrant de manière rassurante. "C'était juste une autre journée dans la vie de Chloé Sullivan, ok?" plaisanta t-elle. "aucun soucis à se faire. Aucune blessure par balle ne peut m'abattre! "
Il sourit, hochant la tête. "allez viens. Il va falloir qu'on nettoie ça." Il remit ses lunettes de soleil et releva sa capuche. Quelques minutes plus tard, elle se balançait dans les airs sur une corde, les bras d'Oliver serrés autour d'elle. Bizarrement, avec rien d'autre que l'air sous elle, elle ne s'était jamais senti plus en sécurité.
FIN
II
Chloé était ligotée à une chaise en acier très inconfortable. De l'adhésif recouvrait fermement sa bouche, le vigile s'étant fatigué de ses commentaires constants sur la façon dont il était apparemment repoussant. Elle portait une tenue élaborée en cuir rouge, une perruque noire camoufflant ses cheveux et une paire de lunettes de soleil noires; Courtoisie de la Ligue quand elle avait débuté comme un membre à part entière. Actuellement, toutefois, Tour de guet se sentait assez déprimé. Leur grande mission ayant mal tourné, avec elle se faisant capturer, ligoter, et attendant d'être exécutée. D'une minute à l'autre, un malfrat allait ouvrir la porte, pointer un flingue sur sa tête, lui dire que tout ça était au nom d'un idéalisme absurde, et la tuer. Elle s'y était machinalement résolue. Elle savait comment ça se passait.
Comme prévu, la lourde porte s'ouvrit en grand, grinçant légèrement. Quelqu'un aurait dû l'huiler ou autre, ça enlevait quelque peu de la malveillance à tout ça. Un homme en costume sur mesure entra, une cicatrice traversant sa mâchoire et un ricanement s'éternisant sur son visage grêlé et balafré. "Ils ont envoyé une femme?" demanda t-il, la voix clairement amusé.
"Ne te laisse pas berner par elle, patron! C'est une bagarreuse », lui dit son geolier, son bras épais verrouillé derrière son dos.
Patron étira simplement sa lèvre avec mépris et sortit un pistolet noir étincellant de sa taille. équipé d'un silencieux. Pff - typique.
«Tu es dans le mauvais bisness, fillette," lui dit Patron.
Si sa bouche n'avait pas été scotché, elle aurait eu quelques paroles de choix pour l'abruti.
Il leva son fusil, retirant la sécurité d'une pichenette aisée de son pouce et le visa directement sur son visage. Elle fixa le barillet, son estomac se nouant. Qu'est-ce que ça signifiait que c'était le visage d'Oliver qui emplissait son esprit à cet instant?
Le doigt de "Patron" glissa contre la gâchette et Chloé ferma les yeux, attendant le coup fatal.
Elle entendit la flèche s'extraire du carquois et un frisson dévala son épine dorsale. Elle avait passé des heures avec Oliver à apprendre comment manier son arc. Elle connaissait ce son aussi bien que sa voix. Deux flèches fusèrent de son arc et deux hommes tombèrent au sol. Ses yeux s'ouvrirent pendant qu'Oliver retirait doucement la bande de sa bouche et elle plongea son regard dans ses yeux bruns inquiets.
"Tour de guet", dit-il simplement, mais même le distordeur ne put pas cacher le léger tremblement dans sa voix.
"Archer vert," répondit-elle, espérant qu'il n'ait pas entendu la peur mélangée au soulagement dans la sienne.
Il coupa rapidement ses liens et lui prit la main, la hissant de son siège. Il se tenait qu'à quelques centimètres d'elle et pendant un instant, elle crut qu'il pourrait simplement l'embrasser. Il l'enlaça à la place, la serrant étroitement contre lui pendant plus longtemps que nécessaire.
"Archer vert? Avez-vous Tour de guet? " entendit-elle dans son oreillette. La sienne lui avait été soutiré durant son enlèvement.
"Affirmatif. Tour de guet est en sécurité," répondit Oliver. Il s'écarta de l'étreinte et immédiatement son visage sérieux reprit place. "Prête à sortir de là, Acolyte?"
«J'étais prête il y a dix minutes. Qu'est-ce qui t'a pris si longtemps? " Répondit-elle, sa bouche se courbant en un sourire.
Il lui sourit en retour.
FIN
Cette histoire est légèrement inspirée de Bones 2x09 : Le fossoyeur
III
Elle n'arrivait pas à croire que ça lui arrivait encore. Elle était enterrée, qui sait à quelle profondeur, et de tous les endroits possible, dans sa voiture. De ce qu'elle pouvait en dire, elle semblait être dans une immense sablière. Les vitres se fissuraient sous la pression, à n'importe quel seconde maintenant, elle était sûr que le sable remplirait la voiture, et alors elle serait fichue. Certains auraient regretté avoir écrit ce grand papier sur le chef d'un réseau de traficants de drogue, mais au fond d'elle-même elle n'arrivait simplement pas à le déplorer. Au contraire, elle était plutôt fière que sa mort serait issue de son combat pour la justice. Elle pouvait vivre avec ça… Euh, métaphoriquement.
Ainsi, elle était là, avec un horrible mal de tête, le manque d'air et une voiture autrefois assez belle sur le point d'être entièrement démolie. Elle songea à qui savait où elle était et ses chances d'être sauvé. Elle avait déjà tenté de hurler à pleins poumons dans l'espoir que Clark pourrait l'entendre. Pas de héros en collants jusqu'ici. Ni en Cuir d'ailleurs.
Etait-ce finalement la fin de l'intrépide journaliste? Elle fronça les sourcils. La mort était beaucoup plus lente que ce qu'elle croyait. Dramatique, supposa t-elle. Ou peut-être qu'elle n'était pas censé se réveiller du tout et de simplement s'asphyxier dans le sable qui remplissait sa voiture alors qu'elle gisait inconsciente. Hum, pas vraiment le mode opératoire d'un baron de la drogue
La vitre de son côté se brisa et le sable commença à se déverser à l'intérieur. Sa voiture était déjà petite au départ, mais elle se figura que se déplacer à l'arrière lui donnerait un peu plus de temps. Elle commençait à être prise de vertige par le manque d'air. Le sable remplit le siège avant en quelques secondes. Peut-être que la mort n'était pas si lente après tout.
Elle entendit quelque chose, comme un remuement. Son dos était appuyé contre la vitre du coffre, ses genoux repliés et ses bras enroulés autour d'eux. Le bruissement venait de derrière elle. Elle tourna la tête, la mâchoire serrée alors qu'elle sentait le sable à ses pieds, entourant à présent ses chevilles. Des mains! Elle vit des mains, en train de creuser. Le sable diminuait à l'arrière, étant jeté autour de la voiture. Deux, quatre, six, huit, dix mains la déterraient. Les garçons - ses garçons. Le sable était à ses genoux maintenant et elle sentit la panique dans sa poitrine la submerger.
«Couvre ton visage", entendit-elle avant que la vitre derrière elle ne se brise et que ces mains ne la tirent par l'arrière de la voiture. Elle se retrouva coincée dans une étreinte groupée entre cinq hommes. Elle était assise entre les jambes d'Oliver, ses bras l'entourant. la tête de Clark était posé sur le sommet de la sienne, elle pouvait sentir Bart dans son dos, Victor tapotant son épaule et AC caresser son bras de façon rassurante.
"Mon dieu", entendit-elle marmonner Oliver. Elle pouvait sentir son coeur martelait contre son dos et ses mains tremblaient contre son ventre.
"Je vais bien, je vais bien», répéta t-elle à plusieurs reprises, plus pour eux que pour elle même.
Elle sentit le front d'Oliver contre son épaule alors qu'il soupirait.
"On ne devrait plus te permettre de sortir toute seule, Chloélicieuse," lui dit Bart. «te maintenir hors du danger est un travail à plein temps. Sérieusement! C'est épuisant."
Elle rit, les larmes jaillissant dans ses yeux. Elle ne s'était jamais senti plus heureuse à être entouré de ces personnes de toute sa vie. S'ils ne l'étaient pour personne d'autre, ces cinq-là étaient de tout temps ses héros personnels.
"Est-ce que quelqu'un d'autre a faim?" demanda Bart
FIN
IV
Quelque part là-haut, Dieu se moquait d'elle. Il était en train de rédiger une autre ligne sur son tenu de compte de combien de fois elle pourrait faire face à la mort et y survivre. Il avait un cruel sens de l'humour. Peut-être que c'était de sa faute, ou peut-être… Non, c'était de sa faute. Elle savait que le bâtiment allait exploser et pourtant, elle avait couru tête la première à l'intérieur, à la recherche de la preuve dont elle avait besoin pour envoyer un autre sac à merde en prison. Si la bombe n'avait pas raison d'elle, Oliver allait embrocher sa tête sur une pique.
Elle dévalait les escaliers, les portes en vue et les nombreux dossiers dont elle avait besoin sous son bras. Elle était plus que sûr que quelque chose allait se passer, le talon de sa chaussure allait se casser, la porte serait verrouillée, quelque chose. Elle était si près, trop près pour s'en tirer indemne. Elle se demanda exactement sur quelle partie de sa tête son père l'avait laissé tomber, lui insufflant cette stupidité au fond d'elle pour courir à l'intérieur de bâtiments prêt-à-explosé. Tout ça au nom de la justice, se répéta t-elle dans sa tête, encore et encore. Ils pourraient mettre ça sur sa pierre tombale. Ah, les épitaphes étaient surfaits. Elle ne se réjouissait pas à l'idée d'être enterrée une troisième fois, de toute façon. Si elle explosait, y aurait-il même un corps qu'ils puissent enterrer? Hey, la crémation pourrait juste être gratuite. …pargnant à Ollie des dollars dont il n'avait pas vraiment besoin de toute façon.
C'était stupéfiant ce qu'elle arrivait toujours à penser. Elle était à un mètre de son issue de secours et d'une manière ou d'une autre elle se lançait des sarcasmes dans la tête.
Elle entendit une explosion derrière elle, sentant le sol sous elle trembler alors que sa main trouvait la poignée de la porte d'entrée. Elle s'ouvrit avec un courant d'air. La foule entourant le bâtiment derrière la barrière de police était assez loin pour ne pas être tué par des débris et avec ce qu'elle venait d'entendre, elle était relativement sûr de ne pas être pour le moins sortie d'affaire.
Elle courut encore malgré tout. Ses pieds ne s'étaient jamais déplacé aussi vite de toute sa vie. Elle pouvait entendre l'édifice s'écrouler derrière elle, la chaleur du feu et les débris de verre atterrissant sur le trottoir autour d'elle. Elle continua simplement à courir, la foule se rapprochant de plus en plus à chaque pas.
Elle vit un visage familier devant elle et tout à coup ça ne parût plus si loin. Oliver parvint à dégommer un policier et sauta par dessus la barrière, courant la petite distance pour l'atteindre et la saisir avant de faire demi-tour et de les diriger de nouveau en sécurité. Elle respira un peu plus facilement à cet instant, même si elle savait qu'elle était sur le point de se faire hurler dessus, à la moindre seconde maintenant.
Il prit sa main et continua à courir, fendant la foule jusqu'à ce qu'ils arrivent dans une ruelle sombre et déserte. "à quoi pensais-tu?" cria t-il, sa voix faisant écho dans la ruelle.
"Que si nous ne récupérions pas ces dossiers ce bâtard s'en sortirait indemne. Pour tout. Et je ne pouvais pas laisser ça se produire », lui dit-elle, le menton levé avec fierté. "Je sais que c'était risqué-"
"Risqué?" Répéta t-il, sa voix tremblant de colère. "Tu as tout simplement couru dans un immeuble sur le point d'exploser à la moindre seconde!"
«J'en suis bien consciente", marmonna t-elle.
Ses mains agrippèrent fermement ses épaules, la tirant en avant et la secouant abruptement."Ce qui peut bien se passer dans cette tête, je ne le saurai jamais!"
Elle leva les yeux vers lui, l'air plutôt calme. "Crois-moi, c'est mieux pour toi de ne pas le savoir."
Il laissa échapper un souffle tendu, secouant la tête et la regardant sévèrement. Et alors, il se pencha en avant, pressant son front contre le sien.
Elle ferma les yeux, sentant la peur la secouer de la tête aux pieds. Alors que ses genoux étaient sur le point de lâcher prise, ses bras s'enroulèrent autour d'elle, la soutenant.
"Tu vas bien", murmura t-il, son visage tombant à son épaule. Elle pouvait sentir son souffle contre sa nuque. "Tu vas bien", lui dit-il, à plusieurs reprises, jusqu'à ce qu'elle cesse de trembler.
Elle agrippa fermement dans ses poings le devant de son manteau, son visage s'enterrant dans sa poitrine. Parfois, son job craignait vraiment.
FIN
V
Elle détestait la nourriture de l'hôpital. Plus que toute autre nourriture. Elle mangerait volontiers des tonnes de petits pois et de brocolis aussi longtemps qu'elle n'aurait jamais plus à manger de nouveau la nourriture d'hôpital. À l'heure actuelle, elle était censée se reposer. Elle avait un bras cassé, une lacération sur le front, un terrible mal de crâne et ses côtes la faisaient souffrir à chaque fois qu'elle respirait. Ce qui, malheureusement (ou heureusement, selon la façon dont vous examiniez les choses) arrivait souvent. Elle avait été amené ici à peine une heure plus tôt, et savait qu'à la moindre seconde ses garçons de la Ligue allaient l'assaillir en tempêtant contre elle et en essayant de la réconforter avec des ours en peluche et du café. C'était adorable, mais non désiré en ce moment. Bien qu'elle était fatiguée, elle ne pouvait sembler arriver à fermer son esprit assez longtemps pour pouvoir s'endormir. Elle se sentait sur les nerfs, tendue et pas du tout en sécurité dans cette chambre sombre sans pouvoir basiquement appeler personne.
Elle se demandait souvent ce qui l'avait mise à la place où elle se trouvait. Ce qui la motivait à continuer, à se battre, à se blesser, juste pour servir le monde de la justice et être mise de côté pour elle. Elle ne pouvait compter combien de fois elle s'était retrouvé à l'hôpital, combien de balles lui avaient été tiré dessus, combien de personnes avaient promi de lui prendre son dernier souffle, tout ça faisait parti du job. Toujours est-il, allongée dans un lit dur et inconfortable avec des draps blancs abrasifs et une blouse d'hôpital la couvrant à peine, elle avait l'impression de vivre l'une de ces journées où la justice ne méritait qu'un bon coup de pied dans les fesses et un au revoir de la main.
Et alors elle leva les yeux vers le mauvais feuilleton de sa télé et le vit, se tenant dans l'encadrement de la porte.
Il lui fit un demi-sourire, semblant plus fatigué qu'autre chose. "Tu vas me tuer, acolyte", soupira t-il.
Elle roula les yeux. "Je crois que c'est moi là qui suis dans le lit d'hôpital, Queen."
Secouant la tête, il rentra dans la chambre, traînant une chaise pour s'asseoir à côté d'elle. «Je te connais depuis environ un an et je pense que j'ai passé le plus clair de mon temps à me demander dans quel genre de pétrin tu étais"
Elle haussa légèrement les épaules, grimaçant à la douleur dans son bras. «ça fait partie de l'emballage."
Il hocha la tête, sa bouche frémissant. "Ouais, j'ai remarqué."
Elle le fixa un instant, notant son air hagard inhabituel. "Je suis désolée de t'avoir inquiété», dit-elle, les sourcils froncés.
Il secoua la tête, baissant son regard et fixant son lit un moment. Il ne répondit pas aussitôt, la mâchoire serrée. Finalement, il tendit un bras et prit sa main dans la sienne, leurs doigts s'entrelaçant. «Je suis juste heureux que tu ailles bien"
Elle sourit. "Rappelles t-en la prochaine fois que tu penseras à me crier dessus pour quelque chose comme ça."
Il rigola.
Elle bailla.
"Il faut que tu dormes", lui dit-il, son pouce caressant le creux de sa main.
Elle secoua la tête. "Mmm, non. j'suis pas fatigué », murmura t-elle d'un ton endormi.
Il se leva, reposant délicatement sa main sur le lit. Il se pencha en avant, balayant sa frange de son visage et embrassa son front, s'y attardant un instant. «Fais un p'tit somme, tour de guet".
Elle plissa son nez.
Elle put percevoir son sourire malgré le fait que ses yeux s'étaient fermés. Elle sentit sa main contre sa joue, ses doigts caressant sa peau alors qu'elle s'assoupissait. "Ne pars pas", parvint-elle à sortir dans un marmonnement fatigué.
«Je serai ici quand tu te réveilleras", promit-il.
Elle savait qu'il serait là. Il l'était toujours. Il était le premier visage qu'elle voyait à chaque fois qu'elle se blessait. Il y avait à la fois quelque chose de triste et de réconfortant dans ça. Elle n'eut guère beaucoup de temps à s'y apesantir tandis que la caresse relaxante de ses doigts contre sa joue la berçait jusqu'au sommeil.
FIN