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Série : The L Word
Création : 19.03.2007 à 06h12
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Le début de la relation de Tina et Bette après que celle-ci l’ait embrasser au CAC. (Voir épisode 1.11) Sans oublier l’amitié qui unit Bette à Alice, Marina, Dana et bien sûr Shane.
Cette fanfic compte déjà 4 paragraphes
Tina était sortie hâtivement du bureau de Bette Porter, troublée au plus profond de son âme par le baiser que celle-ci avait osé déposer sur ses lèvres.
Maintenant elle se tourne et se retourne dans son lit en repensant sans cesse à l’image de cette magnifique femme qui l’empêche de trouver le sommeil.
Tina : Mais qu’est-ce qui m’arrive, suis-je en train de devenir folle, j’ai pourtant tout ce dont une femme peut rêver dans la vie. Eric est un homme si charmant et attentionné…
Elle ferme les yeux en essayant d’imaginer Eric l’embrassant, mais c’est le visage de Bette qui s’impose définitivement à son esprit.
Le lendemain matin au Planet.
Alice : Salut Marina ! Bette est déjà là ?
Marina : Elle est à la table du fond depuis 6H ce matin, ça n’a pas l’air d’aller très fort.
Alice : Je vais voir ce qui se passe, merci.
Alice : Salut !
Alice se penche pour embrasser Bette sur la bouche, mais celle-ci détourne la tête. Alice comprend immédiatement qu’il y a un problème.
Alice : Y’a un problème ?
Bette est perdue dans ses pensées et ne prend guère garde à la présence d’Alice.
Alice : Houhou Bette, encore en train de stresser pour la prochaine exposition. Tu m’as manqué hier soir.
Bette : Je n’avais pas réellement le cœur à sortir. Alice, je suis désolée, mais…
Alice : Je sais, c’était bien, mais nous deux ce n’est pas vraiment ça et d’ailleurs il y a Gabby…
Bette : Je suis désolée.
Bette veut se lever pour s’en aller, mais Alice l’a retient.
Alice : Ca ne fait rien, on reste amies et en tant que telle j’aimerai que tu me dises ce qui ne va pas.
Bette : Je n’arrive pas à chasser son visage de mon esprit, la cambrure de ses reins, ses cheveux entre mes mains, le goût de ses lèvres…
… : Vite, aidez-moi, il y a une jeune femme qui s’est fait agressée !
L’athlétique jeune femme qui vient de rentrer dans le café porte un t-shirt moulant maculée de sang. Bette, Marina et Alice se lèvent d’un bond pour aller à son aide et aperçoivent sur le seuil de l’entrée du Planet une autre jeune femme qui titube en se tenant le flanc.
Marina : J’appelle une ambulance.
… : Non, ... je vous en supplie, … pas de flics, … pas de médecins !
Alice: Qui t’a fait ça ?
… : Une bande d’enfoirés !
Bette : On verra ça plus tard.
Marina : Allongez-là sur le canapé dans mon bureau.
Les quatre jeunes femmes s’empressent de soutenir la blessée.
Bette : Ca l’air moins grave que ce que je pensais.
Marina : Voilà de quoi panser la plaie.
Alice : Salut, moi c’est Alice.
… : Dana.
Alice : Dana Fairbanks, la joueuse de tennis ?
Dana : En effet.
Alice : J’en reviens pas, je te présente Bette et Marina la propriétaire du café et comment s’appelle ton amie.
Dana : Euh, on ne se connaît pas à vrai dire.
… : Je suis Shane, désolée pour le dérangement. Je me repose encore une minute et je me tire promis.
Marina : Il n’en est pas question, tu restes le temps qu’il faudra pour reprendre des forces.
Bette : Je vais quand même faire venir un médecin, ça me semble plus sûr.
Shane : Ca ira je t’assure, je peux m’en passer.
Bette : C’est un ami à moi, il ne te posera aucune question, tu peux me faire confiance. Bon avec tout ça, je suis terriblement en retard. A plus les filles, heureuse de vous avoir rencontrer Dana, Shane.
Alice : En fait, c’est qui la fille dont tu me parlais ?
Mais Bette est déjà loin.
Une semaine plus tard : appartement de Tina. Le téléphone sonne.
… : Tina, mais bon sang, où es-tu ?
Tina : Véro, quelle heure il est ?!
Véro : Bientôt 10H, tu veux quand même pas dire que tu es encore au lit, c’est la troisième fois cette semaine que tu es en retard ?!
Tina : Désolée, j’ai des troubles de sommeil ces temps-ci, je viens tout juste de m’endormir.
Véro : Je te prépare un café bien noir alors.
Tina : Hein, oui merci, j’arrive dans 30 minutes.
Elle raccroche
Tina : Ressaisis-toi ma vieille, c’est le genre de chose qui arrive. Elle t’a certainement déjà oublié d’ailleurs.
Plus tard au travail de Tina.
Homme d’affaire : Excellent travail mademoiselle Kennard, votre projet marketing m’a vraiment enchanté. Je viens de signer un contrat avec votre patron. Mademoiselle Kennard ?
Tina : Pardonnez-moi, vous disiez ?
Homme d’affaire : Je vous félicitais pour ...
Mais Tina s’éloigne déjà.
Véro : Mais qu’est-ce que tu as aujourd’hui, tu as l’air totalement absente.
Tina laisse échapper un soupir.
Véro : C’est Eric, il a finit par demander ta main ?!
Tina : Quoi ? Absolument pas ! En fait, si tu veux tout savoir, on s’est séparé il y a deux jours.
Véro : Comment ça séparés ? Mais vous aviez l’air d’être tellement fait l’un pour l’autre. Vas-tu finir par m’expliquer ce qui se passe, tu n’es plus toi depuis quelques jours.
Tina : Pas maintenant, mais ce soir à la nouvelle pizzeria, d’accord.
Véro : Ca marche.
Au Californian Art Museum au même instant.
Francklin : Mademoiselle Porter, comment ce fait-il que les tableaux ne sont toujours pas prêts pour le transfert. Le camion arrive dans dix minutes.
Bette : Ne me dites pas que c’était pour aujourd’hui ?!
Francklin : Je me demande pourquoi on vous a engagé.
James : Parce qu’elle est a terminé première de sa promotion. La collection est prête à être chargé monsieur.
Francklin : Vous ne pouviez pas le dire tout de suite.
Bette : Merci James.
James : C’est toujours un plaisir mademoiselle Porter, mais si je peux me permettre un conseil, que cela ne se reproduise pas trop souvent, j’ai mon propre planning à respecter.
Bette : Ca ne se reproduira pas, promis.
Bette se laisse tomber sur sa chaise de bureau. L’image de Tina apparaît devant ses yeux.
Bette : Il faut que je la retrouve, sinon je sens que je vais bousiller ma vie et ma carrière.
Le soir à la pizzeria.
Véro : Alors, je t’écoute.
Tina : C’est-à-dire que ce n’est pas si simple à expliquer.
Véro : Ne t’en fais pas, on est amies, tu sais que tu peux tout me dire.
Tina : D’accord, mais tu promets de ne pas être choquée.
Véro : Depuis le temps qu’on se connaît, je ne pense pas que tu puisses le faire Tina.
Tina : Eric a été invité dernièrement à un vernissage au CAC et je l’ai accompagné. J’y ai rencontré la directrice artistique du musée. Une femme absolument sublime, infiniment belle, hyper intelligente, élégante et une prestance que je n’ai jamais rencontrée chez personne me semble-t-il.
Tina arrête un instant son récit et ferme les yeux en repensant à sa rencontre avec Bette.
Véro : Et… ?
Tina : Elle m’a embrassé sur la bouche.
Véro : Quoi, comme ça devant tous les invités ?!
Tina : Non, quelques jours plus tard. J’avais perdu une de mes boucles d’oreilles lors de cette soirée et j’ai été la récupérer au musée. Je ne sais pas comment c’est arrivé, mais c’est arrivé.
Véro : Et depuis tu ne cesses de penser à cette femme ?!
Tina : C’est dingue non ?! Je veux dire, aussi loin que je me souvienne j’ai toujours été attiré par des hommes. Je me croyais à cent pour cent hétéro. Dois-je poursuivre dans cette voie ?
Véro : Je crois que tu y as déjà répondu par toi-même puisque tu as rompu avec Eric.
Tina : Je ne voulais pas lui mentir c’est tout.
Véro : Fonce !
Tina : Quoi, mais tu n’y songes pas.
Véro : Quand je vois dans quel état cette rencontre te met depuis une semaine, autant que tu cherches à avoir des certitudes en ce qui concerne cette femme et toi. Je te dis cela pour ton bien Tina.
Tina : Tu as certainement raison, je vais tenter de la revoir, si toute fois je ne suis pas d’une classe sociale trop basse pour elle.
Véro : Ne t’inquiète pas pour cela, si elle est telle que tu me l’as décrite, ton niveau social n’aura aucune importance pour elle.
Même soir : Appartement de Marina au-dessus du Planet.
Marina : Salut Bette, justement je me demandais si tu passerais ce soir.
Bette : J’ai besoin de me changer les idées.
Alice : Hello ma belle, alors à nouveau parmi nous.
Bette : Et toi, pas avec Gabby.
Alice : Elle ne pouvait pas ce soir, mais j’ai emmené Dana.
Bette : Où est-elle ?
Alice : Sur la terrasse avec Shane.
Shane : Salut Bette !
Bette : Je vois que tu vas mieux.
Shane : Ouais, ça me fera une belle cicatrice de plus pour tomber les minettes.
Bette : Je vois.
Dana affiche un sourire crispé.
Dana : Bonsoir.
Alice : Et si on se tutoyait, après tout on a quand même accompli un sauvetage héroïque tous ensemble.
Shane : Très héroïque en effet.
Dana : T’es vraiment trop spéciale Alice, mais je suis d’accord.
Marina : Et si on passait à table.
Dana : On ne voudrait pas abuser.
Shane : C’est vrai, tu en as déjà tellement fait.
Marina : Ca me fait plaisir.
Vers la fin du repas.
Alice : Bon sang Bette t’es avec nous. Tu n’as rien dis pendant tout le repas.
Marina : Qui est-ce ?
Bette : Quoi ?!
Shane : En général, seule une femme peut troubler quelqu’un autant que ce que tu sembles l’être.
Dana : Qu’est-ce qui te fais dire ça ?
Shane : Je ne sais pas, mais j’ai raison n’est-ce pas ?
Alice : Ne me dis pas que c’est encore la même femme dont tu voulais me parler le jour où Shane s’est pris ce coup de couteau ?
Bette : Bien visé Shane.
Shane prend un air triomphant ce qui arrache enfin un sourire à Bette.
Alice : Qui est-ce ?
Dana : Comment elle est ?
Bette dans un soupir : Elle est magnifique, quelques centimètres plus petite que moi, à peu près mon âge, des cheveux blond foncé qui lui tombent légèrement en dessous de épaules, des yeux foncés, un charme fou…
Alice : Voyez-vous ça, je n’aurais jamais pensé voir un jour la grande Bette Porter dans cet état.
Dana : Oh la ferme Alice, c’est tellement romantique.
Marina : Qu’est-ce que tu attends, téléphone-lui, donne lui un rendez-vous.
Bette : Impossible !
Dana : Pourquoi ?
Bette : Elle est hétéro et presque fiancée au frangin d’un artiste qui bosse pour moi.
Marina : Ne me dis pas qu’une fille comme toi s’arrête à ça tout de même.
Bette : Je ne sais rien d’elle, ni son adresse, ni ou elle travaille et je ne suis même pas sûre de son nom de famille, Tina Canard ou quelque chose comme ça.
Shane : Tina Kennard.
Bette : C’est ça, tu l’as connais ?
Shane : Pas vraiment, mais c’était une cliente du salon de coiffure où je travaillais un temps.
Alice : Comme je ne cesse de répéter, le monde est vraiment petit.
La bonne ambiance est définitivement de retour et même Bette semble plus à son aise. Tina était-elle son destin ? Il était encore trop tôt pour le dire, mais Bette s’autorisait enfin à y croire pleinement.
Quelques jours plus tard : Bureau de Bette.
James : Comment ç’a été à New York.
Bette : Ennuyeux, ces gens croient que parce qu’ils sont riches, ils s’y connaissent forcément en art. Tu as des messages pour moi ?
James : J’ai tout mis sur ton bureau.
Bette : Merci, pas d’appel ?
James : Ah, j’oubliais, une certaine mademoiselle Kennard à chercher à te joindre, mais je ne pas très bien compris pour quoi c’était.
Bette cachant mal son émotion : Quand ça ?
James : Il y a deux jours.
Bette : Elle a laissé un numéro où je peux la joindre ?
James : Non, mais elle a dit que si tu voulais lire ton avenir dans les étoiles de la rejoindre sur la terrasse de l’observatoire de Griffith lors de la soirée de nouvelle lune.
Bette : Si je voulais lire mon avenir dans les étoiles ?
James : Ca m’a surpris, mais ce sont ses paroles. Bette, ça va ?
Bette : Oui, oui, désolée, le décalage horaire sans doute.
James : Si tu le dis, mais je tiens tout de même à te préciser que la nouvelle lune c’est cette nuit.
Bette : Mais il fait déjà nuit, tu ne pouvais pas dire cela plus tôt.
Bette prend son courrier et quitte le musée avec empressement, laissant derrière elle un James perplexe. Décidemment, il ne comprendrait sans doute jamais cette femme.
Même soir au Planet.
Alice : Les amies, je vous présente Gabby, on étudie ensemble.
Dana : Bonsoir, je m’appelle Dana.
Shane : Salut, moi c’est Shane.
Gabby : C’est toi qui t’es fait plantée ?
Shane : Ouais !
Alice : Dana est joueuse de tennis, déjà une sacrée championne.
Dana : Faut pas tout croire ce qu’elle dit, j’ai dois encore beaucoup m’entraîner.
Gabby : Désolée, mais je ne suis pas trop branché news sportifs.
Dana : Pas de soucis.
Gabby se penche vers Alice et lui murmure à l’oreille :
Gabby : Si on se tirait en boîte.
Alice : On y a déjà allé ces trois derniers soirs. Ca t’embête donc tant que ça de passer une soirée tranquille avec mes amies.
Gabby : Non, mais c’est juste que ça manque d’ambiance.
Alice : T’as qu’à y aller seule, moi je reste ici.
Gabby : Dans ce cas. Ravie de vous avoir rencontré les filles, à une prochaine.
Gaby se lève et s’en va après avoir déposé un baiser nonchalant sur les lèvres d’Alice.
Dana : Tu ne l’accompagnes pas.
Alice : Non, elle me gonfle trop ce soir.
Shane : Marina, tu veux bien nous apporter une bouteille, Alice a besoin d’un remontant.
Marina : J’arrive.
Tina est assise toute seule sur un banc de la terrasse de l’observatoire. Los Angeles forme semble refléter le ciel étoilé par ces millions de lumières, à tel point qu’on ne distingue où s’arrête la ville et où commence le ciel. Il commence à faire frais et Tina relève le col de son manteau. Bette ne viendra sans doute plus maintenant et sans qu’elle puisse y faire quelque chose, les larmes commencent à inonder ses yeux.
Tina pour elle-même : Comment ai-je seulement pu pensé que je pouvais compter pour une femme comme elle. C’était juste un baiser comme ça, sans plus. Ca ne voulait certainement rien dire. Quelle conne je fais.
Entre temps, Bette est au volant de sa voiture.
Gardien : Je suis désolée madame, mais vous ne pouvez vous garer là.
Bette : Je suis désolée, vous pouvez la garer pour moi, je suis terriblement en retard.
Bette se met à courir en direction de l’observatoire, laissant un gardien totalement abasourdi avec un trousseau de clefs de voiture dans la main derrière elle.
Bette à elle-même en essayant de reprendre son souffle : Mon Dieu, ce qu’elle peut être belle. Si seulement elle ressentait la même chose pour moi que ce que je ressens pour elle. Mais on dirait qu’elle pleure.
Bette s’approche et lui tend son mouchoir sans mot dire. Tina lève les yeux.
Bette : Je suis désolée, je suis terriblement en retard.
Tina : Ca ne fait rien.
Bette s’accroupit devant elle pour essuyer ses larmes. Sa main frôle la joue de Tina et un frisson parcourt son corps. Son regard plonge dans le regard de Tina. Bette meurt d’envie de parcourir le dernier centimètre qui sépare leurs lèvres, mais s’y refuse. Tina est totalement enivrée par le parfum de Bette et c’est finalement elle qui s’empresse de mêler leurs souffles dans un baiser hésitant.
Tina : Suis-je en train de rêver ?
Bette : J’allais te poser la même question, mais si c’est le cas, alors je ne veux plus jamais me réveiller.
Tina écarte une mèche de cheveux rebelles et la place derrière l’oreille de Bette en prenant bien soin de bien appuyer la paume de sa main sur la joue de celle-ci. Bette est obligée de s’accrocher à Tina pour ne pas perdre l’équilibre, mais Tina l’attire encore un peu plus de son visage. C’en est trop pour Bette qui tout en posant un genou par terre passe ses bras autour de la taille de Tina pour l’attirer tout contre son corps. Leur baiser est miel et feu tout à la fois. Tina se laisse totalement aller et leurs langues entament un éternel ballet, comme si leurs vies en dépendaient.
Au même instant juste au-dessus de leurs têtes plusieurs étoiles filantes embrasent le ciel, mais les ont-elles seulement entraperçu ?!