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Série : The L Word
Création : 16.04.2007 à 10h56
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Suite de "un simple baiser"
Cette fanfic compte déjà 15 paragraphes
Cette soirée auprès de Tina dans le parc de l’observatoire avait été la plus belle soirée de toute sa vie. Elles étaient restées là, enlacées, s’embrassant, presque toute la nuit. Bette avait écouté Tina lui raconter son enfance difficile. Trimballée d’un orphelinat à un autre, celle-ci avait beaucoup souffert de l’absence totale d’une quelconque famille. Bette aurait tellement voulu en faire de même, mais comme souvent elle n’avait pratiquement pas parlé de sa vie privée. Elles avaient eu droit à une véritable pluie de feu au-dessus d’elles et Bette se souvenait maintenant de ce que Tina avait dit en voyant ces milliers d’étoiles filantes :
Tina : De toute mon existence j’en ai jamais vu autant, pourtant ce n’est rien à côté de celles que tu fais naître en moi lorsque tu me regardes ainsi.
Face à une déclaration d’amour aussi spontanée Bette aurait voulu lui rendre la pareil, mais les mots de son cœur de passèrent pas ses lèvres.
Francklin : Mademoiselle Porter, pouvez-vous nous en apprendre un peu plus sur cet artiste.
Bette arrachée à ses pensées : Oui, bien entendu.
Au Planet
Alice : Salut les filles !
Marina : Bonjour Alice.
Shane : Salut !
Alice : C’est pas la foule dites voir ?!
Marina : Normal, il est déjà 10H.
Dana : Pas tout le monde peut faire la grâce matinée.
Alice : Dana, tu ne devrais pas être au Club ?!
Dana : Si, mais je passais voir Shane.
Alice : Sympa pour nous autres.
Dana : Ne montes pas sur tes grands chevaux Alice.
Shane : Que me voulais-tu ?
Dana : Tu es toujours à la recherche d’un boulot ?
Shane : Ouais.
Dana : Alors j’ai ce qu’il te faut : coiffeuse assistante dans mon Club. Je sais, c’est pas le top, mais en attendant de trouver mieux.
Shane : Tu rigoles, ça m’a l’air super, que dois-je faire ?
Dana : En fait, il faudrait que tu passes tout de suite au Club, car en principe ils avaient déjà choisi quelqu’un pour le poste, mais je leur ai dit que j’avais mieux.
Shane : Et qu’est-ce que tu en sais ?
Dana : L’instinct.
Alice : Ben voyons.
Dana : Alice !
Alice : J’ai rien dit.
Marina : Alors filez vous deux, oust du balai.
Shane : Et la cuisine ?
Marina : Je m’en charge.
Shane : Merci.
Au CAC
James : Excusez-moi mademoiselle Porter.
Bette : Entrez James, je suis à vous dans une seconde… Voilà.
James : Votre sœur a téléphoné.
Bette : Ma sœur ?... Et que voulait-elle ?...
James : Elle vous demande de bien vouloir passer la chercher au commissariat de Beverly Hills. A ce que j’ai cru comprendre, elle a eu un accident de voiture.
Bette : Jamais deux sans trois, je l’aurais parier.
James : Excusez-moi ?
Bette : Non…, ce n’est rien, je vais y aller. Merci James.
Au salon de coiffure
Dana : Salut Carlos, je te présente Shane.
Carlos : Bonjour, alors c’est vous le génie dont Dana m’a venté les mérites.
Shane : Je suis certaine qu’elle a exagéré.
Carlos : Où avez-vous appris le métier ?
Shane : Ici et là, j’ai appris sur le tas, la coiffure c’est ma passion !
Carlos : Une autodidacte alors.
Shane : Ca pose un problème ?
Carlos : Pas si vous êtes à la hauteur. Quand pouvez-vous commencer ?
Shane : Euh…, tout de suite, si vous voulez.
Carlos : Dans ce cas, suivez-moi, je vais vous montrer les lieux.
Au commissariat
Bette : Bonjour, je viens voir Katrin Porter, je suis sa sœur.
Agent : Ah oui, un instant s’il vous plaît… Voilà, la caution de votre sœur s’élève à 10'000 $.
Bette : Comment ça sa caution ?
Agent : Récidive de conduite en état d’ivresse, alors qu’on venait de lui rendre son permis de conduire.
Bette : Et l’autre chauffeur ?
Agent : Quelques contusions, rien de bien méchant, mais si votre sœur continue ainsi, la prochaine fois pourrait faire de gros dégâts.
Bette : Je comprends, oui.
Agent : Payez-vous la caution ?
Bette : Ai-je réellement le choix ?!... Tenez, voici un chèque de 10'000 $.
Kit : Betty !
Bette : Kit, dans quel merdier t’es-tu encore fourrée ?!
Kit : Betty, je te promets que cette fois-ci je vais me prendre en main.
Bette : C’est ce que tu dis toujours.
Kit : Mais cette fois-ci je t’assure que c’est pour de vrai.
Bette : Voyez-vous ça, il me semble plus facile de croire à l’existence du Père Noël qu’à tes promesses Kit !
Kit : Mais…
Bette : Il n’y a pas de mais Kit. Te rends-tu comptes que tes conneries viennent de me coûter toutes mes économies. La prochaine fois, ne m’appelle pas d’accord. Adieu.
Bette laisse Kit devant l’entrée du commissariat.
Kit : Bette, je t’en prie attends-moi !... Et merde !
Au salon de coiffure
Carlos : Shane, voici ta première cliente.
Shane : Tina ?!
Carlos : Vous vous connaissez ?
Shane : On a une amie en commun.
Carlos : Dans ce cas, je vous laisse.
Tina : Alors c’est ici que tu travailles. Ca fait longtemps ?
Shane : Depuis à peine une heure à vrai dire. Rire
Tina : Dans ce cas, ça me fait plaisir d’être ta première cliente. Comment vas ton ventre ?
Shane : Ca se remet bien, je ne sent pratiquement plus rien, je vais pouvoir me remettre en selle. Et toi ?
Tina : Je vais bien, mon boulot me passionne, et…
Shane : Et tu es amoureuse !
Tina : Ca se voit tant que ça ?
Shane : Ouais.
Rires
Shane : C’est du sérieux alors.
Tina : En effet.
Shane : Je suis heureuse pour vous.
Tina : Merci.
Université de Californie
Alice : Te voilà enfin, mais qu’est-ce que tu foutais !
Gabby : Je traînais avec des potes, on est pas mariées à ce que je sache, laisse-moi un peu vivre, Alice.
Alice : Mais on avait bien dit 16H et il est 16H45 maintenant.
Gabby : Je sais, je suis vraiment désolée.
Alice : Si tu trouves que je t’en demande trop, il faut me le dire. Tu as besoin de plus d’espace, tu ne veux plus être avec moi ?
Gabby : Ne raconte pas des bêtises Alice, tu sais que je veux être avec toi. Allez, pour me faire pardonner, c’est moi qui t’invite ce soir. Vite, embrasse-moi !
Alice : Pourquoi ?
Gabby : S’il te plaît Alice.
Alice : D’accord.
Elles s’embrassent et quittent le campus sous le regard médusé de leur professeur de journalisme.
CAC
Francklin : Vous vous en aller déjà mademoiselle Porter.
Bette embêtée : Oui, j’ai encore une artiste à aller voir.
Francklin : Dans ce cas, bonne soirée et j’espère que ce sera une bonne pioche.
Bette pour elle-même : Assurément.
Club de Tennis
Bill : Très bien Dana, ça suffit pour aujourd’hui.
Dana essoufflée : Je ne tiendrai jamais la distance, ce n’est pas une bonne idée cette Wild Card.
Bill : Je ne te comprends pas Dana, c’est une opportunité unique pour toi de jouer à l’US Open. N’était-ce pas là ton rêve?
Dana : Si bien sûr, mais pas pour me ridiculiser.
Bill : Je suis sûr que ça n’arrivera pas.
Dana : Mais c’est dans un mois et il y a encore tellement de choses à améliorer dans mon jeu.
Bill : Toutes les joueuses ont à améliorer leur jeu sans cesse Dana, en tant que ton entraîneur, j’ai confiance en toi, alors pour l’amour du ciel, fais-toi confiance pour une fois.
Dana : Ce n’est pas facile, mais d’accord, je veux bien tenter le coup.
Bill : Mieux comme ça, allez file à la douche, avant que je ne change d’avis et que je te fasse encore courir cinq miles de plus.
Dana : Dans ce cas, il faudra d’abord me rattraper.
Dana s’éloigne en courant.
Alphaville
Véro : Tina, une certaine mademoiselle Porter aimerait te voir.
Devant une Tina rouge comme une tomate, celle-ci ajoute :
Véro : Dois-je la faire patienter ?
Tina : En aucun cas !
Véro : C’est bien ce que je pensais, allez-y mademoiselle Porter.
Véro s’éloigne en riant. Bette entre avec un grand bouquet de roses rouges.
Bette : Sympa ton amie.
Tina : Tu ne devais pas venir me prendre chez moi à 19h30.
Bette : Si, mais je ne pouvais vraiment plus attendre, si Francklin m’avait un peu lâcher la grappe, je crois que je serai déjà venu te chercher à midi.
Tina en souriant : C’est pour moi ?
Bette surprise : Oui.
Bette s’approche du bureau de Tina et s’assied sur celui-ci en lui tendant le bouquet. Tina ferme les yeux, se laissant enivrée un instant par le parfum de rose. Bette en profite pour prendre délicatement les lèvres de Tina. Celle-ci, gardant toujours les yeux fermés, lui rend son baiser d’une manière passionnée.
Tina : Si on s’en allait.
Bette : Peux-tu quitter ton travail si tôt.
Tina : Quelle heure est-il ?
Bette : 17H à peine.
Tina : Véro nous couvrira, allons-y.
Elle enfile son manteau et prend le bras d’une Bette surprise.
Pensées de Bette : Elle ne craint donc pas de s’afficher avec moi.
Véro : Et qu’est-ce que je dis au patron s’il te cherche.
Tina : Que je suis en rendez-vous d’affaires.
Véro : Ben voyons. Amusez-vous bien.
Tina et Bette : Merci.