Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : The L Word
Création : 19.04.2007 à 09h28
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Suite de "Un simple baiser" et "Une simple journée": Avec une référence au match Dana Fairbanks - Jennifer Capriati.
Cette fanfic compte déjà 23 paragraphes
Flushing Meadow, midi
Bill : Dana, tu crois vraiment que c’est une bonne idée de m’accompagner à l’aéroport, alors que tu devrais te reposer et te préparer pour ton match de demain ?!
Dana : Peut-être bien que oui, mais là ce dont j’ai le plus besoin, c’est de voir mes amies.
L’avion amorce sa descente sur JFK.
Alice : Eh les tourtereaux, il serait temps de vous réveiller, on va atterrir !
Bette et Tina qui se sont endormies l’une sur l’épaule de l’autre émergent gentiment.
Bette : Bonjour mon cœur.
Tina : Bonjour Bébé.
Bette ne peut s’empêcher de déposer un chaste baiser sur les lèvres de Tina, ce qui a pour effet de mettre plusieurs passagers mal à l’aise, mais nos deux amoureux font semblant de ne pas le voir.
Aéroport JKF
Shane : Miss de New York me voici !
Ce qui a pour effet de faire rire tout le monde.
Alice : Dana !
Les retrouvailles qui s’en suivent font penser que ces jeunes femmes ne se sont plus vu depuis des lustres.
Dana : Tu dois être Tina.
Tina : En effet, heureuse de faire ta connaissance.
Dana : Bette nous a déjà tellement parlé de toi que j’ai hâte de découvrir si tout ce qu’elle a dit à ton sujet est vrai.
Bette : Merci.
Dana : De rien.
Bill : Bon si on allait les filles, Dana a encore un programme chargé jusqu’à demain.
Marina : On vous suit.
Arrivée à l’hôtel
Shane : Wow !
Bette : Dana, c’est bien trop luxueux.
Dana : Je voulais que vous logiez au même endroit que moi. J’ai une suite avec deux cambres annexes : Une pour toi et Tina, une pour Shane et Marina et Alice tu partageras la mienne.
Alice : Avec grand plaisir.
Dana : Bien, je vais vous laisser, sinon Bill va vraiment se fâcher. On se retrouve ce soir les filles.
Toutes : Merci Dana.
Alice : Et bon entraînement.
Un garçon d’étage les emmène vers leur suite.
Alice : Wow ! Bette c’est plus grand que ton appartement.
Tina : Et ça c’est une référence je suppose ?!
Bette faussement vexée : La référence ultime, tu ne veux pas dire que tu l’ignorais.
Marina : Il y a un jacuzzi.
Shane : Faudra y faire un tour.
Marina : Assurément.
Alice : On est à New York les filles, en route pour du shopping.
Shane et Marina : On te suit.
Bette : Allez-y, j’aimerai emmener Tina ailleurs, si ça ne vous gène pas.
Alice : Vous n’allez pas faire bande à part tout de même.
Marina : Laisse-les Alice.
Shane : Elles ont besoin de se retrouver.
Bette : De toute façon on se retrouve pour le dîner de ce soir.
Tina : Si je comprends bien, je n’ai pas le choix.
Bette : Euh…
Tina : Je plaisantais Bébé, tu sais bien que je te suivrai où tu voudras.
Marina : Wow, quelle déclaration !
Sur quoi l’équipe se sépare.
Manhattan : Magasin de vêtements chics.
Shane : C’est cool, Carlos m’a donné une avance sur mon salaire, je vais pouvoir renouveler un peu ma garde-robe.
Alice : Qu’en pensez-vous.
Elle essaye une blouse très moulante qui met bien en valeur sa poitrine.
Marina : Bellissima, si tu sors avec ça, Gabby devra faire attention.
Alice : Pourquoi ?
Marina : Parce que tous les mecs te tourneront autour.
Shane : Les mecs ?
Alice : Euh… Ca te pose un problème ?
Shane : A moi non, je suis juste surprise, mais entre nous, les nanas apprécient également des beaux nichons. Et tu peux me croire, j’en sais quelque chose.
Elles éclatent de rire.
Jeune Vendeuse : Est-ce que je peux vous aider ?
Alice : J’ai déjà trouvé mon bonheur, merci.
Shane avec le regard insistant qu’on lui connaît : Vous n’auriez pas cette chemise une taille au-dessus ?
Vendeuse : Il faut que j’aille voir au dépôt, suivez-moi !
Shane la suit.
Alice : Comment fait-elle ça ?
Marina : Facile, elle est sûre d’elle et vachement bien roulée.
Au dépôt.
Vendeuse : Vous avez de la chance.
Shane : En effet.
En disant cela, Shane saisit langoureusement les lèvres de la vendeuse qui répond comme si ne rien n’était à ses avances.
Vendeuse : Pas ici. Ce soir, entre la 14ème et 5ème avenue, demande Connie.
Shane : J’y serai, mais pas avant minuit.
Connie : J’attendrai.
Elles se séparent après avoir échangé encore quelques très chauds baisers.
Central Park.
Tina : C’est magnifique.
Bette : Je t’offre une glace ?
Tina : Avec plaisir, à la fraise.
Bette s’exécute et elles s’asseyent sur un banc. Bette prend la main de Tina dans la sienne en y déposant un baiser.
Bette : J’ai eu un enfance plutôt heureuse, du moins de ce que je peux en juger. Mes parents n’étaient pas les plus riches, mais je n’ai jamais manqué de rien. J’étais enfant unique et même si le fait d’être métisse me valait de temps en temps quelques moqueries, j’avais tout de même de très bons amis à l’école. Puis un jour, je devais avoir quatorze ans, une jeune femme a frappé à notre porte. J’étais seule et elle voulait absolument parler à mon père. Elle prétendait être ma sœur, née d’une première union que mon père aurait eu avec une afro-américaine. Bien entendu, je ne l’ai pas crue, mes parents ne m’auraient jamais caché un truc pareil !
Bette s’arrête de parler pour se ressaisir, tellement la colère semble à nouveau vouloir la submerger. Tina la prend naturellement dans ses bras.
Tina : Tu n’es pas obligée de m’en parler si cela te fait trop souffrir.
Bette : J’avais toujours voulu avoir une grande sœur, et Kit, de dix ans mon aînée, était un véritable don du ciel, mais depuis ce jour-là, ma relation avec mon père, et même avec ma mère, s’est passablement dégradée. Kit était une chanteuse extraordinaire et lorsque mon neveu David est né, c’était pour moi l’une des plus grandes joies de ma vie. J’idéalisais la vie de ma sœur, elle était tout pour moi, mon idole de toujours, puis tout s’est effondré. Le père de David l’a quittée et elle ne s’en ai jamais remise. Elle s’est mise à boire et à toucher à la drogue. C’était tellement effrayant de la voir dépérir ainsi et je ne pouvais rien y faire. Un jour, je l’ai retrouvée dans sa salle de bain, elle s’était ouvert les veines. David, âgé de deux ans à peine, criait et je ne savais pas ce que je devais faire. Ensuite, je n’ai pratiquement plus vu ma sœur. David a été élevé par mes parents, même si la plus part du temps il était en pension. Je suis entrée à Stanford pour y étudier l’histoire de l’art. C’est aussi à Stanford que j’ai connu ma première copine, depuis je n’ai plus laisser aucun homme me toucher.
Tina : Tu veux dire qu’avant ça, tu sortais avec des garçon ?
Bette : Oh, juste avec deux types, de vrais minables.
Tina : Et ta famille, comment a-t-elle réagit à cela ?
Bette : Ma mère est morte peu de temps après mon « coming out » et mon père ne m’adresse plus la parole. Je crois qu’il pense que ma façon de vivre qu’il qualifie d’obscène et de contre-nature a précipité la maladie de ma mère.
Bette sent les larmes lui monter aux yeux et plonge sa tête dans le creux de l’épaule de Tina pour essayer de garder un semblant de dignité. Tina la sert tout contre son cœur qui bat de plus en plus vite. Elle réalise que Bette si fort, si sûre d’elle et parfois si arrogante, cache au fond de son cœur bien des blessures. Tina sait qu’elle est sans doute la seule personne au monde à qui Bette a jamais autant ouvert son cœur.
Au restaurant de l’hôtel même soir.
Shane : A quelle heure est ton match demain ?
Dana : A 15H sur le court numéro 1.
Alice : Et tu as tes chances ?
Dana : On a toujours ses chances Alice. Elle a à peu près le même style de jeu que moi, ce sera un match très physique.
Marina : Je suis sûre que ce sera du tout grand spectacle.
Les filles racontent leur journée respective à Dana, et fatiguée du rythme de vie new-yorkais, elles regagnent leurs chambres vers 23H. Toutes, sauf Shane évidemment.
Boîte de nuit.
Shane : Salut !
Connie : Alors tu es venue ?!
Shane : Evidemment !
Les deux jeunes femmes s’embrassent langoureusement.
Connie : Tu danses.
Shane : Ouais.
Inutile de dire qu’elles ne passent pas inaperçues.
Shane : Si on se trouvait un coin tranquille.
Connie : Ben dis donc, toi tu ne vas pas par quatre chemin.
Shane lève les épaules de manière nonchalante.
Connie : Mais ça me plaît, j’adore les filles qui savent ce qu’elles veulent. Allons chez moi.
Elles quittent la boîte tout en s’embrassant chaudement.
P’tit matin à l’hôtel. Shane essaye de regagner son lit sans bruit.
Marina : J’en conclue que c’était un bon coup.
Shane gênée : Très bon en effet, désolée de t’avoir réveiller.
Marina : Pas de problème.
Shane : Et les autres.
Marina : Elles n’ont pas besoin de le savoir.
Shane sourit bêtement et tente de trouver quand même quelques heures de repos.
Flushing Meadow: Court numéro 1.
Alice : Dépêchez-vous les filles, il ne faudrait pas louper le début de son match.
Marina : Du calme Alice, tu vois bien qu’elles en sont encore à l’échauffement.
Bill leur fait un signe pour les conduire à la loge de Dana.
Alice : Ah, voilà nos places.
Bill : Mesdemoiselles, contente de vous revoir.
Tina : Nous de même Bill.
Le match commence et sous l’encouragement incessant de ses amies, Dana se sent tout de suite en confiance. Après le gain de la première manche.
Alice : Je croyais que ça allait être serré.
Shane : De quoi tu te plains, Dana vient de gagner le premier set six à un.
Alice : Bien sûr, mais c’est juste que comme ça c’est un peu ennuyant le tennis.
Ses amies se mettent à rire et même Bill semble de très bonne humeur. Le deuxième set et un peu plus accroché, mais Dana fini par s’imposer là aussi par sept jeux à cinq.