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Série : The L Word
Création : 11.10.2007 à 12h02
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Suite de "Un simple baiser", "Une simple journée" et "Jeu, Sexe et Match"
Cette fanfic compte déjà 15 paragraphes
Au même moment, de l’autre côté de la ville.
Mme Roth : Ca me fait plaisir que ma fille ait enfin une amie aussi respectable que vous Dana.
M. Roth : Avant ma fille traînait sans cesse avec une bande de voyous, depuis votre rencontre à New York, elle s’efforce enfin à mener une vie convenable.
Dana gênée : Vous<savez, je ne suis rien de spécial, juste un être humain comme tout le monde.
Mme Roth : Vous êtes trop modeste Dana. Vous avez littéralement transformé la vie de ma fille.
M. Roth : Elle a repris ses études et un jour elle dirigera ma société.
Mme Roth : Puis elle se trouvera un bon mari et m’offrira d’adorables petits enfants.
Mélanie : Maman ! ! !
Mme Roth : Quoi ?
Mélanie : Je t’ai déjà dit des centaines de fois que je ne voulais pas me marier, quand est-ce que tu comprendras à la fin ! ! ! Tu viens Dana, on s’en va.
M. Roth : Où comptes-tu aller comme ca ?
Mélanie quittant la table en tirant Dana par le bras : Oh pas loin, juste dans ma chambre me calmer les nerfs, ca te dérange ! ! !
Mme Roth avec dignité : Je vous mettrai du dessert de côté pour plus tard.
Dana en sortant : Merci Madame, c'est trop aimable à vous.
Tina ouvre la porte et voyant Bette vêtue de son ensemble blanc (voir épisode pilote) la déshabille littéralement du regard sans dire un mot.
Pensée de Tina : Putain ce qu’elle peut être belle et elle doit l’être encore davantage nue. J’ai hâte de le découvrir. Je veux tout savoir de toi bébé, chaque centimètre de ton âme, de ton esprit et cette nuit de ton corps.
Bette : Tu me fais entrer Ti ?
Tina se mordant la lèvres : Hein, oui bien sûr bébé, excuse-moi, entre.
Bette amusée : Je donnerai chère pour connaître tes pensées juste à l’instant.
Tina rougissant : Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
Bette en entrant : Cette robe te va à merveille.
Tina : Merci et toi, tu es éclatante comme les étoiles dans le ciel.
Bette en voyant l’appartement : Wow, c’est magnifique, où as-tu trouvé le temps de faire tout ça, la déco est du grand art !
Tina en riant : Il faudra complimenter Alice alors, c’est elle qui a tout fait avec l’aide de Marina et Shane. La décoration d’intérieur ce n’est pas vraiment mon truc.
Bette : Tu as d’autres talents.
En disant cela, elle embrasse Tina qui enivrée par le parfum de Bette se laisse aller vers un baiser de plus en plus osé. Mais Bette veut se retirer, car elle sent qu’elle n’est pas en mesure de se contrôler devant la silhouette parfaite de Tina. Malgré cela, Tina n’est pas prête à interrompre leur baiser passionné. Des larmes commencent à couler le long des joues de Bette, ce qui fait enfin réagir Tina.
Tina alarmée : Bébé, qu’est-ce qui t’arrive ?
Bette : Je n’en peux plus Ti, ça me brûle, tout mon être est en feu, je me consume d’amour pour toi et…
Tina resaisi la bouche enflammée de Bette, tout en remontant la blouse de celle-ci. Bette est sur le point de hurler, mais Tina ne s’arrête pas et fait glisser le pantalon de Bette sur le sol. Sentant ce corps en éruption de désir pour elle sous ses doigts, Tina n’a plus qu’une envie, le faire frissonner sous ses lèvres jusqu’à l’extase suprême. Ses propres vêtements obstruent son propre désir et Tina s’empresse de s’en débarrasser.
Bette : Mon Dieu, tu es encore plus belle que ce que j’osais imaginer.
Les mains de Bette s’autorisent enfin à explorer les seins, les hanches et l’entrejambe de Tina qui continue à mener la danse et c’est finalement dans un cri que Bette atteint l’orgasme tant espéré.
Dana et Mel sont nues et enlacées sur le lit baldaquin de celle-ci.
Mel : Je constate que tu as toujours une aussi bonne condition physique. Ton jogging en compagnie d’Alice semble te réussir.
Dana : Faut croire oui, mais maintenant r’habillons-nous et allons rejoindre tes parents, sinon ils vont finir par se douter de quelque chose.
Mel : Tu as peur d’eux ?
Dana : Non, mais…
Mel : Mais des gens aussi respectables qu’eux ne supporteraient pas de découvrir qu’ils ont élevé une fille lesbienne sous leur toit, c’est bien ce que tu veux dire.
Dana : Ne monte pas sur tes grands chevaux Mel, ce n’est simple pour personne, d’accord.
Mel : Je suis désolée, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.
Dana embrasse passionnément Mel, alors qu’une voix les appelle.
Mme Roth : Le dessert est servi les filles.
Bette vient d’extérioriser toute la frustration accumulée de ce dernier mois, son corps tremble, ses larmes inondent ses yeux et les sanglots de son âme envahissent sa gorge. Tina la berce comme un petit enfant contre son sein, tout en chuchotant les paroles de la chanson qui passe à cette instant.
Bette : Qu’est-ce qu’il chante ?
Tina réalisant que Bette ne comprends pas les paroles : Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ? Pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. Et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour et qui n'en revient pas. Et si tu n'existais pas, dis-moi pour qui j'existerais ? Des passantes endormies dans mes bras que je n'aimerais jamais. Et si tu n'existais pas, je ne serais qu'un point de plus dans ce monde qui vient et qui va, je me sentirais perdu, j'aurais besoin de toi. Et si tu n'existais pas, dis-moi comment j'existerais ? Je pourrais faire semblant d'être moi, mais je ne serais pas vrai. Et si tu n'existais pas, je crois que je l'aurais trouvé, le secret de la vie, le pourquoi, simplement pour te créer et pour te regarder.
Bette : C’est exactement ce que je ressens.
Tina attendrie : Je suis désolée bébé.
Bette : Quoi, de m’avoir baisée comme jamais personne avant toi ?!
Tina : Non, de ne pas l’avoir fait plus tôt.
Bette surprise : Oh, mon amour…
Tina : Je ne réalisais pas combien je te faisais souffrir et…
Bette : Ce n’est rien, il fallait que tu sois et sûre et tu sais quoi ?
Tina : Quoi ?
Bette : Mon corps tremble encore de tes certitudes.
Tina : Je n’ai fait que suivre mon instinct.
Bette : Et que te dit ton instinct ?
Tina sensuellement : Que j’ai hâte de remettre ça, mais après le dîner si tu veux bien.
Bette d’un œil coquin : Je meurs de faim.
En disant cela, elle capture les lèvres de Tina, tout en s’extrayant du canapé.
Le lendemain matin au Planète.
Marina : On dirait que Tina a réussi à faire oublier l’heure à Bette.
Dana dans la lune : Oui, on dirait.
Alice : Je me demande ce que Tina a bien pu ressentir ?
Shane : Que veux-tu dire ?
Alice : Et bien, c’était sa première fois… Vous vous souvenez encore comment c’était pour vous ?
La question d’Alice est suivi d’un long moment de silence.
Shane nonchalante : J’en sais rien, normal je suppose.
Marina : Lors d’une soirée mondaine organisé dans ma demeure familiale aux alentours de Paris où j’a grandi. J’avais quatorze ans et je m’ennuyais à mourir en compagnie de tous ces aristocrates qui ne cessaient de parler politique et finance. Mais heureusement le chauffeur de mon père y avait emmené sa fille. On s’est retiré dans ma chambre et elle m’a soudainement attirée vers elle en m’embrassant. Ca m’a semblé tellement naturel que je lui ai rendu son baiser et on a fini dans mon lit. Bien sûr c’était loin d’être parfait, car nos gestes étaient encore bien hésitants et inexpérimenté, mais c’était malgré tout un délice.
En disant cela, Marina passe sa langue sur ses lèvres.
Dana : Et cette fille, tu l’as revue ?
Marina : Non, jamais, mais il m’arrive de rêver d’elle de temps en temps.
Alice : La première fois avec un mec fut une catastrophe, il était tellement pressé que, à part me faire mal, il ne m’a rien fait ressentir du tout, puis un jour j’ai rencontré Gabby qui a enfin su être à l’écoute des désirs de mon corps.
Shane avec son air triomphant : J’ai toujours dit que les femmes étaient beaucoup plus douées pour le sexe.
Marina : Et toi Dana ?
C’est alors que Bette entre dans le Planète, Tina à son bras.
Alice à Dana : Sauvée par le gong.
Shane : Ah vous voilà, on n’attendait plus que vous pour savourer notre café.
Bette : Comment saviez-vous que nous allions venir ?
Marina : L’intuition.
Alice : Contente de te compter enfin parmi nous Tina.
Alice embrasse ses deux amies et invite Tina à s’asseoir à sa gauche, puisque Dana occupe depuis toujours la place à sa droite. Tina comprends alors que désormais ces personnes attablées avec elle seraient pour toujours sa famille.
Bette : Quel est ce sourire Ti ?
Tina : C’est rien, rien du tout…
FIN