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Série : The L Word
Création : 07.11.2007 à 09h45
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Et si la saison 3 se terminait autrement, et si...
Cette fanfic compte déjà 55 paragraphes
Sur la terrasse.
Helena : Tu es magnifique Dana.
Lara : Tu vois ma puce, tu ne voulais pas me croire.
Dana : Disons que mon look fait très tendance.
Dana semble avoir retrouvé sa pêche et chose curieuse sa bonne humeur, en apparence du moins.
Shane dans la piscine : Alors Carmen, tu viens !
Carmen : Je n’ai pas pris mon maillot.
Angus : Je ne regarde pas, promis.
Kit éclate de rire et Dana en profite pour pousser Carmen à l’eau.
Carmen remonte à la surface : C’est malin, qui a fait le coup) Je vous préviens, je ne me laisserai pas faire.
Helena : Tu oserais t’en prendre à Dana ?
Carmen : Quoi ?!
Dana hausse les épaules depuis une chaise longue : Eh oui !
Shane entraîne Carmen au fond de l’eau pendant que Bette sert des cocktails à tout le monde en évitant soigneusement de devoir adresser la paroles à Helena.
Dana : Est-ce que Alice va venir ?
Bette est embarrassée et Tina répond à sa place.
Tina : Malheureusement non, elle est à San Francisco pour un séminaire.
Dana visiblement déçue : Dommage, la famille est incomplète sans elle.
Lara forcée : Tu as raison ma puce.
Bette tout bas à Kit : Tu parles, cela t’arrange bien de ne pas avoir de rivale dans les parages.
En fin de soirée, alors que toute le monde s’apprête à partir.
Helena : Bette, pourrais-je te parler un instant en privé.
Bette agacée : Je n’ai rien à te dire Helena.
Helena : Je comprends que tu me détestes Bette, je l’ai bien cherché, mais là c’est vraiment très très important.
Bette cède : Allons dans ta voiture.
Elles sortent sous le regard perplexe de Tina.
Tina : Décidemment je ne comprends vraiment plus Bette.
Dans la voiture d’Helena.
Bette pressée : Je t’écoute.
Helena directe : Alice n’est pas à San Francisco.
Bette surprise : Quoi !?! Mais où est-elle alors ?
Helena : Chez elle, comme à chaque moment de son temps libre depuis deux longues semaines.
Bette : Tu veux dire qu’elle s’enferme chez elle, mais pourquoi ?
Helena : Dois-je te faire un dessin Bette ?
Bette : Dana !
Helena : Qui d’autre.
Bette : Je m’en occupe, merci de m’avoir prévenue.
Helena : Les amis sont faits pour ça, à ce qui parait du moins.
Bette surprise : Mais nous ne le somme pas, je veux dire…
Helena : Ca ne fait rien, au moins toi tu es honnête, pas comme tous ces vautours qui n’en veulent qu’à mon argent et sont près à s’aplatir devant moi pour l’obtenir. J’ai plus d’argent que je ne pourrai jamais dépenser Bette, mais personne avec qui le partager.
Bette : Tu veux rire, tu peux avoir n’importe qui.
Helena : Sauf la femme que j’aime, c’est le destin, mon karma ou simplement le hasard qui se moque de moi.
Bette : Crois-moi ou non, je suis navrée.
Helena : Ne le sois pas, je le mérite de toute façon.
Bette : Je ne souhaite à personne de perdre son amour, même pas à mon pire ennemi.
Helena : C’est ce que je suis pour toi Bette ?
Bette : C’est ce que je pensais, jusqu’à maintenant du moins.
Bette sort de la voiture.
Helena : Bats-toi pour Tina Bette, aucune fortune, aucune gloire, aucune fierté ne mérite qu’on sacrifie son amour pour elle.
Bette se retournant : J’y penserai.
Tina : Que voulait Helena ?
Bette embarrassée : Se réconcilier avec moi je suppose.
Tina contrariée : Et il t’a fallu tout ce temps pour l’envoyer sur les roses. J’ai eu le temps de ranger toute la maison, heureusement qu’il y avait Kit et Angus pour m’aider.
Bette essayant de rester clame : Qui te dit que je l’ai envoyée balader ?
Tina abasourdie : Euh…
Tina s’éloigne sans mot dire, voir si Angelica dors toujours à point fermé. Bette prends son manteau et ses clefs de voiture et ressort.
Chez Alice, trois heure du matin.
Alice endormie : Bette, mais qu’est-ce que tu fais ici ?
Bette : Ca ne serait pas plutôt à moi de te poser cette question ?
Alice cède : Entre, avant qu’on aille réveillé tout l’immeuble.
Devant une tasse de café, quelques minutes plus tard.
Bette : Tina est attirée par les hommes et elle va certainement me quitter sous peu.
Alice : Et qu’as-tu l’intention de faire ?
Bette : A vrai dire, je n’en sais rien. Helena dit…
Alice : Helena ?
Bette : Et, elle dit qu’il faut se battre pour les gens qu’on aime, mais…
Alice : Mais peut-être que le vrai combat c’est de les laisser libres de s’en aller.
Bette : C’est pour ça que tu ne viens plus voir Dana ?
Alice : La femme que j’aime est amoureuse de quelqu’un d’autre. Si je l’aime vraiment…
Bette : Je dois la laisser s’en aller.
Le silence s’installe dans la pièce. Les deux jeunes femmes réalisent le sacrifice énorme qu’elles vont devoir apporter sur l’autel de l’amour.
Bette rentre chez elle à dix heure du matin. Tina est déjà levée. Bette constate que celle-ci a fait ses valises et les a entreposées dans l’entrée. Bette ne dit rien, elle empoigne une valise dans chaque main et les porte à la voiture de Tina.
Tina : Bette, je…
Bette l’arrête en plaçant sa main sur les lèvres qu’elle avait tant embrassées.
Bette : Je sais Ti, je sais.
Bette sert Angelica contre son cœur avant de l’installer dans son petit siège à l’arrière de la voiture. Devant ce spectacle déchirant Tina hésite, mais Bette l’encourage à reprendre enfin sa liberté.
Bette : Surtout prends bien soin de notre fille.
Tina : Je te le promets.
Bette reste digne jusqu’à ce que la voiture de Tina quitte l’allée, avant de s’écrouler.
Au même instant dans la maison voisin. Shane et Carmen dorment enlacées dans leur lit.
Carmen alarmée : C’était quoi ce cri ?!
Shane émergeant : C’est Bette, vite !
Les deux jeunes femmes s’habillent en hâte et se précipitent chez leur voisine qui se tient sur l’escalier de son allée, le regard vide et glacial.
Shane : Bette, tu m’entends !?
Carmen : On dirait qu’elle a subi un choque violent.
Shane : Aide-moi à la transporter à l’intérieur.
Quelques jours plus tard au collège d’art et de design Otis.
Mr. Jones : Mademoiselle Porter, je suis très heureux que vous ayez finalement accepté de diriger notre école. Vous ne serez pas déçue, soyez-en assurée.
Bette : Je le crois volontiers, pouvez-vous me breefer sur ce qui est déjà prévu pour les semaines à venir.
Mr. Jones : Oh oui, bien entendu. En plus des cours et des ateliers, nous avons pour habitude d’organiser une conférence avec un orateur externe par art. Ce qui nous fait neuf conférence de ce type par mois. La plus importante de ce mois aura lieu jeudi de la semaine prochaine avec la photographe de guerre Moreland.
Bette : Dylan Moreland ?
Mr. Jones : Vous la connaissez ?
Bette : Je l’ai rencontré par le passé.
Mr. Jones : Bien sûr, j’oubliais que le monde artistique n’avait point de secret pour vous, mais suivez-moi, je vais vous présenter à vos collègues de travail.