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Série : The L Word
Création : 07.11.2007 à 09h45
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Et si la saison 3 se terminait autrement, et si...
Cette fanfic compte déjà 55 paragraphes
Maison familiale de Carmen.
Mme Morales : Shane ?!
Shane : Madame, je sais que vous n’avez pas envie de me voir et je le comprends, mais j’ai une chose vraiment très importante à vous dire.
Mme Morales : Dònde es Carmen ?
Shane : A Beverly Hills. Elle anime une soirée ce soir, avec du beau monde, du très beau monde.
La fierté que Shane exprime dans ces mots adoucit le cœur de la mère de Carmen.
Mme Morales : Siénte te Shane, te escucho.
Shane : Carmen vous aime, vous êtes sa famille et elle a besoin de vous. Je comprends que vous me détestiez, vous m’avez accueillie comme personne avant vous et j’ai trahi votre confiance. S’il le faut, je partirai, mais ne rejetez pas votre fille Madame.
Mme Morales pensive : Ti el amas.
Shane : Peut-être, j’en sais rien.
Mme Morales : Ce n’était pas una cuestión. Si tu es venue me parler, prête à renoncer à tout, c’est una evidencia, tu l’aimes.
Shane ne sait quoi répondre. Embarrassée, elle se lève pour s’en aller.
Mme Morales : Venez dîner à la maison dimanche prochain, ambas.
Shane ne se retourne pas, une larme lui pique les yeux.
Shane : Nous viendrons, prometida.
Henry : Chérie, je suis rentré.
Tina se lève du canapé pour embrasser son homme.
Henry : Qu’es-tu en train de faire ma belle ?
Tina : Je rassemble tous les papiers de l’adoption d’Angelica.
Henry essayant de garder son calme : Je croyais que tu y avais renoncé.
Tina : Bette a désiré cet enfant tout autant que moi et Angelica est sa fille tout comme elle est la mienne, tu comprends.
Henry haussant le ton : Non, je ne comprends pas. Il n’existe aucun lien entre Bette et ta fille, si ce n’est le fait que tu as vécu un temps sous son toit, mais maintenant vous vivez dans ma maison.
Tina bouillonne en elle-même, mais elle ne veut pas se disputer avec Henry.
Tina calmement : As-tu déjà perdu un enfant ?
Henry dérouté : Euh, non.
Tina : Moi si. Bette m’a soutenue pendant des mois, alors que j’avais totalement perdu le goût de vivre. Bette était le roc sur lequel je m’appuyais. Mais un jour, lors d’une émission de télévision, elle s’est effondrée comme les tours du World Trade Center. Malgré toute mon affection pour toi, je ne lui ferai pas endurer cela une seconde fois.
Henry : Mais…
Tina : La discussion est close.
Sur quoi, Tina scelle l’enveloppe sur laquelle figure l’adresse de Bette.
Dana : Je suis heureuse de retrouver mon appartement, il commençait à me manquer.
Lara : Bienvenue à la maison ma puce.
Angelica se met à pleurer.
Angus : Je crois qu’elle a faim, je vais lui préparer quelque chose.
Il dépose Angelica dans les bras de Dana avant de se diriger vers la cuisine.
Lara sourit : Vous êtes magnifiques.
Kit : Quel charmant tableau familial. Qui sait, peut-être qu’un jour ce sera votre tour.
Lara : J’aimerai bien, et toi Dana !?
Pensées de Dana : C’est donc cela que tu veux ? Bien sûr que j’aime les enfants, mais de là en élever avec toi.
Dana : J’y ai jamais réfléchi.
Angus : Voilà une bonne purée de pomme pour notre ange.
Kit : Où as-tu trouvé ces ingrédients ?
Angus : Le frigo est plein, je me suis servi. J’espère que cela ne te dérange pas Dana ?
Dana : Lara, tu es vraiment incroyable, je t’adore !
Lara surprise et modeste : Oh, ce n’est vraiment rien.
Pensées de Kit : Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose sonne faux dans cette histoire.
Plusieurs élèves s’approchent de Dylan en fin de conférence pour la féliciter.
Bette : Vous avez fait très fort, je les ai rarement vu aussi enthousiastes.
Dylan : Merci Bette, mais je n’ai pas grand mérite, les photographies parlent d’elles-mêmes.
Bette : Et votre projet de film, où en êtes-vous ?
Dylan hésite : Aux oubliettes j’en ai bien peur.
Bette : C’est vraiment dommage, je l’aurais volontiers projeter dans notre établissement. N’avez-vous vraiment aucun moyen d’y remédier ?
Dylan : Cela ne dépend de moi.
Bette : Helena Peabody ?
Dylan pensive : Helena.
Bette: Puis-je me permettre un conseil?
Dylan : Pour ce que ça change, allez-y !
Bette : Tant de paramètres sont requis pour tomber amoureuse d’une personne, et d’autant plus de conditions sont nécessaire pour que cette personne vous aime aussi, que ça semble totalement impossible. Le tout est de savoir si nous croyons aux miracles ?
Dylan : Bouddha ?
Bette : Non, Bette Porter.
Elles se mettent à rire de bon cœur.
Shane regarde dormir Carmen. Tant de sentiments contradictoires se bousculent dans son âme. Que doit-elle faire avec tout cela ?
Shane : Mi corazòn, je sais que ta soirée s’est terminé qu’au petit matin, mais nous devons y aller.
Carmen émergeant : Allez où ?
Shane haussant les épaules : Tu verras bien.
Carmen avec son regard de chien battu : Dis-moi !
Shane un sourire machiavélique : Inutile, je ne dirai rien.
Alice et Bette dînent au Planète
Alice en riant : Je n’ai pas réussi à résister à lui remplir son frigo avant de balancer ses clefs dans sa boite aux lettres, c’était plus fort que moi.
Bette : Et moi, je lui ai renvoyé le dossier d’adoption sans l’avoir signé, c’est pas mieux.
Alice choquée: Tu as fait quoi ? Mais Bette, tu es complètement cinglée !
Bette : Non, mais je suis de l’avis de Henry sur ce point. Si Tina veut fonder une famille hétérosexuelle, il faut que Angelica puisse bénéficier d’un père à part entière.
Alice : Mais Angelica est ta fille.
Bette : Dans mon cœur elle le sera toujours, mais le passé de Tina et moi serait trop lourd à porter pour elle.
Alice : Quel gâchis tout de même. Sommes-nous réellement maudites ?
Bette : Dana est en vie et prend chaque jour un peu plus l’ascendant sur la maladie. Tina est heureuse en ménage et a un excellent job qui la passionne. . Finalement on leur a quand même bien servi.
Alice : Et notre bonheur, qui s’en préoccupe ?
Bette dépitée : Nous savons désormais que même l’amour n’est pas en mesure d’acheter l’amour. L’inconvénient de la liberté je suppose.
Alice : Je voudrais n’avoir jamais connu Dana, mais en même temps, je sais qu’alors ma vie aurait été vide de sens.
Carmen : Que faisons-nous là ?
Shane : Nous sommes attendues pour le dîner mademoiselle.
Carmen : Comment ça ?
Mme Morales : Carmencita, Shane, venez, venez mes filles.
Elle les embrasse à bras grand ouverts, ce qui surprend Carmen et met Shane quelque peu mal à l’aise.
Carmen : Maman quien este pasa ?
Madame Morales les convies à table où pour une fois, il n’y a personne d’autre que les trois femmes.
Mme Morales : Je n’aurais pas dû réagir comme ça l’autre jour, mais mets-toi à ma place querida.
Carmen irritée : Quoi, ça fait scandale, c’est ça !?
Shane calmement : Mi corazòn, ta mère a raison, c’est normal qu’elle soit sous le choque, mais si on est là aujourd’hui, c’est peut-être parce qu’elle est capable de te comprendre, tu es sa fille non.
Mme Morales attendrie : Tu appelles toujours mi hija comme ça Shane ?
Shane hésitant : Euh, oui…
La paix s’installe au fur à mesure que le dîner se prolonge et même Carmen commence à se sentir à l’aise.
Dans la cuisine quelques instants plus tard
Mme Morales : L’aimes-tu autant qu’elle t’aime.
Carmen surprise : Que veux-tu dire ?
Mme Morales : Shane est venu me parler la semaine passée. Elle m’a dit que si je le voulais elle s’en irait. Elle ne veut pas que tu perdes tu familia à cause d’elle.
Carmen : Elle a dit ça ?
Mme Morales : Elle t’aime, sabe ?
Carmen émue : Moi aussi je l’aime maman, je l’aime más que me vida.
Madame Morales sert sa fille dans ses bras.
Mme Morales : Va, tiene me benedición.
Carmen se blotti encore un peu plus dans les bras de sa mère sous l’œil attendrie de Shane qui a surpris la fin de leur conversation.
Dana ouvre son frigo et en sort une bonbonne de chantilly.
Dana : C’est bizarre, jamais Lara n’achèterait ce genre de chose.
Elle ferme les yeux et c’est le visage d’Alice qui apparaît devant ses yeux.
Dans la voiture.
Carmen : Qu’attends-tu pour démarrer ?
Shane pensive relève enfin la tête après plusieurs minutes de silence.
Shane fixant Carmen dans les yeux : Epouse-moi !
Carmen bafouillant : Pardon
Shane sérieuse : Epouse-moi
Carmen : Je ne sais pas, je dois réfléchir, je…
Shane nonchalante : Ca ne fait rien, oublie ce que j’ai dit.
Carmen : Il n’en est pas question !
Shane démarre la voiture, le silence règne pendant tout le trajet. Shane gare la voiture devant la maison.
Carmen fixant Shane : Oui.
Shane : Tu veux dire…
Carmen : Oui, ma réponse est oui.
Shane enlace Carmen et l’embrasse passionnément. Elles rentrent tout en s’embrassant et une grande partie de leurs vêtements restent dans l’allée.