[ Alice arrive au Planet. Betty vient de l’annoncer a Kit, qui n’en revient toujours pas. Quand Alice s’approche, Bette propose de prendre une table, juste toutes les deux… ].
Alice : Elle a pas l’air bien Kit, c’est encore au sujet d’Angus ?
Bette : Non ça va mieux entre eux, même si il va lui falloir du temps, elle finira par lui pardonner.
Alice : Ok très bien alors sinon quoi de neuf, pourquoi tu voulais me voir.
Bette : Parce que j’ai une grande nouvelle à t’apprendre.
Alice (
inquiète) : Concernant ?
Bette : Jodi enfin en partie.
Alice (
de plus en plus inquiète) : Tu m’en as dis trop ou pas assez là c’est intenable.
Bette : Je pars vivre à New York.
Alice : Merde.
Bette : Je n’en attendais pas moins de ta part Alice.
Alice : Mais qu’est-ce qui t’ait passé par la tête Porter ?
Bette : A vrai dire ce n’était pas prémédité. Il s’est avéré que j’ai étais recommandée pour le poste de directrice du nouveau bâtiment du Whitney qui se trouvera prochainement à l'entrée de la "High Line" qui est une ancienne voie ferrée aérienne…
Alice (
lui coupant la parole) : Ca je m’en fou, épargne-moi les détails techniques. Ce qui m’importe c’est quand tu pars, pour combien de temps etc.
Bette : Je pars à la fin de la semaine prochaine car le poste est à pourvoir dans 15 jours. Mais je ne sais pas encore pour combien de temps. Jodi en a encore pour quelques mois avec sa sculpture et moi je peux ne pas convenir au poste et puis ça peut ne pas fonctionner entre nous. Il y a tellement de critères qui rentrent en compte mais le poste est une opportunité en or et puis j’aime Jodi alors je n’ai pas hésité longtemps.
Alice (
sous le choc est en pleur) : Mais pourquoi est-ce qu’elles partent toutes.
Bette (
en prenant Alice dans ses bras) : Ne le prends pas comme ça Alice et puis ce n’est pas loin New York et les allers-retours je les aurais quand même fait pour aller voir Jodi sauf que la ce sera pour venir vous voir.
Alice : Tu es certaine d’y avoir bien réfléchie. Tu as pensé à Angelica ?
Bette : Bien évidement que j’y ai pensé mais depuis que j’ai rencontré Jodi, ma vision des choses a changé. C’est comme si le monde pouvait s’écrouler, je n’ai d’yeux que pour elle. Au plus profond de moi, je sais. Je sais que je pourrais partir tout de suite pour elle.
« LEAVING » est soudain le plus beau mot. The L word Alice, comme cette série que tu aimes tant.
Alice (aigrie) : Si tu veux te la jouer comme ça moi aussi je peux te trouver un mot en relation « LETING DOWN » ça fonctionne aussi.
Bette : Tu es mon amie, tu devrais plutôt m’encourager. Ca n’a pas été facile pour moi ces derniers mois et voila seulement que je suis prêt à l’employer ce mot. « partir ». « Il faut partir ».
Alice : Mais qu’est-ce que tu attends de moi. As-tu seulement pensé à Tina ?
Bette : Elle a était au centre de mes pensées, avec Angelica mais je considère que ma relation avec elle appartient au passé, comme un amas confus posé derrière moi qu’il faut tenter d’oublier. Elle a choisi Henry et j’ai choisi Jodi. Je sais que ce qui se passe est très grave, et que je ne fait rien pour freiner. Je sais aussi qu’il n’y a pas d’autre issue. Je sais que je vais vous faire souffrir et je préférais l’éviter, qu’il faudrait que je me raisonne, que j’attende, que réfléchisse, mais « Partir », « Partir » est plus fort que tout. Tout recommencer à zéro. La case départ promet tellement.
Alice (
en se levant): Ok je vois qu’aucun argument ne te fera changer d’avis alors je ne vois pas à quoi ça sert que je reste une minute de plus.
Bette (
retenant Alice): S’il te plaît Alice, ne t’en vas pas fâchée. Essaye de me comprendre.
Alice : Il n’y a rien a comprendre à part qu’on peut s’éloigner à jamais de quelqu’un, faillir à toutes ses promesses tout en restant assis en face d’elle.
Bette : Je savais que ça n’allait pas être facile à accepter mais de la à me blâmer.
Alice : Ce qui me peine le plus, c’est de voir à quel point ton amour pour Jodi a remplacé celui que t’éprouvais pour Tina, comme si les deux histoires étaient des vases communicants. Je suis horrifiée de te voir si peu hésiter. Il n’y aura pas de vaudeville, pas de dilemme, simplement un être qui prend la place d’un autre, en douceur, sans faire de scandale.
Bette : Je ne m’attendais pas à une telle réaction de ta part alors je n’insiste pas. Je vais être très occupée cette semaine avec toutes les formalités qu’engendrent mon déménagement mais si tu veux me voir je serai toujours me rendre disponible et puis je compte te voir vendredi soir pour ma fête de départ.
Alice : Sincèrement Bette, je ne sais pas.
Bette : Réfléchis-y au moins et s’il te plaît, ne le dis à personne, je préfère leur annoncer moi-même.
Alice : Ah ça il n’y a pas de danger que je vende la mèche. Ce sera peut-être la première fois que je garde un secret.
Bette : Je t’en remercie.