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Série : The L Word
Création : 16.01.2008 à 20h48
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Episode libre principalment tournée vers Tasha, prenant en compte les quatre premières saisons.
Cette fanfic compte déjà 50 paragraphes
11 décembre, 3H30 sous le feu de l’ennemi.
Tasha : Quelqu’un a-t-il été touché ?
Caporal Peter Clark : On est tous entiers mon Capitaine.
Soldat de seconde classe Tom Burns : Mais bon sang, combien sont-ils ?!
Lieutenant John Stevens : Pas plus d’une dizaine.
Soldat de première classe Dan Harris : Comment pouvez-vous le savoir Lieutenant ?
Sergent Sara McAllister à la place du Lieutenant : Parce que sinon on est mort.
Soldat de seconde classe Tom Burns : On dirait les lumières d’une villes.
Soldat de première classe Dan Harris : Où ça ?
Soldat de seconde classe Tom Burns : A cinq heures, à quinze ou vingt miles, difficile à dire.
Lieutenant John Stevens : Je crois que Burns a raison.
Sergent Sara McAllister : Vous pensez que c’est…
Lieutenant John Stevens : Ca m’a tout l’air en effet.
Tasha : Je sais que l’officier supérieur ne doit jamais abandonné ses hommes, mais je suis la personne physiquement la plus en forme…
Caporal Peter Clark doucement : Normal, avec tout l’hémoglobine qu’elle a avalé, on aurait dit un vampire.
Tasha : Je vous ai entendu Caporal.
Soldat de première classe Dan Harris : Oups !
Tasha : Couvrez-moi pendant dix à quinze minutes et puis tirez-vous, ne vous mettez pas inutilement en danger.
Sergent Sara McAllister : Ils vous traqueront sans relâche et vous empêcheront par tous les moyens d’atteindre Koweït.
Tasha : Je vous tirai de là, je vous en fais la promesse.
Soldat de seconde classe Tom Burns : On marche avec vous mon Capitaine.
Lieutenant John Stevens: Bonne chance.
Tasha s’éloigne comme un fauve dans la nuit.
Matinée du 18 décembre, Alice est seule sur son lit, la lettre de Tasha pressée sur son cœur. Chaque mot de cette lettre s’est instantanément gravé, brûlé au fer blanc, dans tout son être dès la première lecture, et pourtant Alice ne peut cesser de la lire et de la relire encore, comme pour se persuader que ce n’est pas juste un horrible cauchemar.
Mon amour, toi la femme la plus sexy que je n’ai jamais rencontrée ! Si tu lis cette lettre, c’est que ma mission en Iraq aura été la mission de trop. Que puis-je te dire, que puis-je écrire pour que ça change quelque chose, faire une différence. Je ne pensais pas que ça puisse exister, un sentiment aussi fort, un sentiment qui puisse me faire oublier tout ce qui a été ma vie jusqu’ici. J’ai donné ma vie à l’armée, alors que c’est à toi que je la devais Alice. Chaque parcelle de mon corps vibrait au son de la discipline militaire et pourtant ce n’était rien à côté des frémissements que je ressentais sous tes baisers. Je comprends que tu maudisses sans relâche la perm qu’on m’a accordée et qui m’a menée juste à Los Angeles, qui m’a menée jusqu’à toi mon amour, cela ne fait rien. J’ai parcouru le monde, la gloire des champs de guerres et des cours politiques, à en oublier pour quoi je me battais jusqu’à ce jour où je me suis perdue dans la profondeur de tes yeux. Toi, blonde comme les blés à la peau plus blanche que neige, mais d’une douceur inégalée. Sache qu tu demeureras pour l’éternité l’unique amour de ma vie et c’est pourquoi je ne veux pas que tu t’apitoies sur mon sort. Il ne faut pas avoir de regret, l’important ce n’est pas combien de temps nous nous sommes connues, mais que nous nous soyons trouvées. Il faut que tu sortes, que tu vives ta vie à fond mon adorée, car c’est ainsi que je t’ai toujours chérie. C’est cette vie qui pétille sans cesse dans tes yeux, dans chaque mouvement de ton corps qui a emprisonné mon cœur qui demeurera à jamais avec toi. Ton soldat qui donnerait tout pour pouvoir te dire ces mots en face plutôt que sur du papier. Tasha, l’amoureuse éternelle de Alice.
Alice pleure toutes les larmes de son corps et de son âme.
Dans la nuit du 11 au 12 décembre, camps bédouin.
Un bédouin entre sous la tente du chef et s’incline devant lui.
Abdullah : Qu’est-ce qui t’amène par une heure aussi tardive Mehdi ? Par Allah parle.
Mehdi : Mohammed et moi avons trouvé une femme-soldat en revenant de la chasse.
Abdullah : Une femme-soldat ? Décidemment ces chiens ne reculent devant rien, quelle pour l’islam.
Mehdi : Sa peau est trop noire pour être arabe grand chef. Je pense qu’elle est américaine
Abdullah : T’a-t-elle dit ce qu’elle voulait ?
Mehdi : Hélas non, elle était inconsciente, baignant dans son sang.
Abdullah : Salem, mon noble conseiller, qu’en penses-tu ?
Salem : Nous avons toujours été neutre dans cette guerre, mais nos lois d’hospitalités nous commandent d’aider quiconque ce trouve en difficulté.
Abdullah : Ta sagesse t’honore une fois encore. Mehdi, dis aux femmes de s’occuper de l’étrangère.
Mehdi s’inclinant : Ca sera fait grand chef.
Il sort de la tente et va réveiller sa femme et ses filles pour qu’elles pansent les blessures de la femme-soldat dont la survie est désormais sous sa responsabilité.
Matinée du 19 décembre, Bette entre dans l’atelier de Jodie
Jodie : Bette, te voilà enfin.
Elle descend de son échafaudage pour embrasser Bette qui se dérobe.
Jodie surprise : Que ce passe-t-il ?
Bette calmement : Pourquoi m’aimes-tu Jodie ?
Jodie qui ne s’attendais nullement à cette question : Ben voyons, laisse-moi réfléchir. Tu es extraordinaire, tu es sublime, tu es passionnée dans tout ce que tu entreprends, tu comprends l’art comme personne, tu illumines une pièce par ta simple présence, tu défends des valeurs nobles avec conviction et tu es un véritable feu d’artifice au lit.
Bette touchée, mais résolue : Mais je suis aussi inflexible, bornée, je veux toujours avoir raison et tout contrôler.
Jodie confirme en silence : Où veux-tu en venir Bette ?
Bette : Tu veux le lait et le beurre de la vache sans accepter ses coups de pied Jodie.
Jodie interrogative : Que veux-tu dire par là ?
Bette : Tu aimes mes qualités certes, mais tu ne peux pas vivre avec mes défauts. J’étais prête à faire un effort sur moi-même parce que tu comptes énormément pour moi, mais ce que tu me demandes c’est de changer complètement qui je suis. J’aurais voulu que tu m’aimes en tant que personne à part entière, avec mes qualités, mais aussi avec mes défauts.
Jodie attristée : Je sais, j’en suis désolée, mais je suis trop indépendante pour toi. Ce qu’il te faut c’est quelqu’un comme Tina, ou plutôt non, quelqu’un exactement comme Tina.
Bette surprise : Ta clairvoyance me surprendra toujours. Merci pour tout ce que tu m’as appris Jodie, je te dois beaucoup et j’ai peur de ne pas te laisser grand-chose en retour.
Jodie une larme à l’œil : Tu te trompes Bette, moi aussi j’ai beaucoup appris, compris sur moi-même, grâce à toi. Pouvons-nous rester amies ?
Bette souriant : Je n’y vois aucune objection.
Elle sert Jodie dans ses bras.
Jodie à l’oreille de Bette : Dépêche-toi d’aller la retrouver et ne la laisse plus jamais t’échapper.
12 décembre au petit matin sous la tente de Mehdi.
Fatma : Elle a perdu beaucoup de sang.
Mariam : Son gilet par balle n’a pas pu toutes les retenir, deux d’entre elles l’ont touché dans le bas ventre et juste au-dessus de l’épaule gauche très proche du cou.
Mehdi : Je vois que la médecine fascine toujours autant notre fille.
Fatma : Elle a du talent, c’est certain.
Yas : Père, l’étrangère s’est réveillée, mais je n’arrive pas à comprendre ce qu’elle dit. Qu’elle est donc cette langue barbare qui est la sienne ?
Aicha : C’est de l’anglais petite sœur
Mehdi se rend au chevet de la femme-soldat.
Tasha semi-comateuse : Il faut sauver mes hommes… je vous en prie…
Mehdi : nous n’avons trouvé personne avec vous.
Tasha dans la douleur : Ils sont à quinze miles vers le nord-ouest… Je vous en prie, ils ne tiendront pas longtemps face aux soldats rebelles, ça fait plus d’une semaine que nous errions dans le désert.
Mehdi surpris : Et vous avez survécu ?
Aicha : Cette femme doit être une sacrée meneuse d’hommes.
Mehdi souriant à son aînée : A ce qu’il parait en effet.
Mehdi retourne à la tente d’Abdullah qui lui donne un contingent d’hommes pour une mission de sauvetage dans le désert.
19 décembre en fin d’après-midi, appartement de Tina.
Angelica ouvre la porte.
Tina au téléphone : C’est qui ma puce ?
Angelica revient tout excitée : C’est maman !
Bette a suivi sa fille dans l’entrée et Tina se dépêche d’abréger sa conversation téléphonique.
Angelica : Viens maman, viens, il faut voir ma nouvelle poupée !
Angelica prend Bette par la main et l’entraîne dans sa chambre. Tina les rejoins quelques minutes plus tard, elle les observe un bon moment avant de faire connaître sa présence.
Tina émue : Puis-je me joindre à vous ?
Angelica : Oh oui alors.
Tina s’assoit avec les deux femmes de sa vie pour jouer avec la maison de poupées de sa fille.
Angelica : Pourquoi on fait pas ça tous les jours ?
Tina et Bette ne savent pas quoi répondre à cela.
Tina : Tu veux rester dîner ?
Bette : Avec plaisir.
Tina : Tu veux bien donner son bain à Angelica pendant que je prépare le repas.
Bette lui sourit.
12 décembre vers midi, désert irakien.
Mohammed : D’après la quantité de sang, il y a dû avoir un vrai carnage, nous ne trouverons aucun survivant ici.
Mehdi : D’après leur uniforme, il n’y aucun américain parmi eux.
Ahmad : Il y a des traces qui mènent par là.
Il pointe dans une direction. Les bédouins lancent leurs purs-sangs dans la direction indiquée par leur meilleur soldat.
Mohammed : Ils sont là, quatre hommes et une femme.
Mehdi : Sont-ils en vie ?
Mohammed décent de son cheval pour vérifier.
Mohammed : A peine, ils sont complètement déshydrater.
Ahmad : Donnons leur de l’eau, mais attention, en petite quantité, leur corps ne saurait en absorber trop après tant de jours sans eau.
Les bédouins s’occupent des blessées et les chargent sur leurs montures.
Mehdi : Il faut nous dépêcher, je sens une tempête de sable qui se lève.
Ahmad : Allons-y !
19 décembre après avoir couché Angelica.
Bette : Merci pour cette soirée en famille, c’était magique.
Tina : Oui, ça l’était.
Un silence pesant s’installe entre les deux femmes.
Tina nerveuse : Mais au fait, quel était le véritable motif de ta visite ?
Bette jouant avec son verre de vin : Une question à laquelle tu es la seule à pouvoir répondre.
Tina surprise : Une question ?
Bette nerveuse à son tour : Oui.
Tina : Allez, ne me fait pas languir comme ça.
Bette : C’est que ce n’est pas si simple.
Tina essayant de détendre l’atmosphère : Je ne vais pas te manger si c’est ce que tu crains.
Bette directe : Pourquoi moi ?
Tina perdue : Excuse-moi, mais je n’arrive pas à te suivre sur ce coup Bette.
Bette : Pourquoi m’avoir aimé moi, alors que tu pouvais trouver tellement mieux, hommes et femmes confondues, pourquoi moi ?
Tina qui ne s’attendais nullement à la tournure que prennent les choses : Il n’y avait pas de raison, ce n’était pas une chose rationnelle qu’on pouvait expliquer Bette, c’était juste comme ça, une évidence. Un peu plus doucement : Mais malheureusement pas pour toi.
Bette se lève pour s’en aller : J’ai rompu avec Jodie ce matin.
Tina : Oh Bette, je suis vraiment désolée, je ne le savais pas.
Bette prenant son manteau dans la penderie : Pourquoi le serais-tu ? Je sais bien que ça te faisait souffrir de me voir avec elle.
Tina : C’est vrai, mais tu semblais tellement heureuse à ses côtés.
Bette se retournant : Tu veux dire que tu préférais me voir heureuse dans les bras de Jodie que de… Elle s’arrête dans sa phrase et reprend sur un ton de colère : Et c’est pour ça que tu m’as aidé à la récupérer lorsqu’elle est partie à New York !
Tina ne répond pas et retourne s’affaler dans son fauteuil, pensant que Bette trouvera bien la sortie toute seule, mais Bette reviens sur ses pas. Des larmes inondent le visage de Tina qui a fermé les yeux, voulant simplement se perdre dans un dernier verre de bourbon.
Bette s’approchant de Tina : Je t’aime
Tina sursaute et apercevant Bette reste sans voix.
Bette : Je t’aime Tina. Je suis consciente que j’ai coupé trop souvent les liens qui nous unissaient au lieu d’en défaire les nœuds, mais si tu es d’accord j’aimerai réessayer.
Tina ne peut qu’inviter Bette à venir dans ses bras, tellement les paroles de Bette la bouleversent. Bette s’agenouille devant Tina et pose sa tête sur ce cœur qu’elle a tant fait souffrir, mais qui l’invite pourtant encore et toujours.
14 décembre, camps de bédouins.
Lieutenant John Stevens : Comment va le capitaine ?
Mariam : Elle aller mieux, mais n’arrive toujours pas à faire descendre son fièvre.
Lieutenant John Stevens : Et les autres ?
Mariam : Eux aller très bien, fracture de Caporal plus problème, il être avec ma grande sœur, je crois lui amoureux.
Lieutenant John Stevens : Voyez-vous ça. Quand pourrais-je parler à votre chef Mariam.
Mariam : Mon père venir vous chercher bientôt.
Mehdi vient chercher le lieutenant quelques minutes plus tard et le conduit auprès d’Abdullah.
Abdullah : Soyez le bienvenue étranger.
Lieutenant John Stevens s’inclinant : Merci de nous avoir secouru grand chef.
Abdullah : Vous vouliez me parler ?
Lieutenant John Stevens : Oui, j’aurais une dernière requête pour mes hommes et moi-même grand chef.
Abdullah : Laquelle ?
Lieutenant John Stevens : Nous devons impérativement rejoindre une base américaine du Koweït et le capitaine doit être rapatriée au plus vite aux Etats-Unis.
Abdullah : Je comprends, mais voyez-vous mon peuple et moi-même nous ne soutenons nullement cette guerre et nous ne voulons pas y prendre position, ce qui fait qu’il m’est impossible de vous conduire à une base de votre armée.
Lieutenant John Stevens essayant de garder son calme : Et que comptez-vous faire de nous ?
Abdullah : Je n’en ai aucune idée pour l’instant.
Salem : Si vous permettez mon seigneur, je pense avoir une solution à ce problème.
Abdullah : Je t’écoute.
Salem : L’Etat du Koweït ne participe pas à cette guerre, de ce fait, nous pourrions conduire les étrangers auprès de l’émir.
Abdullah : Une foi de plus, ta sagesse nous est d’un précieux conseil. Je vous ferai donc conduire auprès de l’émir demain matin.
Lieutenant John Stevens s’inclinant : Mille mercis votre excellence.
20 décembre, maison de Madame Morales
Madame Morales derrière la fenêtre de sa cuisine : Carmencita !
Carmen : Si ?
Madame Morales : Ce n’est pas la voiture de Shane qui est arrêtée là ?
Carmen regarde dehors : On dirait bien, mais que vient-elle faire ici ?
Madame Morales : Tu devrais aller la chercher.
Carmen : Pourquoi ça ?
Madame Morales : Tu ne vas quand même pas la laisser attendre comme ça.
Carmen : Ce n’est plus mon problème.
Madame Morales : Mi hidja, on ne peut pas tourner le dos aux problèmes inlassablement, ils finissent toujours pas nous rattraper, un jour ou l’autre on est forcé de leur faire face.
Carmen sort de la cuisine et décide après une dizaine de minutes de réflexion de suivre pour une fois le conseil de sa mère. Elle ouvre violemment la portière.
Shane sursaute : Bordel, qu’est-ce qui vous prends !?!
Carmen : Je vois que tu es toujours aussi aimable.
Shane la retenant par le bras : Non Carmen, attends, je dois te parler.
Carmen : Ah oui, et bien moi je n’ai rien a te dire, désolée.
Shane : Ce n’est pas pour moi, c’est pour Alice.
Carmen alarmée : Que lui est-il arrivée ?
Shane : La femme qu’elle aime s’est faite tuée en Iraq.
Carmen sous le choque : Entrons et explique-moi tout ça depuis le début d’accord.
Shane : Ok.
Shane raconte tout à Carmen. Ainsi les deux jeunes femmes passent l’après-midi à discuter sans voir le temps passer.