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Série : The L Word
Création : 01.04.2008 à 20h26
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Une aventure à la Howard Carter pour nos amies de TLW
Cette fanfic compte déjà 53 paragraphes
Trop préoccupée par la nouvelle découverte de Angelica, je ne me suis guère intéressé aux filles hier soir. Ce matin, nous nous joignons au convoi pour Abu Simbel. Il est trois heures et demie et personne ne semble vraiment réveillé. Heureusement il y a suffisamment de place dans le car et tout le monde se trouve une banquette pour dormir. Au premier rayon de soleil, Angelica se lève pour s’approcher de Bette qui dort à côté de moi, je lui laisse la place.
Angie réveillant Bette en douceur : Hé Bette la marmotte, il fait jour.
Bette lui souriant : Salut toi, on est déjà arrivé ?
Angie lui rendant son sourire : Non, mais il faut qu’on cause.
Bette comprenant que c’est sérieux : Je vois, qu’est-ce qui te préoccupe ma grande ?
Angie relevant : Ma grande… ça me plaît… au moins toi tu ne me traites pas comme une enfant, pas comme maman.
Bette : C’est parce qu’elle t’aime et que tu resteras toujours sa petite fille chérie.
Angie : Ouais, moi aussi je l’adore, mais tout de même. Et toi ?
Bette perdue : Et moi, quoi ?
Angie la fixant dans les yeux : Tu l’aimes ?
Bette hésite et Angie se retire énervée.
Angie furieuse : Je m’en doutais, c’est toujours pareil de toute façon !
Bette la retenant par le bras : Ce n’est pas ce que tu crois. Dire que j’aime ta mère me semble juste dérisoire à côté de se que je ressens pour elle. Tina est celle que j’ai cherché tout ma vie, mon âme sœur, ma moitié. A tel point que je me demande comment j’ai pu vivre ne serait-ce une seule journée sans elle.
Angie sérieusement : Tu sais, maman aussi, elle est amoureuse de toi, et je ne voudrais pas que tu lui brise le cœur. Alors je dois savoir, si tu viendras vivre à Los Angeles avec nous à la fin des vacances ?
Bette ne s’y attendant nullement : On verra, si c’est ce qu’elle désire, pourquoi pas.
Angie insiste : Oui ou non ? Parce que maman n’osera jamais te le demander, je la connais trop bien pour ça.
Bette : Oui, mais toi tu n’y verrais aucune objection ?
Angie : Je ne serai pas éternellement à la maison et je ne veux pas que maman se retrouve seule. Si vous vous aimez, ça me va. Alors ta réponse ?
Bette : Ma réponse est oui mon ange.
Angelica lui saute au cou et Bette est submergée par une vive émotion qu’elle ne connaissait pas jusqu’à aujourd’hui.
Les quatre colosses de Ramsès le grand se détachent comme par enchantement de la falaise au soleil levant. J’ai vu ce spectacle des dizaines de fois, mais à chaque fois c’est comme si c’était la première.
Angie fascinée par le petit temple : Maman ?!
Tina lui souriant : Oui, ma puce ?!
Angie : Tu ne trouves pas que Bette ressemble à Néfertari ?
Tina rougissant, lui répondant tout bas : Je crois que Bette est encore plus belle.
Angie tout haut : Alors tu devrais le lui dire !
Alice les pieds dans le plat comme d’habitude : Dire quoi, à qui ?!
Moi m’initiant : Et si on allait voir ces merveilles de l’intérieur ?
Carmen devant la bataille de Kadesh : Shane, je crois que tu aurais été très bien sur ce genre de char.
Shane l’embrassant discrètement dans le cou : Je ne pense pas, j’ai une peur bleue des chevaux.
Carmen : Alors je t’apprendrai à monter.
Shane : Sur la plage de Santa Monica au coucher du soleil ?
Carmen surprise d’une telle proposition : Je viendrai, promis.
Bette dessine à l’intérieur du temple de la Grande Epouse Royale.
Moi riant : C’est bien Bette, mais pourquoi ta Reine a autant de trait en commun avec une certaine belle blonde que je connais ?
Tina surgissant : C’est vrai qu’elle me ressemble et moi qui pensait que c’était plutôt Bette la Reine de ces lieux ?!
Je m’éclipse vite fait, bien fait.
Bette : Que dois-je comprendre ?
Tina à son oreille : Je t’aime et je compte bien te le prouver ce soir.
Sur quoi Tina part rejoindre Alice et Dana, laissant Bette une nouvelle fois sans voix.
En fin d’après-midi les filles émirent le désir de retourner au temple de Philae avant le jour de rentrée aux Etats-Unis de Alice, Shane, Tina et Angelica.
Shane devant la colonne de Cléopâtre : J’envie Marc Antoine, savoir que ma vie serait ici auprès de toi jusque dans la mort, alors même que je vienne de la super-puissance de mon époque, mais trop m’aimer signifierait un suicide assuré.
Carmen : Je ne crains ni le cobra, ni la vipère des sables.
Dana près du kiosque d’Hadrien : C’était une belle amourette de vacances Alice, mais à L. A. tout est si différent. Je préfère qu’on y soit qu’amies.
Alice dépitée : L’éternelle rengaine sur l’amitié amoureuse c’est ça ?! On perd l’amante et l’amie dans tous les cas. Et si c’était différent, sin on faisait partie de ses exceptions qui confirment la règle ?!
Shane l’attirant à elle : Je t’aime Carmen, mon cœur t’appartient, mais je ne suis pas en mesure de t’offrir quoi que ce soit d’autres.
Carmen : Je m’en contenterai, de toute façon jamais l’Egypte ne m’accorderait un visa pour l’occident.
Bette enlaçant Tina sous le portique d’Isis : Tu es le plus grand trésor que l’Egypte m’ait offert, mais je pense qu’on devrait oublier Abu Simbel, ce serait nous faire du mal pour rien.
Dana et Tina ne répondent rien, mais se contentent d’admirer le coucher du soleil sur le lac Nasser en silence.
Moi dans le naos : Je pensais que tu veillais sur tes filles noble et grande Isis ? Qu’importe l’or et les joyaux de Bastethotep et de Tiyi, ce que je te demande c’est l’héritage de ta puissance que tu leur as jadis donné, pour mes amies, c’est le seul trésor qui vaut vraiment d’être découvert. Entends ma prière grande Isis, entends ma prière…
Nous rentrons à l’hôtel dans un silence assourdissant, la réalité vient de nous frapper de plein fouet et elle reprend inexorablement le dessus sur le rêve et l’insouciance vacanciers. Même un dernier tour de fumette de chicha n’y change rien. Nous regagnons chacune notre chambre, demain le vol pour Le Caire, départ de l’hôtel à 3H30.
Angie regardant sa mère rassembler leurs bagages : Maman ?
Tina levant les yeux devant l’air grave de sa fille : Oui ma puce ?
Angie l’invitant à s’asseoir à ses côtés sur le lit : Et si notre avion devait s’écraser demain…
Tina l’interrompant : Pourquoi veux-tu qu’il s’écrase mon ange ?
Angie insistant : Et si ? Quel serait ton plus grand regret ?
Tina mal à l’aise devant la question pertinente de sa fille, laisse fuir son regard vers la porte de la chambre et au-delà.
Angie déposant un baiser sur la joue de sa mère : Fonce !
Tina serrant sa fille contre son cœur : Merci, je t’aime.
Angie : Moi aussi je t’aime maman et je veux que tu sois heureuse, alors fonce !
Puis lui lançant, alors que Tina est déjà sur le pas de la porte : Et si à 3H vous n’êtes pas réveillées, je viendrai vous sortir du lit !
Tina lui lance un dernier sourire et s’en va le cœur battant la chamade.
Bette est allongée sur son lit et contemple chaque recoin du plafond de sa chambre en y cherchant une quelconque réponse, alors que des larmes coulent le long de son visage. Bette qui en temps normal se serait interdit ce genre de démonstration de faiblesse, n’essaye même pas de les retenir. Elle pensait savoir ce qu’était un cœur brisé, mais ce n’était rien à côté du sentiment qui l’étouffe maintenant. On frappe à sa porte, mais Bette ne réagit pas, alors Tina entre et apparaît comme par magie devant ses yeux. Bette soudain entièrement réveillée s’assoit dans son lit.
Bette dans un cri de surprise : Tina ? Que se passe-t-il, il est déjà 3H ?
Tina s’inspirant d’Angie : Bette, s’il te restait plus que quelques heures à vivre, à quoi ou à qui les consacrerais-tu ?
Bette tend la main telle une mendiante vers le visage de Tina.
Bette posant un baiser hésitant sur les lèvres de Tina : Mon amour.
Tina répond immédiatement au baiser doux et brûlant de Bette et s’abandonne entièrement à ses mains expertes qui dans son dos passent déjà sous son t-shirt pour l’attirer encore plus contre son propre corps.
Tina plaçant sa main sur le cœur de Bette pour mettre un peu de distance : Bette ?
Bette soudain inquiète : Tu appréhendes ?
Tina secouant la tête : Non, car je sais que c’est ce que je désire le plus au monde.
Bette entrouvre sa veste de pyjama, laissant apparaître sa poitrine sublime, alors que Tina se débarrasse habilement de son t-shirt devant une Bette enivrée de désirs et de passion. Rapidement leurs corps s’entremêlent, alors que le reste de leurs vêtements atterrit au pied du lit. Tina est tellement excitée que son corps menace de s’embraser d’une seconde à l’autre et contrairement à ce qu’on pourrait croire ce n’est pas les baisers de Bette qui serviront à éteindre ce feu en elle.
Tina en supplications : Beeeeeeeeeeeette !
Alice tente de détendre l’atmosphère dans le hall de l’hôtel, mais en vain. Tina et Bette arrivent les dernières et heureusement que Angelica est venue me chercher pour terminer leurs valises, sinon on aurait raté notre vol à coup sûr. Il y a tant de tristesse, alors que nous survolons Assouan et la vallée féerique du Nil jusqu’à Louxor que j’ai envie de hurler en leur nom à toutes, mais je reste muette comme elles. A Louxor, Carmen, Bette et moi-même prenons congé de nos amies qui continuent sur Le Caire et ensuite les Etats-Unis.
Shane embarrassée : Je ne suis que celle que je suis, mais crois moi, en ce moment je voudrais être une autre.
Carmen déposant un baiser sur sa main : Nous, danseuses orientales, sommes destinées à danser jusqu’à entraîner les étoiles avec nous, alors si un jour la voûte étoilée au-dessus de toi se met à danser, tu sauras que je serais toujours auprès de toi.
Tina une voix tremblante : Jamais je n’aurai pensé ressentir cela une seconde fois pour quelqu’un, ce sentiment de plénitude au fond de moi. Mon cœur t’appartient Bette, pour l’éternité.
Bette émue comme jamais : Tu demeureras avec et en moi pour toujours, je t’aime Tina.
Angelica veut intervenir, mais sa mère l’en empêche.
Moi : Navrée que la chasse au trésor s’arrête là.
Alice lançant un regard noir à Dana : Pas autant que moi Thea, mais quoi qu’il en soit, merci pour ces jours incroyables et inoubliables.
Nous nous embrassons toutes et nos amies américaines rejoignent la porte d’embarquement.
Carmen nous quitte pour rejoindre un hôtel de Louxor où elle a trouvé une nouvelle place de danseuse et Bette m’accompagne au musée des antiquités égyptiennes de Louxor.
Dr. Hawas : Ah Thea, vous voilà enfin.
Moi : Monsieur le conservateur, voici mon badge et mon autorisation de fouilles dans la Vallée des Rois.
Dr. Hawas : Je suis désolée pour vous Thea, mais je vous avais bien dit que Bastethotep n’était qu’un conte pour enfants.
Bette cherchant à me défendre : Mais nous avons trouvé…
Moi l’interrompant : Que ce conte est magnifique monsieur.
Dr. Hawas : Si vous voulez, j’ai une place d’assistant pour vous à l’université d’Alexandrie.
Moi : Merci, mais je n’existe que pour le travail de terrain et cela même si je dois y travailler en simple manœuvre de chantier. J’ai besoin du désert, du soleil et de l’odeur du Nil pour vivre.
Angie à bord du vol Louxor – Le Caire : Pourquoi n’as-tu pas invité Bette à nous rejoindre à Los Angeles ?!
Tina : Et pourquoi ne pas rester moi en Egypte pendant qu’on y est ?
Angie sérieuse : Si c’est ce que tu veux maman, alors c’est d’accord pour moi. Alice et Dana s’occuperont certainement avec plaisir de moi et je reviendrai vous voir aux prochaines vacances.
Dana : Elle a raison Tina, l’amour n’a d’égal que l’amour.
Alice : Et c’est toi qui dis ça ?!
Shane : Mais ta vie est à L.A. et celle de Bette en Egypte, tout comme pour moi et Carmen. C’est l’amour qui t’a retenue de lui dire de t’accompagner et de tout quitter n’est-ce pas ?
Tina hoche simplement la tête de manière affirmative.
Angie marmonnant : Et dire que Bette n’attendait qu’un mot de ta part, bordel de merde !
Bette et moi montons à notre tour à bord d’un vol pour le Caire, trois heures à peine après la tribu. Nous ressentons toutes deux le besoin de nous ressourcer au pied de la grande pyramide.
Bette faisant face à ses émotions : Pourquoi ne lui as-tu pas fermer le clapet à ce prétentieux ? Nous savons que ce n’est pas un conte, les deux nénuphars découverts par Angie le prouvent.
Moi : C’est vrai et c’est pourquoi je désire choisir moi-même la personne à qui reviendra la plus grande découverte après Howard Carter. Et ce ne sera certainement pas monsieur le conservateur des antiquités égyptiennes !
Bette me souriant : Raconte-moi encore l’histoire, s’il te plait Thea.
Je m’exécute avec plaisir et nostalgie à la fois.
Bette en fin de récit : Je me demande si j’aurais fait un bon pharaon ? Mais en tout cas ce qui est certain, c’est que Angie aurait été une Reine de Nubie extraordinaire.
Moi me frappant le front : Suis-je bête, mais comment n’y ai-je pas pensé plus tôt?!
Puis l’embrassant en pleine bouche : Tu es géniale Bette, vraiment géniale !
Tina, Shane, Alice, Dana et Angelica viennent d’embarquer dans le long courrier qui va les emmener à Londres puis de là à la cité des anges. Tina en attendant le décollage se perd dans ses pensées, elle revoit sa nuit d’amour torride dans les bras de Bette. Enlacer, caresser et embrasser à pleine bouche chaque parcelle, et cela sans exceptions, du corps de Bette, voilà à quoi ressemble pour toujours son bonheur suprême. Le goût âpre et sucré à la fois de la peau métissée de Bette abreuve à nouveau ses lèvres.
Tina se levant d’un bond : Nous devons descendre immédiatement de l’avion ! Vous m’entendez, immédiatement !
Angie donnant déjà à chacune son bagage à main : C’est parti, l’aventure continue !
Alice : Et mon boulot ?!
Dana : Et mon entraînement ?!
Shane se dirigeant déjà vers la sortie de l’avion : Faites comme vous voulez, mais pour ma part il y a des choses plus importantes que le boulot dans la vie. Et si Tina dit que c’est important, ça doit l’être pour moi aussi.
Alice et Dana se regardent et décident finalement de quitter l’appareil à leur tour, juste avant que le steward referme la carlingue sur elles.
Alice : Plus de retour possible.
Dana : Je te retiens Alice !
Alice : Rien ne t’obligeait à me suivre.
Dana se mord la lèvre et évite de répondre.