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Série : The L Word
Création : 01.04.2008 à 20h26
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Une aventure à la Howard Carter pour nos amies de TLW
Cette fanfic compte déjà 53 paragraphes
Je ne connaîtrai jamais cette sensation qu’a dû ressentir Howard Carter le 4 novembre 1922 en apercevant les merveilles du roitelet au travers de la première brèche du caveau 62 de la Vallée des Rois. Je donne néanmoins l’ordre de défoncer la dalle qui nous empêche l’accès à la tombe.
Moi cherchant vainement à me ressaisir : Allez-y sans moi, mais attendez bien que les ouvriers aient sécurisé les lieux !
Angie essayant de me remonter le moral : Thea, je suis certaine qu’il doit encore y avoir des choses exploitables et d’une grande valeur historique.
Dana comprenant que personne ne peux m’aider en ce moment : Viens Angie, Thea a besoin de rester un moment seule !
Elles entrent l’une derrière l’autre, des lampes torches et la caméra à la main.
Tina tristement : Les peintures ont subi de grands dommages, les couleurs ont disparu et à certains endroits le plâtre a carrément été arraché des parois.
Alice : Ben pour le Pulitzer je crois que je vais devoir repasser.
Bette arrivant au bout du couloir : C’est bien ce que nous craignions, la porte menant à la chambre funéraire a également été forcée.
Angie d’un air dépité : C’est pas vrai, même le sarcophage en granit a été molesté, on y distingue à peine le cartouche de Bastethotep et sur l’autre celui de Tiyi.
Shane observe attentivement chaque recoin et chaque fresque de la pièce sans prononcer le moindre mot.
Pensées de Shane : Il y a un truc qui cloche, comment diable ce cagibi à peine plus grand que mon studio peut-il être la dernière demeure d’une souveraine telle que Bastethotep ?!
Le campement encore si joyeux ce matin ressemble à si méprendre à la vaste nécropole qui nous entoure ce soir. Les nubiens d’habitude, si enjoués, autour du feu de camp, mangent leur soupe et fument leur shisha en silence. Shane se retire sur les bords du Nil après m’avoir demandé de lui traduire une séquence d’hiéroglyphes qu’elle a recopié je ne sais où. Une phrase obscure qui n’a pas la moindre signification à mes yeux. Bette et Tina se ballade comme chaque soir depuis notre arrivée en amoureuses le long du dieu fleuve lorsqu’elles arrivent à la hauteur de Shane. La lumière de la lune déjà haute dans le ciel reflète Bette enlaçant Tina dans les flots.
Shane observant attentivement la scène en murmurant : Notre aube est notre crépuscule ou encore notre crépuscule est notre aube. Une phrase à effet miroir écrit au duel féminin*, donc Biti et Tiyi sans nul doute.
Bette intriguée : Qu’est-ce que tu marmonnes ainsi toutes seule dans ton coin?
Shane distinctement : Bette, tu es noire et Tina est blanche.
Bette perdue : Euh oui, ce n’est pas un scoop.
Shane : Oui, mais à l’époque c’était l’inverse, Biti avait la peau claire et Tiyi était noire.
Tina soudain intéressée : Ou veux-tu en venir ?
Shane se retourne pour observer la montagne dans la nuit et affiche soudain son sourire ravageur au coin de ses lèvres.
Shane s’exclamant : Setepenrê, tu es un génie !
*en français nous connaissons le singulier et le pluriel, en égyptien il existe en plus le duel marquant un sujet-double.
Je somnole lorsque toute la tribu vient me hisser hors de ma tente.
Moi en demi-sommeil : Quoi, qu’est-ce qui vous prend, il est près de minuit ?!
Alice toute excitée : Shane pense avoir trouvé un truc important !
Angelica sort de la tente en moins de deux.
Moi toujours de mauvaise humeur : Ca attendra bien demain matin !
Dana : Non, à ce que j’ai cru comprendre, seule la perfection de la lune peut nous guider, ou quelque chose comme ça.
Moi sortant la tête par-dessus les jambes dans une exclamation : Nefrouiâh !*
Shane, Tina et Bette nous attendent à bord d’une barque de pêcheur, grâce à laquelle nous descendons le Nil jusqu’au flanc ouest de la montagne de Gebel Barkal.
Alice inquiète : J’espère qu’il n’y a pas de crocodiles.
Moi retrouvant enfin mon sourire : N’ai pas peur, il n’y en a plus dans ces eaux depuis bien longtemps.
Shane menant l’embarcation vers un endroit précis : Regardez là, à environ un mètre sous le niveau de flottaison.
Toutes en chœur : Un nénuphar d’or !
* Prénom signifie littéralement "les perfections de la lune" (meilleure amie de Bastethotep)
Shane se retrouve rapidement en sous-vêtements devant nous. Elle passe une corde autour de sa taille, un masque de plongée devant ses yeux, une petite bouteille d’air dans une main et sa lampe torche dans l’autre.
Shane avant de se jeter à l’eau : Je vais voir. S’il y a un problème, je tirerai deux coups secs sur la corde, ce qui signifiera pour vous qu’il faut me hisser hors de là. A plus les filles !
Splash et nous la voyons disparaître dans une fissure du rocher. Trois minutes plus tard elle refait surface, les bras au-dessus de sa tête en formant de ses doigts le signe de victoire.
Moi n’y tenant plus : Alors, qu’as-tu découvert ?!
Alice et Dana la hissent sur la barque.
Shane : Tu ne me croiras pas si je te le dis, alors je vous propose de m’accompagner de l’autre côté. La traversée sous l’eau dure à peine trente secondes.
Bette : Il faut que quelqu’un reste au cas où il y aurait un problème.
Tina : La barque est solidement attachée au rocher mon cœur et la gardienne des lieux guide nos pas. Notre destin n’est plus entre nos mains désormais.
Angie : Maman a raison Bette, nous devons toutes y aller !
Nous traversons sans difficulté pour nous retrouver dans une petite grotte au font de laquelle se dresse une immense porte de pierre et cette fois-ci le sceau royal de Bastethotep y est totalement intact.
Shane me regardant droit dans les yeux : A toi l’honneur Thea.
Moi figée : Je ne saurais commettre pareil sacrilège.
Shane avec assurance : C’est ton destin, alors obéis !
Je brise le sceau d’une main tremblante à l’aide d’une pierre. D’un regard précis, Shane nous indique à chacune un endroit où pousser sur l’une des ailes de la porte qui se met subitement à bouger après près de trois milles ans de sommeil.
Moi m’exclamant : Ce n’est pas possible, j’étais certaine que l’humidité avait tout détruit, mais les couleurs sont si vives qu’on jurerait que ces fresques ont été peintes hier !
Tout le puit qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres est décoré de fresques plus belles les unes que les autres. C’en est trop pour mes nerfs, je m’effondre en larmes.
Angie aussi émue que nous toutes : L’amour est vraiment la plus grande des aventures !
Dana embrassant Alice avec fougue : Je ne veux pas que notre amour demeure secret, je veux qu’il rayonne en pleine lumière, en plein jour. Si Biti a risqué sa vie et son trône pour lui, je peux bien risquer ma carrière !
Alice lui rendant son baiser de manière passionnée : Oh Dana, je t’aime tellement !
Shane attendrie : Et voici la porte menant à la chambre funéraire.
Pensées lorsque je brise le second sceau : Tant de merveilles s’offrent à mon regard que je ne saurais les décrire. Tu vois Howard, comme toi, j’ai rendez-vous avec l’histoire !
De l’or, de l’argent, des pierres précieuses dont j’ignore les noms, de l’ivoire, du bois de cèdre et d’ébène à perte de vue, et cela sur un mobilier funéraire si vaste que je ne saurais décrire tout ce qui s’offre soudain à mes yeux. Nous restons bouche bée pendant plusieurs minutes devant pareil splendeur.
Bette soudain très cartésienne : Jamais nous ne pourrons remonter tout cela à la surface.
Moi réalisant ce qu’elle vient de dire : Faut croire que ces merveilles étaient destinées à rester ici pour l’éternité.
Shane se frayant difficilement un chemin : Je n’en serai pas si sûre.
Dana : On ne passera jamais la grotte avec le matériel de fouilles nécessaire.
Alice : Il faudrait construire un barrage et dévier les eaux du Nil.
Tina : Ce serait bien trop onéreux, même pour Helena, et je doute que ce soit judicieux de placer ceci dans n’importe quelle main.
Moi lui donnant raison à contrecœur : Tu as raison, je préfère que ce trésor reste enfui à jamais plutôt qu’il tombe dans je ne sais quelle main malhonnête ou malintentionnée.
Shane a déjà passé les quatre anti-chambres et nous appelle. J’ai tellement peur d’endommager quoi que ce soit, mais la curiosité l’emporte.
Angie : C’est étrange, il n’y a pas deux chambres funéraires comme dans la tombe de Taousert, mais une seule, pourquoi ?!
Bette regardant Tina de son regard intense : Parce que Biti et Tiyi s’aimaient tellement, qu’elles ne formaient qu’un et qu’elles n’auraient jamais supporté d’être séparée l’une de l’autre, ni dans la vie, ni dans la mort.
Je remarque que Shane observe depuis plusieurs minutes déjà la parois est de la salle.
Moi intriguée : Que cherches-tu ?
Shane : Rien de spécial, mais je me demande s’il serait possible de détacher une partie du plâtre de la paroi sans l’endommager ?
Moi : Ca s’est déjà fait oui, mais pourquoi cette question ?
Shane me souriant : Dans ce cas, il est grand temps de retourner au camp et de faire venir rapidement Helena et Susanne.
Moi : Pas avant que tu m’aies dit ce qu’il y a derrière ce mur ?!
Shane haussant les épaules de manière nonchalante : Oh, rien de bien spécial, juste le leurre créé contre les pilleurs de tombes ou si tu préfères la fausse tombe de Bastethotep.
Moi abasourdie : Mais comment ?!
Shane comme si c’était la chose la plus naturelle du monde : Tu as dit que des pilleurs de tombes sévissaient déjà au temps des Ramsès, donc il fallait une parade à cela, puis l’effet miroir que j’ai découvert grâce à Tibette, sans oublier Angie qui m’a dit que l’uréus se portait sur le front de la couronne royale. Nous avons creusé à l’endroit qui aurait pu être le contour d’une oreille, j’ai pensé que la réponse devait se trouver de l’autre côté, à la même hauteur.
Moi m’inclinant avec respect : Finalement c’est coiffeur le plus noble des métiers.
Nous éclatons de rire avant de nouveau un chemin vers le Nil. Lorsque nous regagnons le camp, le soleil est déjà haut et les ouvriers s’inquiètent. Je leur signale que tout vas bien et leur accorde à tous trois jours de congés payés.
Helena arrive de bonne heure, alors que Susanne se fait attendre à l’aube du dernier jour de congé accordé aux ouvriers. Nous nous sommes équipés en matériel résistant à l’eau, en particulier en ce qui concerne le matériel filmographique.
Susanne descendant de sa jeep : Désolée Thea, mais j’ai dû faire un détour par le musée du Caire.
Moi inquiète : Ne me dis pas que tu as mis Hawas au courant de tout ceci s’il te plait !
Susanne arpentant un sourire : Aucune crainte à avoir, Bastethotep est toujours encore un mythe pour lui. Mais je lui ai demandé de signer ceci sans poser de question.
Moi prenant le document officiel qu’elle me tend : Ton droit de fouilles à mon nom, je ne saurais accepté cela !
Susanne : C’est ta découverte et tu mérites d’en récolter tous les honneurs.
Moi bornée : Sans ta confiance aveugle, je n’aurais jamais rien trouvé, je refuse, désolée !
Angie pressée : Et si vous partagiez la découverte à deux, ça serait plus simple et on pourrait enfin retourner là où c’est vraiment intéressant !
Susanne : Ecoute la sagesse pour une fois !
Je m’y résous et nous emmenons Helena et Susanne à la tombe où nous profitons de tourner de manière plausible notre première intrusion devant la caméra.
Shane trouve également la porte cachée entre les deux tombes, placée simplement derrière le plâtre sous un symbole de constellations qu’on retrouve des deux côté du mur : Le trône d’Isis. La nouvelle de notre découverte fait rapidement le tour du globe. Des archéologues et bien entendu des journalistes du monde entier viennent nous harceler sur le site. Même le docteur Hawas vient me faire de plates excuses pour que je le laisse descendre dans la tombe, mais heureusement je ne suis plus sous les ordres du conservateur des antiquités égyptiennes du Caire désormais, mais de celui de Khartoum qui n’est autre que Susanne qui a enfin accepté ce poste que lui proposait le Soudan depuis quelques années déjà. D’un commun accord, nous avons décidé que personne d’autre que l’équipe de fouilles initiale ne descendrait dans la tombe, à l’exception de l’équipe de tournage professionnelle engagée par Helena.
Susanne ordonnant : Il est temps d’ouvrir le sarcophage !
Moi relevant : C’est du jamais vu, un seul sarcophage pour deux momies royales.
Le travail est délicat, car le tout ne comporte pas moins de deux sarcophages en granit, deux en bois d’ébène peint et enfin le sarcophage d’or.
Alice pour nous tous : Regardez comme elles sont belles, enlacées l’une avec l’autre, unies avec tant de passion et d’amour.
Susanne : C’est inouï, ce sarcophage doit peser au moins le double de celui de Toutankhamon.
Helena : C’est-à-dire ?
Moi souriant : 72 tonnes pour près d’un kilo d’or pur.
Nous sommes conviés à une gigantesque fête au village ce soir, car demain Alice, Dana, Shane que les nubiens appelle désormais le gardien, Helena, Tina, Angelica et Bette rentrent aux Etats-Unis.
Dana murmurant : Et si on s’éclipsait ?
Alice lui sourit, surprise que l’initiative vienne d’elle et la suis au campement désert.
Ancien suggérant à Bette : Vous devriez faire comme elles.
Bette embarrassée : Je… euh… merci pour tout…
Bette et Tina s’éloignent, alors que l’ancien du village prononce une dernière bénédiction sur leur couple et leur amour. Dana a décidé de mener la danse ce soir, collant son corps à celui de Alice tout en la couvrant de baisers enflammés. Elles se retrouvent rapidement nues toutes deux, sans pour autant perdre le contact l’une avec l’autre. Alice tente comme toujours de prendre la direction des opérations, mais Dana reste ferme et oblige Alice à s’abandonner totalement à ses caresses et ses baisers. De l’autre côté du campement, Tina semble avoir décidé de faire de même envers Bette qui submergé par tant de désirs s’en vient à supplier sa partenaire à abréger cette douce torture, mais Tina la pousse encore plus loin, dans une vaste pièce de plaisirs inexplorés et de jouissance insoupçonnée.