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Série : The L Word
Création : 05.05.2008 à 22h27
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Suite de Daily Planet
Cette fanfic compte déjà 53 paragraphes
La tribu s’était rentrée petit à petit, laissant Tina et Bette seules.
Bette fatiguée, mais heureuse : Bien, ne nous reste plus qu’à ranger tout ce fourbi.
Tina lui prenant le plateau des mains : Et si tu me laissais faire.
Bette se laisse tomber sur le divan, alors qu’un tourbillon traverse littéralement sa maison.
Bette un sourire charmeur : J’espère que tu ne fais pas tout à cette vitesse tout de même.
Tina s’approchant en riant : Que veux-tu dire exactement par tout ?
Bette ravie ses lèvres dans un soupir d’aise.
Bette : Si on allait dans ma chambre ?
Tina perdant tous ses moyens : C’est la première fois, je…
Bette rassurante : Ca l’est également pour moi, ne t’en fait pas.
Tina la repoussant gentiment : Menteuse.
Bette sérieuse : Non, c’est la vérité, j’ai couché avec une dizaine de femmes, mais je n’ai jamais fait l’amour à qui que ce soit.
Tina confiante suis Bette dans sa chambre tout en l’embrassant.
Leur désir et leur passion sont si forts que Tina doit se maîtriser à fond pour ne pas blesser sa partenaire par un geste trop brusque.
Bette guidant la main de Tina sur son corps : Laisse-toi aller Ti, je n’ai pas peur de toi.
Tina se détendant : Alors, tu lis également dans mes pensées bébé.
Bette un clin d’œil : Facile, un cœur de velours dans un corps de fer.
Tina dont le corps se dérobe sous les caresses expertes de son amante : Pas tellement de fer que ça.
L’harmonie s’installe rapidement entre les deux femmes qui s’abandonne totalement l’une à l’autre jusqu’à l’orgasme inégalée juste à ce jour pour chacune d’entre elles.
Bette inquiète : Ca va Ti ?
Tina un sourire béat : On ne peut mieux, c’est la meilleure chose qui existe sur cette planète.
Bette ravie : Tu ne t’étais jamais envoyé en l’air avant ?
Tina plaisantant : Si tous les jours, depuis mon seizième anniversaire, le jour où en tombant de l’escalier qui mène au grenier, j’ai réalisé que je savais voler.
Bette réalisant son quiproquo : Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.
Tina : Je n’avais pas trouvé la bonne personne pour le faire.
Bette l’embrassant avec fougue : Alors je suis la première.
Tina lui rendant son baiser : La première et la dernière.
Bette tendrement : Je t’aime tellement Tina, tu es mon oxygène, ma vie.
Tina : Moi aussi je t’aime Bette. Tu es la raison de ma venue sur terre, mon alter ego, mon tout.
Tina garde raison, cette nuit sera vraiment trop courte pour nos deux amoureuses.
Au milieu de la nuit, Marina se réveille en sursaut en criant.
Jenny la serrant immédiatement contre elle : Qu’est-ce qui ne va pas mon amour ?
Marina en sueur : C’est Francesca, elle hurlait que ce n’était pas elle.
Jenny calmement : Je comprends que cela te poursuive, mais la nature humaine est ainsi faite, même les personnes dont on attendait rien de mal peuvent se montrer violent.
Marina obsédée : Pas Francesca, d’accord notre rupture s’est très mal passée, les rats ou la coloration ok, mais pas un meurtre. Je vais aller la voir à la prison.
Jenny inquiète : Si c’est l’unique moyen pour te faire recouvrir la sérénité, mais je te préviens, interdiction d’y aller sans moi.
Marina : Sinon quoi ?
Jenny : J’annule le mariage.
Marina : Tu n’oserais pas.
Jenny l’embrassant : A ta place, je ne tenterait pas le petit diable qui sommeille en moi.
Elles font l’amour avant de s’accorder quelques heures de sommeil sans accros cette fois-ci.
Au petit matin chez Bette.
Bette : Bonjours mon cœur.
Tina une grimace : Ah non, c’est pas vrai !
Bette inquiète : Quelque chose ne va pas ?
Tina embrassant Bette : Tu n’y es pour rien, c’est juste toutes ses voix, ses alarmes et les problèmes de toute l’humanité qui me casse toujours les oreilles de bon matin, cette planète ne peux-elle donc jamais être en paix, ne serait-ce qu’une minute.
Bette réalise qu’en fin de compte elle connaît encore très peu la vie de sa Super-Tina.
Bette intéressée : Explique-moi, comment faix-tu le tri de tout ce que tu entends, pour ne pas perdre la boule ?
Tina sérieuse : J’écoute avant tout mon cœur, puis je ne me mêle pas des catastrophes naturelles, sauf pour aider les secouristes en temps de très grands cataclysmes, car ça fait partie du destin, et mon père m’a dit de ne jamais chercher à le contrer. Je ne me mêle pas non plus des guerres, car c’est aux êtres humains de trouver la force en eux de faire la paix. Je m’occupe en principe que de la violence gratuite q’on trouve dans les rues, mais rien que la ville de Los Angeles, c’est déjà un boulot à temps plein, tu peux me croire.
Bette : Tu es un don du ciel pour nous tous, alors pourquoi tant de tristesse ?
Tina : Je vois mourir beaucoup de gens, pratiquement pas une journée sans que je sois confrontée à la mort et au deuil. Je sais que je suis une super héroïne et que je dois faire l’impossible pour sauver quiconque croise ma route, mais qui se préoccupe de mes envies, mes besoins, mes rêves ? Suis-je égoïste en disant cela ?
Bette débordant d’amour : Moi, je m’y emploierai juste à la fin de mes jours, mon amour.
Tina se levant : Un petit déjeuner à la française, ça te tente ?
Bette perdue : Evidemment que ça me tente, mais…
Tina déjà en Super-woman : Alors, dépêche-toi de t’habiller, je t’emmène.
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Super-woman : Regarde, on aperçoit déjà la tour Eiffel au loin.
Bette émerveillée : C’est magnifique, surtout vue du ciel, et dire que je ne suis jamais venue.
Super-woman l’embrassant en vol : Peut-être parce que tu n’avais pas encore rencontré la bonne personne.
Elles se posent dans une petite ruelle déserte et Super-woman redevient Tina pour offrir le petit déjeuner à Bette dans un petit café de la place du Tertre proche du Sacré-Cœur sur la colline de Montmartre.
Bette comme une enfant : C’est géant, tous ses artistes de talents qui peignent dans tous les styles la ville de l’amour.
Elles se sourient tendrement et Tina oublie totalement, pour la première fois de sa vie, les tracas de l’humanité, alors qu’à Los Angeles quelqu’un cambriole le California Science Center.
Au Planet même heure, du soir évidemment.
Alice : Quelqu’un sait où sont passées Tina et Bette ?
Shane : A mon avis elles avaient mieux à faire, si tu vois ce que je veux dire.
Alice : Nous aussi ont s’y est employé toute la journée, mais de n’est pas une excuse pour laisser tomber les copines.
Kit devant l’embarras de Dana : J’ai engagé un nouveau DJ, vous m’en direz des nouvelles.
Shane lasse : Encore une putain de soirée à voir défiler les mêmes visages.
Marina : On a cambriolé le California Science Center aujourd’hui et Super-woman n’est pas intervenue, ça m’inquiète ?
Jenny malicieuse : Probablement qu’elle avait mieux à faire.
Dana : De toute façon, à part un éclat d’une météorite, rien n’a été volé.
Alice intriguée : Quel intérêt peut-il bien avoir de voler un vulgaire caillou ?
En apercevant la jeune femme aux platines, Shane se lève comme hypnotisée.
Alice frustrée que personne ne réponde : Quoi, qu’est-ce que j’ai dit ?!
Artiste de treize ans, d’un trait : Excusez-moi, ça fait une demie heure que je ne peux détourner mon regard de vous. L’énergie, ou devrais-je l’appeler l’amour, qui vous entoure est tellement forte qu’elle transcende tout autour de vous. Je ne suis pas une très grande artiste, mais avec votre permission je voudrais vous peindre.
Bette lève les yeux et Tina répond : Si, ça te fait plaisir bébé, allons-y.
Bette passionnée : Vous voulez bien me montrer vos œuvres.
Artiste surprise : Vous vous y connaissez ?
Bette devant le sourire amusé de Tina : Un peu, oui.
Alors que le soleil est déjà haut, l’artiste leur tend l’ouvre terminée. On y voit les deux femmes enlacées, Tina la tête posée sur l’épaule de Bette, assises sur les marches du Sacré-Cœur, comme sortie tout droit d’un rêve, tel un tableau de mariage, dans un style mi-impressionnisme et mi-expressionnisme.
Bette impressionnée : C’est magnifique, quelle école d’art comptez-vous faire ?
Artiste baissant les yeux : Aucune, je n’en ai pas les moyens.
Bette sur sa lancée : Dans ce cas, je vous donne rendez-vous à Los Angeles dans sept semaines pour la rentrée.
Artiste ébahie : Mais bon sang, qui êtes vous ?
Bette en rigolant : Bette Porter pour vous servir.
A trois heures du matin, Shane était toujours là à regarder la mystérieuse latino dont l’oreille et surtout le doigté parfait enchantait la clientèle du Planet depuis des heures.
Pensées de Shane : Je me demande quel effet doive avoir ses doigts sur ma peau… Arrête de fantasmer ma grande, elle ne t’a pas adressé le moindre regard de la soirée, tu n’as aucune chance… Qu’est-ce que je raconte, personne ne saurait me résister… Oui, mais il faut bien une première à tout… Ah, ça suffit, je vais me chercher une bière…
Carmen regardant d’un œil discret le manège de la ravissante brune : Charly remplace-moi une minute !
Carmen s’empresse au bar : Kit, tu mettras ça sur ma note !
Shane se retournant surprise : Hé, d’habitude, c’est moi qui fait ce genre de choses.
Carmen sirotant sa bière : Je veux bien le croire, alors c’est toi la fameuse Shane ?!
Shane baissant le regard une fraction de seconde : Il ne faut pas croire tout ce qu’on dit.
Carmen retournant à ses platines dans une démarche très déhanchée : Dommage, j’aurai bien vérifié par moi-même.
Shane se laisse tomber sur un tabouret sous les moqueries amicales d’Alice et des autres.
Sur le vol de retour.
Bette enthousiaste : Il faudra revenir, il y a encore tant de beautés à voir dans la ville lumière !
Super-woman voyant scintiller les yeux de sa compagne : Mais pas tous les week-end, faudrait pas éveiller les soupçons.
Bette un regard de chien battu : Tous les deux week-ends alors.
Super-woman riant : Vois, on est à la frontière entre le jour et la nuit.
Bette émerveillée : C’est magique, le soleil couchant ressemble à un brasier que nul ne saurait éteindre, tout comme mon amour pour toi.
Super-woman émue : Et les étoiles dans le ciel étincellent moins que tes yeux posés sur moi, je t’aime.
Elles s’embrassent tendrement et plongent dans la mer de nuages qui surplombe la cité des anges.
Dimanche matin, onze heures. Les filles se retrouvent au Planet pour aider Kit et Carmen à ranger. Shane est frustrée, car il ne s’est rien passé cette nuit avec la belle latino et en même temps ça l’intrigue beaucoup, car elle sent que la nouvelle DJ du Planet joue avec elle et ses nerfs.
Kit de bonne humeur : Vous voilà enfin, je commençais à m’inquiéter.
Bette embrassant sa sœur : J’ai mon garde du corps personnel, ne t’inquiète pas.
Kit sérieuse : Je sais que Super-woman t’a déjà sauvé la vie plus d’une fois, mais n’en abuse pas tout de même. Surtout que tu n’es plus toute seule maintenant. Tina a besoin de quelqu’un de réfléchi et de solide pour veiller sur elle et non d’une tête brûlée comme ma petite sœur.
Bette penaude devant le regard amusé de Tina : Je m’y emploierai, je te le promets.
Alice et Dana arrivent : Hé Porter, alors tu nous daignes enfin de ta présence.
Bette l’ignorant : Salut Dana.
La bonne humeur est au rendez-vous et les rangements se passent à merveille dans une ambiance bonne enfant remplie de rires et de plaisanteries.