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Série : The L Word
Création : 05.05.2008 à 22h27
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Suite de Daily Planet
Cette fanfic compte déjà 53 paragraphes
Trois semaines passent sans incident majeur. Bette et Tina ne se quittent plus, mais n’ont pas pour autant décidé de vivre sous le même toit. Bette aurait voulu le lui proposer plusieurs fois, mais quelque chose l’en avais toujours empêchée. Pour être vraie, c’est l’occupation annexe de Tina qu’elle n’arrive pas du tout à gérer, car beaucoup trop aléatoire pour Bette qui doit absolument tout planifier et tout maîtriser. Du coup, la chose qui devait arriver, arriva.
Shane assise au bar du Planet : Alors, toi aussi tu te saoules la gueule ?
Bette qui a déjà bu plus que de raison : Ce vernissage était vraiment essentiel pour moi et elle…
Shane : Elle t’a plantée là.
Bette : Je sais que ce qu’elle avait à faire était bien plus important, mais…
Shane : Arrête ! Qu’est-ce qui peut bien être plus important que d’être avec la personne que l’on aime ? C’est insensé tout ça !
Bette surprise par les propos de Shane : Et toi, ça fait des semaines que je ne t’ai plus vu avec une fille ?
Shane avalant une gorgée : Pas le goût à baiser.
Bette : Tu devrais lui dire ce que tu ressens.
Shane : Tu parles, ma réputation est faite, je suis incapable d’amour.
Bette : Ne dis pas ça, moi aussi je pensais comme toi, mais regarde, je ne supporte plus une journée, une nuit, même un seul instant sans la présence de Tina à mes côtés. J’en ai autant besoin que l’oxygène dans mes poumons pour vivre.
Shane : Je ressens exactement la même chose pour Carmen, mais à force de jouer avec le feu de l’amour en couchant avec toutes les filles qui me plaisent un tant soit peu, j’ai fini par me brûler.
Bette ne réplique pas et les deux amies restent prostrées l’une à côté de l’autre, se noyant dans leur verre.
Tina dans un accès de colère : Franchement, elle pourrait comprendre ! Son exposition j’aurai tout le temps de l’admirer, alors que si j’avais laissé le barrage sur le Yang-tseu-kiang se rompre, il y aurait eu des dizaines de milliers de morts ! Quoi que je fasse, ce n’est jamais juste, y’en a marre à la fin !
S’en suivent des mots que Martha et Jonathan n’ont jamais entendu sortir de la bouche de leur fille.
Jonathan après un long moment de silence : La première année où je travaillai à la base de Groton, nous avons subi une intrusion, alors que j’étais de garde. J’avais fini premier de ma promotion, j’étais donc bien formé pour faire face à ce genre de problème. Seulement voilà, au court de l’intervention, une fusillade a éclatée et une balle a malencontreusement glissé sur mon gilet par balle pour finir sa course à la base de mon cou. Il a fallu moins de deux minutes pour que je sois pris en charge par une équipe médicale. Sais-tu quelle a été la première chose que j’ai faite en sortant de l’hôpital ?
Tina qui ignore tout de cette histoire hausse les épaules.
Jonathan poursuivant : J’ai demandé ta mère en mariage, car pendant ces deux minutes, les deux minutes les plus longues de toute mon existence, pensant que j’allais mourir, je n’avais que ce seul regret.
Tina intriguée : Et bien sûr, maman a accepté tout de suite.
Martha en riant : Oh que non, j’en n’avais absolument pas l’intention. Ce n’est qu’au bout de la sixième demande en mariage que j’ai finalement cédé.
Tina surprise : Mais pourquoi, tu n’étais donc pas amoureuse de papa ?
Martha : Si, mais l’amour qu’on se portait ne voulait pas forcément dire qu’on était fait pour vivre ensemble au quotidien.
Tina : Comment saurais-je si Bette et moi sommes faites pour vivre ensemble ?
Jonathan retire la chaînette qu’il porte autour du cou et l’offre à Tina : Coirs-moi ma fille, le moment venu, tu le sauras.
Tina auscultant le pendentif : J’ai toujours trouvé ce bijou très bizarre, qu’est-ce ?
Jonathan prenant la main de sa femme : La balle qui a passé à un demi centimètre de mon cœur.
Carmen observe Bette et Shane totalement pétées au bar, alors que Tina revient tout juste de chez ses parents.
Tina essoufflée : Qu’est-ce qui se passe Carmen, pourquoi m’avoir demandé de venir de toute urgence ?
Carmen lui indiquant le bar du regard : Tu ferais bien de la ramener à la maison.
Tina qui n’a jamais pensé voir Bette dans un tel état un jour : Je te signale que Shane n’est guère en meilleure état. Pourquoi ne lui dis-tu pas ce que tu as sur le cœur ?
Carmen baissant les yeux : Parce que j’ai peur que si je lui donne ce qu’elle veut, elle me quitte pour une autre. Je ne le supporterai pas, alors je préfère ne rien entreprendre pour ne pas souffrir.
Tina exaspérée : Mais tu souffres quand même. Décidément, ensemble ou séparé, on est vraiment condamner à souffrir. N’existe-t-il donc pas d’amour heureux sur cette maudite planète !?!
Tina va chercher Bette sous le regard rempli de questions de Carmen qui se décide finalement à faire de même pour Shane.
Le téléphone sonne, Bette se réveille avec un mal de tête terrible à onze heures du matin. Elle lève les yeux et constate qu’elle est seule dans son lit.
Bette appelant : Tina !
Pas de réponse.
Pensées de Bette : Cette fois je l’ai vraiment perdue et le pire, je ne me souviens même plus comment je suis rentrée. Oui, oui, j’arrive ! Qui peux bien m’appeler si tôt un samedi matin ?
Bette se prenant le pied du lit : Bordel, fait chier !
Au bout d’une vingtaine de sonneries, elle finit par atteindre le téléphone en boitant.
Voix : Mademoiselle Porter ?
Bette : Elle-même, c’est pour quoi ?
Voix : C’est le juge pour mineur Yves Farel, je vous appelle de Paris.
Bette surprise : Que puis-je faire pour vous monsieur le juge ?
Yves : J’ai de graves problèmes avec une pupille de l’état, mademoiselle Angelica Sauvin et il paraîtrait que vous lui avait obtenu une bourse pour faire l’école des beaux-arts de Los Angeles. Je voudrai savoir si cette proposition tient toujours ?
Bette qui ignorait que Angelica était orpheline : En effet, rien n’a changé de mon côté, cette une artiste de grand talent et je crois qu’elle mérite qu’on lui donne toute sa chance.
Yves : Je pense comme vous mademoiselle Porter, mais malheureusement Angelica est également une adolescente très rebelle et qui vient de se faire jetée pour la sixième fois en un an de la famille d’accueil où elle se trouvait. Plus personne n’en veut, et je n’ai aucune solution pour elle. Je sais que c’est beaucoup vous demander, mais pourriez-vous vous en occupé pendant les trois semaines qui précèdent la rentrée des classes à Los Angeles ? Ca lui permettrait du même coup de se familiariser un peu avec la vie californienne au préalable.
Bette lève les yeux au ciel en se demandant ce qu’elle doit faire. C’est à se moment que Tina franchit le seuil de la maison.
Bette : Vous m’excusez une minute monsieur le juge.
Bette explique en trois phrases la situation de leur artiste parisienne préférée à Tina.
Tina : Dis à monsieur Farel que Super-woman viendra chercher Angelica dans deux heures.
Bette qui n’en revient pas de l’attitude décontractée de Tina lui envoie un regard d’amour et de tendresse qui en dit long.
Bette : Vous êtes là, alors c’est d’accord et pour les coûts du voyage ne vous inquiétez pas, j’ai une très grande amie qui viendra chercher votre protégée dans deux heures.
Yves surpris : L’état français prendra en charge le billet d’avion. J’ignorai que vous aviez autant d’amis à Paris.
Bette : Non, vous m’avez mal comprise, c’est Super-woman qui viendra prendre Angelica.
Yves riant : Ne me dites pas que vous êtes sérieuse. Wow, ben vous alors, vous me bluffer mademoiselle Porter. Si c’est Super-woman qui veille sur ma protégée, je n’ai donc plus vraiment de souci à me faire. Merci pour tout.
Bette : C’est avec plaisir que nous accueillons Angelica, mais je vous en prie appelez-moi Bette.
Yves : Dans ce cas Bette, laissez également tomber le « monsieur le juge ».
Bette raccroche et Tina la prend dans ses bras pour la conduire juste à la chambre où elle laisse libre cours à leur amour pour surmonter leur première grave dispute.
Shane de son côté se réveille dans les bras de Carmen qui la regarde dormir depuis plusieurs heures avec tant de tendresse dans les yeux.
Shane émergeant : Je dois être au paradis.
Carmen se penche pour ravir les lèvres de Shane pour l’entraîner dans un baiser de plus en plus passionné.
Shane plonge son regard dans celui de Carmen : C’est bien ce que je disais, je suis au paradis.
Carmen lui sourit et elles se donnent l’une à l’autre pour la première fois.
Angelica avec son sac à dos, son ordinateur portable et son cartable à dessin sous le bras attend impatiemment sur les marches du palais de justice.
Angelica impatiente : Alors c’est maintenant qu’on arrive ?!
Super-woman qui a dix minutes de retard : Je suis désolée, j’avais beaucoup à faire.
Angelica : Quoi, baiser avec Bette ?!
Super-woman rougit sous son masque.
Angelica une air triomphant : Ne me dis pas que j’ai raison, oh je suis trop forte, trop forte !
Super-woman mal à l’aise : Bon on y va !
Angelica se laissant prendre dans les bras : Ne t’inquiète pas, ton secret est bien gardé avec moi Tina.
Super-woman au-dessus de Paris by night : Comment as-tu découvert cela ?
Angelica : Fastoche, je me suis entraîner pendant des mois à dessiner Super-woman et lorsque je vous ai dessiner toi et Bette à Montmartre, j’ai eu tellement de faciliter à te dessiner Tina que j’ai compris que ça ne pouvait être que toi.
Super-woman : Ne me reste plus qu’à espérer que le gouvernement américain n’engage pas d’aussi bons artistes que toi, sinon je suis morte.
Le reste du voyage se passe en silence.